Édition du
27 July 2017

A l'Hopital d'Oran, les malades pauvres sont victimes de maltraitance.


Le plus grand problème des Algériens ne réside pas seulement dans la nuisance mortifère de leurs dirigeants, mais aussi dans la dissolution des liens sociaux, dans l’incivisme triomphant qui altère leurs relations les uns avec les autres, et dans les comportements asociaux qui distinguent certaines professions censées être au service des plus fragilisés et des plus faibles d’entre eux.

Ainsi, la semaine passée, à l’hôpital d’Oran, au service CCI, une patiente, atteinte d’une grave maladie digestive, a été violemment giflée par une infirmière, devant une nombreuse assistance. Une dame, présente sur les lieux, a essayé de s’interposer. Elle a piqué une saine colère, et a demandé à voir le chef de service. Mais les collègues de l’infirmière ont fait corps avec elle, et même la malade violentée a demandée à la courageuse dame de ne pas s’en mêler. Elle lui a confié, en aparté, en sanglotant, que son père était indigent, que sa famille vivait dans l’indigence dans leur ville d’El Bayadh, et qu’elle craignait d’être renvoyée de l’hôpital si le scandale enflait. Ce qui serait pour elle une condamnation à mort. Cette jeune fille, qui ne peut se nourrir que de lait, semblait terrorisée à l’idée de représailles contre elle. La dame qui s’était interposée, n’eut d’autre recours, la mort dans l’âme, que de quitter les lieux, abandonnant la pauvre malade à son triste sort. Un infirmier charitable, mais qui semblait visiblement tout aussi terrorisé que la victime, chuchotera à la dame que c’était là une pratique presque normale à l’hôpital d’Oran, et que les patients désargentés y étaient traités comme des bêtes.


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11 Commentaires sur cet article

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  • bouyilès
    31 mars 2010 at 15 h 06 min - Reply

    Etes-vous sûr que cela se passe uniquement à l’hôpital d’Oran?Ce sado-masochisme à l’algérienne mérite une analyse vraiment détaillée.Et pourtant l’infirmière est presque dans la même situation que sa malade,socialement parlant.
    Pourquoi faire souffrir son malade gratuitement?Pour se venger du sort?




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  • Imen
    1 avril 2010 at 10 h 11 min - Reply

    Il s’agit de l’impunite qui sevit a tous les niveaux. Cette infirmiere et ses semblables peuvent se permettre de violenter les malades parce qu’elles vivent dans un etat sans lois.




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  • Lalmani
    1 avril 2010 at 13 h 48 min - Reply

    Cette pauvre infirmière ne fait que reproduire le schéma social qui lui vient de nos dirigeants. En Algérie, la Hogra est institué en mode de vie. La moindre parcelle d’autorité permet à celui ou celle qui en est attributaire d’abuser de son pouvoir pour dicter sa façon et sa volonté aux « autres » (ceux qui dépendent ou ont besoin de lui/elle. Et cela va du petit planton de l’entreprise jusqu’au Président de la République. Bien sur plus on est en haut de l’échelle d’Autorité/Pouvoir plus grand est le mépris envers la basse classe…
    Lalmani




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  • Hoggra
    1 avril 2010 at 14 h 05 min - Reply

    Ibn Khaldun: Dans la nature innée des hommes se trouve le penchant vers la tyrannie et l opression mutuelle.




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  • abon
    1 avril 2010 at 21 h 30 min - Reply

    Helas c’est le quotidien à tous les services de l’ètat (tribunal, APC, daïra…), je comprend la pauvre victime qui préfère encore prendre des coups et parvenir à des dit soins, qui ne sont le plus souvent qu’un chapelet de mensonges débités par des pseudos médecins (combien même ils seraient médecins compétents, ils n’ont ni les èquipements adequats ni les produits pour soulager un mal quelconque) cependant on reste attaché par reflexe à ce qui s’appel la vie. Alors que ces grands hôtels qui profitent à une bande de requins et coutent aux Algeriennes et aux Algériens sans leur profiter, pouraient être repensais, transformer en centres pour soulager la souffrance de la population qui doit avoir mille et un recours à des connaissances et autre solicitations pour trouver un lit d’hôpital




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  • nomade
    5 avril 2010 at 10 h 40 min - Reply

    ce n’est pas la premiere fois que ca se passe dans les hopitaux algeriens .
    dans le passe a l’hopital de tlemcen une infirmiere , toujours des infirmieres, a frappe une patiente.fait annonce par la presse.
    et si votre femme est sur le bord d’accoucher ils vous font faire la tournee des hopitaux de votre wilaya.ils trouveront mille excuses pour vous renvoyer.
    il ne faut pas deranger les infirmieres et les accoucheuses dans leur sommeil.
    mais s’il s’agit de la femme de quelqu’un du systeme ,oh mon dieu , elles sortent la brosse metallique la plus resistante et commencent a jouer leur role prefere de lecheuses.
    j’ai meme assiste dans un hopital ou une femme de menage insultait les visiteurs.
    le zawali ecrase le zawali.




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  • zoheir
    11 août 2010 at 14 h 06 min - Reply

    ana mama darate kontrol bache tatgabar galolha diri radyiou w 3tawalha rondivo 3la 15 jour (sobhane el lah ) darat radyo w rahate 3ande tbib w zado 3tawha rondivo bach tfawate waydirolah plate 3ala 10 ayam w ki3awdate rahate galolha 3awdi radyo hada kdim w 3awdo 3gtawha rondivo 3lah 10 ayam (asbi lah wa ni3ma lwaki)




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    • rania cahill
      9 mars 2014 at 17 h 43 min - Reply

      et la fin ??????????




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      • marwa
        22 novembre 2014 at 16 h 58 min - Reply

        oui




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  • rachid dahmani
    22 novembre 2014 at 18 h 08 min - Reply

    Bonsoir,

    Avant pour se soigner il fallait aller au val de grâce…maintenant il faut aller à la clinique d’Alembert à l’hôpital de Grenoble. Moi ça m’a juste fait rappeler le célèbre théorème de d’Alembert en mathématiques…les soins c’est à l’hôpital Zmirli, Mustapha, Parnet, Birtraria et le théorème c’est celui de Said Dekkiche où pour la guérison il vaudrait mieux ne pas aller à l’hôpital et rester chez soi.




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  • Djamel M
    22 novembre 2014 at 20 h 13 min - Reply

    Ya hafid ya satar, c’est vraiment la loi de la jungle, hout yakol hout. Il faut qu’on arrête l’élevage de ce genre d’oiseaux.




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  • Congrès du Changement Démocratique