Édition du
26 March 2017

JOURNALISTES INTERDITS D’ACCÈS À LA RADIO EL BAHDJA Rassemblement de solidarité hier devant la radio

Le Soir d’Algérie, 14 mars 2010

Les sept journalistes cachetiers de la Radio El Bahdja, interdits d’accès à la Radio et poursuivis en justice pour avoir osé entamer une grève le 7 mars dernier, jouissent de la solidarité de plus en plus élargie de la corporation. Hier, devant le siège de la Radio, sis rue Ahmed-Zabana, à Alger, un grand rassemblement de solidarité a été organisé.
Leitmotiv : réintégration immédiate des sept confrères et leur titularisation. Même le ciel qui lâchait auparavant des cordes de pluies semblait prendre cause pour les confrères de la Radio, victimes de l’arbitraire. Les journalistes et les syndicalistes de tous bords venus se solidariser avec Samir Larabi et ses collègues d’infortune n’avaient pas eu à déployer leur parapluie. Le temps était vraiment au rassemblement. Le décor aussi. Les policiers étaient déployés en nombre conséquent. La gendarmerie aussi a pensé utile de mobiliser une équipe et un véhicule. Le rassemblement a eu lieu sans escarmouche aucune. Les journalistes et autres syndicalistes solidaires des sept «renvoyés» de la Radio El Bahdja ont eu tout le loisir d’écouter des intervenants dénoncer la situation de non-droit à la Radio El Bahdja et, partant, à la Radio nationale. Une Radio nationale où, de l’aveu même de ses premiers responsables, près d’un millier d’employés exercent dans le statut précaire de cachetiers. Le mot d’ordre, hier, était de réintégrer de suite les sept journalistes arbitrairement sanctionnés et de les titulariser, conformément à la législation du travail en vigueur. Cette revendication est portée par près d’un demi-millier de journalistes signataires d’une pétition de soutien aux sept journalistes interdits d’accès à la Radio El Bahdja et, comble de leur malheur, sont poursuivis en justice pour occupation illégale des lieux et atteinte au bon fonctionnement du travail au sein de l’entreprise. Les sept journalistes mis en cause s’en défendent d’avoir perturber le fonctionnement de l’entreprise. Dans une déclaration rendue publique, ils relatent l’exact déroulement de leur action de protestation qui n’a affecté en rien l’antenne. L’action de solidarité entamée au lendemain du déclenchement de la grève des journalistes d’El Bahdja est appelée à se poursuivre jusqu’à réintégration des sept journalistes arbitrairement sanctionnés et assainissement définitif de la situation de précarité dans laquelle exercent les journalistes de la radio.
Sofiane Aït-Iflis


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