Édition du
28 March 2017

LES SULTANS DE L’ALGERIE INDEPENDANTE :Les pressentiments du Colonel Lotfi

Par Hamou

N’oublions pas nos martyrs : c’est le vœu du Chahid Didouche Mourad. Aussi, à l’occasion du 50° anniversaire de la mort au champ d’honneur du Colonel Lotfi, et après la publication du Manifeste du 16 mars 1976 que LQA m’a permis de connaître le contenu et les prestigieux signataires, je propose à LQA le témoignage du Président Ferhat Abbas recueilli de son livre « Autopsie d’une guerre », non disponible en Algérie, sur ce valeureux colonel qui lui a fait part de ses terribles pressentiments sur le devenir de l’Algérie après son indépendance, pressentiments qui se sont malheureusement révélés exacts. Il apparaît sur ce témoignage que si le Colonel Lotfi avait survécu à la guerre, il aurait été un témoin gênant pour les tenants du Pouvoir issus principalement du Clan d’Oujda, clan qu’il connaît le mieux et aurait pu connaître un sort tragique comme beaucoup de dirigeants de la Révolution. C’est ce pressentiment qui l’a sans doute poussé à confesser : « J’aime mieux mourir dans un maquis que de vivre avec ces loups.» Il fut attaqué par l’aviation coloniale 48H seulement après le franchissement de la frontière marocaine.

Extrait du livre du Président Ferhat Abbas :

[…] Le 6 juin 1959, je conduisis en Yougoslavie une délégation composée de Boussouf, du Colonel Lotfi et de Benyahia. […] Le 12 juin, après une déclaration commune et une conférence de presse, nous reprîmes 1′avion pour Le Caire. Au cours de ce voyage, un jour, au petit matin, le colonel Lotfi entra dans ma chambre triste et abattu. II me confia ses inquiétudes : « Notre Algérie va échouer entre les mains des colonels, autant dire des analphabètes. J’ai observé chez le plus grand nombre d’entre eux, une tendance aux méthodes fascistes. Ils rêvent tous d’être des «Sultans » au pouvoir absolu. Derrière leurs querelles, ajouta-t-il, j’aperçois un grave danger pour l’Algérie indépendante. Ils n’ont aucune notion de la démocratie, de la liberté, de I’égalité entre les citoyens. Ils conserveront du commandement qu’ils exercent le goût du pouvoir et de I’autoritarisme. Que deviendra I’Algérie entre leurs mains? II faut que tu fasses quelque chose pendant qu’il en est encore temps. Notre peuple est menacé. »

J’ai expliqué à Lotfi que personnellement j’étais un combattant aux mains nues. Mon ambition n’était pas de diriger, mais d’aider et de conseiller. Je pouvais, évidemment, manoeuvrer et m’assurer l’appui de certains colonels et d’une fraction de l’ALN. Mais la manoeuvre n’a jamais été de mon goût. L’essentiel était d’unir et de maintenir la cohésion entre tous, jusqu’à la fin des hostilités.

Le Colonel demeurait tourmenté, il ne cessait de répéter : « Où allons-nous ?» Les anciens chefs de Wilayas constituaient pour lui un sérieux danger pour les libertés publiques. Son inquiétude me rappelait celle du regretté Abbane. J’ai essayé de le rassurer : « Nous sommes encore loin de l’indépendance. Au demeurant, rien ne se fera – du moins je le pensais – sans les forces de I’intérieur. Notre peuple s’est aguerri. II ne voudra plus se laisser faire. Les rivalités qui se font jour et se développeront à l’extérieur, sont des agitations stériles, des tempêtes dans un verre d’eau. De plus, il faudra compter sur l’autorité et la sagesse des frères emprisonnés. Les frères sauront, le moment venu, se mettre d’accord pour consulter démocratiquement le peuple avant de donner à l’Algérie une constitution et des lois. Ils sauront sauvegarder la foi musulmane qui nous a conduits au combat et assurer les libertés essentielles du citoyen. »

Le Colonel Lotfi ne fut ni convaincu, ni rassuré. Quand, quelques temps après, survint la première crise au sein du GPRA, 1′avertissement de Lotfi me revint en mémoire. Ses craintes allaient-elles se justifier? […]

Le 30 mars 1960 nous apporta une triste nouvelle. Le Colonel Lotfi, et son adjoint, le Commandant M’barek, étaient tombés au champ d’honneur, dans la région de Bechar.

Avant de quitter Tunis, Lotfi m’avait renouvelé ses craintes. L’atmosphère au sein de la Délégation Extérieure lui faisait peur. Les luttes sourdes des Colonels ne lui avaient pas échappé. Il en était épouvanté : « J’aime mieux mourir dans un maquis que de vivre avec ces loups.»

II tint parole. Le 27 mars, il franchit la frontière marocaine. II se trouvait dans le Sud de Bechar lorsqu’il fut repéré par l’aviation française. La journée du 29 fut dramatique. Sur un terrain nu, l’aviation avait la partie belle. Lotfi et son escorte se défendirent.

Tous tombèrent glorieusement, les armes à la main. La guerre d’Algérie continuait à dévorer ses meilleurs enfants. Avec Lotfi disparaissait un rare Colonel aux idées généreuses et libérales, respectueux des droits de l’homme. II avait le plus grand respect pour le peuple d’où il était issu. Il est mort en emportant avec lui ses angoisses et ses fragiles espérances.

(source: ABBAS Ferhat, Autopsie d’une guerre…, op. cit., pp. 263-264 et 282-283)


Nombre de lectures : 7306
17 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • Ammisaid
    29 mars 2010 at 21 h 57 min - Reply

    « Le Colonel Lotfi avait le plus grand respect d’où il était issu ». Là est la différence entre lui Allah irhmou wa yarhem tous ses compagnons tombés sous les balles de l’ennemi de l’Algérie colonisée et indépendante et les autres colonels qui n’étaient pas, en vérité, issus du peuple.
    Ce peuple qu’ils avaient haï et qu’ils haïssent jusqu’à aujourd’hui.
    Fraternellement




    0
  • solo
    29 mars 2010 at 21 h 57 min - Reply

    Allah yarham echouhada.depuis le debut les Algeriens,les vrais,luttaient sur deux fronts,face a laFrance,et face aux loups qui gouvernent aujourd’hui.Ce qui est plus triste dans tout ca ,c’est que ceux devores par ses Hyennes sont plus nombreux peut etre que ceux tues par la France.mais ne dit’on pas que chaque revolution devore en premier ses enfants…Allah yarham echouhada




    0
  • le kabyle
    29 mars 2010 at 23 h 25 min - Reply

    Allah yerrahmak ya Si LOTFI !!! WALLAH yerham koul ECHOUHADAS !!! Mes respects…..




    0
  • Jeff
    30 mars 2010 at 0 h 42 min - Reply

    Les pressentiments, qui se sont avérés justes et avec une très grande précision, du Chahid Vrai Colonel LOTFI de l’ALN sont exhaustivement décrits dans une lettre adressée à son épouse publié par un journal arabophone algérien au début des années 2000. C’est très dommage que j’ai perdu la trace de cette missive d’une importante capitale. Le contenu de cette lettre est le signe précurseur de la dérive dictatoriale de l’Algérie indépendante. Il est vrai qu’il évoquait des analphabètes avides de pouvoir mais vise distinctement deux colonels aux commandes de l’armée des frontières sans les nommés. La reconnaissance de l’ombre des deux colonels cités n’est qu’un jeu d’enfant. Il s’agit des colonels Mohammad BOUKHAROUBA alias Houari Boumedienne, futur dictateur du pays 13 années durant, et Ahmed Mendjeli chef de l’EMG stationnée à OUJDJA et GHARDIMAOU. Ce grand colonel LOTFI, de son vrai nom BENALI BOUDEGHANE, natif pourtant de TLEMECEN le 07 mai 1937, a toujours refusé les combines régionalistes qui furent une règle de l’époque dans la course au trône du sultanat d’Alger. Espérant mettre la main sur cette missive qui mettra à nu tous les pleureurs qui viennent trouver une virginité lors des commémorations des disparitions des vrais héros tombés au champ d’honneur.




    0
  • zapata
    30 mars 2010 at 13 h 02 min - Reply

    ferhat abasse jijeli,abane ramdane kabyle,colonnel lotfi
    telèmçani,lamine dèbaghine el eulma,larbi ben m’hidi ain mlila….et d’autres ces hommes pensent pour un etat algèrien et pour le peuple algèrien pas de calcul tribal feodal règional..dommages les fausses notes ont profitè de cette algèrie..la peuple dort dort




    0
  • Lies
    30 mars 2010 at 17 h 53 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Depuis toujours, j’ai beaucoup de respect et d’estime pour cet authentique colonel et vrai chahid.

    On dit qu’il était le seul qui faisait de l’ombre à Boumediene et qu’il était, par son jeune âge, ses compétences et ses grandes qualités humaines, naturellement prédestiné à être le chef incontesté de l’état major général de l’Aln.

    Lui, il n’aurait pas imposé au peuple algérien des imposteurs et des névrosés pour le gouverner et on aurait tout ignoré de ce qu’est un coup d’état.
    C’est déjà là un grand gain.

    Allah yerham Echouhada.

    Mais que les justes se rassurent et que les méchants ne se méprennent pas.

    Rien n’échappera à la justice de Dieu à Qui appartiennent la vengeance et la rétribution.

    Fraternellement.




    0
  • solo
    30 mars 2010 at 20 h 28 min - Reply

    « si tu ne sais pas ou tu vas ,il faut au moin savoir d’ou tu viens »,pour connaitre le present et le futur ,il faut surtout connaitre le passe.Oui le passe est tres important.l’histoire de l’algerie et de la guerre d’algerie,n’est celle qu’on nous inculque a l’ecole, oh que non,car celle ci est ecrite par les vainqueurs,ces enfants de caid et de bachagha,l’histoire la vraie,c’est celle que chacun de nous ,enfant du peuple et des martyres, a en soi au plus profond de son ame et de son coeur, page ecrite par le sang ,la soufrance et le cacrifice de nos glorieux chouhadas,ces pages la ,ils ne pourons jamais les falsifier,ni les faire oublier,car ils sont l’ essence meme de notre existence,on les tronsmettra de pere en fils et de mere en fille jusqu’au jour du jugement dernier.qu’ils oboient leur histoire celle souillee par les combines et les bassesses.qu’ils ammassent les richesses,nous ,nous avons la DIGNITE et L’HONNEUR.Des mots qu’ils ignorent,ils ne compprennent pas ces mots,ca les depasse.Allah yerham echouhada




    0
  • Hamou
    31 mars 2010 at 10 h 09 min - Reply

    El Watan du 31 mars 2010

    Les colonels Amirouche et Si l’Haoues sont morts deux fois, en tombant les armes à la main près de M’sila contre un bataillon de l’armée coloniale, puis dans « l’acte de séquestration » de leur cercueil – dans une caserne de gendarmerie près d’Alger – ordonné par l’ex-président Houari Boumediène. Ce fut Chadli Bendjedid, arrivé au pouvoir, qui les rendit à la terre qui a vu couler leur sang de martyrs. Incroyable page noire de l’histoire du pays que l’on savait déjà par ouï-dire, mais que Saïd Sadi vient de cocher dans le détail dans un livre intitulé Amirouche, une vie, deux morts, un testament. Le président du RCD en profite pour réhabiliter la personnalité du chef de la Wilaya III salie par la propagande des services psychologiques français (la bleuite) et dévoyée par l’histoire officielle imposée depuis 1962 par tous les pouvoirs qui se sont succédé à la tête de l’Algérie.

    L’auteur du coup d’Etat du 19 juin 1965 est directement mis en cause dans le livre de Saïd Sadi, ce qui ternit une nouvelle fois son image après les accusations qu’ont fait peser sur lui diverses sources dans les assassinats en Allemagne de Krim Belkacem et de Mohamed Khider en Espagne. Il faut dire que sur ces lourds passifs, les témoignages sont extrêmement rares et le livre du président du RCD tombe à pic, notamment pour cerner la vie et le parcours méconnus de Amirouche. Reste cependant aux historiens d’avoir le dernier mot par un travail de recoupement de tous les témoignages. Ceux-ci sont précieux, car ils constituent leur base de travail. Etablir la vérité pour les historiens n’est toutefois pas une tâche facile dans le contexte actuel.

    Les autorités politiques ont décidé de privilégier l’écriture officielle de l’histoire, franchissant le dangereux pas, comme cela a été fait il y a une année, de sa constitutionnalisation. La conséquence a été la défiance vis-à-vis de tout écrit ne reflétant pas la vision du pouvoir et de ceux auxquels a été dévolue la mission de gérer l’histoire au niveau des institutions. Le dépôt légal est devenu un des instruments susceptibles d’être utilisés, pour bloquer les témoignages « non conformes ». Quant aux livres allant dans le sens officiel, les moyens de l’Etat peuvent leur être ouverts abondamment ainsi que le marché de distribution. Mais plus pernicieusement peut être mis en branle la machine politico-médiatique pour discréditer des auteurs jugés « excessifs ».

    Parce qu’il dérange et trouble, le pavé dans la mare de Saïd Sadi ne manquera pas d’être voué aux gémonies par divers courants politiques, notamment ceux qui se rassemblent autour de la « famille révolutionnaire ». Mais cela ne l’empêchera pas de recevoir un large écho favorable auprès des larges couches de la population révoltées par plus d’un demi-siècle de mystification de l’histoire. Et qui veut retrouver ses authentiques héros libérateurs.

    Par Ali Bahmane




    0
  • thirga
    1 avril 2010 at 17 h 40 min - Reply

    Dire que le pouvoir veut écrire une Hisoire officielle, revient à cracher sur les Martyrs qui ont été trahis, vendus à l’ennemi voire leurs dépouilles emprisonnées pendant 20 ans comme ce fut le cas des deux colonels chefs de wilayas (III et VI), El Haouas et Amirouche. L’Histoire s’écrira et s’écrit déjà sans les mensonges du système, produit de la main étrangère.




    0
  • abon
    2 avril 2010 at 21 h 59 min - Reply

    Bonjour, loin de tout sectarisme ou régionalisme il est évident que ceux qui ont cotoyés Si-Haoues, Si-Mouhand-Oul-Hadj…parleront d’eux comme ceux qui ont cotoyé le colonel Lotfi ont eu à entendre les noms de leurs compagnons; j’aimerai juste que nous ayons une pensée aux membres de la patrouille de Tlemcen comme à tous ces jeunes qui ont donnés sans compter, ou bien Louedj Mohamed né en 1934 à Ouddana, commune de Ain Ghoraba, Tlemcen tombé en même temps que Si-Lotfi
    et tout en livrant le meilleur de lui même ,conscient des manigances et tractations, disait un jour à un grand témoin de l’histoire de la révolution Algérienne et qui vient de s’éteidre il y a 1 ans « J’ESPERE NE PAS VIVRE LE LENDEMAIN DE L’INDEPENDANCE » Allah-Yarhom El Chouhada.




    0
  • Melbouci Smail
    12 avril 2010 at 11 h 27 min - Reply

    Le Colonel Lotfi, tout comme les autres officiers et djounoud qui ont combattu pour une Algérie libre ,indépendante et unie, ont été trahi non par leurs fréres de combats car ils ne l’étaient pas réellement, mais plutot par des agents au service des colonialistes français.
    Ils sont morts mais resteront toujours gravés dans la mémoire des algériens épris de liberté, car ces derniers avaient combattus pour celle-ci sans calculs politiciens.
    Le Colonel Lotfi fut un homme trés éclairé à l’image de Didouche,Larbi Ben Mhidi,Abane Ramdane et tous les autres que je ne peux citer ici tellement ils sont nombreux!
    Rabi Yarham Chouhada!




    0
  • kaddour msili
    18 mai 2010 at 10 h 06 min - Reply

    Le vrai problème dans ce pays est que, justement,tous ceux qui avaient une vision de construction d’un Etat démocratique post indépendance, cette dernière n’étant qu’une étape, sont soit tombés au champ d’honneur soit assassinés après l’indépendance ou réduits au silence.
    Comment expliquer qu’une armée de 20 000 hommes bien armés, bien habillés existait en dehors de nos frontières alors que les maquis de l’intérieur ont été décimés par l’armée française sur ordre de De Gaulle, qui ne voulait pas d’indépendance sans victoire militaire(de la France).
    Nous devons savoir pourquoi Abane a été assassiné,mais aussi Khider,Krim,et les autres.
    Nous avons le droit de savoir la vérité sur notre histoire .
    Ceux qui le savent et ne le disent pas sont des traitres et des lâches.




    0
  • benmostefa allemagne
    23 mai 2010 at 22 h 53 min - Reply

    oui nous avons le droit de savoir la verite sur notre noble histoire de la revolution et de notre glorieuse armee de liberation nationale (ALN) celui qui ne sait pas est un imbecile.mais celui qui sait et que ne dit rien est un criminel. merci




    0
  • thirga
    29 mai 2010 at 22 h 11 min - Reply

    Tout bonnement à qui profite(nt) autant d’assassinats est la question à poser. Ce débat qui s’est imposé au moment où la Françafrique fête l’émancipation de ses colonies, le cinquantenaire des indépendances octroyées, imposée par le sacrifice du Peuple algérien doit répondre à toutes les questions qu’on se pose. Les relations entre pays sont basées sur des intérêts à la limite, réciproque. Les Français avaient colonisé l’Algérie par le feu et le sang. Ils avaient refusé de payer leurs dettes même réechelonnées. Il ne faut pas être naïfs. Pourquoi maintenir fermées les frontières algero-marocaines? Pourquoi des milliers de marocains ont investi le Sahara occidental dès le départ des Espagnols ? Pourquoi les Marocains et les Mauritaniens se sont partagés le Rio De Oro au départ des Espagnols?… Djamel Abdenasser voulait récupérer l’Algérie que De Gaule venait de quitter. 135 ans auparavant, leurs deux pays avaient envisagé d’occuper ensemble Tripoli, Tunis et Alger. Mohamed Ali d’Egypte craignait de se découvrir comme membre d’une loge ennemie du califat ottoman…




    0
  • Adel
    30 mai 2010 at 0 h 08 min - Reply

    On se prend parfois à rêver d’une Algérie qui aurait été dirigée par des justes que nulle ambition n’aveugle, ceux qui n’auraient pas eu peur de donner la parole aux plus humbles parmi les Algériens, ceux qui auraient su ramener la paix dans les cœurs et trouver les paroles qui rassemblent.

    Verrons-nous un jour cette Algérie pour laquelle Didouche, Ben Boulaïd, Ben M’hidi, Abane, Lotfi et tant d’autres parmi les meilleurs enfants de notre pays ont donné leur vie? Il ont lutté et sont morts pour que le peuple algérien retrouve la liberté et la dignité, mais leur idéal a été trahi par une poignée d’ambitieux aveuglés par la haine de leurs rivaux et l’amour obsessionnel du pouvoir.

    Comment tant de sacrifices ont-il pu déboucher sur tant de lâcheté et d’infamie?




    0
  • alilou
    30 avril 2012 at 16 h 45 min - Reply

    salam,
    c’est un chahid ,mais il ya d’autres qui ont étaient tués
    on c’est pas qui les as tués. par exemple le chahid taouti ahmed qu’on veut faire oublie , il était tué aprés abane. en décembre 1957,alors qu’il le seul à avoir le méme grade que boumediene! vous pouvez faire des recherches en seulement,le chahid commandant taouti ahmed « si chaabane » ,…..ou bien fait ugema, et on dit que boumediene pleur quant il se rappel de lui. je me demande pourquoi!…. mais il qui connaisse son histoire et qui,comment et où il est t………., .!?




    0
  • alilou
    30 avril 2012 at 16 h 50 min - Reply

    salam,
    c’est un chahid ,mais il ya d’autres qui ont étaient tués
    on c’est pas qui les as tués. par exemple le chahid taouti ahmed qu’on veut faire oublie , il était tué aprés abane. en décembre 1957,alors qu’il le seul à avoir le méme grade que boumediene! vous pouvez faire des recherches en seulement,le chahid commandant taouti ahmed « si chaabane » ,…..ou bien fait ugema, et on dit que boumediene pleur quant il se rappel de lui. je me demande pourquoi!…. mais il YA qui connais son histoire et qui,comment et où il est t………., .!?




    0
  • Congrès du Changement Démocratique