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30 March 2017

Abdelhamid Mehri à Belkhadem : L'avis différent est interdit au FLN

par M. Saadoune, Le Quotidien d’Oran, 21 mars 2010

Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN, a décliné une invitation qui lui a été adressée par Abdelaziz Belkhadem, pour assister à la cérémonie d’ouverture du 9ème Congrès du FLN. Il refuse d’apporter sa caution.

Dans une lettre adressée à Abdelaziz Belkhadem, il invoque formellement des engagements pris vis-à-vis de l’Université islamique de Constantine, mais ce sont bien des objections politiques de fond qui l’ont amené à refuser d’apporter une caution politique en assistant à un Congrès sans surprise et sans débat.

Avec sa courtoisie habituelle, l’ancien secrétaire général du FLN a remercié M. Belkhadem pour son invitation et regrette que ses engagements l’empêchent de rencontrer des militants, anciens et jeunes. Mais, Mehri, dans une pique politique directe à Belkhadem, souligne qu’il n’aurait pas hésité un instant à annuler tout ses engagements si le Congrès avait été l’occasion d’un débat franc et profond. «J’aspire toujours à ce que l’occasion soit donnée à l’ensemble des militants de débattre avec franchise et en profondeur des expériences vécues par le FLN durant sa riche histoire, et des expériences vécues par le pays depuis l’indépendance dans tout ce qui se rapporte au système de pouvoir et à la gestion des affaires publiques».

Abdelhamid Mehri veut d’autant plus un tel débat qu’il se sent «toujours redevable aux militants du FLN» d’un compte rendu global sur la mission qui lui a été confiée par le Comité central qui l’a élu Secrétaire général du Front «dans des circonstances très particulières et graves».

M. Abdelhamid Mehri souligne que les autres personnalités invitées auraient pu, elles aussi, contribuer à un tel débat s’il était organisé. C’est un constat politique qui est fait. Hormis des batailles de pouvoir et des ambitions, le débat n’existe plus au sein du FLN depuis le fameux «complot scientifique», en janvier 1996, lors de la réunion du Comité central à l’hôtel Al Djazaïr.

L’ancien secrétaire général du FLN rappelle à Belkhadem cet épisode où il a été «écarté de la responsabilité du secrétariat général du FLN dans «des conditions et des circonstances que vous connaissez parfaitement et que beaucoup de militants connaissent».

Mehri avait à ce moment pris l’engagement devant le Comité central d’expliquer les causes profondes de ce qui était arrivé lors du prochain Congrès. Sauf que cette explication, dont il se sent redevable aux militants du FLN, a été rendue impossible car les congrès qui se sont succédés ont été hermétiquement verrouillés. Malheureusement, écrit-il, tous les congrès se sont succédés «sans qu’il ne soit permis à l’avis différent, celui qui aborde les questions essentielles et fondamentales qui déterminent la marche du pays et décident de son avenir, de s’exprimer…».

Le complot scientifique

Pour rappel, Abdelhamid Mehri a déjà évoqué le complot scientifique qu’il avait qualifié «d’intrusion musclée du pouvoir » dans les affaires du FLN. «Le traitement a consisté en une ordonnance grasse de la part de certains services de l’Etat qui croyaient, et sans doute le croient-ils encore, que les missions qui leur ont été confiées leur donnent le droit de gérer d’une manière ou d’une autre le fonctionnement des organisations sociales, partis et associations, de promouvoir certains de leurs dirigeants, de sélectionner leurs candidats aux assemblées élues, de rectifier leurs lignes politiques en cas de nécessité dans le sens qui sied à l’ordre établi (…) Cette forme de complot scientifique est en fait un composé organique du système de pouvoir et un instrument de gestion de la démocratie de façade».

Abddelhamid Mehri considère que les choses n’ont guère changé et son constat est une appréciation sans ambages sur un FLN aux ordres où les discussions et les débats sont interdits.

On est en effet loin des débats vifs qui se déroulaient au sein du FLN durant la période où Abdelhamid Mehri était à la tête du parti. Celui ci prend le devant face à ceux qui objecteraient qu’il n’est pas nécessaire de remuer le passé. Il pense, au contraire, qu’un retour «à ce passé proche, après un long intermède, pourrait bien au contraire, permettre une approche plus objective des questions fondamentales qui demeurent toujours posées. Et il pourrait éclairer le chemin pour parvenir aux solutions nécessaires à la lumière des pratiques et des modèles de comportements générés par les politiques menées».


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19 Commentaires sur cet article

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  • moufdi
    21 mars 2010 at 11 h 23 min - Reply

    salam inchallah abdelhamid mehri president d’une algerie libre et plurielle




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  • le kabyle
    21 mars 2010 at 11 h 37 min - Reply

    Désolé, cher Monsieur ! Ce n’est pas maintenant qu’il faut le dire, mais en 62 qu’il fallait le dire… et durant toute la période où vous étiez encore au pouvoir qui nous a mené là, où nous en sommes aujourd’hui ! A notre grand dam…




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  • BRAHIM
    21 mars 2010 at 12 h 07 min - Reply

    Enfin, il y a un patriote qui parle de ce « FLN ». Il est vrai qu’il le connait mieux que quiconque.




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  • Ammisaid
    21 mars 2010 at 12 h 36 min - Reply

    L’avis diffèrent est interdit dans toute l’Algérie, que cet avis passe par la mer, le ciel, le désert, la montagne, l’air, l’atome, la langue, la plume, le rêve, l’espoir, l’intention, la tombe, les livres…
    Notre avis c’est leur avis et leur avis c’est notre avis à vie.




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  • BRAHIM
    21 mars 2010 at 13 h 00 min - Reply

    ….. et…. merci pour votre courage de dire se que vous pensez, de surcroît dans un pays laminé par la langue de bois et la dictaure de la pensée unique.




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  • abderamane
    21 mars 2010 at 14 h 34 min - Reply

    Le courage de dire. De grâce, épargnez-nous de vos luttes intestines, qui au demeurant ne nous intéressent plus.
    Vous êtes grand Mr Mehri, je n’ai pas de conseil à vous filer, mais vous en savez tellement de choses qu’il serait préferable de les partger avec nous. Sans langue de bois.
    THANMIRTH.




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  • thirga
    21 mars 2010 at 16 h 52 min - Reply

    Monsieur MEHRI a refusé d’apporter sa caution … à son ancien président d’APN du parti unique quand il était, gendre de Chadli et président du parti unique FLN mais lisons une autre version de rejet d’invitation:
     » Said Sadi écrit à Belkhadem

    Vous nous avez invités à assister au congrès du FLN qui s’ouvre le 19 mars 2010. Vous n’ignorez pas l’importance que nous accordons aux repères, valeurs et symboles constitutifs de notre mémoire collective et dont le traitement polémique et tendancieux a occasionné à la Nation des dommages dont nous continuons à payer le prix le plus fort.

    Le sigle « FLN » symbolise le cadre dans lequel se sont fondues les sensibilités patriotiques pour parvenir à l’objectif commun de l’indépendance nationale. Par respect envers tous ceux qui se sont mobilisés pour cette cause sacrée et par conviction politique nous ne pouvons, sans renier des principes que nous partageons avec de nombreux citoyens, participer à votre rencontre.

    Monsieur le Ministre,

    Votre congrès se tient dans la salle Mohamed Boudiaf. Pour avoir eu le privilège et l’honneur de l’approcher je peux et je dois témoigner que l’homme du 1er novembre 1954 avait la ferme détermination – il me l’a dit – de restituer à la mémoire nationale un sigle qui appartient à tout le peuple algérien.

    Soyez assuré, monsieur le Ministre, que le jour où, vous ou d’autres responsables, seront à la tête d’une formation politique inscrivant son combat dans une compétition loyale, s’interdisant de confisquer le patrimoine mémoriel algérien, je me ferai un plaisir de répondre à toute invitation pouvant contribuer à asseoir une culture politique tolérante et apaisée dans notre pays.

    Recevez, monsieur le ministre, mes salutations distinguées. »
    C’est un autre avis totalement différent!




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  • Abdelkader DEHBI
    21 mars 2010 at 19 h 02 min - Reply

    Au frère Si Abdelhamid Mehri. – Vous savez toute l’amitié et le respect que j’ai pour vous depuis si longtemps. Et c’est au nom de cette amitié et de ce respect que je vous ai posté un commentaire ce matin, sur le site ami de hoggar.org/ –
    http://www.hoggar.org/index.php?option=com_content&task=view&id=974&Itemid=64
    Je trouve en effet que le fait même d’adresser une lettre à M. Belkhadem, en sa qualité – usurpée, faut-il le souligner ? – de Secrétaire Général du FLN, constitue une manière de lui accorder quelque légitimité. Un M. Belkhadem qui a été l’un des principaux complices et bénéficiaires de l’innommable et infâme coup de force – l’ « opération bouledogues » – qui, en violant les décisions d’un Congrès qui venait de désigner souverainement un Secrétaire Général, a abouti à casser le FLN, en en embrigadant les débris, sous la bannière de ce qu’on appelle avec grandiloquence : l’alliance présidentielle. Une alliance qui n’est en fait, prosaïquement, qu’un triste attelage granguignolesque d’aventuriers politiques destinés à faire illusion. Toujours dans le cadre de cette chimie sociopolitique sordide, dont seuls les apprentis sorciers du pouvoir illégitime en place ne semblent pas s’apercevoir aujourd’hui, du caractère totalement éculé, obsolète et ringard. En effet, M. Belkhadem ne représente pas plus le courant nationaliste que le courant islamiste ou la région de l’Ouest. Tout comme M. Ouyahia ne représente ni le courant des démocrates, ni la Kabylie ni la région Centre. Et il en est de même, nolens volens, de M. Bouguerra qui ne représente ni le courant islamiste, ni la région Est. — Tout le monde connaît, cher Si Abdelhamid, votre modération et votre courtoisie légendaires. Tout le monde connaît surtout, votre nationalisme et votre intégrité morale. Des qualités essentielles chez un homme politique, qui vous ont permis de traverser plus d’un demi siècle de présence publique, sans jamais avoir été égratigné ou éclaboussé. Pourrait-on en dire autant, de ceux – civils ou militaires – qui ont l’indécence aujourd’hui, de continuer d’occuper les fauteuils du pouvoir ?




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  • radjef said
    21 mars 2010 at 19 h 20 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je ne doute pas de la sincerité et du patriotisme de notre camarade A Mehri.Mais il fait une fausse lecture de l’histoire. Il le fait sciemment. Le FLN n’a jamais existé. De 1954 à 1962, il y avait l’ALN et seulement l’ALN. Dans aucun douar,dans aucun village, dans aucune ville le FLN n’a existé. C’etaient les moudjahidines qui decidaient de la pluie et du beau temps. La seule fois que Abbane et Ben M’hidi ont tenté de faire doter la revolution d’un organe politique, cela s’est terminé par la liquidation physique de ces deux strateges. Au CNRA du Caire en 1957, Krim et Boussof ont humilié Abbane…Ni Mehri, ni Ben Khedda, ni Abbas, ni Ahmed Francis, ni Dahleb ni d’ailleurs personne parmi les politiques presents, n’a essayé de prendre la defense de leur protecteur Abbane. A ce sujet le DR Lamine Debaghine avouera à ses proches quelques jours avant son deces son regret de n’avoir remis le tablier à la suite de cette réunion. Le FLN que nous voyons aujourd’hui, c’est tout ce que vous voulez sauf un parti politique…Une vraie alliance de mercenaires




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  • Yacine
    21 mars 2010 at 19 h 32 min - Reply

    Les avis différents sont interdits au FLN et en Algérie en général. La critique a différentes appellations : la trahison aux martyrs, le kofr billah, le jahl, etc. Tout dépend d’où vient la réplique jupitérienne qui n’autorise aucune contradiction…




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  • moufdi
    21 mars 2010 at 21 h 58 min - Reply

    said saadi n’accorde aucune importance aux reperes, valeurs ni symboles constitutifs…il ment. Il n’a rien de democrate puisqu’il avait dit en directe TV ,comme porte parole officiel du DRS , au Docteur Abassi madani  »nous vous barrons la route .. » avant meme les elections de 1991.il n’a rien de nationaliste puisque il a remplace le drapeau de l’algerie,au siege du rcd,par un chiffon noir …il n’est qu’un pion du DRS qui execute toutes les recettes toutes pretes d’un regime sanguinaire et corrompu.A choisir entre monsieur Mehri et le pion du DRS le choix ne s’impose meme pas monsieur thirga




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  • thirga
    21 mars 2010 at 23 h 26 min - Reply

    Cher MOUFDI, le DR Said Sadi a soutenu sa spécialité en psychiatrie dans le pénitencier de Lambeze avant que l’ancêtre du DRS (la SM) ne décide de sa nullité. Le DR Madani Abassi a obtenu son PHD en psychologie des masses à Londres en boursier et partisan du parti unique FLN de Monsieur Mehri. Le DR Said Sadi, membre fondateur de la première ligue des droits de l’Homme, connaissait bien le DR Madani Abassi pour l’avoir défendu dans la prison de sureté de l’État de Berouaghia en faisant la grève de la faim afin que son compagnon de prison puisse bénéficier de droits politiques notamment faire ses prières. Le DR Said Sadi voulait éviter que le Dr Madani Abassi ne soit la porte ouverte au chaos que les Belkhir et autres DAF préparaient en lui martelant « nous vous barrons la route ». Le Dr Said Sadi continue son combat même avec le deuil d’un drapeau noir pour l’avènement d’une Algérie démocratique et sociale comme écrit par le sang des Martyrs. Votre choix en dit trop…




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  • Si Tchad
    22 mars 2010 at 11 h 20 min - Reply

    Dans El_Khabar:

    صدامات عنيفة وجرحى في انتخاب أعضاء اللجنة المركزية للأفالان

    Donc si on comprend bien, il y a plusieurs tendances dans le FLN 2010:

    – Tendance ham-ham Sonatrach, autoroute est-ouest…
    – Tendance Doberman kleb des pins…
    – Tendance debza ou dmagh

    Il faut faire une sythése de tout ca et presenter un candidat respectable pour les prochaines echeances electorales…

    Si Tchad




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  • jnsplu
    22 mars 2010 at 11 h 46 min - Reply

    @ BRAHIM

    Tu dis que le fait de de laisser d’autres orateurs contredire Belhadj n’est pas la solution. Pourquoi ? La liberté d’expression n’est elle pas un droit à garantir par la constitution et à préserver par les moyens appropriés ? Et si ce droit est garanti, doit on lui limiter les espaces ou il doit s’exercer, puis les temps durant lesquels il s’exerce et ensuite la manière dont il s’exerce et… à terme on se retrouvera sans liberté d’expression ? Je pense plutôt qu’il faut surtout faire du droit à l’expression un droit absolu que ce soit à la mosquée ou ailleurs. Des textes clair, précis, délimitent le cadre de l’exercice de la liberté d’expression de façon précise et préalable et éventuellement le limiter sur de courtes périodes liées à certains évènements.

    En outre:

    1- La diffamation doit être proscrite et on ne peut avancer que ce qu’on peut prouver.

    2- La compétition politique ne doit avoir lieu que dans les aires qui lui sont dévolues et durant la période électorale , pas dans les cafés, les mosquées, les marchés, mais pas la discussion de la gestion politique et administrative hors des périodes électorales peut avoir lieu partout, car je pense que c’est une garantie de transparence.

    3- Je crois finalement qu’il s’agit d’une question d’approche et qu’on ne peut concilier nos points de vue sur ce point. Je pars du principe que la liberté d’expression est absolue sauf à être canalisée, tu penses qu’elle est relative et doit être restreinte, pour ne plus parler de mosquée et faciliter ainsi la discussion 🙂 .

    4- Je suis entièrement d’accord pour dire qu’il est effectivement singulier que les pays musulmans soient les seuls ou s’exerce la politique dans la mosquée. La religion musulmane est censée être « Dounia oua dine » (servir à la vie terrestre et dans l’au delà). C’est la seule religion à le faire, comme c’est la seule religion à mettre en place les instruments d’une théorie de la gestion des affaires des hommes : La responsabilité de l’homme en tant que vicaire de Dieu sur terre, dont découlent d’autres principes.

    5- Quant à la femme. Tu poses en effet un problème colossal et qui doit être débattu sur le forum. L’islam est sensé être la religion du juste milieu. La femme en Islam possède un patrimoine propre qu’elle peut faire fructifier à sa guise (je n’aborde pas certains détails inutiles ici) et c’est à son mari de la prendre en charge financièrement et de veiller à ses besoins en tout. La nécessité financière ne doit pas se poser pour elle. Et si le mari n’est pas en mesure de la prendre en charge ainsi que ses enfants, il est dispensé de l’obligation de mariage. D’ailleurs c’est de la que le partage successoral trouve la justification de sa partialité apparente (« les hommes pourvoient aux besoins des femmes »). Maintenant s’il y a accord entre les deux, ou que l’État y voit un intérêt pour la communauté et légifère dans ce sens, je pense que c’est la responsabilité du pouvoir et de la communauté. L’esprit de la loi dans certaines circonstances exceptionnelles peut l’emporter sur la lettre.

    5- Le rôle parental et la responsabilité parentale: effectivement Brahim dans un foyer il y a l’homme et la femme, deux parents, mais l’homme travaille beaucoup plus de son cerveau gauche et la femme beaucoup plus de son cerveau droit que comme l’explique César de Florès qui conclut que la femme est plus prédisposée aux sentiments et à la vision globale et l’homme à la logique et aux détails. Ils ne peuvent de par leur morphologie et ses conséquences donner les mêmes marques d’amour à leur enfants, bien que tous les deux les aiment également.

    L’Islam à dévolu à l’homme outre la fonction de superviser l’éducation, la responsabilité de pourvoir aux besoins du foyer dans tous les domaines. La responsabilité naturelle de la femme est définie par sa biologie, malheureusement ou heureusement on ne peut en faire un homme ni faire de l’homme une femme.

    Le rôle de la femme au foyer en Islam fait d’elle une reine et pas une esclave comme le fait accroire hélas notre réel mais aussi la médiatisation tendancieuse actuelle , sais tu qu’en Islam la femme n’est aucunement obligée quand son mari en à les moyens, de repasser ses chemises, faire à manger et tenir la maison ? C’est à lui de pourvoir à cela en payant des employé(e)s pour tenir la maison. Tout est dans la nécessité, l’accord et l’harmonie dans un couple, pas dans les règles en Islam. Le mariage est un sanctuaire pour les deux, pas une prison pour l’un ou l’autre, c’est ce que nous en avons fait hélas.

    Le principe dans un foyer en Islam c’est l’harmonie, « elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles », «il vous a créé de vous mêmes des épouses pour que vous y trouviez refuge » (Coran) . Le principe en Islam est que le mariage certes est sacré mais que la vie de couple doit être soit sereine, soit conduire à une rupture également sereine en cas de désaccord. Pour que la vie de couple soit sereine, il faut sentir « le refuge », aimer l’autre et et sinon aimer Dieu en l’autre et aimer l’autre en Dieu. Quand c’est ainsi, il n’y a aucun danger et tous les deux sont heureux d’etre ensemble, crois moi, Brahim.

    Ce n’est pas la sacralité dont tu parles que je visais, mais le fait est que l’éducation des enfants est le point cardinal du mariage sinon il vaut mieux rester célibataire et laisser la société disparaître. Et la responsabilité de cette éducation n’est pas du ressort de la crèche ou d’autres institutions spécialisées, l’amour maternel est irremplaçable et si tu parles de cette manière des femmes c’est parce que cet amour maternel a permis de développer en toi une résistance au statut qu’a connu ta mère, je le sais parce que j’en suis au même point. Ce n’est pas ça l’Islam. L’Islam met la femme sur un piédestal. C’est les nouveaux musulmans qui l’ont mise dessous.

    Je pars du principe que les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent et que l’Islam contient les germes d’une civilisation des derniers temps qui seule permettrait de sauvegarder cette planète des effets tant du capitalisme que du socialisme qui ont fait leurs preuves, l’essentiel n’est pas le travail de la femme ou de l’homme, pour courir derrière un salaire qui permet le consumérisme inutile et superflu souvent, la raison de vivre de tout homme est en lui, mais souvent c’est la société qui la lui impose.




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  • rachid 2
    22 mars 2010 at 18 h 42 min - Reply

    je crois qu’il faut agir … ce regime est capable de tout faire pour se maintenir au pouvoir …




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  • BRAHIM
    22 mars 2010 at 18 h 42 min - Reply

    Cher ami @jnsplu , je n’ai jamais dit qu’il faut interdire la liberté d’expression à Ali Belhadj. Il faut bien lire ma réponse. J’ai répondu à une de tes propositions disant que ceux qui sont contre Ali Belhadj n’ont qu’à s’opposer à lui selon les mêmes formes (sous entendu, à partir de la mosquée). Pour moi, tu sais bien, et c’est ce que j’ai voulu dire, la mosquée n’est pas une arène politique. D’ailleurs je te fais un copier-coller à partir de ma réponse à ta proposition et qui est textuellement: |EN DISANT QUE « LES AUTRES ORATEURS QUI VEULENT CONTREDIRE BELHADJ N’ONT QU’A S’OPPOSER A LUI DANS LES MEMES FORMES », JE NE SUIS PAS SUR QUE SE SOIT LA SOLUTION.] Reprends mes posts et tu verras. Je pense que tu as mal lu. Mais bon, ce n’est pas grave même moi çà m’arrive de mal interpréter les idées!Pour le reste no problème !




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  • Cheikh Etarika
    22 mars 2010 at 19 h 12 min - Reply
  • samir
    23 mars 2010 at 1 h 57 min - Reply

    bien dit rachid2.Denis de Rougemont disait:la décadenced’une société commence quand l’homme
    se demande:que va t il arriver? au lieu de se demander que puis je faire?ce régime fait tout pour rester en place et seul la maniére forte l’en excluera.sans être partisant de la violence,la solution s’impose d’elle même.aussi longtemps qu’une réelle opposition ne verra pas le jour on ne doit rien esperer.il est temps que les bonnes volontés se réunissent enfin en formant un front d’opposition unis ayant pour objectif l’eradication pure et simple de ce régime et de ces acolytes.un front qui réunirait les differentes tendances politiques (je ne parle pas des partis actuels qui à mon avis sont responsables du malheur des algeriens car ils caussionnent la politique du régime en jouant le rôle de partis d’opposition democratiques)un front qui unirait les algeriens en mettant de côté les querelles steriles partisannes.le but aujourd’hui est de s’unir et d’appeler à la desobeissance nationale.que le peuple sorte dans les rues et que l’armée tente de s’opposer à la volonté populaire.nous ne sommes plus en 88 ou en 92.cette fois ci c’est le peuple tout entier qui sortira et l’armée n’aura d’autres choix que de se mettre du côté du peuple.aujourd’hui des hommes comme mr Mehri et d’autres de part leurs experiences du régime devraient oeuvrer dans ce sens.




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  • BRAHIM
    24 mars 2010 at 15 h 13 min - Reply

    URGENT!!!!Belkhadem cherche désespérément un juriste qualifié pour régler un problème dans le PARTI (unique en son genre). Cinq recours de procédure de vote ont été déposés au niveau du comité central. Mais Belkhadem répond  » que ces recours ne peuvent pas être traités par la direction (du FLN), étant donné que les statuts du parti ne prévoient pas ce genre de conflit et n’offrent donc aucune solution. D’où la nécessité de faire appel à des juristes pour traiter ces recours ». SVP, ne laissons pas le FLN sans solution! S’il manque des juristes en Algérie, je vous conjure de faire pression auprès de la mafia politico-financière pour IMPORTER UN JURISTE en urgence. C’est un crime de ne pas en importer quand on sait que 130 milliards de dollars sont en train de dormir d’un sommeille profond dans les banques étrangères. Sauvons le FLN §§§§




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  • Congrès du Changement Démocratique