Édition du
26 March 2017

Ali Benhadj a-t-il vraiment changé ?

Interview de Ali Benhadj par Le Monde

Question du journaliste du journal Le Monde:

« Vous pensez qu’un scrutin honnête vous donnerait la victoire ? »

Réponse de Ali Benhadj :

« J’en suis convaincu. Et si, la fois suivante, nous perdons, nous quitterons le pouvoir sans violence. »

Lien de l’interview communiqué par JNSPLU:

http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=6648



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139 Commentaires sur cet article

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  • jila
    19 mars 2010 at 21 h 17 min - Reply

    se baser sur un interview de 2006 pour se poser cette question ne m’est pas compréhensible de la part de la rédaction d’autant plus que beaucoup de ses récents discours sont sur youtube entre autres pour ceux qui veulent évaluer la constance de cet homme!quand bien même on l’évaluait à travers ces discours ;pourquoi devrions nous plus disserter sur l’homme que sur les idées qu’il développe????




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  • Sharif Hussein
    19 mars 2010 at 22 h 10 min - Reply

    La démocratie c’était du Kofr.maintenant elle ne l’est plus.
    ça c’est le vrai courage dont un politicien doit faire preuve.Camper sur ces propres position en dépit du bon sens(Taart ma3za) n’a jamais été une vertu pour un hommes politique.
    On ne peut que saluer cette position,plutôt explicite en faveur de la démocratie,prise par A. Belhadj.

    Cependant,comme ce fut le cas pour la Turquie et pendant deux ou trois générations,une armée républicaine et neutre doit jouer le rôle de garant d’un éventuel passage à l’ordre démocratique et veillez à ce que les alternances issues des urnes et expression de la volonté populaire,soient respectées.

    Le pouvoir corrompe tout le monde y compris les islamistes.

    Wallaho a3lamo wassalam.




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  • samir
    20 mars 2010 at 1 h 03 min - Reply

    c’est l’avis que je partage avec toi sharif.on doit faire la part des choses.d’abord
    s’atteler à renverser ce régime.cette tâche ne sera possible qu’avec
    la collaboration de toutes les forces politiques algeriennes.mettre de
    côté les querelles partisanes.pour le moment le choix d’un projet de société
    est un luxe à l’heure actuelle.mettons nous d’accord sur un minimum est à mon
    humble avis le minimum serait la déclaration de novembre 54 qui fut à l’origine
    de la cohesion de tous les mouvements politiques de l’epoque.on doit être
    convaincu que le mal aujourd’hui c’est le régime oligarque qui s’est maintenu
    au pouvoir en opposant depuis 62 les algeriens entre eux en jouant sur
    la fibre religieuse , la fibre socio culturelle (amazigh,arabes)des algeriens en
    favorisant selon l’interet du regime les uns et les autres.personne ne pourra
    me convaincre que nous ne pouvons pas trouver un moyen d’entente entre nous.
    on doit faire savoir au monde entier que ce régime nous a fait croire qu’il
    était le seul garant de l’unité de notre pays.aujourd’hui on doit faire tomber
    ce mythe.les algeriens non pas besoin de ce regime.les algeriens peuvent vivre en
    parfaite harmonie comme cela a été le cas depuis des siecles.nous n’avons pas besoin
    d’importer de modeles de l’exterieur que ce soit du moyen orient ou d’europe.
    nous sommes maghrebins et avons nos propres valeurs morales et culturelles.
    en ce qui concerne ali benhadj, je crois qu’il serait preferable d’eviter
    d’avoir recours aux personnalités politiques (islamiste et pseudodemocrate qui ont applaudis
    lors du coup d’etat de 92)qui ont participer directement ou indirectement à la
    decennie noire.une anp debarassée de la clique de voyous est la garantie
    d’un passage sans violence à l’ére du pluralisme.




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  • MOHSEN
    20 mars 2010 at 1 h 10 min - Reply

    Sharif Hussein

    Le rôle fondamental dévolu à une armée nationale est d’assurer l’intégrité des frontières et la souveraineté du pays. Les membres de cette institution sont tenus de respecter la plus grande réserve quant aux affaires du pays. A ce titre, elle appelée « la grande muette ». ». En revanche, dans un État de droit, c’est au Conseil constitutionnel de se porter garant de la régularité des élections.
    Quant à la possible contamination encourue par le phénomène de la corruption dans l’exercice de la vie politique qui n’épargne aucun élu ,même les « islamistes », c’est là un banal stéréotype qui ne nous apprend rien sinon que les hommes sont faillibles et vulnérables à la tentation. C’est là, pour les Musulmans authentiques, une notion qui leur est fondamentale. Le Prophète (saws) en revenant d’une de ses batailles a dit à ses compagnons : « Nous revenons saints et saufs, nous rentrons du Jihad Asghar (petit jihad) vers le Jihad Akbar (grand Jihad). Les compagnons demandèrent : Ô Prophète, quel Jihad peut il être plus grand que celui que l’ont vient d’accomplir ? Il répondit : Le Jihad (la lutte, l’effort) d’un serviteur (d’Allah) contre ses propre désirs ».




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  • Rabinho
    20 mars 2010 at 1 h 54 min - Reply

    Avant d’ouvrir la page internet de votre site , je disait à ma famille que LQA nous permet de lire des informations vraiment fraiches qui tombent à l’instant même ! Puis soudain je tombe sur cet article et franchement je me retrouve ébahi !
    A mon avis rien ne se fait pour rien , tout a un sens , mais celui de cet article datant du 03 Avril 2006 je ne le comprend pas et naïvement pleine d’interrogations me viennent en tête !
    – Quel sens a cet article datant de 4 ans ?
    – Il n’y a pas deux semaines , on a vu Belhadj faire son intervention à la mosquée et après quoi il s’est fait embarquer par la police et nous avons intervenu en masse sur ce site pour revendiquer sa libération ! Pourquoi revenir là dessus ?
    – Cherchez vous a promouvoir cette personne qui semble unique en son genre ?
    – Mr A.N.Haddam qui le connaissait bien , ne l’a t-il pas traiter d’homme dangereux ? Dans El-Khabar du mardi 19 décembre 2006 sous le titre de : Etats-unis ont besoin de A.Haddam !
    – …etc
    L’Algérie en ces dures moments a besoin de ses enfants courageux certes mais sages intelligents et animés de bonne volonté !
    C’est vrai que nous avons tous hâte de voir le changement le plutôt possible , mais ne précipitons pas les choses car tout doit murir en son temps , du moment que nous activons d’une manière ou d’une autre le fruit tombera inéluctablement ! Le Bon Dieu a conçu l’univers en 6 jours !
    Demandons plus d’aide pour activer les choses , sensibilisons plus de personnes pour faciliter le changement , cherchons les solutions sages pour éviter le dérapage , appelons nos génies nos savants nos intellectuels pour qu’ils nous viennent en aide afin de rétablir la justice , la dignité et l’honneur confisqués !
    Nous sommes sur la bonne voix , continuons notre action et ne perdons jamais l’espoir sinon le Bon Dieu nous délaisserait à notre sort maudit !
    Le Bon Dieu n’aide que celui qui s’aide lui même ! ! !

    Adm: Ce rappel d’une interview de 2006 ne procède pas de la « promotion » comme vous dites, de Ali Benhadj, mais d’une information objective, sur un homme politique dont l’action a défrayé la chronique, ainsi que la répression qu’il a subie pendant de longues années, et qu’il continue de subir. Le choix de cette phrase,tirée de l’entretien accordé au journal Le Monde, obéit à une volonté de susciter le débat autour de l’islamisme politique tel que représenté par l’un de ses leaders, pour savoir s’il est susceptible de se conformer à une vision universaliste de la démocratie, tout en restant fidèle à ses propres postulats. Certains leaders islamistes se sont résolument engagés dans cette voie, et ont le pris le soin de clarifier leurs intentions, et leur position à l’endroit de la démocratie et de l’alternance. Ce n’est pas le cas de Ali Benhadj, à mon avis, qui reste dans le flou artistique. D’où le choix de cette phrase que nous proposons au débat. Et croyez bien, si tant est que vous ne le saviez, que Ali Benhadj n’a vraiment pas besoin qu’on lui fasse de la promo.
    DB




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  • El hadj
    20 mars 2010 at 5 h 11 min - Reply

    Si les urnes choisissent Ali Belhadj comme président des algeriens, nous devons respecter ça. C’est ça la democratie!!! Je ne suis pas du tout de cette tendance, je ne crois pas du tout que cette homme a les capacités intellectuelles de présider un pays mais ce sont les régles du jeux. Si la majorité du peuple pense que ce Monsieur pourrait sortir le pays de la crise, il faut respecter le choix du peuple.
    Salam aalikoum




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  • tacili
    20 mars 2010 at 11 h 21 min - Reply

    Bonjour,

    A mon avis Belhadj a changé sur le plan tactique et non stratégique car son objectif reste toujours l’instauration d’une république islamique gouvernée par le Coran et la Sunna.

    Il a certainement évolué, c’est la logique même de la vie mais a t-il évolué dans un sens utile ? Cela reste a découvrir après la fin de ce régime.

    Personnellement et je l’ai dit auparavant, tout discours politique basé sur le sacré n’a pas de place dans une république moderne et toute éruption de la religion dans la vie publique lui serait fatale.

    Mais je crois que les personnes peuvent changer et je leur accorde toujours le bénéfice du doute surtout dans ce cas car l’homme fait preuve d’une bravoure presque mythique dans son opposition au pouvoir malgré que j’ai de la peine a comprendre l’attitude du pouvoir réel a son égard.

    Merci




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  • karima
    20 mars 2010 at 11 h 57 min - Reply

    Un autre danger pour l’Algerie.




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  • jnsplu
    20 mars 2010 at 12 h 02 min - Reply

    @ Admin.

    C’est MOHSENM qui a fourni le lien, je n’ai fait que le rappeler. Rendons à César…




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  • Imen
    20 mars 2010 at 12 h 35 min - Reply

    @ Rabinho,
    Merci pour votre mise au point, c’est rassurant de savoir qu’il y encore des algeriens qui reflechissent avec leur tete!

    @ El hadj

    La democratie n’est pas une fin en soi. C’est un moyen pour permettre au peuple d’avoir une vie digne et meilleure, ou les droits de tout un chacun soient respectes. Remettre cette personne encore sur la scene politique apres tous les crimes et la decennie des massacres qu’il n’a pas condamnes une seule fois est un crime en soi, c’est egorger l’algerie une deuxieme fois, et la somalisation de l’algerie est garantie!




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  • moura
    20 mars 2010 at 12 h 45 min - Reply

    Je suis convaincu de la victoire d’elections libres:Ali Belhadj repond honetement à uns conviction profonde,il n’a aucun respect pour les electeurs(il decide à leur place avant meme de metre le buletin dans l’urne),cela denote ,surtout ,du mepris qu’il a du peuple.




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  • ali
    20 mars 2010 at 13 h 10 min - Reply

    c’est par déséspoir?,opportunisme?,dépi?,consciement? ou inconsciement!!par bétise? mais en tant qu’algerien et connaissant parfaitement la mentalité des notres c’est par contadiction « zkara ala chawiya »et tout les berberes.etre contre ali benhadj cela équivoque a etre contre l’islam ,contre les arabes .alors que ce monsieur est l’un des prédicateur le plus virulent,et l’un des responsable majeur de la tragedie
    ceux qui l’encense peut-etre qu’ils n’ont pas vue avec leur propres yeux leur pére,ou fils se faire égorger comme un mouton « ce qui n’est pas mon cas  »
    peut-etre ils ne mesure pas leur propos ,leur prise de position envers cet homme qui son fils a repris le maquis pour tué non pas le général nezar ,mais des soldats de contingent « le peuple ».Mais bien sur c’est uniquement le drs.




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  • bouyilès
    20 mars 2010 at 14 h 25 min - Reply

    @ali:ça vient du fond de ton coeur et ça respire la sincérité.Toutes les autres philosophies et déclarations de circonstances pour tromper l’opinion sont nulles devant la grandeur de tes sentiments et de la réalité que tu as pu vivre.




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  • Yacine
    20 mars 2010 at 15 h 09 min - Reply

    Le ton a changé, mais pas les convictions. Monsieur Ali Belhadj projette de boucler les femmes dans les maisons. Il l’a réitéré lors d’un récent discours sans honte ni gêne. Bien plus, il caricatura les femmes qui travaillent en les accusant d’être responsables du chômage en Algérie. Comme clairvoyance et projections sociales, ça promet. Avec de telles déclarations, il fait le bonheur de tout un monde : le DRS , les « républicains » et bien sûr les médias occidentaux. L’application de la charia à la lettre avec tout ce que cela sous-entend comme atrocités barbares, est une revendication fondamentale de son discours. Comme épouvantail, il est parfait. Tant pis, disent certains. Il est honnête, courageux et fidèle à ses principes. Est-ce un droit pour se taire du danger qu’il présente ? Il passe des années en prison pour lutter contre le travail des femmes (entre autres) c’est le comble de l’absurde.

    Il fait un bon guide spirituel, mais comme chef politique, c’est un grand danger public et un facteur de déstabilisation national, régional et international. Démocratique ou non démocratique, une éventuelle prise de pouvoir de son courant jettera l’Algérie dans l’enfer d’une nouvelle dictature avec ses propres « gardiens de la révolution ».
    Souvenez-vous du treillis militaire qu’il a arboré en 90 ou 91. Il signifiait clairement son engagement dans les conflits internationaux et reflétait son degré de préparation psychologique au sacrifice ultime. Il exigeait l’envoi des Algériens pour aller mourir dans la guerre de l’Irak. Pour ce monsieur, la nation algérienne est un non-sens. Les Algériens s’inscrivent dans une entité plus globale de dimension planétaire. Les Algériens doivent vivre et s’impliquer de manière directe, c’est-à-dire avec violence, dans tous les conflits du monde entier où il y a des musulmans.

    Dans la dernière remarque dans l’interview (voir le lien) on lit ceci :
    « Je dirai simplement que le pouvoir bafoue les droits de l’homme, et le peuple a le droit de le combattre. Dans ce combat, il peut y avoir des dépassements. Vous en avez connu lors de la Révolution française. » (Fin de citation)
    On relève au moins deux choses évidentes avec son « le peuple a le droit de le combattre ». Une fois au pouvoir, il peut user d’une telle rhétorique pour justifier les pires dérives théocratiques au nom de Dieu et les pires exactions contre ceux qui protesteront contre l’application de la charia. Pour lui, les droits de l’homme sont un concept inventé par l’homme qui ne s’inscrit nullement dans la charia. Pour celle-ci, donc pour Ali Belhadj, tout musulman est tenu de se conformer strictement aux percepts du Coran et de la Sunna suivant les exégèses les plus radicales de l’islam et des visions les plus rétrogrades. Une fois fort, il aura les coudées franches, il se débarrassera des scrupules démocratiques et passera aux choses sérieuses : flagellation, mutilation, lapidation et liquidation et autres barbaries moyenâgeuses deviennent monnaie courante. C’est l’essentiel de ce qui va attendre les Algériens avec le radicalisme d’Ali Belhadj dans un paysage complètement transformé par la culture salafiste. Burka, kamis, turban, sirwal afghan. barbe, siwak, kohol et autres fagotages seront les composantes essentielles de la nouvelle tendance des opportunistes et la nouvelle génération des valets politique sur qui un pouvoir islamiste radical n’a d’autres choix que de s’appuyer pour gonfler ses rangs et contrer la protestation. Ne disent-ils pas el harbou khidaa ?




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  • jnsplu
    20 mars 2010 at 15 h 29 min - Reply

    @Ali.

    Personne n’encense personne et ce sont les actes qui restent. Jusqu’à preuve contraire, peut etre que tu la possèdes et tu dois dans ce cas l’exciper par devoir moral ou à défaut te taire pour raison du meme devoir moral, Ali Belhadj n’a usé que de mots et d’arguments verbaux, certes tirés de la Sunna et du Coran et leur donne une interprétation qui lui est peut être personnelle, mais à ma connaissance il a été emprisonné et n’a pas eu le temps matériel de prendre les armes et de monter au maquis pour égorger et recevoir une prime et l’intégration dans sa pension de retraite. Il est obliég de vivre en vendant des herbes. Quant à son fils, il a été questionné mais il affirme qu’il n’en sait rien et ce n’est pas le genre à mentir, car pour lui le mensonge est interdit. Meme en admettant qu’il en a connaissance, son fils est majeur et crois moi, à un certain age, les enfants développent une attitude rebelle qui fait qu’ils n’é »coutent plus leurs parents et croient détenir toutes les clés du savoir. Raison pour laquelle Ali Belhadj ne doit pas être tenu pour responsable des actes de son fils, meme si on admettait qu’il est comme il se dit, dans les rangs de la « quaida » , de toute façon on baigne dans les rumeurs et la désinformation depuis avant 1954 pourquoi cela changerait il maintenant.

    Si tu possèdes donc des arguments permettant de comprendre ou et comment Ali Belhadj a fauté et daans quelles circonstances, nous sommes toute ouie, les yeux ouverts et le coeur aussi. Maintenant si ce ne sont que les résultats du martelage ou du martèlement faisant partie de la guerre psychologique, judiciaire, militaire, policière etc pour extirper le FIS et toute forme d’opposition dans ce pays, je te demande de réagir, de réfléchir sérieusement: Quelle est la faute exacte du FIS ?
    Quelle est la faute exacte qu’on puisse reprocher à Belhadj ? Ya sidi laissons de coté la religion. Parlons politique. Pourquoi un musulman n’a pas le droit de fonder un parti musulman, comme on a créé ailleurs des parti chrétiens ou juifs, parce que nous sommes en Algérie et qu’il y a eu le FIS ? Mais qu’a donc fait le FIS de si terrible ? D’avoir refusé le dictat des urnes ? Ou au contraire d’avoir refusé que l’avis du peuple Algérien soit piétiné par une « kemcha » ? Dans ce dernier cas nous ranger du coté de qui ? Syndrome de Stokholm ?

    Je ne vois pas ce que vient faire le mot berbère dans ton raisonnement. Mais il y a beaucoup de choses que je ne vois pas ou plus depuis un certain temps.

    @ Bouyilès.

    Les questions te sont aussi adressées puisque tu cautionnes.




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  • bouyilès
    20 mars 2010 at 16 h 35 min - Reply

    @jnsplu
    ‘ceux qui l’encense peut-etre qu’ils n’ont pas vue avec leur propres yeux leur pére,ou fils se faire égorger comme un mouton « ce qui n’est pas mon cas »’
    Ce cri du coeur du jeune @ali vient du fond de ses entrailles.Et il n’a pas tort de dire que Ali Benhadj porte en partie la responsabilité.Je me souviens d’un enterrement du père d’un collègue de travail ,fissiste convaincu dans les années 70 déjà.Son pauvre père a été enterré par ses amis qui étaient du même bord.J’ai assisté à la cérémonie et c’est resté dans mon esprit à tout jamais.C’était une cérémonie qui, au mépris du respect du mort et de ses proches ,était transformée en des scènes de violences verbales d’intimidation de l’assistance et une tribune politique qui ne dit pas son nom.Et vous me parlez de musulmans dans tout ça.Ils sont peut être islamistes mais ils ne sont pas musulmans,mon frère.Et mon pif vient renforcer mon nif:il ne me trompe jamais.




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  • liberté
    20 mars 2010 at 20 h 09 min - Reply

    Je trouve que Ali Benhadj s’est beaucoup politisé.Il a effectivement changé dans le sens du bon sens.Ce que je trouve malheureux en lisant certains forumistes c’est que ils aimeraient continuer à etre gouvernés par le DRS.

    Cordialement




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  • batni
    20 mars 2010 at 23 h 14 min - Reply

    Mon cher liberté,
    Est-ce les seuls choix qui sont a la disposition de notre merveilleux peuple (Ali Belhadj ou le DRS)?




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  • amedeus
    21 mars 2010 at 0 h 21 min - Reply

    Je viens de lire l’intégralité de l’interview de Ali Belhadj,et je ne suis pas surpris de constater que vingt ans aprés,il n’a pas changé d’un iota.Le mémé projet de société,la méme verve,le méme discours et la méme arrogance,sauf qu’il cherche à « rassurer » l’opinion sur le respect de l’alternance au pouvoir,dans le cadre d’une république islamique sans doute,à la maniére iraniénne.Encore une ruse de guerre!!!




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  • Rabinho
    21 mars 2010 at 0 h 57 min - Reply

    A mes chers compatriotes
    La faute des islamistes d’une manière générale c’est qu’ils refusent catégoriquement tout ce qui provient d’un effort humain moderne dévoué pour l’intérêt général ! Pour eux même s’il se plie en quatre , ses idées modernes ne sont pas les siens et par conséquent c’est du clonage occidental ! Le mot moderne en lui même sent un certain  » kofr  » sans pour autant analyser le contenu , l’étudier et le comparer s’il le faut aux objectifs et aux concepts de notre religion qu’est l’Islam !
    Dans la majorité des cas leur compréhension des concepts de l’Islam se limite en un « HADDITH » ou deux pour trancher et généraliser sur tout ! Alors que le Bon Dieu dit :  » wa ma outiytoum bi3ilm illa el-kalil  »
    D’autre part tout  » Haddith  » a son rapport aux temps , aux circonstances , aux conditions , aux appréciations relatives et propres à chaque individu et à chaque époque . L’étude des similitudes s’impose en prenant en considération les données relatives !
    Par expérience , je n’ai jamais vu les islamistes en Algérie ou dans le monde entier soutenir une  » cause juste  » qui n’émane pas de leur têtes , et malgré qu’elle soit juste ils sont indifférents car elle émane des autres , de ce fait ils se renferment sur eux mêmes et se montrent sectaires !
    Rares ceux qui sont ouverts vers ce monde et œuvrent pour le bien de son voisin de son ami et de l’humanité entière ! car c’est ça le vrai visage de l’Islam !
    Certaines personnes quand ils parlent de la femmes , demandent pardon aux interlocuteurs comme si ils parlent d’un sanglier ou des wc ! On ne considère même pas la femme , alors que c’est grâce à l’Islam qu’elle a reconquis sa liberté et sa valeur en tant qu’être humain a part entière !
    Que dit Belhadj a propos de la femme ?
    A-t-il compris que la religion est l’opium des peuples ?
    Sachant ses limites et qu’il est au summum de ce qu’il peut être , il veut emporter beaucoup de gens avec lui pour se convaincre soit même !
    Que Dieu nous pardonne si on s’est trompé , mais mon développement est une thèse ouverte qui tient la route !




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  • A.By
    21 mars 2010 at 9 h 23 min - Reply

    Ali Benhadj a-t-il vraiment changé ? Oui, il a pris de l’âge depuis le destour watani de 1976.
    À cette époque, Boumediène était président, Kasdi Merbah chef de la SM.
    Chaque vendredi, après que le mouloudia avait gagné la coupe d’afrique des champions, les jeunes de Bab El-Oued avaient adoptés un rituel, celui d’aller écouter le prêche virulent du nouveau imam de la mosquée d’Essunna, un jeune de 21 ans, Ali Benhadj, et ensuite aller apprécier les dribbles de Ali Bencheikh, la coqueluche du MCA au stade de Bologhine.
    Les deux Ali ou les deux Alilou alimentaient les discussions au sein des quartiers d’Alger chaque fin de semaine.
    Malgré les prêches virulents contre le pouvoir, Ali Benhadj n’avait jamais été inquièter à l’époque de Merbah. Sa première arrestation publique à la mosquée fut en 1984, Larbi Belkhir avait déja cinq ans de pouvoir. Ali Benhadj n’était pas connu du publique algérien, excepté ceux des quartiers de BEO ou Kouba.
    Sa première interview avec photo fut réalisé par le quotidien Horizons en 1989 avec le journaliste Fouad Boughanem lequel ce dernier avait pris Ali Benhadj pour le fils du Cheikh à interviewver une fois chez lui à Kouba.Quelle anecdote ! Ali avait éclaté de rire !
    Et oui, depuis ce temps, beaucoup d’eau et de sang ont coulés sous les ponts, Ali a changé radicalement dans un sens : il est devenu imperméable à la manipulation du DRS, la maturité avait fait son travail.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    21 mars 2010 at 10 h 49 min - Reply

    Salam,

    Brahim, Hamou, même combat. Je ne vais pas reprendre vos « arguments » fallacieux parce que le pouvoir que vous prétendez combattre les a utilisé jusqu’à la corde. Vous n’apportez strictement rien dans l’argumentaire qui n’ait déjà été décliné par la presse acquise à la dictature. La démocratie que vous voulez vendre comme s’il s’agissait de tomates importées de France, n’est qu’un leurre. Il n’y a point de démocratie en Algérie en dehors de l’islam. La démocratie sans l’islam en Algérie est comme un corps sans âme. Le souffle de la démocratie dans notre pays est l’islam qui libère à la fois l’homme et les peuples comme il réconcilie l’homme avec la nature. C’est ainsi, l’islam est au centre de notre vie parce qu’il constitue toujours le recours comme en 1830 avec l’Emir Abdelkader, en novembre 1954 avec Larbi Ben M’hidi, fils des Oulama, ou aujourd’hui avec le Front islamique du salut qui a repris le flambeau de la libération de notre peuple des griffes de la contre-révolution islamique. Le temps de la vérité et de l’authenticité approche à grand pas en dépit de vos tripatouillages historiques, de vos bricolages idéologiques, de vos montages politiques et vos assemblages culturels…

    Ainsi, pour mieux évacuer l’islam de notre vie quotidienne, de notre pensée et de notre projet civilisationnel vous tentez vainement, fort heureusement, de disqualifier l’islamisme qui se décline comme le judaïsme et le christianisme. Seul le ISME de l’islam pose problème à vos yeux. Cela me rappelle cet auteur fort prisé actuellement par les medias occidentaux qui trouve que la circoncision du juif a un sens religieux profond alors que celle du musulman est plus problématique comme d’autres trouvent la barbe du juif tout à fait acceptable alors que celle du musulman serait l’expression de l’extrémisme ou le voile de la femme juive tout à fait décent alors que celui de la musulmane serait plutôt provoquant. Il est établi, selon vos camarades et néanmoins maîtres, que tout ce qui est sale et laid est musulman. C’est votre vision caricaturale et manichéenne du monde.

    Je me demande à quoi me sert de lire vos digressions qui, à y réfléchir, me font perdre mon temps. Je cesserai après ce post et de vous lire et de répondre à vos platitudes. Malek Haddad a écrit, dans les années 50, un sublime recueil de poèmes qui a pour titre « Les zéros tournent en rond ».

    Les grands hommes comme l’Emir Abdelkader, cheikh El Haddad, Abdelhamid Ben Badis et Ali Benhadj ont toujours su que l’Algérie ne serait rien sans l’islam dans sa dimension éthique, culturelle et politique. L’islam versus islamisme est une manœuvre que le peuple algérien musulman a toujours déjoué déjà au temps du colonialisme qui parlait comme vous aujourd’hui d’obscurantisme, de terrorisme… Cette antienne ne marche plus, elle n’est plus vendable, elle ne fait plus commerce.

    Les temps sont difficiles pour le peuple algérien qui s’il a besoin, bien sûr, de pain, comme durant la période coloniale, il a encore plus besoin de force d’âme qu’il ne trouve nulle part que dans l’islam. Et de tout temps, l’islam a constitué un rempart contre les missions civilisatrices au nom desquelles vous cherchez à imposer une pseudo marche dans le sens de l’histoire dont nous connaissons le bilan catastrophique pour l’humanité.

    Le monde socialo-communiste que vous nous promettez non seulement n’a pas été capable de constituer une alternative au capitalisme qui triomphe après 70 ans de soviétisme sous Lénine et Staline qui vous inspirent mais il a produit partout où ce système a été instauré la mort de l’homme après avoir décrété celle de Dieu.

    L’Union soviétique, la patrie des prolétaires, votre patrie marxiste, a fait la guerre à la religion, elle a supprimé la moindre de ses manifestations, donnant au monde de la matière une force totalitaire qui a laminé la liberté mais, heureusement, sans annihiler l’esprit et le souffle de Dieu qui rayonnent de nouveau sur la Sainte Russie. Marx de l’opium du peuple est mort à Moscou, vous ne réussirez pas à le ressusciter à Alger, capitale des révolutionnaires qui ont dévoré les idéaux de Novembre et ses enfants. « La restauration de l’Etat algérien démocratique et social dans le cadres des principes islamiques » bien que passée à la trappe et immolée sur l’autel d’un néocolonialisme drapé de nationalisme et de démocratisme exogène, renaît de ses cendres.

    C’est dire l’inanité de votre combat voué à l’échec et de vos discours insensés.

    Contrairement à vous et à vos leaders, lorsque Ali Benhadj parle, le peuple algérien dans ses franges les plus populaires comprend son langage et la lutte qu’il mène pour la justice par l’application de la Loi islamique.

    Le 26 décembre 1991 n’est certainement pas un accident de l’histoire. Cette césure démocratique n’a pas été consommée, malgré les manœuvres politiques, juridiques et électorales. Le FIS est toujours là, il est présent chaque jour que Dieu fait, il a une incarnation dans la personne de son vice-président, Ali Benhadj qui n’a besoin ni de « Brahim » ni de « Hamou » ni de « Adel » pour le conseiller. Il a des amis pour cela. Il n’en manque pas. Et la vérité finira par triompher du mensonge que vous semez. (IDA KHATABAKOUM EL DJOUHALA FA QUOULOU SALAMA )




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  • karima
    21 mars 2010 at 12 h 32 min - Reply

    A un moment ou le FIS tenait certaines APC D’Alger, une personne tres proche et qui avait vote FIS m’avait racontait qu’au niveau des APC FIS il fallait etre CONNU COMME FISSISTE POUR PASSE AVANT LES AUTRES.Comment oser-vous parler de principes islamiques alor que vous etes pires que ceux qui ont l’esprit tribal.La loi islamique appliquee par vous est plutot limitee et suit votre mentalite et pas le contraire.Je vous le dis: vous n’etes pas capable d’etre justes car vos dires le prouvent.Votre langage virulent deja contre les femmes qui ne portent pas le voile le prouvent, vous n’etes pas justes et vous ne le serez pas car vous n’acceptez pas les remarques parce que vous croyez dure comme fer que vous etes la verite.




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  • Yacine
    21 mars 2010 at 12 h 36 min - Reply

    L’Algérie est maintenant divisée entre deux : les jahiloun et les illuminés, faites votre choix

    J’imagine très bien la scène d’ici. Ali Belhaj, leader puissant d’un mouvement islamiste ayant obtenu la majorité parlementaire absolue, répondant aux questions des députés de la chambre basse sur les droits des femmes au travail. Il est assailli de questions par les députés du FLN, RND et autres sur sa politique qui encourage (encouragement seulement pour faire bonne figure dans un premier temps) les femmes à rester au foyer pour « réintégrer » ce que lui semble être la place naturelle de la femme. Dans un mouvement calme et grandiloquent digne d’un chef historique, je l’imagine quittant la tribune lentement et se dirigeant vers la sortie après avoir foudroyé l’assistance avec son denier mot : lorsque les ignorants t’adressent la parole, dîtes leur paix sur vous et quittez-les »

    Wa essallamou alïkoum wa ala nissa’ikoum wa dimoukratiyatoukoum.

    Après son départ, c’est les députés islamistes radicaux qui font le cri d’honneur à leur leader avec leurs formules religieuses usuelles afin de couvrir les protestations des démocrates ridicules.

    Allez, les femmes musulmanes, rentrez chez vous si vous voulez le krafach boulahya, la rigolade est terminée…

    http://www.youtube.com/watch?v=e_f8tEcLpSw&feature=related
    C’était vendredi de la semaine dernière avant son arrestation. (à partir de la minute 6 : 45)

    Je ne sais pas ce qu’aurait dit Hachani pour qui je voue un grand respect. Que Dieu ait son âme. Ce sont toujours les meilleurs qui partent.




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  • AS
    21 mars 2010 at 17 h 06 min - Reply

    un ali belh adj au pouvoir, ca resemblera plus a ce que fait Erdogan, voire peut etre en mieux, wa Allah ‘alam…

    Si il y une chose que je reconnais et que les musulmans reconnaissent c’est que la dictature des colons et harkis a impregne le mouvement islamique de paternalisme et notamment envers les femmes, les musulmans ont toujours su traiter leurs femmes convenablement, apres c’est la realite qu’il faut confronte pas les discoiurs… comme si les harkis au pouvoir avait bien traite les femmes ou les occidentaux aussi dans leurs pseudo-democraties… il y a le cote traditionnel, culturel etc… qui joue sur toute la planete… les francais ont importe en algerie leur paternalisme envers les femmes, les italiens a cote c’est de la rigolade etc… Ali Belhadj dit ce qu’il pense, je suis que si tu doscutais avec lui en lui opposant un discours bien articule il saurait te repondre… mais de la a dire que la junte ou l’opposition dont certains auteurs sur ce site ne savent meme pas faire la difference entre laicite, democratie etc… des concepts de base a maitriser avant d’aller un peu plus haut, ca me fait doucement rire…

    Belhadj devrait insister pour avoir une enquete internationale en Aglerie et en France, comme ca beaucoup des intervenats se tairont quant a la responsabilite de qui a fait quoi. Je prefere l’honnetete d’un Belhadj aux discours creux et malhonnete de certains politiques de l’opposition dont je tairai le nom, car le moment est a l’union est l’avenir pas au flou artistique admnis et tolere de certians alors que d’autres sont voues aux piloris…

    Un tribunal pour l’Algerie pour faire trembler ceux qui voient flou et visent flou pour l’avenir… le proverbe que le poisson ne meurt qu’une fois, quandd tu le peches

    wa Allah ‘alam




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  • batni
    21 mars 2010 at 18 h 29 min - Reply

    Je disais que le pouvoir utilisé Ali Belhadj et ses adeptes pour faire peur au peuple Algérien. Pour vous rendre compte imaginer un citoyen normalement constitué qui prend connaissance de l’intervention de Mr Boukezouha du 21 mars 2010 à 10 h 49 min, spontanément il se dira tout sauf ce que propose ce monsieur.
    Voyez la violence qui transparait dans son intervention, il feint d’oublier que la violence appelle la violence.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    21 mars 2010 at 18 h 37 min - Reply

    salam ALI BENHADJ ET PAS BELHADJ




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  • lemgabri
    21 mars 2010 at 19 h 21 min - Reply

    A monsieur Boukezouha,

    Il y’a une grande différence entre un Abdelkader et un Belhadj …Le premier ayant appelé au djihad était le premier a prendre l’arme, alors que le second se rendez, juste apres, a son taghout sis Bld. des martyres (ENTV).




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  • Yacine
    21 mars 2010 at 19 h 40 min - Reply

    Merci pour la précision. J’essayerai d’en tenir compte la prochaine fois si l’habitude ne l’emporte pas…

    Peut-être faut-il, alors, se hâter pour corriger les informations sur ce monsieur dans Wikipedia.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Belhadj.




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  • Arabuz
    21 mars 2010 at 20 h 06 min - Reply

    Azul à tous.
    ce que nous dit là Ali Belhadj est exactement ce que nous dit le pouvoir d’Alger aujourd’hui; Le peuple n’a pas le droit la parole, son avis ne compte ni pour cette dictature encore moins pour l’autre.




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  • Rabinho
    21 mars 2010 at 20 h 09 min - Reply

    Je suis très jaloux pour mon Islam ( notre Islam ) et je suis prêt à le défendre corps et âme !
    Je ne vous permet pas de le monopoliser , parler en son nom et montrer ceux qui ont des avis différents comme si ils sont contre l’Islam ( des athées )!
    Détrempez vous les gars , l’Islam n’a pas besoin d’avocats pour le défendre ! Dieu le garde et le protège lui-même! ! ! و إن له لحافظون ) صدق الله العظيم )
    Vous semblez hystériques à travers votre langage virulent et très loin de ce que peut être un vrai musulman calme et serein ( و جادلهم بالتي هي أحسن ) .
    Dans votre cas vous adopter tout a fait le contraire de ce que prescrit l’Islam en qualifiant les autres de  » Jouhell  » ! ( إدا حاطبكم الحهال فقولوا لهم سلام ) !
    Sincèrement de quel Islam parlez vous ( le votre ? ), vous ne tirez que le mauvais coté de la devise ! Essayez pour une fois de tirez le bon coté et convaincre en faisant face pas en disant  » sallem  »
    Vous laissez présager la violence d’emblée et vous faites fuir au lieu d’attirer ! C’est contradictoire aux préceptes de l’Islam !
    Comment , avec tout ça , vous osez parler de l’Islam ! vous le salissez beaucoup de cette manière , vous ne pouvez pas , et il ne vous est pas permis , de le défendre car il est plus haut que votre indigne réflexion !
    J’ai honte a votre place ! et je ne vous laisserais pas faire , car dites vous bien qu’il y a des étrangers qui peuvent lire nos messages et en tirer des conclusions concernant l’Islam !
    Et si vous remarquez bien , chaque mot « Islam » s’écrit avec une majuscule ! ! !
    Essayez de trouver autre chose et laisser l’Islam tranquille !
    L’Algérie est entièrement musulmane depuis la nuit des temps ! et a toujours su faire face aux différentes invasions religieuses , sauf ses derniers temps , par paradoxe , ou le nombre de  » fissiste  » a augmenté , on remarque que la kabylie s’évangélise par votre faute et votre manière de présenter l’Islam !
    Bravo ! vous êtes parvenu a donner la bonne image !
    Avez vous déjà essayer de parler religion avec un chrétien ? Comment comptez vous aborder le sujet alors qu’il ne reconnaît même pas notre Prophète Mohamed ( saas ) ?
    Faites travailler vos méninges svp et trouvez autres choses à défendre pas l’Islam entre musulmans ! ! !
    Avec tous mes respects à Mr Belhadj ,Vous osez le placer avec nos icônes et nos glorieux symboles ? C’est la preuve elle-même de votre savoir faire et votre bon sens !




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  • Sharif Hussein
    21 mars 2010 at 20 h 31 min - Reply

    @ Mohsen.
    Le role fondamental dévoulu à une armée nationale est d’assurer l’intégrité des frontières et la souverainté du pays.
    C’est vrai quand on parle de pays qui vivent une démocratie accomplie et solide comme la Suède et la Norvège par exemple.Ce qui et loin d’etre notre cas.

    D’où le besoin pour les vrais démocrates de voir une armée républicaine et politiquement neutre,assumer aussi le role de garant super partes de l’ordre démocratique.Surtout,le garant du réspect par tous les acteurs politiques d’éventuelles alternances issues des urnes.
    Pour le conseil constututionel on sait tous que les dictatures le transforment toujours en coquille vide.

    C’est ainsi qu’on peut éviter les dérapages et empécher des illuminés populistes,des pseudo messie et autres apprentis sorciers,de transformer un pouvoir pris par un mecanisme démocratique,en une dictaure infernal,théocratique ou pérsonel.

    La corruption c’est pas seulement le Bakchich.
    Les hommes politiques,y compris les islamistes,une fois au commande sont géneralement inféctés par cette malédiction de vouloir s’étérniser au pouvoir et ils sont capables de mentir,de magouiller,de comettre des crimes et de faire n’importe quoi pour le garder. Le cas iranien est édifiant.C’est une corruption de l’ame.

    Sans gardes-fous, une fois au pouvoir,des gens clairement dangereux comme A.Benhadj,le transfermerons sans aucun doute en un pouvoir absolu où le délire la dispute à la stupdité.
    Et ils ferons de tout pour le garder meme si ça dois couter la vie à 30 millions de citoyens,convaincus comme ils sont de détenir la vérité absolue et de parler au nom de Dieu.

    Beucoup de gens qui font souvent référence au profète Mohammad,sont en réalité loin de l’exemple de sagesse de modération et de modérnité meme,qu’il incarnait.

    Wallho a3lamo wassalam.




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  • HADJ – MESSAR ( ESPAGNE )
    21 mars 2010 at 20 h 39 min - Reply

    Salam , Bonsoir à Tous et à Toutes , AZUL Fellawen .
    Salam , Bonsoir à Tous et à Toutes , AZUL Fellawen .
    Je suis de cette jeunesse contemporaine .
    Dans le cours du destin de l’Algérie indépendante, des événements tragiques savamment fomentés ont bouleversé notre terre et endurci le cœur des hommes.
    Il est certes impossible d’effacer ce qui s’est passé, il est surtout dangereux d’oublier, de nier cette guerre fratricide sciemment orchestrée.
    Ce sang innocent qui a coulé est celui de nos parents, de nos enfants…c’est celui de tout les Algériens. Toutefois, il faut cesser de nous complaire dans le rêve de ce que nous aurions pu devenir, il faut cesser de ressasser les ratés de notre politique, de se retourner sans cesse en arrière à en oublier notre devoir d’aujourd’hui et les défis de demain .
    Il nous faut nous dresser fermement d’un seul élan contre le mal sous toutes ses formes qui s’abat sur notre pays.
    Unir nos volontés et nos forces pour anéantir à la racine la corruption, la Hogra , la cupidité et le désir d’avoir tout très vite sans se soucier des corps que l’on écrase sur son passage, des peines et des tragédies que l’on provoque.
    Nous devons être les dignes successeurs de celles et ceux qui se sont sacrifiés pour que nous puissions voir flotter sur chacune des parcelles de notre terre un drapeau unique ; le drapeau d’une Algérie Libre.
    Le courage est que chaque citoyen reconnaisse sa part de responsabilité dans la tragédie nationale soit par cupidité, lâcheté, silence, égoïsme ou par inertie.
    Le courage de regarder en face notre présent désastreux. Le courage de nous regarder non plus comme des étrangers, des ennemis mais comme des concitoyens fraternels, unis par un même destin, solidaires d’une même Histoire passée et responsable d’un avenir bâti en commun.
    Ne sommes-nous pas tous convaincus de l’amour que nous portons à notre Algérie ?
    Ne sommes nous pas tous profondément animés par la volonté de réhabiliter notre pays par le travail et le sacrifice?
    Il est donc urgent : De nous réapproprier les principes fondateurs, républicains, moraux et éthiques de la Révolution de 1954. Il est impératif d’instaurer un Etat fort et transparent, avec des institutions démocratique solides.
    Il est urgent de rétablir la Justice ; pour en finir avec les passe-droits, le laxisme, la corruption, et surtout la gestion mafieuse des biens publics.
    La loi doit valoir pour tous, être au-dessus de tous. Il est vital de réinvestir l’argent de nos richesses dans le développement des connaissances techniques et scientifiques,dans la création des infrastructures de base nécessaires, dans la construction du pays, les transports, les hôpitaux, les écoles…, pour relancer la dynamique économique et permettre le développement national.
    Quelle Histoire voulons-nous laisser aux générations futures, si ce n’est celle de notre volonté de Justice, d’égalité et de tolérance.
    Le destin de l’Algérie est l’affaire, le devoir de toutes et de tous, il en va de la responsabilité de chacun de nous.
    Ce n’est qu’ainsi que nous mettrons fin au pillage systématique de notre pays et anéantirons toutes ces tentatives de scission du territoire et de division du peuple algérien.
    Notre survie autant que peuple, autant que pays dépend de nous tous sans exception, et si nous perdons la foi en l’Algérie et baissons les bras l’un après l’autre nous nous condamnons à une extinction certaine.
    Nous devons, en toute conscience, honneur et intégrité, relever le défi : réformer notre pays envers et contre tous ceux qui s’acharnent dans les chemins du chaos et de l’anomie.
    Au regard des nouvelles donnes internationales, le changement est impératif.
    Il est temps pour nous de reconquérir notre souveraineté de redonner à notre pays la place qui lui est due.
    Il est urgent aujourd’hui que tous les cadres intègres, toutes les compétences réelles et efficaces soient sollicités, que toutes les volontés sincères et désintéressées soient mises à contribution.
    Nous avons une richesse exceptionnelle en notre peuple et surtout en notre Jeunesse.
    Sachons-nous donner les moyens de faire face aux nouveaux défis internationaux et bâtir un pays à la hauteur des aspirations et du sacrifice de tous nos martyrs. Sachons tirer les leçons de nos tragédies, de nos mauvaises expériences pour ne plus les revivre !
    « SANS RANCUNE »




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  • Lies
    21 mars 2010 at 21 h 54 min - Reply

    Salutations a toutes et a tous.

    Ali Benhadj n’a pas changé.

    Il pourrait changer à l’ avenir s’il le désirait.

    Mais pour que cela soit possible, il doit changer sa façon de vivre sa religion et de faire la politique.

    Je lui conseille sincèrement, s’il daigne m’écouter, d’arrêter de discourir dans les mosquées car faisant le jeu des medias et du pouvoir et au contraire de méditer et de prier seul et en silence a la maison, dans sa chambre en fermant la porte.

    De troquer l’agitation publique contre l’efficacité privée, (que Dieu lui-même nous conseille de faire pour retrouver le bon chemin).

    La, dans le secret, il demandera a Dieu avec une sincérité et une confiance irréprochables, de lui indiquer la Vérité, de l’instruire sur ce qui est juste, et de l’éclairer de sa lumière, afin d’obtenir le salut de son âme, et aussi de mettre son charisme dont Dieu l’a pourvu au service des intérêts du pays et du peuple.

    Assurément Dieu l’exaucera, et il aura changé pour de vrai, pour son bien a lui d’abord et pour le bien des autres ensuite.

    Il doit se méfier de ceux qui flattent son orgueil, qui le mettent en première ligne, afin que les premières salves ennemies lui soient réservées, pendant que eux ils sont loin derrière.

    Il doit n’écouter que la Voix de Dieu, car cette voix fidele et bonne, ne parle que de paix, de pardon, d’humilité, de douceur et de bienveillance.

    En plus qu’elle est le meilleur des boucliers.

    Ils sont nombreux les algériens qui aiment Ali Benhadj.

    Ils sont de tous bords politiques.

    Ils pensent qu’il est honnête et lui veulent du bien à titre personnel.

    Les algériens avec tous les défauts qu’on leur prête, à tort ou a raison, sont HNAN (affectueux) et ne souhaitent pas que ce bon algérien, gâche sa vieillesse, voire sa vie, après avoir gâché sa jeunesse, dans les prisons, les persécutions et l’humiliation.

    Ali Benhadj est manipulé et on doit le sortir de la.

    A Dieu la vengeance, et à Lui la rétribution.

    Fraternellement.




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  • jnsplu
    21 mars 2010 at 22 h 33 min - Reply

    @ Lies.

    Citation:

    « Je lui conseille sincèrement, s’il daigne m’écouter, d’arrêter de discourir dans les mosquées car faisant le jeu des medias et du pouvoir et au contraire de méditer et de prier seul et en silence a la maison, dans sa chambre en fermant la porte.

    De troquer l’agitation publique contre l’efficacité privée, (que Dieu lui-même nous conseille de faire pour retrouver le bon chemin). »

    Ah bon ? Ali Belhadj est musulman, je crois et la prière à la mosquée est préconisée en Islam sauf empechement.

    Soyons sérieux, à tel arbre tels fruits. Ne mélangeons pas les règles, s’il te plait ! Déjà que comme ça le commun s’y perd.

    Dieu ne Se venge pas la vengeance suppose de la rancune et Il est au dessus des contingences, Il punit mais Il est miséricordieux.




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  • ibrahim
    22 mars 2010 at 15 h 18 min - Reply

    moi je suit avec cheikh ali ben hadj 100% et j’espere q’allah yahafdho wa younsrou.. amine




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  • Adel
    22 mars 2010 at 20 h 09 min - Reply

    @Boukezouha abdelouahab

    Bonjour,

    « L’Union soviétique, la patrie des prolétaires, votre patrie marxiste, a fait la guerre à la religion, elle a supprimé la moindre de ses manifestations, donnant au monde de la matière une force totalitaire qui a laminé la liberté mais, heureusement, sans annihiler l’esprit et le souffle de Dieu qui rayonnent de nouveau sur la Sainte Russie. »

    Je dois vous avouer que cette phrase dans votre précédent commentaire m’a « scié » car, malgré nos différences d’opinion, je vous considère comme un intellectuel respectueux de la vérité. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je ne suis pour ma part qu’un ingénieur qui a glané quelques rudiments de philosophie et d’histoire au fil de ses lectures – j’ai fait le lycée technique puis une école d’ingénieur. Je ne suis pas communiste, mais j’ai lu, dans ma jeunesse, quelques œuvres de Marx, Engels et Lénine. J’en ai retenu que le vaste mouvement qui a mis fin à l’absolutisme dans toute l’Europe et dans certains pays d’Asie obéissait à un certain déterminisme historique. Entre Lénine et le dernier tsar de toutes les Russies, ma sympathie va, sans l’ombre d’un doute, au premier. Je suis en cela fidèle à tous ceux qui, de Messali à Boudiaf, ont contribué à la libération de l’Algérie. Lénine et ceux qui lui ont succédé ont certainement commis des erreurs. Cela n’empêche pas que la révolution qu’il a menée était légitime, car elle a permis à des centaines de millions d’êtres humains de passer du statut de serfs à celui de citoyens à part entière. Non, l’esprit et le souffle de Dieu ne rayonnaient pas sur la Sainte Russie. C’était le souffle de l’Eglise et de ses chefs. Comme le souffle de Dieu ne rayonnait pas également sur la France de Louis XVI. L’Eglise chrétienne, au lieu de se ranger du côté des humbles, comme l’a enseigné Jésus de Nazareth, s’était rangée du côté de l’aristocratie. C’est ce qui a entrainé sa perte et c’est ce qui a fait dire à Marx que la Religion était l’opium du peuple. Vous savez tout cela, et vous ranger aujourd’hui du côté des monarchistes et tenir des discours dignes de l’extrême droite la plus réactionnaire me semble n’être qu’un égarement passager de votre part, le résultat d’une violente colère.

    Revenons maintenant, si vous le voulez bien, au fond du débat, celui de la société algérienne et ses valeurs civilisationelles.

    Je suis issu du même milieu qu’Ali Benhadj, celui des humbles, ceux qui n’ont que Dieu pour protecteur, face à l’adversité permanente. Je ne suis cependant pas d’accord avec son discours politique. Vous répétez souvent que l’islam et l’islamisme sont une seule et même chose, signifiant par là que tous ceux qui rejettent l’islamisme rejettent l’islam. Votre probité intellectuelle devrait pourtant vous rappeler qu’un grand penseur musulman, Ibn Ruchd, avait réfuté dans ses fondements la pensée d’un autre grand penseur musulman, Abou Hamed El Ghazali. Quelqu’un oserait-il dire que l’un des deux était contre l’islam ? Mes connaissances en théologie sont limitées et je ne m’aventurerai donc pas sur ce terrain, mais ma conviction est que les musulmans d’aujourd’hui doivent faire un immense travail de réflexion afin de combler le vide qui s’est installé dans la pensée islamique depuis plusieurs siècles et non pas répéter à l’infini et mécaniquement la pensée des anciens. Vous êtes un intellectuel – je ne vous connais pas personnellement, mais je déduis d’après vos interventions sur ce site que vous avez une solide formation en sciences humaines –, vous ne faites cependant aucun effort pour vous dégager de l’emprise idéologique d’un homme « politique » qui, pour être courageux, n’en est pas moins limité dans ses analyses du fait de sa formation – il était, je crois, enseignant dans un collège. Al Benhadj est votre idole et votre référence absolue. Je crois qu’on est en droit d’attendre beaucoup plus que cela de votre part.

    Que reproche-t-on finalement aux gens de ma génération, ceux que vous désignez à la vindicte populaire ? J’ai été formé par l’école algérienne, celle dont le premier ministre de l’Education de Boumediene était Ahmed Taleb-Ibrahimi, le fils du second Président de l’Association des Oulama, un homme qu’on ne peut soupçonner de sentiments anti-islamiques. Il a pourtant écrit ses mémoires en français, pas en arabe, et il y exprime du début jusqu’à la fin une certaine admiration pour la culture française. Cette école algérienne m’a formé et a fait de moi ce que je suis aujourd’hui, complétant l’éducation reçue dans ma famille. Je me considère comme un Algérien authentique, peut-être pas aussi bon musulman que le souhaiterait Ali Benhadj, mais Algérien authentique quand-même. Quand j’avais 18-25 ans, j’ai puisé une grande partie de mon bagage intellectuel chez Marx, Niezsche, Freud et certains penseurs et écrivains humanistes occidentaux. Je ne crois pas avoir de ce fait renoncé à mon algérianité. Bien sûr, il aurait été préférable pour moi de connaitre aussi toute l’œuvre d’Ibn Ruchd et celle d’Al Ghazali. Il reste cependant que Marx, Nieszche et Freud parlent de mon époque et se posent les questions que je me pose, en même temps que tous mes contemporains, alors qu’Ibn Ruchd et Al Ghazali se posent des questions qui appartiennent à une époque révolue. S’il m’était donné de revivre une seconde vie, tout en gardant l’expérience acquise, je sais que je m’attellerais à combler le fossé qui sépare les derniers grands penseurs rationalistes musulmans de la pensée critique moderne. C’est à cette tâche que doivent s’atteler tous les philosophes musulmans, afin de construire l’humanisme islamique moderne, celui que Mohammed Arkoun appelle de ses vœux. Encore faudrait-il qu’ils dépassent la pensée d’Ali Benhadj.

    Pour moi, islam et islamisme ne se confondent pas et l’islamisme d’Ali Benhadj, par sa vision ultraconservatrice et sectaire de l’islam et de la société algérienne, me semble s’écarter de l’esprit de l’islam tel qu’il s’est manifesté dans ses moments les plus glorieux et que notre ami jnsplu définit si bien comme étant la doctrine du juste milieu. Ali Benhadj est-il fidèle à l’esprit de cet islam-là ?

    Sans trop m’étendre sur le sujet, je voudrais prendre à titre d’exemple deux questions :

    – La place de la femme dans la société musulmane. Tout observateur impartial constatera qu’en Algérie et dans tous les pays musulmans, les femmes ont aujourd’hui investi en force ce qui était par le passé le domaine réservé des hommes. Quel est le musulman doué de raison qui interdirait aujourd’hui à ses filles de faire des études ? Une fois un diplôme en poche, qui pourrait leur interdire de travailler ? En Algérie, plus de la moitié des bacheliers sont des filles. Des filles qui, en majorité, portent le hidjab et sont de bonnes musulmanes dans tous les sens du terme. Des jeunes filles en niqab fréquentent les universités. Peut-on encore demander aujourd’hui à la musulmane de se limiter à élever les enfants et faire le ménage ? N’est-il pas temps pour le musulman de participer lui aussi pleinement à ces tâches ?

    – Les relations entre les musulmans et les adeptes des autres religions. Certains intervenants sur LQA ramènent tous les événements de l’histoire récente du monde à une croisade menée par les chrétiens contre les musulmans. N’est-il pas temps d’envisager la question avec un peu plus de réalisme ? Pouvons-nous diviser le monde d’aujourd’hui en musulmans et kuffar, ces derniers étant désignés à notre jeunesse comme l’ennemi à exterminer ?

    Je m’arrête là, car mon post devient trop long. Oui, je ne suis pas d’accord avec Ali Benhadj et je considère que nul n’a le monopole de l’islam. Ali Benhadj devrait accepter cela, s’il veut réellement le bien de l’Algérie. Tout individu qui se pose en tuteur du peuple, sous prétexte qu’il est le seul dépositaire de la vérité absolue, fût-elle celle du Coran et de la Sunna, travaille objectivement à mettre en place une nouvelle tyrannie. C’est ainsi que Ben Bella et Boumediene ont fait le vide autour d’eux, éliminant tous leurs adversaires et les taxant de traitres.

    Ali Benhadj et ses supporters ont le droit d’exister et de propager leurs idées. Ils doivent, en contrepartie s’engager publiquement à reconnaitre ce droit à tous les Algérien(ne)s, de quelque obédience qu’ils (elles) soient.

    Cordialement




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    23 mars 2010 at 7 h 28 min - Reply

    Salam,

    La colère est saine devant tant de mauvaise foi et d’indigence intellectuelle de certains commentaires.

    Je vous félicite pour l’effort que vous avez fait de construire un propos qui se veut « rationnel ».

    Je ne vais pas vous répondre sur l’ensemble des points que vous avez amalgamé. Pardonnez-moi, il y a souvent de la confusion conceptuelle et une approximation des notions et des catégories dans votre approche des problématiques soulevées.

    Je crois vous avoir déjà recommandé certaines lectures pour que nous puissions débattre utilement, dans la contradiction et le respect des convictions mais utilement. Je me permets, de nouveau, de vous recommander, concernant le pays de Lénine et de Staline, la lecture du « Livre noir du communisme » que Stéphane Courtois a dirigé pour mesurer les dégâts humains de cette idéologie criminelle que vous idéalisez encore malgré les révélations incontestables qui continuent de nous parvenir.

    Votre position qui manifeste, en vérité, le désespoir, me fait penser à ces intellectuels français de cette gauche « caviar » qui préféraient avoir tort avec J.P Sartre que raison avec Raymond Aron.

    Et vous avez tort, mon cher Adel, de croire que la religion était la chose ou l’exclusivité de l’église qui avait pris fait et cause pour le pouvoir monarchique contre le peuple.

    Là encore, je vous invite, s’agissant de la Russie, à lire Dostoïevski qui, dans ses nombreux romans, a disséqué l’âme russe, profondément religieuse.

    Quand je parle de religion, vous comprenez, hélas, institution : voilà une confusion primaire ou un malentendu volontaire qui ne devrait pas avoir lieu, et quand je parle de sociologie, vous comprenez, hélas encore, théologie.

    L’islam, tel que vous prétendez vouloir le vivre, serait, selon cette vision réductrice, destiné à l’au-delà, aurait une finalité exclusivement eschatologique. Le colonialisme français avait encouragé cette tendance de l’islam maraboutique jugée inoffensive pour son implantation et son œuvre missionnaire en Algérie. L’islam folklorisé des derviches tourneurs lui a, incontestablement, servi d’allié objectif pour réduire les résistances djihadistes d’Abdelkader ou d’El Mokra ni.

    S’il se préoccupe de l’élévation et de la purification des âmes, l’islamisme n’est pas un soufisme, il ne fuit pas le monde. Au contraire, il est dans le monde qu’il veut, à l’opposé du communisme et du libéralisme, transformer pour le rendre vertueux, ce qui est le but de la politique dans sa conception islamique, selon El Farabi qui a précédé d’un peu plus d’un siècle El Ghâzali et de près de deux siècles et demi Ibn Rushd qui a subi ce que subissent, aujourd’hui, de la part « d’autorités » musulmanes officielles et d’intellectuels acquis aux catégories philosophiques et juridiques occidentalo-latines, les penseurs d’un islam militant, d’un islam présent aux hommes et au monde. Tout comme l’auteur du « Traité décisif », ils sont traités d’hérétiques parce qu’ils prônent la révolution des mentalités et des institutions.

    Je vous trouve plus que sommaire dans votre appréciation sur ce qui serait mon « extrémisme de droite » dont Nietzsche que vous admirez est un des théoriciens avec son culte du surhomme, votre vision binaire voire manichéenne vous égare à tous points de vue parce que vous ne connaissez visiblement ni l’histoire de la Russie ni celle de son église qui a connu de nombreuses controverses entre le haut et le bas clergé, tout comme l’église de France d’ailleurs, et des schismes nombreux.

    Je peux de la même façon et aussi sommairement que vous le faites vous traiter de partisan du colonialisme dès lors que Marx et Engels ont soutenu la colonisation française en Algérie qui devait, selon eux, mettre fin au féodalisme de ces populations autochtones jugées comme sauvages avec un mépris qui confine au racisme.

    Pour ne pas être également trop long, je conclus comme vous que si l’islam n’est, en effet, le monopole de personne, il n’appartient pas, en tout cas, à ceux qui rejettent ses principes, ses lois et ses fondements doctrinaux.

    Cordialement




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  • bouyilès
    23 mars 2010 at 9 h 08 min - Reply

    Remarque d’ordre général:
    A Adel:ta rationalité d’ingénieur et de technicien du terrain est vite bazardée et mise à la poubelle des connaissances.Il faut dire qu’il y a des paquets si bien emballés et ficelés qu’on accepte sans connaitre leur contenu.Mais des fois en les ouvrant,quelle surprise:deux avions détournés pleins de passagers viennent de transpercer les deux tours jumelles de New-York qui se sont effondrées.Le savais-tu Adel?Mon message s’adresse exclusivement à toi.




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  • Ammisaid
    23 mars 2010 at 12 h 24 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    L’Algérie est une proie belle, grasse et généreuse. Elle est située dans cette planète qui s’appelle la terre.
    Des moudjahidines et tout un peuple(presque) se sont battus pour la libérer du dernier colonisateur.
    La guerre s’était terminée par une victoire.
    Une victoire saluée par tous les peuples colonisés. L’indépendance a été confisquée par une poignet d’hommes sans honte, sans pitié, sans aucun amour pour notre pays et son peuple et surtout, sans avoir participé ni de prêt, ni de loin à la guerre de libération.
    Une fois installés au pouvoir, ces hommes avaient éliminé, d’une manière ou d’une autre, tous les Algériens et toutes les Algériennes qui désiraient une véritable indépendance et une utilisation de ses richesses dans l’intérêt général.
    Depuis, ils s’étaient servis d’elle comme une prostituée.
    Ils s’étaient servis d’elle à leur guise et ils l’ont partagé avec tous les pays qui ont accepté de les soutenir, de les couvrir et le cas échéant de les protéger.
    Toutes les institutions de cette pauvre Algérie ne sont qu’une façade, un leurre ou une illusion qui les cachent et qui leurs permettent de continuer à la vampiriser, à la violenter, à la voler, à la violer, à la tromper et à la casser.
    Elle est devenue un rêve splendide qu’ils voudraient prolonger à l’infini, pour eux, leurs proches et leurs amis et un cauchemar infernal pour le peuple et ceux qui refusent le fait accompli.
    C’est eux et uniquement eux qui sont responsables de cette situation dramatique, tragique et inhumaine dans laquelle notre pays s’est retrouvé.
    C’est eux les seuls responsables de cette brume compacte et noire qui s’était installé au dessus de nos têtes malgré la clarté tendre et nette de notre ciel, de notre histoire et de notre identité.
    C’est eux qui nous ont amenés le malheur, l’horreur et toutes les douleurs.
    C’est eux qui sont responsables de toutes les injustices, de tous les morts, de tous les disparus, de tous les gaspillages, de toutes les terreurs et toutes les blessures.
    C’est eux qui ont semé, minutieusement et incessamment, dans nos coeurs la haine, la méfiance, la peur, l’ignorance, le désespoir, le nihilisme, le fatalisme, le renoncement, la rancune et les extrémismes.
    C’est eux qui ont poussé des millions d’Algériens et d’Algériennes dans les griffes acères de la misère, de la folie, de la prostitution, de l’exil, des maux de plus en plus pervers et des soucis qui nous égarent et qui nous enlèvent la patience, la fraternité, la solidarité, la capacité à réfléchir et la vigilance pour bien choisir et pour décider sans être tout de suite harcelé par les regrets et les remords.
    C’est eux la source de toutes les fitnas passées et à venir, de toutes les trahisons passées et à venir, de toutes les futilités, de toutes les chances gâchées, de tous les retards accusés et de tout le temps perdu et tout le temps que nous allons perdre pour rattraper leurs erreurs et guérir nos maux.
    C’est eux qui nous manquent de rien, qui vivent dans la sécurité, le bonheur, l’aisance et qui n’étaient, jamais, touchés ni par les affres de la guerre, ni par les catastrophes naturelles, ni par les tragédies dont nous étions victimes depuis l’indépendance, ni par leurs horreurs, ni par leurs tortures, ni par leurs deuils, ni par leurs handicapes, ni par leurs misères.
    Regardez les et voyez leurs certitudes, leurs vies de luxures, de toutes les joies et de tous les honneurs. Regardez les et voyez leurs fiertés qui brillent, leurs gloires qui trônent sur nos têtes et leurs corps qui refusent de se soumettre à la vieillesse, qui essayent de dominer la maladie et qui osent échapper à la mort.
    Regardez les, ils n’ont pas froid aux yeux, ils n’ont peur ni de la justice nationale, ni de la justice internationale, ni de la justice divine, ni des affres de la tombe, ni de la balance du jugement dernier, ni du feu de l’enfer.
    Regardez les, vous ne voyez pas sur leurs visages le visage du Pharaon, ou celui de leur maître Lucifer ou celui d’une âme perverse, orgueilleuse, avare, criminelle, passionnée jusque dans toutes ses profondeurs, avide, maligne, rigide, prédatrice, sauvage et perfide.
    C’est eux notre malédiction et la malédiction de cette terre bénie par l’islam, l’arabe, le berbère, le français, toutes les langues qui existent sur la terre, le socialisme, le communisme, le sang de millions de martyres, une histoire riche et glorieuse et des richesses diverses sur tous les plans(humaine, scientifique, valeurs ancestrales, minorités culturelles et cultuelles, traditions millénaires, matérielles…) et tout ce que Dieu avait déposé et continue à déposer sur notre sol.
    La malédiction qui s’était abattue sur notre pays, juste, après l’indépendance, s’en ira, comme elle était venue quand les hommes maudits qui nous l’avaient amené s’en iront. Wa Allahou A3lam.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Yacine
    23 mars 2010 at 16 h 11 min - Reply

    Droit de réponse

    Lemkhakh (les cerveaux) attaquent encore une fois. L’insulte gratuite (ignorant) d’hier, est suivie aujourd’hui avec une autre vilenie, plus savante : l’indigence intellectuelle. Gavez-vous chers internautes avec le savoir du mokh autodéclaré ! Très bien, le coup est accusé, mais ne passera pas.

    Comme je l’ai dit il y a plusieurs mois à un certain fondamentaliste, ce n’est pas moi qui a commencé. J’ai répondu à sa pique par une autre. Depuis il a disparu du radar. Ce fkih avait la fâcheuse habitude de prodiguer généreusement ses homélies en les accompagnant d’une volée de bois vert à ses contradicteurs. Et le vénérable fkih virtuel supportait mal les répliques. Son nif et son ego ne souffraient d’aucune réaction de la part ses victimes. Il fallait dire merci à ses corrections et point final.

    Cette fois aussi, je réagis de la même manière. Même si cela me vaudra une censure définitive pour avoir répliqué à un autre « intello qui fait tirer les débats vers le haut » en montant sur le dos de leurs auditeurs incrédules. Après tout si je lutte contre la tyrannie de la « dawla », c’est pour une question de dignité et de liberté principalement. Je ne suis pas prêt à la concéder à des énergumènes qui se croient être des puits de science et détenteurs de la vérité absolue. Si bien qu’ils s’arrogent le droit de mépriser honteusement ceux qui ne leur concèdent rien sur les questions politiques. Et comme par hasard, les deux daubeurs appartiennent au même courant de pensée, celui du fondamentalisme et de l’intégrisme islamique. Courant censé répandre parmi l’humanité entière les plus belles vertus telles, le respect, la fraternité, la sagesse, la patience… et la politesse dans les débats. Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau en étant imbus de leurs personnes avec un genre de savoir plus nocif et inutile à l’humanité qu’autre chose.

    Si vous rencontrez un pédant, attendez-vous au pire.

    Ils transforment unilatéralement un forum politique en un séminaire sur les philosophies médiévales mortifères et désuètes. Ceux qui ne suivent pas sont taxés par ces rats de bibliothèque à la science infuse, de jahiloun (ignorants) et de simples d’esprit comme quoi la violence n’est pas là où on s’y attend. Cela donne une image claire de ce que serait un parlement et un gouvernement si les integristes gagnent les élections.

    قَالَ أَنَا خَيْرٌ مِنْهُ خَلَقْتَنِي مِنْ نَارٍ وَخَلَقْتَهُ مِنْ طِينٍ
    صدق الله العظيم
    (Il dit : je suis d’une nature supérieure à la sienne, tu m’as créé du feu et tu l’as créé d’une vulgaire glaise.)

    La violence la plus terrible, celle qui engendre malheur et dévastation, réside chez les élites et les élus qui jouissent de la puissance ou baignent dans les sources de savoir et la béatitude.
    La violence n’est pas une nature des ignorants, des délinquants, des voleurs et des malotrus comme nous l’avons appris depuis notre tendre enfance. La vraie violence est celle des savants et des intellectuels dont l’âme n’a pas été suffisamment dégauchie de ses rudesses et ses reliques zoopsychologiques primitives. La violence d’un tortionnaire ignare ne peut se mesurer avec la grande cruauté de ses commanditaires beaucoup plus intelligents.




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  • Adel
    23 mars 2010 at 19 h 01 min - Reply

    @Boukezouha abdelouahab

    Bonjour,

    Mon précédent post n`était pas une défense du communisme, dont je reconnais l’échec et condamne les errements. Ce que je voulais souligner, c’est le fait que la Révolution menée par Lénine, tout autant que la Révolution française, a constitué un progrès dans l’histoire de l’humanité. C’est mon point de vue. Vous soutenez le contraire, c’est-à-dire que la Russie de Nicolas II était meilleure que celle de Lénine. C’est votre droit.

    Quant à ce passage : « Et vous avez tort, mon cher Adel, de croire que la religion était la chose ou l’exclusivité de l’église qui avait pris fait et cause pour le pouvoir monarchique contre le peuple.
    Là encore, je vous invite, s’agissant de la Russie, à lire Dostoïevski qui, dans ses nombreux romans, a disséqué l’âme russe, profondément religieuse. »

    Je pense que la critique marxiste de la Religion tire justement sa force du fait de la duplicité de la hiérarchie de l’Église qui prêchait aux masses misérables la soumission aux puissants. Si cette Église avait pris fait et cause pour la révolution en Russie et pour les déshérités, aurait-elle était attaquée par le pouvoir communiste?

    Pour ce qui est de ma vision approximative et ma faiblesse manifeste dans le maniement des concepts, je crois que je vous ai déjà répondu dans un autre post. Corrigez-moi lorsque je me trompe et avançons dans le débat.

    Cordialement




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    23 mars 2010 at 22 h 31 min - Reply

    Vous sentez-vous visé par mes propos ou vous êtes-vous autoproclamés défenseur syndical de l’indigence intellectuelle de certains qui est une réalité ? Il n’y a pas besoin de se sentir supérieur aux autres pour le constater. Relisez-vous, peut-être comprendriez-vous… Et ce que vous « pensez » m’indiffère totalement.




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  • BRAHIM
    23 mars 2010 at 23 h 32 min - Reply

    Ouah ! Nous sommes pris d’un divagation sans borne, ma parole !!!!!




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  • tacili
    23 mars 2010 at 23 h 47 min - Reply

    Bonsoir,

    1. Peut-on critiquer l’Islam et au delà la Religion et le concept du sacré ? Quand je dis critiquer ce n’est pas entrer dans des querelles sur le sexe des anges mais de soumettre sérieusement les religions (Elles sont toutes les mêmes avec des variantes qui ne nuisent pas a l’analyse de fond)aux strictes conditions de la recherche scientifique rigoureuse ?

    J’aimerai bien savoir ce qu’en pensent les lecteurs de ce site ?

    Merci.




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  • D B
    24 mars 2010 at 0 h 59 min - Reply

    Personnellement, je suis tout à fait ravi de parcourir les interventions de nos amis les plus prolifiques, et je les lis avec un réel intérêt, et un vrai plaisir, au point où je ne les trouve pas longues du tout. A fortiori qu’elles sont souvent d’une excellente facture, parfois meilleures que le texte qu’elles commentent. D’autres, plus laconiques, mais tout aussi plaisantes,n’en sont pas moins intéressantes. Certains angles de traitement de l’information contraignent forcément à un développement plus laborieux, et plus long. Je ne vois pas où se trouve le problème, à fortiori que nous ne sommes pas sur un support papier, et que nous ne sommes pas tenus à un espace limité. Ne vous laissez pas censurer, ni brider, vous tous qui nous abreuvez de votre source vive, et qui habillez notre pensée de votre subtil tissage ! Vous êtes, les uns et les autres les chevaliers du verbe, dans cet espace qui est, indubitablement, le vôtre. Même vos joutes épistolaires, empreintes de modération et d’humour, sont un régal pour nombreux d’entre nous qui n’avons pas votre talent. A plus forte raison qu’elles sont, non pas modérées, mais appréciées à leur juste valeur par notre grand frère Salah Eddine que je salue pour sa persévérance et son dévouement. Et qui sait discerner la balle du grain. A tous, merci de ne pas nous priver de votre présence ô combien précieuse.
    DB




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  • Rabinho
    24 mars 2010 at 1 h 09 min - Reply

    … A Mr BOUKEZOUHA
    il me semble que le maître de ce forum tire à vue et ne permet aucune reproche ni aucune correction !
    Pourtant dans la vie , il arrive que l’élève dépasse son maître ! ce n’est pas impossible !
    La nature ne fait qu’obéir aux lois de la physique , on ne peut pas tergiverser là dessus !
    Le raisonnement logique , d’un « technicien » , basé sur une lecture correcte et sereine des données de la vie ( les hypothèses )permet d’en conclure des thèses assez pointues sans en avoir besoin de lire une tonne de livres de différents horizons ! Ce n’est pas la quantité ou la riche variété qui aboutissent forcement au résultat correcte , mais plutôt l’itinéraire ou le chemin du raisonnement serein qui permet de placer les choses à leurs justes places et par conséquent tombe sur le bon résultat !
    Le résultat , donc , est une conséquence d’un effort intellectuel dans l’itinéraire du raisonnement !
    Je n’ai pas lu beaucoup de livre dans ma vie , ceci ne m’empêche pas de développer des thèses bien propres à moi et qui au fond peuvent converger avec tel ou tel penseur , philosophe , écrivain …etc. Tout simplement ce sont des humains comme moi qui ont usé leurs têtes sur une base commune et universelle ; la logique !
    L’expression simple n’est pas une  » indigence intellectuelle  » mais plutôt une fluidité des idées claires sans sinuosité !
     » La colère saine  » est une première universelle qu’on ne peut trouver nul part dans le monde , sauf chez celui qui veut légitimer la violence et le mépris sur ce formidable forum !
    Le maître recommande , autorise ou interdit a ses élèves blâmés solennellement , sur ce forum , avec une vertu inégalée !
    Franchement Mr BOUKEZOUHA vous me faites peur ! Vous me faites plus peur que n’importe quel dictateur ! Votre commentaire m’a ébahit ! Ou est le respect mutuel dans vos propos vis à vis des autres , que du mépris !
    Vous êtes plus dangereux que Ali Belhadj , vous qui jouez sur  » l’intellectualisme  » et Belhadj sur le religieux ! Vous semblez avoir un bagage intellectuel mais votre manière et votre fond reflètent des intentions sectaires qui ne pardonnent pas et punissent sur le vif !
    La modestie ne tue pas et la reconnaissance des erreurs est une vertu des grands Hommes !
    L’intellectuel est serein modeste et respectueux ! il fait face en argumentant poliment avec une courtoisie sans limite pas comme vous :  » votre colère saine  » !
    Cessez de parler de l’intellectualisme comme si c’est un monopole des gens universitaires et des diplômes !
    il faut revoir la définition de ce mot : intellectuel !
    – En vérité les intellectuels sont les savants ou ceux qui usent de la science en l’appliquant soigneusement , sereinement et correctement et n’en tirent jamais de conclusions hâtives avant de mettre en évidence la vérité elle-même !
    – L’intellectuel peut être aussi une personne illettré sans diplôme , mais au cœur sain et pure , dans ce cas , c’est  » l’intuition  » forte qui joue le rôle de l’intelligence ! ( intelligence = intuition )
    – Dans ces deux cas , il s’agit d’un petit effort personnel qu’on doit faire pour le confirmer.
    NE JAMAIS ADMETTRE QU’UNE CHOSE EST VRAIE SANS QUE CELA NE SOIT L’ÉVIDENCE ELLE-MÊME ! ! !

    Mes salutations sincères




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  • Yacine
    24 mars 2010 at 2 h 27 min - Reply

    Oh, vous savez, ce que vous avez écrit m’indiffère tout autant. N’ayez crainte là-dessus. Mais si le sujet qui m’intéresse, je lis la plus part des commentaires, respect et politesse obligent. Du moment que vous avez placé l’insulte tout au début de votre commentaire, je n’ai pas pu aller au-delà de cette courtoisie. J’ai continué la lecture en diagonale et j’ai compris à peu près de quoi cela retournait.

    Vous avez tous les droits de parler du sujet et de la façon qui vous plaît, mais vous n’en avez aucun pour stigmatiser les autres internautes. Vous avez visé dans le tas les opposants de Ali Benhadj. Parmi le tas, je me trouvais en bonne place. Il est normal que je me sente directement concerné par votre insulte et j’ai le droit de m’indigner et d’y répliquer. Et même si vous avez spécifié nommément quelqu’un d’autre, vous n’aviez pas le droit de l’insulter ou de le ridiculiser en supposant que vous aviez eu une instruction plus élevée que la sienne. Vous pouvez attaquer ses idées si vous n’êtes pas content, mais respectez-le sur le plan humain. Pourquoi les insultes comme « jahl » et « indigence intellectuelle »? C’est inadmissible de la part de quelqu’un qui se fait passer pour un intellectuel (puisqu’il relève son indigence). Il fallait peut-être reprocher à l’administrateur sa grave négligence d’avoir omis de préciser que le sujet proposé au débat était exclusif aux intellectuels de votre trempe. Les opposants de Sidna Ali Benhadj, qui sont intellectuellement indigents (jahiloun) par définition, se seraient abstenus.

    Chacun a sa spécialité et son créneau. Tous ne déclinent pas leurs identités et leurs professions. Il se peut que derrière un commentaire simplet se cache une personne très respectable dans un domaine autre que les sciences sociales ou l’histoire et dans lequel vous ne comprendrez pas un traître mot. Il faut de tout pour faire un monde et tout le monde a le droit à la parole même en disant des bêtises.

    Je ne bride personne et je ne défends à personne le droit à la parole. J’ai défendu ma dignité que vous n’avez pas su défendre ni cette fois-ci avec Boukouzouha ni au temps de Babafikran. Les insultes sont bien passés sur votre et vous n’avait pas réagit, mais quand j’ai répondu vous vous êtes donné la peine de réagir en prenant position envers les fautifs. J’en suis consterné. Je suis un peu fougueux, mais je n’ai jamais agressé ni insulté personne sauf quand je suis provoqué.
    C’est votre site et vous avez tous les droits, je vous le laisse. Cela me fait beaucoup trop d’adversaires à la fois pour mes forces et mon temps.

    Un internaute de plus ou de moins, n’y changera pas beaucoup. Tout ce que je souhaite est que l’espoir que vous chérissez et que je chéris moi-même pour la libération de notre pays se réalise un jour.
    Bon vent.

    Adm: Non, Yassine, à aucun moment je ne vous ai visé, ni qui que ce soit d’autre d’ailleurs. Je n’ai jamais cherché à m’immiscer dans les débats entre les uns et les autres, que je trouve corrects, au demeurant, même si parfois ils ils dégénèrent en prises de bec. Ce qui, à mon avis, est un signe de bonne santé de tout forum intéressant. Sinon, il en deviendrait soporifique.
    Je ne comprends pas pourquoi vous vous êtes senti concerné. Mon propos se voulait modérateur, particulièrement en ce qui concerne la longueur des commentaires. De plus, LQA n’est plus mon site, mais celui de l’Appel du 19 mars, et c’est Salah Eddine qui en est l’animateur et le modérateur. Je ne suis qu’un intervenant comme les autres, à la toute petite différence que je participe, de façon presque insignifiante, à l’administration du site.
    Bien cordialement et sans rancune.
    DB




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  • js ex jnsplu
    24 mars 2010 at 6 h 41 min - Reply

    Merci cher Djamal Eddine pour votre soutien aux prolifiques et donc aussi au prolixes, la différence est, sans vouloir vous l’apprendre, que les prolifiques produisent des idées et les prolixes comme moi seulement des mots, de la forme creuse et il y en a beaucoup comme moi.

    Ce forum est en fait d’abord la place virtuelle ou se réunit le petit peuple que nous sommes pour disserter sur ses problèmes. C’est le sens de ce mot depuis l’antiquité, sans qu’il soit question de courtes ou de longues phrases, au contraire, par le passé, avoir la capacité de faire de longs discours cohérents était signe de culture, voire d’intelligence Malheureusement ou heureusement, c’est une question d’optique, comme en tout, l’ère est à la rapidité, à la concision, au sms.

    Nos problèmes sont grands, ils sont graves, ils s’accumulent et se complexifient, ils sont énormes et incommensurables, inquantifiables. Ces qualités de nos problèmes font que les discuter ou discuter de leurs solutions éventuelles requiert de les cerner, d’analyser donc leurs délimitations, leurs contenus et leur manière d’être et de se reproduire et de s’aggraver ou s’estomper, ce qui est plus rare, bref de les situer exactement dans l’espace et le temps, de définir leurs origines afin de mieux savoir leur histoire, nécessaire pour déterminer leur trajectoire et tenter de la dévier ou de la freiner.

    C’est à l’évidence une tache difficile, pas simple du tout et que chacun peut voir sous un prisme propre déterminé par sa propre expérience et son propre vécu, déterminé par son éducation, ses fréquentations, ses études, ses penchants personnels. Les visons ne peuvent qu’être différentes, voire souvent contradictoires et qu’il faut rapprocher.

    Et puis il y a les problèmes, ceux qui les créent et les entretiennent et que cela arrange en leur permettant d’occuper les autres et ceux qui les subissent parfois passivement mais parfois aussi en s’y complaisant et en s’y débattant comme le canard se débat dans la mare, avec délectation.

    C’est pourquoi, à la question quels sont en fait nos problèmes, je ne pense pas qu’il y ait de réponse précise, nette, qui satisfasse plus d’un, les problèmes sont multitude. Chacun ira de sa petite théorie pour dire ceci ou cela. Mais en filigrane on remarquera tous, plus ou moins, certains fils conducteurs.

    Certains ramènent cela au pouvoir, d’autres à la religion, d’autres au sous développement, d’autre encore au fait que le pouvoir ayant des ressources pétrolières n’a pas besoin de l’impôt et donc du peuple contribuable et d’autres encore, bref une cacophonie encore dans les filigranes.

    En définitive et en creusant encore, on trouve deux aspects fondamentaux, sur lesquels peut être tout le monde pourrait s’accorder théoriquement: l’injustice et son corolaire l’inégalité d’une part et d’autre part l’absence de liberté d’expression qui produit son corolaire aussi, une expression fausse, qui ont caractérisé l’Algérie depuis 1962, qui sont rentrés dans nos mœurs au point que nous sommes devenus intolérants, justement par manque du sens de justice et par rejet de la liberté d’expression envers l’autre.

    Pour commencer donc, il est à mon avis primordial de commencer par se changer soi même avant d’avoir la prétention de changer quoi que ce soit. Nous devons nous astreindre à rester justes en toutes circonstances et à accepter de l’autre toute expression même si elle ne nous agrée pas et à faire preuve de tolérance.

    L’algérien est devenu intolérant. Cette intolérance produit de l’agressivité et l’agressivité ne peut que produite de l’agressivité en retour et donc de la violence. La violence n’est pas le fait des islamistes, des musulmans ou d’un quelconque mouvement religieux ou autre, elle est le fruit de l’intolérance qui s’est installée dans la société en conséquence de l’injustice et de l’absence de liberté d’expression.
    L’algérien doit changer l’optique qu’il a de la contradiction. Au lieu d’y voir une remise en cause de sa personne, il devrait y voir un libre exercice par l’autre de son droit à l’expression et l’aider à ce faire, Ce n’est en définitive que lorsque nous sommes confrontés à des contradictions, à des problèmes, qu’on avance et qu’on murit son système personnel d’appréhension de l’autre et de soi même. Connait toi toi même et tu connaitra les autres dit l’adage.

    J’ai essayé d’être le plus court possible mais le sujet ne s’y prête pas.




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  • js ex jnsplu
    24 mars 2010 at 9 h 41 min - Reply

    @ Tacili.

    Bonjour.

    Voilà ce que j’en pense quant à moi.

    Que tu soulèves un point à mon avis très important.

    Mais il y a critiquer la religion et critiquer les conceptions de la religion.

    1- Critiquer la religion relève de la remise en cause des fondements de la foi et le faire avec des musulmans devrait pouvoir se faire jusqu’à un certain niveau si la bonne foi existe des deux côtés, en cas désaccord persistant il est recommandé de cesser.

    « وادعو الى سبيل ربك بالحكمة والموعضة الحسنة , وجادلهم بالتي هي احسن » Coran.

    Mais tu dis que toutes les religions sont les memes sauf variantes et là il y a matière à contradiction.

    Pour l’Islam en effet la religion est une et unique, il n’y a pas de religions mais La religion. Depuis Adam jusqu’à Mohammed (saaws) sceau de la prophétie c’est une continuité. La révélation destinée à guider l’Humain a dû subir des modifications liées à la maturité mentale de l’Homme et celle de la société. Il y a eu des règles ajoutées ou retranchées (« Naskh ») à chaque étape jusqu’à la finalisation définitive dans le Coran. Ceci est la profession de foi du musulman qui ne saurait s’en détourner.

    L’Islam ordonne en effet expressément aux musulmans de recevoir les impies et de le faire entendre la parole divine, même en Etat de guerre, puis les laisser repartir chez eux sans qu’ils soient inquiétés.

    Ce qui est interdit en Islam c’est ce que la conscience ne peut appréhender
    «  لا تقفوا ما ليس لك به علم  »

    Ainsi la forme divine, celle des anges et du ghaib (le caché) ne sont pas sujets à discussion.

    Les Chrétiens et les Juifs n’ont pas les memes conception sur le sujet de la forme divine principalement et c’est pourquoi le Coran nous interdit de discuter avec eux de certains sujets :
    » لا تجادلوا اهل الكتاب  » ou «  لكم دينكم ولي دين  »

    2- Critiquer les conceptions de la religion.

    Critiquer les conceptions de la religion est non seulement possible mais est un devoir en Islam. C’est dans ce cadre que l’Islam porte des jugements sur les incohérences du Christianisme et du Judaisme qu’il considère comme vidés de leur substance et modifiés par rapport à la révélation d’origine. S’il le permet pour le Judaisme et le Christianime il le permet encore plus pour l’Islam puisque le prophète (saaws) dit «تتشعب امتي ثلاث و سبعون شعبة ة شعبة واحدة تدخل الجنة  » à charge pour les musulmans de définir cette branche qui aura le paradis en récompense.

    Chacun nous dit que ses fèves cuisent mieux comme dit un proverbe Algérien.

    En effet, il est admis généralement que les différences d’approche et d’interprétation sont de nature bénéfique et non nocive à l’Islam puisque le prophète (saaws) dit :

    « من اجتهد وافلح فله اجر ين ومن اجتهد واخطاء فله اجر واحد  »

    En d’aautres termes, celui qui fournit l’effort et obtient un résultat à droit à deux rétributions et celui qui fait un effort et se trompe n’a droit qu’a une seule.

    L’essentiel étant l’effort et l’intention qui le guide.

    Le prophète dit  » انما الاعمال بالنيات ولكل امرىء ما نوى « .

    Personne n’est censé détenir le savoir absolu et personne n’est investi du pouvoir d’imposer sa vision aux autres fusse meme le prophète auquel le Coran adresse le reproche suivant, à la suite de certains faits: » لست عليهم بمسيطر  » c’est à dire en langage actuel : tu n’est pas un dictateur. Ce qui entraine que la dictature est interdite en Islam d’ou qu’elle vienne d’après moi, mais ce n’est que mon avis.

    Zut je crois que j’ai été long..




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  • radjef said
    24 mars 2010 at 12 h 08 min - Reply

    Bonjour tout le monde. En quoi une lecture glorificatrice et traditionaliste dont la subversion cible à demolir la democratie et non le pouvoir qui est le même depuis la guerre de liberation à ce jour, peut-elle être utile à LQA? Qu’est ce que donc ce discours dichotomique?…Mon but n’est pas de me desolidariser de Ali Belhadj, mais j’estime à travers les idées portées par LQA, que le peuple à d’autres alternatives que cette fatalité avec laquelle on le pousse insidieusement et sournoisement-la presse aux ordres n’aurait pas fait mieux- a ne choisir qu’entre Ali Belhadj et l’ANP qui incarne le pouvoir réel dans notre pays. L’Algérie est plurielle, diverse et riche. Et il existe une troisieme voix. Condamner le peuple à cette fatalité, acte reflechi et recherché, c’est empêcher l’algérien de constuire, dans la diversité et dans la richesse, un imaginaire collectif au sein duquel il apprendra les regles de la citoyenneté en renonçant au statut de sujet regressif, agressif(qu’il est en ce moment) qui ne comprend que le langage de la violence et de la resignation…S’il n’existe pas une troisieme voix, alors fermons LQA et demandons à Ait Ahmed, Hadjres,Sidhoum, A Lahouari, Med Samraoui, A Dehbi…de se la boucler une bonne fois pour toutes. Et contentons nous de lire la presse aux ordres qui fera dire aux voix credules « pour sauver la republique et la democratie, l’ANP a declenché une vaste operation de ratissage au cours de laquelle elle a passé au peigne fin les maquis du Djurdjura. Cependant les terroristes d’Al Qaeda Maghreb ont reussi a prendre la fuite à la faveur de la nuit et du terrain escarpé ».




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  • Mohsen
    24 mars 2010 at 12 h 14 min - Reply

    A LIRE –
    — MALHEUR AUX VAINCUS —-

    « MALHEUR AUX VAINCUS » : NOTE POUR UNE LECTURE POLITIQUE D’IBN KHALDOUN.

    Youssef GIRARD

    Depuis la fin du XVIIIème siècle, l’Occident a imposé son hégémonie sur le monde musulman et sur l’ensemble des Trois continents. Partant à la conquête du monde, afin d’exporter leurs capitaux et leurs idéaux, « les bourgeois conquérants » occidentaux ont assujetti les peuples d’Asie et d’Afrique. L’invasion de l’Egypte par les armées de Bonaparte, la colonisation de l’Inde par l’Angleterre, la conquête de l’Algérie puis de l’Afrique subsaharienne et de l’ensemble du Maghreb ont marqué l’avancée inexorable des armées occidentales. Le démantèlement de l’Empire Ottoman au lendemain de la guerre 1914-1918 a signifié la mise sous tutelle, directe ou indirecte, de l’ensemble du monde musulman.

    Cette hégémonie occidentale n’est pas uniquement économique, militaire et politique. Elle est aussi culturelle, idéologique et spirituelle. Le discours orientaliste accompagne, et légitime, le projet de domination occidentale sur le monde musulman. Alliant ce discours dévalorisant l’Autre à la promotion de son idéologie propre, l’« Occident officiel » promeut une nouvelle identité collective : la sienne. Comme l’écrivait déjà Marx et Engels, la bourgeoisie occidentale a contraint toutes les nations « à introduire chez elles ce qu’on appelle la civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot elle se crée un monde à son image » [1].

    L’« Occident officiel » recouvre sa domination sous le discours d’un universalisme centripète marqué par la volonté de réduire les réalités autres et de les intégrer dans la seule norme acceptable, celle du processus d’évolution historique qu’a connu l’Occident. S’étant lui-même posé comme centre du monde, l’Occident impose son idéologie comme étant l’idéologie de toute société possible. Cela a pour fonction de garantir la totale, et durable, dépendance des nations dominées.

    L’« Occident officiel » cherche à imposer sa vision du monde, sa manière de vivre et sa culture à l’ensemble des peuples qu’il domine. Pour s’imposer durablement, il a compris qu’il faut détruire tous les soubassements de la résistance, à commencer par les fondements culturels, idéologiques et spirituels. L’imposition de l’hégémonie culturelle occidentale se fait par des politiques de dépersonnalisation, de dépossession identitaire et d’aliénation, vécues comme un véritable « viol des consciences » par les sociétés colonisées et dominées. Ces sociétés doivent se mouvoir dans la détestation d’elles-mêmes, de leur histoire et de leur identité, et dans l’adoration de la nouvelle idole « Occident ».

    Dans ce processus d’imposition de son hégémonie, l’« Occident officiel » forme des « intellectuels colonisés » intimement liés à sa vision du monde et à sa culture. Dans la formation de cette nouvelle catégorie sociale, l’institution scolaire, tant publique que privée, joue un rôle déterminant. L’intellectuel colonisé doit représenter, par son mode de vie et son savoir, le pouvoir des vainqueurs auprès des vaincus. En raison de son rôle de passeur des idées de la culture occidentale au sein du monde des vaincus, l’intellectuel colonisé doit devenir le principal vecteur de dépersonnalisation et d’occidentalisation des sociétés dominées. L’intellectuel colonisé est devenu un acteur dominant dans une société dominée car son pouvoir est directement lié aux puissances hégémoniques.

    La volonté occidentale d’imposer son hégémonie dépasse la seule catégorie des intellectuels pour s’étendre à l’ensemble des sociétés dominées. L’« Occident officiel » s’emploie à envahir culturellement les sociétés dominées afin d’asseoir son projet hégémonique.

    Considéré comme l’un des pères de la sociologie, Ibn Khaldoun (1332-1406) nous fournit certaines pistes de réflexion pour comprendre cette problématique de l’imposition d’une culture, d’une manière de vivre ou d’une vision du monde par le dominant sur le dominé ou par le vainqueur sur le vaincu pour reprendre les termes de l’auteur de la Mouqaddima. Partant de l’idée que le vaincu cherche les explications de sa défaite dans la supériorité du vainqueur, et non dans ses propres faiblesses, Ibn Khaldoun postule que le premier s’efforce toujours d’imiter le second.

    Dans sa Mouqaddima, Ibn Khaldoun écrit : « on voit toujours la perfection (réunie) dans la personne d’un vainqueur. Celui-ci passe pour parfait, soit sous l’influence du respect qu’on lui porte, soit parce que ses inférieurs pensent, à tort, que leur défaite est due à la perfection du vainqueur. Cette erreur de jugement devient un article de foi. Le vaincu adopte alors les usages du vainqueur et s’assimile à lui : c’est de l’imitation pure et simple. […] on observe toujours que le vaincu s’assimile au vainqueur, dont il copie les vêtements, la monte et les armes » [2]. Il ajoute : « c’est au point qu’une nation, dominée par sa voisine, fera grand déploiement d’assimilation et d’imitation » [3].

    A l’appui de son propos, Ibn Khaldoun donne l’exemple des Andalous qui, n’étant plus autonomes sur le plan idéologique et culturel, se mettent à imiter les Galiciens dans leur manière de vivre et de voir le monde. Pour Ibn Khaldoun, cette imitation est le signe du statut de dominé des Andalous résultant de la décadence, de la perte d’initiative historique, des musulmans de la péninsule Ibérique. Avant Marx, Ibn Khaldoun affirme que les idées dominantes sont celles des dominants et il ajoute que le mode de vie dominant est celui des dominants.

    La perte d’initiative historique entraîne une dépendance et une perte d’autonomie des dominés qui gardent leur regard fixé sur les dominants érigés en modèle. Cette dépendance idéologique et culturelle des dominés remet en cause leur autonomie en les plaçant dans un statut de dépendant ce qui les réduit à l’impuissance. Ibn Khaldoun explique : « quand un peuple perd le contrôle de ses propres affaires, est réduit comme en esclavage et devient un instrument aux mains d’autrui, l’apathie (takâsul) le submerge. […] Les vaincus s’affaiblissent et deviennent incapables de se défendre. Ils sont victimes de quiconque veut les dominer et la proie des gros appétits » [4]. Cela marque le processus de déchéance des vaincus pouvant aller jusqu’à leur anéantissement total. L’auteur de la Mouqaddima conclut en expliquant : « il s’agit seulement d’un effet de la condition humaine, lorsqu’un peuple perd le contrôle de ses propres affaires et devient l’instrument (âla) d’autrui » [5].

    L’analyse d’Ibn Khaldoun nous montre, que l’accès à l’indépendance politique, le renversement des gouvernements fantoches à la solde de l’impérialisme ou même la récupération de certains pouvoirs économiques, ne suffisent pas à assurer une indépendance réelle permettant de redéployer sa capacité d’initiative historique. La domination s’instaure par les armes, qui, elles-mêmes, sont largement dépendantes de la puissance économique, toutefois, pour asseoir leur domination les vainqueurs doivent nécessairement imposer leur hégémonie culturelle.

    Pour lutter contre cette domination polymorphe, dont l’idéologie et la culture sont des points névralgiques, il est nécessaire de fonder sa résistance – moumana’a – sur des principes différents de ceux du vainqueur, l’« Occident officiel ». On ne saurait construire une résistance effective à partir des principes et des idées du vainqueur alors que l’un des aspects spécifiques de la domination de celui-ci est d’imposer sa manière d’être et de penser au vaincu. Ibn Khaldoun montre les limites de la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave car, dans sa perspective, l’esclave qui retourne ses armes contre son maître sera toujours dépendant de celui-ci. Sa libération ne sera qu’une ruse masquant son lien de dépendance.

    Dans une perspective khaldounienne, la libération du vaincu ne peut être effective que par l’affirmation positive d’une identité spécifique et autonome, distincte de celle des vainqueurs. Le vaincu doit façonner de manière indépendante les armes permettant sa libération. Il ne peut agir par réaction – l’Esclave se libérant – mais par une action volontaire et libre reposant sur des fondements indépendants du vainqueur. L’action volontaire doit ressusciter positivement le Moi spécifique tout en négligeant l’Autre dominant qui voit l’universalisme de sa culture et de ses idées contesté et le dynamisme de sa domination démystifié. Dans cette perspective, seule l’autonomie du vaincu par rapport au vainqueur peut permettre son émancipation véritable. Pour cela, le vaincu doit définir son identité, indépendamment de celle du vainqueur, afin de garantir son autonomie.

    Cette identité peut s’affirmer par la mise en avant d’identités spécifiques héritières de civilisations anciennes – les Empires Incas, Maya, Aztèque, la civilisation arabo-islamique, les Empires de l’Afrique subsaharienne, l’Inde, la Chine ou le Japon. Il s’agit pour ces vaincus de retrouver leur être historique s’exprimant au travers d’un Moi spécifique. Cela s’inscrit dans un processus de lutte, contre soi-même et contre l’autre dominant, de reconquête de ce Moi spécifique, de cette identité déformée et dénaturée sous l’impact de la domination occidentale. Cette affirmation du Moi spécifique est indispensable pour contribuer au fond commun de l’humanité.

    Dans ce cadre le monde arabo-islamique peut s’appuyer sur une identité spécifique multiséculaire reposant sur l’islam, à la fois religion et héritage civilisationnel, et sur la langue arabe, idiome commun au monde musulman. Cette identité spécifique du monde arabo-islamique peut se construire, ou se reconstruire, en puisant dans sa longue histoire qui a vu cette civilisation être un acteur majeur du monde dans lequel elle déployait son action, entre le VIIème et le XVIème siècle. De Dakar à Djakarta, l’héritage de cette civilisation exerce un rôle déterminant dans l’affirmation d’un Moi spécifique indépendant de celui du vainqueur occidental. Le retour à cet héritage civilisationnel permet au monde arabo-islamique de sortir de son statut de vaincu, dans lequel voudrait le cantonner le vainqueur occidental, pour s’ériger en acteur libre et autonome.

    Youssef Girard




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  • KIFKIF
    24 mars 2010 at 14 h 00 min - Reply

    l,intellectuel algerien type est celui qui est au pouvoir, celui qui ne l,est pas encore asprire y etre un jour. c,est tout le contraire d,un intellectuel universellement admis comme tel.
    un de ces intellectuels algeriens type sevit sur ce site.
    qui a dit que amirouche avait tort ?




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  • js
    24 mars 2010 at 15 h 17 min - Reply

    @ Radjef Said.

    Je suis peut etre vieux jeu, ou peut etre que pour moi le Français est une langue étrangère, mais j’ai tendance pour comprendre, à rattacher les choses les unes aux autres pour en faire une chaine qui m’aide à assimiler.

    Et j’ai beau tourner et retourner ton post, je ne vois ni à qui il s’adresse ni ce qu’il vise précisément, faute par moi de le rattacher à quelque chose de précis.

    J’estime donc après réflexion, ce qui m’arrive quand je ne comprendss pas, que je dois faire des suppositions pour pouvoir te comprendre.

    Mais cela voudrait dire que tu voudrais nous inciter à faire des suppositions au lieu de nous dire clairement ce que tu vises et je n’en vois pas la raison. C’est donc que je me trompe et que je n’ai pas à faire de suppositions. Car ce ne serait pas logique.

    Donc tu vises certainement l’ensemble du topic et pourquoi parler dans le contexte LQA de Ali Belhadj. Bonne question si c’est celle que tu nous poses, bien que nous aurions du nous la poser en premier. En somme quels sont les sujets à débattre et ceux à éviter. Quelle est notre ligne éditoriale.

    Mais ça je crois que c’est tranché par l’appel du 19 mars. Je tourne en rond comme tu vois.

    Le topic sur Ali Belhadj déroge t il au principes de l’appel ? En quoi puisque ce citoyen est membre d’un parti politique d’un parti dissous par un système avec lequel nous ne sommes pas d’accord ? En mathématiques on a coutume de dire l’ennemi de mon ennemi est mon ami. Donc là aussi et connaissant ta logique habituelle de haute facture, je dois me tromper.

    Me ferais tu l’insigne honneur de m’expliquer ? Je pourrais continuer des heures commes ça à supposer mais on m’a dit de ne pas etre long.




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  • masi
    24 mars 2010 at 17 h 13 min - Reply
  • Adel
    24 mars 2010 at 18 h 36 min - Reply

    A propos du texte de Youssef Girard,

    L’imitation du vainqueur n’est pas toujours une mauvaise chose. Elle peut même être très bénéfique, pour ne pas dire nécessaire. A la seule condition, cependant, de ne pas être du copier–coller, mais une opération de réappropriation. Les comportements, les tenues vestimentaires, les goûts culinaires ou artistiques évoluent et changent avec le temps. L’un des facteurs qui influent le plus sur ce processus d’évolution est justement l’imitation du vainqueur, de ce (ou celui) qui a du succès.

    L’élève commence par imiter son maître avant de devenir lui-même un maître. Ainsi est fait l’être humain et ainsi va le monde.

    L’identité d’un peuple n’est pas figée, mais se modifie avec le temps, quoique lentement. Les Imazighen ont parlé punique, latin et arabe. Ils ont été païens, chrétiens et musulmans. A chaque fois, ils avaient imité les vainqueurs. Y aurait-il de bons et de mauvais vainqueurs ?

    Youssef Girard demande aux musulmans de ne pas imiter les Occidentaux vainqueurs. C’est bien. Mais pour être complet et profitable, son conseil devrait être suivi par des solutions de rechange. Que propose-t-il aux musulmans, DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI (pas celui de Médine du 7ème siècle), afin de relever tous les défis auxquels ils doivent faire face en matière d’emploi, de logement, de santé, d’éducation, etc. Comment satisfaire les besoins immenses de populations privées de tout ? Youssef Girard n’en a manifestement pas cure.

    « quand un peuple perd le contrôle de ses propres affaires » dit Ibn Khaldun. Voila, le plus important. Ce n’est pas la rhétorique qui sauvera les musulmans. Ils doivent reprendre le contrôle de leurs propres affaires. Comment ? Dites-nous, Youssef Girard.

    Méfions-nous des faux-amis…




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  • radjef said
    24 mars 2010 at 18 h 40 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.js, bonsoir. Je veux dire qu’il n’y a pas que Ali Belhadj et l’ANP sur le terrain. Il existe une 3eme voie que le pouvoir craint plus qu’Ali Belhadj. Une 3eme voie que le pouvoir veut disperser, parcequ’elle ne craint pas son algérianité,son Islam(qu’elle refuse d’instrumentaliser),son identité, son histoire, son arabité, son amazighité; qui ne craint pas la laicité, le savoir et la science. Une 3eme voie dans laquelle se reconnait la grande majorité,sinon la majorité ecrasante du peuple algerien. Une 3eme voie qui n’est ni sous la botte de l’Orient ni sous celle de l’Occident. Cette 3eme voie est en train de se rassembler autour de l’Appel du 19 mars. Notre priorité, notre urgence est de nous rassembler, de nous unir, de nous parler et de nous connaitre sans nous desolidariser des victimes, de toutes les victimes de l’Armée et de ses apologistes.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    24 mars 2010 at 21 h 20 min - Reply

    Salam,

    La bêtise aussi y sévit, hélas. Mais, comme dit le poète, ce n’est pas aux sots que j’en veux c’est à la sottise. En plus, ils osent suggérer l’épuration, la purge. Amirouche est manifestement d’actualité. J’en ai la bleuite. Cette opération de manipulation montée par les services spéciaux colonialistes s’était soldée entre 1957 et 1959 par la liquidation, essentiellement dans la wilaya III, de plus de 4000 personnes majoritairement des intellectuels. Et dire que certains qui jettent la pierre à Ali Benhadj dont les mains sont immaculées du sang de ses compatriotes, non seulement pavoisent mais donnent, stupidement, des leçons de démocratie.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    24 mars 2010 at 21 h 23 min - Reply

    Salam,

    Adel, j’apprécie votre modération comparativement à la réaction épidermique de Yacine coutumier du fait. Et, vous faites, preuve, permettez-moi de le dire, d’intelligence. Loin de moi l’idée de mépriser qui que ce soit, et surtout pas vous. Il y a tellement de choses fausses, inexactes, infamantes qui sont dites au sujet de Ali Benhadj qui est un ami personnel, du FIS dont je suis un militant et de l’islam que je défends selon ma sensibilité et qui constitue, pour moi, la centralité. Il est en même temps le point de départ et le point d’arrivée. Tout vient de là et tout doit y converger.

    Notre débat ne concerne pas la Russie mais l’histoire et les expériences vécues par d’autres peuples sont souvent riches d’enseignement. Et c’est le cas de la Russie dont la profondeur historique et culturelle est incontestable.

    Je ne suis pas monarchiste, mais à choisir entre la monarchie constitutionnelle britannique, par exemple, et les Républiques démocratiques et populaires qui sont, en réalité, des dictatures, je n’ai aucune hésitation à défendre les monarchies de type républicain.

    Vous êtes tout à fait libre de considérer que la période bolchevique avait constitué un progrès par rapport à l’ordre tsariste, mais ce n’est pas l’avis des peuples qui l’ont subie depuis 1917.

    Dès le début des années 30, Boris Souvarine qui n’est pas suspect d’anti-communisme a publié un témoignage sans concession contre le système qu’il avait pourtant contribué à mettre en place. Lénine lui-même avait qualifié quelque part ce système « de la plus authentique des oligarchies ». Et pourtant, c’est à son époque que le système administratif répressif qui avait surpassé celui du Tsar a été édifié. La Tchéka créée en décembre 1917, puis le GPU ensuite le NKVD, etc.., véritables instruments de terreur en ont été les symboles. Je ne vais pas m’étaler ici sur les crimes et les méfaits qu’ils sont commis y compris chez les ouvriers et les paysans, ces serfs de l’époque tsariste. Les mains blanches, sans callosité, c’est-à-dire les intellectuels, étaient systématiquement liquidées.

    Un mot sur l’église russe qui fut, il est vrai, un Etat dans l’Etat. Bien qu’elle s’accordait des privilèges critiquables, cette église a joué un rôle très important dans la cohésion de la nation. Elle a permis, contrairement à ce que vous imaginez, une transformation profonde de la société russe qu’elle a débarrassé de ses archaïsmes voire de certaines de ses sauvageries comme le rapt de la femme que le ravisseur veut épouser. Cette église, et cela devra vous faire plaisir, a combattu la polygamie et la répudiation, lutté contre l’esclavage qu’elle a, en effet, pratiqué, mais qu’elle a supprimé en ce qui la concernait à partir du XIIIème siècle, je dis bien XIIIème siècle. Et elle avait appelé les autres propriétaires fonciers à affranchir leurs esclaves, sans parvenir à éradiquer totalement cette pratique féodale indigne de l’exploitation de l’homme par l’homme ; elle n’y a pas réussi pour de multiples raisons notamment la misère matérielle des moujiks qui retombaient immédiatement après leur affranchissement par un « maître » en servitude.

    Cordialement




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  • Ammisaid
    24 mars 2010 at 22 h 07 min - Reply

    Cher frère Yacine,
    Reviens nous vite avec une histoire, une idée, une inspiration, une contradiction, une colère, un avis…comme tu sais bien le faire. Tu nous aides à rester en éveil, à un pas voir avec un seul oeil, à ne pas réfléchir avec un seul hemisphere cérébral…
    Vive la diversité des opinions, des idées, des compréhensions et de tout le reste. Que dieu puisse nous aider à rester humble même quand nous avons raison. Amine à Rebi Al3almin
    Fraternellement et cordialement à toi




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  • Adel
    25 mars 2010 at 2 h 29 min - Reply

    @Boukezouha abdelouahab

    Bonjour,

    Les perversions qui ont fait dévier la révolution bolchevique de ses buts initiaux sont connues. Je suis un adversaire résolu de toute forme de dictature, même au nom des plus nobles idéaux et j’adhère à votre jugement. Malgré cela la révolution qui a renversé le tsar a constitué une étape nécessaire dans l’histoire de la Russie. De la même manière, la révolution algérienne, malgré les déviations qu’elle a connues après l’indépendance, garde toute sa légitimité. Qui oserait réclamer le retour du colonialisme?

    Cordialement




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  • Adel
    25 mars 2010 at 3 h 02 min - Reply

    @Boukezouha abdelouahab

    Bonjour,

    « …et de l’islam que je défends selon ma sensibilité et qui constitue, pour moi, la centralité. Il est en même temps le point de départ et le point d’arrivée. Tout vient de là et tout doit y converger. »

    Voila me semble-t-il le cœur du problème.

    Selon moi, l’islam n’a jamais été en danger dans l’Algérie indépendante, il n’y a donc pas lieu de le défendre. Je pense qu’on peut être un musulman sincère et respectueux de tous les commandements du Coran et avoir une attitude tolérante envers ceux et celles, parmi les Algériennes et les Algériens, qui ne respectent pas ces commandements avec la même rigueur, mais qui n’oppriment pas leurs compatriotes.

    La faillite du pouvoir est d’abord morale, c’est un fait. Mais c’est parce qu’il a dupé tout un peuple en lui faisant croire pendant deux décennies que l’on construisait une société nouvelle plus juste puis en le larguant sans aucun état d’âme lorsque les prix du pétrole chutèrent. Ce fut le règne du chacun pour soi, les milliards pour la caste au pouvoir et la misère pour le reste du peuple.

    C’est cette duperie qui est au centre de la crise que vit notre pays. Pourquoi alors passons-nous notre temps à nous battre autour de l’islam, au lieu d’unir nos forces pour chasser les usurpateurs ?

    Cordialement




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  • Yacine
    25 mars 2010 at 3 h 45 min - Reply

    @Ammisaïd.

    Je te remercie pour ton soutien, mais ma décision est prise avec regret. Une fois que je finis avec les provocations de l’ »intello », je disparais.

    Pour toi, voici une dernière pièce de théâtre de mon cru. Le modérateur commence à trouver ces joutes amusantes et laisse passer les piques. Profitons-en.

    J’aurai pu continuer sereinement mon regard critique sur Ali Belhadj, mais les circonstances me contraignent à changer mon fusil d’épaule pour me défendre encore une fois contreBOUKOUZOUHA, son ami personnel(c’est lui qui le dit), en usant encore une fois du droit de réponse à sa dernière attaque. Je dirait quelques mots sur son maître vers la fin.

    Coup de théâtre!

    Notre savant arrogant et fier comme un coq qui traita les internautes de « jouhal » et de pauvres d’esprit vient de le nier en bloc aujourd’hui.
    Notre savant dit dans son dernier message : «Loin de moi l’idée de mépriser qui que ce soit ». Il nie tout, quitte à passer pour un gros menteur. Pour bien se faire accepter rien de mieux que de prendre son interlocuteur de circonstance pour un jobard en le caressant dans le sens du poil. Il lui fallait un appui dans cette adversité imprévue. Tout port est bon dans une tempête, n’est-il pas vrai? Adel (le port), pourtant avant la tempête, fut traité, avec HAMOU et BRAHIM, de menteur, de jahel et de quantité négligeable pour Ali Benhadj (voir plus haut le premier message de notre savant). Rien que ça! Encore que ces trois « suppôts du diable » sont les mieux lotis dans son inquisition. Le reste des détracteurs de Benhadj qui ont eu l’outrecuidance, de laisser un message défavorable sont tout simplement des simples d’esprit, et ne valent pas la corde de leur pendaison. Bien sûr ses insultes ne sont pas une « réaction épydermique », mais ils sont mûrement réfléchis et gentiment administrés…

    Désolé Monsieur Benchenouf, on ne peut pas dire que ses propos sont empreints de modération et d’humour. Et aussi désolé d’avoir mal pris votre intervention et je vous remecie pour votre clarification.

    Malheureusement pour lui, faute de pouvoir se débarrasser des pièces à conviction, la « richesse intellectuelle » dont il se targue ne lui permet pas de trouver le moyen de nier habillement son arrogance et son mépris pour les internautes qui se sont opposés à Ali Benhadj.

    Et encore, je n’ai rapporté que ce que j’ai lu ici! Mis à part ses tout premiers postes, je n’ai pas lu ses interventions ultérieures. Ceux qui s’y sont frottés apprécieront et peuvent témoigner. Tout compte fait, Adel a effectivement fait preuve d’une intelligence que je n’ai pas eue. Avec ses insanités pathologiques dignes des fous de Dieu, ce ne sont pas des répliques qu’il fallait, mais un traitement en douceur. Bravo Adel, après votre traitement, le gars remarque enfin votre intelligence. Avec votre talent, vous auriez fait un bon dresseur de mustang. Soubhan moughaïr el ahwal wel koloub.

    Précisions

    Je ne suis pas un éradicateur ni un laïque proprement dit. Je les réfute autant que l’intégrisme religieux, le purisme doctrinal et toutes les nouvelles invasions idéologiques horizontales et verticales (pour reprendre les termes d’un autre illuminé ès linguiste) qui ont pris l’Algérie pour cobaye et pour champ de bataille. Mon Islam est simple, il est celui de mes parents, de ma jeunesse, de mes voisins, de ma ville, de mes instituteurs, de mes professeurs dont un grand nombre étaient des femmes formidables. Des femmes auxquelles je suis énormément redevable et que les idées rétrogrades de Ali Benhadj veulent les confiner aux travaux ménagers, l’enfantement et aux plaisirs sexuels de l’homme en lui déniant les facultés intellectuelles scientifiques ou aptitudes et droits professionnels. Mon Islam est celui de Malek Bennabi, de Benbadis, de Bachir el Ibrahimi, de tous les vrais moudjahidin, de Ferhate Abbas dont j’ai eu un grand plaisir de découvrir la foi profonde dans son livre « L’indépendance confisquée » etc. C’est un Islam simple et tolérant. Il laisse une grande liberté à l’intellect du musulman homme et femme. Il ne s’immisce pas dans la vie privée des autres. Il ne s’impose ni par la violence ni par la virulence des prêches ni par le mépris de ses semblables. Il n’est pas possessif, il n’enchaîne pas les fidèles avec des accoutrements dépassés, ni des rituels charlatanesques, ni des imprécations hystériques. Un Islam qui réconforte, soulage et guide vers la paix intérieure. C’est un Islam humain.

    Ali Benhadj, le retour?

    J’abonde dans le sens de certains internautes pour dire que monsieur Benhadj est en train d’être manipulé par les services. Il jouit d’une liberté de parole de plus en plus grande, et ses interventions et ses discours à la mosquée tolérés mais surtout de plus en plus médiatisée. Présence de plusieurs caméras et mise en ligne sur Youtub, une foule acquise de plus en plus grande. Les foules s’épaississent autour de lui. C’est très curieux. Il commence à retrouver ses anciennes habitudes de grand orateur qui ne s’embarrasse pas de la réalité de son pays. Ce qu’il vient de dire par exemple sur la femme, est d’une violence inouïe. Je ne m’attendais pas qu’il soit si aveugle à la réalité sociale de l’Algérie et si méprisant en vers les femmes. C’est exactement le genre de piège dans lequel le DRS voudrait voir tomber un chef religieux intégriste.




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  • tacili
    25 mars 2010 at 10 h 37 min - Reply

    @M.Boukezouha

    Est ce que vous pouvez nous faire profiter de votre audience aupres de votre ami Ali Benhadj et lui demander de repondre a quelques questions des lecteurs de ce site ?

    Je vous serai reconnaissant.

    Merci




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  • Mohsen
    25 mars 2010 at 10 h 40 min - Reply

    – – – – – -MALHEUR AUX VAINCUS – – – – – – – –
    A propos d’une note pour une lecture politique d’Ibn Khaldoun.
    Un internaute pose la question de savoir comment les Musulmans, dans le monde contemporain, « doivent reprendre leurs propres affaires ». Revenons à la lecture de la perspective khaldounienne et lisons la plus attentivement. Que nous enseigne t-elle ?
    — Ibn Khaldoun, en tout premier lieu, engage les Musulmans vaincus, pour se libérer et recouvrer leur liberté, d’affirmer (c’est-à-dire d’ancrer, de cimenter, de fortifier) leur identité islamique séculaire. Car, « on ne saurait construire une résistance effective à partir des principes et des idées du vainqueur alors que l’un des aspects spécifiques de la domination de celui-ci est d’imposer sa manière d’être et de penser au vaincu » . En la matière, l’unique source d’inspiration pour les Musulmans, est de retourner aux seules valeurs et principes du Saint Coran et de la Sunna. C’est là, une méthode indépendante de façonner les armes de la résistance et, une armature morale indissoluble qui ne peut être défaite. La matrice spirituelle de l’engagement à croire en Dieu et à Lui seul, d’appliquer ses enseignements et de suivre l’exemple parfait de Mohammad (saws).
    Dans le monde moderne, l’hyper puissance technologique s’accompagne d’une absence de sens. L’Occident ne fournit plus la réponse. La civilisation occidentale semble pourrir désormais sur pied, soutenue dans cette agonie horizontale par le seul vacarme de sa glaciale puissance technocratique. Mais sous le vacarme: le vide. La course effrénée au divertissement, à l’étourdissement, à l’accumulation des biens, à la possession des dernières technologies bref, la Consommation est devenue le sens et la finalité de la vie, annihilant souvent efficacement toute velléité d’introspection, individuelle ou collective. « Je dépense donc je suis » résume bien l’idée d’une civilisation dont le message ultime est d’inviter chacun à remplir son vide intérieur, l’absence de sens, par un acte d’achat sans cesse renouvelé.
    Dans cette fureur individualiste, consumériste où les rapports de force vont du fort au faible, un pays islamique, a résolument et pacifiquement (mais sans s’en laisser conter) assumé sa volonté de vivre son islamité pleine et entière. Les obstacles et les embûches que dressent sans cesse l’ennemi occidental sur sa route, ne font que renforcer sa farouche détermination à exister selon ses propres valeurs et principes islamiques.
    « L’Iran est un exemple d’un pays qui a fait des avances considérables par l’enseignement (éducation) et la formation, malgré des sanctions internationales dans presque tous les aspects de recherche pendant les 30 ans passés. La population universitaire de l’Iran s’est gonflée de 100,000 en 1979 à 2 millions en 2006. Soixante-dix pour cent de sa science et des étudiants d’ingénierie sont des femmes. [5] le progrès de science de l’Iran est le plus rapide dans le monde. L’Iran a fait le grand(super) progrès dans des secteurs différents, y compris la science aérospatiale, nucléaire, le développement médical, aussi bien que la cellule souche et multipliant la recherche ». [6]
    http://en.wikipedia.org/wiki/Science_and_technology_in_Iran
    Dans son dernier rapport, Science-Metrix , institut privé et indépendant américain qui coopère avec les gouvernements et les centres universitaires, révèle que la vitesse du développement de la production scientifique en Iran est astronomique.
    C’est là, devant les succès continuels et incontestables de ce courageux pays, que les nations islamiques vaincus et occupées ou sous tutelles par procuration via des castes locales collaborationnistes, un exemple à suivre pour résister à ce Nouvel Ordre Mondial que l’Occident, sûr de lui et dominateur veut nous imposer




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  • radjef said
    25 mars 2010 at 12 h 32 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Personne ne demande l’epuration des elites ni a les diaboliser. Tous les articles et commentaires parus dans ce site ont un point en commun : l’union des élites. On est unanimes a demander l’union des elites dans un cadre organisé, discipliné et transparent, dans le respect de la diversité des opinions et des convictions de chacun.Ce qui unit les algeriennes et les algeriens et plus fort de ce qui les divise. C’est cette union que les initiateurs de l’Appel du 19 mars comptent elargir, fructifier, fortifier…C’est dans cette union que doit desormais se construire l’imaginaire collectif du peuple algérien…
    Le pouvoir se pose toujours cette question: qui va être mon ennemi ideal? Je dois avoir un ennemi pour justifier ma presence. Le pouvoir, sans chercher dans les manuels de sociologie,cherche un ennemi ideal, celui qui lui convient le plus et qui peut donner de la légitimité à sa presence et à ses actions.Le nom de Belaid Abrika, instrument d’une poignée de généraux et ses sponsors peripheriques a été cité plus de fois que les noms de Ait Ahmed, Sadek Hadjres, Mammeri, Dib, Yacine,Djebar, Abane reunis par la presse d’ici et d’ailleurs, alors que les parcours de S Hadjres et de H Ait Ahmed suffisent à eux seuls pour remplir toutes les bibliotheques algeriennes. Combien de fois le nom de Sidhoum a été cité par la presse algerienne? Est ce que Sidhoum serait moins militant que ceux cités regulierement par la presse d’ici et d’ailleurs ou bien Sidhoum n’est pas l’opposant idéal que le pouvoir et ses sponsors ailleurs cherchent?…Cela dit, Ali Belhadj uni à des militants resolus peut faire avancer le combat pour la restauration d’un Etat de droit.




    0
  • Rédaction
    25 mars 2010 at 15 h 09 min - Reply

    Mes cher (e)s compatriotes,
    Nous assistons depuis un moment à certains dérapages verbaux à la limite de l’acceptable concernant cet article. Ce dernier a engendré un chaud débat (comme en témoigne le nombre de commentaires). Mais malheureusement, la culture démocratique reste hélas loin des rivages de nos esprits. Certains confondent liberté d’expression et insultes. D’autres, au lieu d’argumenter ou contre-argumenter, s’érigent en donneurs de leçons. Quelques uns continuent à tenir le vieux discours de l’éradication, abondamment servi par les services de l’action psychologique de la police politique durant les années de braise.
    Nul n’a le droit de s’ériger en tuteur ou en censeur, pour interdire à l’autre de s’exprimer. Ce site est fréquenté par des compatriotes de toutes les tendances politiques, sans exclure quiconque, en dehors de ceux qui s’excluent d’eux-mêmes et des provocateurs en mission commandée qui tentent vainement de semer la zizanie.
    Encore une fois, l’Algérie appartient à tous les Algériens et aucun individu, groupe ou clan n’imposera ici sa vision d’exclusion à la majorité. Chacun est libre d’exprimer ses idées, en respectant les autres, sans utiliser de qualificatifs désobligeants et blessants envers celui dont il ne partage pas la vision des choses.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine Sidhoum




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  • tacili
    25 mars 2010 at 15 h 14 min - Reply

    @ js

    Merci d’avoir pris le temps ed reponder a ma question. J’y reviendrai tout a l’heure.

    Merci




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  • Adel
    25 mars 2010 at 15 h 48 min - Reply

    @Mohsen

    Bonjour,

    Permettez-moi d’abord de souligner que cette réponse n’est pas faite dans un but de polémique, mais pour avancer dans une discussion qui me semble importante.

    Je me considère personnellement comme un homme de dialogue qui a confiance en la capacité de tous les êtres humains à accepter la vérité. Ce dialogue ne doit pas cependant se limiter aux musulmans mais englober tous les peuples de la planète. L’Humanité avance lentement et dans la douleur vers la République Universelle, au sein de laquelle les mots de liberté, d’égalité et de fraternité prendraient enfin leur véritable sens. Cette fraternité qui dépasse les frontières n’est-elle pas le but ultime de l’islam ? Pouvons-nous atteindre ce but en élevant de plus en plus de barrières entre les peuples ?

    Vous avez brossé un tableau bien noir du monde occidental. Vous avez gommé l’action de tous les hommes et femmes de bonne volonté, et ils sont plus nombreux que vous ne le pensez, en ne faisant ressortir que celles de la minorité qui s’ingénie à faire de l’Homme un loup pour ses frères et sœurs. Vous oubliez que le tableau est encore plus sombre dans les pays arabo-musulmans : dictature, mépris des droits les plus élémentaires, violence, corruption, etc. Cela ne nous avance pas à grand-chose de trouver des circonstances atténuantes aux musulmans alors que nous les refusons aux Occidentaux. Pourquoi serions-nous excusables alors que nous les condamnons sans appel ?

    La crise que vit le monde aujourd’hui ne peut être dépassée que si des passerelles de plus en plus nombreuses sont jetées entre les peuples. L’enfermement ne servira qu’à donner plus de poids à tous ceux qui, de part et d’autre, ne rêvent que de guerres sans fin et d’éradication de l’autre.

    Ni les musulmans, ni les Occidentaux ne détiennent la solution complète. C’est par le dialogue et la solidarité que l’égoïsme sera vaincu.

    Oui, les musulmans doivent préserver leur identité, mais ils doivent le faire sans crispation, ni rigidité excessives. Ce n’est pas en réactivant systématiquement des attitudes et des comportements dépassés que notre identité sera renforcée. Nous devons bien faire la différence entre ce qui est essentiel et ce qui est accessoire, sinon mille et un détails peuvent être érigés en traits distinctifs et ils constitueront autant d’obstacles qui nous empêcheront de vivre en paix et en harmonie avec les autres peuples.

    Certains aspects de notre culture traditionnelle ne sont pas compatibles avec le monde d’aujourd’hui, ce monde où tout un chacun aspire à l’épanouissement dans la liberté et le respect. Je citerai à titre d’exemple l’autoritarisme. Il y a 50 ans, quel enfant osait exprimer un avis contraire à celui de son père ? C’était considéré comme le plus grand des affronts. Pouvons-nous, dans le monde d’aujourd’hui, appliquer le même principe d’éducation, basé sur l’autorité indiscutable du père, du maitre ou du chef ? En ce qui me concerne, j’ai depuis longtemps compris que mes enfants, malgré leur jeune âge, méritent le respect et ils m’apprennent souvent des choses sur des aspects de la vie moderne qu’ils comprennent mieux que moi.

    Cordialement




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  • KIFKIF
    25 mars 2010 at 15 h 59 min - Reply

    Pour Noam Chomsky, que personnellement je considere comme la definition meme de l’intellectuel, il faut faire la difference entre le ‘’travail intellectuel ‘’ qu,un Adel ou un Yassine fait et la ‘’vie intellectuel’’ qui est un metier, qui ne demande pas de penser mais d,etre juste au service de l,ideologie dominante dans sa societe, ce que les intellectuels des medias font. Il y a meme un qui ‘’preche’’ sur LQA.
    Chomsky considere que la plebe, ce mot est de moi, a raison de mepriser ces derniers.
    Aussi, notre vrai intellectuel, Noam Chomsky, considere ces intellectuels des medias comme des
    ‘’ prêtres séculiers’’ au service des verites doctrinales. Et a Noam Chomsky d,ajouter : ‘’ que sous cet angle-la, la population doit etre contre les intellectuels…’’
    Il n, y a pas plus meprisant que de servir des : ‘’sots’’, des  »indigents », des  »jouhalas » et meme des des ‘’intelligent’’ a ses contradicteurs.
    En tout cas, Noam Chomsky ne l’aurait jamais fait.




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  • bouyilès
    25 mars 2010 at 17 h 29 min - Reply

    Ainsi,il faut être un véritable intellectuel pour pouvoir s’exprimer et donner son avis sur les choses de ce bas monde. Moi qui ne suis pas intellectuel et qui possède tout de même un petit intellect ,j’ai conclu que je ne pourrais jamais me proterner derrière un abbé,même s’il était mon ami.D’abord ces abbés doivent nous prouver que leur intellect est plus développé que le notre et ensuite nous démontrer qu’ils sont d’une sincérité irréprochable.Or le constat que j’ai fait est tout autre,tous les A.B sont ingrats envers l’Algérie;il n’ont fait que l’enfoncer depuis la nuit des temps,exemples:
    AhmedBenbella,AbdelatifBoussouf,AbdelazizBouteflika,
    AbdelazizBelkhadem,AliBenhadj,AmarBouzouar,et bien d’autres.Cherchez,vous allez trouver,et le jeu continue.




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  • Hamou
    25 mars 2010 at 22 h 07 min - Reply

    A BOUKEZOUHA :
    Je viens de prendre connaissance de votre post du 21 mars, car, jusqu’à aujourd’hui, j’étais branché, concernant Ali Benhadj, sur l’article « Arrestation de Ali Benhadj ». Ainsi, au lieu de me répondre sur ce dernier article, vous me répondez sur un autre que j’ignorais par manque de temps. Heureusement, les écrits restent : le mépris que vous affichez à l’égard d’autrui doit recevoir la réponse qu’il mérite :
    1. Si Brahim a des positions que je respecte mais qui ne sont pas les miennes. Donc, vous auriez dû à mon avis soulever la question que l’un de nous deux a avancée et porter la contradiction à l’auteur de cette question. La clarification est toujours supérieure à l’amalgame.
    2. Avant d’aller plus loin, une digression si vous le permettez pour comprendre mon état d’esprit actuel : ces jours-ci, j’avais l’intention de proposer à LQA et à tous les débateurs de ce site de concentrer tous nos efforts sur la Palestine et pour cela, d’enterrer la hache de guerre avec le Pouvoir et au sein même de l’opposition (au plan politique seulement et non au plan social où l’autonomie de chaque catégorie sociale doit être strictement préservée de toute influence ou pression quelconque). Je voulais préparer une contribution dans ce sens : la Palestine se meurt, le temps joue contre l’existence des palestiniens en tant que peuple. S’il faut attendre l’avènement de la démocratie dans notre pays pour porter secours au peuple palestinien, ce sera trop tard. Alors que j’avais cette intention, voilà que je tombe sur votre post du 21 mars. Et le questionnement qui s’en est suivi : comment porter secours au peuple palestinien avec des divergences pareilles, avec le mépris en plus comme cerise sur le gâteau. Décidément, mes suis-je dit, les sionistes ont tous les atouts de leur côté.
    3. Vous dites : « Il n’y a point de démocratie en Algérie en dehors de l’islam. La démocratie sans l’islam en Algérie est comme un corps sans âme. » Certains lecteurs peuvent comprendre que vous êtes contre la démocratie et que vous opposez la démocratie à l’Islam. Moi, je donne mon avis clairement sans laisser de place aux suppositions, pour qu’aussi bien l’intellectuel que « l’ignorant » me comprennent sans difficulté : Un, l’Islam est au-dessus de tout, la démocratie n’est qu’un instrument. Deux, la démocratie est le meilleur instrument pour faire appliquer la loi islamique et populariser le message islamique. Trois, considérant le point deux, une vraie démocratie où la volonté populaire est respectée est préférable au maintien de l’article 2 de la Constitution « l’Islam est la religion de l’Etat » qui n’a jamais été appliqué par la Dictature algérienne dont Ahmed Taleb Ibrahimi, votre idole, était un ministre.
    4. La phrase qui a suivi confirme que vous opposez la démocratie à l’Islam et que vous la rejetez : « Le souffle de la démocratie dans notre pays est l’islam qui libère à la fois l’homme et les peuples comme il réconcilie l’homme avec la nature. »
    5. Vous dites : « en novembre 1954 avec Larbi Ben M’hidi, fils des Oulamas. » Quelle pirouette pour continuer à faire croire que l’Association des Oulamas est l’initiatrice du 1er Novembre. La falsification de l’Histoire et le mensonge sont des crimes. Le Chahid Ben M’Hidi est un responsable du PPA. Les militants qui ont pris le maquis le 1er Novembre 1954 sont tous, sans exception, des militants du PPA. Certains d’entre eux ont suivi des cours dans les médersas des Oulamas, mais sur instruction de leur parti, le PPA. Pour le maniement des armes et des explosifs, ils ne pouvaient les acquérir que dans les stages de l’OS, organisation militaire du PPA, le seul parti dont le programme était l’indépendance. Ce programme n’a jamais été revendiqué par l’Association des Oulamas, que nous vénérons par ailleurs et malgré ses erreurs passées.
    6. Vous dites : « c’est ainsi, l’islam est au centre de notre vie. L’islam que je défends selon ma sensibilité et qui constitue, pour moi, la centralité. Il est en même temps le point de départ et le point d’arrivée. Tout vient de là et tout doit y converger. » C’est le seul point sur lequel je suis d’accord avec vous.
    7. Vous dites : « Quelle est la faute exacte du FIS ? Quelle est la faute exacte qu’on puisse reprocher à Belhadj ? » Il me semble que je vous ai déjà répondu. Je me répète mais succinctement : le reproche fondamental est politique, c’est la démission du Président Chadli que Ali Benhadj qualifiait de Messmar Djeha et le retour en force au Pouvoir des ultraconservateurs du système ; bref, Ali Benhadj a rendu un immense service aux oppresseurs et profiteurs de notre peuple. J’avais dit aussi que, si Chadli était au Pouvoir, il respecterait la volonté populaire et que Ali Benhadj, s’il voulait vraiment s’opposer au Pouvoir, devrait demander le retour de Chadli. J’ai dit aussi qu’à la seule évocation de Chadli, Bouteflika et la DRS passerait des nuits blanches pour éviter son retour.
    8. Dernier point : les exemples à suivre. L’Emir Abdelkader traitait ses prisonniers français avec respect allant jusqu’à leur permettre d’avoir la visite d’un aumônier et à, un moment où il ne pouvait pas leur assurer leurs rations alimentaires, il les a libérés. En çà, il a devancé les rédacteurs de la Convention de Genève sur le traitement des prisonniers en temps de guerre. Cheikh Ben Badis, quant à lui, nous a donné l’exemple de la tolérance en Islam en s’alliant avec le Parti communiste pour réclamer les mêmes droits que les français, alors que Ali Benhadj refusait toute alliance même avec les partis islamistes.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    26 mars 2010 at 9 h 20 min - Reply

    Salam,

    Tacili, c’est tout à fait envisageable, malgré le scepticisme de Yacine, sur ma relation amicale avec Ali Benhadj. Pourtant, il ne doit pas ignorer qu’il est plus aisé aujourd’hui de se dire, comme il le fait, l’adversaire voire l’ennemi du vice-président du FIS que son ami.

    Il y a un principe cardinal auquel les hommes d’honneur ne dérogent jamais c’est celui de ne point donner de coup de poignard dans le dos d’un homme déjà à terre. Lorsque le taureau est terrassé, les bouchers sortent leurs couteaux.

    Peut-être sommes-nous atteint du syndrome de Stockholm après avoir passé plusieurs années dans les geôles du pouvoir, subi l’innommable et connu, pour ce qui me concerne, les camps de concentration du Sud que Mohamed Boudiaf (que Dieu lui pardonne) avait présenté comme des camps de vacances ? Et je ne cherche, en disant cela, la compassion ni la connivence de personne. Je veux simplement remettre certaines choses à leur place parce que la politique n’est ni un jeu ni un concours d’éloquence et d’accusations mais une lutte, un combat qui exige des risques que Ali Benhadj assume. Il parle, il dénonce, il propose, c’est sa fonction d’opposant que certains voudraient lui voir abandonner. Cet homme fait de convictions inébranlables n’a jamais abdiqué devant l’adversité, devant les difficultés, devant les menaces, devant les procureurs et les juges. Il continue de se battre avec ses propres moyens, son verbe et son charisme. Il n’a jamais empêché personne de dire, de protester, de dénoncer, de s’opposer sans lui ou à ses côtés. L’essentiel est que le terrain soit occupé par l’opposition. Il l’occupe. Alors, c’est de soutien et de solidarité dont a besoin Ali Benhadj, pas d’insultes ou de jugements sommaires de ceux qui, en principe, ont vocation à se rassembler avec lui ou autour de lui pour faire face au pouvoir. Je considère, pour ma part, cette polémique comme une clarification même si des egos ont été visiblement blessés. Le débat d’idées est rude, il faut en accepter les bobos.

    Yacine revendique une filiation prestigieuse que je ne renie pas, au contraire je m’y source et je me flatte d’avoir été nourri de cette sève qui ne se tarit pas. En apportant mon soutien à Ali Benhadj et au Front islamique du salut, je crois demeurer fidèle à l’enseignement de l’école des Oulamas et de ce professeur d’énergie qu’était Malek Bennabi. Et Ali Benhadj n’est nullement en contradiction doctrinale avec ces autorités morales et intellectuelles puisqu’il se situe lui-même dans le sillage d’El Qyyam el Islamiyya dont il réclame l’héritage. S’il venait répondre aux questions des internautes de LQA, il faudra lui demander s’il partage les bases fondamentales de la doctrine des Oulamas. Je suis sûr qu’il dira oui sans hésitation.

    Pour terminer, le lanceur de fatwa sur ma tête me parle de Chomsky comme mon petit fils me parle de Tintin. S’il vous plait, Monsieur le modérateur, ne censurez pas cette phrase.

    Je répondrai à Adel plus tard.

    =============
    Monsieur Boukezouha, évitons encore une fois de porter des jugements sur les intervenants sur ce site qui est ouvert à tout le monde dans les limites de la bienséance et du respect d’autrui et des valeurs de cette Nation. Il n’est plus question de laisser passer ce type de jugements péremptoires, blessants. Tout le monde a le droit de s’exprimer qu’il soit nationaliste, social-démocrate, islamiste, communiste ou ….khobziste. Et personne nous dictera la conduite « idoine », ni nous dire qui inviter ou qui exclure. Il y a eu assez d’erreurs commises de part et d’autre de par le passé qui ont coûté très cher au pays, pour les répéter aujourd’hui. L’exclusion a été exclue de notre vision politique et nous continuerons à persévérer dans la voie du rassemblement et de l’union de tous les enfants de l’Algérie, malgré tous les obstacles et certaines idées figées reliques de la politique d’éradication des uns et d’autosuffisance des autres.
    Je demanderais à toutes et à tous mes compatriotes fréquentant ce modeste espace d’éviter le piège de la division et de la fitna dans lequel veulent nous reconduire certains malintentionnés.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Hamou
    26 mars 2010 at 11 h 28 min - Reply

    A Boukezouha :

    Gloire à Karl Marx, à Engels et à l’URSS. Vive la Russie. Mr Boukezouha, vous ne représentez pas le peuple algérien. Traiter ses alliés d’ennemis est au mieux de l’inconscience, au pire de la haute trahison.

    Au plan de la science, Marx a eu le grand mérite d’avoir démontré les fondements et les mécanismes de l’exploitation de l’homme par l’homme et de l’accumulation du capital. Grâce à lui, nous comprenons pourquoi les colons hier, et les patrons privés algériens aujourd’hui sucent le sang de leurs ouvriers jusqu’à la moelle. Nos patrons algériens sont pires que les colons : non contents de rogner sur les bas salaires, la plupart d’entre eux rechignent à payer les cotisations patronales de l’assurance sociale. A la mosquée, ce sont eux qui se trouvent au premier rang.

    Quant à l’URSS, les peuples du Tiers Monde et l’Algérie en particulier ne remercieront jamais assez le rôle qu’elle a joué pour faire pencher le rapport de forces en faveur des peuples colonisés dans leurs luttes de libération face aux puissances coloniales. L’épisode du lamentable échec de l’agression tripartite, France-Grande Bretagne-Israël de Suez en 1956 est une parfaite illustration de l’importance de l’existence de l’URSS pour les peuples colonisés : en s’attaquant à l’Egypte, la France a voulu frapper la Révolution algérienne au cœur (approvisionnement en armes, front diplomatique, base arrière médiatique de grande efficacité, etc…) ; l’intervention résolue de l’URSS a annihilé l’objectif stratégique de la France au grand bénéfice du peuple algérien.

    Aujourd’hui même, parmi les grandes puissances du G-8, la Russie est le seul soutien du peuple palestinien. Malheureusement, à cause de l’ingratitude de gens comme Mr Boukezouha, nous sommes en train de perdre ce précieux allié et de combler de joie les faucons sionistes. Ce changement de cap inquiétant a été illustré récemment le 05/11/09 par la position de la Russie lors du vote à l’Assemblée Générale de l’ONU du rapport Goldstone relatif à l’agression israélienne contre Gaza : au lieu de voter « pour » comme elle l’a fait lors du vote de ce même rapport à la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU le mois précédent, elle s’est abstenue. Que s’est-il passé entre les deux votes ? Et comment se fait-il qu’aucun état arabe ou musulman, aucun média, même palestinien, n’a relevé ce changement de cap inquiétant de la Russie qui n’augure rien de bon pour l’avenir de la cause palestinienne ? Ce changement de cap est-il lié à la crise de Géorgie ? Quelle a été l’attitude des états arabes et musulmans lors de cette crise ? Qu’est-ce qu’ils attendent pour reconnaître les deux états d’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud ? Ont-ils besoin du feu vert de leurs maîtres de Washington, de Londres et de Paris ?

    Voilà, aussi bien au plan intérieur qu’au plan extérieur, les extrémistes islamistes sont les pires ennemis des peuples arabes et musulmans : à l’intérieur, le Pouvoir les utilise comme épouvantail et à l’extérieur, ils font objectivement le jeu des sionistes. Malgré la sympathie que j’ai pour votre ami Benhadj, je suis convaincu que c’est là, la stricte vérité : à vous de me convaincre du contraire.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    26 mars 2010 at 12 h 17 min - Reply

    Salam,

    Monsieur Sidhoum, vous écrivez dans la réponse que vous me faites, comme si j’en étais le fautif : « Et personne nous dictera la conduite « idoine », ni nous dire qui inviter ou qui exclure ». J’espère que cette remarque ne m’est pas destinée parce que vous avez supprimé, peut-être, involontairement, cette phrase a propos de la demande de Tacili : « Il ne m’appartient pas de décider de qui doit ou ne doit pas être invité sur ce site. Mais si l’administrateur me le demandait, j’en parlerais avec plaisir à Ali Benhadj qui décidera… ».

    Je ne crois pas m’être substitué à vous ou vous avoir dicté, comme vous dites, une conduite « idoine » etc…

    Le signaler à vous internautes me paraît relever de l’honnêteté intellectuelle.

    Fraternellement




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    26 mars 2010 at 12 h 46 min - Reply

    Salam,

    Monsieur l’administrateur me donne des leçons de respect des autres, ce dont il a raison de s’en soucier, mais il laisse passer des atteintes à ma personne aussi énormes et graves que celles que Hamou vient de me porter. Je serais non seulement inconscient mais un traître après avoir été purement et simplement menacé d’exécution si j’avais connu la bleuite de Amirouche.

    Hamou, je n’ai pas à vous convaincre, vous êtes déjà convaincu. Ce que je sais, c’est que l’URSS a été le principal défenseur à l’ONU de la création de l’Etat d’Israël parce que l’Union soviétique considérait le sionisme comme un socialisme, elle l’assimilait au marxisme.

    Vous pouvez dire ce que bon vous semble, je retourne à mes chères études.




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  • KIFKIF
    26 mars 2010 at 18 h 50 min - Reply

     »…le lanceur de fatwa sur ma tête me parle de Chomsky comme mon petit fils me parle de Tintin.  »

    Ça me fait penser à un autre intellectuel algérien qui a dit qu’il est plus connu que l’Algérie tellement il était imbu de sa petite personne.

    L’Algérie a les intellectuels, comme les gouvernants d’ailleurs, qu’elle mérite.
    À défaut de nous éclairer, ils nous font rire et parfois pleurer.




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  • Abdelkader DEHBI
    26 mars 2010 at 19 h 31 min - Reply

    Je viens de lire avec plaisir – malgré les hoquets occasionnés par quelques polémiques inutiles – les posts précédents et une phrase toute simple, de notre ami radjef saïd, semble avoir résumé à mes yeux, tout ce qui s’est dit : « « Ce qui unit les algériennes et les algériens est plus fort que ce qui les divise. » » — Et c’est précisément sur cette phrase-là que je voudrais rebondir pour apporter ma contribution en rappelant ici – du haut de ma modeste autorité d’aîné de vous tous – deux points essentiels que semblent partager aujourd’hui, au-delà de nous-mêmes, une immense majorité d’algériennes et d’algériens qui ont réellement pris conscience de la situation critique dans laquelle se trouve notre pays. Ces deux points sont :
    1°) – Une volonté commune d’œuvrer pour le changement, par la mobilisation autour de l’Appel du 19 Mars 2009, d’un maximum de citoyens patriotes, épris de dignité et de liberté, pour dénoncer, combattre et abolir par tous les moyens légitimes, un pouvoir politique illégitime et corrompu dont le discrédit moral et la déliquescence organique constituent une menace réelle aussi bien pour la souveraineté nationale que pour les intérêts et l’unité du pays ;
    2°) – Une volonté commune de contribuer à la mise en place d’une Assemblée Nationale Constituante valablement élue et représentative du Peuple Algérien dans ses différentes composantes politiques et socio culturelles, dans le but d’instaurer une nouvelle République Algérienne. Une république authentiquement démocratique dont les valeurs morales, les référents historiques et traditionnels, les normes institutionnelles et les règles de fonctionnement ainsi que les rapports entre les différents Pouvoirs au sein de l’Etat, seront solennellement définis et proclamés dans un texte constitutionnel reflétant clairement les aspirations et la volonté du Peuple algérien.
    Par ailleurs, je voudrais dire juste un mot sur le sujet proprement dit, suscité par l’interview de M. Ali Benhadj, pour m’interroger tout haut : Est-il besoin de rappeler – chaque fois qu’il s’exprime publiquement – que ce leader politique a les mêmes droits que n’importe quel citoyen algérien ? Pourquoi certains voudraient-ils interdire de parole un M. Ali Benhadj, qui a été injustement et longuement réduit au silence des cellules – probablement ponctué par les seuls cris de la torture ? Pourquoi des chefs de bande stipendiés, manipulés du dedans et du dehors continuent-ils de prêcher ouvertement la sécession de la Kabylie depuis des années, sans être le moins du monde inquiétés, ni par la Sécurité, ni par la Justice ? M. Ali Benhadj prône un République Islamique. C’est son credo. C’est son droit. Et il le dit. Il y en a bien qui rêvent eux, d’une Algérie « normalisée », normalisant ses relations avec l’Etat sioniste….Seul grave problème pour eux. Ils n’oseront jamais le dire ouvertement. Parce que, en leur for intérieur, ils savent très bien que le Peuple algérien, dans son immense majorité, rejette l’idée-même d’une telle hypothèse. Nous sommes ici, dans le parfait exemple de « ce qui nous unit », comme dirait notre ami radjef saïd….
    Pour le reste, je regrette que certaines interventions aient rapidement dérapé sur des polémiques que je qualifierais d’ « improductives » pour singer les euphémismes diplomatiques. Mais je voudrais néanmoins saluer au passage, le degré de conscience dont font preuve en général la plupart des intervenants – par-delà leurs lectures respectives sur les questions en débat.
    Enfin, je voudrais suggérer, à la Rédaction, de bien vouloir ouvrir un forum « ad hoc » permanent, en tête du site de LQA, exclusivement consacré aux discussions et aux suggestions sur les VOIES ET MOYENS DE LUTTE que nous pourrions entreprendre. Ce forum spécial sera ouvert à l’intervention de tous les citoyens qui partagent les mêmes préoccupations que nous et qui souhaitent apporter leur contribution à la lutte commune contre le régime. Quant aux risques d’infiltrations – qui sont tout à fait potentiels et réels – le meilleur moyen de le conjurer, ce sera précisément de travailler et d’agir ouvertement et publiquement, loin de toute culture du secret ou de la clandestinité, forts que nous sommes, de la légitimité de notre combat pour le salut de notre pays, contre un pouvoir qui est lui, illégitime.




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  • Brahim Younessi
    26 mars 2010 at 21 h 31 min - Reply

    Bonjour,

    Je partage les sages propos de Si Abdelkader, mais je dois dire que la mauvaise querelle qui est faite à mon ami Abdelouhab Boukezouha me rappelle la parabole biblique de la paille et de la poutre. Car, il est vrai que certains commentaires au sujet de Ali Benhadj sont pour le moins inconvenants. Je crois que Si Abdelkader a remis les pendules à l’heure. Je me permets, quand même, de dire à Kif Kif de ne pas trop se la ramener parce qu’il a proféré de véritables menaces à l’encontre de Boukezouha. Dans son post du 24 mars 2010 à 14 h 00 min, il écrit : « l,intellectuel algerien type est celui qui est au pouvoir, celui qui ne l,est pas encore asprire y etre un jour. c,est tout le contraire d,un intellectuel universellement admis comme tel.
    un de ces intellectuels algeriens type sevit sur ce site.
    qui a dit que amirouche avait tort ? »
    Quand on sait qu’il s’agit de tuerie, on ne peut rester indifférent. Kif Kif n’a ni plus ni moins souhaité la mort de Boukezouha. Ce qui est inadmissible. Je suis même surpris que cet acte condamnable n’ait soulevé aucune réaction. Alors, s’il vous plait Kif Kif, au lieu de continuer de cracher votre fiel, vous devriez commencer par prendre conscience de la gravité de vos propos que la loi punit. J’appelle les administrateurs de LQA à la vigilance sur ce type de dérapage. D’autant qu’il peut s’agir de provocation d’agents du pouvoir.
    BY




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  • Adel
    26 mars 2010 at 23 h 18 min - Reply

    Il nous arrive souvent sur LQA de buter sur des sujets qui divisent : les langues, la laïcité, Boumédiène, Ali Benhadj… Après quelques échanges d’arguments, on se rend compte que les positions sont inconciliables.

    Que faire ?

    Un(e) intervenant(e) sur LQA peut être soit quelqu’un qui adhère à l’Appel du 19 mars et en défend les principes et les thèses, soit quelqu’un qui s’y oppose dans sa totalité ou partiellement.

    Il me semble qu’il serait souhaitable que ceux et celles qui interviennent régulièrement sur ce site se positionnent par rapport à l’Appel du 19 mars, en expliquant, au besoin, pourquoi ils (elles) n’adhèrent pas à certaines de ses thèses. Ceux et celles qui nous portent la contradiction sont les bienvenu(e)s et leurs contributions enrichissent le débat. Il est même souhaitable que ceux et celles qui adhèrent à l’Appel jouent l’avocat du diable de temps en temps, afin de relancer le débat, mais ils (elles) devraient le dire, pour éviter de passer pour des sophistes (clin d’œil à js).

    Dans cet esprit, il serait également souhaitable que les intervenant(e)s qui critiquent une position politique donnée (comme celle d’Ali Benhadj) le fassent à partir des principes de l’Appel. S’il est, par exemple, clairement établi (en se basant sur ses déclarations publiques ou ses écrits) qu’Ali Benhadj rejette la démocratie et l’alternance au pouvoir, alors il est du devoir des défenseurs de la plateforme de l’Appel d’en parler et de critiquer ses positions. Réciproquement, ceux et celles qui pensent qu’Ali Benhadj est un authentique démocrate sont également en droit de le dire et de nous éclairer à ce sujet, afin que le consensus s’élargisse. Ce n’est pas l’exclusion qui est recherchée, mais la clarification. Nous en avons besoin, après des décennies de pratique systématique et aveugle de l’exclusion et de la manipulation.

    Ceci est le point de vue personnel de quelqu’un qui adhère totalement et sans réserve à l’Appel du 19 mars.

    Extrait de l’Appel (afin de rafraîchir les idées) :

    « Nous devons œuvrer au rassemblement de toutes les forces patriotiques en vue d’un changement pacifique et radical sur la base de valeurs et de principes démocratiques clairement définis, acceptés et respectés par tous et notamment:
    Les valeurs civilisationnelles de la Nation Algérienne (Islamité, Amazighité et Arabité), fondements de notre ALGERIANITE. Ces derniers sont le socle de notre unité nationale, qui ne doivent nullement être instrumentalisés ni être le monopole d’aucun parti ou tendance politique.
    L’égalité de tous devant la loi.
    La sacralité des droits de la personne humaine.
    La souveraineté populaire : le peuple étant la seule source du pouvoir et de légitimité.
    La mise en place d’institutions qui garantissent l’expression de la volonté populaire, notamment par la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
    Le respect et la protection des libertés individuelles et collectives.
    L’alternance au pouvoir à travers le suffrage universel.
    Le respect et la promotion des cultures nationales.
    La promotion du mérite et de la compétence individuelle véritable.
    Une distribution juste et équitable des ressources nationales.
    Nos moyens de lutte contre ce pouvoir illégitime seront exclusivement politiques, pacifiques et démocratiques. »




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  • batni
    27 mars 2010 at 0 h 14 min - Reply

    Mr Dehbi,
    Vous avez raison. On ne peut permettre a un groupuscule de demander la sécession de n’importe quelle partie de notre cher pays, comme on ne va pas laisser faire les personnes qui veulent noyer l’Algérie dans un ensemble ethniciste et raciste (Le monde Arabe), ou dans une oumma imaginaire, ni changer la nature de notre république.




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  • lemgabri
    27 mars 2010 at 0 h 18 min - Reply

    @ B. Younnessi

    « Je partage les sages propos de Si Abdelkader, mais je dois dire que la mauvaise querelle qui est faite à mon ami Abdelouhab Boukezouha me rappelle la parabole biblique de la paille et de la poutre.  »

    Pas mal….partagez-vous aussi les sages propos de votre ami Si Hicham (Aboud) ?
    Qui a propos de Larbi Blekhir disait:
    فاحترازه من الاصطدامات جعله يلعب دور صمام الأمان بين مختلف التكتلات واللوبيات التي كانت بداية التسعينيات تتناحر على السلطة. ويشهد له التاريخ أنه لما غادر الجزائر في منتصف التسعينيات ليركن للراحة في سويسرا بلغت نار الفتنة ذروتها واحتدم الصراع على السلطة وكادت الأوضاع تنفجر وتصل إلى درجة لا يحمد عقباها، خاصة لما أعلن الرئيس اليمين زروال عن نيته في الاستقالة قبل نهاية عهدته. ففي هذه الظروف الصعبة عاد الجنرال العربي بلخير إلى أرض الوطن حاملا معه مشروع ترشيح عبد العزيز بوتفليقة لرئاسة الجمهورية. وكان له ما يكفي من المبررات والحجج ليقنع كل الأطراف بنجاعة المشروع حيث كانت تتوفر لدى مرشحه الحنكة الكافية للخروج بالبلاد من المأزق الذي تتخبط فيه.

    ou bien

    ربما سيشفع له وقوفه إلى جانب بوتفليقة في الوصول إلى سدة الحكم ويغفر له الأخطاء التي ارتكبها طيلة مسيرته السياسية، والتي يلومه عليها البعض ويتفهمه فيها البعض الآخر، عندما يلاحظ المرء تفكيك العلبة السوداء وإعادة الحكم الفعلي إلى من أخذه بقوة شرعية الاقتراع.

    source: http://www.echoroukonline.com/ara/aklam/analyses/48254.html




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  • KIFKIF
    27 mars 2010 at 4 h 15 min - Reply

    @Brahim Younessi
    j,aimerais vous dire que c,est justement parce que je n,aime pas ceux qui se la ramenent que je suis intervenu pour montrer ma desaprobation a la facon avec laquel nos intellectuels traitent leur
    congeneres quand ceux-ci ne sont pas d,accord avec eux.
    en quoi citer amirouche constitue-t-il un appel au meurtre ou une fatwa contre quiconque.
    a ce que je sache, amirouche est plutot connu pour etre un nationaliste qui aimait son pays et un musulman qui aimait et defendait sa religion comme ali benhadj le fait presentement.
    Amirouche avait certes de L,AVERSION pour les intellectuels mais l,affaire de la bleuite est plutot une affaire de la liquidation des traitres ou soi-disant traitres mais aucunement une affaire d,intellectuels.
    quant a me poursuivre pour appel au meurtre pour avoir citer amirouche, de la ou je vous ecris, il vous sera impossible de trouver un juge qui s,aventurera meme a ouvrir une information judiciaire, a moins que vous leur envoyiez celui qui a condamne le pauvre Mellouk et surtout ne casser pas la tete a Mr Sidhoum pour vous communiquer mon adresse ip, je vous communiquerai directement l’adresse reelle.
    concernant mes possibles liens avec le pouvoir, je vous rassure que j,ai tellement horreur de lui que je renierai meme un membre de la famille qui s,y acoquine

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  • Yacine
    27 mars 2010 at 8 h 09 min - Reply

    Le chaud faux débat

    Je croyais que tout le monde est revenu à de meilleurs sentiments, et était réhabilité dans leur dignité. Je croyais la querelle terminée après le sage holà de Salah-Edine Sidhoum et que le débat allait être refocalisé sur le personnage de Ali Benhadj. Mais non, il ne fallait pas rêver. Il faut toujours que quelqu’un remue les cendres.

    Je sais que le dilemme est maintenant difficile pour le modérateur pour qui j’ai un grand respect. Censurer un notable au risque de le froisser ou faire passer son message au risque de soulever des indignations de ceux qui sont ciblés par son message. L’exercice est difficile, je ne voudrais pas être à sa place; c’est en son âme et conscience de juger et de trancher. Mais quant à moi, j’ai une dignité à défendre. Je la défendrai jusqu’au bout. Et si mon droit de réponse ne passe pas, je ne lui pardonnerai pas.

    Par respect à son âge et sa notoriété, je ne voulais pas répondre à monsieur Dehbi qui s’est mis en haut de la mêlée et a mis tout le monde dans le même sac. A défaut d’être juste et opportun, sa remarque était néanmoins équilibrée. On a dit Ok ! Mais voilà qu’un autre notable du site se disant ami de Boukezouha s’amène pour mettre son grain de sel à cette « querelle » et pour voler à son secours après la fin des hostilités. Et son secours ne fait pas dans la dentelle, il est du genre barbare et grossier puisque il évoque la parabole de la paille et de la poutre (*) accusant du coup les adversaires de son ami d’hypocrisie (une autre insanité qui a dû échapper à la vigilance du modérateur). Alors, on est en droit de se demander dans quel genre de site on se trouve. Des coalitions de goujats s’affichent et se forment autour de Benhadj, ma foi ! Je n’en reviens pas ! Je ne pensais pas un seul instant que le site LQA recelait de telles comportements chez les sympathisants de l’ex-nº 2 du FIS, sinon on aurait pris des gants et on aurait filé à l’anglaise du site dès les premiers jours.

    Donc, si pour ce dernier renfort de Boukezouha la faute revient à ses adversaires hypocrites, alors qu’il accepte aimablement l’accusation d’être un pyromane et la présomption d’être le complice d’un obscurantiste et d’un menteur et qu’il personnifie lui-même l’hypocrite de la parabole dont il nous gratifie. Puisque quand le sieur Boukezouha a insulté les internautes dont moi-même, cet ami de l’ami de qui vous savez, suivait de loin sans mot dire. Il a jugé les insultes affectueuses, semble-t-il. Se taisait-il parce que son ami est un chorfa, un sang noble, et avait les droits de gifler « les jouhals » que nous sommes ? Car, il a été le premier à tirer honteusement sur ses adversaires et ses insultes « chérifiennes » sont là, consultables à tout moment. N’y a-t-il pas un homme droit parmi vous ? (Dixit un verset coranique)

    Le débat, est-il possible?

    @ Monsieur Dehbi,

    Il n’a pas été question d’interdire la parole à Ali Benhadj. Pourquoi soulève-t-on de faux débats ? Au contraire, plus il parle, plus il montre sa vraie nature. Les observateurs seraient plus informés sur ses desseins. Et les musulmans de l’Algérie (exit citoyens…) vont juger en toute connaissance de cause. La question était simple et les réponses diverses. Certains ont cru utile d’aller chercher des éléments de réponse en Chine, en Russie, chez Freud, etc. C’est leur droit. D’autres ont voulu argumenter terre-à-terre les propos récents et quelques positions connues de ce représentant de l’Islam radical.

    Du moment que dans ses « discours politiques », il menace les auditeurs récalcitrants avec les châtiments infernaux, et promet les houris et le paradis pour ses sympathisants, l’on est en droit de dire qu’il est un clerc au service d’une tendance de l’Islam plus qu’au service d’un pays et d’un peuple. Ce n’est pas un politicien comme les autres. Il n’argumente pas, il use de la peur. Or, il ne faut pas avoir peur, mais agir selon sa conscience librement. Il se prend pour un prophète. Et si tous les courants islamiques avaient droit à la même liberté d’action et de parole que lui, Dieu seul sait ce qu’il adviendra de notre pays.

    Cela étant dit, je ne fais pas de la philosophie. Je fais de la politique qui fait l’analyse du présent en tenant compte du passé pour faire des projections de l’avenir. Je ne méprise pas les sympathisants des courants idéologiques, mais je les combats quand je vois qu’ils deviennent un danger pour le pays. Qu’ils soient au pouvoir, qu’ils soient en prison, ou en liberté surveillée, qu’ils aient souffert le martyre pour leurs idées ou pas ou qu’ils furent rappelés par leur Seigneur, qu’ils soient courageux ou des traîtres, cela ne change pas à la nature des idées qu’ils véhiculent et qui me concernent au premier chef. Une telle attitude est-elle respectable ou mérite-t-elle des insultes ?

    Pour ne pas être très long, je continue donc à développer mon opinion sur lui sur un point seulement : son projet pour les femmes algériennes.

    Je comprends suffisamment le langage d’Ali Benhadj pour dire, dès aujourd’hui, qu’il fait preuve d’un sectarisme des plus morbide; il représente un véritable danger pour les femmes algériennes et pour l’Algérie. Et je ne suis pas suffisamment lié à sa personne pour fermer les yeux ou faire l’autruche sur son dogmatisme. Il s’agit d’une dignité, d’un droit fondamental et d’une liberté individuelle qui concerne une population composant les 50 % du peuple algérien. Des droits qu’il veut violer ouvertement au 21e siècle. Il veut les cloîtrer dans leurs appartements et les soustraire à la vie publique, à la vie professionnelle, à la science, à la politique et quasiment à toute activité extra-muros. Et ne parlons pas de l’art, car ce dernier est tout simplement farfelu et haram pour ce chef incontesté de l’intégrisme religieux. Tout cela au nom d’une charia rigide qu’il veut imposer par le truchement de la démocratie comme une chape de plomb qui ceinturera toute l’Algérie. Celles qui travaillent ont été taxées de kherrajates-wellajates de sa propre bouche. Il les tourne en dérision en leur imposant un choix humiliant entre le travail et le mouton de la dot. Je sais que vous connaissez très bien l’arabe et le dialecte algérien pour ne pas ignorer l’infamie que véhiculent les mots de kherraja wellaja. Oserez-vous interdire à vos filles et petites-filles de s’instruire et de travailler pour ne pas être taxées d’un tel « déshonneur ». Le souhaiteriez-vous d’abord ? Demain vos petites-filles voudraient entrer à l’université et réaliser leurs rêves, elles ne pourraient pas. Elles se heurteront au projet de société d’Ali Benhadj. Si vous êtes d’accord avec lui et vous vous taisez, révérence parler, vous êtes moins courageux que lui. Si vous réprouvez ce qu’il a dit et que vous vous taisez, je pense que vous connaissez ce que dit l’Islam sur ceux qui cachent la vérité. Proclamer qu’il a le droit à la parole ne fait que repousser à plus tard une question lancinante.

    Parfois, il m’arrive de douter que j’ai affaire à des personnes de notre siècle.

    Monsieur Ali Benhadj n’éduque pas, il ne porte pas un message civilisationnel orienté vers le progrès et le futur, il forme des fanatiques en quête du paradis.

    (*) Pour bien comprendre mon indignation, voici la parabole avilissante (source Wikipédia)
    « Parabole de la paille et de la poutre. Évangile de Luc, 6, 41 : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. » (Traduction Louis Segond). »

    Est-ce des propos empreints de modération ? Ou bien l’amitié serait plus forte que et plus sacrée que l’équité.




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  • Ammisaid
    27 mars 2010 at 10 h 18 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Le seul antidote contre ce poison qui se nomme orgueil est à mon avis l’humilité. Je ne suis rien comparé à celui qui embrasse tout. Je suis rien comparé à l’immensité de celui qui m’a crée. Je suis rien comparé au savant de tous les savoir. Je suis rien comparé à celui qui me limite de force ou de gré. Je suis rien et je ne serai rien d’autre que ce que me permettra celui qui est au dessus de la puissance, du savoir, des richesses, de la vie, de la mort…
    Je n’ai pas le droit d’éradiquer celui qui ne pense pas comme moi, qui n’a pas les mêmes rêves que moi, qui n’aime ce que j’aime moi, qui ne veut pas ce que je veux moi, qui refuse de venir où je vais aller moi, qui ne voit pas ce que je vois moi, qui n’entend pas ce que j’entends moi, qui ne comprend pas ce que je comprends moi, qui n’aspire pas à ce que j’aspire moi…
    Je le respecterai s’il me respecte. Je me défendrai s’il m’attaque. Je ne serai jamais le premier à l’attaquer. Je lui soumettrai mes idées et j’essayerai de le convaincre tranquillement et s’il les refuse je n’utiliserai aucun moyen violent pour l’obliger à y adhérer. Je l’écouterai et je prendrai de lui tout ce qui va m’aider à devenir meilleur. Je ne vais jamais l’insulter, ni l’humilier, ni le dominer, ni l’écraser, ni le haïr, ni le torturer, ni le tuer… car il n’est pas comme je suis, il ne veut pas devenir comme moi et il ne croit pas à ce que je crois moi.
    L’Algérie est à lui, l’Algérie est à moi, le plus important pour moi est que main dans la main, ensemble, nous travaillerons pour son bien , pour sa prospérité, pour son son rayonnement, pour son bonheur et pour celui de tous celles et ceux qui l’aiment, quelques soient leurs convictions religieuses, quelques soient la région ou ils et elles habitent, quelques soient leurs idéologies, quelles soient leurs convictions, quelques soient la langue ou les langues avec lesquelles ils et elles s’expriment et quelques soient ce qu’ils ou elles sont.
    Nul ne détient la vérité et chacun saura sa vérité lorsque la mort viendra le chercher. Nous avons tous et toutes des poutres dans nos yeux et nous pourrons jamais les arracher tant que nous continuons à célébrer les uns et à descendre les autres. Celui qui connaît n’a transmettre son savoir à celui qui ne connaît rien. Celui qui est parfait n’a donner l’exemple à celui qui ne l’est pas ou à celui qui quête le perfection.
    Ils nous ont rendu malades, celui qui l’est moins doit aider celui qui l’est trop à guérir un peu pour le rejoindre ou le dépasser. Ils ont infesté nos idées, ils ont endurci nos coeurs, ils ont terrorisé nos âmes, il faut bien commencer à la purifier.
    Si chacun veut le pouvoir pour imposer de force aux autres ses idées, ses croyances, ses désirs, sa puissance, ses convictions et ses idées, alors, il vaut mieux arrêter là, car ceux qui sont au pouvoir le font bien et depuis longtemps.
    Ils nous ont imposé leur islam, leur langue, leur révolution, leur socialisme, leur capitalisme, leur désir…mais avec les armes, la torture, répression, la domination, la terreur…Nous les connaissons, nous préférons continuer avec eux.
    L’appel du 19 mars est clair sur tous les points, il ne correspond pour l’instant aux idées de qui que ce soit, il est en devenir. L’appel du 19 mars ne rejette aucun Algérien, il dit respecter tous et toutes, c’est pour cela que nous sommes là, pour l’aider à grandir, à s’ancrer dans nos têtes, à s’épanouir, à mûrir et ensuite, si Dieu le veut, à nous guérir de nos méfiances, des nos orgueils,de nos peurs, de nos divisions, de nos erreurs, de nos intolérances, de nos désespoirs…pour ensuite guérir notre pays de sa régression, de ses deuils, de ses maux, de ses misères, de ses ignorances…
    Aucun de nous n’est un saint et ceux qui nous gouvernent à force de prétendre qu’ils sont des saints, ils ont rendu l’Algérie comme un p…qu fait jouir tous les pervers, tous les barbares, tous les hypocrites, tous les frustrés…nationaux et internationaux.
    Inventons tous ceux qui aspirent à gouverner l’Algérie sur LQA, posons leurs des questions clairs et exigeons d’eux des réponses clairs pour ce qu’ils désirent faire pour l’Algérie et son peuple. Le peuple refusera, sauf forcée, de suivre les extremistes quelque soit l’idéologie qu’ils compteront imposer au peuple.
    Posons les armes, posons les haches, posons les couteaux, posons les baïonnettes, arrêtons de poser les bombes, cessons les insultes, adoucissons nos coeurs, cessons de suivre les conjectures, les mauvaises croyances et les imaginations illusoire et construisons la fraternité, la non violence, la paix, la solidarité, l’entraide, la compréhension…
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Abdelkader DEHBI
    27 mars 2010 at 14 h 19 min - Reply

    @ — Yacine :
    Personne ne peut vous contester le droit en tant que citoyen, d’exprimer vos opinions sur les thèses de M. Ali Benhadj qui est un leader politique, c’est-à-dire un homme public, forcément exposé aux critiques, à la désapprobation, voire souvent – malheureusement – aux insultes. Encore que vous semblez lui accorder abusivement des « droits » qui n’existent que dans votre esprit, quand vous écrivez : « « Et si tous les courants islamiques avaient droit à la même liberté d’action et de parole que lui, Dieu seul sait ce qu’il adviendra de notre pays. » »
    Un peu plus loin vous poursuivez, en vous adressant à moi (en copie-collée) : « « Si vous êtes d’accord avec lui et vous vous taisez, révérence parler, vous êtes moins courageux que lui. Si vous réprouvez ce qu’il a dit et que vous vous taisez, je pense que vous connaissez ce que dit l’Islam sur ceux qui cachent la vérité. Proclamer qu’il a le droit à la parole ne fait que repousser à plus tard une question lancinante. » »
    A cette quasi-sommation que vous me faites, d’avoir prendre position, je vous réponds simplement ceci : Je ne suis pas preneur en bloc de toutes les thèses sociopolitiques de M. Ali Benhadj – à commencer d’ailleurs par celles qu’on lui prête – mais je n’en éprouve pas moins pour lui, du respect et de la sympathie, en sa qualité de résistant à l’ordre scélérat établi. Celui des pseudo-démocrates cravatés et resquilleurs qui se sont vilement mis au service des tyrans casqués et bottés, en approuvant le Coup d’Etat du 11 Janvier 1992 qui a foulé aux pieds la volonté souveraine du Peuple algérien. Tout le reste est pure littérature.
    Enfin, vous concluez votre post en vous interrogeant : « « Parfois, il m’arrive de douter que j’ai affaire à des personnes de notre siècle. » »…. سـبـحـان الله ‍‍ – Comme on dit, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ; y compris en politique. Cette réflexion, j’allais dire ce réflexe, me rappelle étrangement le soupir déconfit d’un hyper- démocrate, Saïd Sadi, au lendemain de la victoire du Front Islamique quand il s’est exclamé, sans mesurer la gravité de son injure, qu’il s’était trompé de peuple !!!




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  • js
    27 mars 2010 at 17 h 04 min - Reply

    Mes chers amis.

    Avec le temps, des liens se sont tissés entre nous. Des liens de l’intellect, désinteressés et visant un seul but, aider notre pauvre pays ne peuvent que forger des amitiés durables, car non fondés sur des interets égoistes et personnels. Ne perdons pas de vue cela.

    Nous avons trop de refoulement en nous. LQA nous offre la possibilité de discuter, de donner nos avis en toute liberté. Nous apprenons la démocratie en somme. Or tout apprentissage se fait par paliers, par degrés et c’est à partir des erreurs qu’on apprend et non pas des justes comportements. Car ces derniers passent pour nous inaperçus, il ne gènèrent aucune friction.

    Apprenons à prendre les erreurs de nos frères comme telles et à les tolérer car il faut leur préter de la bonne foi. Je ne pense pas que des gens de mauvaise foi s’amuseraient à perdre leur temps à s’énerver pour des questions liées au devenir de l’Algérie. Nous voyons qu’il s’écrasent devant les jeunes de Diar Echems, de ceux auxquels on intègre les années passées au maquis dans la pension de retraite. Bref les gens de mauvaise fois ne remuent pas les cendres de leurs forfaits. Ce sont ceux qui sont imprégnés d’un idéal qui sont vivaces et parfois virulents.

    Apprenons à ne pas etre hargneux et à préférer convaincre que vaincre. En définitive ce sont des discussions, des débas pas des disputes. Respectons nous mutuellement. Et si l’un de nous dépasse les limites. Expliquons lui calmement qu’il fait fausse route, en argumentant. Si nous sommes sur le moment encore énervés par ce qu’il a dit, laissons jusqu’au ce que le calme nous revienne pour lui répondre, rien ne presse.

    @ Adel

    Mon cher Ami.
    Si lorsque je fais l’avocat du Diable, je le dis, je perds tous mes effets et cela ne vaut pas le coup par conséquent. Ausi, à l’avenir, je me maintiendrai dans le cap de mes convictions.

    L’avantage que j’ai vois tu est que je ne suis pas un homme politique et que je n’aspire pas à l’etre et donc cela ne me préoccupe pas pour pouvoir animer les débats, de plaider la thèse contraire, lorsque je vois que tout le monde est de mon avis. La technique du brain storming en somme, peut etre que quelque chose en sortira, qui sait?




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  • batni
    27 mars 2010 at 17 h 56 min - Reply

    Exit les affaires de corruption du clan présidentiel, le meurtre en direct du directeur de la police, la maladie et la senélité du pseudo-président, toutes les manifestations, gréves et autres problèmes de société de notre cher pays, occupons le bon peuple avec notre indémodable jocker Ali Belhadj.




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  • Yacine
    27 mars 2010 at 19 h 21 min - Reply

    @Dehbi

    Merci d’avoir répondu.

    Je vous répondrai Demain Inchallah

    Merci à Ammisaïd. Votre sagesse m’impressionne toujours.

    Merci aussi à JS qui pourtant je ne partage pas beaucoup de ses opinion, mais je les trouve non agressive, discutable et respectable.

    Allah yketar menkoum de quelque courant qu’ils soient




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  • js
    27 mars 2010 at 19 h 56 min - Reply

    Le théatre de la vie nous fait jouer des roles que parfois nous prenons au sérieux mais qui finalement, se jouent de nous.

    Sur un brasier ardent se consument nos vies, sans fumée, sans bruit, dans le plus grand silence.

    Ces vies ne valent rien si ne les vivons que comme reflets de nous memes, sans oser affronter l’égo qui est en nous et dont les choix ne correspondent jamais à nos aspirations.

    L’humilité comme dit notre ami @Ammisaid est l’essence de la sagesse et de la maturité de l’Homme accompli qui agit mais accepte la défaite, qui se sent fort mais reconnait ses faiblesses, qui ne préjuge cependant jamais des forces des autres et de leurs capacités, mais respecte meme ses ennemis.

    Un intellectuel doit avoir présents à l’esprit certaines règles et principes qu’il s’est tracés pour vivre en harmonie avec son peuple et participer à l’effort collectif dans le sens utile ou sinon il n’a rien d’intellectuel. S’il ne les applique pas c’est pire. S’il applique le contraire de ces principes, c’est qu’il n’appartient plus à son peuple.




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  • js
    27 mars 2010 at 20 h 04 min - Reply
  • Hamou
    27 mars 2010 at 20 h 20 min - Reply

    A Boukezouha :

    Vous dites que je suis déjà convaincu, certes je le suis jusqu’à preuve du contraire, car je ne suis pas borné.

    Je ne suis pas borné justement par rapport à la conception que vous faites de l’Islam et qui est aussi ma conception, à savoir, je vous répète
    «l’Islam que je défends selon ma sensibilité, constitue, pour moi, la centralité.» Ainsi, si une âme charitable venait à me convaincre que je suis, pour telle ou telle position dans l’erreur, je ferais immédiatement acte de repentance et je demanderais aussitôt pardon à mon Créateur. Comme vous le savez, tout être humain est sujet au péché et le meilleur croyant est celui qui se repent et qui ne s’enfle pas d’orgueil.

    Par contre, vous, j’ai le regret de vous le dire, vous êtes borné en disant dans votre dernier post
    «Ce que je sais, c’est que l’URSS a été le principal défenseur à l’ONU de la création de l’Etat d’Israël», ce qui sous-entend que vous restez accroché à un seul fait négatif commis par l’URSS pour rejeter en bloc toutes les aides politiques, matérielles, diplomatiques et morales qu’a prodiguées l’URSS aux peuples colonisés de manière directe ou indirecte (à travers le bloc socialiste), depuis 1948 jusqu’à sa chute. Bref, pour vous, l’URSS est une calamité pour l’humanité, il aurait mieux fallu qu’elle n’existât jamais. Dans ce cas, pendant l’occupation coloniale de notre pays, notre vénéré Cheikh Ben Badis et notre illustre Ferhat Abbas auraient beau jeu de convaincre notre indomptable Messali Hadj que son projet d’indépendance totale, c’est le suicide garanti pour le peuple algérien, compte tenu d’un environnement international sans l’URSS entièrement acquis à la France . A l’heure où je vous écris, je serais encore en train d’entendre sonner les cloches des églises des colons. « Maâza oua law rarat » : « une chèvre même si elle vole ».

    Au sujet du 1er Novembre 1954, lorsque vous avez dit « en novembre 1954 avec Larbi Ben M’hidi, fils des Oulamas », quelle était votre intention réelle dans le fait d’avoir associé les trois mots « Ben M’Hidi », « Oulamas » et « Novembre 54 ». Dieu est témoin de ce que vous direz.

    Enfin, soyez charitable et accumulez les hassanates, ne me laissez pas dans l’erreur si vous pensez que je le suis, je ne demande que le droit chemin. Ce que je vous demande, tout croyant sincère devrait le demander à ses frères (cette demande je l’adresse aussi à tous mes frères de ce site) en évitant à tout prix de s’enfler d’orgueil et de croire qu’on a toujours raison. Ce conseil est valable pour notre frère Ali Benhadj, l’objet et la cause de nos actuels débats.

    Avant d’envoyer ce post, j’ai parcouru les derniers commentaires et je me trouve dans l’obligation de ramer à contre-courant en demandant aux derniers intervenants, arrêtez vos salamaleks, traitons les sujets au fond, appelons un chat un chat tout en nous respectant mutuellement.

    Mes salutations patriotiques et fraternelles à tous.




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  • radjef said
    27 mars 2010 at 20 h 26 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Sidhoum et Benchenouf, bonsoir.Je sais que Ali Belhadj est un homme sincere,convaincu et engagé. Nous sommes dans un site libre qui oeuvre pour la paix, la liberté et la verité. Je sais egalement que la naieveté et la credulité de mes concitoyennes et de mes concitoyens sont immenses. Ali Belhadj est un homme qui n’a jamais fui ses responsabilités. Il n’a pas besoin d’une tierse personne pour le defendre. Organisons, pour la paix de l’esprit, un debat avec lui au cours duquel les internautes auront le plaisir de s’adresser directement à lui. MERCI.

    ===================
    Ce site comme vous le savez, mon cher Radjef est ouvert à tous les Algériens, sans exclusion aucune. Toutes les tendances (du nationaliste au communiste , en passant par le social-démocrate et l’islamiste) se sont exprimées dans nos colonnes. Il n’est pas question pour nous d’exclure Mr Benhadj pour faire plaisir à la minorité éradicatrice où aux réseaux outre-méditerranée. Chacun est libre d’exprimer ses idées. C’est cela notre conception de la démocratie universelle qui n’a rien à voir avec celle sélective de nos « démocrates » non pratiquants.
    Cordialement.
    Salah-Eddine




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  • Ammisaid
    27 mars 2010 at 21 h 43 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Pour aller dans le même sens de notre frère Saïd, je proposes aux modérateurs du site LQA et par les intermédiaires des internautes d’inviter les hommes politiques(à mon avis sans exclusion d’aucun)qu’ils connaissent de répondre à nos questions voire (si cela est possible) de débattre avec les lecteurs et commentateurs. Je pense que cela pour nous aider à clarifier les positions, les projets et les aspirations des uns et des autres pour notre pays. Je suis persuadé que beaucoup de nos désaccords et de nos doutes sont et resteront insignifiants par rapport aux désirs profonds de la majorité des Algériens et des Algériennes de vouloir sortir notre pays de la situation chaotique et misérable dans laquelle il se trouve et qu’il ne mérite pas vu les sacrifices que ses enfants ont et continuent lui à offrir.
    Je salue la qualité, la richesse et la diversité des interventions de toutes et tous, continuez frères et soeurs à nous arroser de votre savoir, un jour ou l’autre, nous allons sortir de nos peurs, de nos divisions et de nos incertitudes et nous irons main dans la main sur le chemin de la paix, de la liberté, de la fraternité, de la tolérance, de la vérité et de la solidarité dans un pays ouvert, fort et prospère.
    Fraternellement à tous et à toutes




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  • batni
    27 mars 2010 at 22 h 38 min - Reply

    En vérité L’Algérie n’est pas prête pour un parti d’extrême droite tel que le parti dissous. L’apprentissage de la démocratie est long et semé d’embuches, il est nécessaire de dresser des lignes rouges a ne pas dépasser pour éviter tout dérapageS telque ceux que l’Algérie a connue dans les années 90.
    Pourquoi légaliser un parti d’extreme droite, si ce n’est pour brouiller les cartes?.




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  • Sandjaki Moulay
    27 mars 2010 at 23 h 12 min - Reply

    Je ne comprends pas l’acharnement de Messieurs Boukezoukha et Younessi (dont les styles se ressemblent étrangement) contre certains internautes, allant jusqu’à les traiter de sots et d’ignares (en arabe). C’est à juste titre que des contre-réactions sont apparues, mais qui restent dans la limite de la correction. Pensez-vous que c’est comme cela qu’on arrivera à s’entendre pour changer les choses? Par ces interventions magistrales et hautaines, à la limite du mépris de l’autre? Je me permettrais de conseiller aux modérateurs d’être vigilants sur ces interventions douteuses dont le but est de déstabiliser le débat d’une manière sournoise, à la manière des maîtres du DRS.
    Quant à Ali Benhadj, de quel droit doit-on lui interdire de s’exprimer? Je ne partage pas du tout son projet politico-religieux, mais à l’heure actuelle, il est l’un des rares opposants à agir frontalement contre le régime. Quand on se proclame démocrate, mes chers camarades, on laisse aussi ses adversaires s’exprimer et on les combat politiquement, non pas par l’exclusion.
    Merci de m’avoir lu.




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  • Yacine
    28 mars 2010 at 13 h 19 min - Reply

    @Dehbi

    La liberté de parole de Benhadj, pour moi, ne se pose même plus. Ses droits civiques dont la liberté de créer un parti politique, sont certainement suspendus, mais il s’exprime quand même.
    Avec un discours-prêche politique presque hebdomadaire dans la mosquée (avec caméra et youtub garantis), des interviews avec des médias nationaux et internationaux de plus en plus fréquents, on ne peut dire que sa liberté d’expression est réduite. Il réagit quasiment à toute l’actualité brûlante. La dernière en date sur la peine de mort. Il a un site dédié sur Internet. Il me semble qu’il se manifeste publiquement plus que de nombreux chefs de partis politiques légaux. A cet égard, M. Tabou, de Djabballah etc., sont muet comparativement un lui. Et si cela dure, cette prédominance dans la visibilité risque de nous ramener aux années de la bipolarité politique : islamisme contre dawla. Je crois sincèrement que Benhadj jouit de la liberté de parole publique de plus en plus fréquemment. Cela ne va pas sans soulever des questions. Cette liberté de parole est-elle arrachée ou des brides ont été relâchées? C’est une question pertinente qui nécessite un autre débat qui n’est pas le nôtre actuellement.

    C’est votre deuxième remarque qui me semple la plus problématique. Vous semblez vouloir éviter de mettre l’accent sur un sujet très important pour le devenir du pays. Vous témoignez de la sympathie et de l’admiration pour monsieur Benhadj sur la seule base de son courage (que personne ne conteste même pas ses anciens ennemis qui se sont coalisés avec l’Armée contre son mouvement) et sur la base qu’il est un combattant héroïque contre la dictature algérienne qui a pris le pouvoir en 1992. Et vous tourner le dos sur qu’il propose pour le peuple algérien. A peine vous reconnaissiez que vous n’admettriez pas en bloc ses thèses sociopolitiques. Cela est très embarrassant, car il y a d’autres forces politiques sur le terrain qui ont une longue histoire avec la résistance au régime algérien, mais qui pourtant ne jouissent pas de votre approbation (ni la mienne d’ailleurs) vous ne cessez pas de les fustiger comme beaucoup d’autres. Je vous cite deux exemples : les autonomistes kabyles et les opposants laïcs tel Benchicou, qui lui aussi connut les affres de la prison et du harcèlement. Dans ces cas, l’on ne relève jamais le courage de leur résistance à la dictature et on préfère s’attarder longuement sur les thèses nuisibles qu’ils développent pour le pays. Pourquoi selon vous cette indiscutable politique du deux poids deux mesures que je récuse ? Pourquoi se montre-t-on laxiste envers les uns et ferme contre les autres alors que tous vont à contresens de l’histoire et des intérêts de la nation ?
    Je n’ai rien contre un mouvement islamiste éclairé et démocratique s’il ne cache pas dans ses desseins inavoués pour le pays des thèses théocratiques ou une dérive autoritaire. Il faut être clair et avec eux dès le départ sinon le front auquel vous aspirez serait un simple panier à crabes. Wallhou alam.

    Enfin, votre extrapolation de la célèbre phrase de Saïd Sadi à la mienne n’est pas pertinente et est un peu abusive. Lui, il s’adressait à un peuple, moi je m’adressais à ceux qui approuvent ou ne dénonce pas assez la thèse sexiste de Benhadj que vous réfutez vous-même. N’est-ce pas ? Je ne voudrais pas faire plus de commentaires là-dessus pour ne pas sortir du sujet central.

    Je vous réfère aux propos de Benhadj sur ce point si vous avez des doutes sur la conception du « rôle » de la femme dans la société.

    http://www.youtube.com/watch?v=e_f8tEcLpSw&feature=related
    C’était avant sa dernière interpellation. (à partir de la minute 6 : 45)




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  • Adel
    28 mars 2010 at 16 h 58 min - Reply

    @Yacine,

    Bonjour,

    Je pense en effet que les propos tenus par Ali Benhadj au sujet de la femme sur cette vidéo (http://www.youtube.com/watch?v=e_f8tEcLpSw&feature=related) sont graves et totalement en décalage par rapport à la réalité de l’Algérie de 2010. Il serait souhaitable qu’un débat spécial soit dédié à cette question sur LQA.

    Pour ma part, je prends exemple sur mon père qui, bien que n’ayant jamais mis les pieds dans aucune école, était un musulman sincère qui n’avait jamais raté une prière et avait fait le pèlerinage à la Mecque avant de mourir. Malgré ses moyens matériels limités, il avait encouragé ses nombreuses filles à faire des études. Aujourd’hui, ce sont des diplômées de l’université, bonnes musulmanes (portant le hidjab pour la plupart) qui travaillent (dans l’enseignement, la santé et le secteur économique). Elles ont fait leurs études dans les années 60, 70 et 80.

    Dans notre pays, la majorité des pères sont comme le mien. C’est pour cela que je pense que les propos d’Ali Benhadj constituent une formidable régression par aux attentes de la société algérienne.

    Sur la même vidéo, Ali Benhadj lie tous les problèmes de l’Algérie à l’application de la chariaa. L’Algérie va mal parce qu’elle n’applique pas la chariaa et tous ses problèmes seront réglés lorsqu’elle appliquera la chariaa. C’est d’une telle simplicité ! Est-ce que c’est vrai ?

    Question: Ali Benhadj est-il representaif de l’ensemble du courant islamiste en Algérie? Anwar Haddam est-il d’accord avec les propos d’Ali Benhadj sur la femme?




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  • Yacine
    29 mars 2010 at 11 h 21 min - Reply

    @ Adel,

    J’ai été choqué par ses propos. Je pense que pour beaucoup de ses sympathisants, Ali Benhadj est allé trop loin. Je n’ai pas suivi ses discours et ses prêches pendant les années FIS, mais il me semble que ce parti n’envisageait pas un existence salafiste aussi désastreuse pour les femmes algériennes. Ce qui pourrait être constitué effectivement, comme tu l’as signalé, une grave régression dans le discours islamiste de Benhadj. Il fait fi d’une réalité tangible de la société algérienne et une caractéristique humaine et commune dans les aspirations de toutes les familles algériennes quelque soit son mode de vie.

    Votre famille est le portrait type d’une famille algérienne dans toutes les couches sociales bien que tout le spectre culturel est représenté en Algérie : du mode occidental à la façon afghane. Toutes les filles aspirent à cette situation et tous les parents rêvent d’un avenir radieux pour leurs progénitures sans distinctions de sexe. J’ai vu des femmes salafistes du Moyen-Orient (avec burka et tout) s’impliquer dans la vie scientifique, politique, etc. Je ne sais pas à quelle forme extrême d’Islam et à quelles ascèses draconiennes Ali Benhadj veut pousser les Algériennes. Il est ahurissant qu’un tel personnage puisse fouler aux pieds les aspirations d’un peuple pour tenter de changer leur mode de vie vers une vie d’un autre âge qui n’a probablement existé que comme une adaptation à des conditions historiques et culturelles propres à une certaine époque. Et je ne pense pas un seul instant qu’Anwar Haddam, Abassi Madani ou Hachani auraient pu un jour penser interdire à leurs filles d’aller à l’université et chercher un travail après l’obtention du diplôme. Et je ne pense pas qu’ils aient pensé à une concurrence homme et femme sur le marché du travail. Si c’est le cas, ceux, qui parmi eux sont vivants, doivent s’exprimer clairement non pas pour l’avenir de leur parti politique, mais pour le bien des Algériennes qui risquent d’en pâtir de ces déclarations; la foule autour de Benhadj semblait approuver ce qu’il disait et il faut penser aux filles de ces gens sur lesquelles ils ont une autorité et un de droit régalien. Ou bien l’amitié et le droit de réserve seraient plus forts et plus sacrés que l’équité et la vérité




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  • js
    29 mars 2010 at 15 h 49 min - Reply

    @ Yacine.

    Ce que tu dis ici devrait pouvoir se dire hélas à la mosquée, pour permettre de contredire par l’argumentation logique et non équivoque de pareilles aspirations que les fidèles pensent etre de nature islamique mais qui ne sont que le fruit de la régression de la société musulmane.

    S’il est vrai que la femme en Islam doit accorder une préeminence dans ses taches à l’éducation de ses enfants, le message Coranique lui fait aussi bien à elle qu’a l’homme obligation d’instruction et de savoir et ne lui refuse en aucun cas de donner son concours à la société et sa participation. Ceux qui sont les plus proches de Dieu sont ceux qui sont les plus utiles à leur communauté, aucune différence n’est faite entre les hommes ou femmes. Il demeure que certaines taches dégradantes pour la femme ou qui faisant contrainte sur elle ou permettant cette contrainte sont susceptibles d’infléchir sa volonté et de l’amener à commettre des impairs doivent etre proscrits et d’ailleurs c’est valable pour l’homme aussi.

    En ce moment de mondialisation, le message que nous devons montrer en tant que musulmans au monde est celui qui devrait les attirer vers cette religion céleste qui constitue la troisième alternative entre la propriété privée et ses corrolaires, le capitalisme et son outil privilégié, la démocratie sauvage ou seuls les nantis ont la possibilité de sortir du lot, ou la propriété publique et son corrolaire la dictature de la classe dirigeante et non pas du prolétariat. L’islam pourrait en tant que voie médiane, déboucher sur une démocratie d’un genre nouveau ou meme les plus démunis qui détiennent des capacités peuvent participer au pouvoir meme s’ils n’ont pas les moyens de faire campagne et promouvoir un « capitalisme socialiste » ou l’interet de la société prime sur celui de l’individu détenteur de ce capital. La propriété en islam n’est en effet pas absolue.

    Hélas, nous ne faisons que tout faire pour donner une image sordide de cet Islam, que Dieu a mis en dépot entre nos mains et que que nous n’avons pas su protéger convenablemnt. Cela fait plusieurs siècles maintenant que nous sommes hors course et nous faisons tout pour nous enfoncer davantage dans la régression, maintenant à grandes enjambées.

    Je lisais hier un document qui déclarait que l’Algérie des années 80 était en meilleure condition que l’Espagne et que la Corée. Que s’est il passé ensuite ? Pourquoi cette chute vertigineuse.

    @ceux qui n’aiment pas les longs posts. J’ai décidé de ne pas m’en tenir à une limitation de la longueur de mon texte jusqu’a exprimer mes idées comme je l’entends. J’en ai marre de me restreindre, j’aime bien la liberté, c’est pourquoi je suis sur LQA. A l’avenir, évitez donc de lire mes commentaires, vous ne vous fatiguerez pas inutilement. Et surtout évitez de me reprocher mes longs posts, vous pouvez par ailleurs me critiquer sur tout…ce qui est visible sur LQA espace public.




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  • bouyilès
    29 mars 2010 at 17 h 11 min - Reply

    @js ‘raccourci’ (et je le dis pour faire long et te faire plaisir)
    Ton raisonnement est superbe et on aime quand tu fais long et utile à la fois.Merci pour toi et pour Yacine.J’adore les positions raisonnables et du juste milieu.En clair,c’est des positions made in Algéria (qui ne sont pas importées) et qui conviennent à tout le monde(du moins à la majorité des algériens).C’est des positions rationnelles à la Adel.C’est les positions qui font la richesse et la tolérance de ce site.Merci à vous




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  • jnsplu
    29 mars 2010 at 17 h 48 min - Reply

    @Bouyiles.

    Je ne pense pas que dans tous mes posts, tu puisses enlever un seul mot, une seule phrase, sans que toute la logique du texte s’en trouve modifiée. Ils peuvent te paraitre inutiles à toi, mais mes textes sont toujours construits, meme lorsque je m’amuse, parfois, cela m’arrive, Adel en sait quelque chose.




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  • Mohamed123
    29 mars 2010 at 18 h 28 min - Reply

    M. Ali Belhadj est sympa, sans aucun doute, parfois drôle mais son discours est pour le moins anachronique, moyenâgeux voire dangereux surtout lorsqu’on constate qu’il rejette tout autre forme d’ordre juridique en dehors du sien c’est-à-dire le droit divin qu’il prêche incessamment. On ne peut pas l’accuser du double discours, ses propos sont cohérents, clairs et fidèles à ce qu’il a toujours prôné comme modèle de société. Pour lui, la femme est égale de l’homme mais sous sa tutelle! Voyez comment ses jeunes qu’il harangue sont fascinés par son sermon aussi dangereux qu’une menace pour l’État de droit auquel nous aspirons tous. Sa pensée est expressément signifiée au cours de ce discours à ceux qui semblent l’oublier: hormis le système judiciaire divin, point de salut. Le courage de braver les services de sécurité ne suffit pas pour faire de cet homme un homme d’État. Quelque soit la sympathie qu’on puisse avoir pour cet homme, il ne faut pas occulter le fait qu’il fut l’un des protagonistes les plus importants à l’origine de la décennie dite noire.




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  • Sharif Hussein
    29 mars 2010 at 19 h 30 min - Reply

    Certains islamistes extrémiste confondent les prèceptes de l’Islam et certaines traditions djahilites pré-islamique des tribus de la péninsule arabique.
    L’intérdicion de conduire les voitures faite par les Wahabites aux femmes en Arabie saoudite,est la maniféstation la plus éclatante de cet amalgame.
    Il faut reconaitre que ces traditions jahilites ont la peau dure.Elles ne cessent de résusciter et de retourner drapées de chales islamiques.Surtout au Machrek,leurs milieu prédilection.C’est le célébre et maudit naturel qui rattrapent toujours et à la vitesse adequate,ceux qui cherchent à lui échaper.

    Malgré certaines preches délirantes,cette confusion des genres sera rejeter par l’ensemble de la population au Maghreb,qui est et qui reste,quoi qu’en dise,majoritairement et foncièrement de culture amazigh.

    Wallaho a3lamo wassalam




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  • bouyilès
    29 mars 2010 at 19 h 47 min - Reply

    @js qui te va trés bien et je continue dans la plaisanterie:je vois que tu n’aimes pas les fleurs.Et pourtant je suis sincère.Toutes mes amitiés.




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  • js
    29 mars 2010 at 20 h 21 min - Reply

    @Sharif Hussein.

    La remise en cause de l’islam ne se fait pas uniquement au machrek, mon frère. L’Islam est redevenu après la chute de l’empire soviétique, le péril civilisationnel qu’il a toujours été depuis les origines pour certaines élites de l’occident, qui par tous les moyens tentent d’inoculer leur virus dans le substrat populaire des pays musulmans afin selon eux de conjurer les dangers que religion représente à leurs yeux pour leurs pays.

    L’unité de la nation musulmane à été combattue pendant des siècles et des siècles jusqu’a ce que l’empire soit totalement anéanti et l’accession des pays issus de cet empire à l’indépendance est assortie de certaines contraintes que l’occident n’hésitera pas à mettre en oeuvre. Aucun de nos pays musulmans ne saurait accéder à la démocratie et tout est fait pour que cela n’arrive pas. Les divisions créées lors du découpage de l’empire musulman ont été accentuées avant l’accès à l’indépendance par une cartographie irrationnelle qui crée des foyers de tension entre les pays musulmans et les laisse dans des querelles sans fin. L’ethnicité de certains pays à été accentuée artificiellement par des aides « désinteressées » à des « représentants » de ces ethnies pour créer sur le long terme des fractures dans certains pays. Le prophète ne dit il pas « Abandonnez la, elle sent mauvais » à propos de l’ethnie. Ccomment pouvons nous nous targuer d’etre musulmans et nous dire arabes ou amazighs ? Ne sommes nous pas musulmans. Si nous sommes musulmans, nous ne sommes que musulmans etc’est tout ce que nous reconnait l’Islam dans le creuset duquel nous nous sommes fondus. Ou bien l’ordre du prophète ne nous concerne t il pas nous qui pourtant nous disons musulmans. « Que non ! Ils ne croiront point jusqu’a ce qu’ils te fassent juge de leur différents et ne trouvent point en leur for intérieur de ressentiment sur ce que tu aura statué et qi’ls s’en remettent totalement à toi ». Ou est la foi chez ceux qui se targuent d’etre des amazighs ou des arabes ? Dans le coeur ? lequel ? Celui qui sera sous terre sous peu de temps et auquel le Créateur reprochera de verser dans la « 3açabya  » ? Allah yehdina.




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  • KIFKIF
    30 mars 2010 at 1 h 33 min - Reply

    @ js

    votre reponse au commentaire de Hussein Sharif m,a incite a vous poser la question suivante :
    qu,est-ce que vous pensez de la notion de : ETAT NATION ?
    y croyez-vous ?
    en d,autres termes, peut-il y avoir un sentiment d,appartenance qui puisse transcender celui d, ethnique ou de religieux ?

    un irakien chrétien doit-il denoncer ses CONCITOYENS musulmans aux americains ?

    j,espere que je ne suis pas hors sujet, vu que le sujet traite plutot de ali benhadj




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  • js
    30 mars 2010 at 9 h 37 min - Reply

    @ Kifkif.

    Veux tu dire que les ethnies en Algérie ne sont pas musulmanes et que de ce fait les prescriptions religieuses de l’Islam qui interdisent de s’en prévaloir ne s’appliquent pas a elles car non musulmanes ?

    L’Etat nation est une création du Capital naissant en Europe et cette notion est en voie d’etre dépassée par l’Europe naissante et en voie de consolidation, Les multinationales imposent un nouvel ordre économique et politique mondial qui appelle au regroupement des Etats-nations.




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  • Larbi Anti-DRS
    30 mars 2010 at 12 h 54 min - Reply

    @Yacine
    « Parfois, il m’arrive de douter que j’ai affaire à des personnes de notre siècle. ». C’est a peut prés ce qu’a dit un certain psy chef d’un parti politique RCD. Un parti qui a participer a l’assassinat de centaines de milliers de citoyens appartenant a un autre siècle, avec le MDN/DRS et autres ministres et cadres supérieurs de l’état qui gouvernent le nouveau peuple, celui du prochain siècle. C’est ce qu’a dit ce psy le jour ou il a été battu au élections gagne’ par Ali Ben Hadj.
    C’est sur que vous avez affaire a des personnes qui n’appartiennent pas a ton siècle, comme ont dit certains politiciens et chefs d’états Européens au sujets des élections de 90 en Algérie. Ces bougnouls ont besoin de 200 ans pour comprendre et appliquer la démocratie, c’est le temps qui a été nécessaire pour établir la démocratie en France et ailleurs en Europe. Ils préfèrent les généraux criminels et certains vendus qui appartiennent a leur siècle.




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  • KIFKIF
    30 mars 2010 at 14 h 23 min - Reply

    @js
    c,est justement parce que, pour moi, le sentiment d,appartenance religieux et ethnique est accessoire dans etat-nation que je vous ai pose la question.

    je suis tout a fait d’accord avec vous que la notion d,etat-nation etait une creation du capital naissant en europe mais entre-temps ce capital est devenu adulte et il veut un etat-nation à son image, encore plus puissant.
    Nous, arabo-musulmans devrons-nous reinventer la roue pour avancer ou devrons-nous utiliser la roue inventee par les autres tout en l,ajustant en cours de route.
    en d,autres termes, peut-on exister tout en ne rejetant pas l,autre systematiquement.




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  • js
    30 mars 2010 at 17 h 13 min - Reply

    @ Kifkif

    Citation : »c,est justement parce que, pour moi, le sentiment d,appartenance religieux et ethnique est accessoire dans etat-nation que je vous ai pose la question. »

    Je ne peux pas etre contre l’Etat-Nation car il s’est formé et existe. Tous les Algériens s’y ressentent quelle que soit leur obédience, meme si elle est extreme.

    Ma réponse à @Hussein Sharif se faisait dans un cadre précis et je pensais que c’était dans ce cadre que tu m’avais posé ta question.

    Mais dis moi quelle est ta position par rapport aux viol de notre sanctuaire d’El Aqsa par les sionistes ?

    Si les musulmans étaient unis et préféraient fraterniser avec les autres musulmans que de fraterniser avec l’occident crois tu que nous serions aussi déconsidérés par eux ?

    L’alliance symbiotique inconditionnelle qu’il y a entre Israel et les Etats Unis, entre l’Angleterre et les Etats unis et l’affection ou la forte sympathie de l’Europe à leur égard, crois tu qu’elle n’a rien à vois avec la religion ?

    Sommes nous plus proches de l’Iran ou de l’occident culturellement ?




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  • Yacine
    30 mars 2010 at 18 h 34 min - Reply

    @Larbi ANTI-DRS

    Il y a plusieurs façons d’être ANTI-DRS :

    il y a la façon terroriste (bombes, décapitation, massacre, attentats aveugles, et tout),

    il y a les salafistes djihadistes, avec leur guerre d’usure, kidnapping, prise d’otages, demande de rançons, faux barrages, guet-apens, liquidations ciblées, etc., mais qui peuvent rejoindre facilement le 1er groupe si les chercheurs scientifiques du laboratoire de l’action psychologique du DRS le souhaitaient,

    Il y a les salafistes gentilles mais qui intérieurement soutiennent les précédents,

    il y a la façon des démocrates qui peuvent être laïques sincères, nationalistes intègres ou républicains intègres ou mêmes islamistes fidèles à la république

    et enfin il y a celle des activistes des droits de l’homme, qui renvoient dos à dos tous les protagonistes de la violence.

    L’époque des trois premiers groupes et ceux du restant des groupes ne sont pas les mêmes. Ne voyez-vous pas des différences entre eux?

    Dans quelle catégorie-époque vous vous situez?

    Et comme vous avez l’air de vouloir sauter exclusivement sur les éléments importants d’un débat et l’air de ne pas verser dans les ergotages, je vous pose une seule question. Pensez-vous comme Ali Benhadj que la femme qui travaille est une kherraja wellaja et que Dieu l’a doté d’un cerveau et d’une raison seulement pour rester à la maison et servir son mari ou aider sa mère jusqu’à ce que le prince charmant tombe du ciel ?

    Si vous répondez non, bienvenu à notre siècle. Si vous répondez oui, le débat est clos.

    L’époque ténébreuse dans laquelle la femme n’avait pas le droit à l’instruction, à la science et à la vie publique est révolue.

    Amicalement




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  • KIFKIF
    30 mars 2010 at 18 h 52 min - Reply

    @js
    la reponse a cette question :
    ‘’ Mais dis moi quelle est ta position par rapport aux viol de notre sanctuaire d’El Aqsa par les sionistes ‘’ va de soi, mais je vais vous raconter une anecdote pour illustrer tout ça.
    pendant la derniere coupe d,europe des nations ou du monde, je ne me souviens pas, de soccer, j,ai decide de regarder le match turquie vs tchequie avec mon fils de 7 ans. d,entree de jeu, je supportais la turquie bien que le jeu des turcs etait decousu et moins attrayant que celui des tcheques, alors que mon fils supportait la tchequie.
    c,est alors que mon fils me posa la question : ‘’papa pourquoi tu supportes la turquie regarde, ils ne sont pas bons ?’’
    je n,ai jamais ose expliquer le pourquoi a mon fils et ca m,est reste de travers depuis.
    aurait-il compris mes raisons ?

    dans un match de boxe entre un algerien ouvertement athée ou chretien et un musulman d,ouzbekistan j,aurais certainement supporte l,algerien.

    pour moi, le sentiment d’appartenance a un groupe ou ma sympathie a celui-la ne peut etre determinee que par le fait ou le sentiment religieux, c,est pour ca que je me demande si on peut batir un ensemble puissant seulement en jouant sur le sentiment religieux.
    je pense que meme pour les exemples que vous avez donnes, les alliances entre les puissances chretiennes, ne se font pas que sur des bases religieuses ou d,affinites culturelles.
    chavez, le venezuelien chretien, se serait alors senti plus proche des americains que des iraniens musulmans.
    quant a etre proche de l,iran ou des occidentaux, en tant qu,algerien, se sont mes interets objectifs qui le determineront. au cas d,inexistence d,interets objectifs, je pencherai subjectivement du cote de l,iran. ( c,est la que mon anecdote citee en haut prend tout son sens)

    trouvons des raisons objectives pour notre union, les raisons subjectives la cimenteront encore plus.




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  • BRAHIM
    30 mars 2010 at 19 h 34 min - Reply

    @KIFKIF, à mon avis cela vient du fait que la première identité des arabes, c’est la religion. Le patriotisme algérine a regressé et le pan arabo-islamisme a progressé. Par exemple, on entends de moins en moins l’algérien dire « ana djaraîri » mais plutôt « ana muslem ». Avant on disait « ehna djazarine » aujourd »hui c’est « ehna mouslimoune ». Va savoir pourquoi ce changement de language! Les historiens, les sociologues, les politiciens ont peut être la réponse. Pour moi le slogan LE MEILLEUR SLOGAN c’est : ALGERIE ALGERIENNE. Je sais que ce n’est pas l’avis de la majorité, hélas … pour moi .




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  • Sharif Hussein
    30 mars 2010 at 21 h 00 min - Reply

    @JS.
    Avec mon dérnier post je ne voulais pas ouvrir un autre debat,le present est interéssant,je pense.
    Je reconait tout de meme que,là où il ya des musulmans le sentiment d’appartenance à la Oumma islamique est omniprésent et fedérateur.

    Ce que je voulais dire c’est que certains discours islamistes extrémistes peuvent etre apprécier où pas selon les traditons et les sensibilités culturelles disparates d’une socièté musulmane à l’autre.

    Par exemple La leçon tenue par A.Benhadj sur la condition fémininie trouverait probablement un accueil enthousiaste chez un auditoire composé de vrais arabes(au sens culturel).
    En revanche,le meme discours fera éclater tout le monde de rire,si A.Benhadj le tient à un groupe composé par exemple de membres de certains peuples musulmans de l’indonésie qui vivent dans des sociètés totalement matriarcales,où la femme joue un role prédominat et l’homme souvent relégué à des taches secondaires.
    Au Maghreb je pense que se type de discours convainquera une petite minorité et se heurtera au rejet de la majorité.

    L’Islam a une vovation universelle justement parcequ’il s’adapte à toute les cultures.

    Je saisis l’occasion pour vous(js) remércier pour vos généreuses contributions sur LQA dont je suis un assidu lecteur.

    Wallaho a3lamo wassalam




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  • js
    30 mars 2010 at 21 h 56 min - Reply

    @ Kifkif.

    Je crois qfinalement que c’est une question de choix personnels. Pour ma part je ne peux me prétendre musulman sans me sentir dans l’obligation d’adhérer aux principes du Coran et de la sunna, de me soumettre totalement à Dieu et à son prophère et d’exécuter leurs commandements EN TOUTE CHOSE et dans la paix intérieure.

    Comme on ne peut se prévaloir du marxisme et croire que l’appropriation privée des moyens sociaux de production est un droit.

    De meme on ne peut se prévaloir du capitalisme et croire que les richesses produites doivent etre distibuées de manière équitable en fonction de l’effort consenti.

    Il faut assumer son appartenance, ou la révoquer ! On ne peut sinon que se leurrer.

    Ou le peuple Algérien se dit musulman et à ce titre il assume cette religion telle que les commandements divins l’ordonnent dans le Coran et la sunna, ou on se dit basta, nous ne sommes plus musulmans arretons les frais.

    Mais prendre la canne par le milieu n’est pas rationnel, ni honnete pour nous, vis a vis de nous memes d’abord.

    Certes nou n’allons pas appliquer ces préceptes de la meme manière qu’ils étaient appliqués au temps du prophète, nous devons tenir compte du contexte et de l’esprit des règles, un formalisme dogmatique ne peut que nous dévier, mais nous ne pouvons

    Tu me cites Chavez. As tu bien regardé son visage ? Quelle ressemblance à t il avec les européens ou les américains ?

    Revenons à cette notion d’interets. Quels sont ces interets qui nous rapprochent des occidentaux plus que des musulmans ? Je ne les vois pas très bien.

    Pour terminer, mes interets objectifs à moi en tant que musulman, arriéré et qui l’assume pleinement, ne sont pas sur cette terre. La foi quand elle guide nos pas, les éclaire et rien d’autre ne vient parasiter nos choix, quelle que soit la pression exercée. Mais lorsque cette foi est faible, on se soumet sans s’en rendre compte au stimulis de la vie terrestre et on oublie l’essentiel.

    @ Brahim.

    Avant, Cheikh Abdelhamid Ben Badis Essenhadji disait, « le peuple Algérien est musulman », je ne pense pas que ça a changé d’un iota chez la majorité des Algériens.

    Quant au slogan Algérie Algérienne, tu sais qui sont ses promoteurs et ils sont loin d’avoir une large assise populaire. 😎




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  • Larbi Anti-DRS
    30 mars 2010 at 22 h 05 min - Reply

    Moi, le super homme de Nietzsche a choisi un pseudo Anti-DRS, toi qu’est que tu as choisi. Faire changer les gens leurs manière de penser leurs situation, leurs faire changer de pays (exiles), de planète et plus même de siècle. Un voyage a la doctor WHO dans l’ espace-temps.
    Je n’ ai pas a répondre a tes questions. Ce que je sait est que Ali Ben Hadj est un Algérien, fils de chahid, responsable d’ un parti politique et en plus il a été choisi pour gouverner le pays par la majorité’ de la population. Comment il va le faire, ce qu’ il va faire aux femmes, aux homos, aux chats et chiens errants, c’ est son problème et le problème de ceux qui l’ ont choisis. Ce n’ ai pas a toi ou a moi ou a des généraux criminels ou a des outsiders voulant que le pétrole du peuple, mais eux ses outsiders respecte le choix de leurs peuples de décider qui doit gouverner et comment il doit le faire. Mais avec vous je doit exclure un citoyen, assassiner des centaine de milliers ou faire comme si cela est normale en plus je doit répondre par un oui ou non.
    A vos questions, je vous répond que vous n’avez pas mon CV ni mon job, ni le CV de ma femme ni son job je peut vous le garantir.




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  • js
    30 mars 2010 at 23 h 11 min - Reply

    @ SHARIF HUSSEIN.

    Je ne pense pas avoir ouvert un autre débat ou etre sorti du sujet, je n’ai fait que reprendre ton argumentaire que je n’avais pas très bien saisie, je crois.

    Après tes explications je crois etre entièreement d’accord. Excepté que les arabes, moi je n’en vois pas ou plus. Meme en Arabie. L’expansion de l’Islam et …le temps et les brassages ont fait que les apports extérieurs et la sédentarisation en arabie, ont pratiquement gommé la race d’origine qui ne doit pas etre très présente, sauf peut etre par des relents de culture. A plus forte raison dans nos régions amazighes du maghreb.

    Finalement ce que tu veux dire, c’est qu’au nom de l’islam, ce sont les cultures préislamiques qu’on veut faire renaitre et exporter, si j’ai bien compris, alors que l’Islam donne tous ses droits à la femme ? Si c’est cela je ne peux qu’etre d’accord avec toi.

    Merci de m’avoir accompagné un moment.




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  • Yacine
    30 mars 2010 at 23 h 18 min - Reply

    @ LARBI Anti-DRS

    Mes questions sont une forme de réponse à vos remarques. Vous m’avez interpellé, je vous réponds à ma façon. Libre à vous de vous prosterner à Ali Benhadj en lui donnant chèque en blanc. Mais il faut dire qu’il a plus de courage que vous. Il précise son « programme ». Et il exploite son cerveau (pour vous)et dit tout haut ce qu’il pense comme ceux qui s’opposent à lui. Ce n’est pas votre cas.

    Qu’il soit populaire ou pas, s’il veut enterrer les femmes, il trouvera des hommes et des femmes sur son chemin. Être un fils de Chahid n’est pas une garantie pour la probité et la sagesse. Il y a des centaines de fils de chouhada qui trahit le sermon de Novembre et ont vendu leurs âmes au Pouvoir. Ce n’est plus un critère de bonne conduite.

    Le citoyen a le droit de dénoncer et de combattre ses idées ténébreuses. Ou bien, selon vous, n’avons-nous plus le droit de réagir? Un Anti-DRS est-il un DRS islamiste en puissance? Vous pouvez garder vos réponses, je n’en ai pas besoin. Ce qui est par contre inquiétant c’est le silence des sympathisants sur cette question. Il est à se demander pourquoi…

    Les femmes Algériennes remercient Nietzsche d’avoir fait le parallèle entre elles et les homos, les chiens et les chats… C’est dans l’ordre des choses chez les intégristes…




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  • KIFKIF
    31 mars 2010 at 1 h 19 min - Reply

    @js

     »Mais prendre la canne par le milieu n’est pas rationnel, ni honnete pour nous, vis a vis de nous memes d’abord. »
    pour moi prendre la canne par le milieu, comme dirait ali benhadj, est plus rationnel car ça me permet de tenir l,equilibre et eviter de tomber.
    quant a l,honnetete, je vis dans un pays en majorite non musulman, c’aurait ete plus malhonnete pour moi de jouer l,hypocrite.

     »Tu me cites Chavez. As tu bien regardé son visage ? Quelle ressemblance à t il avec les européens ou les américains ?  »
    admettant qu’elle soit une raison, je ne vois pas en quoi il ressemble aux iraniens, il ressemble a plus d,americains que d’iraniens.

     »Revenons à cette notion d’interets. Quels sont ces interets qui nous rapprochent des occidentaux plus que des musulmans ? Je ne les vois pas très bien. »

    90% de ce que mangent les algeriens ainsi que les medicaments qui les soignent viennent de l,occident
    couper les relations avec le bengladesh n,aurait pas les memes consequences que les couper avec beaucoup de pays occidentaux.

    j,aurais aime dire tout le contraire de ce que j,ai ecrit mais ca serait mentir a moi-meme.

     »…finalement que c’est une question de choix personnels »
    c,est ce que j,aime beaucoup en vous et je ne me lasserai jamais de vous lire.




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  • batni
    31 mars 2010 at 2 h 44 min - Reply

    A Larbi Anti-DRS,
    On voit toute l’estime et le profond respect que vous avez envers les femmes en les associant aux chats et chiens errants. Je comprends maintenant pourquoi vous défendiez les idées rétrogrades d’Ali Belhadj.

    Je me rappelle d’une leçon de vie que m’a donné un vieux sage qui me voyant vociférer contre mes sœurs (j’avais 16-18 ans ) pour qu’elles rentrent a la maison, me disait « Jeune Homme, comment voulez-vous êtres heureux si vous emmurez vos sœurs, vos cousines, vos femmes, vos mères entre quatre murs ?, vos sœurs, vos cousines, vos femmes, vos mères vous feront payer cela au quintuple. Jeune Homme, regarde autour de toi, ne voit-tu pas que tout les Hommes sont nerveux, irritables, déséquilibrer, en un mot malade?, vous faites une grande injustice a une créature que dieu a créé libre et vous voulez être heureux et avoir une société équilibrée, Jamais ».

    Mes respects,




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  • L’observateur
    31 mars 2010 at 7 h 56 min - Reply

    Admin.

    Les attaques dont Ali Belhadj a été la victime littéralement à chacune de ses sorties, vont d’abord bien au-delà de sa personne même et visent d’évidence à nuire à l’Islam lui-même. Cette réalité, tristement amplifiée, répétons-le, par le constat désolant de ces internautes algériens joignant servilement leur voix au concert international de ceux qui veulent affaiblir notre religion et les Musulmans, constitue sans surprise la première des leçons.

    Avouons qu’il y a franchement de quoi sourire devant l’apparente disproportion des réactions fébriles auxquelles nous avons assisté ! Mais les ennemis de l’Islam, qui grouillent à foison dans nombres de sites algériens, savent pertinemment que tant que subsistera une poignée d’âmes résolues qui refuseront d’abdiquer , de se soumettre aux diktats occidentaux et leurs relais locaux, de céder du terrain aux délires des « combattants révolutionnaires des lumières », ils ne pourront pas crier victoire car, si pauvres soient-elles et dotées de si peu de moyens humains, ces âmes leur sont un reproche vivant et insupportable de leur prévarication honteuse et de leur véritable félonie.

    Ainsi, ces agitateurs exaltés et ces hypocrites ardents de la secte des « lumières » qui on renoncé à l’héritage spirituel de leurs parents et pactisé avec la synagogue de Satan, ont produit la preuve manifeste de leur haine à l’endroit des Musulmans multipliant les qualificatifs injurieux et traitant publiquement ces derniers de sous-hommes.

    Pourquoi tant de haine de la part de ces hommes qui vouent un culte fanatique aux idéologies matérialistes athées, habitués aux rondeurs et aux courbettes devant leurs gourous occidentaux? La cécité intellectuelle qui frappe ces malheureux égarés et subjugués par leurs anciens maitres (qui, quoiqu’ils en disent, les considèreront toujours comme des inférieurs), est incurable tant leur cœur reste totalement étranger et fermé au monde dont ils sont pourtant issus.

    Vraiment, Il serait raisonnable et décent de mettre un terme, du moins jusqu’à la prochaine sortie de Mr Ali Belhadj, aux invectives et autres jugements par contumace tenus par des procureurs pervers narcissiques en herbe, qui condamnent fébrilement à l’issue de leur procès pendant lequel le condamné n’était pas présent.




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  • js
    31 mars 2010 at 11 h 34 min - Reply

    @Kifkif.

    Bonjour.

    1-Citation : »je vis dans un pays en majorite non musulman »

    C’est une affirmation grave et non étayée que tu fais là.

    2-Citation: »pour moi prendre la canne par le milieu, comme dirait ali benhadj ».

    Je ne connais pas Ali Belhadj et je ne sais s’il a dit ça, mais je ne pense pas que ce soit le genre à prendre la canne par le milieu et ce ne serait pas juste de le dire si ce n’est pas vrai.

    3-Citation: »90% de ce que mangent les algeriens ainsi que les medicaments qui les soignent viennent de l,occident ».

    Libre à toi d’appeler cela un interet, moi je l’appelle une dépendance. En outre ils prennnentnos richesses à bas prix pour nous fourguer leurs camelotes souvent inutiles à nos sociétés qu’on habitue à la consommation de masse qui ne fait qu’enrichir les plus riches et appauvrir les plus pauvres..

    4-Citation : »admettant qu’elle soit une raison, je ne vois pas en quoi il (Chavez) ressemble aux iraniens, il ressemble a plus d,americains que d’iraniens ».

    La raison existe et tu sais de quoi on parle, de groupe social raciste dans sa démarche globale et méprisant envers les autres et tentant d’asseoir une suprématie mondiale de sa civilisation BLANCHE AUX ORIGINES judéo-chrétiennes, Chavez, bien que chrétien, ressemble beaucoup plus au Iraniens dans la mesure ou il est considéré comme un sous homme par eux, non pas tant dans son aspect extérieur seulement, quoique celui ci compte, mais surtout au plan des attitudes mentales qui n’entrent pas dans le moule.

    5- Pour terminer, une anecdote. Il y avait un colonel Algérien de l’Armée Française qui a laissé une phrase fameuse: » Un arabe est un arabe (pour eux) meme si c’est le Colonel Bendaoud ». Il a été agressé par un lieutenant Français et le tribunal a donné raison à ce dernier contre toute logique.

    Conclusion : Quoi que nous fassions, ils ne nous accepterons pas, il n’y a qu’a voir ce qui se passe au Danemark, en suisse, en autriche et en France pour s’en rendre compte. Et cette Turquie qui ne peut adhérer à l’Europe car elle ne se défait pas de son Islam.

    Oui je me sens plus proche des Iraniens et des Turcs que des occidentau ! Car ils ont la meme profession de foi que la mienne et cela me suffit amplement.




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  • js
    31 mars 2010 at 11 h 45 min - Reply

    @ Observateur.

    Votre style qui m’est familier, enveloppe un discours protecteur à l’égard de notre sainte religion et à l’égard de Ali Belhadj.

    Si je me mets en synergie avec vous pour dire qu’effectivement, il y a une volonté qui sous tend certains avis et qui vise incidemment à combattre les effets de la religion musulmane en Algérie sans le dire ouvertement de peur d’un tollé, ce qui à coup sur va à l’encontre de l’appel du 19 mars, je ne m’accorde pas avec vous pour dire que nous ne devons pas discuter des actions et des visées d’un homme public tel que Ali Belhadj, car à ce moment, nous ne devrions parler de personne de nos politiciens ou décideurs, ce qui à coup sur n’est en aucun cas de nature démocratique et constituerait une limitation des libertés des gens devant la chose politique.




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  • L’observateur
    31 mars 2010 at 12 h 49 min - Reply

    @js
    Mon cher monsieur.

    Prenez donc le temps de bien me lire avant de me faire dire ce que je n’ai pas dit.

    J’ai estimé que l’on s’attarde lourdement à propos d’un homme que la junte en place a muselé. Au passage, quelques esprits surchauffés en profitent pour déverser leur fiel sur notre religion qu’ils ne considèrent guère comme celle de leurs parents. Ce n’est pas parce qu’on a perdu la foi qu’il ne faut pas respecter celle de nos ainés.

    Je souhaiterai vivement que l’on mette un terme,fut-ce un répit à ce point de détail avant la prochaine sortie d’un Belhadj qui,comme nous le connaissons, ne manquera certainement pas de se faire rappeler au bon souvenir de ses détracteurs. C’est là, le fond de ma pensée et la raison de mon intervention.

    Cordialement




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  • KIFKIF
    31 mars 2010 at 14 h 01 min - Reply

    @js
    avant tout je m’en excuse aupres du moderateur et responsable du site d,avoir abuse de son hospitalite et d,avoir rendu le topic comme un forum de discussion entre moi et js et je le rassure que ca sera ma derniere intervention.

    quand j,ai dit:  » comme dirait ali benhadj » concernant prendre la canne par le milieu, c,est pour ettayer ce que pense ali benhadj de ceux qui ne pensent pas comme lui. Pour ali benhadj, nous ne sommes pas vraiment musulmans a ses yeux car on prend justement la canne par le milieu.
    Quand j’ai dit:  »je vis dans un pays en majorite non musulman  » je ne pensais pas affirmer quelque chose de grave et non ettayee car je vis dans un pays en majorite chretien jusqu,a preuve de statistiques contraires.
    Pour finir, j,aimerais dire que je n,essaie de plaire a personne, surtout pas a ceux a qui vous pensez.




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  • Larbi Anti-DRS
    31 mars 2010 at 14 h 03 min - Reply

    @Yacine et Batni
    « Le citoyen a le droit de dénoncer et de combattre ses idées ténébreuses. Ou bien, selon vous, n’avons-nous plus le droit de réagir? » maintenant vous été citoyen mais vous assassinez les autres, vous excluez ceux qui n’ont pas des idées éblouissantes de stupidité qui sont les votre.
    Je vous l’ai déjà communique’ vous n’est pas de mon gabarits. J’ai dit ce que fait Ali Ben hadj en tant que leader choisis par le peuple au sujet des femmes, de homos, des chats et chiens errants, des mécréants, du pétrole, du gas, de la pomme de terre, des tomates, des barrages, des universités, des écoles, des routes, des aéroports, du nucléaire, du poisson, du cheptel, du solaire c’est son affaire et l’affaire de ceux qui ont vote’ pour lui.
    La démocratie ca se pratique, il y a que les criminels qui la refuse aux autres.




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  • js
    31 mars 2010 at 17 h 59 min - Reply

    @Kifkif.

    Je ne pense pas que le modérateur nous en voudrait pour notre petite discussion tant qu’elle s’insère dans le cadre des objectifs du site et qu’elle respecte les normes de bienséance et de respect mutuel.

    Il y a prendre la canne par le milieu et se situer dans le juste milieu, deux notions très différentes. Je ne ferai pas l’erreur à ton égard de t’expliquer les deux.

    Je pensais que tu vivais en Algérie en affirmant cela, merci de ne pas m’en vouloir.

    Je ne pense pas que tu saches ce que je pense, il n’y a finalement que Dieu et moi meme pour le savoir.

    J’espère que tu ne m’en veux pas pour cette discussion amicale.

    Amicalement.




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  • Yacine
    31 mars 2010 at 18 h 06 min - Reply

    @Larbi anti-DRS

    A moins que vous preniez les vessies pour des lanternes, je n’ai jamais prétendu être de votre gabarit. Mais quelle idée! Je ne peux me hisser au niveau de votre fascisme ni rivaliser avec votre débilité politique. La démocratie ne s’arrête pas à une élection. Et C’est votre droit de confier à Benhadj le droit de décider de la vie que votre femmes ou vos filles mèneront. Mais malheureusement votre bonheur de voir Benhadj « leader » du peuple n’est qu’un autre fantasme de plus chez vous. Il est leader simplement de fanatiques. Même ses « amis » vont lui reprocher cette nouvelle bourde sur les femmes algériennes. Ils ne sont pas aussi aveugles ni aussi téméraires que lui.

    Ciao




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  • js
    31 mars 2010 at 18 h 26 min - Reply

    @ l’observateur.

    Mea culpa.




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  • Adel
    31 mars 2010 at 19 h 59 min - Reply

    @js et KIF KIF

    Bonjour,

    Permettez-moi de faire intrusion dans votre débat que je trouve intéressant.

    Pour ce qui est du sentiment d’appartenance de tout Algérien à la communauté musulmane (je dis bien la communauté musulmane, qui existe par-delà les frontières, et non la religion musulmane), il est certain que sa force varie d’un individu à un autre. Si je m’en tiens à mon expérience personnelle, je ressens d’emblée une forte empathie ou complicité avec les Marocains et Tunisiens avec lesquels j’entre en contact hors d’Algérie, sans me poser de questions sur leur appartenance religieuse (tout en sachant qu’il y a 99% de chances pour qu’ils soient musulmans, ne serait-ce que sur le plan «affectif»). Ce sentiment existe aussi avec les autres Arabes, mais il est moins fort. Avec les musulmans non Arabes, il tend à s’estomper. Il est indéniable que les Algériens sont Maghrébins avant d’être Musulmans (toujours dans le sens de communauté et non de religion). Je pense que le principal obstacle dans les relations entre chrétiens et musulmans est d’ordre «culinaire» : le fait que les premiers mangent du porc et boivent du vin à table empêche la plupart du temps les relations de devenir amicales et chaleureuses, comme elles peuvent le devenir entre musulmans. Il y a aussi les fêtes religieuses communes.

    Quand on parle de relations entre États, il y a d’autres considérations qui entrent en jeu. Il ne s’agit plus de sentiments, mais d’intérêts. L’Arabie saoudite est depuis longtemps l’alliée des USA. Du temps de Boumédiène, l`État algérien était l’allié de l’URSS, qui lui fournissait la totalité du matériel militaire. 90% des investissements des pays arabes du Golfe se font en Occident. Les intérêts économiques et militaires passent avant l’islam.

    Pour revenir à la perception qu’a l’individu des autres personnes en dehors de son cercle familial, il est clair que, dans un pays relativement homogène comme l’Algérie, le sentiment d’appartenance (qui se traduit souvent par une solidarité de fait face aux «étrangers») va en diminuant avec le changement de quartier, village, douar, ville, région, tout en restant fort. Mais est-ce que cela a un sens de parler, au niveau des individus et non des États, de solidarité entre musulmans? La solidarité entre un Algérien et un Indonésien reste quelque chose d’abstrait, une vue de l’esprit, sans contenu concret (quelles relations avons-nous avec les Indonésiens alors que la majorité des Algériens regardent les chaines de télévision françaises, par exemple?). Pour ce qui est des États, nous avons vu que ce sont les intérêts qui priment. Il serait intéressant, cependant, de voir jusqu’à quel point la solidarité entre coreligionnaires peut surpasser la solidarité de classe chez un ouvrier algérien émigré en France, par exemple. Dans un conflit qui opposerait un camarade de travail ouvrier comme lui, mais chrétien, à leur patron commun, musulman, duquel des deux se sentirait-il spontanément solidaire? En ce qui me concerne, je dois avouer que j’ai tendance à me sentir solidaire de tous les gens de condition modeste de par le monde et je ressens une antipathie naturelle envers tous les riches et les puissants de quelque culture ou religion qu’ils soient. L’abbé Pierre ou Mère Theresa étaient à mes yeux plus sympathiques et dignes de respect que n’importe quel roi, prince ou dictateur musulman.

    En conclusion, je dirais que, dans le monde d’aujourd’hui, la solidarité entre musulmans ne va pas de soi. Par rapport à la situation qui prévalait du temps de l’Empire ottoman, dont nous faisions partie, il y a de nouvelles lignes de fractures qui sont apparues : aspirations nationales et de classe (le socialisme algérien était dirigé contre la bourgeoisie nationale en voie de constitution). Une analyse grossière de la situation internationale pourrait faire croire que le pays occidentaux s’attaquent à tous les musulmans, qui seraient porteurs d’un projet de société antagonique au leur et dangereux pour leur survie. Mais en y regardant de plus près, il n’est pas difficile de comprendre que ces pays agissent d’abord pour défendre leurs intérêts stratégiques, qui sont avant tout économiques. Le Moyen-Orient est devenu un champ de bataille parce qu’il renferme le plus gros des réserves de pétrole du monde et non parce qu’il est habité par des musulmans. Il va sans dire, cependant, que le poids du passé (croisades et guerres coloniales, notamment) continue de se manifester dans l’inconscient collectif des uns et des autres. Mais lorsqu’il s’agit de bons gros dollars, chacun apprend bien vite à compter, et l’Américain n’a aucun problème pour pactiser avec le Saoudien.

    Une question me parait importante aujourd’hui : c’est celle qui a trait à l’éducation de nos enfants. Devons-nous continuer à leur enseigner que seuls les musulmans et musulmanes sont leurs frères et sœurs et que tous les autres sont des ennemis en puissance? Il me semble que derrière cette conception de l’Humanité, il y a un jugement de valeur : tous les musulmans sont bons, du seul fait qu’ils soient musulmans, et tous les autres sont mauvais, du seul fait qu’ils ne le soient pas. C’est, me semble-t-il, de là que vient le jugement suivant émis par certains intervenants sur ce forum : s’attaquer aux idées d’Ali Benhadj, c’est s’attaquer à l’islam.




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  • js
    31 mars 2010 at 21 h 32 min - Reply

    @ Adel.

    Bonsoir.

    Je vais te répondre superficiellement, on m’attend.

    La force du sentiment d’appartenance relève à mon sens mon cher Adel du degré de foi et de compréhension de la religion. L’ordre divin doit il etre exécuté en l’état et par soumission absolue du musulman ou discuté et modelé selon son état du moment ?

    L’islam nous dit que les croyants sont frères, sommes nous frères ? devrons nous nous comporter en frères ou pas ? L’islam nous dit que la communauté musulmane est une et indivisible devons nous adhérer à cette idée ou pas ? L’islam nous dit que l’ethnicisme, ou l’ethnisme, (la 3açabya est proscrite) devront nous toujours nous accrocher à notre arabité et à notre amazighité et les mettre avant notre appartenance musulmane ?

    Et nos actions doivent elles tenir compte du comportement général ou bien s’en tenir aux recommandations Coraniques et nous devons accepter le sacrifice pour avoir une rétribution plus grande. C’est en définitive un problème de degré de foi.

    Si le sentiment d’Algérianité ne s’oppose pas aux règles de l’Islam, puisque l’amour de la patrie comme le dit notre saint prophète (saaws) fait partie de la foi, par contre le rejet de l’appartenance à la nation musulmane y déroge. La fraternité islamique doit prédominer sur celle de l’appartenance à la nation arabe qui relève de la açabya ou du racisme comme on dit en langage contemporain (al 3onçoria).

    Pour les relations entre états, il faudra attendre que les pouvoirs de ces états représentent leurs peuples avant d’en discuter. Il est sur qu’il y a des interets, mais pas ceux des peuples.

    La solidarité avec les gens modestes entre en islam telle que tu la décris dans un autre contexte qui est que le musulman doit combattre l’injustice sous toutes ses formes.

    L’abbé Pierre ou mère Thérésa sont des religieux Chrétiens et l’Islam nous commande de les respecter tant qu’ils n’agressent pas l’islam et les musulmans et meme de les protéger lorsque nous en avons la capacité en cas d’agression meme de la part de musulmans, c’est ce qu’a fait l’Emir Abdelkader en Syrie.

    Par contre il nous commande aussi de nous soulever contre les tyrans, ce que nous ne faisons pas.

    La solidarité entre musulmans ne va pas de soi comme tu dis parce que l’Islam àest attaqué de toutes part depuis des siècls et des siècles et est présenté actuellement comme un épouvantail par les médias qui n’en connaissent rien ou qui veulent le présenter comme tel et les musulmans ne font plus le devoir d’étudier leur religion et la voient à travers un prisme déformé sans chercher à savoir si ce prisme reflète la vérité. Ils deviennent daltoniens et se présentent comme musulmans.

    Bien sur les pays occidentaux défendent leurs interets économiques et comment et l’Islam risque de mettre ces interets en péril si son flambeau presque éteint est repris par ses fils et sa flamme ravivée et donc il demeure la cible toujours privilégiée.

    En somme Adel et je suis avec toi pour poser cette question est il encore utile d’enseigner les préceptes de fraternité musulmane à nos enfants, mais j’affirme que l’islam n’a jamais dit que les autres sont mauvais, il dit simplement vous avez votre religion et j’ai la mienne, pour le reste nous sommes tous des humains et comme disait l’Emir Abdelkader, toujours lui, tous les hommes sont des créatures de Dieu et c’est à lui de les juger.




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  • Adel
    1 avril 2010 at 0 h 18 min - Reply

    @js

    Bonjour,

    Entre l’idéal islamique (une communauté musulmane unie face au reste du monde et composée de musulmans parfaits à tous points de vue) et la réalité d’aujourd’hui, le fossé est très grand. Il me semble qu’en l’état actuel des choses, les musulmans (je parle des peuples et non des États) ne peuvent pas s’en sortir tous seuls. Une forme de coopération avec l’un ou l’autre des pays développés non musulmans est nécessaire pour arriver à un stade où les musulmans pourraient voler de leurs propres ailes. Sans cette coopération, les obstacles seraient insurmontables et nous serions condamnés à rester à la traîne. Je ne vois pas d’autre issue que de marcher main dans la main avec les autres peuples de la planète pour construire un monde plus juste dans lequel toutes les cultures et religions seraient respectées sur un pied d’égalité. Comment rester soi-même tout en se donnant les moyens de se hisser au niveau des plus forts, voilà toute la question?

    Amicalement




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  • Le petit rapporteur
    1 avril 2010 at 7 h 59 min - Reply

    ———-REFORMER -MODERNISER L’ISLAM————

    PAR L’AMERICAIN RALPH PETERS.

    Juin 2006. Une revue militaire américaine, Armed Forces Journal(AFJ), présente deux cartes du Moyen-Orient [1] : « before », la carte de 2006 ; « after », la carte recomposée selon des critères ethniques et religieux. L’auteur de ces cartes est un lieutenant-colonel à la retraite : Ralph Peters. Auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, cet ancien du renseignement fait partie de l’équipe dirigeante d’AFJ. Cette revue n’est qu’un pan d’un véritable empire de la presse militaire américaine. En effet, la maison mère d’AFJ, Army Times Publishing Company est une filiale de la très puissante société Gannett, qui publie au Etats-Unis près de 90 quotidiens (dont USA Today et USA Weekend) et contrôle 22 stations de télévision. Au Royaume Uni, 17 quotidiens sont sous sa coupe. En 2005, les revenus financiers générés par l’ensemble s’élèvaient à 7.6 milliards de dollars. Ces cartes ne sont donc pas le simple fait d’un original. Au contraire, elles ont été soigneusement préparées, au sein de think tanks et d’instances militaires soucieuses de prendre pied dans ces régions convoitées.

    La destruction des frontières et la soumission du Moyen-Orient à l’axe euro-atlantique ne sont pas les seuls projets développés par Ralph Peters. Ce dernier appelle aussi à la création d’un « Etat sacré islamique », comprenant les lieux saints de l’Islam : la Mecque et Médine. A ce sujet, Ralph Peters écrit dans son article Frontières de sang, que faire pour améliorer le Moyen-Orient? : « La cause principale de la large stagnation du monde musulman réside dans le traitement réservé à la Mecque et à Médine considérés comme leur fief par la famille royale saoudienne. Les lieux saints de l’Islam soumis au contrôle de la police d’Etat de la part d’un des plus bigots et oppressifs régimes au monde ont permis aux Saoud de projeter leur croyance wahhabite à la fois intolérante et disciplinée au-delà de leurs frontières. […] Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un Etat sacré islamique – une sorte de super Vatican musulman – où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé. »

    Edifiant. Il faudrait donc, selon Ralph Peters, réformer l’Islam afin de l’adapter aux principes occidentaux, et modifier les esprits musulmans pour qu’ils épousent pleinement la grande mystique mondialiste. Certains parlent d’un « Vatican II musulman » [2]. D’autres d’un « Vatican II du Khalifat » [ 3].

    Les plans de Ralph Peters sont en parfaite adéquation avec les « Discussions de Kronberg » (Kronberger Gespräche) menée depuis 1995 par le plus influent des think tanks européens : la Fondation Bertelsmann. Pour ses promoteurs, il s’agit de favoriser l’émergence d’un immense bloc euro-atlantique prolongé jusqu’à l’État d’Israël : ce qu’ils appellent les « trois piliers du Judaïsmes » [4]. Et les musulmans devront se plier. Ainsi, l’enjeu des « discussions de Kronberg » est de « moderniser » l’Islam pour mieux l’astreindre aux normes du mondialisme. En occidentalisant les structures politiques, sociales et morales des sociétés musulmanes. Cette volonté a été affiché sans complexes par Joscha Fischer, dans son discours prononcé lors de la quarantième conférence de Munich, sur la politique de sécurité dans le cadre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le 7 février 2004 [5]. Evidemment, une telle politique risque d’allumer la poudrière qui couve dans cette région ô combien explosive. Comment les musulmans accepteront-ils les préceptes d’un Occident largement déchristianisé, dont la seule religion tolérée est la religion du capital, et qui vit sous les clochers du matérialisme? Pour réussir cette entreprise, les moyens mis en oeuvre risquent d’aboutir à un chaos inimaginable. Pas seulement au Moyen-Orient, mais dans le monde entier.

    Certes, les mondialistes au pouvoir n’en ont que faire.
    En fait, tout se passe comme si les adeptes de cette politique avaient pour programme Le meilleur des mondes [6], l’utopie d’Aldous Huxley, écrite en 1931. Tout se passe comme s’ils s’étaient déjà appropriés les prêches de Mustapha Meunier, l’administrateur mondial de l’Europe Occidentale : « Il y avait quelque chose qui s’apellait le Christianisme… L’éthique et la philosophie de la sous consommation… A présent nous avons l’Etat mondial. » [7]

    Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

    (1) http://www.globalresearch.ca/articlePic … medium.jpg
    (2) Pierre Hillard, La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, François-Xavier de Guibert, Paris, 2007, page 72 et 73.
    (3) Alain Soral, dans une conférence intitulée Vers une gouvernance globale…, donné le 9 mars 2009, à Paris.
    (4) Rapport en anglais : Europe, the mediterranean and the Middle East, strengthening responsibility for stability and development , Discussion paper presented by the Bertelsmann Group for Policy Research and Center for Applied Policy Research, Munich: Felix Neugart, to the VII. Kronberg Talks, 17-19 january 2002. Organised by the Bertelsmann Foundation, Gütersloh, Christian-Peter Hanelt and Matthias Peitz.
    Ajoutons une chose : Ralph Peters se définit comme un ami « de longue date » de l’Etat d’Israël (New York Post, 22 juillet 2006).
    (5) «Toutefois, si nous voulons remporter le combat contre le terrorisme du djihad, nous devons suivre une approche nettement plus vaste et plus approfondie dans la région du Proche et Moyen-Orient. En effet, derrière ce nouveau terrorisme se cache une crise profonde de modernisation, dans une grande partie du monde arabo-islamique.
    Nos efforts communs pour la paix et la sécurité sont condamnés à l’échec si nous pensons que seules les questions de sécurité ont de l’importance. Elles en ont très certainement! Mais dans cette lutte contre le terrorisme, la sécurité englobe des aspects bien plus vastes: la modernisation sociale et culturelle, tout comme la démocratie, l’État de droit, les droits des femmes et la bonne gouvernance revêtent une importance presque supérieure encore. » in http://www.medea.be/index.html?doc=1668.
    Les propos de Joschka Fischer du 7 février 2004 sont d’autant plus convaincants qu’il a participé aux « Discussions de Kronberg » de janvier 2002.

    [6] Aldous Huxley, Le meilleur des mondes, Plon, 2004. A l’origine, publié en 1932, à Londres, aux éditions Chatto and Windus.
    (7) Ibid., page 71 et 72

    BOUNOUA Samy.

    Source : Vers un nouvel ordre religieux?
    Posté: Sam 16 Jan 2010 00:37
    http://www.geopolitique.passion-histoire.net/
    Ven 15 Jan 2010 23:19




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  • js
    1 avril 2010 at 10 h 02 min - Reply

    Je crois que j’ai mal cité l’Emir abdelkader c’est plutot:

    « Tous les hommes sont des créatures de Dieu, les meilleurs d’entre eux sont ceux qui sont les plus utiles aux autres ».




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  • js
    1 avril 2010 at 14 h 44 min - Reply

    @ Adel.

    Je crois que tu touches du doigt le point central de la question dans ton dernier commentaire.

    L’Islam doit il etre pris comme une doctrine philosophique dont nous devons nous inspirer plus ou moins afin d’atteindre un idéal dans notre vécu quotidien ? N’est ce pas que cette religion devrait lorsqu’on y croit, embrasser tous les aspects de notre vie quotidienne et c’est la foi qui constitue le seul idéal?

    L’avons nous ou pas, telle est la question.

    Si on la considère comme un idéal inaccessible car ne répondant pas aux conditions du monde actuel, nous devrions alors y renoncer carrément car ce serait plus logique et adopter une idéologie humaine à meme de répondre au moins à nos préoccupations terrestres.

    Cependant le capital est à la limite de précipiter le monde dans le chaos et le socialisme a démontré également ses limites et est définitivement délaissé. Reste donc la troisième alternative qui est l’Islam.

    L’islam se veut une religion universelle, dans toutes les acceptions du terme. Ses aspects sociaux-économiques et donc nécessairement politiques sont de nature à apporter toutes les réponses à un monde arrivé en fin de course, car si les occidentaux sont à un stade ultime d’avancement, l’Histoire nous apprend que les civilisations une fois arrivées au sommet déclinent.

    La civilisation du capital, apparue avec l’apparition des banques de conversion, puis des banques de dépot, puis des banques délivrant des titres nominatifs et créatrices de monnaie, puis la transformation des banques en institutions financières capitalisant du vent car introduisant dans leur avoir spéculatif des crédits qu’elles n’ont pas encore récupéré, lequel est assuré certes mais constitue un avoir virtuel, bref, ces mécanismes nouveaux, capitalistes ont atteint un niveau de complexité qui fait qu’elles ont fait entrer le monde dans une crise financière sans précédent et c’est à nous pauvres bougres de payer leurs pertes, car une banque ne doit pas perdre par principe. C’est pour ça que l’orange coute 140 dinars, nous payons pour les banques spéculatives de l’occident.

    Ces banques ne doivent pas perdre car elles sont à la base’ d’un édifice complexe de production et de spéculation qui est en symbiose, dans lequel l’exploitation des masses par le travail salarié et le consumérisme ne peut que concentrer le capital entre des mains de plus en plus restreintes et le virtualiser de plus en plus, de sorte que meme les productions futures sont capitalisées maintenant par la baguette enchanteresse des banques.

    L’islam interdit toute spéculation. Ne serait ce que pour ça on devrait s’en prévaloir et élargir nos champs de relations en son sein, meme si nous devrons en souffrir pendant quelque temps, nous le ferons d’abord pour plaire à Dieu, mais aussi pour sauver l’humanité du cataclysme qui va s’abattre sur elle lorsque la distorsion entre le capital virtuel et la production future aura dépassé un seuil raisonnable.

    Voila mon avis.




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  • js
    1 avril 2010 at 20 h 14 min - Reply

    @Adel.

    Voici un article publié après mon commentaire, et qui explique peut etre mieux la chose, sous certains angles:

    Crise de confiance, panique à l’échelle international sur les places boursiers… le monde est entrain de vivre les limites et les méfaits du capitalisme à outrance après avoir gouté et vécu pour certain l’impasse du modèle communiste tombé en désuétude. Alors quelle alternative avons-nous réellement en dehors de ces deux modèles économiques ? Ne serait il pas temps de revenir aux fondamentaux des lois économiques ? Mettre la finalité de l’homme au centre de tous les intérêts plutôt que l’argent et le profit sans effort. Aujourd’hui la bulle artificielle insufflé et gonflé par le système capitaliste nous mets devant une réalité qui depuis longtemps a été dénoncé et interdit par le modèle économique Islamique.

    Crise de confiance, panique à l’échelle international sur les places boursiers… le monde est entrain de vivre les limites et les méfaits du capitalisme à outrance après avoir gouté et vécu pour certain l’impasse du modèle communiste tombé en désuétude. Alors quelle alternative avons-nous réellement en dehors de ces deux modèles économiques ? Ne serait il pas temps de revenir aux fondamentaux des lois économiques ? Mettre la finalité de l’homme au centre de tous les intérêts plutôt que l’argent et le profit sans effort. Aujourd’hui la bulle artificielle insufflé et gonflé par le système capitaliste nous mets devant une réalité qui depuis longtemps a été dénoncé et interdit par le modèle économique Islamique.

    Qu’elles sont les critères importants du modèle islamique ? 1er pas de « riba » (intérêt, usure) 2ème pas de « gharar » ni de « maysir » (incertitude, spéculation) 3ème pas de « haram » (secteur illicite comme le jeu, l’alcool, la pornographie, le tabac…), 4ème obligation de partage des profits et des pertes et 5ème l’éthique c’est-à-dire allouer les fonds vers des secteurs socialement responsables. Ces principes simples et naturels sont des garanties qui empêche des crises de type subprime … l’intérêt avec usure étant formellement interdit en Islam nulle doute que cette crise ne peut déstabiliser un système qui refuse de faire travailler l’argent pour l’argent.

    Certain pense que le modèle économique respectant les lois de la Charia Islamique ne peut être mise en pratique car ils sont convaincus que les progrès et la folie matérialiste dans lequel ont vie ne peut admettre des principes qui date de plus de 14 siècles. Allah nous impose les taux d’intérêt à Zéro dans tous les échanges financiers pour inciter au partenariat et au partage des risques et des bénéfices. Pour preuve regardé le reflexe immédiat des gestionnaires de la banque centrale européenne et américaine dans cette crise comme dans celle du passé, ils baissent leurs taux d’intérêt. Baisser…, tendre vers le plus prés de zéro pour relancer l’économie, donner plus de confiance à l’épargnant et au marché boursier et faire en sorte que l’on puisse favoriser les crédits auprès des Banques.

    Pour les Musulmans, convaincus et respectueux des principes Islamiques, aucun doute sur les biens faits de l’interdiction de l’intérêt usuraire car si Allah (swt) nous la rendu illicite c’est qu’Il connait mieux que qui conque l’intérêt suprême de ses créatures. Combien de crise similaire doit-on subir pour que l’on se rende compte de l’évidence qu’Allah nous a annoncée à mainte reprise dans le Coran. A quoi nous invite le modèle Islamique si ce n’est que mettre l’argent au service de l’homme et non pas l’homme au service de l’argent. La régulation et le cadre de fonctionnement du modèle Islamique permet à chacun de travailler dans un esprit d’entreprenariat en partageant les bénéfices et les risques. Cette disposition permet une prudence mesurée et intelligente qui évite l’effet boule de neige en cas de crise et de dérapage économique.

    Incroyable mais vrai, la cupidité des rapaces financiers, qui n’ont rien à faire des conséquences de leurs actes sur la condition humaine, qui font souffler le chaud et le froid sur les places boursières, sont apprivoisées et corrigées grâce aux épargnes des contribuables via les Etats qui injectent à coup de milliards d’euros et de dollars pour stopper la dégringolade des indices boursiers dans les abysses. Les libéraux appellent à la rescousse des Etats qui nationalisent à tours de bras les banques en faillites et ce quelque soit la tendance politique au pouvoir. Il doit se sentir pousser des ailes Karl Max dans sa tombe.

    Nous avons perdu le sens de l’effort, du travail et de la récompense à la sueur du front. Aujourd’hui nous avons un vrai marketing agressif pour pousser à toujours plus de crédit jusqu’ à contracter pour certain des crédits à la consommation. La débauche de l’ultra-capitalisme et du néolibéralisme doit nous interpeller et nous permettre une remise en question de notre choix de société et du modèle économique. Les fondements du modèle économique que propose l’Islam reposent avant tout sur la responsabilité de l’Homme devant Allah dans ses actions et ses engagements. Chaque Musulman doit garder à l’esprit et doit être conscient que le moindre centime qu’il gagne, investie ou place, il en aura à rendre des comptes à la fois sur ses intentions et les conséquences de ses actes. L’Islam encourage le développement économique et l’enrichissement des individus à condition que ce dernier respect une certaine éthique moral qui permet de ne lésé personne dans l’ascension sociale et matériel. La finalité du modèle économique Islamique permet de maintenir et de garder l’outil de gestion des flux financiers comme un simple outil permettant le transfert des biens et des richesses au service de la condition humaine.

    La perversion de ce capitalisme dans laquelle nous nous trouvons prouve et assure au moins une chose c’est que l’Occident ou plutôt le modèle Occidentale à perdu sa crédibilité sur la scène internationale pour son modèle capitaliste. Il est temps que les économistes de tous bords et surtout les Musulmans fassent connaitre cette alternative que nous offrent les lois et les principes prodigués par le système Islamique. La finalité de l’homme en Islam c’est d’obtenir la Grâce, la satisfaction et la Miséricorde d’Allah dans cette vie. L’Economie ne doit être qu’un outil au service de cette finalité avec comme toile de fonds la recherche de son bien être et de son développement.

    Aujourd’hui on crée le vide dans la populace pour créer une addiction à la consommation. Cette mécanique économique basé sur l’étude comportementale et sociétale incite et pousse les individus à la surconsommation. Regarder la folie des grandes surfaces sur un produit donné, la diversité incroyable que l’on nous propose? Ah ils ont pensé à tout pour vous inciter à la consommation absurde et idiote, le produit selon le genre, la catégorie sociale, la saison, la mode….

    Nous avons le privilège dans l’Islam d’être conscient des dangers de jouer avec les limites qu’Allah nous a définis dans le Coran et des conséquences que cela peut engendrer. L’Islam exige des valeurs morals et éthiques dans les mécanismes de l’économie et du développement social.

    Un signe du changement de mentalité est l’interpellation du journaliste économiste Beaufils Vincent directeur de la rédaction du très sérieux magazine Challenges qui interpelle de la sorte « … au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n’en serions pas là. Il ne faut pourtant pas voir la finance islamique comme un exercice de troc moyenâgeux, car les pays du Golfe nous ont montré combien leur mentalité entrepreneuriale savait épouser le XXIe siècle. Simplement, leurs banquiers ne transigent pas sur un principe sacré : l’argent ne doit pas produire de l’argent. La traduction de cet engagement est simple : tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié. Interdits, les produits toxiques; oubliés, les ABS et CDO que personne n’est capable de comprendre. Autrement dit, l’argent ne peut être utilisé que pour financer l’économie réelle. Il n’y a donc pas de hasard : si les banques du Golfe sont sorties indemnes de la crise du subprime, c’est qu’elles n’y sont pas entrées. Le respect de ce principe du Coran est également fort utile dans la relation que chacun entretient avec l’argent, qu’il s’agisse des entreprises ou des particuliers : les personnes morales n’ont ainsi pas le droit de s’endetter au-delà de leur capitalisation boursière; quant aux personnes physiques, elles ne peuvent de facto souffrir de surendettement. Voilà des règles qui ne peuvent pas nuire. Et même si elles reposent sur un texte qui date du VIIe siècle… » Source Edito 11/09/08 Le pape ou le Coran http://www.challenges.fr/.

    Une remarque par rapport à cette vérité bienvenue de la part d’un expert qui honore la justesse et la vérité Coranique sur les directives qu’elle prodigue en matière économique à dimension sociale. Malheureusement tous les pays Musulmans sont loin du respect des principes la Charia Islamiques. Une partie des Musulmans et surtout la classe moyenne et bourgeoise ont cédé aux sirènes du capitalisme et à l’ultralibéralisme encourageant l’empreint avec intérêt usuraire en s’appuyant sur des fatwas qui sont minoritaires et de circonstance. Plutôt que de s’organiser et de développer à l’image des Musulmans en Angleterre qui ont réussit en deux générations à faire émerger des Banks Islamiques pour répondre à leur besoin tout en restant conforme à la Charia Islamique. En France et ailleurs ils se laissent tenter par la facilité sans en mesurer vraiment les conséquences ici bas et dans l’au-delà. Il faut s’avoir une chose, chaque crédit usuraire que nous contractons permet d’entretenir et d’encourager le modèle existant et retarde de ce fait l’émergence du modèle Islamique conforme à la Charia. Le courage, la volonté et la réussite des entrepreneurs Musulmans est telle que toutes les grandes Banques Nationales et Internationales ainsi que les Etats eux-mêmes engagent des études pour développer et proposer aux Musulmans de leur pays une alternative conforme à l’éthique Islamique. On évalue un marché potentiel de 700 Milliards d’euros. La sécurité offerte par le modèle Islamique est tel que même des sociétés non Islamique préfèrent et travaillent avec les Banques Musulmanes en Angleterre. Ce qui paraissait utopique et moyenâgeux pour certain il y a quelque temps devient plus que jamais réalité inévitable confirmé et réclamé par les plus avertis des rouages boursiers et des places financiers qui sont pour le profane abscons et amphigouriques.

    R.A
    http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com/

    Pour info et culture générale: Vincent Beaufils est directeur de la rédaction du magazine Challenges, un hebdomadaire d’information sur l’économie et les principaux débats de société. Diplômé d’HEC, Vincent Beaufils a débuté sa carrière de journaliste à L’Expansion, puis à L’Express, comme grand reporters. Il a également été successivement conseiller de la rédaction en chef du Nouvel Observateur, ancien rédacteur en chef du Nouvel Économiste, avant d’être nommé rédacteur en chef du mensuel L’Essentiel du management.

    Alter Info l’Information Alternative
    Article :
    http://www.alterinfo.net/Systeme-Islamique-Solution-a-la-Crise-Financiere-Internationale_a44520.html




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  • lemgabri
    25 avril 2010 at 12 h 25 min - Reply

    Islam et démocratie
    par Malek Bennabi

    Séparément, ces deux concepts Islam et démocratie ne posent aucun problème. Chacun a son sillage propre dans les événements qui marquent notre époque. Mais, ensemble ils posent le problème de la liaison implicite qu’on établit entre eux. Qu’est ce que l’islam ? Qu’est ce que la démocratie ?

    On connaît avec précision la date d’apparition du terme « Islam » dans la langue arabe. Il date certainement de l’ère coranique, puisque le Coran attribue textuellement la formation du terme « musulman » à l’oracle de l’ancêtre Abraham qui aurait désigné sous cette appellation les futurs adeptes de la religion de son descendant Mohammed. Par contre, on connaît moins bien l’histoire du terme « démocratie » en tant que néologisme de la langue arabe. Il est toutefois évident qu’il appartient à l’époque moderne puisque l’arabe classique l’ignore jusqu’à Ibn-Khaldoun. Sa morphologie même atteste qu’il lui est étranger. Mais si on remonte sa généalogie dans sa langue maternelle (Le Grec), on le trouve mentionné pour la première fois dans un discours de Périclès aux Athéniens. Du moins si on table d’après Theycidide, l’historien de l’antiquité grecque. L’Islam et la démocratie désignent, chacun de son côté, trop de choses à la fois. Il convient de les réduire à leur plus simple expression pour faire le rapprochement qui peut être fait entre eux après une telle simplification.

    Qu’est-ce que la démocratie dans sa plus simple expression ? Un dictionnaire de langue française indique la signification étymologique du mot. Celui-ci désigne « le pouvoir de la population ». De l’autre côté, qu’est-ce que l’islam dans sa plus simple expression ? Le prophète lui-même quand la question lui fut posée dans les circonstances qui sont rapportés dans « un hadith » célèbre mentionné par les plus hautes autorités de la tradition, par Muslim, Tarmidhi, l’imam Ahmed et par Boukhari. Voici le texte de ce hadith, d’après Abu Houreira. Le prophète se trouvait un jour avec des gens quand un homme vint à lui et demanda : « qu’est que l’Islam ? ». Le prophète répondit : « L’Islam consiste en ce que tu crois en Dieu sans rien lui associer, que tu pratiques la prière, que tu verses l’aumône légale, et que tu pratiques le jeûne du Ramadan… » Tels sont, enfin de compte, les deux éléments du problème. Il s’agit de voir si un rapprochement peut être fait entre eux après cette simplification systématique.

    Dans cette simplification simplifiée, il est clair que le terme Islam désigne un ensemble de « devoir » de l’homme tandis que le terme démocratie un ensemble de « droits ». On aboutit apparemment à une anti-thèse où un terme semble la négation de l’autre. Il y a donc une certaine difficulté à rapprocher les deux termes. Cela ne provient pas de leur contenu respectif mais de la manière de l’exprimer. La signification littérale de la démocratie, c’est à dire celle qui correspond au sens commun qui est celui d’un simple dictionnaire forcément inspiré de la tradition démocratique française et d’un néologisme qui fut lui même le produit linguistique de cette tradition dans la langue arabe. En, fait la tentative de définition de la démocratie, indépendamment de tout schéma linguistique et de toute liaison à priori entre elle et un concept quelconque comme l’Islam. Il faut essayer de considérer la démocratie d’après un schéma anthologique. Pour cela il faut établir le cadre de ses généralités.

    Dans un tel cadre, la démocratie doit être considérée à un triple point de vue ; comme sentiment envers soi, comme sentiment envers autrui, comme ensemble de conditions sociales et politiques nécessaires pour la formation et l’épanouissement de pareils sentiments chez l’individu. Il est en effet évident que la démocratie ne peut se réaliser en tant que fait politique par exemple en tant « que pouvoir des masses », si elle n’est pas imprimée dans l’individu qui constitue ces masses son « moi », si elle n’est pas d’abord imprimée dans son « moi » dans les structures de sa personnalité, si elle n’existe pas dans la société comme un ensemble de convention, d’habitudes, d’usages, de traditions. La démocratie est l’aboutissement d’une culture, le couronnement d’un humanisme, c’est-à-dire d’une certaine évaluation de l’homme à son échelle personnelle et à l’échelle des autres. La fameuse déclaration des droits de l’homme et du citoyen par exemple fut le couronnement mystique et politique de la révolution française. D’ailleurs la réalité intrinsèque du sentiment démocratique, bien que masquée ci-dessus, quelque peu par des données européennes qui ne sauraient se répéter dans l’histoire des autres races et des autres peuples, apparaît néanmoins sous cette enveloppe quand on exprime les faites, non plus en terme d’histoire ou de politique, mais en termes de psychologies et de sociologie.

    Le sentiment démocratique en Europe fut l’aboutissement normal d’un double courant culturel, le résultat d’une libération de l’esprit par la réforme, et de la raison et du goût par la renaissance. Voilà sa signification historique, c’est-à-dire la signification qui n’est pas transposable hors de l’histoire européenne. Mais dans tout processus de démocratisation, en Europe ou hors d’Europe, le sentiment démocratique est une certaine limite psychologique au dessous de laquelle apparaît le sentiment de l’esclave et au dessus de laquelle apparaît celui du despote. L’homme libre, le citoyen d’une démocratie est une affirmation entre ces deux négations. C’est donc la réalité intrinsèque à laquelle on peut référer n’importe quel processus de démocratisation. Et elle s’insère entre deux autres réalités qui la bordent et constituent en quelque sorte ses « négatifs », c’est-à-dire la négation du « moi » chez l’esclave et la négation de « l’autre » chez le despote. L’image psychologique de l’esclave, notamment dans l’homme qui rit de Victor Hugo, où les conseils que le personnage Ursus donne à Givnyplaine sont des conseils à un esclave : « il y a, dit-il, en effet, une règle pour les grands, ne rien faire et une règle pour les petits, ne rien dire. Le pauvre n’a qu’un ami le silence. Il ne doit prononcer qu’une monosyllabe : Oui. Avouer et consentir c’est tout son droit. Oui, au juge, oui au roi. Les grands si bon leur semble, nous donnent des coups de bâton, j’en ai reçu, c’est leur prérogative et ils ne perdent nullement de leur grandeur en nous rompant les os… »

    On voit dans cet exemple que pour Ursus, le meilleur parti à prendre c’est de consentir et de dire oui à tout mais nous voyons combien le « oui » dans sa bouche exprime la « négation » de soi, c’est à dire la négation de fondement même de la démocratie en l’être humain.

    Le processus de démocratisation doit donc éliminer toutes ces tendances antidémocratique, en réduisant chez l’un les penchants à la servilité, chez l’autre les penchants au despotisme.

    Parler de démocratie en Islam, c’est se demander si l’islam peut augmenter le sentiment envers soi et envers les autres, compatible avec le fondement de la démocratie dans la psychologie de l’individu et s’il peut créer les conditions sociales générales favorables au maintien et au développement du sentiment démocratique ainsi qu’à son efficacité.

    Par conséquent, avant de répondre à la question, l’Islam produit-il le sentiment démocratique ? il y a lieu de se demander d’abord si l’Islam réduit la somme et la portée des sentiments négatifs, des tendances antidémocratiques qui se manifestent également chez l’esclave et chez le despote. Il y a lieu de considérer toute entreprise d’éducation à l’échelle d’une population entière et sur un plan général : psychologique, moral, social et politique. La démocratie n’est donc pas, selon la définition étymologique du mot, une simple transmission du pouvoir aux masses, à un peuple proclamé « souverain » en vertu d’un texte constitutionnel. D’ailleurs, le texte lui même peut faire défaut ou presque dans un pays, ou être aboli par un despote s’emparant du pouvoir, sans que pour cela la démocratie perde son fondement dans les sentiments, dans les usages, dans les conventions qui assurent sa pérennité dans le pays.

    En Angleterre, ce n’est pas un texte constitutionnel qui garantit les droits et les libertés du peuple anglais, mais la longue tradition démocratique britannique, c’est-à-dire en fin d’analyse l’esprit britannique lui-même. La démocratisation n’est donc pas une simple transmission de pouvoirs entre deux partis, un roi et un peuple, par exemple, mais la formation de sentiments, de réflexe, de critères qui constituent les fondements d’une démocratie dans la conscience d’un peuple, dans ses traditions. Une constitution démocratique est en général le résultat d’une entreprise de démocratisation. Et elle n’est l’expression authentique d’une démocratie que dans la mesure ou l’entreprise de la démocratisation l’a précédée. Dans cet ordre d’idées, le caractère superficiels de des emprunts constitutionnels qu’on fait certains pays en voie de développement (voulant édifier un ordre nouveau) à des pays d’anciennes traditions démocratique. Ces emprunts sont peut être nécessaires, mais ils ne sont certainement pas suffisants s’ils ne sont pas accompagnées de mesures propres à les infuser dans la psychologie du peuple qui les emprunte. Quoi qu’il en soit, s’il existe une tradition démocratique islamique, elle ne doit pas être cherchée dans la lettre d’un texte constitutionnel proprement dit, mais plutôt dans l’esprit de l’Islam d’une manière générale. L’islam ne doit pas être considéré comme une constitution qui proclame un peuple souverain, ni comme une déclaration qui énumère les droits et les libertés de ce peuple, mais comme une mise en marche de d’une entreprise de démocratisation, c’est à dire une mise marche de l’individu et de la société dont celui-ci fait partie dans la réalisation de l’idéal démocratique. La marche vers cet idéal étant seulement mue, orientée et réglée par les sentiments dont les germes auraient été déposés dans la conscience musulmane sous forme de principes généraux. Et il importe surtout de considérer les conditions dans lesquelles commence l’entreprise de démocratisation parce que ces conditions marquent tous ses résultats ultérieurs. Dès l’origine s’établissent déjà les différences et les caractères distincts qui marquent les divers types de systèmes démocratiques. On parle de démocratie en occident comme on en parle dans les pays de L’Est et également en Chine où on l’appelle « la démocratie nouvelle ». La révolution française a fait de l’homme « le citoyen » : c’est une évaluation. La révolution Russe en a fait « le camarade » : c’est une autre évaluation. On est plus au moins explicitement en présence de types ou de visions démocratiques qui diffèrent entre eux essentiellement par une certaine signification de l’homme qui marque précisément la mise en marche de l’entreprise de démocratisation ; dès l’origine. Mais c’est cette signification, plus précisément cette évaluation initiale de l’homme, qui marque dès l’origine l’efficacité de l’entreprise par rapport aux tendances antidémocratiques qui se manifestent chez l’esclave et chez le despote. Cette évaluation initiale de l’homme constitue donc un critère de discrimination entre les divers types démocratiques qui se sont réalisés à travers l’histoire depuis le type athénien, il y a trois mille ans, jusqu’au type qui se réalise en ce moment en Chine.

    Mais quand on, considère tout cette valeur, çà l’exclusion du type islamique et par rapport à lui, elle constitue en fait une même espèce parce qu’elle évalue l’homme soit en tant que citoyen à qui on octroie certains droits politiques soit comme un élément dans une société qui lui accorde certaines garanties sociales.
    Or l’Islam, donne d’emblée à l’homme une valeur qui transcende toute valeur politique et sociale. C’est Dieu lui même qui lui accorde cette valeur dans le Coran : « Nous avons honoré l’homme », dit en effet un verset qui constitue une sorte de préambule d’une constitution islamique sans la lettre, un préambule qui donne à cette constitution un caractère qui est absent de tous les autres types démocratiques.

    La conception démocratique islamique voit en l’homme la présence de Dieu, les autres conceptions voient en lui la présence de l’humanité et de la société. On a d’un côté un type démocratique sacral, de l’autre un type laïque.
    La différence n’est pas dans les termes mais dans ce qu’ils signifient réellement sur le plan des sentiments de l’être humain envers soi et envers les autres. L’homme qui porte l’honneur de Dieu en soi sent cet honneur dans son propre poids et dans le poids des autres. Sa valeur et la valeur des autres, à ses yeux, sont incommensurables en fonction de cet honorificat qui neutralise en lui les sentiments négatifs

    En outre, son chemin est comme bordé de deux gardes fous qui l’empêchent de déchoir dans l’abîme de l’esclave d’un côté et dans l’abîme du despote de l’autre. Les deux gardes fous sont expressément marqués par des versets qui lui signalent les deux abîmes. Dans l’un, il est dit en effet : « Nous réservons la demeure éternelle à ceux qui ne se laissent pas tenter par l’esprit de domination… » C’est donc comme on le voit, un garde- fou mis du côté du despotisme. Dans les versets suivants, ils désignent clairement l’autre garde-fou : « A ceux que les anges trouveront injuste envers eux mêmes et à qui ils demanderont : En quelle condition étiez-vous (sur terre) ?Et qui leur répondront : Nous étions dans l’abaissement, les anges répliqueront ; la terre de Dieu n’était-elle point assez vaste pour que vous puissiez émigrer, ceux-là auront pour asile la géhenne et quel détestable devenir !(…) exception faite des faibles parmi les hommes, les femmes, les enfants qui ne trouvent aucun moyen pour fuir et ne peuvent suivre le chemin qui convient, à ceux-là pourra pardonner car dIeu accorde l’absolution et le pardon. » C’est l’autre garde-fou qui empêche de tomber dans la condition de bassesse à laquelle fait allusion le verset.
    Donc le musulman est prémuni contre les tendances antidémocratiques qui peuvent se trouver en son être, par l’honneur sacral que Dieu a mis dans sa nature humaine et par les indications qu’il a placées sur son chemin pour l’empêcher de dévier de la voie, en tant qu’homme, de tomber dans l’ornière du despote ou dans celle de l’esclave. Le sentiment de cet honneur, qu’il détient d’une manière générale en sa qualité d’homme est d’ailleurs renforcé par un honneur particulier qui lui est dévolu en sa qualité de croyant :« La gloire appartient à Dieu, au prophète et aux croyants. » Et le mot gloire dans ce verset désigne la supériorité morale, la noblesse spirituelle et non pas l’éclat temporel. Donc les sentiments négatifs qui peuvent entraîner le musulman à la chute d’un côté ou de l’autre, sont dominés par les sentiments contraires dont les germes ont été déposés dans sa nature en tant que musulman. La démocratie est ainsi fondée tout d’abord dans sa conscience, avec cette nouvelle évaluation de lui-même et des autres qui révèle la haute signification de l’homme.

    La démocratie islamique se caractérise d’abord par l’immunisation de l’homme contre les tendances antidémocratiques : l’octroi des droits politiques et des garanties sociales en est une conséquence. Par contre la démocratie laïque lui accorde d’abord ces droits et ces garanties, mais sans lui éviter d’être écrasé sous le poids des coalitions d’intérêts, des cartels, des trusts, ou bien d’écraser les autres le poids d’une dictature de classe : Elle n’extirpe pas de la société les germes morbides qui créent l’esclave ou le despote.

    On voit plus clairement, à présent, la liaison entre Islam et démocratie. Il était malaisé de la définir dans les préliminaires de cet exposé, quand on essaye de prendre le mot démocratie dans sa signification étymologique en considérant l’entreprise de démocratisation comme une simple passation du pouvoir au peuple, selon les stipulations d’une constitution. On voit en même temps plus clairement l’erreur qu’il y avait dans le fait d’emprunter une constitution toute faite, car dans ce cas, c’est toute l’infrastructure psychologique qui fait défaut dans l’entreprise de démocratisation.

    Il est donc légitime de parler de démocratie en islam, ou de l’Islam en tant que processus de démocratisation marqué d’ailleurs d’épisode significatifs. Un épisode bien connu, c’est celui qui arriva au fils d’Amr Ibn Al-Ass, le puissant gouverneur d’Egypte et l’illustre général musulman. Pendant un pèlerinage, un égyptien copte avait un peu bousculé le fils de ce puissant personnage autour de la Kaâba. Le fils D’Amr Ibn Al’Ass repoussa violement le copte converti en ajoutant :’ « Ecarte-toi, tu bouscules le fils des nobles ». C’était sous le khalifat d’Omar Ibn Al- khottab. Et l’affaire parvient à la connaissance de ce dernier qui fit convoquer le fils de son gouverneur et devant la foule de la Kaâba, ordonna au copte de le frapper, en disant en guise de sentence : « Voilà comment on traite le fils des nobles ».

    La démocratie ainsi définie, dans le domaine de la conscience et des sentiments s’exerce à l’extérieur, dans le domaine des faits, dans les actes individuels et public et dans le fonctionnement des institutions. En particulier, la démocratie peur assurer aux individus les droits politiques et les garanties sociales. C’est l’autre aspect de la question, et certains objecteront sans doute, que c’est dans le présent du monde musulman qu’il faut chercher les légitimations nécessaires d’une démocratie islamique. Une pareille objection n’est fondée, cependant, qu’en apparence, car lorsqu’on étudie la démocratie athénienne par exemple, on ne cherche pas ses légitimations dans le présent du peuple grec, sans que cela signifie d’ailleurs que le citoyen grec et le musulman contemporain soient aujourd’hui coupés de leurs traditions démocratiques respectives. Il n’y a point de dérogation à considérer la démocratie en Islam, non pas à l’époque où la tradition musulmane s’est trouvée à l’état plus au moins fossilisée, comme elle l’est aujourd’hui d’une manière générale, mais à l’époque où cette tradition musulmane s’est constituée durant la vie du prophète et sous les quatre premiers khalifes.

    Si ce point de doctrine (qui est celui des docteurs de l’islam) est adopté, l’entreprise de démocratisation mise en marche par l’islam aura donc duré une quarantaine d’années.




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  • water water
    26 février 2017 at 14 h 55 min - Reply

    Un homme qui ne change pas d’avis , cela n’existe pas.
    Salafiste en arabe veut dire ancien. chaque etre humain est salafiste.
    Les Laiques suivent les salafistes greques.
    Les autres suivent les salafistes coraniques.
    Sur l’axe des temps l’homme ancien coranique est plus jeune que l’homme ancien Latino greque.
    Les greques ont imposé leur pensée et culture à l’europe intelligente, parceque l’évangile est écrit en greque.
    Le coran est en arabe sur les quatres points cardinaux de la planete.




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  • Congrès du Changement Démocratique