Édition du
23 March 2017

L’étrange cas de Abdelaziz Ouyahia

El Watan 14 mars 2010

On le sait depuis longtemps, et pour parler comme un médecin en grève,
le RND n’est qu’une métastase du FLN. Pourtant, il faut bien admettre
que les deux partis n’ont rien à voir et que leurs responsables sont
différents. Pendant que Abdelaziz Belkhadem continue de fustiger la
France ou l’Amérique, zappant prudemment tous les dossiers internes,
Ahmed Ouyahia, chef du parti clone, parle des affaires en cours,
répond aux questions et assume ses positions. Pendant que Abdelaziz
Belkhadem demande à ce que la lutte contre la corruption se fasse
lentement à pas de loups domestiques, Ahmed Ouyahia fonce, glaive de
la justice dans une main et portable Nokia dans l’autre, quitte à
mettre des innocents en prison, ce qu’il a déjà fait par ailleurs.

Ces deux styles s’opposent en théorie, d’un côté, un pur enfant du
FLN, cacique gris sombre en zinc galvanisé, allergique à l’ouverture
et hermétique à la transparence, de l’autre, un homme qui n’hésite pas
à affirmer que « le nationalisme est devenu un registre de commerce ».
A partir de là, il faut bien sûr relativiser. Ahmed Ouyahia, dans le
plus pur style soviétique ou coréen du Nord, a fustigé tous les
grévistes « à la solde de groupes de pressions opposés aux réformes ».
En repartant de là, il ne sert à rien de lui demander, tout comme à M.
Belkhadem, où en sont ces fameuses réformes dans un pays qui a décidé
de ne pas bouger, qui ne bouge que pour empêcher les autres de bouger.

Devant l’interdiction du débat public, face à la marginalisation des
partis d’opposition et au refus d’autoriser de nouveaux partis,
l’Algérie se retrouve face à un choix au rabais ; Abdelaziz Belkhadem
ou Ahmed Ouyahia, deux faces du même dinar non convertible, ou encore
Abdelaziz Ouyahia et Ahmed Belkhadem, deux enfants éprouvettes conçus
dans le même laboratoire paramilitaire de biogénétique. Que choisir ?
Ne pas choisir est déjà un choix.

Par Chawki Amari


Nombre de lectures : 2152
9 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • nomade
    14 mars 2010 at 11 h 23 min - Reply

    un pays qui n’avance pas , recule !!!!
    c’est exactement ce que veulent ces deux larrons en foire.




    0
  • Ammisaid
    14 mars 2010 at 13 h 33 min - Reply

    Ils sont heureux et fiers, c’est le moins que l’on puisse dire ! Leur état est riche, bien installé, sur-armée et doté de tous les moyens pour s’opposer à l’état misérable constitué par le peuple. Ils ont gagné toutes les guerres depuis 1962. Rien ne semble les déranger dans leur bonheur et leur sécurité. Ils aiment vivre dans les hauteurs, ils y vivent confortablement eux et tous ceux et toutes celles qui les soutiennent.




    0
  • said
    14 mars 2010 at 13 h 40 min - Reply

    @nomade
    je dirai meme plus ….ces 2 enfoires




    0
  • Rabi
    14 mars 2010 at 15 h 55 min - Reply

    J’aurais bien voulu que la photo ci-dessus sera le timber national de l’algerie! Un timber: On le leche le dos, on le frappe par coups de poings ,il colle bien,il parcourt tout le monde sans changer de sa place .Il disparait qu’apres la dechirure de l’enveloppe.C’est ben le cas non? Salut a tous.




    0
  • el-amel
    14 mars 2010 at 16 h 52 min - Reply

    « Une ambiance festive avec à la clé une troupe de zorna a été au rendez-vous de l’inauguration de ce site… la nouvelle Blue Box de Peugeot s’est installée pour fournir ses services » aux prétendants de la nouvelle république franco-algérienne. En souvenir d’un évènement historique confisqué en 62, mars 2010 marquera l’année de la France en Algérie. Un mondialiste envoie une armada de patrons en quête de richesses pour renflouer les comptes bancaires dans les capitales occidentales ; le mythe du voleur beaucoup flouss est réactualisé. Le libanais, président de Fransabank à El djazair prêtera de l’argent aux riches pour acheter les voitures fabriquées dans le pays du FMIste placé par le mondialiste pour sécuriser les informations utiles et utilitaires pour la mise au pas des rechigneurs comme les deux représentés par la photo. Ces futurs prétendants au koursi choisi par le mondialiste pour services rendus dans les affaires juteuses sont présentés à l’opinion des copains pour fixer un choix entre l’intégriste laïc ou l’intégriste islamiste. Qui peut sauver le Peuple ? Le TPI.




    0
  • Brahim Ait Tamni
    15 mars 2010 at 5 h 32 min - Reply

    El Hadj Moussa , Moussa El Hadj. On se focalise sur les hommes chargés de gérer les affaires courantes du Pays, et on oublie qu’ils sont désignés par un système en dégénérescence totale qui gouverne le Pays depuis 62 et dont les responsables sont tous atteints par l’âge avancé et la maladie Ils sont à court d’idée pour solutionner les problèmes très complexes de plus en plus nombreux qui se sont accumulés depuis 62..cet immobilisme est très dangereux pour la l’avenir immédiat du Pays, et continue d’engendrer des secousses sociales de plus en plus violentes et généralisés qui finiront par l’éclatement de la cohésion sociale et nationale du Pays et dont les conséquences sont imprévisibles mais très graves




    0
  • nomade
    16 mars 2010 at 2 h 11 min - Reply

    l’un jouait au garcon de cafe de boumedienne et l’autre entremetteur pour chadli.
    qui a dit qu’etant vil n’est pas payant.




    0
  • nomade
    16 mars 2010 at 2 h 25 min - Reply

    « Qui peut sauver le Peuple ? Le TPI. »
    le tpi ne peut juger que les auto-proclames dirigeants qui ne se soumettent pas a ses manipulateurs et commanditaires.
    les manipulateurs (multinationales)du tpi detiennent tous une carte blanche au sud algerien, les mercenaires d’alger ont fait allegence totale a leurs proxenetes.
    compter sur le tpi pour nous sauver c’est dormir sur nos deux oreilles.




    0
  • el-amel
    17 mars 2010 at 0 h 30 min - Reply

    le Tribunal du Peuple Insoumis, constitué d’Hommes et de Femmes qui doivent prendre leur responsabilité et sauver la Patrie.




    0
  • Congrès du Changement Démocratique