Édition du
26 March 2017

Camus, Yasmina et les autres


Ahmed Bensaada *

La Tribune 24 mars 2010

JAMAIS caravane n’aura fait coulé autant d’encre. Et, de la

même manière que les caravanes d’antan sillonnaient les déserts

pour rapporter, par-delà les dunes, des produits exotiques et

des livres rares, celle-ci était supposée,  par-de là la mer,

«amener les Algériens à renouer avec le livre et à les sauver du

délabrement mental et de la démission culturelle qui sévit

dans leur pays» (sic) [1]. Bref, une caravane salvatrice, bienfaitrice

et libératrice. Rien que ça. A se demander pourquoi les

organisateurs n’ont pas osé profiter du périple de cette caravane

pour programmer la «panthéonisation » d’Albert Camus sur son

sol natal puisque cela n’a pas été possible en France. Une poignée

de cendres à Annaba où il a vu le jour, une autre à Alger qu’il a

tant aimée et une dernière à Oran qu’il a tant haïe, et le tour aurait

été joué. La fusion matérielle inespérée entre la chair et le

s o l , l e r e t o u r d e l ’ e n f a n t prodigue d’une Algérie à tout

jamais disparue. Il n’y a rien à dire. Autant les

artistes et les écrivains se subliment à travers leurs créations,

autant ils semblent gauches, puérils, voire insignifiants lorsqu’ils

prennent la défense de l’un des leurs. L’affaire Polanski a été

très éloquente à ce sujet. L’erreur, en fait , est de

confondre l’œuvre et l’homme. Cela a pour conséquence de

pardonner ou de justifier les actes et les positions du second

sous le fallacieux prétexte de la grandeur de la première. Et, trop

souvent, l’œuvre est bien plus grande que l’homme.

La relation entre Camus et l’Algérie revendicatrice est

perplexe et ambiguë, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle

déchaîne de vives passions, anime de houleux débats et est

régulièrement aux premières loges dans la presse [2].

Certains ont avancé que le m u t i s m e d e l ’ a u t e u r d e

l’Etranger sur le sort de la décolonisation de l’Algérie est dû à

une certaine pudeur plutôt qu’à une faiblesse : «Tout ce qu’il

écrit dans les journaux, depuis 1941, où il perçoit aussitôt la

lâcheté sénile du régime de Vichy avant de s’engager deux

ans plus tard dans la Résistance active, jusqu’à la tragédie algérienne,

où il finit par se taire par désespoir et pudeur plutôt que par faiblesse.» [3]. Comment peut-on oser parler de pudeur lorsqu’il s’agit de l’Algérie, alors qu’il faisait preuve d’une verve intarissable pour d’autres causes ? Comment expliquer le discours du 22 janvier 1958

«dans lequel Albert Camus proclame avec chaleur, et surtout

sans équivoque, son attachement à Israël» [4] alors que la guerre

de décolonisation algérienne bat tai t son plein ? Voici la

transcription d’une partie de ce discours : «Ce sont mes amis

d’Israël, de l’exemplaire Israël, qu’on veut détruire sous l’alibi

commode de l’anticolonialisme mais dont nous défendrons le

droit de vivre, nous qui avons été témoins du massacre de ces millions

de juifs et qui trouvons juste et bon que leurs fils créent

la patrie que nous n’avons pas su leur donner.» [5].

Comment peut-on être témoin du massacre des juifs et être

amnésique au sort des Arabes exterminés, dix ans plus tôt, à

Deir Yassine par d’autres juifs ? Comment peut-on trouver juste

et bon la colonisation d’une terre ? Pourquoi être aussi grandiloquent

pour cette cause et rester muet comme une carpe

pour celle de l’Algérie? La réponse est simple. Un

Arabe (au sens colonial du terme, c’est-à-dire l’indigène,

l’autochtone) est colonisable. Un Arabe est  «assassinable».

Meursault, le personnage du roman l’Etranger, en est la

preuve tangible. Il n’a pas seulement tué un Arabe parce qu’il

faisait chaud, il a tué tous les Arabes qui vivaient à Oran et qui

auraient dû apparaître dans la Peste. Et puis, Meursault n’est

pas mort. Bien au contraire, il n’a jamais été aussi vivant. En

Israël, il a pris le pseudonyme de Julien Soufir qui choisit au

hasard un chauffeur de taxi arabe d’El Qods, l’invita chez lui à

prendre un café, lui administra 24 coups de cout e au e t lui

trancha la gorge. Questionné sur son acte barbare (perpétré en

2007), il avoua tout naturellement : «Je n’ai rien ressenti,

c’était comme si j’abattais un animal parce qu’un animal n’a

pas d’âme.» [6]. Ailleurs, en Occident, Meursault a pris les pseudonymes  de chefs de certains  partis politiques d’extrême droite, de philosophes endimanchés ou de chroniqueurs cathodiques omniprésents et omniscients. Meursault,

c’est aussi bien l’éloge de la suprématie d’une race que la

r e v e n d i c a t i o n d u mépris de l’autre.

L’œuvre romanesque de Camus est indéniablement riche

et il n’y a aucun doute sur sa pérennité puisqu’elle s’est mérité

le prix Nobel. Elle doit être connue par les Algériens et tous

les citoyens du monde friands de littérature. On doit lui consacrer

des colloques, des symposiums et des conférences. Mais vouloir

plaider, voire imposer l’algérianité de Camus et la rapatrier

dans une caravane emblématique mérite réflexion. Et si des

personnes ont des objections sérieuses sur la question, elles

ont le droit de s’exprimer. La dictature des «bien-pensants»,

L’hégémonie d’une virtuelle grandeur d’âme et le monopole

de la vérité est loin d’être l’apanage des vrais intellectuels. A la

moindre objection, ceux-là mêmes qui se targuent d’être

ouverts à la discussion, usent à profusion de quolibets, de formules

à l’emporte-pièce et de grossièretés. Ils s’attribuent

une ascendance seigneuriale, diabolisent ceux qui osent les

déranger dans leur «mission divine» en les affublant de noms

d’oiseaux et en leur interdisant le droit de penser. Ces donneurs

de  leçons devraient plutôt donner l’exemple et être à la

hauteur de ce qu’ils prônent dans leurs romans. Camus est

probablement un Algérien, mais d’une Algérie qui a disparu le

5 juillet 1962. A. B.

* Scientifique Montréal, le 19 mars 2010

Références

1- L’Expression. (page consultée le 19 mars 2010). «Yasmina Khadra : J’ai horreur de la manipulation», [en

ligne] http://www.lexpressiondz.com/article/3/2010- 03-04/73731.html

2- Une excellente étude sur la question intitulée «Camus dans la presse algérienne des années 1985-2005 peut être téléchargée de l’adresse http://www.christianeachour.net/Thematique%20albert% 20camus.php

3- Libération.fr. (page consultée le 19 mars 2010). «Camus, l’homme bien révolté» [en ligne]. http://www.liberation.fr/culture/0101604221-camus-lhomme-bien-revolte

4- Phrase provenant du site sioniste militant (textuellement revendiqué dans le site) «CONNEC’SION» où il est possible d’écouter l’enregistrement audio du discours d’Albert Camus.

5- CONNEC’SION. (page consultée le 19 mars 2010). Albert Camus à ses amis d’Israël, [en ligne]. http://www.connecsion.com/Albert-Camus-a-sesamis-d-Israel_a532.html

6- Haaretz.com. (page consultée le 19 mars 2010). All he did was kill an Arab, [en ligne]. Adresse :

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1077636.html


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30 Commentaires sur cet article

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  • thirga
    24 mars 2010 at 18 h 33 min - Reply

    Rien n’empêche Khadra yasmina de chercher à plaire à ses maitres d’hier et d’aujourd’hui. Il a fort bien repris les anathèmes, les pires, pour décrire ses frères « de destin-les Arabes- » comme ne l’auraient fait les frères de destin à Camus sur cette terre d’Afrique, les colons et les ultras de l’Algérie française. Camus est une victime de l’Histoire. Il a fait son choix. Il serait plus indiqué de mobiliser l’État algérien par son Centre culturel parisien pour honorer tous les français de souche qui ont choisit leur mère, la France des droits de l’Homme, et la Justice pour apporter leur aide aux opprimés algériens. Le langage ordurier qu’a déversé Khadra Yasmina sur les Algériens n’étonne pas. Une attitude bien particulière aux arrivistes à l’entendre se soucier d’élever ses enfants dans la douceur parisienne loin des quartier de Debdeba (Bechar). Il va jusqu’à se donner une origine d’aristocrate pour bien se démarquer de la plèbe de l’Oued Bechar. Au fait, il nous dit pas de quelle arch est-il. Douimni3, Cheraga? Bien sur, il a fait l’école des cadets de Koléa post62 comme un de ses patrons l’a fréquenté avant 54. A croire que dans cette école, on leur apprend à faire suer le bournous, l’Arabe, l’indigène. Cette haine contre l’Algérien qui semble un trait d’union entre nos gouvernants d’hier et d’aujourd’hui est perceptible dans le roman de Khadra Yasmina A QUOI REVENT LES LOUPS? Elle avait écrit sous sa fonction de colonel des services en charge de la lutte antiteroriste l’histoire de victimes de son système encanaillées dans des affaires sordides d’enfants des seigneurs de la guerre vivant au Cleb des pains avant 88 puis enrôlées à Tala Acha dans l’engrenage de l’enfer de la décennie rouge post 88.
    Au fait, il y a mieux à faire pour faire connaitre l’universalité de l’Algérien en commençant par cette lumière qui éclaire l’Occident depuis 18 siècles, le fils de Tebessa ou le premier romancier celui de l’Âne d’Or…




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  • le kabyle
    24 mars 2010 at 21 h 34 min - Reply

    Et puis, qui est réellement ce Yasmina la Verte ? Si ce n’est un officier miteux du D.R.S. ! Et pour qui se prend-il vraiment ce moutard ? J’ai oui dire par des amis que ce n’est pas lui qui écrit personnellement  »ses » ouvrages mais qu’il utilise ce que l’on appelle dans le milieux littéraire des  »nègres » ! Une révelation faite par BHL en personne ! Ce genre d’esclave de l’écriture existe bel et bien ! Il est vrai que nous avons été tous frappés dernièrement, au cours d’une émission littéraire française animée par Daniel GISBERG, où nous avons découverts avec stupéfaction que ce Yasmina je ne sais plus quoi… était pratiquement dans l’incapacité de parler correctement le français devant un auditoire essentiellement français et le pire, c’est qu’il s’en excusa devant l’assistance ! Incroyable mais vrai… Sincèrement, je ne savais plus où me mettre, tellement j’eus honte !!! La question : Ce monsieur de la pensée littéraire nationale et universelle est-il vraiment un écrivain ? Nous avons tous vu, par exemple, avec quelle aisance un Mouloud MAMMERI maîtrise l’écrit et le parlé de la langue de Molière ! Assia DJEBBAR et tant d’autres… sauf cet individu, sorti de nulle part, dont ne sait d’où ! Ou plutôt, des tiroirs du D.R.S……




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  • houda
    24 mars 2010 at 22 h 17 min - Reply

    tout d’abord je tiens à dire que j’ai lu presque la totalité des livres de yasmina khadra, j’ai aimé tous ses romans, c’est un écrivain de talent ya rien à dire là dessus, sauf si on est jaloux.enfin on peut aimer ou pas c’est une question de goûts. mais là à le traiter de tous les noms d’oiseaux et lui chercher des poux c’est un peu exagéré, j’aime en lui sa fierté que je confond jamais avec arrogance, je pense qu’il a une forte personnalité c’est tout. On peut ne pas être d’accord avec une personne, mais pourquoi l’insulter ?
    quand à Camus, j’ai jamais eu l’occasion de le lire, pourtant je suis une fan de la littérature française, classique ou contemporaine. Enfin ce qui a attiré mon attention c’est tout ce boucan qui accompagne cette dite caravane, est-elle si importante que ça pour nous algériens, avons nous besoin d’une telle caravane pour découvrir le livre et la lecture ? vient-elle à propos avec tout ce qui ce passe avec la criminalisation du colonialisme ? personnellement je ne vois ps l’opportunité d’une telle caravane, que celui qui veut découvrir Camus qu’il le fasse lui même à titre personnel sans l’imposer à l’opinion publique, il existe d’autres personnes qui mériteraient cette attention d’autant plus que sa position vis à vis des algériens indigènes est très controversée, de grâce ne lui donnez pas plus d’importance qu’il ne le mérite, à moins qu’on ne soit les objets d’une manipulation de je ne sais qui ?




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  • Abdelkader DEHBI
    24 mars 2010 at 23 h 24 min - Reply

    Merci aux Rédactions respectives de « hoggar.org/ » et de « lequotidienalgerie.org/ » d’avoir repris cet excellent article de notre ami le Dr Si Ahmed Bensaada jetant crûment la lumière sur les manœuvres infâmes de certains pseudo-intellectuels francophones en demi solde, tendant à réhabiliter l’image d’un Camus définitivement déconsidéré aux yeux des fiers algériens, pour ses positions clairement pro colonialistes et pro sionistes avérées, que n’auraient reniées ni des Le Pen ni des Aussaresse.
    Certains pourraient penser que ce genre de sujet n’a pas sa place parmi les priorités défendues dans les deux sites ci-dessus mentionnés, priorités qui sont éminemment politiques et centrées comme chacun sait, sur la dénonciation permanente du pouvoir illégitime en place et sur les nécessités de poursuivre la lutte pour le changement.
    Rien ne serait plus faux cependant, quand on connaît les actions de sape souterraine – et même souvent à ciel ouvert – auxquelles se livrent depuis quelques années déjà, à la faveur de la crise nationale, certains nouveaux harkis de la plume, de la farine d’un Moulessehoul Mohamed alias Yasmina Khadra ou autres Sansal Boualem et tant d’autres, apparemment enhardis, tout comme leurs commanditaires, par le discrédit moral qui pèse sur un pouvoir déliquescent et corrompu jusqu’à la moelle. Un pouvoir dont on ne peut raisonnablement par conséquent, attendre qu’il soit porteur d’un quelconque projet de société, pour une Société qu’il ne représente pas.
    Ceci pour dire qu’il y aurait comme une odeur de complicité de ce pouvoir, vis-à-vis de ces nouveaux chantres de la nostalgie coloniale, à en juger par le silence officiel total, devant ces coups de boutoir répétés depuis Paris comme depuis Alger, contre les sentiments nationalistes du Peuple algérien et la légitime fierté qu’il tire d’une Guerre de Libération nationale que les ennemis d’hier comme ceux d’aujourd’hui cherchent à minimiser, voire à souiller, en réhabilitant précisément les icônes de la colonisation comme Albert Camus dont on commémore en France, le 50ème anniversaire de la mort.
    Comme si, a contrario, c’était à l’Algérie de faire à présent, acte de repentance !
    Eh bien non, messieurs les « réhabiliteurs » ! l’Algérie n’est en rien concernée par telle ou telle commémoration. Ceci, au-delà-même de la personne de Camus, comme ce fut le cas pour cet autre anti algérien, le chanteur Enrico Macias, que même la longue et indécente étreinte de M. Bouteflika sous les lambris de l’Elysée n’a pas réussi pour autant, à effacer l’infamie de ses positions de sioniste.




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  • Lies
    25 mars 2010 at 4 h 56 min - Reply

    Moi, ce qui me chagrine chez Khadra c’est son agressivité et cette facile propension a deverser des insultes sur ses contradicteurs.

    La maitrise de soi qui est une vertu essentielle pour un intellectuel, lui fait grandement defaut, a mon avis.




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  • Moha
    25 mars 2010 at 17 h 29 min - Reply

    Texte de la pétition dénonçant l’ infamie camusienne que toute le presse algérienne francophone ( plutôt néo-Algérie-Française) a refusé de publier.
    _______________________________

    Alerte aux consciences anticolonialistes

    Le corps de Jeanson, le dernier de nos martyrs, n’a pas encore vraiment refroidi, que des Institutions officielles algériennes rejoignent dans une « émouvante communion » et un tapage médiatique sans précédent la caravane célébrant l’écrivain et journaliste colonial Camus, militant avéré et définitif de l’Algérie française. La caravane qui sillonne aujourd’hui l’Algérie, associant nos institutions à celle de l’état français, ne lui rend pas seulement un hommage qui envahit tout l’espace médiatique algérien, de la télévision aux titres privés et qui a été constamment refusé notamment à Francis Jeanson. Elle constitue aussi une réhabilitation du discours de l’Algérie française.
    Le lobby néocolonial en est à sa deuxième campagne.
    La première a eu lieu en 2004 et 2005 accompagnant et légitimant la mise en place de la loi française du 23 février 2005.
    La campagne d’aujourd’hui encouragée après l’absence de réactions en 2OO5 va plus loin : elle criminalise nos maquisards, délégitime leur combat et les compare à l’OAS réactivant l’ancienne appellation de terroristes pour nos combattants et faisant passer les crimes de l’armée coloniale, de l’usage du napalm et de la torture à la corvée de bois, pour une violence légitime et légale.
    La participation d’institutions officielles algériennes, les émissions télé et articles de la presse écrite dithyrambiques, l’accueil officiel, la décision de donner son nom à un édifice public et de lui ériger une stèle sera une première grande victoire de ce lobby néocolonial.
    Leur prochaine étape sera le centenaire de sa naissance en 2013. Avec la force de pénétration de ce lobby et ses capacités d’anticipation, il est clair que le manège commencera en 2012, année du cinquantenaire de notre indépendance.
    Ce lobby va submerger ce grand événement sous la fête camusienne avec comme message : o combien de malheurs vous auriez évité en restant sous tutelle française.
    A la base de cet hommage une immense mystification veut nous faire passer l’image d’un Camus sensible à cette terre et à notre peuple. Il n’est rien de tout cela.
    Sur le plan esthétique Camus était un écrivain colonial Edward Saïd en a dressé le portrait dévoilé la fonction idéologique :
    « Camus joue un rôle particulièrement important dans les sinistres sursauts colonialistes qui accompagnent l’enfantement douloureux de la décolonisation française du XXe siècle. C’est une figure impérialiste très tardive : non seulement il a survécu à l’apogée de l’empire, mais il survit comme auteur « universaliste », qui plonge ses racines dans un colonialisme à présent oublié. »
    Pas si oublié que cela ! Oh, cher Edward Said.
    Sur le plan politique, il a été un militant de l’Algérie française.
    Dès 1937 et jusqu’en 1939, Camus n’a cessé d’appeler à des mesures de charité pour couper l’herbe sous les pieds des nationalistes avec point d’orgue sa couverture du procès de Messali Hadj en 1939. En 1945, il s’est tu. En 1952, en pleine guerre de libération du Vietnam, il publie un texte disqualifiant toute révolte par ses résultats supposés sur la négation des libertés. Il a, dès 1955, développé la contre offensive idéologique contre l’ALN, renvoyant la violence révolutionnaire légitime au même plan que la violence coloniale incessante et permanente. Il a réduit notre guerre à une entreprise inspirée et dirigée par Nasser, la ravalant à une manipulation. Il a, dès 1955, toujours, accusait nos amis français, en réalité Francis Janson pour son livre « L’Algérie hors la loi », de vouloir la démission de l’état c’est-à-dire en clair de trahir la France, accusation qui fut l’argument essentiel au procès de ce réseau en 1960. Pour cet homme la dignité de la dénomination d’algériens se réservait aux seuls pieds noirs pour lesquels il rêvait d’une « Algérie blanche » indépendante et toujours française. Malgré la lutte armée déjà portée par notre peuple, il ne nous concède que la vague reconnaissance d’une vague « personnalité arabe » nous refusant l’égalité et l’unité des statuts.. Et enfin refusera de nous nommer autrement que par une incertaine notion d’« Arabes » nous parquant selon l’analyse de Fanon, dans un « autre compartiment » de l’humanité. Jusqu’à sa mort il défendra cette Algérie Française en nourrissant l’espoir à peine caché que se réalise une république blanche sur le modèle de compartimentage.
    L’Algérie officielle se rend-elle compte qu’en accueillant avec cette chaleur le chantre de l’Algérie française, elle ridiculise par avance son projet de loi criminalisant le colonialisme la vide de son sens et devient nul ?
    L’année 2010 devait être pour nous l’occasion de célébrer le 50ème anniversaire des indépendances des ex colonies françaises en Afrique ce lobby l’a transformé en célébration d’un militant convaincu de la colonisation !
    L’année 2010 est également le cinquantenaire de la parution en 1960 du livre de Jeanson : Notre guerre, immédiatement saisi. Symbole des porteurs de valises, de l’engagement et de la commune destinée de tous les humains.
    Cette alerte est un témoignage pour que nul ne dise qu’il ne savait pas ce qui se trame derrière l’immense entreprise de falsification de l’histoire, de mensonges, de mystifications. Car ce lobby ne continue pas seulement une guerre du passé mais construit la domination néocoloniale d’aujourd’hui. La preuve par le concret reste qu’à chaque émission sur Camus c’est le retour de l’Algérie française quand on nous chantait la séparation de l’art et de la politique ?
    Nous en appelons à la mobilisation de toutes les consciences anticolonialistes pour honorer le combat des justes.




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  • le kabyle
    25 mars 2010 at 21 h 18 min - Reply

    Un peu de retenu les gars ! Camus, à ma connaissance, n’a jamais été comme, l’affirme certains à tord, l’écrivain et journaliste colonial… Il est trouvé même qu’il fût le contraire, lorsque en tant que journaliste dans  »Alger Républicain » il décrit la profonde misère des montagnards kabyles, chaouis et ceux de l’Ouarsenis quand il fût envoyé dans ces régions. Il a été le premier journaliste européen, donc français, à dénoncer les conditions misérables des populations algériennes de l’époque, ne l’oublions pas ! Ce faisant, il dénonçait en quelque sorte le système odieux du colonialisme français. Bien sûr, en tant que français il a choisi SA mère et c’est tout à fait normal POUR LUI ! Lequel d’entre nous n’aurait pas fait le même choix ? Au lieu de la JUSTICE… Nous avons fait exactement la même chose en choisissant TOUS ou presque… notre mère l’ALGERIE ! Pendant la guerre de Libération Nationale. Mais à ma connaissance, Camus n’a jamais également signé une pétition pro ou néo-colonialiste non plus !!! Donc, faire beaucoup de vent pour rien ! Pour une simple caravane qui voulait tout simplement honorer un Algérien Nobélisé lequel de surcroît, est né chez nous qui plus est ! C’est faire montre de beaucoup d’étroitesse d’esprit ! Alors que nous devrions nous ouvrir encore d’avantage ouvrir vers la Culture et la Connaissance… pour sortir des ténèbres dans lesquels l’EMPIRE DE L’OMBRE veut et a plongé l’Algérie et son Peuple !!! Ce n’est pas Camus l’Algérien qui est responsable de TOUT ce qui nous arrive aujourd’hui… mais bien de la faute de nos DICTATEURS qui sont sans pitié avec nous depuis 62 !!! Donc, cette affaire relative à la caravane sur Camus est du domaine de l’invraisemblable, car un vrai leurre… Le vrai problème est donc ailleurs, chers compatriotes ! Refuser Camus, c’est refuser Saint Augustain ! Apulée, Althuser, Timsit et tant d’autres algériens, NES EN ALGERIE !!!




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  • Abdelkader DEHBI
    25 mars 2010 at 23 h 01 min - Reply

    @ – le kabyle : — Le lieu de naissance n’a jamais constitué que je sache, un critère de jugement sur des personnes. S’agissant spécialement de Saint Augustin, de Camus ou d’Althusser qui sont cités à titre d’exemples, je trouve personnellement ce choix presque aussi malheureux que l’eussent été des noms de célèbres criminels de l’O.A.S. nés eux aussi en Algérie, comme le général Jouhaud, Jean-Jacques Suzini, Jean Ghenassia (l’oncle du chanteur sioniste Enrico Macias)…etc…etc, tellement serait longue la liste de ces « héros », chantres du colonialisme et du sionisme. Il n’y a vraiment pas lieu de bomber le torse, en revendiquant ce genre d’individus. Libre aux nouveaux « colonisables » – selon la célèbre expression du regretté Malek Bennabi – de vouloir se joindre à la caravane de la honte et du déshonneur, mais de grâce, qu’ils aient au moins la décence de ne pas s’acharner à gommer la longue et sombre histoire du colonialisme et de certains de ses représentants, fussent-ils des prix Nobel.




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  • lewan
    26 mars 2010 at 1 h 17 min - Reply

    @le kabyle ,ce que vous dites concernant les articles de camus dénonçant la misère est vraie ,cependant lorsque vous dites : refuser camus c’est refuser st augustin ,Apulée Althusser …etc. est faux ! a ma connaissance ces personnes étaient algériennes pour les uns, numides pour les autres donc pas des « nés en Algérie » personnellement je considère l’œuvre de camus comme une œuvre majeure, par contre, l’homme est lui très contestable ! comme tout homme d’ailleurs! sauf qu’a son niveau on est sensé avoir une conviction et une conscience intellectuelle d’une grande honnêteté … Je pense que camus a fait son choix, L’Algérie, mais SON Algérie, celle de l’étranger … pas l’autre..




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  • thirga
    26 mars 2010 at 8 h 25 min - Reply

    @Monsieur LE KABYLE: CAMUS n’a fait qu’un travail de journaliste en allant en Kabylie, dans l’Ouarsenis. Il a assumé ses positions politiques sans attendre que des marchands de rêves viennent l’exposer par des caravanes dans des instrumentalisations boulitiques. Saint Augustin, Apulée sont des autochtones de père en fils,des Berbères, n’en déplaise à ceux qui veulent se les approprier ou les excommunier. L’empire romain se différencie des autres colonisateurs (et pas spécifiquement en Afrique du Nord)par l’accès au pouvoir des autochtones une fois admise leur civilisation (plusieurs empereurs romains sont berbères) autrement on fait partie de l’autre monde,les Barbares. Or, les autres colonisateurs comme la colonisation française en Algérie ont exclu même ceux qui voulaient faire partie de leur monde comme l’écrit fort bien Camus et ses frères.




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  • le kabyle
    26 mars 2010 at 12 h 41 min - Reply

    Mais personne, à ma connaissance, n’est entrain de  »bomber » le torse comme vous le dites si faussement ! Mais à propos des nouveaux  »colonisables » je vous renvoie la pareille, messieurs. Qu’en est-il, au fait, de vos nouveaux  »colonisateurs » qui ont envahi et pris en otage l’Algérie et son peuple depuis 62 ??? C’est de moi, pas de BENNABI ! Aussi, que vous le vouliez ou pas, notre CAMUS national est bien né en Algérie ! Et en vertu du DROIT DU SOL, le JUS SOLI, CAMUS est, tout comme vous et moi, ALGERIEN !!! Que vous le vouliez ou pas !!! A ce titre, consultez le droit international en la matière, voire le Code Civil Algérien, à ce titre, pour vous rafraîchir la mémoire et vous cultiver… Camus, messieurs les nouveaux censeurs de l’Algérie moderne, n’a JAMAIS, montrez-moi ses écrits… exclut ceux qui voulaient faire partie de son monde ! Je vous renvoie à son fameux discours d’Oslo où il détruit point par point votre thèse revancharde ! Messieurs, sachez faire montre d’OUVERTURE d’ESPRIT vers la Culture UNIVERSELLE ! Certains, malheureusement, comme vous le faites, si maladroitement, s’ingénient à vouloir maintenir coûte que coûte le peuple Algérien dans l’obscurentisme afin de le ferrer ad vitam eternaem dans l’ignorance la plus totale avec l’aide justement de ceux qui nous ont confisqué l’INDEPENDANCE et la LIBERTE dans notre pays même ! Ce que NOUS REFUSONS absolument de TOUTES NOS FORCES !!! Car, quoi de plus simple et de plus sain voire de plus naturel, bon dieu de bon dieu ! Qu’une caravane de la Culture, de la Connaissance et de la Paix sillonne l’Algérie pour permettre à nos enfants d’apprendre afin d’élargir, enfin, leurs connaissnces ? Mais que je sache, messieurs les censeurs, notre problème actuel n’est pas tant, au risque de me répéter, CAMUS ce fils plus que certain de l’ALGERIE ETERNELLE ! Mais nos propres DICTATEURS qui nous TUENT et DETRUISENT sous nos propres yeux notre cher pays l’ALGERIE pour lequel sont un million et demi de CHOUHADAS et pour lequel continuent de toujours mourir des Algériens et des Algériennes par les mains de nos DICTATEURS MILITAIRES… pas des mains de CAMUS notre frère ! Aussi, messieurs les censeurs des temps modernes, ne nous détournez pas de nos vrais problèmes quotidiens et ne vous trompez pas de cible en faisant oeuvre de diversion ! Recentrez bien le débat dans ses justes proportions proportions et ses véritables dimensions… LIBERER L’ALGERIE DE SES DICTATEURS MILITAIRES SANGUINAIRES !!! Ni plus ni moins, sans vous acharner sur l’Homme de Paix qu’était notre Albert CAMUS l’ALGERIEN !!! Ne faussez point les débats ! Et ne nous détournez pas, de grâce, de nos vrais malheurs quotidiens, merci !!! CAMUS est notre FRERE du même sol sur lequel nous y sommes TOUS nés !!! Et, croyez-m’en, que nous en sommes TRES, TRES FIERS. Tanmirth.




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  • karima
    26 mars 2010 at 21 h 05 min - Reply

    http://www.youtube.com/watch?v=HasqA5c.Yasmina s’exprime bien en francais et la je trouve qu’il a ete courageux de faire face a des ignobles qui voulaient plutot se payer sa tete.Intellectuels francais dites-vous, bande d’ignares plutot, incapable de faire voyager leur pensees sur de rivieres agitees pour finir dans une mer calme.Il essaye de leur dire que le monde est devenu un petit village dirige par une mafia financiere, il ne peuvent pas comprendre ca car ils sont proteges.Leurs pays ont beaucoup plus de poid pour amortir le choc de cette mafai chez eux.Imbecils et arrogants qu,ils sont ces petits intellos francais.

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    Ce lien semble incorrect.
    La Rédaction LQA




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  • el-amel
    26 mars 2010 at 21 h 08 min - Reply

    La caravane d’Albert Camus est l’oeuvre du CCA que dirige le commandant Mohammed Moulessehoul au service de la dictature militaire néo-colonialiste qui a confisqué l’indépendance et a pris en otage le Peuple.




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  • hamza
    27 mars 2010 at 8 h 26 min - Reply

    salam

    Combien de criminels et de boureaux sont nés en Algérie!!!
    quelle vertu du DROIT DU SOL Ya sahbi. Alors autant faire l’éloge des SUSINI,Jouhaud et Enrico nés en Algérie !!
    Naitre en Algérie ou ailleurs ne donne aucun chèque à blanc ni ne justifie les positions sionistes et procolonialistes de Camus…;

    Quand à Augustin il est de pére Romain et à jouer la carte de Rome contre les autochntones. plutot Saint Donnat ou Tertulien de pére et de mère bèrbère et qui ont combattu l’envahisseur romain….




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  • le kabyle
    27 mars 2010 at 11 h 04 min - Reply

    On ne peut pas comparer CAMUS à Susini. L’un était un écrivain et l’autre tout simplement un criminel et un assassin notoire qui a tué des Algériens ! A ma connaissance, CAMUS n’a jamais tué des musulmans, et surtout, il n’a JAMAIS eu de positions pro-sionistes ou autre envers Israel, que je sache ! Si tel est le cas, citez-moi un de ses article fait en ce sens pour le consultater. Il se trouve même selon certains de ses contemporains français que c’est bien plutôt le contraire ! Vu sa mort trés mystérieuse au même titre que Ollof PALME, l’ex- Premier Ministre Suédois qui était pro-palestinien et qui a été lâchement assassiné mais dont on a jamais retrouvé les tueurs, tout comme CAMUS, bizarre tout de même… Par ailleurs, vous citez le chanteur GHENASSIA alias Enrico Macias. Vous avez complètement tord ! Car les ISRAILITES d’Algérie n’ont JAMAIS été considérés par les Pieds-Noirs d’Algérie eux-mêmes comme des Pieds-Noirs !!! Bien au contraire, ils les ont TOUJOURS considérés comme de purs AUTOCHTONES… puisque les ISRAILITES vivaient déjà en Algérie, bien avant l’arrivée des Pieds-Noirs puisqu’ils avaient, déjà, 2500 ans de présence en Algérie, bien AVANT l’arrivée même des ARABES !!! Eh oui…!!! Et plus que ça même. Les Pieds-Noirs haissaient tellement les JUIFS d’Algérie, qu’ils les appelaient en les insultant SALES YOUPINS !!! Il y a eu même des YOUPINADES… eh oui ! Pour votre connaissance, dans la rue de Bab Azzoune, du temps de la colonisation, contre les magasins (bijouteries, marchands de tissus etc…) des JUIFS Algérois. Il y eût même l’infame NUMEROS CLAUSUS qui leur a été appliqué par Pétain, lors de la période Vychiste… Alors, c’est vous dire, un peu, ce que les JUIFS d’Algérie ont enduré de la part des Pieds-Noirs qui ne les gobbaient pas du tout… Et à ce titre, tous les anciens pourront vous confirmer aisément la chose, y compris par les JUIFS Algériens eux-mêmes !!! Qui n’ont obtenu la nationalité française, comme vous le savez, que par la promulgation du fameux Décret Crémieux !
    Tanmirth.




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  • zineb azouz
    27 mars 2010 at 11 h 19 min - Reply

    Merci Monsieur Ahmed Bensaada,

    Votre mise au point est très importante et salutaire, elle contribuera, j’espère à décomplexer nos pseudo intello. qui se sentent obligés de cracher sur le hamas, les minarets et les droits de l(homme pour être admis dans le très select club des civilisés démocrates et se faire ridiculiser en direct par Zemmour le sioniste.
    La normalisation avec les prédateurs de ce monde s’appuie beaucoup sur des commis du pouvoir comme yasmina khadra qui veulent à tout prix, et sous couvert de nostalgie, nous faire croire que l’Algérie des colons était une belle vallée de valeurs humaines où les indigènes étaient heureux d’être des cireurs de chaussures.
    Je ne mets pas tous les européens dans le même sac, et heureusement que les plus courageux d’entre eux sont encore là pour témoigner de l’époque, mais ceux qui aimaient vraiment ce pays, pas parce qu’ils étaient les maîtres absolus, mais parce qu’ils partageaient réellement le quotidien des Algériens sont connus, et malheureusement Camus, malgré son talent, malgré son intelligence, a chois son camp, celui des plus forts, celui des colons, celui des para, celui des sionistes du Mossad, venus assister la population juive d’Algérie contre le FLN et pour mieux les convaincre (voir les forcer) d’aller jouer aux colons en Palestine.
    Merci encore Monsieur Ahmed Bensaada.
    Cordialement,
    ZA




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  • le kabyle
    27 mars 2010 at 13 h 57 min - Reply

    Encore une fois, et une fois de plus, CAMUS n’a JAMAIS, et à aucun moment choisi, ni encore moins épousé les thèses du CAMP SIONISTE ou des JUIFS D’ALGERIE !!! Il en était, bien au contraire, dans une position diamétralement opposée… Alors, arrêtez SVP ! De faire dans l’amalgame et la confusion sur ce point bien précis… CAMUS était, en fait, à mille lieux de votre thèse !!! Et c’est ce que lui reprochaient, justement, les sionistes comme vous dites et leur bras armé le mossad ainsi que les juifs d’Algérie. Pour preuve que les juifs d’Algérie ne se sont JAMAIS sentis des PIEDS-NOIRS ? C’est quand un homme aussi respectacle que Monsieur Jacques ATTALI, né en Algérie, dit ouvertement dans une émission française que LUI, en tant que JUIF ALGERIEN, ne s’est JAMAIS SENTI PIEDS-NOIR mais se sent ALGERIEN ! Du fait que ses ancêtres aient vécu en Algérie depuis PLUS DE 2500 ANS !!! Ce qui n’est vraiment pas le cas des PIEDS-NOIRS D’ALGERIE….. Donc, vouloir lier de manière forcenée et donc à tout prix les juifs d’Algérie aux pieds-noirs est une affreuse grosse manipulation…..




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  • KAHENA
    27 mars 2010 at 17 h 38 min - Reply

    le kabyle, vous faites un drôle d’amalgame entre pied noir ,juif d’Algérie et jaque Attali !!! ce dernier a fait bien des dégâts dans notre pays (donc le sien?) a une époque donnée au service de ce cher Mitterrand qui comme tout le monde le sait n’était de gauche que par sa femme !
    Comment pouvez vous écrire JAMAIS en majuscule et être autant affirmatif quant aux positions de camus je vous rappel qu’il s’est brouillé avec Sartre parce que justement ce dernier lui reproché sa tiédeur quand il d’agissait de prendre des positions ferme ! Encore une fois ce n’est pas l’œuvre qyi est en cause mais l’homme ! pourquoi vouloir absolument lier l’un a l’autre !!
    L’œuvre est magistrale, l’homme est contestable ! C’est tout !
    Pour ce qui est des juifs d’Algérie ceux que l’on voit a la télé se disent tous pied noir …. Même si nous, savons que c’est faix ! Mais malheureusement c’est ce que j’entends a chaque fois …. la vraie vie cher monsieur kabyle ne ressemble pas a le petite maison dans la prairie !
    Bonne continuation




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  • asma
    27 mars 2010 at 17 h 52 min - Reply

    @ Zineb Azouz
    « La normalisation avec les prédateurs de ce monde « s’appuie beaucoup sur des commis du pouvoir comme yasmina khadra qui veulent à tout prix, et sous couvert de nostalgie, nous faire croire que l’Algérie des colons était une belle vallée de valeurs humaines où les indigènes étaient heureux d’être des cireurs de chaussures. »

    Très juste, et dit avec beaucoup d’à propos et d’élégance. Merci Madame. Par ailleurs, vous ne croyez pas si bien dire. Le dernier roman de Y.Khadra  » ce que le jour doit à la nuit » – comprendre ce que le jour de l’indépendance doit à la nuit coloniale – abonde de manière assez perfide dans ce sens. Une adaptation par une super production cinématographique est directe confié à A.Arcady, un sioniste déclarée évidemment , et sera incessamment, si ce n’est déjà en cours, tournée dans l’Algérie de papa de 2010…
    Un peu dans le même veine ou une maison de production plus que douteuse, soutenu par le lobby colonial, avait lancé un obscure cinéaste algérien, plutôt médiocre…forcément, lui faisant faire une trilogie représentant la société algérienne comme une société de p…et autres joyeusetés dont le point d’orgue aura été de nommer une vielle maquerelle, héroïne de l’histoire, « madame Algérie ». Rien que ça ! Rôle dévolu à la pauvre Biyouna ce qui explique sa médiatisation outrancière en France. Personnifiant ainsi, Le modèle de l’algérienne pour ceux qui avaient encore un doute. Syndrome colonial de la représentation de la femme algérienne p…et soumise. Ca ne vous rappelle rien… D’ailleurs Khadra, Arcady et Fadela Amara, la « fatma de service » du Gouvernement Sarkozy, ex présidente de l’association « ni p…, ni soumise », étaient ensemble à Oran fin de l’été passé pour les premiers repérages…Les bons esprit se rencontrent. Pauvre Algérie!
    En tout cas, les promoteurs de cette trilogie accueilli chaleureusement par la presse nationale, il faut le dire, font participer cette œuvre de pure propagande néo coloniale à tous les festivals, même de quartier, au nom de l’Algérie, sous le prétexte que le réalisateur en soit un. Ce qui n’est même pas faux.
    Le rapport avec Y Khadra est le fait, qu’il soit le seul auteur arabe à avoir condamné en filigrane certes, mais de manière explicite, dans son roman « l’attentat » les opérations martyres des palestiniens, ce qui lui vaut cette fois-ci, également, une reconnaissance, carrément hollywoodienne, pour cette affaire.
    La sollicitude, et la bienveillance des médias hexagonaux à un prix. Et c’est celui que Khadra et cie compagnie payent. C’est tout.

    Mais attention, évitons les procès en sorcellerie. Et autres accusations de trahison plutot excessive…Même si souiller nos valeurs, notre mémoire, et le sacrifice ultime de nos martyres est impardonnable. Je pense qu’ils méritent une certaine indulgence. Sansal, Khadra, A.Djebbar, même Dib sont des littérateurs, de très bons littérateurs. Mais sans plus. Donc loin, vraiment loin d’être des intellectuels de haut niveau. Et quant au fond, apparaissent vraiment très limités. Quand vous les écoutez, ou lisez leur contribution ils sont d’une banalité effrayante.
    Rien à voir avec des Feraoun, Malek Haddad, Mammeri, Kateb, Bennabi, Boudjedra, Mimouni…etc…




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  • karima
    27 mars 2010 at 18 h 53 min - Reply

    Desolee, il fait aller sur selecto 16 un internaut algerien.C’est la ou je l’ai trouve




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  • karima
    27 mars 2010 at 18 h 57 min - Reply

    http://www.youtube.com/watch?v=IuQGQb.J'espere que ca marchera cette foi-ci.Sinon essayez selecto16 cliquez sur le lien vous aurez sa premiere video cliquez sur comments et ensuite vous aurez d’autres.Cliquez sur celle au titre Yasmina repond a Eric Zemmour.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    27 mars 2010 at 19 h 36 min - Reply

    Des discours et des discours sur les intellectuels engagés ou pas : SARTRE CAMUS et autres. Mais qui a-t-il derrière tout cela ? Si l’on exprime les choses simplement : certains algériens veulent le mode de vie à l’occidentale ; d’autres sont extrêmement attachés au mode de vie à la musulmane. Je pense que c’est cela le fond du problème




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  • le kabyle
    27 mars 2010 at 22 h 18 min - Reply

    la kahina. Il n’y a aucun amalgame de ma part concernant les Pieds-Noirs, les juifs d’Algérie et Monsieur Jacques ATTALI. Je ne veux surtout pas que l’on nous fasse prendre des vessies pour des lanternes. Point, c’est tout !

    Quant à la femme de Miterrand, tout le monde sait pertinemment que c’est une Israilite née à Bab El Oued et c’est la frangine de Monsieur Roger HANINE.

    Pour ce qui est, à présent, de CAMUS l’Algérien ! Il est bien Pied-Noir de souche espagnole de par son père Andalous, et donc Moriche… c’est à dire arabo-musulman comme son nom l’indique aisément, CAMUS, qui signifie en langue arabe DICTIONNAIRE ! N’est-ce pas ? Maintenant, que CAMUS ait choisi sa MERE au lieu et place de la JUSTICE cela ne diminue en rien de sa dimension universelle et encore moins de son aura ! Qu’il y ait, au passage, des gens malhonnêtes et hypocrites qui ne veulent pas qu’il y ait une reconciliation définitive entre les peuples algérien et français/Pied-Noir est tout simplement un CRIME innomable !!! Parce que ces gens là, sont entrain de faire du  »commerce politique », passez-moi l’expression, pour mener sans faillir LEUR guerre de mille ans ! Pendant qu’ils se goinfrent, sur notre dos, en remplissant leurs poches et leurs comptes devises à l’étranger avec les pétro-dollars appartenant au peuple Algérien et à lui SEUL… Mais croyez-m’en, gente dame, personne n’est dupe de leur subterfuge !!! CAMUS est bien un ALGERIEN que je vénère plus que tout ! Au même titre que tous les autres auteurs romanciers Algériens, parce qu’ils sont nés, tout d’abord, CHEZ NOUS ! Et cela suffit amplement à mon bonheur…

    Quant à votre maison dans la prairie, chère Dame, sachez bien que je ne suis point Jack LONDON ! Pour l’heure…




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  • el-amel
    29 mars 2010 at 8 h 55 min - Reply

    En fait la réconciliation de Bouteflika ne concerne pas la sale guerre mais c’est aussi la réconciliation avec les pieds noirs même ceux qui avaient rejoint l’OAS? le commandante yasmina khadra est l’émissaire chargé de faire aboutir le projet réconciliateur, et la réconciliation avec « el qaeda » qui va écrire un livre sur les commanditaires des crimes contre l’Humanité entre le jour et la nuit, droukel ou hattab? Année 2010: AMNISTIE GENERALE en faveur des criminels de guerre.




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  • l.leila
    29 mars 2010 at 11 h 46 min - Reply

    Bonjour,
    @ hamza, permettez- moi cher compatriote d’intervenir. St Augustin, selon l’Histoire, n’est pas romain. Il est issu d’une famille plutôt romanisée. Il avait du talent; c’est le personnage le plus connu de l’histoire de l’Algérie antique. Ses parents possédaient des terres et menaient une vie de « modeste aisance » mais ils étaient connus comme étant de petits notables. Remarquant que leur enfant était doué, ils l’encouragèrent à faire des études. Du point de vue religieux, sa mère était chrétienne tandis que son père était païen. Quant à lui, il s’était converti au christianisme vers l’âge de 32ans, à Milan, après avoir fait de brillantes études à Carthage et enseigné durant 7ans en qualité de professeur de rhétorique, dès l’âge de 21ans. Séduit par Rome, il tenta sa chance. Etant donné son talent, il réussit à être nommé rhéteur public de Milan. Après sa conversion, il adopta une vie de méditation illuminée par, disait-il  » la grâce divine ». Après deux ans de vie monastique mise en pratique près de Milan, il rentra définitivement au pays après le décès de sa mère, et où il se livra aux nombreux combats religieux ainsi qu’aux travaux d’une gigantesque production littéraire.
    Mes salutations




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  • l.leila
    29 mars 2010 at 11 h 57 min - Reply

    @ el-amel, je partage tout à fait votre avis, cher compatriote. D’ailleurs lors de ses conférences, il réfute l’implication des membres DRS dans les crimes des GIA.
    Mes salutations




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  • Re: Algérie- Égypte : Ahmad Adam (humour anti-algérien) 2/3 | Hooligan
    19 avril 2010 at 6 h 00 min - Reply

    […] Le Quotidien d'Algérie » Camus, Yasmina et les autres […]




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  • uNE Lectrice
    25 janvier 2011 at 1 h 11 min - Reply

    Démonstration est ici faite…merci Monsieur Khadra.




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  • Sid Ahmed
    8 novembre 2013 at 22 h 53 min - Reply

    Un message qui circule:
    Des questions se posent sur l’étrange candidature de Yasmina Khadhra aux présidentielles algériennes.

    Sans verser dans un quelconque jugement de valeur sur le personnage, je voudrais juste poser quelques questions sur cette sortie de Yasmina Khadra aux prochaines élections présidentielles de son pays.
    1/ Comment cet homme qui se revendique de l’authenticité et du vivre-vrai peut-il ignorer qu’il est un parfait inconnu pour au moins 90% des électeurs algériens qui n’ont aucun accès à la langue française dont il se sert pour s’exprimer ? N’est-ce pas là du mépris pour le peuple algérien, que de se porter candidait aux présidentielles juste parce qu’il a raconté des histoires improbables ?
    2/Comment cet écrivain qui a choisi de prendre un prénom féminin, et un nom féminin, dans un pays où le machisme est poussé à son paroxysme, peut-il prétendre devenir le président de son pays ? Comment peut-il imaginer que les Algériens puissent accepter que leur président puisse s’appeler Yasmina ? A-t-il une telle audace parce qu’il respecte trop les Algériens ou parce qu’il les mépris tellement qu’il n’a même pas cherché à envisager une telle éventualité ?
    3/ Les Algériens sont fatigués d’être sous la coupe d’une oligarchie militaire, depuis l’indépendance du pays. Comment, dans ce cas, Yasmina Khadra, qui est militaire depuis son adolescence, et qui lui-même s’est vanté d’avoir cassé de l’islamiste pendant la décennie noire, peut-il parler de changement ? Peut-on changer de système en passant de militaire opérationnel en militaire opérationnel ?
    4/ Yasmina Khadhra a été nommé par le régime algérien à la tête du Centre Culturel Algérien. Sachant qu’aucun algérien n’ignore que ce genre de nomination obéit à un système de cooptation très poussé, au même titre que la nomination d’attachés militaires, comment peut-il oser dire que sa candidature serait celle de la rupture ?
    5/ Question subsidiaire s’il en est : Comment Cet écrivain qui dit avoir emprunté le nom et le prénom de son épouse, et qui affirme avoir le plus grand respect pour les femmes, n’a même pas daigné présenter à l’opinion publique celle qui lui a offert la vitrine de son nom ? Machiste ? Où a-t-il peur de quelque chose ?

    Signé : Commandante Nouara Hamra




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  • Ouas Ziani
    9 novembre 2013 at 12 h 54 min - Reply

    Le sergent mohamed lamari est né à tolga et albert camus, son pendant idéologique, est né à annaba tout comme mohamed lamari, le général major chef de corps d’armée, est né à tolga, le commandant yasmina est né à kénadsa et bernard henri lévy, le pendant idéologique, est né à beni saf.
    Un peu de sérieux:
    http://www.monde-diplomatique.fr/2000/11/SAID/14483




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  • Congrès du Changement Démocratique