Édition du
24 July 2017

Clarifions sans exclure. Dans la sérénité et le respect mutuel.

Par Adel

«Confondre l’Islam, qui est une religion sacrée comme toutes les autres, avec l’islamisme, qui est un courant idéologique et politique, est une hérésie doublée d’une imposture sans nom.»

«Combattre l’islamisme, qui veut faire passer sournoisement et diaboliquement des projets politiques, absolument antidémocratiques, en se travestissant, dans tous les sens du terme, d’habits amples ou ajustés, par l’opium ou le bâton, par la violence (besif) ou par les boniments (belati), est un devoir patriotique aussi prioritaire que l’est la lutte contre toute forme de dictature de quelque(s) couleur et/ou forme que ce soit.»

Mon point de vue sur la question est qu’il y a, d’une part, un ensemble de textes, le Coran et la Sunna, qui constituent la référence absolue pour les musulmans sunnites que nous sommes, et, d’autre part, une réalité en perpétuel changement, qui est la somme de tous les comportements des musulmans en un lieu donné, à un moment donné. Ce qu’on appelle l’islamisme fait aujourd’hui partie de cette réalité, tout autant que les autres façons de vivre l’islam. Il me semble que ce qui caractérise l’islamisme, c’est sa revendication politique principale : mise en place d’un État islamique qui appliquera immédiatement la chariaa.

Je fais partie de ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce projet. Il reste que je ne souhaite pas que les islamistes se taisent, au contraire. Ils (elles) doivent s’exprimer, clarifier leurs idées et nous dire en détail comment ils (elles) voient l’Algérie dirigée par un État islamique qui appliquerait la chariaa. Cette clarification ne peut se faire que dans des débats contradictoires libres et francs. De même, les islamistes sont en droit d’attendre de leurs adversaires «modernistes» de définir clairement leurs positions par rapport aux questions politiques, économiques, sociales, culturelles, etc. Plus les projets et programmes seront clairs (même s’ils sont inconciliables), plus les choix que feront les citoyen(ne)s en toute liberté auront un sens. Si le projet islamiste est contre la démocratie, contre l’alternance au pouvoir, pour l’obligation pour les hommes de porter la barbe et le qamîs, et, pour les femmes, le voile, alors il doit le dire clairement. De même, si ses adversaires sont pour la séparation du politique et du religieux, par exemple, ils doivent le dire.

Ce que nous voulons donc, c’est que chaque courant dise clairement ce qu’il veut et qu’il laisse ses adversaires s’exprimer en toute liberté. Nous ne voulons pas la disparition de l’islamisme, nous voulons qu’il clarifie ses positions. Notre souhait est que tous les courants puissent arriver à s’accepter mutuellement et à coexister pacifiquement dans un État de droit. Cela est-il possible? On ne peut pas le dire avant d’avoir essayé. En 92, malheureusement, certains ont jugé que le résultat était connu d’avance. Le résultat a été catastrophique. En ce qui me concerne, je crois que, dans l’Algérie et le monde d’aujourd’hui, le compromis est la seule voie qui puisse préserver le pays (et le monde) du chaos et qu’aucun courant ne pourra s’imposer totalement au détriment des autres. Ce compromis existe déjà au sein des familles élargies. Quelle est la famille qui n’est composée que d’«islamistes» ou de «modernistes»? Les frères et sœurs, cousins et cousines, oncles et tantes, se retrouvent pourtant le jour de l’Aïd autour d’un plateau de gâteaux ou d’une djefna de rechta, oubliant les sujets de discorde. Étendons cet esprit de conciliation à toute l’Algérie et nous pourrons vivre en paix. Faisons confiance à l’esprit de tolérance de notre peuple,

L’Appel du 19 mars vise à rassembler toutes les Algériennes et tous les Algériens, islamistes et modernistes compris, autour d’un projet commun : le changement pacifique pour la mise en place d’un État de droit. Toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ce projet sont les bienvenu(e)s. La rencontre sur ce site des personnes qui veulent œuvrer pour le changement mais en partant de positions politiques opposées ne se fera pas sans heurts. Nous devons cependant raison garder et accepter le débat sur des questions importantes (et non pas sur des détails insignifiants) dans un but de clarification et non pas d’exclusion. Il est très facile de nous lancer les uns les autres à la figure des qualificatifs du genre traitre, hizb frança, ennemi de l’islam ou rétrograde, obscurantiste moyenâgeux. A quoi cela nous avancera-t-il? Ceux et celles qui ne veulent pas d’un rassemblement de toutes les Algériennes et Algériens autour d’un compromis historique afin de nous débarrasser du système actuel peuvent militer dans les partis qui tiennent à leur «pureté».

Clarifions sans exclure. Dans la sérénité et le respect mutuel.

Amicalement


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83 Commentaires sur cet article

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  • cojite
    16 avril 2010 at 20 h 26 min - Reply

    bonsoir a tous; moi je dirais qu’il n’y a pas plus athées que ces monstres qui utilisent le saint coran pour arriver a leur but. Comme ceux qui sont actuellement au pouvoir. se ne sont que des athées qui utilisent l’islam pour endoctriner le peuple et je pense qu’ils ont réussi dans un sens au point ou l’islam pratiqué pas nos parents, grands parents etc… est pour eux la yadjouz. Le prophéte (SAWS) a garanti 14 siecles alors qu’on est au 15éme.




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  • karima
    16 avril 2010 at 21 h 03 min - Reply

    Moi j’ai decide depuis longtemps de ne plus les appellez islamistes mais plutot religieux.Le mot avec toute son historique est une creation( je n’ai pas touve un autre mot) douteuse.




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  • houda
    16 avril 2010 at 22 h 23 min - Reply

    bonjour
    j’ai bien apprécié l’article qui est une tentative de mettre les points sur les i pour toutes les obédiences. En effet, clarifier les choses quant au projet de société qu’on veut établir est nécessaire. Mais il y a un facteur qu’on ne peut ni contourner ,ni détourner ni ignorer et qui constitue la trame sinon l’âme de la majorité du peuple: c’est bien entendu l’ISLAM. Qu’en faire ? Le réduire à sa plus simple expression ? Est-ce possible ? Pourquoi l’islam pose t-il problème dans une société musulmane ? les musulmans rejettent-ils l’islam tout en se disant musulmans ? Pour moi le plus important , quelle que soit la partie qui dirigera le pays doit prendre en compte la sensibilité du musulman, il ne faut pas le heurter dans sa foi dans son propre pays, il faut respecter l’islam et ne pas prendre des décisions qui vont à son encontre. Moi personnellement je veux qu’on respecte ma foi, qu’on m’oblige pas par exemple à enlever mon hidjab pour n’importe quel motif, il ne faut pas que je me sente étrangère dans mon propre pays.
    pour les autres : les chrétiens, les juifs les non croyants ils sont libres dans leur foi ou leur non foi mais ils n’ont aucun droit d’imposer à la majorité leurs avis ou de s’immiscer dans un terrain qui n’est pas le leur.




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  • SAID
    16 avril 2010 at 22 h 38 min - Reply

    c’est une bonne idée, allons-y clarifions : moi je suis pour la séparation de la sphere religieuse de celle politique (pour ne pas dire laicité et choquer certains). Chacun ses fetwas mais que chacun les applique pour lui pas pour les autres.
    Je ne suis pas un athé mais je ne suis pas porté sur la religion (islam ou autres).
    Je suis algerien, vivant en toute harmonie avec mes concitoyens, mais je ne veux pas etre arabe de force: ma mere ne parle pas un mot d’arabe.
    Je ne suis pas contre ceux qui defendent leur arabite, mais je ne veux pas qu’on m’interdise de defendre ma kabylité.
    Celà fait dejà 30 ans depuis les repressions du 20 avril 1980 : commençons par marquer au moins pour une fois cet anniversaire, ne serait ce que symboliquement, dans les autres régions, et puis on verra la suite. Je fais appel à ces courageux auteurs de l’appel du 19 mars de marquer le 20 avril dans leurs regions respectives et de faire au moins une conference pour expliquer à leurs voisins ce qui s’est passé le 20 avril 1980. ce sera une première !
    salutations




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  • Fahem D.
    17 avril 2010 at 2 h 59 min - Reply

    A Monsieur Fahem,
    Je pensais que l’incident était clos avec notre frère Mohamed Jabara qui a exprimé de manière sereine et franche son point de vue sans insulter quiconque. Et voila que vous remettez sur la table votre message déjà publié et à l’origine de la polémique. Je suis désolé mais il n’est pas question de s’enfermer dans des conflits idéologiques. L’Islam, à ma modeste connaissance n’a jamais été une religion de contrainte et ce ne sont pas des extrémistes analphabètes et hypocrites qui n’ont absolument rien à voir avec notre religion qui me feront croire le contraire. Tout comme il n’est pas question qu’une minorité qui ne croit pas à cette religion (qui est celle de l’écrasante majorité du peuple algérien) impose son point de vue. Ce site est celui du juste milieu. Je considère ce faux débat sur la question religieuse comme clos.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • mohamed edziri
    17 avril 2010 at 7 h 29 min - Reply

    Mr.Adel,

    le probleme reside dans le fait que les courants politiques Algeriens se rejettent les uns les autres et que chacun d’eux veut que tous les autres soient aneantis pour qu’il rest seule sur la scene. Le pouvoir a bien reussi a les diviser ce qui explique pourqu’oi est-il reste si longtemps et le restera tant qu’il n’ya pas consensus et entente sur l’essentiel qui est la liberation de tous le peuple Alegrien de cet poignee de corrompus qui meprisent tout le peuple sans distinction de ses courants politiques. l’analyse de la situation du pays et la maniere dont les soit disant partis politiques toute tendance confondue agissent et reagissent au comportement du pouvoir illegitime qui je le repete les meprisent comme le reste du peuple inque bien que la situation va s’empirer d’avantage et il ya risque de somalisation de l’Algerie. Je me demnde si ceux qui ont sauve le pays de l’Iranisation vont pouvoir le sauver cette foi-ci de la Somalisation. Allah Yastar tous les Algeriens quelque soit leur tendance parceque tous meritent de vivre libres et que personne n’a le droit de les traiter comme esclaves.




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  • bouyilès
    17 avril 2010 at 9 h 50 min - Reply

    ‘Nous devons cependant raison garder et accepter le débat sur des questions importantes (et non pas sur des détails insignifiants) dans un but de clarification et non pas d’exclusion.’Quelle belle phrase Adel.On devrait l’inclure comme leitmotiv pour ce site.Hier en constatant qu’aucun intervenant n’a jugé bon de commenter l’article sur le 30°anniversaire du printemps berbère,j’ai envoyé un commentaire peut être un peu sulfureux pour susciter la réaction des gens aux questions importantes et non aux futilités qui préconisent notre mode vestimentaire ou la longueur de notre barbe.
    Peut-être que le commentaire n’est pas parvenu à la rédaction,donc je le reintroduis:’16/4/2010
    Mais d’où viennent donc ces gens tristes et si bizarrement accoutrés?Que demandentils?De quoi ont-ils faim?Ce n’est pas des martiens au moins?
    Non,non tranquillisez-vous,ce n’est qu’une image tirée du célèbre film:Les Cheyennes.(ou les Aztèques,je n’en sais plus) ‘.Si vous jugez qu’il n’est pas publiable ,mettez à la place de points de suspension.Je vous en remercie.

    =============
    Mea culpa. J’avais personnellement censuré le commentaire hier, pensant avoir à faire à un provocateur qui voulait embraser le forum.
    Salah-Eddine




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  • Fahem D.
    17 avril 2010 at 10 h 53 min - Reply

    Sa7itu toutes et tous,
    Dans le bilan de la tragédie innommable, je n’ai cité dans le texte que les plus de 200.000 morts et les milliers de disparus. Il y a lieu d’y ajouter à la bonne place, les dizaines de milliers d’exilé(e)s, d’autres dizaines de milliers de déporté(e)s et de déplacé(e)s à l’intérieur et de façon indirecte les centaines de 7eraga que continue d’avaler chaque jour la mer.
    Pour ce qui est des exilé(e)s, dont on salue leur amour pour leur peuple et leur terre martyre d’origine, il y a juste de souligner, que tout à leur honneur, sur les 14 signataires de l’Appel du 19 mars, 8 d’entre eux en sont du nombre.
    Lah yer7em li mat 3la l 7eq. Honneur à celles et ceux d’ici ou de l’exil qui luttent pour une Algérie démocratique et sans exclusive.
    Salutations concitoyennes
    Dziri normal




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  • diegol
    17 avril 2010 at 11 h 16 min - Reply

    vous n’avez même pas respecter la loi du l’homme . et vous voulez respecter la loi du dieu.

    nous sommes loin d’être des musulmans ou (autres).et plus loin d’être des démocrates et plus grave nous sommes très très loin d’êtres libre.




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  • houda
    17 avril 2010 at 11 h 54 min - Reply

    simple question : un(e) citoyen(ne) algérien(ne) musulman(ne) pourra -t-il pratiquer et défendre sa religion sans être taxé(e) d’islamiste, de fondamentaliste d’intégriste, d’archaïque, de moyenâgeux ou je ne sais quoi ?




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  • Yacine
    17 avril 2010 at 12 h 40 min - Reply

    Je n’ai pas suivi le débat qui a valu des calomnies à Mohamed Djabara, car j’ai cru et je
    crois toujours que le débat sur le voile et la barbe qui a bifurqué vers celui de l’Islam en Algérie, a été sciemment provoqué pour servir de diversion à un plan liberticide ne pouvant être justifié que par une politique de contrôle total de la société algérienne. Le vacarme produit par l’affaire du voile et de la barbe ne serait donc qu’une manipulation subtilement orchestrée par l’ex-barbouze afin d’éviter d’essuyer l’indignation de l’opinion publique nationale et internationale sur les véritables régressions qui vont toucher, encore une fois, les droits et libertés des citoyens. Une fois les objectifs de fichage atteints, on ne s’étonnera pas si Zerhouni s’empresse de déclarer son mea-culpa devant la pression « islamiste » : il aura berner tout le monde sans se sentir le moindre remord. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : les islamistes jubileront pour une « victoire divine» et Zerhouni, marionnettiste de premier ordre, riant sous cape, sera comblé de joie pour la réussite de la plus grande mission de renseignement jamais accomplie. Même Toufik n’aura pas pu rêver atteindre un si grand talent de manœuvre policière. Plusieurs observateurs ont averti l’opinion publique dans les médias arabophones et francophones. Mais malheureusement, ils sont restés inaudibles devant les vitupérations des islamistes aveuglés par la question du voile et de la barbe.

    Un autre contexte qui concerne vraiment la femme voilée vient d’être suscité par Air Algérie sur les colonnes de l’Express du 15 avril 2010. C’est dans ce contexte qu’il faut que ces femmes, elles d’abord, réagissent énergiquement pour défendre leurs droits à la dignité dans une République démocratique qui les ignore complètement sauf pendant les campagnes électorales. Faire des vagues pour une vétille comme se dévoiler pour la prise de photo, c’est céder au fanatisme et passer à côté des choses beaucoup plus importantes.

    Concernant la controverse, je crois que chacun de nous, chaque algérien, peut autant qu’il le veut défendre ses idées et plaider ses causes quand elles ne versent pas dans la bassesse des insultes ou de la violence et quand elles ne s’inscrivent pas dans une idéologie raciste, intégriste, exclusive ou éradicatrices. On a eu des intervenants qui se sont attardés longuement sur leur penchant islamiste, d’autres sur leur conviction agnostique, d’autres encore, avocats du diable ont défendu mordicus le droit à la considération à des énergumènes tels MCM, un pur produit du DRS dont la mission est de donner une perception humaine à une organisation criminelle. Personne ne les a insultés et personne ne les a accusés d’être à la solde des barbouzes, de comploter ou de vouloir détourner le site et l’appel du 19 mars de leurs missions de fédérateur. Je ne sais pas pourquoi on fait ce faux procès au lieu de continuer à argumenter. Bref.




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  • Yacine
    17 avril 2010 at 12 h 43 min - Reply

    Mohamed Sadek LOUCIF – L’EXPRESSION 15/04/10

    L’APPROCHE DE LA SAISON DU HADJ : Air Algérie se met au hidjab
    Les hôtesses, qui accompagneront les pèlerins, porteront le foulard durant toute la période du Hadj.

    La polémique autour des nouvelles tenues du personnel d’Air Algérie prend des ailes. «La passation de marché n’a pas été conclue selon la formule de gré à gré», a affirmé Abdelwahid Bouabdallah, le président-directeur de la compagnie, dans un document adressé, hier, à notre rédaction. Claire, nette et précise.

    Cette réponse lève toute équivoque sur les conditions dans lesquelles le marché des nouvelles tenues a été conclu. «Une consultation restreinte a été lancée en 2008, et a concerné trois fournisseurs spécialistes dans les uniformes, deux entreprises étrangères et une entreprise algérienne», a précisé la même source. Cela dit, la Compagnie nationale aborde une nouvelle étape. Air Algérie se met au hidjab.

    En effet, les hôtesses qui accompagneront les hadji aux Lieux Saints porteront le foulard.
    Tout se joue dans le détail. «Les hôtesses seront habillées en pantalons, tuniques et calots», a expliqué M.Saâdi, chargé du projet d’habillement. Jusque-là, rien de spécial, si ce n’est le remplacement de la jupe par le pantalon. Seulement, un détail établira la différence.

    Un foulard sera fixé au calot. Le comble, c’est que cette exigence provient des autorités saoudiennes. «L’Arabie Saoudite ne permet pas la présence de femmes sans hidjab pendant la saison du Hadj», a indiqué notre interlocuteur. Cette attitude répond à une obligation religieuse liée à l’accomplissement du Hadj, a-t-il ajouté. La Compagnie aérienne nationale fait une véritable gymnastique digne d’un équilibriste entre le précepte religieux et les normes internationales tout en préservant son sigle et ses couleurs traditionnelles. «La tenue sera entièrement en bleu, la ceinture rouge. La tunique et le calot porteront le sigle de la compagnie», a précisé M.Saâdi.

    Vitrine de l’Algérie à l’échelle internationale, Air Algérie doit se soumettre aux conditions de l’Arabie Saoudite pour assurer le transport aérien des pèlerins algériens. Elle doit se voiler pour plaire. Selon les observateurs, cela constitue un antécédant grave qui pourrait faire dévier Air Algérie de sa trajectoire. Les hôtesses algériennes doivent porter le foulard durant toute la période du Hadj. Elle ne pourront l’enlever qu’une fois passée cette période.

    Là n’est pas le fond du problème. Le hic, c’est que les responsables de la Compagnie nationale procédant à cette mesure suivant une lecture sur fond religieux. «Les hôtesses qui accompagnent les pèlerins doivent être voilées. Car, l’Islam impose le voile pour la femme. En plus, celles-ci se rendront aux Lieux Saints», a souligné M.Saâdi. Cette explication vient du responsable du projet de l’habillement d’Air Algérie. Ainsi, les signes ostentatoires de la religion sont autorisés dans une compagnie aérienne publique. Régie par les lois de la République algérienne, elle est, également, censée s’adapter aux normes internationales de transport aérien. A ce titre, le personnel d’Air Algérie fera peau neuve.

    Une commande de nouvelles tenues a été faite a l’entreprise française Euro-Uniforme Service. Pour couper court à toute spéculation, M.Bouabdallah a expliqué que ce fournisseur «répond aux caractéristiques spécifiques de la demande de la compagnie». Le prix unitaire de cette commande a aussi alimenté la rumeur ces derniers jours. «Chaque dotation est constituée de treize pièces. Le coût de l’unité est de 500 euros», a indiqué Saâdi Halim, chargé du projet d’habillement du personnel d’Air Algérie. La rumeur a porté ce coût jusqu’à 5000 euros l’unité. «Cette information est infondée», a tranché M.Saâdi. Ce qui est sûr, c’est que le débat sur le hidjab pour les hôtesses de l’air ne fait que commencer.




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  • Mohamed Jabara
    17 avril 2010 at 12 h 48 min - Reply

    Très sérieuses les questions que tu poses mon cher Adel, Allah yahafdek.

    « Clarifions sans exclure. Dans la sérénité et le respect mutuel ».

    Trois thèses qui requièrent a mon avis pour être harmonisées des capacités de gestion politiques hors du commun dans le contexte Algérien. Je suis peut etre pessimiste, c’est vrai.

    Clarifier c’est mettre sur la table toutes les tendances qui existent en Algérie. Quelles sont elles ?
    Elle semblent se résumer à deux tendances. Mais le sont elles vraiment ?

    1- Les « islamistes » mais quels islamistes ? La fourchette est large. Que regroupe t elle ?
    2- Les démocrates. Quels démocrates, la aussi la fourchette est large. Que regroupe t elle ?

    Dans chacune des deux tendances on trouve une multitude « oughir elli goullek fouli tayab » et veux exclure les autres tendances. A mon avis l’exclusion ne peut qu’etre basique car mathématiquement les contraires s’annulent.

    L’annulation des contraires peut elle se faire dans la sérénité ? Je ne le pense pas car comme dit Bergson un ver foulé du pied oppose son moi mourant au reste du monde. Toute tendance qui se sentira en danger défendra son aire d’influence, aussi petite soit elle et tentera de l’élargir car elle constitue pour elle un pouvoir de fait et tout pouvoir tend à s’élargir.

    Le respect mutuel exige une dose de savoir vivre et de civilité et l’Algérien lambda semble avoir perdu ses repères civilisationnels et n’en avoir gardé que l’impulsivité et le manque d’assurance qui gènère l’agressivité. Car lorsqu’on a peur, on devient agressif. La force entraine de l’assurance qui entraine la sérénité et le calme intérieur. La peur de l’Algérien provient de l’insécurité qui a toujours caractérisé sa relation à l’Etat depuis la période coloniale. Le pouvoir actuel n’a fait que reconduire les pratiques en leur faisant perdre leurs justifications.

    La courbe de gauss que tu as citée dans un de tes commentaires en son « juste milieu » est certes représentative du peuple Algérien. Plus on l’élargit, plus elle s’applatit. Il ne faut donc ni la trop la restreindre afin qu’elle englobe le maximum, ni trop l’élargir afin qu’elle ne s’applatisse pas trop. La aussi le juste milieu doit etre observé.

    Tu opposes dans ton post les textes sacrés au vécu réel pour aboutir à dire qu’il y a deux tendances: 1- musulmans sunnites attachés au réel et donc plus ou moins modernistes plus ou moins imprégnés de sacralité, toute une panoplie.
    On peut y distinguer par exemple:
    A- Les musulmans modernistes mais « traditionalistes ».
    B- Les musulmans modernistes et laxistes à l’égard du sacré.
    2- et islamistes voulant appliquer la chariaa en partie ou en tout et donc rétrogrades de l’avis de certains .
    3- Mais j’ai l’impression que tu oublies un dernier courant celui qui ne veut plus entendre parler d’Islam en Algérie mais qui n’ose le dire de peur de rallier les autres, tous les autres contre lui.

    Il faut appeler les choses par leur nom et tout dire.

    Je pense me situer dans la première frange, mais il faut aussi dire qu’elle est très large peut etre meme trop large et comporte deux sortes de musulmans:

    Les musulmans modernistes mais « traditionalistes ».
    Les musulmans modernistes et laxistes à l’égard du sacré.

    En Islam on distingue entre trois sortes de responsabilités, celle de l’individu, celle de la communauté et celle du gouvernant. Et puis il y a un point cardinal en Islam, on n’a d’obligation que tant qu’on peut la remplir.

    Si la communauté décide de donner au gouvernant telles latitudes, le musulman à titre individuel n’a qu’a s’incliner, meme s’il n’est pas d’accord, il doit tenir compte de l’ordre du gouvernant qui lui devient obligatoire, mais par contre si la communauté désavoue le gouvernant, le musulman est tenu de suivre cette communauté. Notre Islam est tellement simple que nous voulons le compliquer.




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  • moura
    17 avril 2010 at 13 h 43 min - Reply

    Azul,eslam,bonjour
    Le texte que nous propose monsieur Adel est interressant,je souhaite donner mon avis.
    Chacun de nous a sa propre construction,ses combats,sa formation..et bien sur sa vision du monde.
    Disons depuis 1990(à peu pres) l’islam s’est democratisé,tout citoyen peut acceder aux deux textes(sounna et coran) en plus de la pratique de l’islam directement ou indirectement,c’est une maniere de vivre.moi personnellement je suis agnostique et je respecte toutes les fois et notamment les pratiques.aujourdhui en algerie(peut etre meme ailleur) il ya autant de musulmans que d’islams.Ce qui pose probleme ce n’est pas l’islam et la sounna(en tant que textes sacres mais leurs interpretations.prenez dix musulmans devant un verset coranique ou un hadith et vous aurez dix interpretations,la il ya un probleme et lorque le pouvoir se mele il donne des interpretations differentes au gres des interets.personnellement je suis pret à accepter l’instauration d’une republique islamique à la seule condition qu’on me dicte une seule interpretation de la voie,ce qui est impossible.plusieur intervention sur ce site on cité des versets incomplet et ou faux et surtout je ne partage pas l’interpretation qui est faite.exemple;vous questionner n’importe quel algerien est ce que le vin est haram,la reponse est oui.je defie les intervenants sur ce site de me donner un verset ou un hadith ou il est expressement explicité que le vin est illicite.je ne souhaite pas lancer une polemique,mais je peut(en me referant aux textes )de contredire toutes les interpretations faites et sur tous les sujets,là il ya probleme,le temps ou l’imam,seul detient la verité est revolu,chaque citoyen peut acceder aux textes et aux sources.
    Mon avis est de separer la religion et la politique,chaqu’une à son champ de competence.
    Que la verité et la justice soient mes guides.




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  • bouyilès
    17 avril 2010 at 14 h 24 min - Reply

    Mais pouquoi parle-t-on toujours d’une seule courbe de Gauss?
    Si on considère un ensemble initial de cinq ou six courbes définissant chacune une entité déterminée,leur taille serait bien sûr moyenne mais les extrêmes trés réduits pour chacune des courbes.En dégageant de chaque courbe un Xi representatif de l’ensemble on pourrait former un ensemble X1…X6 qui pourrait aplanir toutes les contradictions et malversations du grand ensemble initial.




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  • samir
    17 avril 2010 at 15 h 37 min - Reply

    parler du projet de societe consiste à mettre la charrue avant les boeufs.le sujet debaut ici laisse présumé que le régime en place n’est plus d’actualité.or si nous voulons réellement exposer les points de vues des uns et des autres,on ne peut le faire qu’en étant debarrasser du régime actuel.pourquoi?pour la simple raison que la perennité du régime a de tout temps dependu des divergences,certes naturelles,des differentes visions politiques de l’algerie.ce régime ne doit sa survie qu’en agitant le spectre tantôt d’un état laique ou l’islam serait bannie par la force,soit d’un état théocratique ou la democratie n’aurait pas sa place.ainsi ces voyous ont réussi pendant 50 ans à nous imposer l’idée que seul ce régime était à même capable d’assurer le compromis.en se limitant à deux pôles (islamiste et laique),ces derniers n’ont jamais eu ni l’occasion ni le courage de s’asseoir autour d’une même table est de discuter de l’interet des algeriens.car c’est de cela qu’il s’agit.nul ne peut imposer son projet de societe par la force.le peuple le rejettera.il appartient au peuple de choisir de vivre sous le régime qu’il desire.quiconque derogera à cette régle verra son projet disparaitre naturellement.aujourd’hui ne perdons pas de vue l’objectif essentiel:renverser le régime et rendre la souveraineté au peuple.le renverser par les moyens appropriés(personnelement je ne crois pas en un changement pacifique).une fois debarrasse de cette clique de voyous,chacun aura le champ libre devant lui pour présenter son projet de société.le peuple par l’intermediaire du suffrage s’exprimera et on se soumettera comme c’est le cas dans toutes les societes du monde civilisé,au choix de la majorité avec bien sur les garanties de l’alternance politique sur une période qu’il restera à definir.pour finir,je tiens à préciser un point à l’article publié:opposé islamisme et modernisme est une insulte aux musulmans que nous sommes.si le terme d’islamisme sous entend politique et rites religieux,l’islam est politique et rites.il n’y a pas de separation entre le culte et l’art de gerer la societe en islam.notre religion apporte des réponses concrétes à des problémes réels que nous vivons aujourd’hui.il serait maladroit de faire la distinction.d’autre part ne perdons pas de vue la réalité de la societe algerienne dans son ensemble et ne proposons pas de solutions allant à l’encontre de notre culture car cela n’aura d’autre effet que de retarder le developpement du pays.faisons en sorte d’utiliser la matiere brute de notre peuple et proposons un systeme original puisant dans nos racines profondes de maghrebins.




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  • fateh
    17 avril 2010 at 16 h 41 min - Reply

    Je crois que le terme -ISLAMISTE- est impropre pour qualifier des gens ou un groupe de gens ou meme une societe qui veut un pouvoir conforme a la CHARIAA.
    En tant que Musulman je crois que notre peuple n’aspire a etre gouverne que de ce qui releve de sa culture et de ce fait de sa religion Musulmane.
    Si l’on se refere a la cicvilisation Musulmane depuis le debut l’Etat Islamique-MEDINE- a ete fondamentalement Islamiste mais au sens CHARIAA dans son application avec toutes les impplications que cela suppose en pratique -cad- politique ,social, economique.
    A ma connaissance l’Islam reste la SEULE RELIGION QUI A EDIFIE UNE CIVILISATION IMPERIALE EN UN TEMPS RECORD.
    Partant de la je trouve vraiment curieuse la tendance de certains anti-islamistes a nous raconter le meme jargon a savoir: hijab, droit de la femme, barbe etc…totalitarisme-religieux….Il y a certe du vrai dans tout cela mais la question que l’on doit se poser est de savoir pourquoi le discour politique islamique a ete reduit a l’accoutrement des gens?
    Nul doute qu’il y a manipulation et vue l’inculture politique de ses promotteurs ,la DIABOLISATION s’est vite installee.
    Dans l’autre cas, le refus des valeurs dites occidentales est motive par la contradiction de celles-ci avec notre conception spirituelle de notre vie quotidienne qui doit absolument etre basee sur les recommandation du CORAN et de la SUNNA.
    La Democratie n’est la propriete d’aucune civilisation, mais son application reste determinante quand a la sauvegarde de la dignite de l’homme. La Grece antique etait democratique et ca n’empechait pas les atheneens d’avoir des esclaves sur qui ils avaient droit de vie ou de mort.
    Pour memoire, je rappel a certains que la france n’a JAMAIS ABOLI LE CODE DE L’INDIGENAT INSTITUE EN 1881/82 et pourtant le peuple francais votait democratiquement.
    A mon avis il faut essayer de reflechir a un future non pas dans le compromis mais dans la definition de nos constantes nationales, parcequ’il serait tout simplement inacceptable qu’un peuple a 99% Musulmans puisse etre ramene a refechir a une societe laique. Le facteur religieux est le ciment de cette societe, il l’a ete durant la colonisation et pendant la guerre de liberation,il ne peut donc qu’etre le moteur de l’evolution et du developpement. Il ne peut en aucun cas y avoir consensus avec des gens qui nous importent une ideologie qui bafoue notre foi, alors que ftama n’soumer est morte avec la CHAHADA DE MEME QUE TOUS LES CHOUHADAS QUI ONT COMBATTU L’INVASION BARBARE FRANCAISE…RENIE CETTE VERITE, C’EST SE DRESSER A CONTRE-COURANT DU MESSAGE DIVIN QU’EST LE CORAN ET EGALEMENT LA SUNNA.




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  • houda
    17 avril 2010 at 16 h 56 min - Reply

    bonjour
    je veux que moura me dise où commence la sphère politique et où elle s’arrête. Ou commence la religion (ici la religion musulmane) est où s’arrête -t-elle ?




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  • BRAHIM
    17 avril 2010 at 17 h 39 min - Reply

    Cher @moura, il semble effectivement que le vin n’est pas H’ram mais Mekrouh. Mais entendons nous bien, cher @moura : on n’est pas là aussi pour dire que le vin s’est bien et qu’il faut boire à gogo.. Car il faut reconnaître et admettre que l’abus d’alcool (comme le tabac et la drogue) n’est pas bon pour la santé. Les gouvernements, quels qu’ils soient, doivent informer constamment la population sur le danger de l’alcool, du tabac et de la drogue. C’est le devoir de l’Etat. C’est une question de santé publique. C’est pour cela que tout Etat responsable doit posé tous les garde-fous nécessaires, comme dans toute société policée, afin de sanctionner l’abus alcool que ce soit au volant ou en société. Un exhibitionniste ivre doit évidemment être isolé de la société et mis au « cachot » pour dégrisement et jugé selon la loi humaine. Les citoyens en Etat d’ébriété et qui se comportent mal en société du fait de l’alcool ou de la drogue doivent être isolé. Si comme tu dis le vin n’est pas h’ram, comme le Coran n’est pas mon point fort , il serait intéressant que les théologiens ou les internautes qui connaissent bien le Coran, nous expliquent vraiment le message du Coran dans ce domaine. Qu’il nous explique également si dans le Coran, il est fait allusion à la drogue ou non. Car, bizarrement, au cours de mon existence, je n’ai jamais entendu quelqu’un dire que la drogue (chose qui ne m’a jamais effleurée l’esprit pour la consommer heureusement pour moi) est h’ram ou pas ? ! J’espère que certains de nos amis internautes ne vont pas nous accuser de faire l’éloge de ce qui est interdit par le Coran.




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  • Mohamed Jabara
    17 avril 2010 at 17 h 45 min - Reply

    @ Moura.
    Bonjour.

    J’espère que tu ne va pas te facher, je vais t’apporter un peu de contradiction.

    QUANT A L’INTERPRETATION DE L’ISLAM.

    Tu affirmes que ce n’est pas au pouvoir d’interpréter, ni aux imams.
    C’est ce que je retiens ces deux citations de ton texte:
    1- »le temps ou l’imam,seul detient la verité est revolu »
    2- »lorque le pouvoir se mele il donne des interpretations differentes au gres des interets »

    Pourtant un verset connu et je te garantis qu’il n’est pas faux, bien que la traduction soit de moi mais je le cite aussi en arabe pour permettre d’établir la comparaison nous dit: « O croyants, obeissez à Dieu, à son prophète et à ceux d’entre vous investis de pouvoir et si vous ne vous entendez pas sur quelque chose, remettez vous en à Dieu et à son prophète »

    ياايها الذين آمنو اطيعوا الله والرسول واولي الامر منكم فان تنازعتم في شيئ فردوه الى الله والى الرسول ان كنتم تؤمنون بالله وباليوم الاخر
    قرآن كريم

    Ceux qui sont investis de pouvoir sont soit les gouvernants, soit les docteurs de la foi, jusqu’à présent il est admis par tous que ce sont les docteurs de la foi. Tu rejettes l’interprétation des deux et tu affirmes que depuis 1990 tout le monde sait et peut interpréter. A moins que j’ai malcompris.

    Tout le monde sait peut etre, mais pour interpréter en matière religieuse il faut maitriser certaines disciplines. Comme pour inteterpréter en mathématiques ou en physique ou en toute discipline il faut avoir le savoir nécessaire.

    «Ne touche pas à ce dont tu n’a pas connaissance » nous dit le Coran. Et la connaissance ce n’est pas des notions superficielles que nous échangeons ici sur le net. Quoique on peut bricoler dans ce qui est profane en évitant de bricoler en matière de justice et de médecine mais on ne peut bricoler le sacré. Il faut des spécialistes pour nous montrer la route. On n’y va pas sans repères et sans guide. Et tu remarquera que j’ai soustrait la médecine et la justice du bricolage,car elles concernent l’Homme qui est sacralisé.

    QUANT A LA SEPARATION DE LA RELIGION DE LA POLITIQUE:

    Tu dis: »Mon avis est de separer la religion et la politique,chaqu’une à son champ de competence.
    Que la verité et la justice soient mes guides. »

    Cela dépend de ce que tu entends par séparer la religion de la politique.

    1-Si tu veux dire que l’Etat ne doit pas baser la démocratie sur des partis politiques religieux, je suis d’accord avec toi. L’Islam doit être soustrait à la lutte partisane et la lutte partisane doit se cantonner aux besoins des gens.

    2- Mais si tu veux dire qu’il faut écarter totalement la religion de la vie publique juridique et sociale c’est discutable.

    Discutable car les gens qui sont dans les partis sont musulmans meme si les partis ne sont pas islamistes et agissent dans une contexte social musulman, pour le compte d’un electorat musulman qui lui aussi a des préoccupations musulmanes.

    Il ne viendrait à l’idée d’aucun parti politique de dire dans son programme qu’il va importer de la viande de porc. Quoique le vin rouge si 🙂 il y en qui le font et qui le feront. Mais bon. Notre ami @brahim doit se régaler de temps en temps mais le porc je crois que meme lui ne le mange pas c’est plutot une question de tradition pour lui. O combien je te respecte sage homme.

    Il y a en droit ce qu’on appelle les sources objectives qui sont les causes sociales d’élaboration de la loi et les sources formelles qui sont les institution chargées d’élaborer les règles. Les sources formelles sont tenues de tenir compte des sources objectives dans l’élaboration des règles de droit, sinon ces règles ne seront pas suivies pas la société à laquelle elles s’adressent et constitueront un abus. Comme par exemple l’histoire de la carte d’identité et du questionnaire qu’a pondu zerhouni. L’inadéquation a produit le résultat que tu sais.

    Dans l’élaboration du droit, l’état est donc obligé de tenir compte de la religion musulmane qui est la religion de la majorité ou sinon des troubles politiques apparaitront mais il doit en tant que garant de l’égalité entre ses citoyens, leur accorder les memes privilèges, qu’ils soient musulmans, athées, chrétiens, juifs ou autres. Il y a donc des compromis à faire de part et d’autre. Cela ne cadre pas vraiment avec le droit musulman ? Effectivement. Mais comme je l’ai dit dans mon post précédent, c’est la responsabilité de la communauté et du gouvernant. Ce pourquoi une partie des « islamistes » purs et durs refusera un projet pareil. Mais à mon avis ce n’est pas à l’individu de décider pour tout le monde et meme s’il est d’avis qu’il y a violation du droit musulman, il n’a que le droit et le devoir de le dénoncer dans le cadre de la liberté d’expression. Et l’obligation religieuse qui pèse sur lui cesse dès lors car nul n’est tenu à l’impossible.




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  • D B
    17 avril 2010 at 18 h 08 min - Reply

    Je crois que c’est là un forum très opportun.
    Le titre du texte est, à lui seul, un cadre, et un balisage, de ce que devront être nos débats sur la question.
    Personnellement, je propose à notre frère Salah Eddine, qui modère les interventions, de valider tous les avis, et toutes les opinions, quels qu’ils soient, tant qu’ils restent dans le cadre de l’argumentation et de la contradiction, sur le sujet même, et qui ne dévient pas progressivement vers l’anathème et sur des attaques personnelles.
    Pour ma part, et comme je l’ai déjà exprimé dans cet espace, je crois que l’islamisme politique est voué à l’impasse. Mais je considère qu’il a droit de cité, à partir du moment où il ne considère plus la démocratie comme « kofr », qu’il reconnait le verdict des urnes comme seul moyen d’accéder au pouvoir, et qu’il s’engage à se soumettre à l’alternance si les électeurs se détournent de lui.
    Les mêmes conditions doivent être acceptées des autres mouvances politiques.
    Mais, à mon avis, deux problèmes fondamentaux devront être résolus, et faire l’objet d’un véritable consensus.
    Le premier se trouve dans l’application littérale de la chariaa. A supposer que les Algériens décident de porter les islamistes au pouvoir, et que dans le programme de ceux-ci figure en bonne place l’application de la chariaa, de façon plus ou moins explicite. Devrons-nous dans ce cas, en démocrates jusqu’au bout, accepter que des libertés individuelles, universellement admises, soient remises en cause, ou devrons-nous nous opposer à toute atteinte à un certain mode de vie, et à une certaine perception des droits de l’homme, même si le peuple choisit de vivre dans une république islamiste intégrale ? Je n’affirme rien pour le moment. Je me borne à poser la question.
    Le deuxième problème sur lequel nous devrons nous pencher est celui du niveau politique de nos concitoyens. Je sais que c’est une remarque qui ne manquera pas de soulever une vague d’indignation, puisque j’ai, moi-même, affirmé qu’il fallait cesser de considérer ce peuple comme un éternel mineur, et qu’il faut le laisser décider de son propre sort, et que même s’il se fourvoyait, il ne devait s’en prendre qu’à lui-même, jusqu’à atteindre, par la pratique politique, la maturité dont le régime l’a toujours sevré, pour les raisons évidentes que l’on sait.
    Mais sur ce point, plutôt que de me borner à seulement poser la question, je souhaite exprimer mon avis.
    Il me semble évident, en effet, que les électeurs algériens, dans leur immense majorité, ont été tenus, de façon préméditée et constante, dans un état d’apolitisme aigu. Hormis une minorité de gens qui a réussi, par elle-même, à acquérir un esprit critique, et une vision politique conséquente, nos compatriotes sont très loin d’un niveau minima sur le plan civique et politique. Les uns continuent de marcher dans des « manifestations spontanées » en criant « Jich, chaab maak ya flène », et les autres de brandir des exemplaires du Coran en hurlant « lla mithak, lla doustour, kala Allah, kala Errassoul »
    Et les uns, et les autres, en deviennent les outils souvent inconscients, mais légitimistes, de forces tendues vers la conquête du pouvoir.
    Je suis désolé de devoir dire les choses aussi crûment, mais c’est mon propre constat de la situation. Je crois sincèrement que la majorité de notre peuple ne sait pas ce que sont la démocratie, la séparation des pouvoirs et les attributions de chaque institution, les élections, le rôle et les attributions des élus, les droits de l’Homme, la nature et le rôle des impôts, les droits et les devoirs civiques, le rôle de l’armée, le droit syndical,et tous les sujets qui procèdent des grands équilibres de l’Etat.
    La majorité de nos compatriotes ne connaît pas l’histoire véritable de son pays, et encore moins celle de la révolution, dans toute ses vicissitudes.

    Mais malgré cela, rien ne nous autorise à considérer le peuple algérien comme un « ghachi » mineur à vie, incapable de discerner le bien du mal, comme cela a été le cas lors de l’interruption du processus électoral.
    Pourtant le problème est de taille, et il est nécessaire que nous en discutions.
    Prenons un exemple tout simple, mais qui montre toute la schizophrénie politique dans laquelle nous baignons, et la totale absence du peuple dans ses propres textes fondateurs. L’article 2 de la Constitution du pays, le plus important après le premier, qui consacre le pays en « République, démocratique et populaire », dispose clairement que l’Islam est la religion de l’État.
    Donc, à se référer à cet article, ce sont les islamistes armés qui sont dans le Droit, puisqu’ils tentent de faire appliquer la Constitution, et non l’État qui les combat, et qui est donc constitutionnellement hors la loi.
    Sauf que le peuple n’est pas à la hauteur de ses propres lois, puisqu’il n’est ni en mesure de les comprendre, ni de les imposer à ses dirigeants.
    L’idéal, dans ce cas précis, serait que le peuple admette cet article comme étant une disposition centrale qui fonde son Etat, et donc il aura choisi de vivre dans une république islamiste,ou de la modifier, et de choisir une autre modèle de société.
    Mais pour pouvoir se déterminer, dans un choix aussi crucial, encore faudrait-il le faire en toute connaissance de cause.

    Donc, à mon humble avis, il est nécessaire, lorsque ce régime aura été chassé de nos vies, d’instaurer une période transitoire de plusieurs années, pendant lesquelles la mission principale, et essentielle, d’un gouvernement provisoire, en plus de gérer les affaires courantes, sera de relever le niveau politique et civique de tous les Algériens. Tous les moyens humains, financiers, médiatiques, scolaires, universitaires, et associatifs, devront tendre vers un seul et exclusif but: Faire de toutes les Algériennes, et de tous les Algériens, des citoyens politisés, lucides en termes de choix sociétal, initiés sur tous les rudiments de la cité politique, sur leurs droits, sur leurs devoirs, sur l’histoire objective de leurs pays, sans rien leur cacher. Et lorsque les Algériens, tous les Algériens en âge de voter seront devenus des citoyens à part entière, qu’on ne pourra plus les charger dans des camions, comme du vulgaire bétail, pour des « marches spontanées », qui sauront enfin que leur pays n’est la propriété de personne, qu’ils feront la différence entre le domaine public, le domaine public de l’Etat, et le domaine privé, qu’ils sauront que personne, quelle que soit son importance, n’a le droit de construire sur un trottoir, qui est le domaine public par excellence, que tout un chacun doit justifier de ses revenus et de ses possessions, que n’importe quel citoyen, aussi modeste soit-il, peut ester en justice n’importe quel « grand commis de l’Etat », que personne ne peut disposer à sa guise des ressources nationales, alors, à ce moment là, un large, très large débat, sur les projets de sociétés, des uns et des autres, doit se dérouler de la façon la plus transparente, et la plus libre, au sein de médias qui seront à la disposition totale du peuple, et non plus de flène ou feltène.
    Et lorsque les représentants des diverses mouvances politiques, toutes les mouvances politiques, sans aucune exclusion, ni disqualification, se seront librement exprimées, qu’elles auront apporté la contradiction à d’autres, à ce moment là, le peuple choisira son destin, et ses dirigeants, en peuple majeur, conscient de tous les enjeux, de tous les périls, et avec l’assurance que pas un seul bulletin de vote ne sera détourné, ni subtilisé.
    A ce moment là, et seulement à ce moment là, à mon avis, tout un chacun, quel que soient ses propres convictions, devra s’incliner devant la volonté populaire, sans aucune condition.

    Pardon d’avoir été si long, mais je voulais dire le fond de mes pensées.
    DB




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  • SAID
    17 avril 2010 at 20 h 22 min - Reply

    L’islamisme politique est incompatible avec la democratie (démocratie au sens « occidental » du terme!)
    A ce jour il n’existe nulle part au monde un état islamique démocratique (au sens large du terme). D’ailleurs Benhadj l’a souvent proclamé : c’est la democratie (et les autres partis)qui sont anticonstitutionnels dans un pays musulman.
    Que quelqu’un pratique sa religion, il n’a d’autorisation à recevoir de personne, chacun est libre (doit etre libre ) de ses convictions religieuses. Defendre sa religion, ne doit pas signifier l’imposer aux autres.
    Défendre sa religion, c’est donner le bon exemple.




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  • BRAHIM
    17 avril 2010 at 21 h 35 min - Reply

    Mon cher frère DB que je ne connais NI d’Ève NI d’Adam , je suis en droite ligne avec toi (je m’excuse de te tutoyer) sur ton dernier post et sur ta conception de l’Algérie de demain. En disant cela, je suis persuadé que certains internautes vont encore ,et encore, croire que nous avons « squatté » ce blog pour encourager les « sionistes » ou les « harkis » ou « les laïcs » ou « je ne sais qui » à revenir en Algérie pour « rechristianiser « , « re-judaïsé », « recoloniser » « refranciser » notre pays. Mais, bon dieu, il faut que les internautes sachent que les personnes comme toi (permet moi de te tutoyer) ou le docteur Sidhoum ou le collectif à l’origine de l’appel au peuple algériens et beaucoup d’autres internautes qui interviennent sur ce blog, sont pour la construction d’une AUTRE Algérie. Pas celle du FLN , de l’armée, qui ont trompé le peuple depuis deux générations… presque. Lisez l’appel !!! Une bonne partie des Algériens est prêtes, j’en suis sûr, à intégrer cette façon de voir l’Algérie de demain, sans hésiter. Je délire peut-être, mais je suis persuadé que la synthèse entre ta façon de voir les chose, (je m’excuse encore de te tutoyer) , celle du docteur Sidhoum ou des autres membres du collectif est une proposition qui débouche sur un même objectif : avènement d’une Algérie authentiquement démocratique à laquelle beaucoup d’Algériens rêvent. Bon dieu de bonsoir, pourquoi pas. Pourquoi pas une REPUBLIQUE ALGERIENNE tout simplement, une Algérie qui doit exclure les dictateurs, les monarques et les ayatollahs qui sévissent du Maghreb au Moyen orient sans discontinuité depuis des années ou parfois même des siècles??! Notre pays n’a pas à recevoir de leçons des pays du golfe. Notre pays a, au contraire, LE DEVOIR de montrer à ces pays qu’ils ne détiennent pas « la vérité » sur tous les plans. Je ne sais pas ce qu’en pensent nos amis internautes mais il faut s’exprimer et donner son point de vue ENCORE ET ENCORE sur la notion de démocratie, quel qu’en soit la thèse sur ce sujet important, afin d’aboutir à une BASE SOLIDE sur laquelle on DEVRAIT définitivement s’engager. Sinon, on va continuer à tourner en rond éternellement, ce qui profite à ceux qui nous gouvernent.




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  • D B
    18 avril 2010 at 0 h 46 min - Reply

    @BRAHIM
    Merci de me tutoyer. Je suis naturellement enclin à le faire avec tous les membres de la famille LQA, mais je m’astreins à une certaine réserve, tant que je ne perçois pas l’autorisation implicite. Pour ma part, je suis flatté que mes frères me tutoient.
    Ceci dit, et pour revenir à l’essentiel de ton message, je crois, en effet, que tout le monde gagnerait à lire attentivement le texte de l’Appel du 19 mars. Nous y gagnerons à économiser des malentendus. Pour ma part, et pour simplifier, je crois que l’Islam est d’abord une religion. C’est à dire une croyance, et un code de rituels. A mon avis, la croyance, ou la foi, procède plus de l’esprit qui l’imprègne, que de la lettre qui la codifie. L’essentiel se trouve dans l’esprit, et non dans la lettre. Parce que le littéral est sujet à circonstance, tandis que le spirituel est immuable.
    Je vais prendre la clé des champs, et tenter de me faire comprendre par des exemples.
    Prenons, par exemple,des esthètes. Des mélomanes ! Des amateurs de musique classique. Ils sont tellement pénétrés de l’art qu’ils écoutent, qu’ils sont littéralement transportés. Ils ne sont plus là. La musique les subjugue, elle les envoûte, elle les annihile. Ils sont pénétrés, en leurs tréfonds, par des sons qui subliment, ou altèrent, leur égo le plus profond. Parce que ces mélomanes ont la chance d’avoir une sensibilité extrêmement complexe, et que le grand art qu’ils écoutent, ou qu’ils voient, s’ils s’abîment dans l’admiration d’une œuvre picturale, a sur eux un effet subliminal de très grande intensité. Pourtant, il peut arriver que ces mêmes esthètes, pourtant pourvus d’un sensibilité extrême, regardent les extases de gens très pieux comme la dernière des vulgarités, t vient en ces gens des émotifs qui succombent à un conditionnement mental. Pourtant, à mon avis,ces orants, qui se diluent, eux-aussi, corps et âme, dans une foi aussi englobante, dans une foi si intense, et qui parviennent à entrer au plus profond d’eux-mêmes, pour trouver un chemin de lumière, sont, en fait, dans la même situation mentale que les esthètes qui sont au diapason de leur passion. A la différence que ce sont d’autres sens, et d’autres imprégnations sublimes qui servent de vecteurs. Parce que ce ne sont pas des sons, des visions, ou quoi que ce soit qui procède de nos cinq sens qui leur sert à traverser le miroir, si je peux dire, mais une Présence. Je met un P majuscule à dessein.
    Et donc, pour en revenir à ce que je voulais dire, la foi, en elle même, si elle est pure, si elle vraie, si elle est laborieuse, parce qu’il n’est pas donné à tout le monde d’entrer en phase avec la Présence, de la même manière qu’il faut être initié et imprégné, pour apprécier l’art dans ses sens cachés, dans ses expressions les plus sublimes, donc la foi, disais-je, est un don rare, une capacité que l’on n’acquiert que par une longue assiduité, une concentration de toutes les forces de l’esprit, et une clairvoyance acérée. Cette foi là, rare comme je l’ai déjà signalé, concentrée comme un diamant né d’une longue évolution, cette foi, cette totale occultation de l’être, qui devrait être, pour tout religieux digne de ce nom, l’alpha et l’omega de la quête spirituelle, est reléguée pourtant, par ces mêmes gourous qui s’en servent comme d’un titre de propriété, pour l’étouffer elle-même, l’enfoncer de leurs talons dans le dernier sous-sol, pour pouvoir consacrer l’essentiel de leurs harangues, de leurs gesticulations, et de leurs argumentaires, au triomphe du littéral, des formalités, à un mimétisme souvent cocasse, toujours dérangeant, des anciens. Au point où ils recommandent de porter une canne, parce que le prophète(QLSSSL) portait toujours une canne. Ou de toujours entrer dans les toilettes du pied droit, et d’en sortir du pied gauche, parce que c’était aussi la coutume du prophète(QLSSSL)et autres détails.
    Ces intégristes, dont nous retrouvons les pendants dans les deux autres religions du Livre, dont les sociétés sont encore perméables à leur usage immodéré de la formalité tracassière au détriment de l’Esprit, parce que les juifs et les chrétiens, ont su se détacher des faux dévots, du moins partiellement, jouent sur du velours. Ils ont encore de beaux jours devant eux. A plus forte raison que les régimes qui dirigent les peuples musulmans sont haïssables. Et que par conséquent ceux qui les combattent apparaissent forcément comme des libérateurs. Ces intégristes sont donc portés par la conjoncture, et leurs meilleurs alliés sont les régimes auxquels ils disputent le pouvoir. Et comme de bien entendu, ces régimes sont loin d’être stupides, ils ont compris que l’arme utilisée était redoutable. Alors, tout naturellement, ils tentent de la récupérer, et ils y parviennent bien souvent. Deux exemples en marchant: Le cas du MSP dont les fougueux recruteurs djihadistes d’hier sont devenus de prospères hommes d’affaires, , et celui de l’AIS dont l’Emir a rendu un vibrant hommage au plus sanguinaire des généraux janvieristes.
    Mais je m’arrête là, pour ne pas abuser.
    Cordialement




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  • fateh
    18 avril 2010 at 1 h 00 min - Reply

    salam frere jamal eddine…

    Moi je reste touours etonne quand on se pose la question de la democratie en Islam. Je na sais si nos amis internautes le savent, le compagnon du prophete -SAW- OTHMAN IBN AFFANE a ete elu a partir d’un SONDAGE-VOTE EFFECTUE PAR ABDERRAHMAN IBN AOUF. Cette operation s’est faite pour determiner qui sera le KHALIF entre ALI IBN ABI TALEB COUSIN DU PROPHETE PAR EXCELLENCE ET OTHMANE IBN AFFANE. Finalement les populations de MEDINE ont choisi OTHMANE IBN AFFANE…Je me demande si ca ce n’est pas de la DEMOCRATIA…
    L’autre point est celui des libertes de l’homme universellement reconnues. A croire que l’Islam est INHUMAIN,et pourtant c’est lui qui codifia le premier les DROITS DE LA FEMME ET DE L’EPOUSE ETC…
    Alors s’il vous plait essayer de faire un effort messieurs les democrato-occidental et donner nous la liste des libertes de l’homme reconnues universellement et que l’Islam interdit??????????
    Enfin il est claire que l’amalgame qui existe entre ceux qui appellent a une DAOULA ISLAMIA et le texte divin et son application releve plus de la manipulation que du bon sens de l’interpretation strictement lithurgique de ce message.




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  • Adel
    18 avril 2010 at 1 h 16 min - Reply

    Je voudrais juste rappeler ce que j’entends personnellement par moderniste et islamiste.

    Le projet moderniste est celui que les gouvernements successifs ont essayé d’appliquer depuis 1962 en utilisant le parti unique et l’autoritarisme. Le FLN d’avant 62 avait pour objectif l’édification d’une République algérienne démocratique et sociale dans le cadre des principes islamiques. A ma connaissance, aucun dirigeant algérien n’a affirmé vouloir mettre en place un État islamique qui appliquerait immédiatement la chariaa. Ce projet moderniste, dans ses variantes socialiste et libérale, a eu pour porte-parole des personnages aussi différents que Abane, Boudiaf, Ferhat Abbas, Boumedienne, Sadeq Hadjeres ou Benkhedda.

    Le courant islamiste s’est d’abord affirmé en Égypte. Il s’est opposé à Nasser, qui appliquait à l’époque une politique socialiste. Comme je l’ai déjà dit dans l’article, son objectif proclamé est l’application stricte de la chariaa. En Algérie, le représentant le plus conséquent de ce courant est Ali Benhadj.

    La question n’est pas de savoir si les Algériens sont musulmans ou non. Ils le sont certainement dans leur écrasante majorité.

    La question est de savoir si deux Algérien(ne)s dont l’un(e) se réclamerait du courant moderniste et l’autre du courant islamiste pourraient travailler ensemble à la mise en place du Front National pour le Changement préconisé par l’Appel du 19 mars. Si le premier soutient que les islamistes sont un danger pour l’Algérie et, qu’à ce titre, ils doivent être combattus, et que le second considère que les modernistes sont un danger pour l’islam et que, pour cette raison, ils doivent également être combattus, alors l’union devient impossible.

    J’ai l’impression qu’il y a une tendance qui pense que le courant moderniste (appelé aussi à tort laïc) ne représente rien du tout en Algérie et que l’écrasante majorité de la population est favorable au courant islamiste et veut, par conséquent, l’application immédiate et stricte de la chariaa. Dans ce cas, il n’y a pas lieu de rechercher un quelconque compromis. Il suffit au courant islamiste de s’organiser et de prendre le pouvoir.

    Pour ma part, je pense que les choses ne sont pas aussi simples et, qu’en l’état actuel des choses, aucun des deux courants ne pourra gouverner l’Algérie en ignorant totalement l’autre.

    Certains intervenants pensent que la priorité est de réaliser le changement. Cela est vrai. Et c’est parce que nous adhérons à ce point de vue que nous sommes là. Mais force est de constater que le débat dégénère souvent et on verse dans l’invective et l’anathème. La méfiance et la suspicion planent en permanence. Ne vaudrait-il pas mieux jouer cartes sur tables et dissiper les malentendus?

    Il y a certainement des intervenant(e)s qui ne se définissent ni comme islamistes, ni comme modernistes. Leur point de vue est très certainement interessant et pourrait nous mener vers une position consensuelle.




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  • Mohamed Jabara
    18 avril 2010 at 8 h 30 min - Reply

    @D.B.

    A mon avis la chariaa ne doit faire partie d’aucun programme politique. Elle doit etre totalement proscrite des programmes politiques et soustraite aux marchandages electoraux afin de laisser notre sainte religion au dessus de la mélée.

    Mais…l’Etat dans son action doit tenir compte des princips religieux sans qu’il soit permis à ses commis de s’en prévaloir dans le cadre de leurs mandats electoraux.




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  • Mohamed Jabara
    18 avril 2010 at 8 h 44 min - Reply

    @ Adel.

    « citation: » Je crois que le courant moderniste appelé à tort laic… ».

    Je crois qu’on gagnerai à redéfinir les concepts. En effet, tel que tu le suggères, moderniste n’est pas laic.

    Le musulman moderniste pour moi ne rejette pas totalement l’idée d’intégrer la religion musulmane dans le droit c’est a dire en aval des institutions mais la rejette en amont, dans la constitution de ces institutions.

    Tandis que le laic rejette toute forme de manifestation de la religion dans le fonctionnement de l’état que ce soit en amont ou en aval.

    Je pense que le problème fondamental est là et que c’est la où on peut rallier le plus d’Algériens autour d’un consensus.




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  • IDIR
    18 avril 2010 at 11 h 15 min - Reply

    Cher frère D. Benchenouf,

    Avec le respect pour l’auteur de cet article, notre frère Adel, permettez-moi, de revenir à l’essentiel qui est le savoir. Nous sommes devenus une communauté « d’ignorants ». Donnons la priorité à la Science, dans ce journal, avant toutes autres considérations. Ma conviction est qu’il n’y a ni modernistes ni islamistes, mais il y a, Obscurantistes, suppôts de l’obscurantisme.

    Je reviens à la source de mon Identité qui est l’Islam avant d’être berbère, arabe, occidental, asiatique ou autres et, en toute modestie, ce hadith du Messager de Dieu me revient à l’esprit : « Le temps se rapprochera, le savoir disparaitra, les troubles apparaitront, l’avarice viendra et le meurtre se multipliera. »
    Fraternellement

    Science et religion aujourd’hui : perspectives islamiques

    Abd-al-Haqq Bruno Guiderdoni

    Extrait : Qu’il me soit permis, pour commencer, de raconter une histoire que mes collègues astronomes relatent parfois dans des congrès scientifiques. C’est l’histoire d’un professeur d’astronomie qui fait une conférence pour le public sur les dernières découvertes de la cosmologie contemporaine. Il y expose la théorie du Big Bang, l’expansion de l’univers, la formation des galaxies, etc.

    A la fin de la conférence, une dame très âgée vient voir le conférencier et lui dit : « Cher Professeur, tout ce que vous avez raconté me semble très compliqué. En effet, on sait bien que le monde repose sur le dos d’une grande tortue. » Le professeur retient un sourire, et pose à la dame une question : « Très bien, chère Madame, mais sur quoi cette tortue repose-t-elle, à son tour ? » La dame répond : « Mais c’est évident, sur une autre tortue. » Et voyant que le professeur allait répéter sa question, la dame prend les devants : « Et d’ailleurs, vous savez, il y a des tortues jusqu’en bas. »

    Source : http://science-islam.net/article.php3?id_article=706&lang=fr




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  • Kestadi ?
    18 avril 2010 at 11 h 30 min - Reply

    « Pour ma part, je pense que les choses ne sont pas aussi simples et, qu’en l’état actuel des choses, aucun des deux courants ne pourra gouverner l’Algérie en ignorant totalement l’autre ».

    Très juste. D’autant plus que d’autres que nous,âmes « charitables » s’il en est,s’en chargent et le disent depuis si longtemps. si Ne nous en déplaise. Écoutons l’un d’eux :

    « Nous travaillons présentement discrètement de toutes nos forces, pour retirer du fonctionnement des états nations du monde cette mystérieuse force appelée souveraineté. »

    Arnold Toynbee (1889-1975), historien et philosophe anglais, lors d’un discours à Copenhague, en 1931

    Source : http://www.evolutionquebec.com/site/citation.html




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  • BRAHIM
    18 avril 2010 at 11 h 50 min - Reply

    @fateh, il ne s’agit pas de reproche envers l’Islam et le Coran. La critique s’adresse aux autocrates, aux dictateurs, aux ayatollahs et aux monarques qui utilisent abusivement l’islam (avec la complicité le plus souvent …de l’armée) pour conquérir ou se maintenir au pouvoir. Le Coran personne ne l’a rejeté pour l’instant que je sache. Il ne faut pas faire croire que les choses ne sont pas clair de ce côté. C’est facile de traiter des algériens patriotes de « démocrato-occidentals » parce que tout simplement ils ont une vision différente du devenir politique de leur pays. Je suis algérien dans l’âme et je dirais même plus algérien dans l’âme autant que les autres.




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  • samir
    18 avril 2010 at 12 h 16 min - Reply

    l’heure est si grave qu’il serait prematuré de parler aujourd’hui de modele de societe.la situation nous impose à tous,algeriens de divers horizons politiques,de nous mettre d’accord sur un minimum commun.la declaration du premier novembre 54 peut être une solution car c’est autour d’elle que le peuple algerien s’est unis pour un but commun à savoir l’independance.aujourd’hui nous devons mettre de côté nos divergences politiques qui ne servent que ce régime despotique,et oeuvrer pour une solution qui mettrait fin à ce régime.une fois réalisée ce projet,il appartiendra à chacune des tendances politiques de presenter son projet de societe et laisser le choix au peuple de décider.encore une fois,une minorité ne peut pretendre gouverner la majorité.le peuple est le seul souverain.la minorité n’aura d’autres choix que de respecter la volonté populaire.l’ANP une fois nettoyée des frelons,sera la garante d’une transition pacifique.c’est une occasion historique qui se présente à nous pour en finir avec 50 ans d’oligarchie.soyons au niveau des ambitions de notre peuple.




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  • tacili
    18 avril 2010 at 14 h 26 min - Reply

    Bonjour

    La fameuse déclaration de Novembre 1954 est devenue pour certain la Soura 115 du Coran.

    La référence aux principes de l’Islam dans ce document est on ne peut plus obscure et compliquée car le sujet n’a pas été approfondi et la question :de quel Islam ces augustes compatriotes parlaient-ils n’a jamais eu de réponse claire.Aussi bien Benhadj que Bouteflika se réclament du même Islam. Comme l’étaient Mou3awiya et Ali 14 siècles auparavant, ou Yazid Ibn mou3awiya et Al Hussein.

    Je pense que toute référence a la religion dans un texte aussi fondamental que la constitution est une erreur majeure mais la question pourrait avoir cite dans les articles relatifs aux libertés de cultuels et culturelles.

    J’y reviendrai sur cette obsession avec la déclaration de novembre.

    Merci




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  • Adel
    18 avril 2010 at 16 h 41 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Moderniste=laïc?

    Si on considère que le projet moderniste, en Algérie et dans le monde arabe, a été celui qu’ont tenté d’appliquer tous les régimes qui se sont attelés à l’édification de l’État national (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Soudan, Syrie, Irak, Yémen du Sud), il est aisé de constater que la laïcité n’a jamais été explicitement revendiquée par la plupart de ces régimes. La Constitution algérienne a toujours affirmé que l’islam est la religion de l’État.

    Par opposition, un pays comme l’Arabie saoudite, du moins dans les années 50-70, ne peut pas être classé parmi le groupe de ceux qui adhéraient au projet moderniste.

    Être musulman et moderniste, est-ce possible? Ma réponse à moi est oui. C’est même la seule voie raisonnable, de mon point de vue. Ce n’est pas facile, cependant. La «réaction» (dans le sens physique et non pas politique, qui a une connotation négative) islamiste, qui a émergé en force après la révolution iranienne, qui, soit dit en passant, est le résultat de l’échec du courant moderniste mené par le Shah Réza Pahlavi, est normale, car les changements subis par les sociétés musulmanes travaillées par le courant moderniste étaient trop importantes et brutales. C’est l’échec économique et le largage des couches populaires par les pouvoirs en place en temps de crise qui ont condamné le courant moderniste et c’est cet échec qui doit être analysé. Pourquoi les régimes qui se sont mis en place dans les pays arabes après l’indépendance ont-ils échoué?

    Que dit le courant islamiste (dans sa version radicale Benhadjienne notamment)? Il dit : «Nous refusons de changer. Nous voulons vivre comme ont vécu les premiers musulmans du temps du Prophète (saaws). Nous n’avons que faire du monde moderne, de sa science et de sa technique. Nous sommes musulmans et cela nous suffit.» Dans tous ses discours, c’est l’islam qui occupe la première place.

    Le courant moderniste, quant à lui, tout en respectant l’islam, se fixe comme priorité la modernisation du pays : développement économique, maîtrise des sciences et techniques, etc. Il veut élever le pays au rang des nations modernes développées. Ce courant a été libéral, comme au Maroc et en Tunisie, ou socialiste, comme en Algérie, Égypte, Syrie, Irak, etc. Il ne s’est pas préoccupé outre mesure du strict respect de la chariaa.

    Après l’échec du courant moderniste au pouvoir par la dictature de l’armée et du parti unique, ce courant est-il définitivement condamné et rejeté par la majorité de la population? Ce n’est pas évident. Il y a une lutte entre les deux courants et aucun des deux n’a pu vaincre totalement l’autre. Notre ami DB a dit que l’islamisme aboutira à une impasse. C’est aussi mon avis. Les pouvoirs dictatoriaux qui ont essayé de mettre en œuvre le projet moderniste sans démocratie sont également condamnés à disparaitre. Il y a un courant moderniste démocrate qui tente de survivre dans un environnement particulièrement hostile. Le courant islamiste et le courant moderniste démocrate peuvent-ils se permettre de se combattre jusqu’à ce que l’un des deux disparaisse, sans mettre en péril l’existence de l’Algérie en tant que nation souveraine? N’y a-t-il pas danger de basculer dans un scénario de type somalie, Afghanistan ou Irak? Le danger est réel et chaque algérien(ne) est interpellé(e). Nous devons situer clairement les priorités et ne pas céder aux chants des sirènes.

    Les revendications du courant islamiste radical (FIS) ont avant tout un contenu de classe. Le modernisme vu par les couches populaires est celui de la classe pseudo-bourgeoise occidentalisée qui pille le pays et étale ses richesses sans vergogne. L’islamisme est revendiqué par la jeunesse des couches défavorisées urbaines, celle qui vit dans les cités dortoirs et les bidonvilles et qui voit la jeunesse dorée des quartiers huppés circuler en BMW et organiser des fêtes arrosées de whisky. La revendication d’application de la chariaa est avant tout une revendication de justice sociale et de moralisation de la vie publique.

    Un dépassement de la situation actuelle est-il possible dans le sens d’un renforcement de la démocratie et de la justice sociale, dans un islam résolument tourné vers l’avenir?

    Amicalement




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  • fateh
    18 avril 2010 at 17 h 02 min - Reply

    @brahim…
    Il n’est pas dans mes intentions de jetter le doute sur le patriotisme des gens qui refusent toute notion de CHARIAA en matiere de gouvernance du pays….Ce qu’il faut par contre clarifier c’est ce rejet systematique en opposant modernite et droits de l’hommes a ISLAM…De plus a ce jour aucune liste ou ecrit concret n’a ete produit par ces modernistes dont vous faites partie pour pouvoir discuter de ce que l’Islam interdit et qui va a l’encontre des droits humains….
    La manipulation est certe reelle puisque le pouvoir s’y est bien consacre, mais les Algeriens auront beaucoup a gagner si des gens comme toi frere Brahim pouviez nous eclairer sur cette democratie-occidentale que vous vous voulez appliquer en Algerie.
    merci




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  • BRAHIM
    18 avril 2010 at 19 h 08 min - Reply

    Cher frère ALGERIEN @fateh, je crois que je t’ai répondu que le problème n’est pas l’Islam. Mais tu ne semble pas comprendre très bien de quoi je parle. Aussi je vais te raconter une chose que j’ai évoquée une fois déjà sur ce blog. Depuis ma naissance (je suis dans la pente descendante du cycle de la vie) , j’ai n’ai jamais vu autant de barbe, de hidjab et de nikab dans mon pays. De plus, un étudiant de l’université de Bab Ezouar qui a connu ma nièce dans la même section , a obligé ma famille , et au dernier moment, alors que la question n’a jamais été évoquée auparavant, de refuser la mariée , au dernier moment, si elle est pas « livrée » avec le Hidjab ….. C’est arrivé dans ma famille en Kabylie qui n’a jamais connu le hidjab auparavant, ….à ma souvenance. On a laissé sortir la mariée avec un hidjab, (au nom de l’amour !!!???), après pas mal de palabre douloureux, mais cela a laissé une grande déchirure dans notre famille. Vous faîtes ce que vous voulez et vous êtes libre de penser comme vous voulez mais j’ai le droit aussi de refuser qu’on impose à des ALGERIENS des choses ridicules, je répète ridicules, au nom de l’islam. Voilà tout, mon frère algérien.Tu m’as obligé à réveler encore une fois cette petite anecdocte de ma vie, alors que çà n’intéresse que moi.




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  • BRAHIM
    18 avril 2010 at 19 h 31 min - Reply

    et je RAJOUTE, cher frère ALGERIEN @fateh, vive l’Algérie ALGERIENNE. A bientôt et ,sincèrement, avec tout mon respect.




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  • koulou
    18 avril 2010 at 20 h 29 min - Reply

    Bonjour tt le monde
    voici quelques explications sur les consommations d’Alcohol ou de spiritueux et @ Moura en particulier.
    C’est vrai que dans le premier verset il n’était aucunément question de banir l’Alcohol(VIN OU SPIRITUEUX).Dans un premier temps,le verset parlait d’éviter d’approcher La prière(salate) jusqu’à tant qu’on soit sobre,c-à-d jusqu’à complète récupération de ses esprits de l’effet de l’Alcohol. »LA TAKRABOU ESSALLAT OUA ANTOUM SOUKARA HATTA TA3LAMOU…. ». Mais les gens de cette époque continuaient de s’abreuver si vous me permettez le terme en terme d’Alcohol ou MOUSKIRAT si vous préférez.
    Il y a eu ensuite le verset final qui est arrivé pour remplaçer le verset précédent et qui met en garde par la même occasion les personnes qui continuent de s’adonner à l’Alcoolisme par ce verset très clair et qui est une sorte d’avertissement pour les errudits:
    « INAMA EL-KHAMROU OUA ELMAYSIROU RIJZOUN MIN A3MAL ECHAITAN FA AJTANIBOUHOU LA3ALLAKOUM TOURHAMOUN ».
    À partir de ce moment précis les musulmans qui avaient dans leurs caves des quantités appréciables de vin s’en ont débarrassés après. Et d’après les récits de l’époques les rues étaient tellement plein de vin que les rivières abondées de ce liquide.
    OUA ELLAHOU A3LAM.

    NB: Une petite réflexion si vous me le permettez,J’ai fait un constat que certaines personnes, pas tous heureusement, s’aventurent à émettre des commentaires dont ils ne sont pas complétement sûre de leurs significations et à mon avis personnel,avant d’émettre un jugement quel qu’il soit,il faut être extrémement sûre et prudent sinon ça pourrait faire des vagues par les temps qui courent.




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  • Mohamed Jabara
    18 avril 2010 at 21 h 32 min - Reply

    @ Adel.

    Donc si j’ai bien compris, musulman moderne ne signifie pas laic chez toi. Est ce que tout le monde est d’accord ?
    En conséquence nous aurons, les « musulmans islamistes », « les musulmans modernes » et les « musulman (?) laics »+ « les laics non musulmans » et enfin « les non laics non musulmans »

    Mais je rèpète l’autre question qui est aussi importante sinon plus puisque elle concerne les effets du positionnement politique par rapport à cette question et à laquelle tu as répondu à une partie, à savoir que en amont, que l’Algérie meme si elle a intégré l’islam comme religion d’état n’a basculé dans l’intégrisme qu’a partir d’une certaine période et que l’Arabie Saoudite l’a toujours été. Mais le fait est que l’Algérie dans son droit de la famille 99 % sont du droit musulman, tandis que le code civil l’est à 60 % Il faut dire que celui de la France en contient aussi, mais bon…C’est ce que je voulais dire par « en aval ». Pense tu que dans un état musulman moderne, le droit musulman puisse avoir droit de cité et comment.




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  • Lies
    18 avril 2010 at 22 h 09 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Les chimères reviennent et occupent l’espace destiné à propulser le changement.

    Et lorsque d’autres proposent sous le sceau de la bonne foi et avec un évident bon sens, les issues qui de leur avis, peuvent mener à un État de droit, salutaire pour tous, ils sont vite accusé d’agents du capital, du sionisme et des croisés.

    Ça a toujours été ainsi, quand on est à cours d’arguments, on accuse.

    Le monde de l’imposture a toujours fonctionné de cette manière.

    Un jour si Dieu le veut que j’espère proche, on se rencontrera entre nous et on saura qui est qui.
    On saura qui est patriote, qui est algérien authentique, qui est propre et intègre, qui a servi honnêtement son pays et qui se cache derrière les mots.
    Moi personnellement, accompagné du frère @ Benchenouf et du frère @ Sidhoum et ainsi que par d’autres frères et sœurs, si bien sûr cela ne les dérange pas, je leur ferai visiter réellement le film de ma vie, séquence après sequence.

    Je vous monterai la maison ou je suis né, l’école de mes premiers pas, le collège, le lycée, l’université, bref tout mon cursus scolaire et professionnel, mes amis et camarades depuis mon enfance, les clubs de foot ou j’ai joué, les mosquées ou j’ai prié et les bars ou je me suis saoulés, bref, toute ma vie, et je vous montrerai le cimetière millénaire ou sont enterrés mes ancêtres et qui continue à recevoir sans se lasser les membres de la famille.

    Comme le feu qui ne dit jamais assez, la mort aussi n’est jamais rassasiée.

    Moi, je vous le dis tout de suite, je me méfie des faux prophètes.

    Je ne leur concède rien du tout.

    Je tiens par-dessus tout à ma liberté.

    C’est plus précieux pour moi que la célébrité et la richesse réunies.

    Je n’accepte jamais le diktat d’un ordre religieux quel qu’il soit.

    Dieu lui-même respecte mon libre arbitre. Pourquoi un mortel veut-il m’en priver. Si au moins il sait.
    Or je sais qu’il ne sait rien.

    Un aveugle peut-il conduire un autre aveugle? Il sait parler, il sait séduire, il sait faire rire et il sait faire pleurer, mais il est incapable de se conduire lui-même. Alors?

    Et ces gens qui critiquent sans savoir. Le voyage apprend la tolérance dit-on.

    Pour connaitre les juifs il faut vivre avec eux, de même pour les chrétiens, et c’est valable pour toutes les races et les croyances.

    Pour connaitre un chinois, il faut vivre avec les chinois, idem pour les esquimaux.

    On ne peut pas se baser sur les : on dit (notre fameux GALOU).

    Ne croyez pas que vous êtes les meilleurs. C’est une grave erreur et vous serez vite confondus.

    Si on parle de séparation du RELIGIEUX et du CIVIL, ce n’est pas qu’on est contre l’Islam.

    C’est d’après moi et j’en ai l’intime conviction que c’est la MEILLEURE FAÇON de bien gouverner un pays.

    La FOI relevant de la sphère du privé. Les lois doivent être civiles pour toutes et pour tous.

    CEPENDANT, je reconnais que tout le monde n’est pas prêt à s’identifier à ce genre de vie sociétale, que c’est même très prématuré, et qu’il faudrait avant d’y arriver faire un énorme travail pédagogique d’éveil des consciences comme le propose sagement le frère @ Adel dans son article en zoom.

    Toutefois galbi ma khalanich neskout devant les discours de monsieur @ Mohamed Jabara qui ne propose ni plus ni moins, avec beaucoup de subtilité d’ailleurs, que le maintien du peuple sous le joug des chimères afin de perpétuer l’ignorance et l’immobilisme au sein de notre société.

    C’est ce genre de discours, associé au comportement prédateur du régime, qui est en train de favoriser l’éclosion, au demeurant légitime, du courant autonomiste par opposition au centralisme d’état, de Ferhat Mehenni, qui possiblement est le précurseur d’autres courants à venir.

    Lorsque personne ne se cachera pour vivre sa foi, lorsque personne a cause de sa confession n’aura peur pour ses enfants et ses biens, la le pays ne peut que prospérer.

    La sécurité s’installera d’elle-même et la paix fleurira.

    On n’aura pas besoin d’avoir un régime policier pour surveiller tout le monde, puisque chaque citoyen sait ce qu’il a de mieux à faire pour son pays et qui évidemment se répercute en bien sur lui.

    Le gouvernement démocratiquement élu, s’occupera sereinement à faire bien fonctionner la machine, il sera respecté par la population, et son autorité puisqu’ étant l’émanation de la volonté populaire sera acceptée par tous.

    Voltaire avait dit : ‘’ Quand on abandonne le terrain des dogmes et des rites au profit des VERTUS PRATIQUES, l’accord s’installe au détriment des luttes sectaires qu’on appelle le FANATISME.
    La TOLÉRANCE en acte est silencieuse et efficace.’’

    Nous devrions éviter de prévoir des malheurs, de créer des souffrances imaginaires pour nous-mêmes et pour les autres.

    Il faut apprendre à vivre en dehors de l’Illusion.

    Mes respects anticipés aux ami(es) internautes.

    Fraternellement.




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  • Adel
    18 avril 2010 at 23 h 02 min - Reply

    @Mohammed Jabara

    Bonjour,

    Dans mon précédent post, j’ai tenté d’expliquer que, dans les pays arabes nouvellement indépendants, les pouvoirs en place, suivis en cela par la majorité de l’élite, sans qu’il y ait un rejet massif de la part des populations, avaient adopté des modèles politiques, économiques, culturels de type moderniste, sans pour autant s’inscrire clairement dans la laïcité. Le débat sur la laïcité n’a commencé que très récemment.

    A ma connaissance, avant l’arrivée du FIS sur la scène politique, tous les Algériens se considéraient naturellement comme musulmans.

    Le courant islamiste, qui a toujours existé, sous une forme ou une autre, est monté en force au créneau pour rejeter le projet moderniste des années 60-70.

    Je parle de la réalité, pas de la meilleure façon d’être musulman, ce que je ne saurais d’ailleurs faire.

    La question que je me pose est la suivante – en schématisant à l’extrême : Saïd Sadi rêve d’une Algérie sans Ali Benhadj et ceux qui le suivent; Ali Benhadj rêve d’une Algérie sans Saïd Sadi et ses partisans. Que sera l’Algérie réelle de demain?

    Amicalement




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  • tacili
    18 avril 2010 at 23 h 56 min - Reply

    @ Mohamed Jabara,

    Les croyants et les religieux peuvent s’inspirer du droit musulman et argumenter leurs positions en se basant sur leurs sources juridiques a une seule condition : Il n’y a pas de consensus sur l’origine divine de ces textes dans la société. Il y a des algériennes et des algériens qui ne partagent pas cette croyance.

    Quant a l’existence d’une nouvelle espèce appelée musulman moderne je ne sais de quoi on parle : Un musulman moderne de nos jour est quelqu’un qui a une marge de tolérance par rapport a la rigidité des textes et est enclin a les interpréter d’une manière plus « cool » allant dans l’esprit du temps.

    Ma conviction est le respect total de la stricte séparation des espaces prives et des espaces publiques et les libertés relatives a chacun des espaces.

    Je m’en fou complètement qu’un musulman soit moderne ou classique ou extraterrestre, ce qui est important est qu’il trouve dans ses textes sacres les outils intellectuels nécessaires pour promouvoir le respect des autres et leurs libertés fondamentales.

    Sommes nous sensés de faire du « babysitting » des islamistes jusqu’à ce qu’ils maturent intellectuellement et daignent nous reconnaitre comme des citoyens a part entière ?

    Je crois sincèrement qu’ils en font trop et tous ces débats a longueur de journées sur l’islam et les islamistes ne fait qu’empirer les choses. Laissons les venir avec des propositions claires et des positions fermes quant a la valeur de nos vies dans un hypothétique République Islamique Algérienne.

    La barre est dans leur camp.




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  • Anwar N. Haddam
    19 avril 2010 at 4 h 52 min - Reply

    Assalamu Alaikum

    Je viens de lire cet article dont l’auteur semble avoir de bonnes intentions mais je pense qu’il a – probablement involontairement – faussé les débats dès le début en affirmant que:
    « Il me semble que ce qui caractérise l’islamisme, c’est sa revendication politique principale : mise en place d’un État islamique qui appliquera immédiatement la chariaa. »

    En effet de quelle Chariaa est-il question ici ? De quel Islamisme parle t-il ? De quelle tendance parmi l’Islamisme parle t-il ?
    A l’instar des autres courants politiques et/ou idéologiques, comprend plusieurs tendances.

    Donc, comme l’auteur de cet article l’a écrit lui-même quelques lignes plus bas, il faut laisser « …chaque courant dise clairement ce qu’il veut »…

    Pour rappel, je me suis déjà exprimé à ce sujet sur ce site au nom de notre Mouvement pour la Liberté & la Justice Sociale… et, contrairement à ce qu’a écrit M. Adel ici, je ne me rappelle pas avoir à jamais revendiqué l’application –et « immédiate » – de la Chariaa.

    A mon avis, afin d’avoir un débat fructueux, il aurait été préférable que chaque courant se définisse en toute liberté – à commencer par l’auteur de l’article lui-même.
    Quant à l’opportunité du moment choisi afin de débattre sur un tel sujet…c’est une autre question.

    Wassalam
    Anwar N. Haddam




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  • fateh
    19 avril 2010 at 11 h 14 min - Reply

    A tous mes freres qui ne cessent de crier liberte et modernite, qui ne cessent d’etre alarmistes en prevenant d’un ETAT ISLAMISTE,qui opposent lIslam aux droits de l’homme .A ceux comme toi mon frere LIES qui veut que chacun vive sa vie comme il l’entend…
    Pourriez-vous vous defenir par rapport aux CORAN ET LA SUNNA…en d’autres termes soyez claires et dites nous ce que vous ne voulez pas de la CHARIAA..Il est bien entendu claire pour moi que l’application de la chariaa est indispensable, comme il est encore plus claire que son application ne peut intervenir que sur une periode de temps qui sera suffisante pour outiller sa pratique. Donc il s’agit de preparer le terrain afin qu’il ne puisse pas y avoir fausse ou mauvaise interpretation du texte lithurgique et de ce fait le recours aux docteurs de la foi et aux juristes de la loi( le droit dit positif) est indispensable pour definir un cadre juridique conforme aux aspirations de la grande majorite du peuple sans pour autant ignorer certains droits de quelques minorites sur le plan religieux….




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  • mezilpleure
    19 avril 2010 at 11 h 58 min - Reply

    Toutefois galbi ma khalanich neskout devant les discours de monsieur @ Mohamed Jabara qui ne propose ni plus ni moins, avec beaucoup de subtilité d’ailleurs, que le maintien du peuple sous le joug des chimères afin de perpétuer l’ignorance et l’immobilisme au sein de notre société.

    Je suis fier mon frère de ta réponse.Mais surveille un peu tes propos car tu risques de recevoir les foudres de guerre par qui tu sais.Il suffit qu’une seule larme soit versée.
    Un internaute qui osé s’aventurer dans des points de vue similaire s’est contraint d’abondonner et de quitter ce site .On veut bien qu’il revienne,ces écrits sont tellement bien éclairés et convaicants.Un petit salut Dziri Normal si tu nous lis.




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  • tacili
    19 avril 2010 at 13 h 03 min - Reply

    @fateh,

    Avant de te répondre peux-tu définir ta conception de la chari3a ?

    Merci




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  • Mohamed Jabara
    19 avril 2010 at 13 h 32 min - Reply

    @ Admin.

    Je vous demande pardon mais modérer c’est éviter les causes de dérapages, si mes propos sont susceptibles de les provoquer, je vous exhorte à me censurer, mais si ce n’est pas le cas je ne voudrais pas descendre au niveau de l’insulte qu’on m’adresse et qui passe.

    @ Liès.

    Et nous revoila dans la pente abrupte qui Dieu seul sait ou elle va nous conduire. Je cite et je ne fais que citer, tant que possible.

    1-« Les chimères reviennent »

    « Dans la mythologie grecque, la Chimère est un monstre à l’aspect composite ». Wikipédia.
    Ce sont donc les insultes qui reviennent. Car être traité de monstre à l’évidence n’est pas gentil, gentil. Sauf si tu as utilisé le mot sans savoir, mais je ne pense pas puisque plus bas tu me traites d’ignorant. C’est donc que tu sais.

    2- Je passe sur « le sceau de la bonne foi » qu’on reconnaît à soi et donc pas aux autres qui sont de ce fait et par déduction de mauvaise foi et donc des menteurs et cela se confirmera pas la suite.

    Quant à moi je ne connais et reconnais qu’un seul sceau de la bonne foi, celui de notre prophète celui de l’humanité entière.

    3-« Ça a toujours été ainsi, quand on est à cours d’arguments, on accuse». Voilà la bonne foi qu’on attribue aux gens. Manière de dire moi seul suis de bonne foi et pas les autres qui sont des menteurs. Mais peut etre aussi afin de nous fermer notre grande gueule qui dérange on nous prend à priori et on nous accuse d’accuser afin qu’on ne relève pas les insultes pour ne pas passer pour des accusateurs.

    4- Le monde de « l’imposture a toujours fonctionné de cette manière ». voilà que tout est dit.

    « .Une imposture consiste en l’action délibérée de se faire passer pour ce qu’on n’est pas (quand on est un imposteur), ou de faire passer une chose pour ce qu’elle n’est pas (supercherie, mystification, escroquerie). » Wikipédia.

    Je ne commente pas l’interprétation ne peut différer ici d’un individu à un autre.

    5-« Dieu lui-même respecte mon libre arbitre. Pourquoi un mortel veut-il m’en priver. Si au moins il sait.
    Or je sais qu’il ne sait rien».

    Encore une autre pour la route « je sais qu’il ne sait rien ». Lire celui qui ne sait rien est un ignare et ca continue….Si au moins il explique comment il déduit que je suis un ignare. Mais pour lui l’affirmer suffit. Ugh ! j’ai dit ! disait à Blek le Roc le chef Plume rouge.

    6-« Un aveugle peut-il conduire un autre aveugle? Il sait parler, il sait séduire, il sait faire rire et il sait faire pleurer, mais il est incapable de se conduire lui-même. Alors? »

    « il est incapable de se conduire lui meme » de se conduire ou comment, pourquoi,…l’essentiel c’est qu’on souligne la négation sans expliciter, cela ne sert à rien..

    7-« Et ces gens qui critiquent sans savoir. Le voyage apprend la tolérance dit-on. »

    La tolérance c’est ma religion qui me l’apprend et c’est elle qui me retient de te répondre dans ton pauvre style. A noter que je ne dis pas que c’est toi qui est pauvre mais ton style.

    Et subitement tout s’éclaire :

    8-« Toutefois galbi ma khalanich neskout devant les discours de monsieur @ Mohamed Jabara qui ne propose ni plus ni moins, avec beaucoup de subtilité d’ailleurs, que le maintien du peuple sous le joug des chimères afin de perpétuer l’ignorance et l’immobilisme au sein de notre société. »

    Conclusion:

    Donc finalement c’est moi qui suis visé. Le but: Je dois me taire ! C’est péremptoire
    Dois je me taire ? M’a t ‘on opposé suffisamment d’arguments pouvant éclairer ma religion, ma conviction, pour me faire changer d’avis ? Le savoir qu’on m’oppose est il suffisamment étayé, suffisamment profond, suffisamment à ma portée, puisque je suis ignare, pour m’amener par la persuasion, par l’argumentation à comprendre que ma position est fausse et que je doive en changer. Il est vrai que je suis un ignare qui a de la subtilité.

    J’ai pris la décision de quitter le forum pour faire plaisir à ces gens dont l’orientation n’est certes pas mienne mais que j’ai toujours respecté et à qui il normal que je donne la contradiction, nous sommes dans un débat, mais beaucoup des internautes de LQA m’ont demandé de rester et je suis resté.

    Mais je commence à sérieusement perdre patience devant ce langage inopportun pour ne pas dire plus qui de surcroit émane de personnes anonymes. Dès que les insultes ont atteint un niveau intolérable, j’ai préféré mon nom et prénom au pseudos de js et de jnsplu. Alors basta ce forum n’est pas tien.

    Si tu veux discuter l’objet de mes interventions allahouma barik, arme toi d’arguments et viens démolir les miens et si tu arrives à le faire, je te promets solonnellment que j’adhérerai à ton point de vue, mais si tu persistes dans l’insulte, l’insulte est à proscrire de ce forum qui se veut basé sur un appel d’intellctuels et intellectuel se comporte en etre civilisé, il n’insulte pas il ne dévalorise pas les autres, il se remet toujours en question devant une argumentation solide et il l’examine avec objectivité et sans parti pris. Voila ce que te dit l’ignare ! y si @Liès je ne sais comment.

    @ Celui qui se cache derrière le pseudo de mezilpleure déja en lui meme significatif, sois un peu plus productif nous sommes dans un forum d’interet public.

    @ Tacili.

    Ton point de vue est hautement respectable et j’y adhérerai volontiers si cela ne débouche pas sur l’effacement de nos traditions islamiques. Mais hélas, je crois comprendre qu’on veut nous amener par étapes à l’inconnu, pour ne pas dire plus. Et toutes les garanties qu’on peut mettre en place me paraissent insuffisantes.




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  • houda
    19 avril 2010 at 14 h 32 min - Reply

    à mohamed djebara, vous savez de quel façon les pseudo démocrates regardent les (islamistes) ? ils les considèrent comme des ignares , incapables de réfléchir ou de s’exprimer sur un sujet, qui est plus en langue française !
    si tu tiens à ta religion tu es méprisé, tu es un ignare, un arriéré, tu es incomppatible avec le développement , la technologie, la science…
    tant qu’on est considéré comme ça par nos propres coreligionnaires, faut pas s’étonner de ce que disent de nous les autres…




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  • Mohamed Jabara
    19 avril 2010 at 16 h 01 min - Reply

    Mon cher Adel.

    Bonjour.

    Le problème que tu poses est effectivement la base de départ de toute discussion sérieuse. Est il encore possible de concilier des tendances aussi radicales que celles de Said Saadi ou de Ali Belhadj et d’autres encore plus radicales ? Sont elles conciliables ?

    Je vais essayer de parler un langage compliqué pour ne plus paraître ignare aux yeux de certains. Tels que j’entends parler les deux, ils se réconcilient dans la transcendance. Mais, j’ai l’impression qu’ils ne se reconnaissent pas tous les deux dans le meme esprit de communauté musulmane bati par le prophète à médine et que beaucoup rejettent de nos jours. Comme beaucoup de nos jours ne se reconnaissent pas dans la transcendance.

    Tout le monde cependant s’affirme etre Algérien et certains meme musulmans sans se reconnaitre dans l’esprit communautaire de Médine.

    Mais chacun veut batir un état à sa mesure. Certains islamistes veulent un Etat dont la constitution est le Coran et la Sunna comme Belhadj si j’ai bien compris et d’autres ne veulent plus entendre du Coran et de la Sunna ni dans la constitution ni dans le droit ni meme dans la rue, chacun doit s’enfermer chez lui pour parler de religion.

    C’est ça la réalité dont moi aussi je parle. Alors que faire ?

    J’attire ton attention qu’il s’agit d’un point fondamental de notre Algérianité. Tu prends les autres points et tu as les memes divergences.

    Si nous n’arrivons pas à solutionner ces problèmes par l’argument verbal et la pensée comment devrons nous les solutionner ?

    Crois tu que nous pourrons aller à une constituante sans que ces points soient compris de la meme manière pas tous et admis ?




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  • Mohamed Jabara
    19 avril 2010 at 16 h 40 min - Reply

    @ houda.

    Notre frère Djamal Eddine Benchennouf à dit quelque chose que je n’ai pas vu dans les premières lectures de son post, mais je reviens inlassablement su les écrits de certains internautes et je viens de le voir.
    Il dit:

    « A mon avis, la croyance, ou la foi, procède plus de l’esprit qui l’imprègne, que de la lettre qui la codifie. L’essentiel se trouve dans l’esprit, et non dans la lettre. Parce que le littéral est sujet à circonstance, tandis que le spirituel est immuable ».

    Voila une approche de musulman démocrate qui mérite le respect et beaucoup d’autres dans son sillage.

    Ce qu’il dit là est à méditer par tous, autant « islamistes » que non « islamistes ». C’est le centre de notre débat d’Algériens. Et effectivement cela demande pour arriver à ce niveau de perception un travail constant sur soi. Merci mon frère de ce joyau que vous nous offrez.

    Cependant j’ai une question la lettre et l’esprit forment un tout si en réfère au Coran qui dit :

    انا انزلناه قرآنا عربيا
    قرآن كريم

    C’est pourquoi dans la prière le musulman doit user du texte arabe du Coran et pas des traductions.

    Donc le texte possède aussi son importance et il s’agit pour le musulman de toujours concilier entre les deux afin d’etre au plus près mais je suis d’avis comme toi que l’esprit doit toujours prévaloir sur la lettre. Et c’est l’essence d’une bonne interprétation.

    Quant aux autres qui décrétent que l’Islam doit déguerpir de ce pays ou au moins de l’aire publique pour qu’ils soient enfin libres, je pense qu’il ne faut pas trop leur accorder d’importance, car minoritaires à l’extreme bien qu’ils s’agitent beaucoup.




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  • Lies
    19 avril 2010 at 16 h 49 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Par égard à LQA et à nos ami(es) internautes, je me retire pour quelques jours du site, afin de contourner cette pierre d’achoppement relative à la religion et ne pas être amené malgré moi, à distraire les militants de leur objectif principal qui est le CHANGEMENT objet de l’appel du 19 mars.

    Pour la première fois, mes post sont censurés, et ce à cause de monsieur @ Jabara, mais cela ne me chagrine pas pour une double raison :

    la première c’est que je cherche le bien de notre peuple et non pas ma gloire personnelle;

    la deuxième c’est parce que je suis convaincu que je jouis en tant qu’intervenant dans les débats, du respect, de la considération, et de la sollicitude sincères de la part de la RÉDACTION.

    Qu’elle en soit sincèrement remerciée.

    Avant de vous dire, au revoir si Dieu le veut, je suggère à la rédaction de créer si c’est possible une rubrique strictement théologique, ou JE POURRAI donner la réplique à monsieur @ Jabara Mohamed, sur tous les préceptes et versets qu’il propose à la discussion.

    Dans la sérénité, le respect et l’équité.

    Fraternellement.




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  • Mohamed Jabara
    19 avril 2010 at 18 h 26 min - Reply

    @ Liès.

    1-Tu affirmes te retirer quelques jours à cause de moi, ce qui est ton droit le plus absolu et que tu as exercé auparavant sans nous le notifier expréssément. Je te souhaite du bon temps.

    2-L’administration ne t’a pas toujours censuré comme tu le prétends tes insultes sont toujours publiques et agressent mon regard. C’est que donc tu as du exagérer davantage. Et si tu as été censuré comme tu le prétends, ce n’est certainement pas à cause de moi mais à cause du contenu de tes messsages que tu n’a pas su rationaliser, pour ne pas dire davantage.

    3- Nous ne sommes pas ici pour nous insulter mais pour débattre. Tu aimes l’Algérie, je ne te dénie pas cette qualité, mais ne me la dénies pas à ton tour et surtout ne m’insulte pas, c’est une demande légitime de ma part.

    4-Discuter de théologie ou de n’importe quel domaine n’autorise nullement en cas de désaccord à traiter l’autre de monstre ou d’autres noms d’oiseaux comme je l’ai déjà développé plus haut. Les insultes n’ont jamais constitué des arguments valables chez quelqu’un qui prétend réellement avoir du savoir et surtout penser et réfléchir.

    5- La sérénité, le respect et l’équité n’ont jamais quitté mes propos et ils sont là écrits noir sur blanc pour le prouver.




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  • Adel
    19 avril 2010 at 18 h 40 min - Reply

    @Anwar N. Haddam

    Bonjour,

    Vos remarques sont très pertinentes et je vous en remercie.

    Pour ce qui est de l’opportunité du débat, je crois qu’il s’est imposé à nous plus qu’autre chose. De manière récurrente, des dérapages sont constatés dus, il me semble à beaucoup de préjugés et de clichés véhiculés sans prendre la peine de vérifier leur véracité. Il serait temps de clarifier un peu les choses.

    Vous avez d’ailleurs commencé, mais vous nous laissez sur notre faim. Il est certain que ma définition de l’islamisme est très approximative. C’est certainement la tendance la plus radicale du courant islamiste qui revendique l’application immédiate de la chariaa.

    Pourriez-vous nous éclairer un peu plus sur ce qu’il est convenu d’appeler l’islamisme en Algérie, ses principales tendances et les différences qui les caratérisent?

    En ce qui me ceoncerne, n’ayant jamais milité dans aucun parti politique, il me sera très difficile de me définir avec précision. Nous devons toutefois garder à l’esprit que ce débat n’est pas une «lutte idéologique» où chaque courant veut vaincre et prendre le dessus sur ses adversaires, mais une tentative qui vise à mieux cerner le profil de chaque courant. Comme je l’ai déjà dit dans mes posts précédents, après l’indépendance, l’État a mis en oeuvre un projet qui est souvent qualifié de moderniste, en ce sens qu’il s’inspire largement de modèles politiques et économiques développés durant l’époque moderne, en Europe (variante socialiste et variante capitaliste). A ce projet, s’est opposé un projet qualifié d’islamiste, qui préconise la solution islamique, basée sur le Coran et la Sunna.

    Depuis la fin des années 70, le courant islamiste s’est affirmé avec force sur la scène politique algérienne.

    Si nous considérons qu’il y a aujourd’hui en Algérie, trois forces politiques : le pouvoir en place, le courant «démocrate» (qui se veut moderniste) et le courant islamiste, et que le pouvoir a totalement failli et est totalement discrédité, le changement pacifique peut-il avoir lieu si le courant «démocrate» et le courant «islamiste» ne s’entendent pas sur un minimum de conditions. L’Algérie de l’après dictature verra-t-elle le jour une fois que l’un des deux aura totalement vaincu l’autre ou bien les deux peuvent-ils cohabiter pacifiquement et briguer les voix des électeurs? En d’autres termes, avons-nous affaire à deux projets totalement antinomiques, s’excluant l’un l’autre, ou bien deux projets qui peuvent cohabiter, l’un étant au pouvoir et l’autre dans l’opposition?

    Croyons-nous en cette cohabitation, oui ou non? Si la réponse est non, alors il ne sert à rien de se faire des illusions sur l’union et chacun devra se battre de son côté contre le pouvoir en espérant qu’il sortira vainqueur. Si la réponse est oui, il faut alors expliciter les conditions minimales de cette cohabitation et montrer qu’elle est possible.

    Cordialement




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  • D B
    19 avril 2010 at 19 h 22 min - Reply

    Tout en me rendant aux affirmations des uns et des autres, puisque nous discutons sur des problèmes de fond, d’un sujet hautement polémique, où les gens ont des avis plutôt tranchés, je voudrais poser une question claire:
    Qu’en est-il de la contrainte pour tout ce qui procède de la chariaa?
    Je souhaiterais une réponse tout aussi claire. Et pour bien cadrer le sujet, je rappelle que certains tenants d’un islamisme rigoureux affirment que tout ce qui concerne les obligations canoniques, le musulman est tenu de les observer, de gré ou de force. Ainsi, en Arabie Saoudite, par exemple, le musulman est tenu de faire la prière, sinon, après avoir été sermonné, et rappelé à l’ordre, il est soumis aux houdoud.
    Je ne veux surtout pas envenimer le débat, mais il faut bien arriver, un jour à l’autre à aborder les sujets cruciaux qui touchent à cette question, plutôt que de les contourner indéfiniment.
    Je souhaite, néanmoins, que nous gardions notre calme, et que nous restions dans un cadre de débats et de discussions ente gens qui se respectent, même s’ils n’ont pas les mêmes convictions.
    Merci




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  • Yacine
    19 avril 2010 at 19 h 23 min - Reply

    @Lies

    Je ne sais pas quoi vous dire pour vous dissuader de partir. Je respecte vos opinions autant que celles de tous les autres qui n’insultent pas et ne méprisent pas. Je suis passé par le même sentiment de colère qui nous pousse à ne plus mettre le pied sur ce site, à foutre le camp, après avoir collectionné beaucoup de grossièretés depuis à peu près un an, et pourtant. Si les outrages ne viennent pas de la part de l’administrateur, on peut se défendre ou user du droit de réponse au besoin si on estime être insulté comme cela m’est arrivé. Je vous confie que je me sens plus à l’aise avec certaines de vos opinions qu’avec celles de Mohamed Jabara, mais je respecte ce dernier pour sa tolérance et pour le fait qu’il ne méprise pas les Algériens qui sont considérés par les intégristes comme ayant une foi et une culture religieuse « insuffisante » ou pire des koffars. Ce qu’il dit ce sont ces opinions à lui et non la ligne éditoriale du site auquel cas je ne serai pas fidèle au site.

    Le jour où les idées de Mohamed deviennent la tendance officielle du site, j’aurai alors la même réaction que la vôtre. Le salut de l’Algérie est le respect des libertés individuelles, dans l’équilibre, la pondération et la tolérance, dans le mélange de la tradition et de la modernité. Les laïques ne peuvent pas imposer un régime rejeté par la majorité dans un pays fondamentalement conservateur. C’est insulter le peuple que réduire sa religion à du folklore ou à s’en rappeler seulement pendant les funérailles, le ramadan ou les deux fêtes de l’aïd. Et les islamistes ne peuvent pas imposer un régime théocratique ou un régime qui étouffe les libertés des individus ou des minorités (et là je pense surtout à ce qu’a dit Ali Benhadj sur la femme travailleuse), dans un pays qui aspire à la science, à la vie moderne, au progrès qui se trouve à juste à l’autre rive de la méditerrané. Ils ne peuvent pas au nom de la religion maintenir une tension permanente avec l’Occident pour régler des comptes pour régler de plusieurs siècles. Ils ne doivent pas nous imposer leur vision de la vie. Il faut bien cohabiter et essayer de bouger pour construire un pays meurtri par ces clivages idéologiques sinon on ne peut rien faire, absolument rien et on restera éternellement à la traîne. Un pays devenu un grand panier à crabes justement parce que nous n’arrivons pas à nous parler comme des êtres humains. C’est dans un régime de consensus que l’on peut avancer sur tous les plans y compris sur celui de plus de liberté et de modernité.

    Faut-il museler les gens qui sont trop imprégnés par la culture islamique, mais respectueux du droit à la parole et à la dignité de toutes les tendances politiques? Je ne pense pas. Ce qu’on peut faire c’est seulement lutter pacifiquement et dialectiquement pour les droits de toutes et de tous.

    J’espère que vous restiez avec nous comme j’espère le retour d’autres intervenants qui n’ont pas donné de signe depuis longtemps comme likous123, boréal, etc.

    Amicalement




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  • moura
    19 avril 2010 at 21 h 55 min - Reply

    azul ,eslam,bonjour
    @ Houda
    la religion commence des la premiere parole du prophete’sl3ws) et ne s’arrete pas.
    le politique commence des le premier jour du renversement de ce pouvoir et ne s’arrete pas.
    @ Brahim
    merci pour tes gentilles reflexions,je suis un petit amateur de vin(disons un deme de vin une fois par semaine),pour la petite histoire,mon grand pere(1868) en preparait et faisait la premiere,au jour du debut de saison(29 octobre),il prend une faux et prononçait cette phrase:dlahlal(trois fois) et il faisait la meme chose en allant chasser(la proie tuée est effectivement illicite(sunna et coran) et je le faisait moi aussi en allant poser les pieges.
    @jabara
    j’aurai aimé que vous me citiez le verset(pour que je puisse identifier)mais je vous fait confiance(et surtout ecrit en arabe,mais je regrette,je ne sais pas ce que veut dire gouvernant et surtout wali el amr?
    quant aux immams la communauté musulmane ne se reconnais pas en eux(ou les docteurs en foie),je suis de ton avis pour le reste,qui à mon avis est claire,et merci pour l’attention que vous avez donné à mon post.
    @Fateh
    on a posé la question aux chiite:qui ira en enfer? la reponse AICHA(l’une des epouse du prophete,ensuite othmane bnou 3ofane »le juste » ensuite iblis) question qui est le musulman ce »chiite? 3othmane benou 3ofane?
    @ Koulou
    ok pour tes citations,c’est vrai,mais le vin n’est toujour pas interdit,tu oubli:ceux d’entre vous qui etes sur la voie,il vous sera offert comme retribution des rivieres de miels et de vin,ainsi que dieu àa creer tous les biens.. et notamment le masserat de raisins pour vous souler(likay touskirou),non et non , j’ai pas envi de polemiquer.
    @ Brahim
    pour la route:le 08 septembre 2010 j’etais tombé en panne(alternateur) et le soir(je ne raconte pas les deboire et j’en ai eu,l’electricien(à 200 metres de el kerma à boumerdes,c’est le seul) me demande de rembobiner l’induit,et il nya qu’un seul qui le fait,à boumerdes à coté du chouay de poulet(intersectiobn tidjelabine),ce rembobineur à refusé de me servir(priere du 3icha),apres la priere j’ai ete servi et je reviens à mon electricien,je ne vous fait pas la reparation m’a til dit,votre alternateur porte une croix juive,je luis repond(apres avoir vu le signe pretendu;mais c’est une croix que nos batteries algeriennes portent,comme toutes les batteries du mondes d’ailleur(les chambres qui renfermes l’eau acidilés),grace a mon savoir sur le signe,du moins de ce genre de croix j’ai pu quand meme me faire depanner(ma mere avais le lendemain une seance de radioterapie) et faire beneficier à ma mere hadji cette seance non renouvelable,cet islam,je regrette monsieur djabara,je n’en veut pas.mais (3 fois si la majorité en veulent je me soumet)
    que la verité et la justice soient mes guides.




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  • Mohamed Jabara
    19 avril 2010 at 23 h 13 min - Reply

    @Moura.

    Pour le verset, je l’ai cité de tete faut que je cherche pour te donner la référence exacte. Dès que possible incha allah. Faut que je vérifie aussi s’il dit « Obeissez à Dieu et obeissez au prophète » ou s’il dit « obeissez à Dieu et au prophète » J’espère que quelqu’un le fera à ma place. Peut etre Cheikh Si Mozrag qui est parmi nous.

    Pour le reste tu as parlé de ton grand père et ça m’a rappelé l’histoire de mimouna qui est célèbre. Elle faisait sa prière a sa manière et on est venu lui donner des recommandations qui l’ont embrouillée. Alors elle se met a prier en récitant « Mimouna connait Dieu et Dieu connait mimouna ». Que Dieu enveloppe ton grand père de sa miséricorde infinie.

    Question: sa prière était elle valable ? Moi je dis oui sans hésiter. Car l’Islam c’est un corpus de textes, mais aussi un esprit qu’il faut raviver à chaque instant et l’esprit prime sur le texte quand ce dernier n’est pas très clair.




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  • Mohamed Jabara
    19 avril 2010 at 23 h 53 min - Reply

    @ Moura.

    Tu t’adresses à Brahim, mais c’est moi que tu cites. L’anecdote que tu cites pour aboutir à dire que cet islam tu n’en veux pas prouve si besoin est la déliquescence ou sont les musulmans, mais ne prouve pas que l’Islam est une mauvaise chose. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

    L’islam est l’islam et ton electricien c’est ton electricien. Ils ne se confondent pas mon ami. C’est effectivement triste de trouver des energumènes pareils mais s’ils sont peut etre musulmans, ils ne sont pas l’Islam et ne sont pas tous les musulmans.

    Et ce sont ces gens là qui donnent une mauvaise image de notre sainte religion et de ses ddiscples en général au point qu’il est devenu inacceptable d’en parler et si on le fait quand meme on passe pour etre ce qu’on n’est pas, arriéré, sclérosé, complètement démoli du cerveau.

    La religion est un bien pour l’humain qui ne peut se sentir etre que s’il transcende sa nature charnelle et matérielle pour s’unir à son Créateur dont son ame est issue dans un élan de spiritualité infiniment gratifiant, ce n’est qu’a cette condition qu’il se sent un, qu’il ressent le bonheur d’exister et d’etre sur terre pour remplir les fonctions pour lesquelles il a été créé.

    Cela demande un effort constant sur soi, de tout instant. L’égo ou satan si tu prèfères, ne laisse aucun répit.

    Le problème c’est qu’on a discrédité les imams, on a discrédité l’islam, on a discrédité les musulmans mais on demande aux musulmans dans ce contexte de discrédit d’élever le niveau ou de disparaitre.

    Mon cher frère, je ne crois pas qu’il y a plus conciliant qu’un musulman qui croit que ce n’est pas son acte qui va changer les choses, mais que les choses changeront dans une direction déjà programmée depuis l’eternité, mais qu’il lui appartient juste d’agir dans le cadre d’une intention louable et que le reste n’est pas son affaire.

    Je te salue.




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  • Ammisaid
    20 avril 2010 at 1 h 26 min - Reply

    La liberté s’arrête là ou commence la liberté de son prochain. la guerre sous toutes ses formes (défense ou attaque ou vigilance)n’est légitime que si on est attaqué. Ce site recherche l’unité pour combattre un seul et unique ennemi, celui qui nous considère comme ses ennemis, depuis bientôt, au moins 46 très longues années. Il nous a considéré comme ses ennemis sans l’avoir agressé. Il nous a pris pour ses ennemis car, il a peur de rendre des comptes sur tout ce qu’il a fait. Celui,ici et partout dans le monde entier, qui ne sait pas ce qu’il a fait, lève sa main? Il a fait la3djeb, il a tout détruit, il a tout volé et il va continuer jusqu’à ce qu’il aura tout achever. C’est une affaire sérieuse, chers frères, chères soeurs, chers amis et chères amies même je ne vous connaît pas comme je l’aurais souhaité. Vous connaître en vrai sans risquer ma vie, ni la votre car en vérité nous sommes issus d’un seul combat que nous avions cru être le dernier: celui de la dignité et la liberté dans toutes les composantes diverses de notre Algérianité. Laquelle est construite sur des siècles
    de fécondations désirées ou imposées. Chaque chose à son utilité, si aucune ne cherche à détruire celle qui ne peut lui être comparée. L’islam, l’arabe, le berbère, les idées, les minorités, les convictions, les croyances et la place de chacun dans notre société ne sont pas une malédiction pour notre cher pays, si toutes les énergies, dans le respect et en harmonie sont dirigés vers un but commun qu’ils auraient, au préalable bien définis.
    A SUIVRE




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  • Koulou
    20 avril 2010 at 1 h 57 min - Reply

    @moura
    Ce ne sont pas des citations madame, mais bel et bien des versets du saint CORAN. Le coran n’est pas un best seller ou un livre de science fiction qu’on feuillette au grès de son humeur pour le remettre ensuite sur une étagère afin d’embellir son salon ou sa bibliothéque.C’est un guide divin destiné à toute l’humanité et non pas seulement aux musulmans. »INNA ANZALNAHOU BILHAKKI OUA BIL HAKKI NAZAL ».SADAKA ALLAH EL 3ADHIM.Chaque verset a sa propre signification et traduire un verset textuellement et aveuglément est la pire des traductions et aussi la plus grande erreur qu’on pourait faire.On n’interprète pas un verset coranique à sa manière ou au grès de son tempéremment,surtout lorsqu’on n’a pas les connaissances et les qualifications requises pour le faire,ça pourait induire en erreur une bonne catégorie de gens qui sont à l’affût de la moindre occasions pour dénigrer l’ISLAM et les musulmans.
    Pour terminer je vous referre à un HADITH SAHIH ce qui signifie classé authentique par les Oulemas et les Foukahas de l’époque et les contemporains d’aujourd’hui et qui traduit les deux versets:
    « KOULLOU MOUSKIRIN HARAM »,que ce soit du vin ou autres.
    Pour ce qui en est des retributions de rivières de vin et de miel dont vous faites mention,ils ne sont pas les mêmes de par leurs gouts et leurs saveurs.On avait posé la même question au prophéte(PBUH)quant à ses rivères de vin et de miel.Ces rétributions sont exclusivement destinés à récompenser ceux qui sont patients dans leurs 1ere vie et se trouvent au paradis par leurs gestes de bonne foi et leurs actions.
    En attendant,faisant de bonnes actions et gestes qui pourons nous prévaloir le paradis et ses rétributions.
    L’ISLAM n’est pas la porte d’à côté et ne rentre pas qui veut.




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  • simozrag
    20 avril 2010 at 1 h 58 min - Reply

    Salam,

    Je réponds brièvement à cette question du frère Si Djamel Eddine :
    « Et pour bien cadrer le sujet, je rappelle que certains tenants d’un islamisme rigoureux affirment que tout ce qui concerne les obligations canoniques, le musulman est tenu de les observer, de gré ou de force. Ainsi, en Arabie Saoudite, par exemple, le musulman est tenu de faire la prière, sinon, après avoir été sermonné, et rappelé à l’ordre, il est soumis aux houdoud. »

    Cette façon de faire engendre l’hypocrisie et contredit ces versets du Coran :

    « Pas de contrainte en religion  » s2 v256

    « Devrons-nous vous l’imposer alors que vous la répugnez ? » s11 v28

    « Rappelle! Ton rôle se limite à rappeler, tu n’as aucune autorité sur eux » s88 v21,22

    « Dis: la vérité émane de votre Seigneur. Croira qui voudra et niera qui voudra » s18 v29

    « Et si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyant ? s10 v99

    « Tu ne guides pas celui que tu aimes, mais c’est Dieu qui guide qui Il veut » s28 v56

    « Ce n’est pas à toi de les guider, mais c’est Dieu qui guide qui Il veut » s2 v272

    Elle contredit beaucoup de hadith également.

    Nul doute que certains exégètes vont rétorquer, comme d’autres l’ont déjà fait, que la plupart de ces versets, notamment les deux versets cités en premier, concernent les mécréants et non les musulmans. J’opposerai à cette opinion le fait que ces versets, même si on exclut les deux premiers, ont d’une part une portée générale, et d’autre part, on peut par analogie les appliquer à tous les actes d’adoration (de culte) qui ne doivent souffrir aucune contrainte. Auquel cas nous aurons plein de musulmans de façade. Auquel cas, les mosquées seront remplies d’hypocrites. Auquel cas,nous aurons des combattants (moudjahidines) de caméras et de rançons. Nous aurons des jeûneurs de rue et de marché, qui cassent le jeûne une fois chez eux. A cette occasion, j’aimerai rappeler un hadith où le Prophète (sws) a dit que le jeûne est le plus agréé et le plus rétribué de tous les actes de culte (on ne connaît même pas le coefficient de sa rétribution), du fait qu’il constitue la seule adoration sincèrement consacrée à Dieu sans risque d’ostentation ou de publicité, c’est-à-dire de chirk.

    Or, contraindre des gens à faire la prière par la force, risquerait ( et c’est sûr que la prière n’est pas valable) d’invalider la prière, non seulement faute d’intention préalable mais une prière sous la contrainte est une prière entachée de chirk car c’est par peur de la matraque ou de l’agent qu’on a prié et non par crainte ni par amour de Dieu.

    Fraternellement !




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  • tacili
    20 avril 2010 at 9 h 36 min - Reply

    Bonjour,

    M.Simorzag,

    Je vous cite:

    « Or, contraindre des gens à faire la prière par la force, risquerait ( et c’est sûr que la prière n’est pas valable) d’invalider la prière, non seulement faute d’intention préalable mais une prière sous la contrainte est une prière entachée de chirk car c’est par peur de la matraque ou de l’agent qu’on a prié et non par crainte ni par amour de Dieu. »

    Cela ne contredit-il pas le Hadith suivant:

    قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « مروا أبناءكم بالصلاة لسبع واضربوهم عليها لعشر وفرقوا بينهم في المضاجع »

    Si les enfants en sont contraints par la force physique alors qu’en est-il des adultes ? Ils seront probablement publiquement fusillés.

    Cette approche sélective de la religion qui ferme l’oeil sur les profondes discordes entre les dizaines d’écoles de pensées islamiques et qui se règlent souvent par l’épée n’avancera pas les débats.

    Merci




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  • moura
    20 avril 2010 at 9 h 39 min - Reply

    @Jabara
    merci pour ta lumiere,vous avez parfaitement raison;cette façon de voir l’islam et surtout la pratique de l’islam eleve l’esprit et nous projetera vers l’elevation,malheuresement vous etes peut etre l’hirondelle qui ne fera pas le pringtemps,merci mon frere.
    @Ammi said
    ce systeme mafieux,predateur,destructeur,negateur et pervers à detruit plus que ça:le courage de se battre et surtout le gout du travail(j’ai un petit amour pour le travail de la terre,je n’arrive meme pas à trouver des ouvriers)
    @Koulou
    toutes mes excuse pour l’usage de »citations »,à ton tour,lorsque vous citez un verset,donnez les references.donnez moi les reference du hadith »koulou mouskirin haram » en arabe.ok,toute traduction est un peut trahir l’esprit.
    merci de m’avoir lu et surtout repondu.
    que la verité et la justice soient mes guides




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  • fateh
    20 avril 2010 at 11 h 32 min - Reply

    @frere jamal eddine….
    De mon temps quand on disait de quelqu’un c’est une tete en marxisme, les pauvres gauchistes de la fac. d’alger SE METTAIENT EN COURBETTE…Aujourdhui le A3LEM en Islam a valeur de charlatan. A l’origine de cette mentalite, le pouvoir en place depuis 1962 qui n’a jamais hesite a frapper d’une main de fer toute personne essayant de faire la promotion de la religion. Et pourtant l’Islam a ete le ciment essentiel qui a evite aux ALGERIENS DE SUBIR LE SORT DES INDIENS D’AMERIQUE.
    Durant 132 ans de colonisation et je dirai meme au plus fort de cette colonisation, le PEUPLE ALGERIEN A PRODUIT DES OULEMAS D’ENVERGURE INTERNATIONALE-DANS LA OUMMA- . APRES 50 ANS D’INDEPENDANCE NOUS N’AVONS NI a3lem NI DA3YA AU SENS PROPRE DU TERME. C’est dire combien ces pouvoirs malefiques depuis 1962 se sont affaires a detruire de la conscience des gens cette merveilleuse religion et a en faire des rendez-vous d’agrements pour les familles. S’il avait existe en Algerie une institution digne de cette merveilleuse religion, jamais le DRS ou les marxistes n’auraient pu elaborer des FATWA made in antar zwabri etc…
    La situation qui prevaut aujourdhui est le fruit d’un long processus qui n’a jamais cesse de fermenter jusaqu’a atteindre son paroxisme immonde qui consiste a denigrer sans aucun savoir, ni meme une maitrise de la langue ARABE le CORAN et la SUNNA….et je suis certain que vous etes plus informe que moi, de ce futur- ALLAH YASTAR- que ce pouvoir nous concocte depuis 1962…
    Quand notre soeur MOURA parle de JAHANAM et de Paradi en prenant comme reference les chiites, il est claire
    que sa connaissance de la religion et du chiisme demontre sa totale ignorance de cette merveilleuse religion…Je me permettrai pour la circonstance de lui faire savoir que les SUNNITES considerent le chiisme comme une HERESIE et que meme le mariage d’une FEMME SUNNITE EST INTERDIT AVEC UN chiite-ZAWAJ BATEL-…Si notre soeur moura s’etait donneee la peine de comprendre ce qu’est le chiisme elle ne se serait jamais permise de me poser pareille question.
    Helas aujourdhui on constate que n’importe quel petit scribouillard qui ne connait meme pas les regles elementaires de la grammaire ARABE, se permet de critiquer et de disserter sur la religion -KORAN ET SUNNA- Le comble c’est que ces memes personnes se seraient tues devant un medecin specialiste en cancerologie ou un ingeieur en aeronautique et se seraient contentes d’ecouter avec une OREILLE RELIGIEUSE. TOUT LE PROBLEME EST LA, CAD FAIRE DE CETTE RELIGION UN SUJET DE TERRASSE DE CAFE, ALORS QUE MARX ETAIT UN SAVOIR SCIENTIFIQUE.
    MERCI




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  • Adel
    20 avril 2010 at 20 h 00 min - Reply

    @DB

    Bonjour,

    La question que tu poses revient en fait à savoir qui fait les lois. Si on accepte que les lois soient l’émanation de la volonté de la majorité du peuple, alors cette majorité peut très bien adopter une loi qui interdit à tout citoyen de se touver sur la voie publique au moment de la prière.

    Mais que se passe-t-il si c’est un dirigeant non élu qui impose cette loi en se basant sur l’avis des ouléma? C’est là qu’intervient la démocratie.

    Et là, je repose la question sous une autre forme: sachant que la liberté de choix de l’individu est l’un des fondements de la modernité européenne, est-il possible de conjuguer liberté individuelle et islam à partir du moment où on pose que l’État doit faire respecter les commandemants divins (chari3a?)? L’individu ne serait donc libre dans les limites tracées par ces commandemants.

    Cordialement




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  • zaid
    20 avril 2010 at 23 h 17 min - Reply

    l’algerie n’a jamais été une REPUBLIQUE ,ele a toujour été tribal et ben amis un coup c’est l’est ,un autre coup c’est l’ouest ,et les kabyles c’es toujour la main courante des 2 groupe .
    DEMOCRATIQUE ,pareil elle ne l’a jamais eté.
    pour ce qui est de L’ISLAM RELIGION D’ETAT c’est justement pour empecher quiconque instrumentalise cette religion. »avec un financement,un ministére des habbous etc.. » et la boucle est bouclé.




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  • simozrag
    20 avril 2010 at 23 h 26 min - Reply

    @tacili, Salam,

    Pour les enfants, leur apprendre la prière fait partie de l’éducation qui incombe aux parents. Sur ce point, je suis d’accord avec vous. Les parents ont une autorité sur les enfants, même adultes, ces derniers demeurent soumis à l’autorité morale de leurs parents. En revanche, le problème est différent quand il s’agit d’une autorité publique. Celle-ci, à mon avis, ne doit pas contraindre les gens à faire la prière, car un homme contraint à la prière pourrait l’accomplir frauduleusement, sans l’intention requise voire sans ablutions. Certes, la prière est la pierre angulaire de l’édifice en Islam, la condition même de l’islamité du musulman :

    قال رسول الله صلى الله عليه وسلم بين الرجل وبين الكفر ترك الصلاة (مسلم). وقال أيضا: ((العهد الذي بيننا وبينهم الصلاة فمن تركها فقد كفر)) (أحمد). وعن عبد الله بن عمرو بن العاص رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه ذكر الصلاة فقال: ((من حافظ عليها
    هي أول ما يحاسب عليه العبد يوم القيامة، فبصلاحها تصلح الأعمال وبفسادها تفسد الأعمال، وقال : ((أول ما يحاسب عليه العبد يوم القيامة الصلاة، فإن صلحت صلح سائر عمله، وإن فسدت فسد سائر عمله)) (الطبراني)، والصلاة آخر وصية وصّى بها رسول الله صلى الله عليه وسلم أمته فجعل يقول وهو يلفظ أنفاسه الأخيرة: ((الصلاة الصلاة، وما ملكت أيمانكم)) (البخاري). والصلاة آخر ما يُفقد من الدين، فإن ضاعت ضاع الدين كله، لقول رسول الله صلى الله عليه وسلم: ((تُنقض عرى الإسلام عروة عروة، فأولها نقضاً الحكم وآخرها الصلاة)) (ابن حبان).

    Mais il faudrait que cette prière soit accomplie avec conviction et de plein gré, faute de quoi elle n’est qu’un rituel qu’on accomplit automatiquement et peut-être à la sauvette. C’est la raison pour laquelle la prière n’a pas empêché les dérives du monde musulman. Alors que Dieu dit : « La salât préserve des turpitudes et des actes blâmables ». Ce verset parle certainement de la vraie prière et non de la prière à caractère superficiel et expéditif qui pourrait naître de l’hypocrisie ou de la contrainte.




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  • Koulou
    20 avril 2010 at 23 h 27 min - Reply

    @moura
    Il faudrait que je revois mes écrits pour ça,mais soyez-en sûre que ce que j’ai mentionné précédemment se trouve dans le CORAN et si ma mémoire est bonne c’est dans les premiers 1/3 des SOURATES.Pour ce qui est du HADITH vous pouvez le trouver en vous procurant les livres(SAHIH MOUSLIM et EL_BOUKHARI, chez des librairies appropriés.
    Pour conclure,chère moura,si vous voulez des réponses à vos questions,il faut se donner la peine de prendre un peu de son temps et fouiner dans des écrits tels que MOUSLIM,EL_BOUKHARI etc….
    Avant de mourir le Prophéte a laissé ce message et HADITH pour la génération future:
    « TARAKTOUKOUM 3ALA EL_MAHADJATTA EL_BAÏDHA,LEILOUHA KA_NAHARIHA,LA YAZIGHOU 3ANHA ILLA_HALEK ».
    On avait demandé à un sage un jour qu’est-ce-qu’il faut pour devenir un scolar(3alem),excuser l’Anglisisme, et saviez-vous ce qu’il a répondu????.
    « LE SAVOIR S’ACQUIERT PAR L’APPRENTISSAGE ».
    Ce qui signifie en Arabe Littéraire:
    « INNAMA EL 3ILMOU BI-ETTA3ALOUM ».
    On n’aborde pas un sujet aussi pointilleux que la Religion sur la pointe des pied pour ensuite verser,sciemmemt ou inconsciemment, dans des spéculations de tout genre.
    Le CORAN et la SUNNA sont à la portée de n’importe quel individu qui veut s’acquérir les connaissances du savoir divin.Les frontières du savoir sont illimitées en matière de connaissances ISLAMIQUES que ce soit LE CORAN ou LA SUNNA.
    Une petite annecdote aussi: Dans un concerto de musique classique et à la fin du concert,une dame se lève pour applaudir le tenor et lui lancer cette phrase par la même occasion:Cher Maître,je donnerais ma vie pour faire ce que vous faites et saviez-vous qu’elle a été sa réponse? C’est ce que j’ai fait Madame.
    OUEL FAHEM YAFHEM.
    L’EXCELLENCE S’ACQUIERT PAR LA PRATIQUE.
    SALUT!!!!




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  • batni
    21 avril 2010 at 2 h 46 min - Reply

    A fateh,
    Heureusement que vous n’etes pas Irakien ou Iranien sunnite,j’imagine le terrible sort qui attends les chiites de ces pays. On ne peut se contenter de suivre sa Voie et de laisser les autres choisir librement la leurs.
    Le peuple Algérien n’a-t-il pas été dèja chiite au cours de son histoire?




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  • moura
    21 avril 2010 at 9 h 32 min - Reply

    @ Adel
    Je m’excuse de vous dire que la charia n’est pas »commendement dinins »




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  • fateh
    22 avril 2010 at 1 h 17 min - Reply

    @batni….
    Il me semble que vous n’etes pas au courant de ce qui se passe en IRAK ET EN IRAN…Si vous etes chiites votre remarque se comprend, mais si vous ne l’etes pas, alors svp, renseignez vous sur la situation des sunnites en iran et en irak depuis que ces RAFIDHAS on pris le pouvoir. Je ne voudrais pas m’etendre sur les insultes et toutes les obscenites qui sont proferees contre des SAHABA et OUM AL MOUAMININE AICHA….
    SALAM




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  • Adel
    22 avril 2010 at 17 h 50 min - Reply

    @moura

    Bonjour,

    Vous remarquerez que j’ai mis un point d’interrogation après chari3a, car je ne suis pas très sûr.

    Peut-être que l’un(e) de nos ami(e)s pourrait nous éclairer sur ce sujet. Qu’entend-on exactement par chari3a? Les commandements divins se limitent-ils à ce qui est dit dans le Coran? Coran + Hadith? Coran + Hadith + Fiqh?…

    Les commandements divins (les obligations du musulman et les interdits)s’adressent-ils à l’individu qui se détermine librement ou bien est-il fait obligation aux dirigeants musulmans de les faire respecter, en recourant à l’usage de la force si nécessaire?

    Cordialement




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  • simozrag
    25 avril 2010 at 16 h 24 min - Reply

    La chari’a veut dire « la voie », ce mot est d’origine arabe ; il vient de la racine « charaa », qui signifie « ouvrir, devenir clair ».

    La chari’a ou droit musulman est l’ensemble des règles qui régissent les hommes et leurs actions. C’est le droit mais à la différence du droit positif, ce droit comprend à la fois les dispositions révélées (Coran et Sunna) et leurs interprétations par les juristes (les faqihs).

    Ibnul Qaiyym définit la chari’a comme étant « la justice de Dieu parmi Ses serviteurs, Sa miséricorde parmi Ses créatures, Son ombre sur la terre, Sa sagesse prouvant son émanation de Lui et la véracité de Son Messager (Paix sur lui). » إعلام الموقعين عن رب العالمين : أنظر كتاب

    Les sources de la Chari’a

    La chari’a n’est pas exclusivement d’origine divine comme d’aucuns semblent croire. Certes, l’aspect religieux paraît dominant dans le corps des règles régissant les actions humaines, cependant la contribution humaine dans l’élaboration des règles de la chari’a n’en demeure pas moins importante : L’Ijtihad, l’opinion, les contrats, la coutume sont des formes de législation humaine intégrées dans la chari’a.

    De ce fait, l’homme contribue à l’élaboration des règles non seulement avec ses engagements contractuels qui n’ont de limites que ce qui est contraire à l’ordre public et aux mœurs, ce qui va de pair avec les prescriptions divines, mais aussi au moyen du consensus et de l’opinion ( Ijtihad) qui constituent des sources de droit accessoires après le Coran et la Sunna, outre le fait que dans certaines circonstances, la coutume peut être considérée comme source de droit, à condition qu’elle ne soit pas contraire aux directives du Coran et de la Sunna.

    Le premier fondement de la chari’a est le Coran. Celui-ci contient 228 dispositions juridiques. Une bonne partie de ces dispositions a un caractère imprécis, dont la compréhension nécessite un effort de réflexion et d’interprétation, ce qui offre à l’Homme la possibilité de contribuer d’une façon ou d’une autre à l’élaboration de la chari’a. Et cette interprétation, quelle que soit sa pertinence, n’est jamais définitive. Elle est sujette à des changements fréquents en fonction de l’évolution et des besoins des sociétés humaines (Dieu en a voulu ainsi).

    La Sunna ou tradition du prophète est le deuxième fondement, la deuxième composante ou la deuxième source de la chari’a. Le mot « Sunna » recouvre les paroles du prophète Mohamed, ses actions et ses approbations.

    Al-Ijma’ (consensus) est l’accord des juristes musulmans intervenu à une époque donnée après le décès du prophète sur un point particulier. Le consensus est aussi un fondement de la chari’a

    Al-Qiyâs ou l’analogie est un autre fondement de la chari’a. Ici, la particularité de l’analogie consiste à procéder à la solution d’un cas nouveau par analogie à un cas ancien sans que l’on puisse en induire une règle générale et sans que cette solution au cas nouveau puisse revêtir une valeur certaine.

    Al-Istihsân est également un fondement de la chari’a. Ce terme a trois significations :

    a) le fait de dévier, sur un point précis, de la règle fixée par un précédent, pour appliquer une autre règle justifiée par une raison légale ;
    b) le jugement préférentiel du Moujtahid (juge, arbitre, juriste) ;
    c) l’intime conviction.

    Al-Istislah ou le jugement sans précédent motivé par l’intérêt général auquel ni le Coran ni la Sunna ne font explicitement référence. Cette règle fait aussi partie des sources de la chari’a. Elle trouve sa justification dans le besoin ou la nécessitéالضرورة .

    La coutume ou l’usage fait partie, comme indiquée ci-dessus, des sources de la chari’a.

    Ces sources qu’on appelle complémentaires offrent à l’intelligence humaine la possibilité de créer et de développer le droit en fonction des besoins imposés par l’évolution dans le temps et dans l’espace.

    Objet de la chari’a

    La chari’a vise à préserver la vie humaine ( Coran 2.179), faire régner la justice et la paix, assurer aux hommes le salut et le bonheur dans ce monde et dans la vie future.

    Les savants musulmans en ont déduits cinq buts qu’ils ont appelés « maqacid » :

    Il s’agit de « la protection de la religion, de la vie, de la raison, de la progéniture et de la richesse. Tout ce qui contribue à la préservation de ces cinq universaux est une maslaha (intérêt), et tout ce qui leur porte atteinte est une mafçada (nuisance) dont la désapprobation devient une maslaha ».

    La chari’a comprend les droits-et les devoirs de l’homme envers lui-même (que j’appelle droits-devoirs), les droits de Dieu et les droits des créatures.

    Les droits de Dieu

    La chari’a affirme d’abord les droits du Créateur sur la créature, c’est-à-dire les devoirs de celle-ci envers Lui, avant de définir les devoirs de l’Homme envers lui-même et envers autrui.

    Le premier devoir de l’Homme envers Dieu est de croire en Lui, de reconnaître Son autorité, de L’adorer et de ne rien associer à Lui. Le second devoir est de suivre Ses directives, d’avoir foi en Son dernier messager.

    Il faut aussi se conformer à la loi de Dieu telle qu’elle est énoncée dans le Coran et la Sunna. Mais l’homme peut nier ce droit de Dieu et ne pas croire en Lui. Ce qui rend nulle et non avenue toutes les obligations qui en découlent.

    Les droits-devoirs de l’homme envers lui-même

    La chari’a affirme que votre personne a des droits sur vous. Il interdit par conséquent tout ce qui peut être nuisible à la santé physique et mentale de l’homme, à savoir : la consommation du sang, de la viande du porc, des cadavres, des drogues, des boissons enivrantes.

    Elle a prescrit à l’Homme une nourriture saine ; elle lui interdit l’adultère, la fornication, l’homosexualité pour le protéger contre les maladies et sauvegarder la pureté de l’espèce humaine.

    La chari’a prescrit à l’Homme de chercher la satisfaction de ses besoins sexuels dans le mariage. Nul ne peut nier les ravages du Sida et des maladies sexuellement transmissibles qui sont la conséquence d’une sexualité débridée et hors mariage.

    La chari’a interdit à l’Homme de mettre fin à sa vie par le suicide, l’euthanasie, la mortification ou tout autre moyen quelconque, car la vie appartient à Dieu. La vie est un dépôt que Dieu a confié à l’Homme pendant un laps de temps pour en faire le meilleur usage possible.

    Ainsi la chari’a cultive dans l’homme le sens du respect de sa personne et de son corps en tant qu’ils ont des droits sur lui. Et si elle impose à l’homme le respect et la préservation de sa propre personne, elle l’impose davantage et de manière plus impérative à l’égard d’autrui.

    Les droits des êtres vivants
    La chari’a reconnaît des droits à tous les êtres vivants y compris les animaux et les végétaux et prescrit leur respect.
    L’écosystème, l’équilibre biologique, la pollution de l’air et de la mer, la corruption, les atteintes à la vie, la destruction de la faune et de la flore sont des concepts initiés par le Coran.

    La chari’a prescrit le respect des végétaux et des animaux ce qui implique le respect de l’environnement et du cadre de la vie.

    Il existe une panoplie de préceptes interdisant d’infliger le moindre mauvais traitement à un animal, même les fourmis et les oiseaux ont un droit à la vie qui doit être respecté.

    La chari’a interdit de faire souffrir un animal par la torture, la faim, la soif ou par tout autre moyen quelconque. Il est interdit d’abattre un animal par des procédés autres que l’égorgement avec un instrument bien tranchant.

    Les droits d’autrui

    Si la chari’a enjoint à l’Homme de s’acquitter de ses propres droits, elle est à fortiori plus exigeante quant au respect des droits d’autrui.

    La chari’a interdit formellement de porter atteinte à la vie, à la dignité, à l’honneur et aux biens d’autrui.

    Elle interdit l’escroquerie, le vol, la fraude, la calomnie, la diffamation, l’agression, le meurtre et tout ce qui pourrait causer du tort à autrui.

    Le droit à la vie est un droit sacré au regard de la chari’a. L’atteinte à la vie d’une personne est considérée comme une atteinte à la vie de toute l’humanité. C’est aussi une atteinte aux droits de Dieu dans la mesure où l’Homme est un sujet et un serviteur de Dieu.

    Le meurtre est sanctionné par le talion qui représente une peine équivalente à l’infraction. Le fait de porter atteinte à la vie d’un être humain est d’une gravité telle que seul le talion pourrait compenser le mal subi. Le talion sert également à dissuader le meurtrier. Celui-ci hésitera à commettre son crime quand il sait qu’il sera exécuté.

    Le talion n’est pas une invention de la chari’a. Il a existé et existe dans plusieurs systèmes juridiques. La particularité et le mérite de la chari’a sont d’avoir introduit le pardon, qui est en fait un droit d’absolution, que la victime ou ses ayants-droit peuvent accorder au meurtrier. Dans un souci d’équité, la chari’a fait obligation à l’Etat de se désister de son pouvoir répressif au profit de la victime qui a le choix entre le pardon et l’exécution du talion.

    En matière de succession, il est fait grief à la chari’a de pratiquer la discrimination entre les deux sexes, dans la mesure où la part du garçon est égale au double de celle de la fille.

    En réalité, ce partage, voulu par Dieu, correspond à une logique de distribution des rôles et des responsabilités au sein de la famille.

    La chari’a met les dépenses du foyer à la charge de l’homme et en dispense complètement la femme.

    Le principe de donner au garçon le double de la part de la fille s’explique par le fait que l’homme doit prendre à sa charge toutes les dépenses nécessaires à l’entretien de la famille du défunt, alors que la femme en est totalement dispensée.

    En outre, le garçon doit fonder un foyer dont il aura à lui seul la charge car la femme ne doit en aucun cas contribuer aux dépenses du ménage ni à la fondation du foyer.

    En revanche, il y a égalité des droits entre père et mère dans la succession de leur enfant lorsque celui-ci décède en laissant des héritiers mâles. De même qu’il y a égalité entre le frère et la sœur nés d’une même mère et d’un premier mariage dans la succession d’un frère né de la même mère et d’un second mariage lorsque le frère ne laisse ni ascendants mâles ni descendants en droit de succéder.

    Ainsi les avantages accordés aux hommes dans certains cas comportent pour eux des charges supplémentaires de manière à rétablir le principe de l’égalité prescrit par la chari’a.

    Il est une règle juridique qui dit : « le profit doit être équivalent aux charges et les charges doivent être équivalentes au profit ».

    Les libertés fondamentales

    La chari’a garantit et encourage l’exercice des libertés fondamentales, telles que la liberté de pensée, de croyance, d’opinion, d’expression, la liberté de réunion et d’association, la liberté de circulation et d’établissement.

    La chari’a considère ces libertés comme étant des moyens inhérents à la nature de l’Homme et indispensables à l’exercice de la mission dont il est divinement investi.

    Elles font partie des moyens, tels l’eau et l’oxygène, que Dieu a mis à la disposition de l’Homme pour pouvoir vivre et assumer ses obligations en tant qu’Homme responsable. Or le priver de ces moyens, c’est l’empêcher d’accomplir sa mission, voire l’empêcher de vivre.

    Droits civils et politiques

    La chari’a garantit à l’homme et à la femme l’exercice de tous les droits civils et politiques, à savoir : le droit de vote, le droit à l’opposition, le droit de manifester son mécontentement, le droit d’accès aux fonctions politiques.

    Ces droits sont également des devoirs auxquels on ne peut renoncer sans motif légitime.

    L’opposition à la dictature, la lutte contre la corruption et l’injustice sont à la fois des droits et des obligations qui incombent à tous les citoyens dans le cadre de leur mission d’ordonner le bien et de repousser le mal.

    Droit à l’instruction

    La chari’a garantit l’instruction à tout homme et à toute femme en leur assurant les moyens nécessaires à l’exercice de leurs droits. Il ne se contente pas d’énoncer le droit, il doit créer les conditions de son exercice, telles que la gratuité de l’enseignement, la mise en place des infrastructures nécessaires, la prise en charge des fournitures scolaires et l’attribution de bourses d’étude aux étudiants et aux chercheurs. Ce n’est pas un hasard si le premier verset révélé du Coran commence par l’impératif du verbe lire.

    C’est la preuve que l’Islam attache une grande importance à l’enseignement et au savoir.

    Droit à la propriété

    La charia reconnaît le droit à la propriété à l’homme et à la femme, aux nationaux et aux étrangers. La femme a la pleine capacité sur ses biens. Le mari n’a aucun pouvoir de s’immiscer dans l’administration des biens de sa femme. Le régime de séparation des biens adopté par la chari’a a conféré à la femme le droit de disposer de la totalité de ses biens sans le consentement ni l’autorisation de son mari.

    En vertu de ce principe, la femme mariée peut contracter, transmettre à titre onéreux ou gratuit, transiger, hypothéquer, ester en justice sans aucune autorisation maritale. La chari’a accorde une importance considérable à la propriété ; la défense de celle-ci a la même légitimité au regard de la chari’a que la défense de l’honneur, de la dignité et de la vie de la personne humaine.

    Le prophète de l’Islam a dit : « ô Hommes ! Votre sang, vos biens, votre honneur vous sont inviolables comme l’est ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci ».

    Le droit à la propriété a pour corollaire le droit au respect du domicile et de la vie privée lequel est garanti à toute personne sans distinction aucune. La chari’a proclame solennellement l’inviolabilité du domicile et interdit toute forme d’ingérence dans la vie privée et familiale.

    Contrairement aux principes du droit positif qui imposent des restrictions à l’exercice du droit au respect de la vie privée et familiale en laissant la porte ouverte à l’ingérence de l’autorité publique, la chari’a interdit toute ingérence dans l’exercice de ce droit même par l’autorité de l’Etat et quel qu’en soit le prétexte.

    D’emblée, la chari’a a aboli toutes les formes de l’arbitraire telles que les perquisitions domiciliaires, l’inquisition, l’espionnage, la délation, l’intimidation, bref tous les procédés vexatoires consistant à s’enquérir de la vie privée des gens jusqu’à l’intimité de leurs foyers.

    La chari’a tend seulement à empêcher les turpitudes et les mauvaises mœurs de se répandre en public afin de prévenir la contagion.
    Fraternellement !




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  • simozrag.
    25 avril 2010 at 18 h 16 min - Reply

    Dans le but de clarifier certaines notions en rapport avec la chari’a, il m’a paru important de définir le concept de fiqh. Les sources complémentaires de la chari’a sont des catégories du fiqh.

    1- Définition

    a) Le mot Fiqh est un substantif dérivé du verbe ‘‘faqiha’’ qui signifie : comprendre, s’instruire. Le verbe faqiha figure dans vingt versets du Coran, parmi lesquels ceux-ci :
    « Mais vous ne comprenez pas leur façon de Le glorifier » s 17 v 44 « Mais qu’ont-ils ces gens à ne comprendre aucune parole » s 4 v 78 « Leurs cœurs ont été scellés et ils ne comprennent rien » s 9 v 87
    « Lorsque Dieu veut du bien à quelqu’un, Il l’instruit en matière de religion » Hadith
    Dans le langage courant, le mot Fiqh signifie compréhension ou connaissance.

    b) Le sens du mot Fiqh s’étend aussi au savoir, à la science. Ainsi, tout savoir d’une chose est un Fiqh.

    c) Le Fiqh islamique C’est l’ensemble des connaissances acquises au moyen de l’exégèse du Coran et de la Sunna et destinées à préciser les règles et les modalités pratiques concernant les cultes (l’adoration), les droits et les devoirs, les relations et les activités humaines dans le cadre de la religion.

    Le Fiqh définit pour les faire régir par la chari’a les activités des individus et des groupes dans toutes les situations et dans tous les domaines de la vie, cultuel, moral, politique, économique, juridique, social, culturel depuis la naissance jusqu’à la mort.

    Il ne faut pas confondre le Fiqh avec la Chari’a. La Chari’a est l’ensemble des règles, des préceptes et des enseignements issus de la révélation (Coran et Sunna). Le Fiqh est la méthode d’interprétation et d’application de ces règles, préceptes et enseignements, soit directement, soit indirectement par des méthodes d’analyse et de raisonnement déductif et analogique tels que le consensus, l’analogie, le jugement préférentiel, etc.

    Tous les problèmes et les faits sociaux peuvent trouver leurs solutions dans le Coran et la Sunna au moyen des méthodes interprétatives du Fiqh.

    Le Faqih n’est pas seulement un juriste au sens juridique du terme, il est à la fois homme de loi et de sciences religieuses.

    2- Le rôle du Fiqh

    a) Le Fiqh a divisé les actions humaines sur la base des enseignements du Coran et de la Sunna en cinq catégories : obligatoire, méritoire, licite, illicite, blâmable. Dans ce contexte, le Fiqh a élaboré une terminologie spécifique qui n’est pas celle du Coran et de la Sunna, exemple : A propos de ce qui est obligatoire, le Coran emploie les termes : prescrire, imposer, décréter, ordonner, commander :

    « Allah vous a prescrit de vous libérer de vos serments » s 66 v 2 « Et Ton Seigneur a décrété : ‘‘ N’adorez que Lui et soyez bons envers les père et mère’’ » s 17 v 23 « Nous savons ce que Nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et de leurs esclaves » s 33 v 50 « Il vous a commandé de n’adorer que Lui » s 12, v 40

    Le Coran désigne ce qui est illicite par les termes : défendre, Il n’agrée pas, il ne vous est pas permis :

    « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables […] Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion » s 60 v 9
    « Il n’agrée pas la mécréance à Ses serviteurs » s 39 v 7
    On y trouve également les termes : ‘‘ il n’y a pas de gêne…’’, ‘‘ il vaut mieux’’, ‘‘Allah n’aime pas ceci ou cela’’, ‘‘Allah a maudit’’.

    A partir de ces enseignements, le Fiqh a classifié, comme on l’a vu plus haut, les pratiques des musulmans en cinq catégories : wajeb (obligatoire), mandoub (méritoire ou recommandé), jayez ou halâl (licite), harâm (illicite), maqrouh (blâmable).

    b) Concernant les cultes

    Le Coran dit : « Les aumônes sont destinées aux pauvres, aux indigents… » s9 v60 Ce verset désigne huit catégories de personnes devant bénéficier des aumônes.

    Est-ce qu’il faut distribuer l’aumône à toutes ces catégories ou bien suffit-il de la donner à une ou à plusieurs personnes d’une même catégorie ? Exemple aux pauvres ou bien pour le rachat des captifs ? Omar ibn al Khattab, Hudaïfa, ibn Abbâs, Abou Hanifa, Ahmed ibn Hanbal estiment qu’il est permis de donner l’aumône à une seule catégorie et à une seule personne. Mâlik préconise de donner par priorité à ceux qui ont le plus besoin parmi les huit catégories.

    Achafei, Ikrima optent pour le partage de l’aumône au profit de ceux qui sont présents parmi les huit catégories.
    La Zakât des produits agricoles, selon Abou Hanifa, doit être prélevée sur toute récolte quelle qu’en soit la quantité, conformément à un hadith qui dit : « le dixième de tout ce que le ciel irrigue ». Tandis que Malik, Achafei, Ibn Hanbal fixe à cinq ‘‘wisq’’ [1] quintaux le seuil à partir duquel on doit s’acquitter de la Zakât des produits agricoles. Ces derniers s’appuient sur un hadith qui dit : « Il n’y a pas d’aumône dans ce qui est inférieur à cinq wisqs »

    Au sujet des prosternations de réparation dans la prière, faut-il les effectuer avant ou après le salut final ?

    D’après l’Imâm Ahmed et Mâlik, l’erreur en moins doit être réparée par deux prosternations avant le salut ; et l’erreur ayant consisté à ajouter un plus à la prière, doit être réparée par deux prosternations après le salut final.

    Tandis que d’après Achafei, les prosternations de réparation doivent être effectuées uniquement avant le salut.

    c) Les relations humaines

    Est-ce que les témoins sont obligatoires dans le mariage ?

    L’unanimité des Faqihs pose la condition de deux témoins pour la validité du mariage.

    Pour l’Imâm Malik, le mariage sans les témoins est valable s’il a été proclamé.

    Le commerce dans la mosquée est autorisé par Abou Hanifa, Mâlik et Achafei, tout en réprouvant la présentation de la marchandise au moment de la vente, alors qu’il est illicite selon Ahmed ibn Hanbal, s’appuyant sur ce Hadith : « Si vous voyez quelqu’un vendre ou acheter dans la mosquée, dites : ‘‘Qu’Allah ne fasse pas fructifier ton commerce ! »

    Ainsi le rôle du Fiqh ne se limite pas à la réglementation de la vie de l’individu et à ses différentes relations du berceau jusqu’à la tombe, il s’étend également à l’organisation de l’Etat et de ses institutions politiques, administratives, économiques, judiciaires, ainsi qu’à ses devoirs et à ses relations internes et internationales.

    Le Fiqh a défini les bases et les mécanismes du système de l’Etat islamique, à savoir les principes de séparation des pouvoirs, de justice, de la Choura, de la Bai’a, les libertés fondamentales, les conditions et les modalités de désignation du Calife ou du chef de l’Etat.

    Il a défini le système de l’économie islamique, ses mécanismes institutionnels, le mode de distribution des richesses, ses particularités et ses caractéristiques par rapport aux systèmes d’économie socialiste et libérale.

    3- Le rapport entre la Chari’a et le Fiqh

    S’il est vrai que la Chari’a a donné naissance au Fiqh, il n’est pas moins vrai que le Fiqh a clarifié et développé la Chari’a. La Chari’a constitue une masse de règles et de méthodes inépuisables.

    Le Fiqh ne cesse de puiser de la Chari’a, grâce à ses méthodes d’interprétation et de déduction, les réponses à toutes les questions et les solutions à tous les problèmes.

    La Chari’a comporte des règles rigides, invariables et des règles souples pouvant s’adapter à tous les milieux et à toutes les circonstances.

    Le Fiqh est l’instrument d’adaptation de ces règles aux différents problèmes et faits sociaux. Les sources fondamentales du droit musulman sont en principe le Coran et la Sunna.

    Outre le consensus qui est né à l’époque des compagnons du prophète, le Fiqh a déduit du Coran et de la Sunna des instruments d’analyse et d’interprétation qui deviennent, elles aussi, des sources de droit :
    Il s’agit du jugement préférentiel (Istihsân), l’utilité ou l’intérêt absolu (al-maslaha al-mursala), la coutume ou l’usage, la prise en compte du principe ou du fait établi (istishab al asl), l’analogie (al-qiyas), la tradition du compagnon, certaines règles non abrogées de la loi.

    Fraternellement




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  • l.leila
    25 avril 2010 at 23 h 57 min - Reply

    Bonjour,

    @ Frère SIMOZRAG, je voudrais rebondir sur le point de la succession. Etant donné l’éclatement de la famille dans la société des temps modernes, comment selon vous, pourrait-on gérer la situation afiin d’éviter une certaine injustice envers la femme? Sachant que de nos jours, aussi bien le frère que l’oncle, ne répondent pas aux prérogatives de la charia.
    Mes salutations




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  • simozrag
    26 avril 2010 at 11 h 13 min - Reply

    PS-Le wisq équivaut à soixante sa’, soit 120 kg environ. 5 wisq = 6 quintaux ou 600 kgs




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  • Adel
    26 avril 2010 at 19 h 24 min - Reply

    @simozrag

    Bonjour,

    Merci pour votre intervention concernant la chariaa. Je salue au passage votre louable effort pour nous donner toujours une information claire et précise.

    En résumé, si j’ai bien compris, la chariaa est l’ensemble des normes, codes et lois qui régissent la vie de l’individu et de la société en terre d’islam.

    J’aimerais, si vous le permettez, vous poser encore quelques questions, afin de clarifier certains aspects qui, pour moi, restent un peu confus.

    1- La chariaa a donc commencé avec le Coran et s’est développée peu à peu avec la collecte des Hadiths et de la Sira du Prophète (saaws), puis l’effort des fouqahâ, pour se fixer définitivement, dans le cas du sunnisme, dans les quatre écoles juridiques malékite, chaféite, hanafite et hanbalite. Comment peut-on interpréter l’imprécision voulue par Dieu dans la législation établie par le Coran? Le fait de vouloir codifier la vie du croyant dans les moindres détails ne va-t-il pas à l’encontre de la grande marge de manœuvre laissée par le Coran? Que penser de toutes les questions concernant par exemple les innombrables cas d’invalidation du jeûne (se brosser les dents ou mettre du collyre dans les yeux)?

    2- La chariaa est-elle un corpus figé et écrit pour chaque école juridique, auquel les juges doivent se reférer? Les quatre grands imams ont-ils dit quelque chose concernant l’exercice du pouvoir?

    3- La colonisation a introduit en Algérie une rupture dans le fonctionnement de l’État. Pourquoi, selon vous, l’État algérien indépendant n’a-t-il pas opéré un retour à la chariaa telle quelle était appliquée sous les Turcs? Quelles sont les dispositions dans la législation algérienne actuelle (Constitution, code civil, pénal, de la famille, de l’information, etc.) qui ne sont pas en conformité avec la chariaa? Pensez-vous que l’Arabie saoudite (qui n’a jamais subi la colonisation par un pays non musulman) applique la chariaa? Serait-il souhaitable que notre pays s’inspire de la législation qui y est appliquée?

    4- La chariaa peut-elle évoluer?

    Cordialement




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  • simozrag.
    26 avril 2010 at 21 h 37 min - Reply

    Bonjour,

    @ Sœur leila,

    Si le frère et l’oncle n’attribuent pas à la femme sa part d’héritage, cela signifie que nous vivons une époque semblable à celle de la jahiliyya.

    Dans ce cas, la femme doit saisir le juge, lequel doit procéder à un partage où il sera tenu compte des droits de la femme (sœur, nièce, tante, marâtre ). Si la succession est déjà liquidée, le juge pourrait évaluer la part de la femme et contraindre les héritiers à lui attribuer ses droits.

    S’il s’agit d’un bien indivis, les héritiers doivent s’arranger pour payer à la femme son dû, c’est-à-dire le prix de sa part. En cas de refus par les héritiers, le juge peut procéder à la licitation judiciaire, payer à la femme ce qui lui revient et donner le reliquat aux héritiers.

    En principe, c’est la justice qui doit défendre les droits de la femme notamment en matière de successions.




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  • l.leila
    26 avril 2010 at 23 h 59 min - Reply

    Bonjour,
    Merci cher frère SIMOZRAG. Que de familles vivent encore dans la jahilia. La femme, par pudeur, ne peut pas saisir la justice. Dans beaucoup de cas, la femme qui travaille a la charge de la famille.Mais le partage se fait selon la charia, donc on retombe dans une certaine injustice. Sans parler des familles dont les héritiers directes sont de sexe féminin. Pourquoi ne pourrait-on pas adapter la charia à certains changements de nos valeurs hélas disparues ?
    Mes salutations




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  • simozrag
    27 avril 2010 at 3 h 20 min - Reply

    1-Effectivement, l’application de la chari’a a commencé dès l’instauration de l’Etat de Médine qui fut dirigé par le prophète (sws) et qui s’est poursuivie après lui des siècles durant jusqu’à la chute de l’empire ottoman en 1924. Il est certain que l’histoire de cet État a connu des hauts et des bas, mais les événements qui ont marqué cette histoire n’ont pas beaucoup influé sur l’application de la chari’a.

    A propos de l’imprécision ou « tachabuh » (que certains ont traduit par ambigüité), le Coran dit :

    « C’est Lui qui t’a révélé le Livre contenant des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d’autres versets susceptibles d’interprétations diverses. Ceux qui ont au cœur un penchant vers l’égarement, mettent l’accent sur les versets imprécis, cherchant la discorde en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n’en connaît l’interprétation à part Allah » s3 v7

    Dieu a voulu qu’il en soit ainsi pour plusieurs raisons :

    a- Pour l’épreuve. Par ce procédé de mise à l’épreuve, Dieu distingue les hypocrites, les sceptiques des vrais croyants qui croient d’emblée au Coran, qui admettent que ce discours vient de Dieu malgré l’incompréhension de certains termes ou de certaines expressions. Alors que les autres se mettent à en douter ou à chercher des interprétations tendancieuses, inexactes pour semer la discorde entre les musulmans.

    b- Les hommes sont d’une nature différente. Il y a des gens qui se contentent du sens apparent ou littéral, d’autres vont chercher le fond ou l’esprit du texte, il est des mystiques qui ont une conception passionnée du texte, d’autres ont des méthodes rationnelles, certains ont recours à l’interprétation, d’autres prennent le texte tel qu’il est, et comme le discours coranique s’adresse à tout le monde, Dieu a voulu que chacun se sente concerné, y trouve son compte.

    c- Pour encourager la réflexion et la recherche. D’où les nombreuses écoles de fiqh, la pluralité de solutions, de sorte que le musulman puisse avoir, sur certains points, un éventail de choix qui lui permet d’adopter la solution qui lui convient. Aussi, pour promouvoir l’effort, la pensée, l’analyse, la déduction, au lieu de trouver la réponse toute faite et croiser les bras. Cet effort de réflexion et de recherche est une occasion pour les savants, les chercheurs, les intellectuels non seulement de se mouvoir, de s’activer mais aussi d’obtenir des récompenses divines pour leurs efforts.

    « Le fait de vouloir codifier la vie du croyant dans les moindres détails ne va-t-il pas à l’encontre de la grande marge de manœuvre laissée par le Coran? »

    Oui et Non. Il est vrai qu’il existe des cas où l’immixtion dans les mini détails pourrait contribuer à réduire l’espace de liberté prévu et voulu par le Coran.

    Les cas d’invalidation du jeûne que vous avez cités me semblent trop dérisoires pour mériter un commentaire. A mon humble avis, rien de ces éléments ne peut invalider le jeûne.

    2-La chari’a n’est pas un corpus figé. Les juges ne sont pas obligés de se référer à une école. Les juges eux-mêmes sont des mujtahids au même titre que les juristes, maîtres d’écoles. Ils doivent de ce fait contribuer à l’évolution, au développement de la chari’a dans le cadre du Coran et de la Sunna. La Chari’a prévoit et laisse mille possibilités au juge de faire appel à l’ijtihad, à la réflexion, à l’intime conviction pour enfin faire sienne sa décision ou son jugement. Sinon, que signifie le jugement préférentiel (Istihsân), l’utilité ou l’intérêt absolu (al-maslaha al-mursala), la prise en compte du principe ou du fait établi (istishab al asl), l’analogie (al-qiyas).

    Ces instruments et d’autres permettent à la chari’a d’évoluer avec le temps et de s’adapter à toutes circonstances.

    3-Il faut d’abord se poser la question si l’Algérie a acquis une véritable indépendance sans condition et sans mainmise de l’ancienne puissance coloniale ? Pourquoi les textes de la révolution, notamment la Charte du 1er novembre et de la Soummam n’ont-elles pas été appliquées ?

    De nombreux facteurs dont les circonstances de l’époque, l’environnement international, les liens avec le bloc de l’Est, les engagements avec l’ancienne puissance coloniale, la culture de gauche inculquée aux chefs politiques, n’ont pas permis un retour à la chari’a.

    On peut considérer que seul le code de la famille est plus ou moins en conformité avec la chari’a.

    Ce qui existe en Arabie Saoudite, est un processus d’application de la chari’a, plutôt une expérience, loin de parvenir à son terme et encore moins à sa perfection. Pour cette raison, ce modèle ne serait pas dans sa globalité fiable dans notre pays.

    4- La chariaa peut-elle évoluer?

    Absolument ! Parce que Dieu qui l’a initiée et qui a appris à l’homme ce qu’il ne savait pas, a prévu les moyens et les possibilités de son évolution.




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  • Mohamed J.
    27 avril 2010 at 14 h 27 min - Reply

    @ Cheikh Simozrag.

    Mon cher Maitre je voudrais vous poser cette question:
    Y a t il une forme particulière de l’Etat musulman d’une part et quelles sont les formes possibles sinon et qu’est ce que l’Etat d’autre part dans une acception générale.

    Merci.
    Fraternellement.




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  • Adel
    27 avril 2010 at 16 h 03 min - Reply

    @simozrag

    Merci pour ces éclaircissements.

    Si nous retenons que la chariaa n’est pas figée et qu’elle a évolué de manière continue depuis les temps du Prophète (saaws) jusqu’à nos jours, alors rien n’interdit en principe l’élaboration d’une législation qui, tout en s’inscrivant dans le cadre des principes et de la méthodologie que vous avez décrites auparavant, tienne compte de l’évolution de la société (exemples : abolition de l’esclavage, égalité en droits et en devoirs de tous les êtres humains, etc.) Il ne tient qu’aux musulmans de faire un effort dans ce sens.

    On entend souvent parler d’application de la chariaa, mais je dois vous avouer que, pour ma part, je ne comprends pas très bien ce qu’on entend par là concrètement. Si les choses sont relativement claires en ce qui concerne les règles de base (interdits et obligations rituelles, mariage, divorce, héritage, etc.), il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit de la vie politique ou économique, par exemple.

    Pourriez-vous, afin de mieux fixer les idées, indiquer quelques mesures prioritaires que prendrait immédiatement un gouvernement islamique en Algérie afin de se conformer à la chariaa?

    Une autre question concerne les mécanismes qui permettront l’évolution de la chariaa. Si la manière de gouverner, par exemple, est fixée par la chariaa, et si nous considérons que le type d’État mis en place du temps des Turcs ne peut raisonnablement pas être restauré, il faudra bien décider comment doit être gouverné le pays. Qui décidera de cela?

    D’une manière générale, la chariaa peut-elle évoluer de manière indépendante dans chaque pays musulman ou doit-il y avoir un consensus parmi tous les musulmans du monde entier? Qu’en sera-t-il alors des divergences doctrinales entre sunnites, chiites et ibadites, par exemple?

    Cordialement




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  • Salah Bouzid
    27 avril 2010 at 16 h 48 min - Reply

    Une contradiction qu’il est nécessaire d’aborder quand on parle de l’application de la Charia, c’est que le modèle politique proposé par le mouvement islamiste n’accepte pas d’être libélé de théocratie d’une part, mais de l’autre, il peut être perçu que l’application de la Charia nécessite la mise en place d’une théocratie.

    Le verouillage politique imposé par le régime en place étouffe l’atmosphère politique, sociale et culturelle du pays, ce qui fait que les transactions entre les forces politiques concurentielles et la société n’existent pas vraiment et ce sont ces transactions qui seront nécessaires pour que ces débats idéologiques se cristalisent en faits concrets dans tous les secteurs de la vie.




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  • Congrès du Changement Démocratique