Édition du
27 March 2017

« Les anciens détenus au Sahara » déboutés par la justice

« Les anciens détenus au Sahara » déboutés par la justice
Les tribunaux internationaux seront sollicités
El Khabar, 1 avril 2010
La cour d’Alger a refusé l’examen de la plainte introduite par le porte-parole d’un organisme non agrée représentant « les détenus du Sahara », et qui exige au ministère de l’Intérieur des indemnités pour les quelques années de détention au sud du pays, au début des années 1990. Selon les détenus du Sahara, qui se considèrent en tant que victimes des autorités, un recours auprès d’instances judiciaires internationales n’est pas à écarter, si leur plainte ne sera prise en considération par la cour d’Alger.
Dans ce cadre, M. Abdelaziz Abdelnacer, l’un des 20 mille militants islamistes détenus au sud du pays par les autorités, a déclaré à El Khabar « qu’il vient de recevoir une décision émanant de la chambre administrative près la cour d’Alger, faisant suite à la plainte déposée contre le ministère de l’Intérieur, qui est responsable de l’ouverture de centres de détention au Sahara, et ce en vertu du décret exécutif portant état d’urgence, signé en février 1992 par le défunt président, Mohamed Boudiaf ». Ainsi, la plainte revendique des indemnités matérielles, soit une somme de 1.5 millions de dinars, pour les trois années de prison des militants du FIS dissous dans trois centres de détention ouverts à Ain Mguel, dans la wilaya de Tamanrasset. La cour d’Alger a refusé l’inscription de la plainte, sous le prétexte que le dossier présenté par le plaignant comporte seulement des croupons de journaux et des correspondances adressées aux institutions publiques, exigeant une réparation au tort dont il a été victime, ajoutant qu’il n’a présenté aucune copie prouvant son détention au niveau de l’un des centres ouverts à cette fin . En effet, ce dernier ne possède aucune preuve confirmant son incarcération par le ministère de l’intérieur.
Par ailleurs, le même interlocuteur a annoncé que la correspondance qu’il a reçue lui demande d’introduire un pourvois de cassation près le Conseil d’Etat contre le décret exécutif portant état d’urgence, qui a donné toutes les prérogatives au ministre de l’intérieur pour prendre toutes les mesures visant le maintien de la paix à travers le territoire national, y compris l’emprisonnement des personnes qui constituent une menace pour la sécurité. Les militants du FIS dissous ont l’intention de recourir aux cours internationales, dans le but de faire pression sur les pouvoirs publics, a-t-il conclu.

01-04-2010
Par Hamid Yes


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12 Commentaires sur cet article

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  • Djamel Eddine
    1 avril 2010 at 15 h 39 min - Reply

    Tres bon travail !
    La liste est longue, voyons si cet apareil de justice algerienne paye par le tresor publique travail pour qui?




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  • diegol
    1 avril 2010 at 18 h 32 min - Reply

    qui a dit que guantanamo n’est pas Algérien.




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  • Yacine
    1 avril 2010 at 20 h 35 min - Reply

    Les détenus des camps de concentration étaient des victimes de la farce démocratique, il y a maintenant 18 ans. Aujourd’hui, ils sont le dindon de la farce de la réconciliation. Quand on pense que Bouteflika, pour avoir la paix, indemnise les « repentis « , on se demande quel est le fil conducteur de sa politique autre que la considération aux seuls violents. Pour les apathiques qui croient à la justice algérienne, l’Etat est méprisant. Sans un mouvement bruyant et actif, mais sans violence, point d’écho ni de salut. Il faut s’organiser et bouger. C’est le seul langage que comprend le système. Diar- Echems, Syndicats autonomes, SOS disparus, les mutilés de la lutte antiterroristes, etc. Mais avant toute chose, il faut le devoir de mémoire, des témoignages, des récits. Vingt mille détenus, 3 années de bagne dans le sud et aucune publication sur la genèse, les responsabilités, les implications, les silences, la vie et les traumatismes de ses gens. Il faut absolument marquer d’une pierre blanche ce triste épisode. Mourir sans laisser de souvenir est le plus beau cadeau qu’on puisse offrir aux bourreaux et à l’impunité. Si l’on pense que la vie d’un Algérien est trop précieuse pour être la merci des généraux, il faut sensibiliser les consciences endormies et présenter cette autre tragédie au tribunal de l’Histoire ! Nulle cause ne se perd quand elle est soutenue. Tôt ou tard, justice sera rendue.




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  • moufdi
    1 avril 2010 at 23 h 19 min - Reply

    salam ,
    boudiaf na pas juste signer le decret executif portant etat d’urgence en fev 92 il avait dit en directe a la television algerienne qu’il etait pret a envoyer encore 10 000 autres aux camps de concentration (je ne dirai pas des centres de detention )il n’etait pas manipuler par les generaux et il ne l’a pas fait pour retablir l’ordre comme essayent,les journalistes, de lui trouver des excuses il est entre en algerie sans connaitre le terrain ni ce qui s’est passe reellement decarant directement la guerre a tous les militants et sympatisant du FIS ,il avait bien choisi son camp :celui des criminels…je voudrai aussi vous demander de faire nuance ce ne sont pas 20 000 tous militants du FIS -porter une barbe etait un crime contre l’etat des mercenaire en 92. au sahara il y avaient meme des fous parce qu ils ne se rasaient pas donc incarceres aussi -les instructions donnees aux services de securite en 92 etaient tres claires :eliminer physiquement les militants du FIS reda malek le mercenaire l’avait bien dit a oran LA PEUR DOIT CHANGER DE CAMP et la preuve 30000 disparus 200000 assassines et la liste est encore ouverte pour ceux qui ont cru que l aguerre etait juste contre le FIS -aujourd hui le FIS est dissous ,l’etat d’urgence existe toujours ,le peuple est plus pauvre alors messieurs les democrates EL GHOUL FIS(votre ennemi) n’est plus la maintenant que dites vous de bouloulou les boutef,zerhouni,chakib khelil etc




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  • Laïd DOUANE
    2 avril 2010 at 20 h 29 min - Reply

    Pouvoir assassin, finalement c’est vrai !
    J’ai pleuré ce soir et d’abord hier, en lisant cet article ; non pas parce que nous les ex-détenus sommes déboutés par l’arbitre ; loin de moi l’idée de frustration venant d’un pouvoir pareil que j’emmerde d’ailleurs en mon nom. Je n’ai pas pleuré parce que je suis lésé et blessé dans mon amour propre, mépris et dédaigné par des gens notoirement connus pour leur médiocrité. Et puis c’est bien de souffrir un peu pour sa patrie. J’ai pleuré parce que je suis conscient de l’impact d’une telle information sur 30000 ex-détenus du pouvoir assassin de l’année 1992 que je croyais parti à jamais avec l’arrivée de Bouteflika lequel je croyais jusqu’à hier, un vrai réconciliateur. Nuance ! Et j’espère que je me trompe de jugement, ce qui se passe sur le terrain est une véritable compression des âmes paisibles qui ont toujours cherché la paix. Sinon que veut dire cette mascarade de réconciliation qui fait sourire les criminels et leurs enfants et fait pleurer les victimes ? Que doit-on comprendre quand on voit chaque jour des criminels se pavaner et lever la voix, alors que les victimes se replient dans un coin et se taisent de crainte de soulever la colère du criminel ? Quand on sait que les détenus étaient en majorité absolue des gens pacifiques qui se sont laissés arrêter dans le but d’éviter le pire, alors que les plus violents restaient libres, quand on sait que les terroristes nous en voulaient à mort parce que nous les avons contrecarrés dans leur entreprise de destruction massive, quand nous savons que nous avons été mis entre deux feux par les ennemis de l’Algérie, quand nous savons tout ça, il y a lieu de pleurer devant de tels agissement du pouvoir que nous évitons de qualifier d’assassin, non pas par peur mais de crainte de raviver les feux de la haine.
    Certes, le pouvoir a toujours été assassin dans nos têtes et que nous voulons effacer cela en ce moment et à notre âge et que nous ne voulons plus laisser des traces de haine dans les têtes de nos enfants, mais apparemment, la réconciliation a changé de sens avec nos gouverneurs. J’ai presque cinquante et je commence à penser que les terroristes qui nous ont qualifiés de traitres avaient raison. Si le pouvoir continue à nier nos droits, il y a lieu de s’attendre au pire.
    Alors, et c’est juste un commentaire, il est grand temps de rectifier le tir avant que le monstre se réveille. Maintenant je commence à croire qu’il faut bouger et dire choses dans leurs nudités : Ou reconnaître nos droits sans trop faire de bruit ou nous assigner en justice dans les meilleurs délais. Le statut quo, c’est terminé ! Ou La réconciliation complète quitte à pardonner tout le monde ou alors le tag au tag!
    Je reviendrais inchallah
    Laïd DOUANE
    ajaghvou@hotmail.fr
    0550294592 (j’ai envie de rejoindre la protesta)
    http://laid-hizer-net.blogs.nouvelobs.com/
    NB: Si ça continue comme ça, je me remettrais à écrire




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  • Yacine
    7 avril 2010 at 15 h 36 min - Reply

    @ Laïd Douane

    Pourquoi s’arrêter d’écrire et de témoigner ? Pourquoi conditionner l’écriture et la publication de votre mémoire avec des facteurs qui n’ont pas de liens directs avec le mal que vous avez subi? Vous avez été, à mon humble avis, 3 fois victime de l’injustice : détention illégale et abusive dans un camp de concentration, exposé aux radiations nucléaires françaises et enfin ignorées par ce qui est appelé pompeusement la « charte pour la paix et de la réconciliation ».
    Il faut témoigner et demander à vos ex-détenus de témoigner sur tout. La réparation doit être morale avant qu’elle soit matérielle. C’est le déficit de mémoire qui est derrière le malheur de l’Algérie. Les criminels resteront propres aux yeux des crédules et séviront tant qu’il n’y a pas assez de victimes qui ont le courage de parler. Le silence des enfants de Melouza (1957) a produit Bentalha (1997). Le lien est très fort entre les deux massacres qui pourtant sont séparés par 40 années seulement. Ce serait le même esprit de « saigneur de la guerre ».

    J’ai lu avec beaucoup d’émotion votre récit et j’ai su à quel point vous avez été traumatisé. Dans votre récit il reste beaucoup de choses à dire et à raconter. On constate de grandes lacunes. Il y a aussi beaucoup de choses frappantes. Parmi celles-ci, j’ai été frappé d’apprendre que tous les détenus étaient obligés de porter un pantalon Spahi pour ressembler aux Afghans et s’accommoder à une vie de fanatisme. C’est très curieuse mesure prise par le DRS. Ceci pourrait confirmer une préméditation de la terreur des généraux. Un plan diabolique aurait été minutieusement préparé bien avant les élections.
    Pourriez-vous confirmer la généralisation de cet habit et/ou de cette intention de vos geôliers.

    Merci




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  • Laïd DOUANE
    7 avril 2010 at 19 h 49 min - Reply

    @ Yacine d’abord,
    Bonjour,
    Nombreux ceux qui mon écrit ou téléphoné, mais vous êtes le seul à poster un commentaire ; MERCI.
    Contextuellement, c’est vrai, j’avais décidé de ne pas trop écrire au sujet de la tragédie algérienne, me suis dit que peut-être qu’il serait sage d’oublier et d’aider à oublier. Malheureusement, ces imbéciles au pouvoir, sont avérés incapables de mesurer notre silence et de peser nos larmes ; ils croient que nous avons peur et crient victoire. Mais rira bien qui rira le dernier !
    Non monsieur Yacine ! Jamais je n’arrêterai d’écrire même si la publication se fait à compte goute. Actuellement, je suis à ma 3000ème page sur le thème « Le malheur algérien »; tout est stocké dans la mémoire de l’Internet en attendant le 27ème jour et surtout en attendant de trouver un éditeur courageux. Un éditeur qui comprendra comme vous, que oui, nous étions et continuons à être « victimes de l’injustice »; pas seulement trois fois, mais des dizaines de fois: je n’ai parlé ni de mon arrestation et la violence qui s’en suivie, ni de la manière de nous transporter comme des bêtes de sommes enchainés de surcroit, ni de notre détention dans des conditions misérables propres aux bagnards, ni des exactions subies par nos familles ; ma femme a avorté, une de mes filles atteinte je ne dirai pas de quoi, ma famille expulsée et harcelée, allocations familiale suspendues et j’en passe.. trois milles pages suffiront-elles à contenir 300 jours aux enfers puis le harcèlement, la résidence surveillée, l’incitation à la rébellion, l’exil et ses misères dix fois pires que le malheur de mon pays ? Et la pire des misères, celle d’une réconciliation traumatisante quand on nous fait voir ce que vous savez. Pourtant, et de bonne guerre, je suis convaincu qu’il n’y a pas mieux le pardon.
    • Oui, je suis d’accord avec vous avez quand vous dites : « il faut témoigner et demander à nos ex-détenus de témoigner sur tout. » C’est ce qui est entrain de se faire justement et qui va se faire tout en essayant d’épargner la douleur à notre pays meurtri par les ans. Je en vous donne raison cher monsieur. Par contre, je n’ai pas apprécié votre amalgame : affaire mellouza en 1957 et Ben Talha en 1997. En 1957, il y avait l’Algérie et la France ; les victimes étaient algériennes. En 1997, il y avait les Algériens et les Algériens ; les victimes étaient algériennes. L’affaire Mellouza ou Béni Ilmane, c’est le mauvais côté de l’Algérie contemporaine qui malheureusement est présent dans nos meurs actuellement. L’affaire Mellouza, c’est aussi l’assassinat d’Amirouche et d’El-Houes ! Quant à l’affaire ben Telha c’est l’hypocrisie algérienne.
    • Cher monsieur, je n’ai pas apprécié non plus l’amalgame DRS et « personnalités du DRS ». Pourtant je suis d’accord avec vous quand vous écrivez qu’un « plan diabolique aurait été minutieusement préparé bien avant les élections. » La question est : Qui est ce qui a préparé ce plan diabolique ?
    • Quoiqu’il soit, nous avons tous été dupés, mais le plus dupe à mon avis, c’était Boudiaf et ceux qui l’ont assassiné. Ceux qui ont survécu la tragédie doivent y remédier.
    • Quant à votre question : « Pourriez-vous confirmer la généralisation de cet habit et/ou de cette intention de vos geôliers », je vous réponds tout de suite que NON et mille fois NON ! C’est de la paranoïa ; j’ai presque cinquante ans et je sais quelques choses !
    • A suivre..




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  • Yacine
    8 avril 2010 at 9 h 35 min - Reply

    @ Laïd Douane

    Je suis heureux de savoir que vous avez cette volonté, rare, de témoigner et que vous allez laisser des souvenirs de grande importance qui certainement intéresseront les historiens et les politiciens démocrates InChallah. Non pas dans l’optique de la vengeance, mais pour rétablir la vérité et la justice. D’autres initiatives similaires seraient vitales pour conforter la vôtre et constituer, en prévision d’un tribunal futur, une ligne de défense en béton armé contre l’oubli (cette gangrène d’après B. Stora) et contre l’impunité.

    Merci d’avoir répondu à mes interrogations. Au sujet de l’obligation du port des pantalons Spahi (sirwal bouffant). Ce qui m’a laissé croire à une intention délibérée ce sont les deux passages suivants de votre courageux récit :

    1er extrait
    « Au fur et mesure que nous avancions, nous découvrions notre horrible devenir. Des dizaines puis des centaines de barbus habillés en tenu de spahis quittaient leurs abris pour nous accueillir en scandant : Allah Akbar! Derrière eux, apparaissaient des dizaines de tentes cachées derrière des monticules qui s’effaçaient en nous approchant. Le lieu ressemblait vraiment, à un camp d’entraînement en Afghanistan!»

    2e extrait

    « Avant de nous orienter vers nos tentes, on nous a distribué des habits « afghans » constitués essentiellement de longues chemises, de pantalons bouffants de spahis tout kaki et de sandales en cuire datant de l’ère coloniale. » (Fin de citation).

    Après ces deux passages, je pense, que tout lecteur aurait fait la même idée que la mienne sur la vie dans ces camps. Malgré cette ambivalence dans le sens de votre récit, cela m’a paru trop insolite et trop choquant pour être admis aussi facilement. Ce qui m’a naturellement conduit à demander votre confirmation; je ne saute pas sur la première accusation contre le DRS pour l’admettre sans qu’elle soit confortée par d’autres témoins ou d’autres sources fiables et crédibles. Un paranoïaque ne prend pas ces précautions.
    Je m’excuse donc si j’ai lu de travers ces deux passages, mais il est clair que vous nous devez une petite mise au point à ce sujet.

    Le jour où vous publierez vos mémoires, vous avez déjà un lecteur.

    Pour ne pas se perdre en polémique et éviter de sortir du sujet principal qui est celui des camps de concentration, je ne vais pas répondre à votre réaction à mon rapprochement entre Melouza et Bentalha qui est bien réel à mon sens. Peut-être l’occasion nous sera donnée un jour pour exprimer nos deux opinions apparemment divergentes, enrichies avec des arguments plausibles. Peut-être que l’un de nous deux réussira à convaincre l’autre.

    Fraternellement




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  • Laïd DOUANE
    8 avril 2010 at 20 h 20 min - Reply

    @ Yacine,
    D’habitude, je ne réponds pas aux anonymes franchement comme je le fais. C’est peut-être parce que j’ai peur du DRS ! Pour être franc, ça ne m’arrive que rarement d’avoir peur et à chaque fois, c’est ma barbe à moi qui me fait peur, non pas ces gens des renseignements qui quoiqu’on dise, ne font qu’obéir aux ordres; je ne les défends pas, parce que je ne les aime même pas. Trois sortes de barbes existent en Algérie et une seule me fait très peur : la barbe ignorante ! La troisième c’est juste un masque. D’ailleurs j’ai écrit trois livres à ce sujet : Deux sous un pseudonyme et un troisième intitulé : « Des barbus berbères » que je viens de suspendre la diffusion (Onze milles copies en sont vendues en France et en Algérie) en attendant de le retravailler et corriger mes erreurs de jeunesse. C’est un livre de 260 pages. Toute personne désirant le lire est priée d’en faire la demande à l’adresse suivante : ajaghvou@hotmail.fr
    En ce qui concerne mon témoignage, je le ferrai certainement, mais pas avant de passer tous mes écrits au peigne fin ; autrement dit, j’ai décidé de me faire subir une autocensure. Je n’ai pas envie d’aider les ennemis de mon pays et surtout pas la France et l’Angleterre. Quant à la période de Reggane tout est ficelé et il est entre de bonnes mains. Mais que les ennemis de l’Algérie déchantent, Stora aussi, qu’il aille au diable ! L’histoire avec des yeux préhistorique on en a assez.
    Ceci dit, je me demande pourquoi vous vous attardez sur la question « des pantalons Spahi (sirwal bouffant)? Vous dites je cite : « Au sujet de l’obligation du port des pantalons Spahi (sirwal bouffant). Ce qui m’a laissé croire à une intention délibérée etc.)
    Oui je confirme « l’intention délibérée » mais à aucun moment il était une question d’obligation pour la simple raison que personne ne pouvait nous obliger à le faire, ni ça ni autre chose d’ailleurs à l’intérieur du camp où nous faisions ce qui nous passait parla tête y compris de crier: « Boudhiaf assassin ».
    Pour ce qui est du DRS, il ne m’appartient guère de le laver des crimes commis contre nous, ce serait appeler à me taire à jamais ; je ne connais pas une institution aussi dévouée en Algérie que celle-ci ; elle l’est beaucoup plus que la garde républicaine. Mais est ce une faute d’obéir aux ordres ? Je dirais que NON même si j’ai souffert le martyre ! Moi je n’ai jamais reproché à un policier ou à un gendarme de m’avoir arrêté (plus d’une dizaine de fois).
    Un de ces pions est venu s’excuser et nous avons engagé un dialogue un peu comme celui des sourds :
    – « Monsieur le gendarme, quand on vous a ordonné de m’arrêter à 02H du matin, même sans mandat d’arrêt, ni mandat d’amener, en Algérie c’est permis avec les humains, on ne vous a jamais ordonnés de me ramener tout sang, la hanche brisée, un ligament coupé, une incisive avalée. On ne vous a pas dicté de me dire : « Viens ! On va te ….. puis on reviendra… »! Ce n’est pas la gendarmerie qui fait ou dit des choses pareilles »! Et le monsieur rigolait comme un débile.
    Quand le gendarme est parti, j’ai dit à mon copain : « Ce gendarme est surement un fils de …. et ne connaît pas son père. Il se dit que peut-être il s’est vengé de moi ». Finalement, il s’est avéré que j’avais raison.
    Ceci pour dire que les crimes commis par des fils de……. où ceux qui leur ressemblent n’incombent pas l’Algérie et l’état algérien ! Il incombe le pouvoir et ses antennes.
    Mon cher monsieur, si vous voulez plus d’explications à ce sujet rejoins-moi sur Messenger. Quant à la paranoïa, chaque Algérien en a sa part, surtout ceux qui savent lire et écrire, encore plus ceux qui savent lire le Français ! Ce qui ‘set passé en Algérie n’est pas la faute du DRS que je n’aime pas d’ailleurs, mais il nous incombe tous d’une manière ou d’une autre ; Israël, la France, l’Angleterre, les USA et les autres ne sont jamais venus en Algérie nous tirer dessus à Ben Talha!
    Quant à l’affaire Mellouza, je préfère la mettre sur le dos de la France et surtout sur le dos de l’ignorance qui a engendré ce fumier de harkis appelés « demi-hommes » qui tout comme ceux qui ont participé de près ou de loin à la boucherie de Ben Talha, doivent aller se suicider pour mettre fin à leurs souffrances.
    Enfin, ceux qui veulent comprendre quelque chose sur l’affaire Mellouza, ils n’ont qu’à lire « Au PC de la Wilaya3 » de Mekacher Salah toujours vivant ; il était secrétaire particulier du colonel Amirouche (page 50).
    Bonne lecture
    Laïd DOUANE




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    30 juin 2010 at 0 h 09 min - Reply

    En vérité, l’histoire à été dépeuplée par le silence des uns, les non dits des autres et les falsifications des uns et des autres, mais aujourd’hui avec le Comité de Défense des Internés des Camps du Sud, la question revient au devant de la scéne et il est hors de question que les internements abusifs dans les camps de concentration, et les sequelles dues à l’abus d’internement et à la radioactivité, continuent à subir la loi de l’omerta par les uns ou par les autres. Il est regrattablement vrai que les victimes de la déportation de Février 1992, se battent seuls à travers ce Comité, pour que la lumière soit faite au sujet de l’horreur d’un abus de pouvoir d’une clique dénuée du sens de l’honneur, pour que soient connus les douloureux traumatismes vécus par des milliers de citoyens innocents, qui injustement et arbitrairement ont servis de “cobayes”, pourquoi, au profit de qui et de quoi ? Tant de questions, transfixiantes autant les unes que les les autres, avec les incidences de ces essais. Des questions que le C.D.I.C.S pose avec insistance et sagacité.
    L’Etat d’urgence du 09 février 1992 –Décret Présidentiel 44-92- a chaque jour, apporté une sinistre moisson d’outrages à la dignité humaine qui est la clé de voûte de la société. Jour après jour, l’état d’urgence a autorisé la mise en place d’une politique répressive, ayant permis aux tenants de l’ordre établi pour leur maintien au pouvoir, d’interner des milliers des citoyens présumés militants et sympathisants du Front Islamique du Salut – ou supposés -, dans des camps de concentration, à In M’guel, Reggane, Oued Namous, In Salah, Bordj El Homr (Ex Fort Mac Mahon), Bordj Omar Idris (Ex Fort Flatters), Tiberghamine, Tassabit, El Menea, Ouargla (et bien d’autres) dans des zones sahariennes du grand désert algérien.
    Cette horreur de la fin du 20éme siècle, ou des milliers de citoyens algériens furent arbitrairement arrêtés, et injustement séquestrés au mépris et en violation délibérée du droit interne et international, lesquels définissent clairement que : « Nul ne peut être privé de sa liberté si ce n’est par voie de justice ». Faisant que ces internements administratifs furent et resteront un défi aux droits de la personne humaine et un danger pour la démocratie, derrière quoi se dissimulaient des partisans du drapeau noir et adeptes de la guerre permanente. Le silence sur ces camps de concentration qui se situent en dehors de toute règle de droit, marquera une époque triste dans l’histoire de notre pays. Au delà du volet horrible et inhumain de cette injuste expédition, le plus choquant, est qu’aucune émotion, nulle protestation et aucune indignation n’a émané des milieux politiques, intellectuels, journalistiques ou religieux, lesquels volontairement ou non, avec leurs silences respectifs, ont servi de caution à l’ouverture et au maintien des camps de la honte. Quant à l’indifférence affichée alors par les défenseurs des droits de l’homme de l’époque, je ne trouve pas les mots qu’il faut, tant était scandaleux leur silence que rien ne justifier, même pas la peur, celle-ci étant présumée ne pas faire partie de « l’équipement» du défenseur des droits de l’homme qui se respecte. Ignorer qu’une atteinte à la liberté en violation du droit élémentaire à la liberté se commet à grande échelle ; alors qu’aucune ville ou village d’Algérie n’était épargnée par le rouleau compresseur de la tyrannie, relève beaucoup plus de la muflerie et de l’irrévérence et démontre que la maison des droits de l’homme, n’avait pas échappé aux baissiers des droits humains. N’était-ce quelques rares, respectables et authentiques Défenseurs des droits de la personne humaine et des libertés fondamentales, à l’image de défunt Maitre Mahmoud KHELILI, du Docteur Salah Eddine SIDHOUM, et de Maitre Rachid MESLI qui avaient alerté l’opinion internationale, les choses auraient été beaucoup plus grave.
    Armés de la puissance de l’Etat et forts des pleins pouvoirs spontanément concoctés et « généreusement » octroyés par les conspirateurs de l’éradication, les choses se sont passées très vite. Ordre était donné aux forces de sécurité de procéder à des arrestations, les unes ciblées, de nombreuses autres de complaisance, le tout hors de toute légalité, ce qui a ouvert la porte grande aux règlements des comptes personnels, mais aussi à une razzia avec des incursions de jour la nuit. Un climat de terreur indescriptible ayant accompagné des infractions commises comble de l’ironie, au nom de la loi et en celui du peuple dont une partie à fini par être livrée sans aucun état d’âme, à l’irradiation.
    Reconnaître enfin, que l’injuste internement dans des camps de concentration dignes d’une époque révolue, n’était pas positif pour les milliers de citoyens irradiés, potentiellement rendus malades, car faut-il le rappeler, la demi période de l’uranium 235 est de vingt quatre mille ans, c’est à dire que dans 24 000 ans, il restera la moitié de la concentration initiale d’uranium. D’ailleurs sur le terrain la radiation est toujours aussi forte, plusieurs dizaines de fois plus forte qu’on voudrait le faire croire en considérant que les victimes sont ceux qui ont travaillé sur le site. Alors que les véritables victimes, ce sont les générations futures, c’est pourquoi avant les dédommagements, il faudrait d’abord reconnaître l’abus du droit des gens. Car le crime est énorme du fait que les radios pathologies induites sont nombreuses chez les victimes de l’internement illégal dans les camps du Désert. Des maladies cardiovasculaires, dermiques, cancéreuses dont la leucémie, et des troubles respiratoires affectent même les descendants, à travers des malformations congénitales.
    En refaisant l’historique des expérimentations dans le Sahara, la conclusion d’un rapport officiel, publié par l’Office parlementaire francais d’évaluation des choix scientifiques et technologiques confirme les informations parues sous le titre « Les soldats français irradiés « proprement » dans Libération du 12 Mai 2010, concernant notamment l’accident de la bombe «Béryl» du 1er mai 1962. «Quatre essais souterrains sur treize n’ont pas été totalement contenus ou confinés», Lors de cet accident de 1962, la contamination atmosphérique était significative jusqu’à environ 150 kilomètres, et localement une contamination substantielle a touché les populations civiles de l’époque et évidemment, les internés qui furent arbitrairement séquestrés dans le camp de concentration de In M’guel, lesquels gardent de graves séquelles physiques et psychologiques qu’il faut reconnaitre. Il n’y a aucune raison pour que la présomption de causalité ne soit pas reconnue et appliquée aux victimes, d’autant que la dernière expérimentation « Gerboise Verte », selon les révélations du rapport confidentiel intitulé « La genèse de l’organisation et les expérimentations au Sahara, rédigé en 1998 par plusieurs militaires français anonymes, devait selon ces temoins permettre d’étudier les effets physiologiques et psychologiques produits sur l’homme par l’arme atomique, afin d’obtenir les éléments nécessaires à la préparation physique et à la formation morale du combattant moderne. La question des personnes internées est trop serieuse, c’est probablement une des raisons pour laquelle, les gouvernants actuels, quoiqu’ils ne soient pas responsables, n’ont pas osé mettre le doigt sur l’épineux dossier des internés des camps du desert, combien méme faudrait il que justice finisse enfin par étre rendue, en satisfaisant aux justes revendications du Comité de Défense des Internés des Camps du Sud, ce qui contribuera à mettre fin à la desesperance des victimes, à consolider la réconciliation nationale et à assoir une paix durable, si telle est reellement la volonté politique.
    Indéniablement nous fumes victimes de :

    1) D’arrestations sans mobiles et sans mandats.
    2) Sequestrations dans des lieux non conformes aux principes univerels, défiant la raison le droit et la loi.
    3) Placements volontaires en zones irradiées.
    4) Traitements brutaux et inhumains.
    5) Manque de couvetures sanitaires dignes de la personne humaine.
    6) Maltraitance et d’atteinte à l’honneur et à la dignité.
    7) Libération sans procés et sans inculpation.
    8) Remise en semi liberté, (assignations à résidence)
    Les choses n’en sont pas restées là, puisque les ex-internés ont subi d’autres contraintes qui sont tout autant des violations du droit des gens, dont :
    a) Non reintégration au poste de travail d’origine, pour certains.
    b) Réintégration pour d’autres sans prises enconsidération des mois d’internements non déclarés à la caisse des retraites.
    c) Inconsidération de la faillite des internés qui exercaient une profession libérale et/ou commerciale avant l’arrestation.
    d) Déni de delivrance de documents administratifs de voyage (passeport).
    e) Manque de prises en charge et de couvertures médicales à hauteur de l’irradiation dont furent victimes les ex internés.
    f) L’état d’abondon auquel sont livrés les veuves et les orphelins des internés qu’une maladie due aux irradiations à ravi à ses proches.
    g) L’Exclusion des internés de la Charte dite pour la paix et la réconciliation nationale ?

    Avec toutes les conséquences tragiques que l’on sait, l’acte arbitraire d’internement de milliers de citoyens innocents, n’a au bout du compte ni ramené la paix, ni ennobli la démocratie, ni fait la grandeur de l’Algérie, pas plus qu’il n’a servi les idéaux de paix, de fraternité et de progrès, en revanche et à plus d’un titre, cet acte constitue une violation du droit national et international :
    – les arrestations l’ont été sans mandat, (Violation de l’Art 9 de la D.U.D.H)
    – Les personnes arbitrairement arrêtées furent internées dans des camps de concentrations dans le désert algérien, dans des zones à fortes teneur de matières radioactives, dues aux essais nucléaires français. (En violation flagrante et délibérée de la résolution 43/173 du 9 Décembre 1988 (76éme Séance plénière) ayant approuvée l’ensemble des principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement),

    a) Arrestations massives sans mobiles et sans mandats d’où l’aspect arbitraires en violation de l’Art. : 5 – 9 – 10/1 – 14 -16 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques – PIRDCP-
    b) L’Art. : 14-3 a. c. et d. du PIRDCP
    c) Violation des Principes : 2 – 4 – 5 – 6 – 9- 10 – 11 – 12 – 13 – 17 – 21/2 – 24 – 34 – 36 – 37 ; de l’Annexe de l’ensemble des principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque ou d’emprisonnement ; (En violation flagrante et délibérée de la résolution 43/173 du 9 Décembre 1988 (76éme Séance plénière) ayant approuvée l’ensemble des principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement),
    d) Art. : 3 – 6 – 7 – 8 – 9 et 10 de la D.U.D.H.
    Un déni de droit pour des « raisons » dont seuls les rédacteurs de la Charte pour la paix et la réconciliation connaissent le secret, est venu se greffer à toute cette inqualifiable injustice, non seulement les victimes de l’internement sont exclus de la dite charte, mais à la lecture des articles 45 et 46, ils ne peuvent prétendre recourir à la Justice :
    Art. 45. — Aucune poursuite ne peut être engagée, à titre individuel ou collectif, à l’encontre des éléments des forces de défense et de sécurité de la République, toutes composantes confondues, pour des actions menées en vue de la protection des personnes et des biens, de la sauvegarde de la Nation et de la préservation des institutions de la République algérienne démocratique et populaire. Toute dénonciation ou plainte doit être déclarée irrecevable par l’autorité judiciaire compétente.
    Art. 46. — Est puni d’un emprisonnement de trois (3) ans à cinq (5) ans et d’une amende de 250.000 DA à 500.000 DA, quiconque qui, par ses déclarations, écrits ou tout autre acte, utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale, pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne démocratique et populaire, fragiliser l’Etat, nuire à l’honorabilité de ses agents qui l’ont dignement servie, ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international. Les poursuites pénales sont engagées d’office par le ministère public. En cas de récidive, la peine prévue au présent article est portée au double.
    Conformément et en vertu des dispositions de l’Article 2 du Protocole facultatif se rapportant aux Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques, adopté et ouvert à la signature, à la ratification et à l’adhésion par l’Assemblée générale de Nations Unies, dans sa résolution 2200 A (XXI) du 16 Décembre 1966. Entrée en vigueur le 23 Mars 1976, conformément aux dispositions de l’article 9.
    – Vu que l’Algérie est un Etat partie au Pacte auquel elle a adhéré le 12 Septembre1989.
    – Vu son entrée en vigueur le 12 Décembre 1989.
    Le Bureau exécutif du Comité de Défense des Internés des Camps de Sureté, ci-après dénommé le Comité :
    – Après obstruction du champ judiciaire, et toutes autres voies nationales de recours (Articles 45 et 46 de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale,
    – Vu l’exclusion « apparentée à une discrimination des personnes arbitrairement internées dans les camps du désert algérien, des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation L’internement de milliers de citoyens dans les camps de la mort fut par décision politique, donc la solution ne peut et ne devrait être que politique, sur la base de la présomption de causabilité.
    Nourredine BELMOUHOUB
    Porte parole du Comité de Défense des Internés des Camps du Sud.
    Défenseur Libre des Droits de l’Homme. ALGER




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  • Sélim Ier
    30 juin 2010 at 19 h 34 min - Reply

    @ Laïd DOUANE

    Honneurs à vous, cher Monsieur, qui avait connu les affres de la campagne de Terreur conceptualisée dans quelque « cabinet noir », programmée et mise en œuvre implacablement par les serviteurs zélés de Satan.

    Honneurs également à tous vos compagnons d’infortune qui ont vu leur vie et celle des leurs brisées à jamais.

    Gloire à tous nos Martyrs qui ne sont pas revenus de la longue descente en enfer. Le paradis leur appartient.

    Au-delà de l’horreur et de la douleur que m’inspirent vos récits apocalyptiques, je suis blessé au tréfonds de mon âme de continuer à lire et toujours, des commentaires révoltants d’internautes qui, inlassablement, viennent ici même sur ce site, souiller la mémoire de toutes celles et de ceux que les colonnes infernales ont massacré à grande échelle ,d’une manière impitoyable et sans discernement.

    Ces assassins du clavier, sortis de l’antre de Lucifer, revêtus des beaux atours de la « démocratie », ce mot magique et accrocheur, viennent exempter par le mensonge et par la falsification de l’histoire, les vrais responsables de la destruction systématique des opposants à leurs politiques totalitaires qui n’admettent aucune contestation. Ces partisans zélés commettent un double crime en assassinant pour la deuxième fois celles et ceux que la machine de guerre des putschistes a broyé et recouvert d’un linceul rouge sang.

    La liberté d’expression est certes un droit de tout un chacun mais, on ne peut tout dire en son nom. La déferlante médiatique aussi bien internationale que celle des organes de désinformation des éradicateurs en képis et bottes de cuir et des ardents « combattants des lumières », s’est livrée, pendant plus d’une décennie, à une massive et destructrice propagande. Les Faits&Documents qui attestent de l’ampleur démoniaque de cette campagne de désinformation systématique sont disponibles à jamais et resteront comme pièces à charge devant le tribunal de l’Histoire. Les faits sont têtus et, souvent, quand on cherche Dame Vérité, on finit par la trouver.

    Les sites militants et anti-islamiques sont pléthores, libres de toute forme de censure et, à mon sens, il serait juste de réorienter ces faussaires de l’Histoire, ces « experts » du mensonge, salariés des officines secrètes et diaboliques, vers ceux que leur discours vénéneux et perfides arrangent.

    Pour le petit mot de la fin, je voudrai partager avec vous cette citation qui m’est chère et à laquelle j’adhère totalement :

    « Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique ».
    Guy DEBORD

    Continuer donc, cher Monsieur, à témoigner par l’écriture, à mettre à nu les agissements criminels de ceux qui ont trahi le pays et son peuple. Mettez en lumière les terrifiants sévices qui vous ont été infligés à vous et à vos valeureux compagnons de lutte et, à toutes celles et ceux qui étaient tout simplement au mauvais endroit et au mauvais moment. L’ignorance dans laquelle est tenue le peuple algérien par cette technostructure de propagande massive, doit être combattue et, toutes les bonnes volontés ne seront pas de trop pour y contribuer. Nous sommes toutes et tous redevables devant les générations futures et, nous serons jugés,ici-bas et dans l’au-delà pour nos actions.

    Wa salam alikoum




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  • Laïd DOUANE
    30 juin 2010 at 22 h 32 min - Reply

    @ Sélim Ier,
    Tout d’abord, merci d’avoir réservé un peu de votre temps pour écrire.
    Que te dire en plus pour exprimer ma gratitude pour votre contribution ô combien réfrigérante de nos poumons asphyxiés par le mépris des uns et des autres ; « les serviteurs zélés de Satan » et leurs valets des peuplades réduits au oui-oui !
    En effet cher monsieur, nos vies ont été brisées, notre dignité bafouée et nous-mêmes réduits à des boules de peur qui font peur à nos enfants. Cependant, il y a lieu de rassurer qu’il reste en nous le plus sacré des sentiments dont l’amour sans réserves de ce pays qu’on assassine chaque jour ; je ne l’écris pas pour plaire à ces égoïstes qui nous gouvernent. Oui ! Nous continuons à aimer l’Algérie et nous croyons que ceux qui étaient derrière ses malheurs, nos malheurs, vont tous terminer leurs jours entre les mains de la justice divine ; où sont les Boudhiaf, Belkheir et beaucoup d’autres éradicateurs en képis ou sans ? Mais ou vont les Boutef et les Bougnouls contemporains qui nous gouvernent ? Au 4ème mandat ? Et puis après ? Non cher monsieur ! Tous comptes faits, nous ne sommes pas malheureux car nous connaissons ce que c’est d’être victimes ; une source de bonheur que seuls les innocents savourent. C’est ça la vérité que nos bourreaux connaissent et qui les prive de repos. Ils nous jalousent toujours et continuent à nous procurer de la douleur qui, en fin de compte, nous transformons en bonheur ! Je ne philosophe pas cher monsieur, je dis ce que je ressens, et si vous voulez en avoir le cœur net, allez le demander à mes ex-codétenus !
    Quant à ces fripouilles qui animent « Les sites militants et anti-islamiques pléthores », de par leur désirs sadiques du moment, en mentant ils se fabriquent des moments de souffrances inutiles que le sommeil leur rappelle et que nous-mêmes leur infligeons par notre présence !
    La citation de Guy DEBORD que vous nous livrez ici est la traduction de la réalité algérienne, non sans changer le mot démocratie par « le pouvoir algérien » ! Ce dernier, qui a toujours été le premier de la récréation, en se fiant aux orientations des commandeurs occultes, il s’est fabriqué un terrorisme sur mesure qu’il combat et contre qui il gagne sur le dos d’un peuple réduit à la dévotion animale et inconsciente. Une guerre programmée quoi ! Oui, « l’histoire du terrorisme est écrite par l’État » et « elle est donc éducative » chez les autres mais chez nous elle est plutôt sadique. Chez les autres, le terrorisme accompagne les gouverneurs pour persuader les peuples pour leur faire accepter démocratiquement le fait accompli tout en les ménageant. Chez nous on fabrique le terrorisme pour s’éterniser au pouvoir ; que le peuple souffre de faim ou se jette à la mer ou se fasse foutre, c’est CHAH !

    Ceci dit, tout en avouant que votre commentaire a réussi à provoquer ma folie d’écrire, j’ai découvert en vous, entre les lignes quelque chose de commun entre nous : de la sincérité paisible en face de la bêtise humaine !
    Sinon, à quoi sert de « Continuer.. à témoigner par l’écriture, à mettre à nu les agissements criminels de ceux qui ont trahi le pays et son peuple ? » Combien d’Algériens lisent-ils et combien sont-ils ceux qui comprennent ce qu’ils lisent et qui sont prêts à dire ce qu’ils ont compris ? Enfin, si vous voulez rire, moi j’écris juste pour que ces criminels qui nous infligent de la douleur, ne trouvent pas le sommeil. Vous connaissez certainement l’histoire du chacal et de la basse-cour !
    Enfin, je sais maintenant que « Ecrire c’est vivre ». Aussi je sais que l’écriture est une sorte de « terrorisme » pas encore interdite par la loi mais punie par nos gouverneurs ignares ! J’écris, donc je suis un terroriste et je sais ce que je risque ! J’assume.
    Vive l’écriture !
    Laïd DOUANE
    http://laid-hizer-net.blogs.nouvelobs.com/




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  • Congrès du Changement Démocratique