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26 July 2017

Arezki Aït Larbi. Journaliste : « Le DRS joue un rôle prépondérant dans le contrôle de la presse »

El Watan 04 avril 2010

- La presse « présumée » indépendante, comme tu le dis si bien, n’a, en définitive, qu’un « seul rédacteur en chef » : le DRS. Jusqu’où cette affirmation peut-elle être vraie ?

Le DRS joue un rôle prépondérant dans le contrôle de la presse, comme de la vie sociale et politique en général. Mais il n’est pas le seul. La responsabilité d’autres secteurs du Pouvoir, comme la justice ou la communication, ne saurait être occultée, même si ceux qui la détiennent légalement ont abdiqué leurs prérogatives dans les faits en se cachant derrière les « traditions » du sérail. Avant de dénoncer les pressions, bien réelles, du DRS ou d’une quelconque autorité, la profession doit d’abord répudier ces réflexes de soumission clanique, d’allégeance tribale et de complicités mercantiles qui garantissent quelques privilèges, mais au prix de graves entorses déontologiques. La responsabilité des patrons de presse est entière ; les plus serviles n’hésitent pas à devancer les désirs de l’autorité, avec comme enjeu essentiel une part de la rente publicitaire. Si l’abus de pouvoir est une réalité condamnable, l’abus d’obéissance, dont il n’est le plus souvent que le reflet, ne l’est pas moins.

- La liberté de la presse (des journalistes) ne serait-elle qu’un mythe ?

Les lois – écrites – de la République, à commencer par le très controversé code de l’information, garantissent au journaliste un exercice relativement libre de son métier. Mais la liberté, pour la presse comme pour le reste, n’est jamais acquise ; elle reste un combat permanent. Ce n’est un secret pour personne que des journalistes, et singulièrement des patrons de journaux, prennent régulièrement leur prêt-à-penser à la caserne de Ben Aknoun, sans qu’on leur mette un pistolet sur la tempe. Au demeurant, ils ne s’en cachent même pas. Pour faire carrière, il est préférable de monnayer une échine flexible que de faire valoir un CV professionnel fait de reportages audacieux, d’analyses pertinentes ou d’enquêtes documentées. Et l’on arrive à confondre entre l’information et la délation. Plus grave, des journaux bien protégés, notamment arabophones, ne reculent ni devant le propos raciste, ni la violation de la vie privée, ni même l’appel au meurtre. Autant de délits qui relèvent plus du code pénal que de la liberté d’expression.

Le parquet, d’ordinaire si prompt à s’autosaisir pour défendre la réputation d’un officiel éclaboussé par quelque scandale, ne se sent pas concerné. Comme la justice sous influence, la presse, peu crédible, passe dans son ensemble pour un simple appendice des appareils politico-policiers. Pour redorer une image écornée, convoquer les martyrs de la profession comme ceinture de chasteté éthique ne suffit plus. Il est temps d’en finir avec le corporatisme de maquignons et les solidarités biaisées pour assumer la confrontation autour d’une valeur essentielle : l’éthique. Une note d’espoir toutefois. Dans les rédactions, de jeunes journalistes jaloux de leur autonomie et attachés aux valeurs qui font la grandeur de leur métier refusent de se laisser entraîner dans le sordide.

- Peux-tu nous raconter les déboires que tu as eus avec les « services » pour te faire accréditer comme correspondant de la presse étrangère, le Figaro notamment ?

J’ai déposé un premier dossier en 1995 comme correspondant de Libre Belgique. Il est resté sans suite. Interrogé par le directeur du journal sur le motif de ce blocage, un diplomate de l’ambassade d’Algérie à Bruxelles répondra : « M. Aït Larbi n’a pas été accrédité parce qu’il appartient à une organisation extrémiste clandestine ! » Une accusation d’une extrême gravité que le préposé à la délation, actuellement ambassadeur dans un pays d’Afrique, refusera toutefois de confirmer par écrit. En 1996, je dépose un autre dossier au nom du Figaro. Le fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères en charge des accréditations m’informe qu’une éventuelle réponse positive était subordonnée à une « entretien amical » avec un certain commandant Fawzi, dont il se proposait de me remettre le numéro de téléphone pour « convenir d’un rendez-vous et prendre un café ».

Pour avoir refusé de me soumettre à cette curieuse procédure qui n’est prévue par aucun texte de loi, mon dossier restera bloqué. Le même sort sera réservé à deux nouvelles demandes, en 1998 et en 2003. Je dois reconnaître toutefois que, même sans accréditation, je travaille toujours librement, sans subir une quelconque pression des autorités. Cela dit, si une carte d’accréditation facilite le contact entre le journaliste et les officiels, elle ne saurait être considérée comme une autorisation d’écrire.

- Il se dit aussi que le colonel Fawzi détient le pouvoir de vie ou de mort sur de nombreux titres de la presse… Que pour obtenir le précieux sésame pour lancer une publication, il fallait rentrer au préalable dans les bonnes grâces du colonel.

En février 2005, j’ai déposé auprès du procureur de Hussein Dey un dossier pour la création d’un hebdomadaire. Première entorse à la loi, le magistrat a refusé de me délivrer le récépissé prévu par le code de l’information. Depuis cinq ans, je suis ballotté entre le ministère de la Justice et celui de la Communication. On a même refusé de me notifier une réponse négative pour me permettre de faire valoir mes droits devant le Conseil d’Etat. L’année dernière, plusieurs nouveaux journaux ont été autorisés à paraître, sauf le mien. Il y a quelques mois, j’ai eu le fin mot de l’histoire. Des fonctionnaires des ministères de la Justice comme de la Communication m’ont avoué que mon cas les dépassait, avant de me conseiller de voir le colonel Fawzi qui, selon eux, est le seul à pouvoir débloquer mon dossier. Je ne connais pas ce colonel et je n’ai aucune raison de me soumettre à une démarche qui n’est prévue par aucun texte de loi. Je m’interroge toutefois sur le mobile de cet acharnement.

Par Mohand Aziri


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33 Commentaires sur cet article

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  • Si Tchad
    4 avril 2010 at 16 h 14 min - Reply

    C’est un article qui va surement choquer nombre de « journalistes »…Salima Drsani, Mounir B., Omar Belhouchet, Reda Belhadjoudja « Hakim Laalem »…

    Ah oui, pour un choc, c’est un choc…

    Si Tchad




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  • Zineb Azouz
    4 avril 2010 at 21 h 39 min - Reply

    Enfin, grâce à Aït Larbi Arezki nous savons que le drs contrôle les journaux en Algérie.
    Et si on parlait un peu de ceux qui contrôlent le Figaro, pour lequel notre journaliste épris de démocratie, de liberté et de justice travaille.
    Ce formidable journal, le Figaro appartient à Serge Dassault, avec Dassault aviation, ce dernier a signé un accord majeur avec israël et concernant le projet des drones dits MALE (un autre grand pays épris de liberté et de hautes valeurs civilisatrices, un pays qui se bat contre les terroristes islamistes du hamas).
    Le rédacteur en chef du Figaro (le boss de notre journaliste Aït larbi) n’est autre que, devinez… le brillant Alexandre Adler, sioniste notoire, membre de l’obscure groupe « Le siècle » qui assiste aux réunions du Groupe Bilderberg et, mieux encore, co-auteur d’un fameux rapport de la fondation Franc-américaine intitulé « Le congrès démocratique et la politique américaine concernant l’Irak et le Moyen-Orient ».
    Merci monsieur Aït Larbi de nous voir éclairé et d’avoir permis au Figaro et à l’axe du bien d’avoir une présence parmi nous.
    De qui se moque t’on ?
    Cordialement,
    Zineb.




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  • KARIMA
    4 avril 2010 at 23 h 28 min - Reply

    Ils se moquent d’eux-meme.Le Figaro c’est un peu le reflet de Eric Zemmour, ce petit bonhomme au sourire idiot qui passe son temps a agacer les musulmans.J’adore taquiner le Figaro mais en general mes commentaires sur la Palestine sont rejetes.La redaction n’admet pas la verite comme quoi quand ces gens parlent de democratie il visent la leur et la elle ne peut plus etre juste car elle est confinee automatiquement non-applicable universellement.




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  • El hadj
    5 avril 2010 at 3 h 36 min - Reply

    @ Zineb

    Merci bcp pour ces précisions et éclaircissements. Moi qui croyait Mass Arezki ait Larbi, une personne propre qui ne cautionne pas l’injustice. Comme on dit en kabyle, AYNE ILANE DHISSLAIT ATHIDASSILA OUGHOUNJA.
    Veut dire ce qui a dans le chaudron va être ramasser par la louche.
    Vive la presse indépendante au sens propre du terme.
    Ni lobby, ni occident ni orient….l’algérie algerienne.
    salam aalikoume




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  • KIFKIF
    5 avril 2010 at 4 h 15 min - Reply

    arezki ait larabi nous apprend rien sur la mainmise de la drs sur la presse, l,information serait plutot qu,il nous donne le nom des journalistes ainsi que les directeurs de journaux avec leurs grades dans l,organigramme de la pieuvre.
    ca, ca serait un scoop.




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  • el-amel
    5 avril 2010 at 9 h 20 min - Reply

    Merci à Zineb Azzouz, des informations nettes claires et précises, ce que j’ai à dire c’est quand j’ai sous les yeux le nom du journaliste Aït Larbi je pense au pigiste du Figaro, le « visionnaire » au service du tout répressif. Dans son article « Alger sur une poudrière » du 22/10/09 celui-ci écrivait « Des émeutes sociales secouent l’Algérie. Bilan provisoire : une cinquantaine de blessés et une dizaine de contestataires arrêtés…» et il décrit les « scènes de protestation qui dégénèrent en émeutes » et qui « risquent de déboucher sur une révolte généralisée. » il choisit ces mots pour dire la révolution silencieuse des uns « les insurgés dressent des barricades. » et l’aide qu’il faut apporter aux « forces antiémeute, qui tentent de prendre le contrôle des lieux à coups de lance à eau et de grenades lacrymogènes » et là le journaliste en service commandé met en évidence la violence qu’il faut mater car les « insurgés » « ripostent par des jets de pierres et de cocktails Molotov. » et la menace qu’il formule discrètement à travers une phrase, une seule « Discrets mais efficaces, les islamistes tentent de récupérer la protestation, en scandant des slogans à la gloire de l’État islamique. » un discours cher aux « éradicateurs » représenté par Ouyahia, la voix qui justifie la guerre contre le Peuple sous toute ses formes. M. Aït Larbi, soyez honnête et exercez pour une fois votre métier de journaliste, quand vous écrivez que « les clientèles du régime affichent, sans complexe, un luxe ostentatoire. Des fortunes, aussi rapides que suspectes, acquises durant les années de terrorisme, nourrissent un sentiment d’injustice. » il faut expliquer à l’opinion internationale : Comment un architecte devient le patron de l’un des plus importants groupes de BTP algériens, est-ce que parce qu’il compte parmi « ses partenaires les français Vinci et Alstom. » ou parce qu’il est proche d’un gradé DRS nommé Ouyahia. Comment le patron d’Aigle Azur est-il arrivé à s’imposer en France, c’est quoi le mode d’emploi de cette réussite à moins que ce soit le DRS qui l’alimente ou est-il seulement le gérant d’un général ? Pouvez vous informer le Peuple sur le miracle Cévital, comment un comptable en Algérie puis boucher en France est-il arrivé à devenir le « capitaine de l’industrie », c’est le général de l’industrie car il est partout à travers le territoire national et « il ambitionne un développement à l’international avec, entre autres, des projets industriels en Libye et en Arabie saoudite. », il est en Tunisie, au Maroc, il a placé ses pions en France, au canada, aux Etats-Unis. Il est dans l’huile, le sucre ; les téléphones, les voitures, le verre, mais la meilleure c’est le projet de Cap Djinet il lui faut 30 Milliards de Dollards pour qu’il ait le port le plus important en Afrique et sa petite ville, un Etat dans un Etat.




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  • Said Salombi
    5 avril 2010 at 9 h 48 min - Reply

    « même sans accréditation, je travaille toujours librement, sans subir une quelconque pression des autorités…. »

    Arezki: ta confession prouve bien que tu ne presentes aucun probleme pour le colonel Fawzi. Je dirais meme plus: aucun probleme….

    Ah comme nous voudrions etre à ta place !!!

    Heureux qui comme Arezki est accredité par le seul Figaro…

    Said




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  • batni
    5 avril 2010 at 14 h 59 min - Reply

    Serge Dassault a signé des accords avec l’Algérie, Le Pakistan, l’Égypte, l’Arabie Séoudite….Sallissons, salissons, il en restera toujours un peu.




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  • batni
    5 avril 2010 at 16 h 01 min - Reply

    Doit-on remettre en cause le professionnalisme de la journaliste Mme Salima Ghazali parcequ’elle travaille a MEDI 1?. Drôle de facon de juger du professionnalisme d’un journaliste. Ce n’est pas parce qu’un journaliste n’est pas de notre bord politique qu’on doit le vouer aux gemonies. A ce que je sache, personne n’a le monopole du patriotisme, sinon bonjour la dictature.




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  • bouyilès
    5 avril 2010 at 18 h 11 min - Reply

    @el amel:developpez vos opinions si vous en avez et laissez les autres maitres des leurs . Sincèrement je ne comprends pas tout à fait les principes que vous défendez.Ou bien semez-vous la haine gratuitement.Dans ce cas c’est vraiment vouloir régler vos comptes et faire baisser le niveau des débats au raz des pâquerettes.Je ne défends personne ,mais avant d’exiger des autres d’exercer leur métier convenablement ou aimearit bien savoir si vous ,vous faites le votre honnêtement.




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  • el-amel
    5 avril 2010 at 19 h 03 min - Reply

    @ bouyilès, je ne défends personne, je ne sème pas la haine et je n’ai de compte à régler avec personne. si Aït Larbi est un journaliste libre et indépendant qu’il développe ses idées et nous informe en toute honnêteté, c’est vrai j’aurai pu citer d’autres millirdaires mais ceux-là sont les plus connus et ils sont proches de Ouyahia que le DRS a préparé pour la présidence. Et à mon humble avis Rebrab c’est Khalifa bis!




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  • batni
    5 avril 2010 at 19 h 10 min - Reply

    Pour @el amel, les Algériens sont indignes d’êtres des capitaines d’industries, Ils ne doivent etre que des vulgaires importateurs avec bureau sur les hauteurs d’Alger. @el amel aurait préféré que ca soit Jean-Lion qui nous approvisionne en sucre, ou pourquoi pas un david, ca passe mieux. Le complexe du colonisé est toujours présent.
    Ah si l’algérie recelait un millier de Rebrab, Elle ne serait pas un bazar comme vous semblez le vouloir.
    Mes respects,




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  • el-amel
    5 avril 2010 at 20 h 01 min - Reply

    @batni,le nationaliste je ne suis pas aliéné et je ne fais pas partie de la génération prisonnière de la domination et mes parents ne m’ont pas transmis ce complexe dont vous parlez car c’étaient des montagnards de kabylie. Par contre le DRS je le vois partout même à travers Rebrab qui est un prête-nom, c’est la famille de :je mange/tu manges et nous mangeons qui est derrière ce « capitaine d’industrie » mais au fait quelle industrie? L’huile, la margarine et le sucre?




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  • ZIneb Azouz
    5 avril 2010 at 20 h 47 min - Reply

    @batni,

    Vous confondez capitaines d’industries et chiens du pouvoir aux prérogatives illimités et aux ascensions fulgurantes.
    Monsieur @el-amel dénonce avec ferveur et élégance les barons du sucre et autres qui n’ont eu pour seul mérite que d’être les boys et les entremetteurs de ce qui fait le pouvoir et la voyoucratié de ce pauvre pays.
    Ceci dit, rassurez vous monsieur @batni, les david ne sont jamais loin de nos capitaines mafieux qui ne peuvent rien conquérir sans s’agenouiller et payer les véritables maîtres du pays qui leur ouvrent nos ports, leur livrent nos devises, leur offrent nos usines fermées et en font de véritables hommes d’affaires.

    Merci monsieur @el-amel.
    ZA
    ZA




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  • D B
    5 avril 2010 at 21 h 10 min - Reply

    Personnellement, et au risque de me faire rabrouer par mes amis de LQA, je considère que ces déclarations de Arezki Aït Larbi sont tout à son honneur. Et également à celui du journal qui l’a publié. Il est vrai qu’il a dit ce que nous savions tous depuis longtemps. Mais il l’a dit publiquement. Là est toute la différence entre lui et nos autres confrères qui n’en pensent pas moins, mais qui se gardent bien de franchir la ligne invisible, mais bien réelle, qui leur est fixée. De mon modeste point de vue, l’interviewer et l’interviewé méritent notre respect, pour avoir osé jeter un tel pavé dans le cloaque.
    DB




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  • el-amel
    5 avril 2010 at 21 h 39 min - Reply

    à Zineb Azouz, ce que j’admire chez vous c’est votre vivacité d’esprit et votre capacité d’analyse pointue. Ce que nous souhaitons tous arracher l’Algérie des griffes de prédateurs, nous n’avons pas de Patrie de rechange.
    Merci à vous.




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  • ZIneb Azouz
    5 avril 2010 at 21 h 51 min - Reply

    Effectivement cher Djamal Eddine, nous avons oublié que ce qui est évident, criant et béant comme le fait que « le drs contrôle la presse » n’est ni public ni publié, et de ce point de vue tu rétablis les choses à leur juste mesure, tu nous ramènes à la réalité et par la même occasion, tu rends à César ce qui appartient à Cesar.
    Merci et mea culpa.
    ZA




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  • batni
    5 avril 2010 at 22 h 36 min - Reply

    En mon ame et conscience, je maintiens que s’il y’avais un millier de capitaines d’industries comme Rebrab nous ne serons pas là a etre le dépotoir de l’Europe. C’est facile de ne rien faire et de traiter les autres de chiens. J’aurais aimé vous entendre parler des Sawaris et autres égyptienneries.
    Au fait, ou sont passés les 80 milliards d’importation annuellement?. On aime les choses glauques, détruisons ceux qui essayent de faire quelques choses pour leurs pays. Ils ne sont pas de notre bord politique, il ne méritent aucune considérations.Traitons les de chiens et autres noms d’oiseaux. Que vive le bazar.




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  • ali
    5 avril 2010 at 23 h 03 min - Reply

    @ZINEB AZZOUZ, AMEL et les autres,
    A Ait larbi qui n’a rien demandé à personne,a accordé une interview au journal EL WATTAN. Le modérateur l’a proposé aux lecteurs du LQA pour instaurer un debat sur la manipulation de la presse dans notre pays par le DRS.
    Et voilà qu’on reproche à Mr AIT LARBI de travailler pour le figaro. D’autres bottent carrément en touche en s’attaquant à un industriel qui n’est concerné ni de prés ni de loin par le sujet.
    …ALLAH YEHDDI MA KHLAQ




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  • ZIneb Azouz
    5 avril 2010 at 23 h 54 min - Reply

    Merci @ali de nous rappeler que Mr AIT LARBI ne s’est pas adressé à nous, mais plutôt à la presse indépendante pour lui dire qu’elle n’est pas indépendante. puisque dépends du drs.
    Cette presse n’étant pas indépendante, le fait d’affirmer que le drs la contrôle n’est donc pas indépendant de toute influence extérieure, et peut être qu’en se penchant un peu sur les dépendances et les fréquentations de Mr A¨t Larbi, nous ferions un pas de plus vers des écrits indépendants.
    Cordialement,
    ZA




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  • el-amel
    6 avril 2010 at 9 h 44 min - Reply

    @batni, le regard que vous portez sur nous Humains me choque, j’aime bien les chiens pour leur fidélité et leur utilité pour la garde, sous d’autres cieux ils tiennent même compagnie. Les égyptiens et tous les étrangers que vous ne citez pas c’est l’œuvre des militaires qui ont confisqué le pouvoir en 62 et qui ont pris le Peuple en otage. @ali, Pour Aït Larbi, il avait dit « J’ai la chance de travailler pour des médias étrangers, notamment le Figaro et Ouest-France, où je jouis d’une totale liberté pour traiter l’actualité algérienne » à mon humble avis, je pense qu’il aurait plus de marge de liberté dans la presse algérienne que ces deux journaux.
    Mes salutations et sans rancune !




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  • el-amel
    6 avril 2010 at 12 h 38 min - Reply

    L’ETRHB, la forge des Haddad
    par Ali Bouazid
    ETRHB, l’entreprise des «frères Haddad» a acquis désormais une grande visibilité sur la scène économique et… médiatique. Qui est qui ? C’est le profil de la semaine.

    On ne retient pas aisément ce sigle : ETRHB. Les experts en communication diront même qu’il est anti-marketing. Mais il ne s’agit pas d’une marque de produit de consommation qui aurait besoin d’être mémorisée pour mieux être vendue. Juste cinq lettres qui renvoient à des activités de service dans lesquelles se sont investis six frères, les frères Haddad.

    L’entreprise des travaux routiers, hydrauliques et bâtiment-Haddad créée en 1987 est aujourd’hui un des acteurs majeurs de l’économie nationale. Pendant de longues années, elle a évolué dans la discrétion, comme le font d’ailleurs, à la base, les familles pétries dans l’effort et l’abnégation.

    La figure de proue des Haddad, c’est Ali, le PDG du groupe. Son dernier challenge : lever des fonds sur le marché obligataire. Challenge réussi avec le concours de sept investisseurs institutionnels dont la Banque Nationale d’Algérie, la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance et la Société Générale Algérie. Six milliards de dinars ont été levé qui serviront, en partie, à financer le programme d’investissement d’ETRHB sur la période 2010-2014.

    Aujourd’hui, Ali Haddad, 45 ans, trône sur un chiffre d’affaires annuel qui dépasse les 10 milliards de dinars. D’autres entrepreneurs privés réalisent le double ou le triple depuis une décennie déjà. Les Haddad, eux, vont à leur rythme. Ils emploient déjà plus de 10 000 personnes. Outre les travaux routiers, ils se sont investis dans les travaux maritimes, la construction de voies ferrées, la production de matériaux de construction, la promotion immobilière, l’hôtellerie, la commercialisation d’engins de travaux publics et la vente de bitumes. En 2002 et 2006, le Groupe a racheté deux entreprises publiques (bitume, Etudes et Maîtrise d’œuvres). Des logements, il en a surtout construit à Constantine. Dans la capitale, il doit sa notoriété aux multiples trémies et axes routiers qu’il a tracés en respectant les délais impartis. Les algérois respectent ceux qui tiennent leurs engagements.

    Une visibilité plus grande

    Bien avant d’aller à la conquête de la capitale, Ali Haddad et les siens ont réalisé leur premier ouvrage d’art – long de 4,5 km – dans leur ville natale : Azzefoun, wilaya de Tizi-Ouzou. Ingénieur en génie civil, Ali Haddad est également titulaire d’un MBA (Master of business administration). Il préside le groupe depuis sa naissance. L’expérience et le savoir-faire accumulé avec ses frères lui permettent d’envisager l’avenir avec sérénité puisque l’investissement prévu sur les cinq prochaines années tourne autour de 16 milliards de dinars. Il a tissé des liens avec plusieurs partenaires étrangers. Il est membre du Conseil d’affaires algéro-saoudien. Il a obtenu le prix de la meilleure image de marque décerné par Trade leaders club en 2007, ainsi que la médaille du mérite industriel décernée par la Fondation pour l’industrie nationale algérienne en 2007.

    La multiplicité de ses activités a rendu le Groupe Haddad de plus en plus visible. Si visible, qu’un des frères, Meziane, a été kidnappé en 2006, et heureusement relâché cinq jours après, sain et sauf, vraisemblablement après paiement d’une rançon. Un mauvais souvenir que la famille veut oublier.

    Les pieds sur terre

    Désormais, les Haddad, avec Ali comme timonier, veulent compter, peser. Ils fondent deux quotidiens : Le Temps d’Algérie en français et Wakt El Djazaïr en arabe, et l’hebdomadaire sportif «Le Temps des Sports». Finie la discrétion des premières années de l’ETRHB ! Avec leurs deux journaux les Haddad disent vouloir «asseoir une certaine notoriété». Objectivement, ils soutiennent la politique gouvernementale. Normal. Le contraire n’aurait pas permis d’accéder à un emprunt obligataire institutionnel. C’est un choix. Pour la presse, le Groupe Haddad entend créer son propre réseau de distribution et se payer quatre imprimeries : au sud, à l’ouest, au centre et à l’est. Est-ce que cela garantira l’autonomie de ses publications ? On semble le penser tout en affichant un certain dédain vis-à-vis de la politique. «Dès que l’autorisation me sera accordée, je lancerai une chaîne de télévision apolitique», déclarait récemment Ali Haddad à un confrère. Apolitique, comme la tunisienne Nesma TV, seul format accepté par le palais de Carthage ?

    Cela dit, tout en se mettant résolument sous les feux des projecteurs, le Groupe Haddad garde les pieds sur terre. Il se projette dans une aire géographique naturelle. Il prévoit «l’extension de ses activités vers la Tunisie, la Libye et le Maroc»

    Ce sont les hommes qui gouverneront les générations à venir, ils prennent la relève de leurs parents. Combien d’architectes et d’ingénieurs en génie civil l’Algérie a formé et qui sont partis parce qu’ils n’avaient pas de travail et non pas un oncle général!




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  • KIFKIF
    6 avril 2010 at 16 h 12 min - Reply

    tant que haddad se contente du btp et de la presse et qu’il ne se lance pas dans les agences de voyages, ses affaires fleuriront et ne risque pas d,etre poursuivi ni exile.
    mine de rien, haddad fait travailler des milliers d,algeriens. tout le monde aurait aime que les voleurs d,algerie investissent pour faire travailler des algeriens et ne cachent pas leur argent en suisse, en france, au maroc ou ailleurs.




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  • bouyilès
    6 avril 2010 at 18 h 01 min - Reply

    Posséder la richesse et des biens n’est pas une tare même si dans la majorité des cas leur provenance reste à justifier.Utiliser cette richesse dans l’inétrêt de la société et faire profiter les autres est une bonne chose en soi.Faire bénéficier ses concitoyens en consacrant cette richesse au développement et à la création de nouvelles richesses ne peut que procurer du bien pour le pays.On critique les détenteurs de capitaux qui investissent pour le bien de l’Algérie et on les met au même niveau que les mafiosis qui ont pillé le pays pour enrichir les autres avec des dépots faramineux aux niveau de leur paradis fiscaux.Sachez que l’être humain est mortel et que l’argent qu’il accumule il ne le prendra pas avec lui dans sa tombet.Autant donc faire oeuvre utile et contribuer au bien de son pays.Chez nous il y a un célèbre adage:C’est Dieu qui demande à Khal Errass d’emettre un voeu qu’il exaucera à la condition que son frère bénéficiera du double de ce qu’il aura demandé.Khal Errass réfléchit un instant et demande à Dieu de lui crever un oeil.




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  • ali
    6 avril 2010 at 21 h 58 min - Reply

    @ZINEB AZZOUZ
    Vous dites,
    « Cette presse n’étant pas indépendante, le fait d’affirmer que le drs la contrôle n’est donc pas indépendant de toute influence extérieure, et peut être qu’en se penchant un peu sur les dépendances et les fréquentations de Mr A¨t Larbi, nous ferions un pas de plus vers des écrits indépendants »
    J’avoue que j’ai beau essayer de comprendre votre réaction mais en vain. Je tiens à preciser que je ne connais MR A LARBI que comme vous à travers ses ecrits ou ce que la presse algérienne a rapporté a son sujet. J’ai appris qu’il fut parmi les premiers militants des droits de l’homme,qu’il fut arreté torturé et condamné par la cour de sureté de l’ETAT.il a connu les prisons de lambese et berouaghia ou il a croisé ALI belhadj. Il est connu pour etre un ardant défenseur des droits de l’être humain.C’est j’en suis certain lui que vous trouverez à votre coté lorsque certains de votre famille politique vous rappellerons que vous êtes une femme et qu’a ce titre vous n’avez pas droit au chapitre.
    Nous devons arrêter avec cette manie de balayer d’un revers de main tout propos qui vient de ceux dont nous ne partageons pas les idées.Le chemin est certes long , mais nous sommes condamnés à l’emprunter car il est la seule voie de salut.
    avec tous mes respects madame.




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  • Zineb Azouz
    6 avril 2010 at 23 h 14 min - Reply

    @ali,
    Sachez d’abord monsieur, que si j’appartenais à une famille politique identifiée et structurée en appareil, je ne m’en cacherais pas !
    Quant à cette fameuse famille à la quelle j’appartiendrais, selon votre enquête ou vos conclusions, une famille qui pense qu’une femme n’a pas droit de cité, là c’est fort de café, vous m’insultez carrément !

    D’abord sachez que, malheureusement, la très répandue théorie selon laquelle les femmes n’ont pas droit de cité est partagée par plus d’une fratrie politique, y compris celles qui se targuent d’avoir des icônes féminines, mais oh ! combien dociles et domestiquées. Certaines, et c’est celles dont il est question ici, c’est à dire les plus influentes et les plus nombreuses, vont plus loin dans ce raisonnement et font mieux, puisque personne en dehors de leurs meute militaro-indistrialo-boulitiques n’a droit de cité, pas seulement les femmes !

    Je ne suis ni naïve ni aveugle et sur ces questions de pseudo féminisme platonicien, je ne signe de chèque en blanc à personne.

    Je ne connais moi aussi Mr Aït Larbi Arezi que par ces écrits et ses actes et je déplore ce qu’il représente aujourd’hui d’autant plus qu’il a été un militant des droits de l’homme de la première heure, il se retrouve actuellement à fonctionner par la victimisation sélective, par les droits de l’homme idéologisés, et surtout pour et au service des racistes, des sionistes et des vendeurs d’armes.
    Il ne s’agit pas de divergences d’idées, il s’agit de principes généraux et moraux non négociables, car si on se bat pour la dignité humaine, on n’a ps d’autre choix que de le faire sans distinction ni de genre ni de race ni de religion (en sachant qu’au nom des principes on se retrouve plus souvent à défendre des adversaires que des amis), sans quoi, on est trop vite récupérés par la famille politique, pour reprendre vos termes, de ceux qui considèrent qu’il y a des hommes et des sous hommes ou simplement des non hommes.

    ZA




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  • ali
    7 avril 2010 at 21 h 57 min - Reply

    @ zineb azzouz
    C’est justement cette manie de vouloir toujours ramener nos probleme helas fort nombreux à la faute des autres.Encore une fois je dis que nous sommes sur un site pour parler des problemes de notre pays et des perspectives d’union contre les predateurs internes.Les marchands de canons existeront toujours tant qu’il y’aura des dictateurs pour leur acheter leur quincaillerie. Là ou je ne suis pas d’accord avec vous c’est le sous entendu et l’amalgame que vous faites en associant MR ait larbi Dassaut le sionisme etc…

    Mes respects madame




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  • Zineb Azouz
    7 avril 2010 at 22 h 49 min - Reply

    Monsieur @ali,
    Vous devez être un homme comblé ! ne pas voir le lien entre Ait Larbi, le figaro, Dassault et le sionisme, cela doit rayonner sur vos synapses au point de vous griser.




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  • ali
    7 avril 2010 at 23 h 54 min - Reply

    @z azzouz
    Vraiment je n’en vois aucun!
    dassault est un marchand de canon, le sionism est ce qu’il est et Mr AIT LARBI UN JOURNALISTE ALGERIEN QUI ECRIT AU FIGARO comme d’autres ecrivent au herald tribune ,le new york times al goumhouria ou elaph.
    Jusqu’a preuve du contraire moi je n’ai aucune raison de douter du patriotisme de mr AIT LARBI , bien au contraire.
    Peut etre que j’ignore des choses . Eclairez moi!




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  • js
    8 avril 2010 at 10 h 36 min - Reply

    Bonjour à tous.

    La question que pose l’article ou plus exactement telle que je la perçois, est la suivante: Est ce que la presse en Algérie est libre ou pas.

    Pour généraliser, je dirais est ce que la presse dans tous les pays est libre ou pas.

    Informer, dit on, c’est donner une forme.

    Donner une forme c’est amener les gens à adopter cetaines attitudes, certaines formes de pensée à l’égard de certains faits.

    La presse est faiseuse d’opinions et ce, dans tous les pays.

    Ce journaliste ne nous apprends rien. Que ce soit le Figaro ou la feuille de chou qui sera créée dans 10 ans, tous les journaux dans n’importe quel pays ont des relations avec le capital et donc le pouvoir dans toutes ses formes, qui leur dicte leur ligne éditoriale.

    Il n’y a pas de journaliste libre, il y a des journalistes moins libres que d’autres et la plupart n’en ont meme pas conscience, ils agissent en toute bonne foi.

    De toute façon meme lorsqu’on est libre qu’on soit journaliste ou non, on adhère à une idéologie ou à une « religion » qui nous « forme » à penser d’une certaine manière et ce faisant nous adoptons un point de vue par rapport aux phénomènes que nous examinons.

    Certains n’en ont pas conscience. L’idéal est d’arriver à comprendre que tout ce sur quoi nous débattons peut etre appréhendé différemment en fonction de nos approches nécessairment implémentées au départ par nos doctrines personnelles.

    Ce qu’il faut c’est accepter que les autres aient d’autres convictions, d’autres approches et ne pas essayer de mettre tout le monde dans le meme moule.

    Malheureusement, notre inculture nationale fait que nous voulons toujours imposer notre vision du monde depuis l’enfance.

    C’est dans les traditions de l’Algérien.

    L’ainé a toujours raison par rapport à ses frères plus jeunes, les garçons ont toujours raison par rapport à leurs soeurs, le père à toujours raison par rapport à ses fils meme majeurs, le grand père à toujours raison par rapport au père, le chef de village à toujours raison par rapport au grand père et ainsi s’est constituée pendant des siècles une Algérie patriarcale dont la modernité fait sauter par pans entiers les mécanismes mais sans réussir à en toucher l’essentiel.




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  • el-amel
    8 avril 2010 at 11 h 31 min - Reply

    Le patriotisme de Aït Larbi au service d’une caste au service du pouvoir, il est libre de son choix!




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  • bouyilès
    8 avril 2010 at 16 h 11 min - Reply

    Aux anti Ait-Larbi exerçant à titre gratuit (ce qui n’est pas sûr) et argumentant à la limite de la diffamation,je dirais que M.Ait-Larbi que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam,s’est fait un nom et s’est fait connaitre et reconnaitre par le seul combat qu’il a mené et qui permet à certains sur ce site ou ailleurs de pouvoir s’exprimer librement.Son métier de journaliste vient en seconde position.Qu’il exerce au Figaro ou à El-Moudjahid peu m’importe et notre ami js a donné toutes les explications à ça.




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  • faouzi
    30 avril 2010 at 20 h 25 min - Reply

    tout ce que tu dis est vrai malheureusement tu y es REZKI. Dis moi maintenant tu te retrouves avec l autre clan .et ali belhadj c est quoi ça. c’etait le debut de la domestication !!!!!!!!!!!!preuve irrefutable




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  • Congrès du Changement Démocratique