Édition du
30 March 2017

La vérité que l'Algérie à du mal à assumer

In Continentalnews

21 mars 2010

L’ambassade américaine à Alger a du mal à cacher son embarras sur ce qui s’avère être une bourde diplomatique d’un de ses ex employés. L’histoire commence en 2009. Michael Mewshaw, un écrivain américain passe quelques jours à Alger dans le cadre du travail d’écriture d’un livre: Entre la terreur et le tourisme, voyage au coeur de l’Afrique du Nord. Il y rencontre le numéro deux de l’ambassade américaine, le chargé d’affaires Thomas Daughton avec qui il mène une discussion à batons rompus sur la situation politique et sécuritaire en Algérie. Au cours de cete conversation, le diplomate se lâche littéralement, en tout cas selon Michael Mewshaw.

« Le gouvernement (algérien, ndlr) est sclérosé et corrompu. Nous avons tenté de les tirer vers le 20ème siècle », aurait ainsi déclaré Daughton. « Oubliez le 21ème siècle », aurait-il ajouté, comparant le pays au Zimbabwe « le besoin d’un changement de régime et de gouvernant est le même pour ces deux pays ». Sur la violence, Daughton aurait affirmé à son interlocuteur: « Ici, il y a 50 à 100 personnes tuées chaque mois et on n’en entend jamais parler ».

Des propos qui ont secoué le Département d’Etat américain, peu habitué à voir ses diplomates s’exprimer ainsi sur un pays étranger. Immédiatement, le porte-parole du Bureau des affaires du Proche Orient au Département d’Etat, Michael Ratney, a accusé Michael Mewshaw d’avoir retranscrit des propos qui s’étaient tenus « en off », c’est-à-dire dans le langage médiatico-politique avec interdiction de les publier en citant leur auteur. De plus, il accuse Mewshaw d’avoir déformé certains propos de Daughton. Ratney a notamment évoqué la description de l’ambassade américaine faite par Mewshaw, qui parle de 30 marines présent en permanence pour assurer la sécurité et de la porte blindée du bureau de l’ambassadeur. Des « erreurs » pour le porte-parole « qui me laisse penser qu’il y a des problèmes avec la nature entière de la conversation rapportée par Mewshaw ». l’actuel ambasadeur américain en Algérie a lui aussi nié dans la presse que Thomas Daughton ait pu tenir de tels propos.

Pour l’auteur, cette défense qui se focalise sur des points de détail sert à faire diversion sur la vraie portée des propos de Thomas Daughton, aujourd’hui en poste au Liban. Surtout, il affirme qu’à aucun moment le diplomate ne lui a dit ou suggéré que ses propos devaient rester « off ».

Yazid Slimani


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7 Commentaires sur cet article

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  • Said Salombi
    22 mars 2010 at 15 h 34 min - Reply

    Parce qu’on a besoin d’un Yankee pour savoir ou en est l’Algérie en 2010: sclérose, corruption…délabrement..

    Ah s’il n’y avait ces journalites Yankee, on se serait cru en Suisse…

    Said




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  • samir
    23 mars 2010 at 1 h 30 min - Reply

    bien au contraire,on a besoin que le monde entier soit au courant de la réalité de ce régime.cela ne fera que confirmer la justesse du combat que chaque algerien doit mener contre cette clique de voyous au pouvoir.plus ces charognards seront dénoncés, plus grande sera la crédibilité d’un changement radical en algérie.ce régime se justifie au yeux de l’etranger en brandissant le spectre qu’un régime ‘terroriste’ pourrait s’instaurer en algerie.il appartient aux algeriens de se reunir en un front d’opposition et prouver qu’il constitue la seule alternative à ce régime despotique qui prive les enfants de ce pays du minimum vital.il appartient à ce front d’opposition qui reste à créer de rappeler au monde que nous sommes
    un peuple civilisé et que nous refusons de rester en marge des changements mondiaux qui s’annoncent pour la decennie à venir.ce régime nous a isolé
    du monde en se refermant sur lui même car il est incapable de relever les defis futurs qui s’annoncent.ce régime nous a pris en otage depuis 50 ans et comme cette clique de voyous au pouvoir est inefficace, elle a decidé que les algeriens resteraient dependant de leur bonne volonté.le monde doit apprendre que l’algerie ce n’est pas bouteflika ni toufik ni nazzar ni même cette pseudo opposition toute fabriquée et sortie des laboratoires du DRS
    Le monde doit savoir que des algeriens et des algeriennes veulent participer aux grands defis futurs.nous nous interressons aux energies nouvelles,
    aux nanotechnologies, aux biotechnologies, aux technologies de l’information,ainsi qu’à toute technologie qui pourrait ameliorer notre quotidien
    et proteger notre planete.les algeriens apprennent vite et ont de tout temps jouer le rôle de passerelle civilisationnelle entre le nord et le sud.
    ce sont ses energuménes, ses debiles mentaux de dirigeants qui nous ont abrutis.ils representent la debilité personnifiée ayant à leur tête la pire
    injure que l’on puisse faire à un peuple à savoir un president dinosaure qui est censé representé l’image de tout un peuple.non messieurs, les algeriens
    ne sont pas débiles et malades. ils veulent nous avilir et tuer en nous cette rage de se sentir tout simplement humain.
    jusqu’à quand allons nous encore supporter cette torture?la liberté ne se donne pas:elle s’arrache.




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  • Guerrière de la lumière
    23 mars 2010 at 12 h 05 min - Reply

    « Un guerrier de la lumière n’est jamais pressé. Le temps travaille en sa faveur; il apprend à maîtriser son impatience et évite les gestes irréfléchis. Avançant lentement, il note la fermeté de ses pas. il sait qu’il à un moment décisif de l’histoire de l’humanité, et qu’il doit changer lui-même avant de transformer le monde. Pour cela, il se rappelle les propos de Lanza de Vasto : »Une révolution a besoin de temps pour s’installer » . Un guerrier de lumière ne cuille jamais le fruit quand il est encore vert. » de PAULO COELHO




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  • samir
    23 mars 2010 at 12 h 42 min - Reply

    je crois que le fruit est mûr depuis un certain temps par contre les cueilleurs ne le sont pas.il est temps qu’ils réalisent que s’ils tardent à cueillir le fruit ce dernier risque de pourrir.




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  • Guerrière de la lumière
    23 mars 2010 at 14 h 02 min - Reply

    tant que les fast-foods sont plus fréquentés que les librairies, ne vous attendez pas à des miracles. La culture est la base de tout changement sain et durable.




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  • zapata
    23 mars 2010 at 17 h 12 min - Reply

    je dis et je redis la libertè en algèrie est basè sur un point essentièl :appliquè la charte de la summam de 1956 le politique sur le militaire et tout va entrer dans l’ordre tant que ce pays tourne au tour du pot rien ne change car mème si vous faite une grande rèvolte pour tomber dans les mains d’autres tyrans on a pas besoin..les gens de l ‘èst, les nord constantinois;les kabyles ,les chaouiyas, les gens de l ouèst,ainsi que du centre et les braves du sud et de tout l’algèrie vous ètes des lâches (rèspèct) y compris moi car on a trahi: abane ramdane , colonel lotfi, ferhat abbas; benkheda , lamine dèbaghine ;larbi ben m hidi, et d’autres qui ont cru a une algèrie libre basée sur la justice sociale et la patrie pour tous les algèriens, pas pour une monarchie républicaine dèspotique tyranique militaro politique etc on mèrite ..la cia et d’autre il font leur boulot pas plus.




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  • le kabyle
    24 mars 2010 at 22 h 31 min - Reply

    Oui, l’Algérie n’a JAMAIS assumé la VERITE mais par contre, elle a TOUJOURS assumé le MENSONGE !!! Et le MENSONGE seulement… Reste aux grands de ce monde de lui assumer amèrement LA VERITE et LE MENSONGE ! Et au peuple Algérien de lui assumer beaucoup plus LA VERITE que LE MENSONGE…..




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  • Congrès du Changement Démocratique