Édition du
26 March 2017

le changement pacifique à travers l’éveil des consciences

Par Adel

La fin de la seconde guerre mondiale fut le début d’une nouvelle ère, celle de la décolonisation. Les peuples d’Afrique et d’Asie, contrairement à ceux d’Amérique latine, et à l’exception de l’Afrique du Sud, se séparèrent définitivement de leurs anciens colonisateurs sans que persiste une population d’origine européenne,  et se lancèrent, l’un après l’autre, dans l’édification de l’État national. Dans le monde arabe, l’Algérie fut le pays qui paya le plus lourd tribut afin de restaurer la souveraineté nationale. Dans la plupart de ces pays, les années 60 et 70 furent celles de la mise en place et du renforcement de dictatures militaires qui, sous couvert de modernisation, aboutirent à la mainmise sur tous les rouages de l’État d’une caste militaro-bureaucratique issue de l’armée et de l’appareil du parti unique. L’Algérie, la Libye, l’Égypte, le Soudan, la Syrie et l’Irak se transformèrent ainsi en immenses prisons gardées par une police politique féroce. Partout, les leaders civils du combat pour l’indépendance furent progressivement marginalisés ou liquidés physiquement et le cercle du pouvoir réel se rétrécit comme une peau de chagrin. Partout, un colonel ou un général, za3im autoproclamé idéologue en chef et père de la nation, se fit acclamer par des foules tétanisées et infantilisées et ses portraits, statues et écrits envahirent les moindres recoins de l’espace public. Son bras tendu montrait des horizons de progrès et de prospérité. Il veillait sur tout. Tant qu’il était vivant, nul n’avait le droit de se préoccuper de quoi que ce soit. Caricature hideuse ayant pour noms «démocratie populaire» et «socialisme spécifique».

L’échec de ces régimes policiers aux prétentions modernistes ou socialistes fut partout le même. La répression aussi. Qui ne se souvient des dizaines de milliers de morts de Hama dans la Syrie de Hafez el Assad et des milliers de gazés kurdes dans l’Irak de Saddam Hussein. Partout, l’adversaire de gauche ou de droite fut taxé de traitre à la nation et son sang devint licite pour ses bourreaux. Dans le reste des États arabes, des familles royales et des émirs coupés de la réalité du monde moderne continuèrent à gérer leurs pays comme une propriété privée, demandant à leurs sujets une soumission absolue au nom d’un islam soigneusement expurgé de tous ses commandements en faveur de la justice sociale et travesti dans le sens de leurs intérêts étroits.

La dictature mise en place dans notre pays par le couple Ben-Bella Boumedienne en 1962 ne fut pas en reste. Après une phase ascendante caractérisée par l’absence totale de démocratie, la peur, la soumission des masses à une caste bureaucratique, le mépris, le mensonge, le manque de discernement face aux réalités économiques et sociales, la crise de 1985 révéla toutes les limites du système militaro-bureaucratique qui, sous couvert de socialisme, permit l’émergence d’une classe pseudo-bourgeoise dont la seule ambition était de jouir de la vie sans limites en puisant dans les caisses de l’État. Cette classe parasitaire fut incapable de construire la République démocratique et sociale dans le cadre des principes islamiques voulue par les combattants de la guerre de libération. Elle ne réussit pas à fédérer tous les Algériens autour du projet de modernisation dont elle se voulait le chef de file. Cette évolution ayant abouti à l’échec total se retrouve dans tous les pays arabes cités auparavant avec, dans le cas de l’Irak, une guerre meurtrière contre l’Iran, un embargo qui a mis le pays à genoux et, finalement, l’occupation du pays par des puissances étrangères. L’Algérie a également connu une guerre civile dévastatrice et meurtrière dont les effets se font encore sentir. Les dictatures militaires ont partout mené à la ruine économique et à la mise en place au sein de la société de fractures difficiles à combler.

L’échec du projet moderniste mené par les dictatures ayant pris en main les destinées des pays arabes dans les années 50 et 60 est donc patent. Quelles sont les alternatives aujourd’hui? La réaction à la duplicité des classes pseudo-bourgeoises parasitaires qui dirigent ces pays s’est exprimée dans une adhésion massive des couches défavorisées aux thèses du courant islamiste, dont les précurseurs furent les Égyptiens Hassan el Banna et Sayyid Qotb. Ce courant, qui préconise la solution islamique – mise en place d’un État islamique et application immédiate de la chariaa – représente indéniablement une force au Maroc, en Algérie, en Égypte et au Soudan. Dans les autres pays – Tunisie, Libye, Syrie, entre autres – seule la répression brutale de toute forme d’expression de ce courant le maintient à l’état d’idéologie diffuse mais non moins présente.

Le courant moderniste démocrate qui s’oppose aux régimes militaires dictatoriaux, effrayé par la montée fulgurante et les succès électoraux du courant islamiste, a choisi dans sa majorité de soutenir l’armée et ses dirigeants corrompus, dans l’espoir de garder un pied à l’étrier et de ne pas disparaître totalement du paysage politique. Un face-à-face violent pouvoir-islamistes est-il inévitable en l’état actuel des choses? N’y a-t-il pas une autre voie, celle du compromis? Les positions des uns et des autres ne peuvent-elles pas évoluer vers un consensus qui préserverait la paix sociale et permettrait aux Algériennes et aux Algériens de participer à la construction de leur pays dans la sérénité? Le régime issu du coup de force de 1962 est à l’agonie. Il est condamné car il n’a rien à proposer aux Algériens, si ce n’est la médiocrité et la corruption. Qu’ils soient militaires ou civils, ceux qui tiennent les rênes du pouvoir, en plus d’être âgés et malades, sont en fin de course. Ils ont épuisé tous les moyens légaux et illégaux afin de maintenir le peuple sous leur tutelle. La fin est proche et inévitable. C’est à eux de savoir s’ils veulent céder la place pacifiquement ou être emportés par une tempête. Il y a cependant des hommes et des femmes compétents et honnêtes dans les rouages de l’État ou qui ont participé à la vie politique au plus haut niveau à un moment donné mais qui se complaisent dans l’expectative. Ces hommes et ces femmes portent une lourde responsabilité devant l’histoire car le peuple algérien ne leur pardonnera jamais d’avoir laissé la situation pourrir sans lever le petit doigt.

A nous qui avons opté pour le changement pacifique à travers l’éveil des consciences, échoit également la responsabilité de trouver un terrain d’entente entre modernistes et islamistes, afin d’aboutir à un consensus qui soit une synthèse des deux. La décennie rouge, avec son cortège de massacres et de disparitions, nous a montré que la solution n’est pas dans l’affrontement. La seule solution qui soit en mesure de préserver la souveraineté et l’intégrité de notre pays tout en assurant une vie digne à la majorité des Algériennes et Algériens est celle de la négociation et du compromis. Ce compromis ne peut se faire qu’entre ceux qui aiment sincèrement le peuple algérien dans sa diversité. En sont exclus d’office ceux qui s’accrochent au pouvoir et refusent de s’en aller malgré leur faillite ainsi que tous les bourreaux.


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141 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    17 avril 2010 at 22 h 51 min - Reply

    J’ai envie d’intervenir après cet article de Adel en papellant deux (2) textes fondamentaux de la révolution algérienne. Voici ce que dis la déclaration du premier novembre 1954 et la plate forme de la Soummam. Je n’indique pas à quel texte correspondent les paragraphes ci desssous pour inciter les internautes à faire des recherches pour lire entièrement ces plates formes politiques e base de notre révolution.Tant que les algériens ne veulent pas faire la synthèse de ces deux textes et ne veullent pas s’en inspirer pour concevoir l’Algérie de demain, je me permettrais de les soupçonner de « non patriotes ». Voici les quelques lignes que j’ai sélectionné de ces deux textes :
    – ….Le but de la révolution algérienne est : a) LA RESTAURATION DE L’ETAT ALGERIEN SOUVERAIN, DEMOCRATIQUE ET SOCIAL DANS LE CADRE DES PRINCIPES ISLAMIQUES. b)- LE RESPECT DE TOUTES LES LIBERTES FONDAMENTALES SANS DISTINCTION DE RACES ET DE CONFESSIONS.
    – ….La religion islamique est bafouée, son personnel est domestiqué, choisi et payé par l’administration colonialiste. L’impérialisme français a combattu le mouvement progressiste des Oulémas pour donner son appui total au maraboutisme, domestiqué par la corruption de certains chefs de confréries….. LA LIGNE DE DEMARCATION DE LA REVOLUTION NE PASSE PAS ENTRE LES COMMUNAUTES RELIGIEUSES QUI PEUPLENT L’ALGERIE, MAIS ENTRE D’UNE PART, LES PARTISANS DE LA LIBERTE, DE LA JUSTICE, DE LA DIGNITE HUMAINE ET D’AUTRE PART, LES COLONIALISTES ET LEURS SOUTIENS, QUELLE QUE SOIT LEUR RELIGION OU LEUR CONDITION SOCIALE.
    – ….La direction communiste (la plate forme parle dans ce paragraphe du Pari Communiste Algérien de l’époque sous « commandement » du Parti Communiste Français), bureaucratique, sans aucun contact avec le peuple, n’a pas été capable d’analyser correctement la situation révolutionnaire.…… « On assiste cependant à certaines initiatives émanant à titre individuel de certains communistes s’efforçant de s’infiltrer dans les rangs du F.L.N. et de l’A.L.N. Il est possible qu’il s’agisse là de sursauts individuels pour retourner à une saine conception de la libération nationale.
    – ….La Révolution Algérienne n’a pas pour but de « jeter à la mer » les Algériens d’origine européenne, mais de détruire le joug colonial inhumain. LA REVOLUTION ALGERIENNE N’EST PAS UNE GUERRE CIVILE, NI UNE GUERRE DE RELIGION. La Révolution Algérienne veut conquérir l’indépendance nationale pour installer une république démocratique et sociale garantissant une véritable égalité entre tous les citoyens d’une même patrie, sans discrimination
    – ….C’est une lutte nationale pour détruire le régime anarchique de la colonisation et non une guerre religieuse. C’est une marche en avant dans le sens historique de l’humanité et non un retour vers le socialisme. C’EST ENFIN LA LUTTE POUR LA RENAISSANCE D’UN ETAT ALGERIEN SOUS LA FORME D’UNE REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE ET SOCIALE ET NON LA RESTAURATION D’UNE MONARCHIE OU D’UNE THEOCRATIE REVOLUES.( c’est cette phrase importante a laquelle seul seul Abdelhamid Mehri, membre du Conseil National de la Révolution Algérienne, puis celui de membre du Comité de Coordination et d’Exécution, a osé évoqué récemment, et ce depuis l’indépendance de notre pays!!)
    Alors que doit faire de cette extrême lucidité des rédacteurs de ces plates formes , qui sont malheureusement, presque tous morts ? Tout ignoré ou s’en inspiré pour le bien du devenir de notre pays ??????




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  • radjef said
    18 avril 2010 at 12 h 07 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Oui Adel, le changement pacifique ne peut s’accomplir sans l’eveil des consciences, sans le retablissement de la verité. Il est tout de même stupéfiant qu’apres un demi siecle d’echecs, d’incertitudes, d’angoisses, de ruse, de crimes, on entend encore des gens nous dire: »Non, il ne faut pas parler ainsi, il ne faut pas critiquer ainsi notre passé. Il faut laisser l’histoire aux historiens. » Mais dans ce cas, par quels etranges detours sommes nous passés pour vivre ce cauchemar? D’ou est sortie cette junte qui a pactisé avec les geniteurs du colonialisme avant même que l’independance du pays soit effective? Le 1er novembre est-il aussi sacré que cela? Ou bien sommes nous maudits par la providence pour avoir failli et profané un quelconque engagement sacré? Pourquoi apres tant de siecles de larmes, de sang et de souffrances sommes nous aujourd’hui gouvernés par un tas de faussaires et d’imposteurs incultes?…On ne peut pas faire d’omelettes sans casser les oeufs. Desormais, il faut bousculer beaucoup de monde. En premier lieu les universitaires qu’il faut exhorter a rompre avec leur esprit de complaisance, de convenance et resignation. Que serait le 1er novembre sans la fameuse these de la fin des empires coloniaux pronée par les USA au crepescule de la seconde gurre mondiale? La guerre d’Algerie a t-elle été une guerre entre algériens et français ou bien une gurre franco-française?…




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  • idir
    18 avril 2010 at 13 h 19 min - Reply

    Mes frères et sœurs

    Bien que je lise tous les jours LQA, j’interviens peu, parce que je pense que nous intervenant entre personne convaincu. Lorsque je lis un article ou un commentaire je sui tellement d’accord avec ce qui ce dit que je n’ai rien d’autre à ajouter. Je crois que les textes et les idées sont là, que ce soit pour notre propre entente ou que ça soit avec les islamiste (ex : la plateforme de Sant ‘Egidio).Mais maintenant nous devons passer au stade organisationnel, nous devons parler et agir concrètement. Je vie dans l’Est de la France nous somme une importante communauté, mais assez dispersé, nous n’avons pas l’habitude d’être organisé, je parle autour de moi, nos compatriotes sont intéressé mais ils sont attentiste, ils sont tellement échaudé. J’aimerai rencontrer des compatriotes décidé pour passer au stade organisationnel dans l’Est de la France ou pourquoi pas dans toute la France. Moi je suis un immigré donc je n’aurais pas l’outrecuidance de dire à mes frères d’Algérie quoi faire. Dans cette optique LQA qui est pour la majorité d’entre nous le seul lien que nous avons entre nous pourrait être l’organe central qui nous fait prendre contact. En France nous avons plus de latitude pour réunir et nous organisé, même si je suis bien conscient que le combat ce gagneras en Algérie nous pourront être les portes voix et les soutient de nos frères et sœurs qui ce batte aux pays nous avons de glorieux prédécesseurs avec la Fédération de France du FLN.




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  • idir
    18 avril 2010 at 15 h 40 min - Reply

    je n’arrive pas a poster mon commentaire




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  • lemgabri
    18 avril 2010 at 16 h 14 min - Reply

    Pour qui roule ce mhenni:

    Le MAK lance un hymne national kabyle
    13 avril 2010 par Rezki M 9
    Lors d’une conférence donnée à Saint-Denis le 11 avril dernier, le chanteur et responsable autonomiste Ferhat Mehenni a fait écouter au public un hymne national inédit. Le conférencier a également annoncé qu’il espérait réunir 200 000 personnes dans les rues en le 20 avril à l’occasion des marches du Printemps berbère.

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    L’association étudiante Tikli a invité Ferhat Mehenni à une conférence à l’occasion du trentième anniversaire du Printemps berbère. L’intervention du chanteur engagé, président du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) ressemble plutôt à un meeting politique.

    Après un rappel historique de la contestation kabyle, le conférencier est revenu plus longuement sur les actions menées actuellement par son mouvement. Pour le 20 avril, le MAK prévoit en effet des marches dans les trois principales villes de Kabylie. En 2009, le mouvement a annoncé une mobilisation de 20 000 personnes. Cette année, Ferhat espère faire dix fois mieux c’est à dire « mobiliser au moins 200 000 Kabyles ».

    Première diffusion

    Comme pour quasiment toutes ses conférences, Ferhat utilise un ordinateur portable sur lequel il suit ses notes. Ce jour-là, il annonce qu’il va présenter au public un hymne national kabyle. La salle se lève et le conférencier se met à chanter sur une musique diffusée sur son micro-ordinateur. Voici le début du premier couplet : « Nekwni d aɣref n tlelli. Nekwni d tafat i tmuɣli. Nekwni d times d wuzzal ». Ces vers peuvent être traduits ainsi : « Nous sommes le peuple de la liberté // Nous sommes la lumière offerte au regard // Nous sommes le feu et l’acier (…) » Le couplet se termine par « I talwit nezmer i ccwal » : « Pour la paix, nous sommes capables de combattre ».

    Cet hymne n’a jamais été présenté au public, au moment où nous écrivons, il n’a pas été diffusé sur Internet. Kamel Saïdi, président de l’association organisatrice de l’événement déclare au public que « C’est historique, donc vous pourrez dire demain, j’y étais la première fois »

    http://www.dailymotion.com/video/xczpt4_l-hymne-national-de-la-kabylie_news




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  • Benamri
    18 avril 2010 at 17 h 08 min - Reply

    ‎ Ceci est un commentaire que j’ai envoyé à un forum
    de discussion sur le web il y a quleques années et qui me semble dans la ligne de l’article de Adel que je salue. La raison d’une non-convergence des forces démocratiques, quelle que soit leur sensibilité, est ‎en fait le résultat d’une politique planifiée sciemment ayant abouti précisément à cette ‎impasse. Les années 70 à 80 ont été marquées par un affrontement de courants dits ‎‎« gauchistes,» voir marxistes, et d’autres courants « libéraux », en fait la bourgeoisie ‎naissante qui voulait mettre la main sur l’appareil industriel et étatique édifié dans le cadre de ‎l’économie planifiée. Le « machiavélisme » là dedans a été une « manip » montée pour faire ‎éclore un noyau « islamiste » afin de contrecarrer les velléités de résistance des gauchistes ‎résistants à l’ouverture libérale. Pour un coup d’essai ce fut un coup de maître. L’appareil ‎industriel fut segmenté en entités faciles à digérer par les futurs repreneurs et la propagande ‎d’état et les moyens mis au service du courant chargé d’idéologiser le retour aux ‎‎« sources identitaires», sous lequel se cachait en fait une stratégie de démantèlement ‎programmé de l’économie dirigée. Le plan réussit si bien qu’il alla au delà même de ce qui ‎avait été prévu. Une entité politique « islamisante » pris naissance et se constitua bientôt sur ‎la place en force incontournable. C’est donc en créant une scission artificielle au sein de la ‎société opposant, soit disant, 2 choix de société, que l’on est parvenu à initier un affrontement ‎entre les 2 camps (qui faillira dégénérer en guerre civile) et détourner l’attention de tout le ‎monde du problème central qui était la nécessaire alternance politique, renvoyée aux calendes ‎grecques sous prétexte de nécessité de restaurer la stabilité de l’état. C’est ainsi que le ‎système put se maintenir et se pérenniser. Il comprit vite l’intérêt d’une alliance avec le ‎courant islamiste « domestiqué » à qui il offrit le partage du pouvoir. Quant au courant ‎islamiste encore contestataire il fut acculé à l’extrémisme. Quelles conséquences tirer de ce ‎scénario ? Il est connu dans ses grandes lignes mais pas suffisamment médité et analysé pour ‎une compréhension du blocage qui caractérise le mouvement démocratique.‎
    Pour continuer à débattre je souhaiterais tirer les conséquences de la situation que j’ai décrite ‎précédemment, en supposant qu’elle corresponde un tant soit peu à la réalité :‎
    ‎- le seul moyen d’arriver à une percée de mouvements démocratiques est et restera toujours ‎l’urne, car il ne faut pas espérer « un coup de pouce » du système qui s’accommode très bien ‎de la situation actuelle d’alliance islamo-conservatrice. ‎
    ‎- l’objectif de tels mouvements devrait être l’édification d’un état de droit reposant sur des ‎principes universels démocratiques incluant l’expression libre dans les canaux de ‎communication publics ou privés et le respect des libertés religieuses et de la diversité ‎culturelle. Cet état, dont le but est bien sûr le développement du pays, ne peut se construire (il ‎n’y a qu’à voir les errements actuels de la gouvernance nationale) que grâce à l’élite, c’est à ‎dire les éléments les plus compétents mais aussi les plus dévoués à la nation qui, ‎malheureusement pour celle-ci, ne se trouvent pas dans les partis de la majorité actuelle. ‎Ceux-ci sont, hélas, incapables de se renouveler et d’insuffler un sang neuf dans leurs rangs, ‎car enferrés par leurs cadres carriéristes et leurs situations de rente.‎
    ‎- de tels mouvements devraient dépasser les clivages idéologiques basés sur la sensibilité ‎religieuse, laïque ou culturelle, car ils doivent être largement rassembleurs, condition ‎indispensable pour aboutir à des alliances suffisamment représentatives.‎
    ‎- Il est fort probable que l’émergence de tels mouvements ne puisse se faire dans le cadre des ‎partis « démocratiques » actuels, car ils sont caractérisés précisément par ces particularismes ‎dans lesquels ils sont tombés, peut être pas tout à fait volontairement (action des « grands ‎manipulateurs » dans le laboratoire Algérie ?) et qui les condamnent à ne jamais être que des ‎microcosmes sans poids réel dans la vie nationale. A moins que ces partis ne s’éloignent de ‎leur stratégie actuelle en consentant à s’allier à d’autres avec lesquels ils pourraient réaliser ‎cette convergence démocratique. Ce qui, pour l’instant, est une pure vue de l’esprit.‎
    ‎- le réservoir possible, d’où pourraient émerger ces mouvements pourrait être la société civile, ‎dont l’organisation dans le cadre d’alliances syndicales, par exemple, pourrait donner lieu à ‎des associations structurées avec un poids significatif. L’internet est un outil formidable pour ‎cela et pourrait constituer un moyen de choix pour contribuer à créer de tels mouvements. ‎
    Voilà quelques idées pour participer au débat, en étant bien conscient qu’une telle approche ‎est sans doute simplificatrice et donne un peu l’impression « d’enfoncer des portes ouvertes » ‎mais sans idées « basiques » et sans discussions allant droit au but pour proposer des solutions ‎au problème posé, on continuera à tourner en rond et on n‘arrivera jamais à intéresser le ‎maximum de gens : La lumière a peu de chances de jaillir dans ce cas !.‎




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  • Mohamed Jabara
    18 avril 2010 at 18 h 00 min - Reply

    Bonjour à tous.
    Si je puis me permettre de donner quelques avis, je dirais:

    1-Ce Mehenni, je crois qu’il vaut mieux l’ignorer, ne pas lui faire de pub. Il n’a rien compris à l’Algérie profonde et plane avec les corbeaux envahisseurs de jadis qui se sont cassé le bec en fin de compte. Le peuple Algérien est un et est indivisible.

    2-Oui effectivement, l’appel du 1er novembre parle de respecter toutes les confessions car il était destiné non seulement aux Algériens mais également aux colons. C’est pourquoi il parlait de multitude confessionnelle DANS UN CADRE ISLAMIQUE.

    3-Effectivement il y a recentrage et les forums ou topics se ressemblent au fond et d’autre part nous avons des prédilections pour certains sujets apparemment, les plus controversés.

    4-Ces sujets controversés comme par hasard se trouvent etre les fondements de notre Algérianité et soit nous arrivons à nous y reconnaitre tous autant que nous sommes, soit ils seront la cause de déchirures profondes et gravissimes pour le pays.

    5-Islamique ne veut pas dire nécessairement la charia qui condamne à mort l’apostat et fait du chrétien et du juif un dhimmi qui est dispensé du service national et de la guerre sauf choix de sa part et qui débouche sur leur exclusion sociale, mais laisser les Algériens exprimer leur foi, la vivre dans leurs relations juridiques qu’ils soient juifs , chrétiens ou musulmans, au moins dans son esprit. Si c’est ça la laicité, je suis preneur @Brahim. Tu vois qu’on peut s’entendre tout en restant attachés chacun à ses principes.




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  • hamza
    18 avril 2010 at 19 h 38 min - Reply

    « Parmi ses signes, il ya la création des cieux et de la terre , la diversité de vos langues et de vos couleurs » Coran XXX, 22
    La période islamique du Maghreb que les berberomaterialistes veulent court circuiter est l’une des périodes les plus fastes e les plus fructueuses vécu par les peuples du maghreb.. c’est durant cette phase islamique de l’histoire que le berbère motivé essentiellement par l’islam apparait pour la première fois comme acteur de l’histoire à travers la succession des états Rostomide, Idrisside, Fatimide, Almoravide, Almohade jusqu’a l’avènement de la régence turque au XVI siècle. Cette période apparait comme la plus importante en durée et surtout en termes de valeurs et d’activité historique intrinsèque . En effet contrairement aux phases précédences ou le berbère n’est mentionné que dans une relation externe. Les minutes de la phase islamique sont directement prise en charge dans une relation interne par les berbères eux même et ce au triple point de vue religieux politique et scientifique .C’est pourquoi la défiance vis à vis de l’Islam qui émane des travaux de recherche sur l’identité berbère n’est que la conséquence d’une conditionnement de la conscience par le modernisme et la pensée laïque




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  • moufdi
    18 avril 2010 at 21 h 23 min - Reply

    salam,
    5 sur 8 commentaires deja postes parlent d’Islamisme ,de musulmans ,noyau islamiste ,entite politique islamisante ,plateforme de saint egidio,descendant du prophete -sala Allah alaihi ou salam-etc …si je n’avais pas lu le texte et le titre j aurais tout de suite compris que ce sont les laiques et khobzistes democrates qui font le proces de l’Islam et que cet Islam est a l’origine de tous leur problemes…wallah il n y aura aucun changement vous ne verrez jamais cette democratie a laquelle vous essayer d’y croire car bouteflika ,zerhouni,khelil ,ghoul berkat … sont toujours la et ils seront remplaces pas said bouteflika et ses amis vous ne leur faites pas peur vous khoubzistes laiques ils savent que votre unique probleme et ennemi est l’Islam alors ils ont deja des rectees toutes faites pour vous preoccuper !
    pour ce qui de mheni -je suis convaincu que le DRS a des recettes pretes a toutes les circonstances et pour tous les  »ennemis de l’algerie  ».




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  • Lies
    18 avril 2010 at 21 h 49 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Les chimères reviennent et occupent l’espace destiné à propulser le changement.

    Et lorsque d’autres proposent sous le sceau de la bonne foi et avec un évident bon sens, les issues qui de leur avis, peuvent mener à un État de droit, salutaire pour tous, ils sont vite accusé d’agents du capital, du sionisme et des croisés.

    Ça a toujours été ainsi, quand on est à cours d’arguments, on accuse.

    Le monde de l’imposture a toujours fonctionné de cette manière.

    Un jour si Dieu le veut que j’espère proche, on se rencontrera entre nous et on saura qui est qui.

    On saura qui est patriote, qui est algérien authentique, qui est propre et intègre, qui a servi honnêtement son pays et qui se cache derrière les mots.

    Moi personnellement, accompagné du frère @ Benchenouf et du frère @ Sidhoum et ainsi que par d’autres frères et sœurs, si bien sûr cela ne les dérange pas, je leur ferai visiter réellement le film de ma vie, séquence après sequence.

    Je leur montrerai en présence des témoins, la maison ou je suis né, l’école de mes premiers pas, le collège, le lycée, l’université, bref tout mon cursus scolaire et professionnel, mes amis et camarades depuis mon enfance, les clubs de foot ou j’ai joué, les mosquées ou j’ai prié et les bars ou je me suis saoulés, bref, toute ma vie, et je vous montrerai le cimetière millénaire ou sont enterrés mes ancêtres et qui continue à recevoir sans se lasser les membres de la famille.

    Comme le feu qui ne dit jamais assez, la mort aussi n’est jamais rassasiée.

    Moi, je vous le dis tout de suite, je me méfie des faux prophètes.

    Je ne leur concède rien du tout.

    Je tiens par-dessus tout à ma liberté.

    C’est plus précieux pour moi que la célébrité et la richesse réunies.

    Je n’accepte jamais le diktat d’un ordre religieux quel qu’il soit.

    Dieu lui-même respecte mon libre arbitre.

    Pourquoi un mortel veut-il m’en priver. Si au moins il sait.

    Or je sais qu’il ne sait rien.

    Un aveugle peut-il conduire un autre aveugle? Il sait parler, il sait séduire, il sait faire rire et il sait faire pleurer, mais il est incapable de se conduire lui-même. Alors?

    Et ces gens qui critiquent sans savoir. Le voyage apprend la tolérance dit-on.

    Pour connaitre les juifs il faut vivre avec eux, de même pour les chrétiens, et c’est valable pour toutes les races et les croyances.

    Pour connaitre un chinois, il faut vivre avec les chinois, idem pour les esquimaux.

    On ne peut pas se baser sur les : on dit (notre fameux GALOU).

    Ne croyez pas que vous êtes les meilleurs. C’est une grave erreur et vous serez vite confondus.

    Si on parle de séparation du RELIGIEUX et du CIVIL, ce n’est pas qu’on est contre l’Islam.

    C’est d’après moi et j’en ai l’intime conviction que c’est la MEILLEURE FAÇON de bien gouverner un pays.

    La FOI relevant de la sphère du privé. Les lois doivent être civiles pour toutes et pour tous.

    CEPENDANT, je reconnais que tout le monde n’est pas prêt à s’identifier à ce genre de vie sociétale, que c’est même très prématuré, et qu’il faudrait avant d’y arriver faire un énorme travail pédagogique d’éveil des consciences comme le propose sagement le frère @ Adel dans son article en zoom.

    Toutefois galbi ma khalanich neskout devant les discours de monsieur @ Mohamed Jabara qui ne propose ni plus ni moins, avec beaucoup de subtilité d’ailleurs, que le maintien du peuple sous le joug des chimères afin de perpétuer l’ignorance et l’immobilisme au sein de notre société.

    C’est ce genre de discours dveloppé par Monsieur @ Jabara, associé au comportement prédateur du régime, qui est en train de favoriser l’éclosion, au demeurant légitime, du courant autonomiste par opposition au centralisme d’état, de Ferhat Mehenni, qui possiblement est le précurseur d’autres courants à venir.

    Les algériens n’ont pas de pays de rechange et doivent se méfier des pyromanes.

    Lorsque personne ne se cachera pour vivre sa foi, lorsque personne a cause de sa confession n’aura peur pour ses enfants et ses biens, la le pays ne peut que prospérer.

    La sécurité s’installera d’elle-même et la paix fleurira.

    On n’aura pas besoin d’avoir un régime policier pour surveiller tout le monde, puisque chaque citoyen sait ce qu’il a de mieux à faire pour son pays et qui évidemment se répercute en bien sur lui.

    Le gouvernement démocratiquement élu, s’occupera sereinement à faire bien fonctionner la machine, il sera respecté par la population, et son autorité puisqu’ étant l’émanation de la volonté populaire sera acceptée par tous.

    Voltaire avait dit : ‘’ Quand on abandonne le terrain des dogmes et des rites au profit des VERTUS PRATIQUES, l’accord s’installe au détriment des luttes sectaires qu’on appelle le FANATISME.
    La TOLÉRANCE en acte est silencieuse et efficace.’’

    Nous devrions éviter de prévoir des malheurs, de créer des souffrances imaginaires pour nous-mêmes et pour les autres.

    Il faut apprendre à vivre en dehors de l’Illusion.

    Avec mes respects anticipés aux ami(es) internautes.

    Fraternellement.

    ============
    Du calme, mon cher frère Lies. Je suis convaincu que si Mohamed et vous, pouviez vous rencontrer et discuter quelque temps, tous ces murs d’incompréhension s’effondreraient. Il faut reconnaitre le génie maléfique des imposteurs qui « gérent » notre pays. Ils ont pu avec leur ignorance dresser nos « élites » les unes contre les autres sur des questions qui, en d’autres cieux ne se poseraient même pas. Pensons à l’avenir, aux moyens de nous libérer de ce carcan totalitaire et à la construction de cet Etat de Droit de tous les Algériens sans exclusion ni exclusive.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • karima
    18 avril 2010 at 21 h 59 min - Reply

    @Hamza, expliquez-moi pourquoi l’Espagne est beaucoup plus riche en terme de vestiges ou de monuments appartenant aux musulmans que l’Algerie.Je suis profane et je veux comprendre.Vous avez l’air de bien connaitre l’histoire de l’influence des etats musulmans en Algerie et dans le Maghreb.Pourquoi n’y a t-il pas de grands chef- d’euvres comme en Espagne. Salutations




    0
  • simozrag
    19 avril 2010 at 0 h 01 min - Reply

    Après une éclipse de quelques jours, je suis heureux de me retrouver parmi des amis et des frères qui m’ont cruellement manqué ces jours-ci. En effet, cette absence du forum, causée par des problèmes d’internet et de coupures de courant, est totalement indépendante de ma volonté. Je constate que j’ai enfin manqué pas mal de discussions intéressantes ; et quoi que je n’ai pas pu tout lire, je fus tout de même très ému, offusqué par certains écrits qui me semblent par trop sectaires et intolérants, notamment à l’égard de l’âme, de la fierté de notre peuple qu’est l’Islam. Néanmoins, je pense qu’une telle situation peut trouver son explication, c’est en soi consolant, dans la longue nuit coloniale qui nous a privé tant des valeurs sublimes que des enseignements exemplaires de notre religion. Cette dernière n’a guère cessé d’être marginalisée et diabolisée par les ennemis du peuple algérien. Malheureusement, rien n’a été fait après « l’indépendance » pour y remédier. Ne parlons pas du chaos dans lequel le pays a sombré !
    Outre le témoignage de reconnaissance dû à l’auteur pour ses efforts de recherche et de réflexion, cet article mérite une attention particulière de notre part. Toujours à la recherche d’une solution, d’une alternative à la dictature, notre frère Adel s’interroge en nous poussant à la réflexion et à la recherche d’une solution de compromis pour mettre fin à la crise qui secoue notre pays. Avant tout commentaire, il convient, me semble-t-il, de clarifier certaines notions, entre autres, théocratie, modernité, démocratie.
    En tout état de cause, l’alternative est dans les textes fondamentaux de la révolution, que le peuple algérien pourrait amender.
    Qu’est-ce que la démocratie ? Y a-t-il un modèle de démocratie au sens propre du terme ? Une démocratie où il n’y aurait ni exclusion ni discrimination, où il y aurait une véritable justice, une juste application de la loi, un vrai gouvernement du peuple ? Par contre, j’ai vu des pays comme la France et l’Angleterre où les gens n’ont pas les mêmes droits, où les mêmes personnes gouvernent et siègent dans les assemblées depuis des décennies. Cela d’une part.

    D’autre part, l’Islam est-il une théocratie ? Qu’est-ce qu’une théocratie ?
    Le terme théocratie est formé de deux mots grecs « théo » pour Dieu et « cratie » pour pouvoir, il signifie gouvernement de Dieu. Dans une théocratie, la souveraineté est censée appartenir à Dieu.
    Cette théorie fait du monarque, du chef de l’État, l’ombre de Dieu sur la terre.
    Cette notion est essentiellement d’origine judéo-chrétienne.
    Dans son Épître aux Romains, Paul affirme : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. » Romains 13.1-2

    Saint Thomas d’Aquin considère l’autorité comme une exigence de la nature et toutes les exigences de la nature viennent de Dieu. Donc, l’autorité vient de Dieu.

    D’après cette théorie, l’obéissance au souverain doit se faire sans réserve et il ne saurait exister dans l’État aucune instance qui puisse contester ses décisions.

    Pierre de Bérulle, un des chantres de cette théorie, écrit dans la dédicace de son discours de l’État adressée à Louis XIII en 1623 : « Un monarque est un Dieu selon le langage de l’écriture : un Dieu non par essence mais par puissance ; un Dieu non par nature mais par grâce ; un Dieu non pour toujours mais pour un temps. Un Dieu non pour le Ciel mais pour la Terre. Un Dieu non subsistant, mais dépendant de celui qui est le subsistant par soi-même ; qui étant le Dieu des Dieux, fait les rois Dieux en ressemblance, en puissance et en qualité, Dieux visibles, images du Dieu invisible. »

    Eu égard à ce qui précède, il est bien évident que l’Islam est aux antipodes de la théocratie dans la mesure où le pouvoir absolu n’y existe nullement et en aucun cas. Le Chef d’État est élu par le peuple pour une période déterminée. Son autorité ne le met pas à l’abri de la loi. En cas d’infraction, Il ne dispose d’aucune immunité susceptible de le protéger contre la rigueur de la loi.

    La constitution, la Loi, les élections, la consultation sont autant de limites au pouvoir islamique. Le premier Calife Abu Bakr disait : « J’ai été désigné pour gouverner et je ne suis pas le meilleur d’entre vous. Si j’agis bien, aidez- moi ! Si j’agis mal, corrigez-moi !…Le plus faible d’entre vous sera puissant auprès de moi jusqu’à ce que je lui obtienne son droit ; et le puissant d’entre vous sera faible auprès de moi jusqu’à ce que je lui arrache le droit qui revient aux autres. .. »

    Le Calife Omar ibn al-Khattab affirmait, quant à lui : « Si vous voyez en moi un défaut, corrigez-moi ! » Quelqu’un lui répondit : « Par Dieu, si Nous savions un défaut en toi, nous le redresserions avec nos épées ! » Omar loua Dieu qu’il y ait parmi les musulmans qui pourrait redresser le défaut d’Omar avec son épée.

    C’est lui qui prononça cette phrase célèbre : « Depuis quand, vous permettez-vous d’asservir les gens, alors que leurs mères les avaient mis au Monde, libres ! »

    Franchement, je n’arrive pas à comprendre ces attaques, cette phobie injustifiée envers l’Islam par des gens qui se prétendent musulmans. Alors que nos traditions, nos us et coutumes , notre culture sont imprégnées, pétries de cette religion.

    Il ne peut y avoir d’État de droit entièrement séparée des principes de la religion. La laïcité en Occident ou ailleurs n’a jamais été une rupture totale avec la religion, même dans les pays communistes. La plupart des principes s’en inspirent directement ou indirectement. D’autant plus que l’Islam est plus achevé sur le plan du droit, de la justice et des droits.

    Pourquoi n’est-on pas parvenu à concrétiser les textes de la révolution ? Pourquoi n’avons-nous pas édifié l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques ? A cause de la marginalisation de l’islam ; la raison fondamentale de cette marginalisation est que l’Islam ne permet pas le vol, la prédation, la dilapidation des richesses, la corruption, l’effusion de sang, la dictature, l’impunité, etc.

    Nul ne peut nier que les principes islamiques imposent une répartition équitable des richesses et interdisent de commettre des injustices envers qui que ce soit. Or, la dictature, le maintien au pouvoir contre la volonté du peuple, le trucage des élections sont les pires des injustices.
    La ‘‘justice’’ est la clé de voûte d’un gouvernement islamique. Cette notion dépasse largement le cadre judiciaire, c’est-à-dire les tribunaux et les cours de justice. Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, l’indépendance de la justice, l’égalité devant la loi, la séparation des pouvoirs, la répartition équitable des richesses, le respect du choix du peuple sont des principes et des valeurs qui font partie du contenu du concept de ‘‘justice’’.

    Que dit le Coran au sujet de la justice :
    « Soyez justes ! La justice est proche de la piété. » (Coran 5.8)
    « Soyez justes même s’il s’agit d’un proche parent. » (Coran 6.152)
    « Observez strictement la justice. » (Coran 4.135)
    « Dieu vous commande de rendre les dépôts à leurs ayant-droits et quand vous jugez entre les gens, de juger avec équité. » (Coran 4.58)
    « Nous avons envoyé Nos Messagers munis de preuves irréfutables et Nous avons fait descendre avec eux le Livre et la balance afin que les gens établissent la justice. » (Coran 57.25)
    « Oui, Dieu ordonne l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. » (Coran 16.90)
    « Dis : Mon Seigneur a commandé l’équité » (Coran 7.29)
    L’injustice est non seulement condamnée en Islam, elle est un mal qui doit être combattu par tous les moyens légaux.

    Avant de conclure, je voudrais dire un mot sur la modernité. Je ne sais pas de quelle modernité il s’agit, l’auteur doit clarifier cette notion.

    Qu’est-ce qu’on entend par modernité ? Est-ce la rupture avec la religion, les coutumes, les traditions ?
    Si par modernité, on entend la promotion sociale, l’élévation du niveau de vie, l’éradication de la pauvreté et de l’ignorance, de l’insalubrité, la protection de la santé publique et de l’environnement, la réalisation de progrès en matière de technologie, de communication, de transport, d’imprimerie,, de médecine, d’énergie nucléaire (inoffensive), une telle modernité ne peut être que la bienvenue. L’Islam nous exhorte à atteindre ce stade de modernité.
    En revanche si modernité veut dire perversion des mœurs, prolifération de stupéfiants et de produits toxiques, criminalité, prostitution, alcoolisme, manipulations génétiques, trafic d’organes humains…Cette modernité est incompatible avec les valeurs et les principes de notre religion.

    Fraternellement !




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  • Mahieddine Lachref
    19 avril 2010 at 9 h 25 min - Reply

    Bonjour chers concitoyennes et concitoyens.
    Adel, merci pour votre écrit que je trouve très pertinent du point de vue pédagogique. Seulement, j’aimerais vous poser une question d’ordre pratique. Tout système de référence, qu’il soit juridique, philosophique, moral, religieux, intellectuel, culturel, politique ou idéologique, est une « projection » d’une réalité historique plus ou moins effective. Je m’appuie, en avançant cette thèse-ci, sur les écrits de Edward HALL. Pensez-vous, dans ce sillage, qu’un compromis, qui s’érigerait bien entendu par la suite en système de référence, est possible dans la situation actuelle qui se voit marquée par un retour endémique au communautarisme, voir par la culture de l’extrémisme? Personnellement j’y crois mais beaucoup plus parce que je suis prêt à lutter de toutes mes forces pour que ça se réalise, pourvu qu’il y ait des gens avec qui le faire, que par une quelconque foi en les miracles de l’Histoire.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • houda
    19 avril 2010 at 10 h 04 min - Reply

    bonjour, je tiens à remercier mr simozrag pour son intervention. je partage entièrement son analyse. Je crois qu’il ya trop d’incompréhension envers l’islam d’abord des musulmans eux même. En quoi,l’islam leur fait-il peur ? « ma ykhaf mennar ghir li fi kerchou tben ». Je parle bien entendu des musulmans pas des autres. Il faut se décomplexer par rapport à l’occident et ne pas se leurrer de leur fausse laicité. Sarkozy n’vait-il pas dit, à propos de la burka, que la France a une culture judéo-chrétienne qu’il faut respecter ?
    A bon entendeur…




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  • BRAHIM
    19 avril 2010 at 10 h 11 min - Reply

    @simorzag
    Merci pour ta très bonne intervention. Je voudrais juste à jouter à ton dernier paragraphu que la perversion des mœurs, prolifération de stupéfiants et de produits toxiques, criminalité, prostitution, alcoolisme, manipulations génétiques, trafic d’organes humains… est incompatible pas eulement avec les valeurs et les principes de notre religion, l’islam mais aussi les autres religion et au délé imcompatible avec la MORALE HUMAINE tout court. Je ne pense pas que c’est de cette modernité là que veulent les partisans de la séparation du politique et du religieux. Je revindrai plus tard ce que signifie modernité pour moi, en particuliers. Bon retour sur le blog.




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  • Alilou
    19 avril 2010 at 11 h 41 min - Reply

    Bonjour a toutes et a tous,

    L’origine de la peur ? L’ignorance est la source de la peur.
    On a tous peur de ce qu’on ne connait pas, on apeur d’approcher une personne qui n’est pas notre connaissance, on a peur des endroits qu’on ne connait pas etc….

    Le savoir et la connaissance sont la lumiere qui nous empeche d’avoir peur.

    On a peur dans le noir, mais desqu’on allume la lumiere nos peurs disparraissent.

    Le premier verset Coranique revelé au prophete est « IKRA’A » verbe a l’imperatif (le savoir est la lumiere) la suite du verset refere immediatement a la science (KHALKA EL INSANA MIN AALAK) person ne pouvait savoir ce que cela voulait dire jusqu’au 20e siecle.

    Donc en resumé le manque de savoir de connaissance de notre religion, nos phobies et nos frustrations, nos handicapes et nos limites viennent de l’ignorance qui conduit inneluctablement a la peur et dela au rejet de ce qu’on ne coonait pas.

    En tant que scientifique cartezien, j’ai trouvé de reponses a mes questions dans le Coran que dans tout autre ouvrage. Et je reste un scientifique convaincu mais avec un plus.

    Alors pour ne plus avoir peur il faut apprendre, par le savoir nous saurons comment affronter nos phobies virtuelle de l’ISLAM qui est la lumiere en soi.

    Ali le philosophe.




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  • tlemcani
    19 avril 2010 at 12 h 01 min - Reply

    il faut prendre l exemple de l Europe 27 pays avec des langues différente voila le résultat a nous les algériens de laisser nos petits problème et retrousser les manches nous somme beaucoup en retard par rapport a nos voisins d abord chasser les dictateurs et la suite viendra pacifiquement




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  • Abdelkader DEHBI
    19 avril 2010 at 16 h 21 min - Reply

    Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de Si Ahmed Mozrag.— Et j’ajouterais cela que, en écrivant : « « « A nous qui avons opté pour le changement pacifique à travers l’éveil des consciences, échoit également la responsabilité de trouver un terrain d’entente entre modernistes et islamistes, afin d’aboutir à un consensus qui soit une synthèse des deux. » » », Adel commet là, une lourde erreur d’ « entendement » — au sens hégelien du terme en particulier, car, en suggérant l’existence d’une quelconque antinomie entre Islamisme et Modernisme, l’auteur semble enfourcher – en est-il au moins conscient ? – toujours le même cheval de bataille, essoufflé et fourbu, que ne cessent de chevaucher les innombrables et divers adversaires de l’Islam – indépendamment de leurs motivations respectives que celles-ci relèvent des domaines de l’idéologique, du politique ou du religieux. Des domaines qui s’enchevêtrent et s’imbriquent en une terrible complexité qui semble constituer aujourd’hui, le moteur essentiel dans la compétition entre civilisations, entre nations ou entre groupes sociopolitiques au sein du même pays. Une compétition où tous les amalgames sont permis. Y aurait-il des principes plus modernes que ceux que l’Islam a proclamés voici plus de 14 siècles ?
    – اقـرأ وربٌـك الأكـرم الـذي عـلٌـم بـالـقـلـم، عـلٌـم الإنـسـان مـا لـم يـعـلـم.
    – إنٌ أكـرمـكـم عـنـد الله أتـقـاكـم.
    – وأمـرهـم شـورى بـيـنـهـم.
    – لا فـرق بـيـن عـربـي و لا عـجـمـي إلاٌ بـالـتٌـقـوى.
    – مـتـى اسـتـعـبـدتـم الـنـاس وقـد ولـدتـهـم أمـهـاتـهـم أحـرارا ؟




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  • Adel
    19 avril 2010 at 19 h 14 min - Reply

    @Abdelkader DEHBI

    Bonjour,

    J’ai appelé moderniste (suivant en cela certains auteurs algériens qui ont traité du sujet), le projet de société mis en oeuvre par les pouvoirs politiques dans les pays arabes depuis les années 50 et qui s’inspire principalement de modèles politiques et économiques développés durant l’époque moderne, en Europe.

    J’ai appelé islamiste, le projet de société qui préconise la solution islamique basée sur le Coran et la Sunna.

    Y a-t-il une différence entre le projet de société défendu par Nasser en Égypte et celui défendu par ses opposants Hassan El Banna et Sayyid Qotb? J’appelle le premier moderniste et le second islamiste, sans qu’il y ait un quelconque jugement de valeur. Comment proposez-vous de les appeler afin de les différencier?

    Cordialement




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  • monNom
    19 avril 2010 at 19 h 35 min - Reply

    « Le courant moderniste démocrate qui s’oppose aux régimes militaires dictatoriaux, effrayé par la montée fulgurante et les succès électoraux du courant islamiste, a choisi dans sa majorité de soutenir l’armée et ses dirigeants corrompus, dans l’espoir de garder un pied à l’étrier et de ne pas disparaître totalement du paysage politique »
    Ou bien, dans l’espoir de ne pas voir une théocratie s’installer dans le pays, hein.




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  • Adel
    19 avril 2010 at 19 h 47 min - Reply

    Le but de LQA, s’inspirant en cela de l’Appel du 19 mars, est de rassembler le maximum d’Algériennes et d’Algériens autour d’un seul objectif : le changement pacifique pour l’instauration de l’État de droit dans notre pays.

    Il nous arrive souvent de voir, malheureusement, qu’au lieu de rassembler certains intervenants veulent au contraire exclure. C’est cette démarche que nous devons combattre inlassablement. chacun de nous doit clairement identifier l’adversaire : c’est le pouvoir en place.

    Certains sont tentés de lui associer, soit les «laïcs», vus comme ses alliés, soit les «islamistes», qui seraient, selon eux, sa création. Bien que rejetant le pouvoir en place, les deux courants se rejettent aussi mutuellement.

    L’union la plus large est-elle possible dans ces conditions? Avons-nous correctement identifié ce que nous rejetons?

    Toute personne qui veut oeuvrer pour le changement dans le cadre tracé par l’Appel du 19 mars doit se poser la question en toute honnêteté : qui est l’adversaire?

    Si l’adversaire est le pouvoir, alors nous devons cesser de nous attaquer les uns les autres et de nous exclure mutuellement. Le texte de l’appel est clair. Il me semble que pour éviter tout malentendu, chacun de nous doit le lire. Ceux qui n’y adhèrent pas sont les bienvenus dans nos débats en tant que contradicteurs. Ceux qui y adhèrent se doivent d’en respecter l’orientation générale. Si nous passons notre temps à nous attaquer les uns les autres, il nous sera très difficile de progresser.




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  • L’observateur
    19 avril 2010 at 20 h 08 min - Reply

    L’Iran « moderniste » ou « archaîque » ?!?!

    République islamique d’Iran.

    Science-Metrix : la vitesse du développement de la production scientifique en Iran est astronomique. 3/09/2010 Un institut de recherches américain, Science-Metrix, a estimé dans un rapport sur les productions scientifiques dans diverses régions du monde, que la vitesse du développement de la production scientifique en Iran était astronomique par rapport à la moyenne mondiale.
    Le rapport met en examen les évolutions politiques survenues ces 3 dernières décennies dont la victoire de la révolution islamique en Iran, l’offensive militaire du régime de Saddam, soutenu par l’Occident, contre l’Iran, les sanctions anti-iraniennes des Etats-Unis et de leurs alliés, l’effondrement de l’URSS et les retombées de ces évolutions sur la situation scientifique de divers pays.

    Le rapport fourni par Science-Métrix conclut que la croissance des capacités scientifiques au Moyen-Orient a été 4 fois plus rapide que l’échelle mondiale et que l’Iran et la Turquie ont joué le rôle majeur à cet égard. Or la part de l’Iran a été 2 fois plus importante que celle de la Turquie. L’institut américain estime que l’indice de la croissance scientifique au régime occupant Al-Qods est le pire au Moyen-Orient.

    A rappeler que Science-Metrix est un institut privé et indépendant américain qui coopère avec les gouvernements et les centres universitaires.
    ————————————————–
    L’Iran est un exemple d’un pays qui a fait des avances considérables par l’enseignement(éducation) et la formation, malgré des sanctions internationales dans presque tous les aspects de recherche pendant les 30 ans passés. La population universitaire de l’Iran s’est gonflée de 100,000 en 1979 à 2 millions en 2006. Soixante-dix pour cent de sa science et des étudiants d’ingénierie sont des femmes. [5] le progrès de science de l’Iran est le plus rapide dans le monde. L’Iran a fait le grand(super) progrès dans des secteurs différents, y compris la science aérospatiale, nucléaire, le développement médical, aussi bien que la cellule souche et multipliant la recherche. [6]

    http://en.wikipedia.org/wiki/Science_and_technology_in_Iran




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  • lemgabri
    19 avril 2010 at 20 h 36 min - Reply

    J’observe ce forum depuis un moment, et j’ai constate, et a plusieurs reprises, une sorte de jeux d’acteur prestidigitateur assez bien ficelé et ou certains rigolos en tendance a tjrs détourner la discussion d’une façon ou du autre!!

    Ex. c’est quoi cette manie de faire opposer « modernisme » et « Islam » ? C’est quoi ce jeu de rôle ou X parle de l’Islam, Y intervient et se présente en défenseur de l’Islam. En faisant passer Y pour mécréant et voila W qui intervient pour se faire passer pour le sage. Cela se répète trop souvent pour que ca soit du pur hasard!!! A la fin, et après 330 post, on s’étonne que le débat n’avance pas d’un iota.

    Mon avis est que ce forum est très bien noyauté par djma3et « avancii larriere ». J’espère que ses gens ont internet gratos chez eux, et que le temps passer sur ce forum est comptabilisé comme heure sup par leur hiérarchie.

    Juste pour le bonheur de voir un moderniste ayant fait du concret, avec le slogan électoral de certains “l’Islam est la solution” “El islam houwa el hal”, voici quelques vidéos très rares d’une conference Mr Bennabi:

    http://www.youtube.com/watch?v=629vekIvt_M&
    http://www.youtube.com/watch?v=RQVRG6WZflQ
    http://www.youtube.com/watch?v=B-4zwf_Bx1k




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  • lemgabri
    19 avril 2010 at 20 h 56 min - Reply
  • Adel
    19 avril 2010 at 20 h 59 min - Reply

    @Mahieddine Lacheref

    Bonjour,

    Nous avons affaire en Algérie à deux discours qui ont chacun son repère et ses références. Les tenants de l’un et de l’autre de ces dicours peuvent-ils dialoguer au sujet de la réalité de leur pays et éventuellement s’entendre sur un minimum de conditions leur permettant de cohabiter sans trop de dégâts. Est-il possible de créer un nouveau repère commun aux deux à l’intérieur duquel ce dialogue pourrait avoir lieu?

    Telle est la question et tel est le défi.

    Cordialement




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  • Adel
    19 avril 2010 at 21 h 23 min - Reply

    @lemgabri

    Bonjour,

    «c’est quoi cette manie de faire opposer « modernisme » et « Islam »?»

    Y a-t-il selon vous quelque chose de commun entre le RCD, Ettahadi, le PT et le RND ou le FLN (?), d’une part, et le FIS, HAMAS et Ennahda, d’autre part?

    Y a-t-il une différence fondamentale entre les deux ou bien leurs discours font-ils appel aux mêmes catégories et se situent-ils dans le même repère?

    Il ne s’agit pas d’opposer islam et modernisme mais de bien identifier ce qui oppose deux discours politiques qui se veulent antagoniques. Il ne s’agit pas d’islam mais de discours poltiques qui ne reconnaissent pour seules références que le Coran et la Sunna.

    Cordialement




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  • SAID
    19 avril 2010 at 21 h 24 min - Reply

    J’ai lu avec grand interet le message de Simozrag que je trouve plein de sagesse. Ah ! si tous les musulmans appliquaient ces principes ! on n’en serait pas là à debattre de l’islamisme et du modernisme.
    Depuis 14 siècles , malgré les enseignements et la sagesse contenus dans le coran et la sounna, nous avons vu des hommes « redresser » les tords des gouvernants par l’épée pour prendre leur place et assurer à leur progeniture une longevité au pouvoir avec toutes les derives des moeurs.
    A ce jour, beaucoup de pays sont gouvernés au nom de l’islam. Pouvons-nous affirmer que ces pays refletent le vrai visage de l’islam, en terme de « bonne conduite » ? Pouvons-nous dire que l’arabie saoudite assure une équité dans la distribution des richesses ? De quel droit la jordanie, le maroc, les autres pays du golfe detiennent le pouvoir dans leur seules familles ?
    Ceci pour dire d’ou vient la « peur de l’islamisme ». M.SIMOZRAG, et SI AEK, mes freres, je ne pense pas que quelqu’un ait peur de l’ISLAM. Il est la VERTU pure : moi, j’ai peur de l’HOMME pas de l’ISLAM. Et c’est dans ce sens,à mon avis, qu’il faut analyser la dichotomie entre « islamisme » et « modernisme ».
    Malheureusement, les discours politiques beliqueux de certains « islamistes » ont fait beaucoup plus de mal que de bien à l’ISLAM.
    mes salutations




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  • BRAHIM
    19 avril 2010 at 21 h 39 min - Reply

    @L’observateur,
    je suis de’accord avec certains internautes pour dire que l’Iran a un fort potentiel en cadres de haut niveau. C’est un pays qui a fait des avances palpables sur le plan universitaire, technique et technologiques et dans le domaine des hydrocarbures. Les Iraniens sont, en plus, de redoutables négociateurs. Le pays n’est pas craint pour rien par les puissances occidentales. Ce n’est pas un hasard si ces puissances occidentales se mettent à plusieurs pour le faire plier. Si ce pays avait un régime authentiquement démocratique, il serait bien plus avancé que ce qu’il est aujourd’hui. Une fuite de cadres sans pareille a vidé ce pays d’une bonne partie de sa matière grise et ce depuis quelques décennies déjà.




    0
  • Adel
    19 avril 2010 at 21 h 40 min - Reply

    @houda

    Bonjour,

    « En quoi,l’islam leur fait-il peur ? »

    Il ne me semble pas que ce soit cela la question. Je dirais plutôt : « En quoi le projet de société défendu par le FIS (ou HAMAS, Ennahda) leur fait-il peur? »

    Si vous partez du principe que le discours du FIS (ou de HAMAS et Ennahda) est le seul qui soit valable du point de vue canonique, alors vous fermez d’avance la porte à toute discussion et à toute recherche.

    Cordialement




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  • lemgabri
    19 avril 2010 at 21 h 49 min - Reply

    Y a-t-il selon vous quelque chose de commun entre le RCD, Ettahadi, le PT et le RND ou le FLN (?), d’une part, et le FIS, HAMAS et Ennahda, d’autre part?

    Et comment !! Un grand amour du pouvoir. Bien sur, chacun use de la monture qui lui convient pour l’atteindre.




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  • BRAHIM
    19 avril 2010 at 21 h 53 min - Reply

    @Alilou,
    Encore une fois ce n’est pas le Coran qui fait « peur », bien au contraire. Le contenu du message divin ne fait aucun doute et il est très clair. Au risque de me répéter encore une fois, le problème vient uniquement du fait que certains hommes politiques utilisent l’islam pour des objectifs autre que religieux. Le seul point d’achoppement entre les différents internautes vient de là et de nulle part ailleurs. C’est pour cela que certains internautes défendent l’idée qu’il faut enlever des « bras » des hommes politiques l’islam pour le laisser entre les « bras » de ceux qui ont en la vocation (Imams, professeurs de théologie, historiens , spécialistes des religions, oulémas , muftis ). Les choses sont claires en principe de ce côté là. J’espère ??? !!!!




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  • Abdelkader DEHBI
    19 avril 2010 at 22 h 37 min - Reply

    @ — Adel :
    De mon point de vue, le modèle politique qui me semble le plus conforme à ce qui a été défini dans l’Appel du 19 Mars 2009, serait celui d’une République authentiquement démocratique, tirant sa pleine souveraineté du peuple algérien à travers le suffrage universel et où, sans exclure en aucune manière les particularismes ethnico-culturels et régionaux, tous les citoyens algériens auront en partage une « algérianité » solidement ancrée à ses trois composantes inséparables : la berbérité, l’arabité, l’islamité. – La notion de modernité n’est ni une idéologie politique, ni un attribut sociologique ni un état statique ; c’est un état d’esprit, un comportement mental et intellectuel, s’inscrivant dans la dynamique de l’Histoire et du développement des Sciences et des Techniques, mais ayant pour balises permanentes, le respect des interdits culturels et moraux qui s’imposent dans la société algérienne qui est une société musulmane dans son écrasante majorité. – En tout état de cause, il appartient au peuple algérien et à lui seul, de se prononcer sur les choix de société qu’il aura à faire, une fois que le régime en place aura été aboli. Il est donc regrettable, ainsi que l’ont fait observer beaucoup d’intervenants, que la plupart des sujets débattus dans notre site, connaissent des digressions redondantes, finissant régulièrement sans conclusions. – Dans son récent article daté du 31 Mars dernier : « LQA espace démocratique…. » notre ami Si Djamaleddine avait écrit avec raison :
    « « Notre projet a pour légitime ambition d’être porteur d’idées fortes et non d’être détenteur de la force. Des idées humaines des plus rassembleuses et des plus généreuses que sont la Liberté, le Droit, la Morale et la Justice, autour desquelles nous voulons sensibiliser et mobiliser la plus grande majorité possible de citoyennes et de citoyens, en raison de l’impérieuse nécessité de mettre fin, au nom du salut et de l’unité de la Nation, à la tyrannie et à la malfaisance d’un régime illégitime, d’essence mafieuse, qui a fait main basse sur le pays et sur ses richesses, en usurpant la souveraineté du Peuple.» »
    Cette démarche, je veux dire celle de contribuer de toutes nos forces à l’abolition du régime pourri en place, suffit largement à notre peine, d’autant que nous ne sommes pas les seuls citoyens à combattre ce pouvoir aujourd’hui à l’agonie, au moins au sens biologique du terme.
    Focalisons-nous d’abord sur le changement politique et les moyens légitimes de le provoquer.




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  • batni
    20 avril 2010 at 2 h 56 min - Reply

    Mes respects Mr simozrag,
    Je préfére être pragmatique et voir les pays qui ont mis en oeuvre la solution que vous proposée.

    Je ne pense pas que l’Arabie Séoudite, l’Afghanistan, l’Iran et le Soudan constituent des modéles a imiter.

    On n’est pas plus intelligent ni plus musulman que les habitants de ces pays et pourtant leurs situations est pire que la notre.




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  • simozrag
    20 avril 2010 at 7 h 52 min - Reply

    @ Batni, mes respects !

    J’ai déjà répondu à une question pareille dans un autre post.
    Pour éviter les répétitions, je m’en tiens à la réponse du frère Si Abdelkader DEHBI à l’attention de @ Adel. Cependant, il me semble incongru de citer l’exemple d’un pays comme l’Afghanistan, tour à tour détruit par les deux grandes puissances, non pas par l’Islam mais à cause de l’Islam.

    Aussi, notre culture, tirant sa spécificité des trois composantes : la berbérité, l’arabité, l’islamité, ne nous permet nullement d’imiter un quelconque modèle de société.

    Fraternellement !




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  • L’observateur
    20 avril 2010 at 8 h 16 min - Reply

    @Batni

    1 / » La situation de l’Iran est pire que la nôtre » ?!

    Vraiment ?!
    Question : Pourriez-vous être plus clair et argumenter votre point de vue ?

    2 /- Quant à l’Afghanistan, vous oubliez que, après l’invasion et l’occupation par les soviets, c’est au tour de l’Otan d’envahir et de détruire ce pays.

    3 / Le Soudan est un pays qui a été déstabilisé par les Anglais, puis par les USA depuis des décennies. Actuellement,il est l’enjeu de convoitises de la part de puissances étrangères (Chine+USA+France….etc),des multinationales et des trusts .

    AUCUN PAYS ISLAMIQUE (EXCEPTE LE MICRO-ÉTAT DE BRUNAÏ) NE CONNAIT DE PAIX,DE LIBERTÉ DE PAR LES INCESSANTES INGÉRENCES SCANDALEUSES DES ARROGANTS OCCIDENTAUX.




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  • Alilou
    20 avril 2010 at 13 h 41 min - Reply

    Salut tous,

    @ Lemgabri,

    Je ne me fais pas passer ni pour un sage ni pour un mechant ignard.

    Il faut un juste milieu dans tout.
    Si chacun de son coté aguise ses couteaux en ne fera RIEN et on restera des algeRIENs.

    Tout dans l’univers de la creation du plus gigantesque au plus microscopique est basé sur un equilibre des forces.




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  • idir
    20 avril 2010 at 14 h 04 min - Reply

    Chacun essaye de tirer la couverture a soi, les pro islamistes, les pro berbériste et les pro arabiste. Chacun de son point de vue veut dominer la totalité sociale et l’interpréter selon ce qui dans ce triptyque identitaire domine son sentiment et son être. Les discours qui veulent affirmer la prédominance d’une de ces trois composantes par des faits historiques ou des discours religieux est stérile.
    Si il y’a des vrai controverse intellectuel qui sorte notre champs culturel de sa léthargie c’est très bien et nous les attendent avec impatiente. Mais dans le cadre de LQA et de l’appel du 19 mars, qui est si j’ai bien compris un appel pour construire un projet politique qui s’inscrit dans le cadre du « nationalisme » algérien originel, fondateur.
    Le seul qui a une légitimité historique de notre point de vue, tant que le peuple souverain n’aura pas réellement décide de son avenir politique. Je me permets d’utiliser le Nous pour que vous me corrigiez si je me trompe sur les objectif poursuivie. Pour nous la Souveraineté du peuple est la valeur suprême ?celle ci ne peut s’exprime que dans un régime démocratique réel, ce qui ne veut pas du tous dire un régime calquer sur les régimes occidentaux.
    Dire que la religion seule peut représenter et interpréter l’identité et la volonté du peuple est un mensonge.
    Dire que la berbérité seule peut représenter est interpréter l’identité et la la volonté du peuple est un mensonge.
    Dire que l’arabité seule peut représenter et interpréter l’identité et la volonté du peuple est un mensonge.
    Entre citoyens égaux l’argument d’autorité n’as aucune valeur, que l’on brandisse le Coran ou la laïcité. La seule autorité c’est le peuple souverain qui légifère. Nous parlons politique, pas histoire ou religion, l’inspiration d’un discours politique peut-être religieuse, libéral, socialiste ou autre, mais sa seule valeur et sa seule autorité il ne peut l’acquérir que par l’assentiment des citoyens.
    Ce n’est pas parce que quelqu’un cite le coran que cela lui donne une quelconque autorité, ni d’ailleurs l’arabité ou la berbérité. Aucun des termes de notre triptyque identitaire ne peut-être nié au nom des autres termes car c’est ce triptyque l’Algérie.
    Nous ne pouvons pas dialoguer à n’importe quel prix avec les islamistes. Nous ne pouvons non plus rentrer dans la casuistique sur ce qu’est l’islamisme ou sur ce qu’il n’est pas. C’est à chacun de se définir et de s’organiser selon ces conceptions politiques.
    Nous, ne sommes pas islamistes, mais nous pouvons discuter avec tout les vrais patriotes d’où qu’ils viennent.
    Nos buts c’est la réalisation d’une république issue de la proclamation du 1er novembre et du congrès de la Soummam. Nous devons d’abord renforcer nos rangs et nous organiser. Aux risques de me répéter nous devons lancer notre mouvement et nous organiser concrètement partout ou nous pourrons sur le terrain. Nous devons penser à notre propre stratégie pour faire prendre conscience aux algériens des buts et des objectifs poursuivis par l’appel du 19 mars et du mouvement qui pourrait en être issue. Poser les principes du dialogue avec d’autre courant pour clarifier nos propres positions c’est très bien mais nous devons d’abord promouvoir nos idées de sortis de crise.




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  • houda
    20 avril 2010 at 14 h 30 min - Reply

    @ Adel
    je ne suis ni du FIS ni de HAMAS ni d’un quelconque parti islamiste , je défend l’islam tout court. je veux pas qu’on fasse table rase de cet aspect important de notre personnalité. Quel que soit le projet de société en vue, il doit prendre en compte cet aspect là.
    Quant aux modalités d’application des préceptes de l’islam c’est aux spécialistes et aux gens de bonne foi de voir la faisabilité de la chose, en prenant en compte nos propres erreurs et les erreurs des autres. Et surtout en rassurant les uns et les autres que l’islam n’est pas là pour couper les têtes et les mains, c’est réellement autre chose si on se donnait la peine de bien le comprendre, mais hélas l’islam est devenu étranger sur son propre terrain.
    « djaa el islamou gharibane wa saya3oudou ghariban, fatouba lilghourabaa »




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  • Rabinho
    20 avril 2010 at 14 h 30 min - Reply

    Bonjour à tous
    Je ne suis pas MUSULMAN mais je suis Algérien , Que faire ? Et pourtant j’adhère entièrement à l’appel du 19 MARS 2009 !
    J’ai lu tous les commentaires un par un , car je trouve que le départ de l’idée était bien ( par Adel ), et par curiosité je voulais analyser un par un les différents intervenants sur ce sujet !

    Conclusion :
    @Adel ; chapeau et félicitation !
    @lemgabri ; très bien vu de ta part , ta première intervention permet de remettre les pendules à l’heure !

    Quant à moi-même , permettez moi de vous sortir quelque chose que vous n’attendiez pas du tout et qui d’emblée exclue de vos têtes !
    Je suis Algérien authentique et personne ne peut m’enlever mon Algérianité !
    Et si je vous dit que je ne suis pas MUSULMAN ! mais j’aspire pour la liberté , l’égalité , la justice …etc , vous oseriez quand même a m’imposer votre ISLAM ?
    Je veux une Algérie prospère , mais je n’en veux pas de votre Islam ! Que dites vous ? Vous me jetez à la mer ? Vous m’enlevez mon Algérianité ? Vous me chassez hors Algérie ? …etc.

    Voyez vous , c’est un cas qu’il faut prendre en considération et en faire partie dans vos différents raisonnements et thèses !

    Il y en a mare de ces islamistes qui défendent l’Islam comme une propriété privée !

    Vous détournez la discutions et vous vous noyez dans une goutte d’eau ! sans pour autant apportez des concrétisations sérieuses qui vont dans le sillage de l’appel du 19 MARS 2009 !

    Les autres ou la majorité tombe dans le piège systématiquement , et au lieu d’avancer vers des solutions qui font sortir ce peuple de son agonie , on patauge et on patine sur place !

    Quand @Adel propose le consensus entre modernisme et islamisme , c’est par respect au musulmans frustrés et majoritaires pour se mettre d’accord sur un même objectif et pas pour que vous nous donniez des cours de moral ou d’Islamisme !
    A croire que vous déteniez le ciel dés qu’on vous donne le respect et la parole !
    Si au moins vous étiez de vrais et bons musulmans , l’Algérie ne saurait pas arrivée là ! Car l’Islam est protégé par Dieu lui-même et fait vaincre la justice sur l’injustice ! C’est une évidence !

    Quand au modernisme , pour répondre à une question posée ( pas à moi , mais je répond quand même ) ! sans aucune philosophie c’est comme son nom l’indique c-a-d tout ce qui se rapporte à l’Homme contemporain ( actuel ) et tout ses aspirations légitimes et légaux ! qu’il soit de confession X ou Y ou sans !

    Le changement pacifique par l’éveil de la conscience ! c’est un peu trop demandé ! Car tout d’abord y a-t-il une conscience ? Ou la trouver ? Chez quelle classe de citoyens ? Comment l’éveiller ? Par quel moyen ? Par quelle pédagogie ? Comment l’uniformiser sans la diviser ? …etc.

    1 – Pour uniformiser , il faut parler à un seul type d’Algérien ( Algérien tout court ) , n’employer pas les qualificatifs qui divisent , tels que moderniste ou islamiste ou autres .
    2 – La conscience est bien sur susceptible d’être à l’université en premier lieu ! Il faut donc s’adresser à cette masse de jeunes qui jouerait le rôle de démultiplicateur , chacun en son milieu respectif ! pour élargir la base !
    3 – Le moyen pédagogique afin faire parvenir le message est l’activité culturelle , sportive et divers loisirs !
    4 – Rendre à l’universitaire sa place dans la société en tant qu’adulte et responsable dans toutes les décisions politiques ! Par des exemples de ce qui se passe un peu partout dans le monde ( l’Asie , l’Amérique latine , … ). Car les étudiants Algériens des années 70 étaient très matures et prenaient des positions politiques et font des manifs politiques !
    5 – Ne plus parler de l’Islam ! c’est une évidence c’est la religion du pays officiellement !
    6 – …

    Voici ma contribution modeste , j’espère qu’elle trouvera des clairvoyants qui affineront mieux sa trajectoire pour bien répondre au besoin attendus !

    je souhaite que mon intervention se publiera sur ce forum respectable et l’histoire lui rendra son hommage !

    Sincèrement Rabinho !




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  • IDIR
    20 avril 2010 at 19 h 14 min - Reply

    L’Eveil des consciences par le savoir et la foi dans ses convictions

    Je commencerai par prier, certains intervenants au sein du journal, LQA, de ne plus citer, dans les débats, notre concitoyen M. Ali Benhadj – à tort où à raison – laissons cet homme en paix et regardons l’avenir pour ne plus jamais commettre les erreurs du passé. De plus, je propose, à l’Administrateur de ne pas publier les commentaires arides afin de préserver la qualité du journal et, surtout, ne pas rétrocéder le terrain aux corrompus.

    « D’où vient qu’un boiteux ne nous irrite pas, et qu’un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu’un boiteux reconnaît que nous allons droit, et qu’un esprit boiteux dit que c’est nous qui boitons…» Blaise Pascal

    La diversité des opinions ou de pensées, et la compétition des idées ne sont pas une chose baroque dans la vie qui puisse être la cause de l’affliction des hommes. Nous avons observé, d’ailleurs, qu’il y a eu des superflus où les divergences ont pris de l’ampleur et se sont aggravées, car dès le début, ces divergences furent liées à des intérêts personnels et politiques.

    Nous ne pouvons pas nier, aujourd’hui, l’abondance du mensonge, le citoyen ne distingue plus les informations, ne sachant plus ce qui est véridique de ce qui est faux.

    Venons, maintenant, à l’essentiel de notre débat. Au préalable, avouons qu’une très large majorité des Musulmans ne lit pas le Livre, et quand elle lit, elle ne le comprend pas. Et, -ceux qui lisent et comprennent le Livre ne l’appliquent pas -.

    On pourra appeler cela une idée, une théorie, une opinion ou quelque chose d’approchant, mais la foi véritable est celle qui illumine tous les aspects de la personne, rayonnant de lumière, de chaleur et de vie. Cette foi rayonne dans l’esprit qu’elle convainc et tranquillise, dans le cœur qu’elle émeut et motive, dans la volonté qu’elle oriente : si l’esprit est convaincu, si le cœur est ému, si la volonté est orientée, le corps répond et est poussé à agir avec le zèle d’un fidèle serviteur pour Dieu ou pour un despote ?

    Nous ne pouvons cacher le soleil ni la lune, ni se voiler la face, pour ignorer les maux de la société. La question qui se pose est : Comment prévenir, traiter, limiter les dégâts à venir et quel sera le(s) remède(s) adéquat(s) à utiliser ?

    Est-ce par un soin particulier à propos des paroles et à la manière de les formuler et de les échanger ? Ceci parce que les paroles émanant d’un homme reflètent le degré de son intelligence et la nature de son caractère ; aussi parce que les types de conversations d’un groupe donné déterminent son niveau général et le degré d’enracinement de la vertu dans son milieu.

    Les belles expressions reflètent les sentiments intérieurs de l’âme, elles relèvent également de la grande politesse. Les bonnes paroles conviennent aussi bien avec les gens qui partagent nos
    pensées qu’avec les gens qui ne sont pas d’accord avec nos idées, elles produisent des fruits agréables. Les bonnes paroles sont une qualité liée à la pratique du bien et aux formes de bienfaisance.

    Si un ou plusieurs, parmi nous est prêt à utiliser son savoir, son intelligence, son sens du devoir pour le bienfait de la communauté, bien entendu, nous ne pouvons que partager son engagement en respectant ses idées les meilleures, les plus proches de la véracité, et, nos appuis seront nos sentiments intérieurs qui sont : La valeur de notre héritage humanitaire, culturel, spirituel et des compétences.

    Elle constitue la locomotive qui tire le train et la clé du succès dans le développement d’un pays, surtout quand la masse laborieuse et productive est pleinement motivée dans son action.
    Une élite est compétente avant tout par son savoir, son savoir-faire, son savoir-vivre, son sens du devoir et son engagement sans faille au service du bienfait de la communauté.

    Il est nécessaire de rappeler que notre avis, peut paraître juste, alors qu’il est dans l’erreur, et, un autre avis, peut paraître faux, alors qu’il est dans le vrai. Dans une communauté de pensées ou de sentiments, un minimum d’harmonie apportera de la solidarité et un minimum de mésintelligence apportera le pardon.

    La raison et la liberté de choix dont est doté l’être humain, rendent capable de critiquer l’ordre social, comme de le réformer et d’en corriger les abus. Nous devons également rejeter les erreurs commises par les hommes. La révolte contre les erreurs et les déviations humaines puise sa source dans une solidarité profonde et ce qui est exigible dans une collectivité humaine. Nous ne pouvons laisser commettre la corruption en silence.

    J’ai déjà rappelé – dans le passé – cet exemple, ce n’est pas parce que qu’on accepte l’existence des voitures et qu’on les utilise, qu’il faudrait accepter également tous les accidents qu’elles occasionnent et toutes les infractions au code de la route commises par les conducteurs.

    En effet, l’être humain doit vivre pour un objectif au-delà de ses passions et de ses désirs, au lieu de vivre comme un âne autour d’une meule à grain ou comme un bœuf autour d’un puits d’irrigation, tournant et tournant pour revenir sans cesse à son point de départ. Notre objectif est que l’Etat algérien soit actif en ce qui concerne la liberté, la sécurité et la justice.
    Fraternellement




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  • Alilou
    20 avril 2010 at 19 h 39 min - Reply

    Salut,

    Plus je lis les postes plus je me rends compte a quel point on diverge tous les uns des autres, a partir du moment ou on introduit une inconnue on cree une dicotomie et ainsi desuite, on va se retrouver chacun avec une branche et on restera chacun sur la sienne a se dire que je suis le nombril du monde et que je detiens la verité absolue.

    On appel ca la phylogenie.

    On est tous ALGERIEN – Je parle Algerien mieux que l’ARABE et le Berbere.

    Algerien suffit BASTA pas autre chose, on se rassemble autour de ca comme objectif principale on libere notre nation des BASTARDS (Excuses) et on verra apres.

    Je me rends compte aussi combien on est loin de voir le bout du tunnel.




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  • zapata
    20 avril 2010 at 20 h 40 min - Reply

    pour comprendre l’algèrie il faut comprendre la sociologie de ça compossante èthnique à travers son histoire et aussi comprendre la rèalitè du peuple algèrien au delà des calcules tribal fèodal..se baser sur l unitè national et son patrimoine socio culturel et relugieux ce qui à pèrmi de donner la force a cette nation……le congrès de la summam qui à unifier l’algèrie selon la charte de la summam qui à ètè accorder par les brâves de l’algèrie tel que: abane ramdane,zirout youcef , ben m’hidi..etc seulemment cette charte à ètait dèvier de son vrai contexte primautè du politique sur le militaire et de l intèrieur sur l ‘èxtèrieur et c’est à cause de ça que l’algèrie souffre et à donner la chance pour ceux qui ont crèer la mafia milotaro politique sous la lègitimitè rèvolutionnaire…le porblème de l’algèrie ce n’est pas le bon kabyle ou le mauvais ou le bon chaoui ou le mauvais ou le bon arabe ou le mauvais..etc ceux qui ont marquè l histoire de l ‘algèrie c’est un ensemble d’algèrien qui à rèflichi rèellemment pour le futur de ce pays…et ceux qui composent le système aujour’hui c’est un autre ensemble d’algèrien qui est d’accord selon des principes choisi..ça veut dire le système est un ensemble de gens qui se bat pour la durer de son prèstige a la mort et le peuple c’est un bien de gens qui consomme leur idèes et leur marchandises d’importation forcèmment et l’armèe joue un role de protèctorat global une milice pas plus…et pour changer tout ça il faut ètre à l’intèrieur suivre une politique de la tortue pas à pas et se baser sur les èrreurs des autres et si vous arriver il faut laisser la place au autres à tour de role car la tyrannie est une maladie elle commence par l’affèction et ce tèrmine par la jalousie et la soif du pouvoir absolu donc l ‘ètre hummain est un dominateur de naissance..ya si mhenni l’art de l ‘èpoque de la dupe à ratè son tour..car ceux qui vont ce battre pour vous il faut les ramenner avec vous en vacances…..vive l unitè national et l’algèrien positif conscient de ça nation et de son histoire . hommage a ferhat abasse et abane ramdane et tout les brâves de l’.algèrie




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  • habib
    20 avril 2010 at 21 h 37 min - Reply

    Cet article evoque le probleme profond de l’algerie et celui du monde arabe et musulman.Si on parle de l’eveil de consience, c’est parceque la consience ne s’est pas encore eveillé.Pourquoi alors ?Pouquoi les algeriens qui boycottent les elections de bouteflika reviennet pour le reclamer par bouteflika allah akbar à l’issue de l’episode avec l’egypte.Et le pouvoir peut creer d’autres episodes et instrumentaliser une nouvelle fois la population et elle repondra malgré elle, positivement. Il se tient prêt pour la coupe du monde afin de faire dancer la jeunesse dans les rues. La reponse est que dans l’esprit des gens la veritable decantation ne s’est pas faite encore.si on prend l’exemple des habitants de diar echems. Ils manifestent et puis quand on leur distribue des logements , on voit des femmes qui pousse des youyous et remecier bouteflika. Les gens ne savent pas encore que leur pays est reellement colonisé et ce n’est pas une blague ou paroles d’opposition pour l’opposition. Les gens ne se rendent pas compte que dans leur pays il n’y a jamais eu d’etat , depuis 1962.Que tout ce monde qu’on montre à la television sont là, juste pour les maintenir dans la situation dans laquelle ils sont. Ils sont dans leur poste pour ca, et uniquement pour ca.Si les algeriens ce sont revolté à l’époque de la colonisation c’est par ce que la decantation s’est faite dans leur esprit depuis 1830 et que le départ des francais n’était qu’une question de temps. Ainsi, il a fallut qu’une petite mêche et une petite etincelle pour maitre fin à 132 ans d’ocupation.les colons etaient des blonds au yeux bleus et les algeriens savaient qui etaient leur ennemis. Aujourd’hui les decideurs sont des gens qui nous ressemblent, ils parlent notre langage. Plus que ca, ils se font passer pour des musulmans, des nationaliste, des combattant d’hier, etc… Pour les esclaves des apparences ils est impossible de demeler dans leur esprit les choses. Comment faire comprendre au gens, que massu et mediene c’est la même chose, bouteflika et lacoste c’est la même chose. C’est la ou se situe le probleme. Car si les gens avait subit dans leur esprit la decantation necessaire il sauront reellement que le pays est colonisé, et que d’ici 50 ans si rien n’est fait les choses vont s’aggraver et ils vivront dans des conditions pire que celles en cours.Hier les colons s’appelaient charle , george , jean marie. Aujourd’hui ils s’appellent comme nous mohamed!!!! abddelaziz, yazid ect..c’est ca que les gens doivent comprendre.Et bien sur les actes sont les mêmes.Plus que ca, les bachaghas d’alger font même dans l’éxcés pour attirer les satisfactions de leur maitres.j’ai entendu une personne me dire un jour que bouteflika lui faisait de la peine (à cause de sa maladie). Comment voulez vous renvérser un regime avec des gens qui eprouvent des sentiments à l’égard de leurs bourreaux.Car ce n’est pas encore claire dans l’esprit des gens.Si la veritable decantation se fait dans la psychologie des gens ils se rendront compte que cette independance, le drapeaux , les beaux disours de ces pseudo-dirigeants ne sont que des pilules pour leur faire avaler le despotisme qu’ils vivent dans la réalité. Pour garder tranquilement sa victime terrorisée par son viol,le psychopate doit donner toujours une lueur d’espoir à sa victime q’elle sera un jour libérée.D’ailleurs la television algerienne est emblematique en ce sens.On montre le presisent se faire embrasser par ces homologues , on zoom sur sa faciés pendant la proclamation du nachid pour montrer son emotion taa el khorti et en même temps dehors le DRS a la main sur la guachette au cas où!!Aujourd’hui les algeriens contestent, manifestent mais les choses restent en l’état. Il est à remarquer que les choses sont resté dans le stade de la contestation.Pour un pouvoir qui a ensanglanté l’algerie et qui traitent ces propre concitoyens comme des sujets, force de constater que c’est trop peu pour renverser ce pouvoir
    Donc la veritable decantation dans l’esprit des gens ne s’est pas encore faite, lorsque elle se fera, il y aura une prise de consience veritable. C’est exactement la même situation d’un homme ou une femme qui decouvre que sont partenaire l’a trompé tout le temps aprés 50 ans de mariage forcée. Quelle sera sa reaction .À ce moment precis mediene et bouteflika pourront preparer leurs valises.




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  • Abdelkader DEHBI
    20 avril 2010 at 22 h 37 min - Reply

    @ — Adel – (note additive à ma réponse précédente)

    Il y a un point que je voulais soulever dans ma réponse d’hier, mais que j’ai oublié d’intégrer à celle-ci, parce qu’il se faisait tard et que j’étais fatigué. C’est la question du Temps que devra mettre nécessairement notre société, pour se mouler complètement dans le modèle de société qu’elle s’est choisie. Et c’est là qu’interviennent les interdépendances et les interactions générationnelles, à travers la cellule familiale, l’Ecole, les milieux professionnels, les activités sociales (culturelles ou sportives), la Mosquée – je vois d’ici sourciller certains – pour accompagner ce « moulage » d’une première génération, qui prendra elle-même le relais ensuite, pour effectuer les ajustements institutionnels et les politiques socio économiques et culturelles pertinentes, exigées par les contraintes de l’environnement tant national qu’international. Ceci pour dire combien il est impérieux, que la prochaine Assemblée Nationale Constituante soit une Assemblée authentiquement représentative du Peuple Algérien, en vue d’agréger correctement et loyalement, les aspirations de ce peuple, dans un vaste Préambule à la future Constitution.




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  • Alilou
    21 avril 2010 at 0 h 21 min - Reply

    Ce qui revient a dire que (J’ai encore raison) deja cité dans un de mes posts, l’Algerien aujourd’hui a quelque chose a perdre, un bien de quelque nature que ce soit et il est utopic qu’il le mette en jeopardis pour une pseudo liberation de la nation.

    Les algerien aujourd’hui sont devenu des egoistes et egocentriques.

    Hacha les mayesthelche, on leur jette un os et ils leche la main du maitre.

    Il ne reste plus de dignité d’algerien, l’effet stockholm a tellement pris de l’ampleur qu’il faudra une armada de psy pour nous remettre dans la bain de nov 1954.

    Ali l’insommniaque, encore une autre nuit blanche
    Je vais continuer a fumer du thé le cauchemard continu.




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  • lemgabri
    21 avril 2010 at 12 h 55 min - Reply

    Tous comme nombreux sur ce forum, l’algérien parle trop et agit peu.
    Il parle de l’islam et il ne l’applique. Il parle des préceptes de l’islam mais en pratique walou. Il est plus dans le « choufouni » je suis plus musulmans que l’autre, car mon « Kamiss made in china » et plus blanc que celui du voisin. J’écoute les CD du Coran a fond, histoire de faire de la nuisance, qui selon lui doit être proportionnelle a son degré de piété.

    Illustration du niveau du jeune citoyen lambda :

    http://www.google.dz/trends?q=sexe

    http://www.google.com/trends?q=sexe%2C+porno%2C+islam&ctab=0&geo=dz&date=all&sort=0

    (Les creux correspondent a la période du Ramadan.)




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  • Hazars
    21 avril 2010 at 14 h 56 min - Reply

    La France a sont symbolle : le coq! Pourquoi ? Parceque c’est le seul animal qui chante les deux pieds dans la « m…. »!
    Depuis que l’Algérie a mis le coq dehors, je ne la vois que se lamenter de la « m…. »…et pourtant, lorsqu’on regarde de prés; il n’y a pas de m… mais qu’un excellent terreau prêt à faire fructifier toutes les espérances.
    La révolution comme l’Islam, ne font référencent qu’à des espérances post-mortem qui peuvent nous servir de canne de pèlerin mais pas de pelle de bâtisseur!
    J’ai croisé beaucoup d’Algériens qui réussissent en dehors d’Algérie, mais parce que emprunt d’une éducation et d’une culture Algérienne qui les obligent à donner le meilleurs d’eux-mêmes; c’est pourquoi j’aimerai voir ces Algériens se rassembler derrière un parti porteur d’un message de bâtisseur:  » L’Algérie des réussites »!
    C’est en reconnaissant leur réussites que vous rassemblerez les Algériens qui bâtiront une ALGÉRIE pleine d’espérance!




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  • Rabinho
    21 avril 2010 at 15 h 09 min - Reply

    Est-t-il possible ce changement pacifique ?
    Y a-t-il une conscience à éveiller ?

    Soyons raisonnables et parlons logiquement et réellement !

    Le peuple Algérien a subit une mutation très importante dans ses constances ses idéologies et ses valeurs patrimoniales !
    Le fait de vivre sous l’état d’urgence , depuis 18 ans , sans manifester aucune réaction à l’encontre de cette situation est une preuve alarmante témoignant le degré de conscience qu’a ce peuple !
    Cette situation est un pseudo colonialisme à l’Algérienne en dépit de sa contradiction à la constitution au vu et au su de tous ! Mais la majorité des Algériens ne savent même pas si c’est légale ou illégale cet état d’urgence qui perdure encore !
    Cette situation nous prive du minimum de nos droits pour manifester nos préoccupations sociales politiques ou autres !
    Les Algériens sont devenus des dociles citoyens et ont perdus le gout du savoir faire et savoir vivre ! rien ne les différencier des animaux , puisqu’ils acceptent tout sans manifestation aucune !
    Comment peut-on faire appel à cette conscience inexistante ?
    Comment peut-on parler de pacifisme à un peuple dont sa majorité baigne dans l’ignorance et l’analphabétisme total ?
    C’est un peuple analphabète même sortant des universités !
    Il n’ y a que des derwiches forts seulement en religion et en islamisme , sans pour autant comprendre le message réel et l’objectif de l’Islam en question !
    Si au moins nous étions de vrais musulmans , la tache saurait été facile et ce gouvernement disparaitrait en un clin d’œil ! Car le vrai musulman est fort par ses principes , sa personnalité et ses idéaux pour lesquels peut sacrifier même sa vie en chahid el-hak !

    Votre appel du 19 MARS est noble comme message , mais le changement pacifique est une utopie sans aucun doute ! car il n’y a pas de conscience Algérienne ! Elle est laminée , elle est effacée par le temps écoulé depuis presque l’indépendance ( 1962 ) !

    Les islamistes ont pour beaucoup apporté une aide précieuse au régime en place , sans conscience ! C’est eux qui ont occupé et dominé les universités depuis 1979-1980 , et ou ils ont changé ( imposé ) le profil de l’étudiant Algérien en lui subtilisant tout forme d’activité culturelle sous prétexte religieux ( la yajouz , haram , communiste , occidental ,…etc ), au su et au vu du gouvernement qui approuvait leurs méthodes de faire ! En général par la violence ! et les témoignages sont nombreux , a commencer par l’université de Tizi-ouzou , l’université de Annaba , l’université d’Oran , l’université de Constantine , …etc. J’en suis témoin et j’ai été tabassé !

    Dans le temps on votait pour élire le comité de cité universitaire , avant 1979 les cités étaient mixtes et il n’y a jamais eu de bobos ou problèmes dans les cités , mais dés 1980 les envahisseurs ( islamistes ) ont pris le dessus par la force et depuis ce temps là on jamais plus parler d’élection du comité de cité !
    sans parler de la dégradation qui s’en suivait dans tous les domaines y compris l’hygiène et la salubrité dans les restos , les douches et les chambres !

    La conscience ne peut venir que si il y a une culture intellectuelle , des activités culturelles qui sont l’essence de l’esprit et de la conscience !

    Ces islamistes ont tuer la conscience dans son œuf avec bien sur l’approbation du régime en place qui ne cherchait que ça !

    On dirait que ces islamistes ont une conscience qui travaille à l’envers ! Et pas mal d’exemples élucident ces cas ! Par exemple ce que ont fait nos islamistes pour l’Afghanistan et en fin de compte ! tous les islamistes ont été livrés au USA ( CIA ), l’Afghanistan roule aujourd’hui pour le compte des USA !
    Ce qu’ils ont fait en Égypte pour que le régime de Moubarek perdure encore ! …etc , etc .

    Traitrise sans conscience ( sans le vouloir ), car on manque indéniablement de vraie conscience ! et surtout de culture générale et d’ouverture réelle sur le monde !

    A mon avis on doit faire appel à nos officiers militaires ( rebellions ) à l’étranger pour consultation ainsi qu’aux militaires à l’intérieur du pays pour les sensibiliser afin qu’ils adhérent à l’appel du 19 MARS , et préparer une omelette en cassant un minimum d’œufs !

    Surtout il ne faut pas impliquer les islamistes , ils ne sont que suivistes et peuvent nous casser tout le travail ! Certes ils sont majoritaires mais ça ne veut rien dire , il vaut mieux ne pas les avoir du tout que de les avoir et regretter en suite !

    Sachez que tous les Algériens , sans exception , sont des musulmans et qui dit Algérien tout court dit musulman ! Donc ne leurs donner pas la moindre chance à ces islamistes !
    Donnez la chance aux musulman et pas aux islamistes !

    J’espère que j’ai été franc et clair dans mon intervention , comme j’espère que cette dernière soit publiée ! Merci d’avance LQA !

    Mon intervention n’est pas pour diviser , mais pour avancer et lever le voile sur des choses qui peuvent se révéler éventuellement néfastes et regrettables !

    Sincèrement Rabinho !




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  • Adel
    21 avril 2010 at 19 h 52 min - Reply

    @Rabinho,

    Bonjour,

    Permettez-moi de vous dire, qu’en ce qui me concerne, je ne crois pas à la solution militaire, car il me paraît particulièrement clair que c’est cette solution qui a mené le pays à la faillite depuis 1962 – souvenez-vous, l’armée des frontières «seule force organisée» avait pris le contrôle du pays afin de combler le vide laissé par un GPRA jugé trop mou et divisé. De plus, si vous analysez la question de plus près, vous verrez que les militaires sont encore plus médiocres (en général, car il y a des exceptions comme Haroun ou Samraoui) et plus étroitement surveillés que les civils. Un officier peut-il se permettre de se connecter à un site tel que LQA sans craindre pour sa vie?

    L’Algérie démocratique sera l’œuvre des civils ou ne sera pas. Telle est mon opinion.

    Pour ce qui est du courant islamiste, il me semble qu’il est impossible à tout observateur impartial de nier sa force en Algérie et dans tout le monde arabe. Regardez autour de vous, dans votre famille, au travail (si vous vivez en Algérie) et vous verrez la réalité.

    Que représente ce courant? Est-il porteur de changements positifs ou de dangers? Anwar Haddam m’a dans un commentaire sur un autre article (Clarifions sans exclure…) reproché d’avoir dit que les islamistes revendiquaient l’application immédiate de la chari3a. N’est-il pas temps que chacun clarifie ses positions pour que les Algériennes et les Algériens sachent à quoi s’en tenir? Le courant démocrate (ou marxisant des années 70) est-il sans reproches? Partons du fait que nous – marxistes, libéraux, démocrates, berbéristes, islamistes, etc. – sommes condamnés à vivre les uns à côté des autres dans ce pays qui est le nôtre. Que faire? Se combattre jusqu’à ce que l’un des courants ait le dessus et se débarrasse par la force de ses adversaires. Jusqu’à présent, seul le pouvoir a su tirer son épingle du jeu et sauver sa mise, au détriment de toutes les autres forces.

    Selon moi, chacun doit faire son autocritique. Les islamistes qui croient en la démocratie et l’alternance au pouvoir doivent avoir le courage de se démarquer de ceux qui considèrent que la démocratie est kufr. C’est à cette seule condition que nous pourrons avancer. De même, ceux qui sont pour la laïcité doivent se poser la question de l’opportunité d’une telle revendication.

    Une conscience, aussi faible soit-elle, peut toujours être réanimée à force d’éducation (ou rééducation) politique. Un groupe restreint qui fait une analyse correcte de la situation peut attirer progressivement à lui de plus en plus d’éléments dynamiques et animés de la volonté d’aller de l’avant. Qu’ont fait l’ENA, le PPA et le MTLD de 1925 à 1954, si ce n’est un travail d’éveil des consciences afin de renforcer le sentiment national, après le long silence qui a suivi la répression de l’insurrection de 1871 et qui a duré 50 ans? Une nouvelle génération de militants a ensuite pris le relais en 1954 pour mener la lutte qui allait donner corps à ce sentiment à travers l’indépendance. Après l’indépendance, une nouvelle étape commençait. Aujourd’hui, 48 ans après, il n’y a pas encore un large consensus autour des fondements de l’État que nous voulons, ou, du moins, le consensus «arraché» au peuple sous la dictature de Boumédiène s’est effrité. La société est traversée par des fractures béantes et ensanglantées. Une Algérie sereine, réconciliée avec elle-même et définitivement débarrassée des séquelles de la colonisation est elle possible sans ce large consensus?

    Cordialement




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  • Adel
    21 avril 2010 at 23 h 59 min - Reply

    @Abdelkader DEHBI

    Bonjour,

    Je suis entièrement d’accord avec tout ce que vous avez dit.

    Nous savons très bien, toutefois, que notre société est divisée. Cette division est peut-être artificielle; elle ne devrait pas exister, certainement, mais elle est là et nous la voyons agir tous les jours sur LQA. Que faire? Faire comme si elle n’existait pas et prêcher la bonne parole dans l’espoir que la sagesse finisse par prévaloir. Je ne suis pas très politisé mais je crois que dans un mouvement politique comme celui que nous voulons construire les divergences doivent être aplanies par une discussion franche et démocratique. Il y a des personnes qui fréquentent régulièrement LQA et qui veulent œuvrer pour le changement pacifique mais qui ont des conceptions opposées au sujet de l’interaction entre le champ politique et le champ religieux (question qui est au centre de tous les débats en Algérie et dans le monde arabe depuis la fin des années 80).

    Un mouvement rassembleur ne peut pas progresser en abritant en son sein des tendances qui se combattent en permanence.

    Cordialement




    0
  • Ammisaid
    22 avril 2010 at 14 h 31 min - Reply

    Tout être humain est doué d’une conscience. Dés sa naissance. Le milieu dans laquelle sera éduquée cette conscience favorisera le développement de cette conscience ou celui de son inconscience. Car, tout être humain est doué aussi d’une inconscience. Le combat entre les deux sera incessant jusqu’à la mort de l’être qui les porte. Pour schématiser la conscience incite au bien et l’inconscience incite au mal. La conscience a pour soutien: la patience, le savoir utile, la tolérance, la bonté, la générosité, la piété, l’intelligence, le contentement, l’espoir…et l’inconscience a pour soutien l’orgueil, le mensonge, le vol, l’intolérance, la haine, l’hypocrisie, la jalousie, l’avidité, l’avarice, l’égoïsme…L’inconscience avait pris le pouvoir par l force et la violence et il essaye de se maintenir vaille que vaille et ces dernières années, elle tente d’envahir toute la société. Les maux de l’inconscience nous ont tous et toutes atteint, quelques soient nos convictions, nos idées et nos croyances. Celui ou celle qui croit avoir échapper est sans doute sous le charme de la ruse de l’inconscience. Chacun doit purifier son esprit, remettre sa conscience en marche et faire cesser ses paroles et ses actes que lui susurre son inconscience.
    La conscience qui porte un projet commun pour faire triompher la justice, la vérité, la liberté, la fraternité, la solidarité et la dignité peut vaincre son inconscience car elle défend un projet noble qui servira l’intérêt général et qui combattra les intérêts particuliers ou ceux qui viennent d’ailleurs: d’un extérieur prêt ou lointain. Donc, encore une fois, ce n’est l’islam, ni l’arabe, ni le berbère, ni la science, ni nos richesses, ni notre diversité qui sont responsables et qui seront responsables de l’état de notre pays et de son peuple. L’exclusion quand elle agit, elle peut avoir toutes les justifications pour sévir et servir ses propres intérêts. Vous êtes des frères et des soeurs, au moins biologiquement parlant (les 36 millions d’Algériens et d’Algériennes ne sont que le produit de l’union entre quelques ovules et quelques spermatozoïdes), alors, arrêtons de trouver des différences là où, finalement, il n’y a que des ressemblances. L’Algérie a besoin de votre unité car elle connaît l’oeuvre de vos divisions: la mort, la désolation, le malheur, le deuil, le désespoir, la misère, la terreur, la torture…
    Fraternellement




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  • Rabinho
    23 avril 2010 at 0 h 08 min - Reply

    Avec tous mes respects à mes chers compatriotes sincères , honnêtes et engagés pour les causes justes !

    Pour clarification , afin d’appuyer ma thèse concernant la solution pacifique et l’éveil de la conscience qui me paraissent comme objectif inconsistant , l’appel aux cadres militaires pour consultation , ne veut en aucun dire qu’il faut compter sur eux pour renverser la vapeur , mais plutôt pour orienter voir assister la masse dans son œuvre sur terrain !
    Nous ne cherchant pas à faire un putsch militaire car ses conséquences sont bien claire et néfastes sans aucun doute !

    Mais comptant vraiment sur l’éveil de la conscience Algérienne cela me parait une rude et longue durée que peut prendre ce travail , sans pour autant être sur de parvenir convenablement ! A mon avis , il faut des catalyseurs et d’autres opérateurs qui permettent l’accélération du processus sans précipitation suicidaire ! Une manière bien étudiée fiable et sure de provoquer le résultat escompté !

    Quant à mes concitoyens islamistes malgré qu ils sont majoritaires ( j’en suis conscient ), je préfère les avoir comme supporteurs que comme coéquipiers !
    Ceci est une sage recommandation loin de tout chauvinisme ! C’est une sage décision et il faut me croire ! Le temps en sera témoin entre nous pour ce que j’avance en assumant toute mes responsabilités !
    Celui qui veut adhérer à ce mouvement ( Appel du 19 MARS ) qu’il le fasse mais en portant l’unique et la seule tenue de combat qu’est l’ALGERIANITE tout court sans aucune couleur ! Le reste ( les qualificatifs ) que chacun est libre de teinter sa propre couleur et qu’il le fasse en respectant la différence des autres !
    Il faut se réunir autour d’un même et seul objectif primordial qui travail l’intérêt général et seulement l’intérêt général !
    – Si on arrive à se détacher de son égo , chose qui me semble facile , alors dans ce cas là on aurait gagner beaucoup de temps et on aurait parcouru la moitié du chemin !
    – Si on arrive à séparer les sentiments des devoirs en vers soit-même ou en vers autrui , on aurait gagner un quart du chemin !
    – Que reste-t-il ? Tout simplement un quart du chemin ! C’est la tache de l’intelligence , de l’effort intellectuel et de la persévérance et la croyance en ce qu’on fait !

    Tout est facile et tout est difficile au même temps ! C’est à nous de choisir d’une manière sincère et honnête avec nous-mêmes !

    Sincèrement Rabinho !




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  • houda
    23 avril 2010 at 13 h 26 min - Reply

    @ rabinho
    je comprend pas très bien ton raisonnement
    d’un côté tu parles de respecter la différence, d’un autre côté tu refuses les islamistes bien qu’ils soient majoritaires, si c’est pas de la dictature ça , ça s’appelle quoi ?




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  • samir
    23 avril 2010 at 18 h 09 min - Reply

    lorsque la majorité est dans mon camp,je scande vive la democratie,mais dés que j’ai un doute,je préfere y renonçait.dans la vie il faut avoir des principes.il n’y a que le peuple et lui seul qui decidera du choix de société auquel il aspire.ni les pseudo democrates ni les islamistes n’ont le monopole du peuple.le moment venu,lorsqu’il retrouvera sa liberté,le peuple s’exprimera.maintenant speculé sur l’avenir ne méne à rien.si nous sommes de bonnes foi alors nous devrions mettre nos divergences de côté et s’attaquer au vrai probleme à savoir le régime en place.maintenant si nous avons des arriéres pensées,elles finiront bien par apparaitre au fur et à mesure que le peuple se prendra en mains seul.car apparement l’union n’est pas pour demain.




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  • Adel
    23 avril 2010 at 18 h 46 min - Reply

    Notre pays a besoin d’une révolution qui le débarasse définitivement d’un systéme politique moribond, survivance des luttes de clans qui ont commencé avant l’indépendance et qui n’ont cessé de faire des dégâts au sein de la société. Le FLN avait pour tâche historique de libérer le pays de la domination coloniale. Cet objectif a été atteint avec la proclamation de l’indépendance de notre pays le 5 juillet 1962. L’étape suivante, la construction de l’État national (démocratique et social dans le cadre des principes islamiques), a été pour le moins chaotique. Quel est le bilan net de cette action, 48 ans après l’indépendance?

    Il y a eu une constante depuis 62 : la domination des militaires. Cette domination s’est exercée en deux temps : elle était clairement affichée sous Boumédiène et avait pour objectif l’instauration du socialisme; après la mort du dictateur, une nouvelle équipe de militaires menée par belkheir prit le contrôle, privilégiant la manipulation et le complot et ayant une préférence affichée pour la prédation et les affaires, au détriment de l’intérêt national.

    Un nouveau venu, le courant islamiste, avec son représentant le plus radical, le FIS, modifia complètement la donne. Le dérapage de 92 fit basculer le pays dans un précipice.

    Où en sommes-nous en 2010? Que veulent les Algériennes et les Algériens? Veulent-ils toujours construire l’État démocratique et social dans le cadre des principes islamiques, tel que rêvé par l’avant-garde des combattants pour l’indépendance?

    Que sont devenus les héros d’hier? Des aparatchiks puis des magouilleurs affairistes. Que sont devenus les paysans misérables mais pleins d’espoir? Des vieillards misérables dont les petits enfants rêvent de harga.

    L’Algérie indépendante est un immense ratage.

    La génération qui a libéré le pays n’a pas été en mesure de mener à bien l’étape suivante. Elle a obstinément refusé de reconnaître son échec et de céder la place. boutfelika, jeune ministre de 25 ans en 62 est aujourd’hui, à 72 ans, président d’une Algérie où la jeunesse ne rêve que de harga, où la corruption et le vol se sont banalisés et où la police politique est plus puissante que jamais. bouteflika et toufiq sont les symbôles vivants de 48 ans de faillite.

    Cette génération qui n’a pas voulu passer la main est en voie d’extinction. Elle laisse un lourd passif, cependant. Mais que veulent les jeunes de 25 ans aujourd’hui? Quelle Algérie?

    C’est en répondant correctement à cette question que nous pourrons élaborer un projet et un plan d’action pour l’avenir. Chacun de nous doit s’efforcer d’y répondre en toute honnêteté.




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  • Rabinho
    24 avril 2010 at 0 h 37 min - Reply

    @houda
    Avant tout je tiens à signaler que ça me fait énormément plaisir que des femmes Algériennes participent aux différents débats sur ce noble forum ! Mais dommage , elles ne sont pas nombreuses ! Il est indispensable de savoir ce que pense notre deuxième moitié !
    Chère concitoyenne @houda , dans vos différents posts , je vous fais remarquer que vous n’interveniez que pour parler de l’Islam et rien que cela ! Et comme vous dites ; vous défendez l’Islam ! ! ! Pourquoi ?
    – A-t-il vraiment besoin d’être défendu par des mortels ? surtout entre Algériens ?
    – Est-il une propriété privée pour que vous en faites ainsi ?
    – Avons nous un problème de religion en Algérie ?
    – N’auriez vous pas autres choses à nous dire en dehors de l’Islam ( politique , économique , sociale ,… etc )?

    A en croire vos propos , vous venez de découvrir l’Islam ! et vous voulez lui faire de la promotion ! ça aurait été bien ailleurs , mais sachez qu’en Algérie , on est Musulman ( l’écrasante majorité ) depuis des siècles !

    De ma part , pourquoi j’exclus les islamistes du parcours ! C’est tout simple ! Revenez un peu en arrière , relisez tous les posts des islamistes et vous ne trouveriez rien de concret , sauf :
    – Le Bon Dieu a dit …
    – Le prophete a dit …
    – …etc.
    Toute l’Algérie est Musulmane et tous connaissent cela !
    Mais vous , en dehors de cela , qu’est ce que vous dites ? Qu’est ce que vous proposer de concret ? Quelle idée personnelle et contemporaine avez vous a nous suggérer ?

    Sans aller très loin , permettez moi de vous dire en toute honnêteté et franchise qu’il n y a pas de plus égoïste que les islamiste ! D’ailleurs ils ne peuvent pas voir plus loin que leur bout du nez !
    Leurs comportements au quotidien , leur tenue vestimentaire , leurs signes extérieurs d’une manière générale en sont des preuves de leur pure et dure égoïsme !
    Leur frustration introvertie face au monde extérieur en fait d’eux des sectaires se cachant dans une coquille qu’est la religion ! mais au fond ils veulent tout a fait le contraire de ce qu’ils vivent et endurent comme vie passive !
    Le fait de délaisser la société et ne s’occuper que de sa prière est une preuve flagrante de son égoïsme ! et sa traitrise en vers ses devoir a l’égard de cette société dans laquelle on vit !
    On cherche le paradis que pour soit-même et ignorant complètement son voisin ! C’est contradictoire au concept même de l’Islam !

    En toute franchise , les islamistes et pas les musulmans , sont en général des traitres de nature !
    L’histoire en témoigne et les exemples sont nombreux !
    – Sinon comment m’expliquez vous , que plus y en a des islamistes plus y en a une décadence générale ? Le cas de l’Algérie est le plus illustrant !
    – C’est une évidence de dire ; Le Bon Dieu fait vaincre la justice sur l’injustice ! Pourquoi le FIS n’a pas été aidé par le Bon Dieu pour vaincre contre le régime en place ?
    – A titre d’exemple , pourquoi dans les établissements publiques quand la masse fait une gréve les islamistes n’adhèrent pas ? sauf peut être ces derniers temps quand leur pouvoir d’achat s’est dégringolé énormément !

    Au fond ces islamistes ne croient en rien et ne croient même pas en Dieu et leurs actes en sont témoins !

    Sincèrement Rabinho !




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  • lemgabri
    24 avril 2010 at 11 h 36 min - Reply
  • A.By
    25 avril 2010 at 8 h 48 min - Reply
  • Ammisaid
    25 avril 2010 at 11 h 00 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Notre liberté ne peut se faire sans notre unité.
    L’islam est un message d’une pureté absolue, il était, il est et il restera une miséricorde pour tous les mondes (Al3alamin). Il a été adressé à l’humanité entière et il nous a été transmis par un homme (Mohammed Sala Allah ou 3alyhi Wa Salam) qui l’avait appliqué à sa propre personne dans ses paroles et dans ses actes de chaque seconde, je dirais même dans chaque inspiration et chaque expiration qu’il faisait chaque jour. Il disait ce qu’il devrait dire, il faisait ce qu’il devrait faire, il pensait ce qu’il devrait penser et il sentait ce qu’il devrait sentir. Il était soumis à l’unique, à son seigneur et il n’avait pas peur d’un autre mise à part celui de qui nous devrons avoir peur. L’islam était arrivé en Numidie et il était resté. Il ne pourra pas s’en aller que si celui qui l’avait envoyé le décider. Il était resté par ce qu’il avait été adopté par un peuple qui nommait: Le peuple Amazigh. L’homme libre, libre de toute contrainte hormis celle auquel il croyait dur comme fer. Et, parmi ces croyances, il y avait l’islam auquel il avait offert des hommes illustres et très pieux. Ouvrons les livres de notre vraie l’histoire et rafraîchissons nos mémoires afin de ne plus oublier nos les racines de notre Algérie actuelle. Cette mémoire qui nous a toujours fait défaut. Nous enterrons nos morts et nous oublions de suite les raisons pour lesquelles ils étaient morts. Nous suturons nos blessures et nous oublier les causes qui les avaient fait ouvrir. Nous donnons notre confiance aux adeptes des passions et du pouvoir et nous oublions le pourquoi de nos tragédies. Nous nous querellons pour des banalités et nous oublions notre légendaire fraternité. Celle qui permettait au pauvres, aux zawalis, aux veuves, aux fous, aux illettrés, aux orphelins…de garder intact leur dignité. Je refuse, c’est plus fort que moi, qu’un humain soit tué, exilé, torturé et emprisonné, uniquement, pour ses idées, ses convictions, ses croyances et sa manière d’exister. C’est fou, ces hommes et ces femmes qui veulent obliger les autres à épouser leurs idées et à vivre formatés sans aucun droit de choisir leurs destinées. Les extrémistes n’aiment pas la diversité, ils veulent que tout soit uniformisé. J’ai décidé, tu exécutes. Tu me suivis ou tu es mon ennemi. J’ai parlé, tu dois parler avec ma permission.

    La guerre et le sang pour la gloire
    La censure et le mensonge pour le pouvoir
    La culture de la haine qui ôte l’espoir
    La misère qui efface les joyeux de nos mémoires

    J’ai violé ma sœur sous le regard de son père
    J’ai supprimé le journaliste honnête et sincère
    J’ai torturé l’innocent qui refuse de tout dire
    J’ai chassé de l’école la science et le savoir

    J’ai raison, personne ne peut dire le contraire
    J’ai volé en quelques mois des millions de dollars
    J’ai instauré dans vos cœurs la terreur noire
    J’ai gommé des archives votre véritable histoire

    L’hypocrisie pour vivre dans les hauteurs
    La ruse pour obtenir votre confiance pour toujours
    L’ignorance pour éviter les regrets et les remords
    L’argent pour armer les soldats de la terreur

    J’ai falsifié mes titres pour usurper votre histoire
    J’ai usé de la rumeur pour salir vos martyres
    J’ai bradé votre pétrole pour me couvrir d’or
    J’ai cassé vos repères en détruisant vos valeurs

    Je vous ai divisé pour durer et pour vous affaiblir
    Quand je vous vois souffrir, je sens un immense plaisir
    Je vous ai fait des promesses pour vous en dormir
    Et, je n’ai jamais de but que celui de satisfaire mes désirs

    Je reviens là où je me suis perdu pour reprendre le fil de ma pensée. Une pensée qui a été contaminée par un virus d’une haute toxicité. Un virus qui a été importé par ceux qui n’ont d’objectif que celui de me voler, de me dominer et de m’exploiter. Un virus qui a détruit les cœurs et les esprits de ceux qui l’avaient intégré. Un virus qui essaye d’arracher les racines de mon identité et de mon Algérianité: ma berbérité, mon arabité, mon islamité, ma fraternité avec nos minorités et mon lien avec l’humanité. Il est impossible qu’une langue, quelque’ elle soit, puisse arriver à détruire une nation et son unité si elle est utilisée pour enseigner la science et le savoir qui aspirent à la modernité et à la prospérité. Ni l’arabe, ni le berbère, ni aucune autre langue nous pourront nous détruire s’ils cessent d’être dans les mains de ceux désirent nous voir soumis, usés et désespérés.
    Nos ennemis qu’ils soient issus de nous ou qu’ils soient de l’orient et de l’occident utilisent notre diversité pour pousser à se quereller, à se méfier, à se haïr et quand cela pourra servir leurs intérêts à s’entre-tuer.
    Alors, pourquoi continuer à entretenir, à alimenter et à faire durer cette fitna qui dessert les intérêts de notre pays et celui de son peuple dans sa grande majorité ? L’heure de vérité ne peut s’approcher que si nous prenions conscience de notre obligation de cohabiter dans le respect, total, de nos différences et de nos manières de vivre et d’exister.
    Le chemin pour y arriver est semé de grandes difficultés et d’imprévisibles dangers, mais si notre unité n’est pas réalisée,
    Nous risquons de subir encore d’autres guerres de plus en plus ensanglantés. Yal khawa, nous ne laissons pas l’Algérie disparaître sous nos regards aveuglés par les détails insignifiants pour lesquels nous ne cessons pas de ses disputer. Wa Allah ou A3lam
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • houda
    25 avril 2010 at 11 h 18 min - Reply

    bonjour tout le monde
    @rabinho, tout d’abord je m’excuse de vous avoir tutoyé ce n’est pas de mes habitudes. Personellement j’ai découvert LQA par pur hasard, ce qui m’avait attiré c’est la qualité des sujets traités ainsi que les interventions de bon niveau. Aussi j’ai relevé qu’il ya pas d’insultes ou de dérapages que dans d’autres forums.
    Vous me reprochez deux choses : défendre l’islam et ne pas proposer quelque chose de concrêt. Je dois vous rappeler que dans cette viechaque personne défend quelque chose ou une opinion. Il se trouve que pour moi l’islam représente une alternative crédible et complète, c’est mon opinion, je vous apprend rien en vous disant que l’islam embrasse touts les aspects de notre vie aussi bien profane que religieuse. De la petite relation de famille aux relations internationales, de la politique , du social , du juridique, tout y est dans l’islam. Même l’Occident s’y inspire quand il le faut (crise financière 2008, on s’intéresse de plus en plus à la finance islamique). Pourquoi nous en tant que musulmans avons nous peur ou honte de nous inspirer de notre religion pour gérer notre vie ?
    vous reprochez aux islamistes les pires défauts, je défend personne, il pourrait y avoir du vrai dans vos propos mais pourquoi généraliser ? est-ce une raison de rejeter l’islam en bloc ?Voyez vous , chacun de nous en tant que musulman est redevable devant Dieu de l’image qu’il donne de l’islam , y compris vous et moi. Somme nous à la hauteur ?
    En ce qui concerne les propositions je vous dis en toute sincérité et en toute honnêteté et au risque de vous choquer que lla solution pour moi réside en l’islam. A nous de voir comment gérer les choses sans trop chambouler ni bouleverser l’état des choses.
    là je fais abstraction de la conjoncture internationale où il n’est pas trop recommandé d’afficher sa préférence pour un islam gouvernant.
    En définitive rien n’est aussi simple ni aisé , mais avec de la bonne foi et de la volonté on peut vivre épanoui, développé dans notre propore culture, voyez l’exemple de la malaisie…
    Tout compte fait il me semble très difficile de concilier deux antagonismes qui sont la laïcité et l’islam et j’estime que c’est le noeud gordien de toutes les sociétés musulmanes.
    sans rancune




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  • lemgabri
    25 avril 2010 at 12 h 24 min - Reply

    Islam et démocratie
    par Malek Bennabi

    Séparément, ces deux concepts Islam et démocratie ne posent aucun problème. Chacun a son sillage propre dans les événements qui marquent notre époque. Mais, ensemble ils posent le problème de la liaison implicite qu’on établit entre eux. Qu’est ce que l’islam ? Qu’est ce que la démocratie ?

    On connaît avec précision la date d’apparition du terme « Islam » dans la langue arabe. Il date certainement de l’ère coranique, puisque le Coran attribue textuellement la formation du terme « musulman » à l’oracle de l’ancêtre Abraham qui aurait désigné sous cette appellation les futurs adeptes de la religion de son descendant Mohammed. Par contre, on connaît moins bien l’histoire du terme « démocratie » en tant que néologisme de la langue arabe. Il est toutefois évident qu’il appartient à l’époque moderne puisque l’arabe classique l’ignore jusqu’à Ibn-Khaldoun. Sa morphologie même atteste qu’il lui est étranger. Mais si on remonte sa généalogie dans sa langue maternelle (Le Grec), on le trouve mentionné pour la première fois dans un discours de Périclès aux Athéniens. Du moins si on table d’après Theycidide, l’historien de l’antiquité grecque. L’Islam et la démocratie désignent, chacun de son côté, trop de choses à la fois. Il convient de les réduire à leur plus simple expression pour faire le rapprochement qui peut être fait entre eux après une telle simplification.

    Qu’est-ce que la démocratie dans sa plus simple expression ? Un dictionnaire de langue française indique la signification étymologique du mot. Celui-ci désigne « le pouvoir de la population ». De l’autre côté, qu’est-ce que l’islam dans sa plus simple expression ? Le prophète lui-même quand la question lui fut posée dans les circonstances qui sont rapportés dans « un hadith » célèbre mentionné par les plus hautes autorités de la tradition, par Muslim, Tarmidhi, l’imam Ahmed et par Boukhari. Voici le texte de ce hadith, d’après Abu Houreira. Le prophète se trouvait un jour avec des gens quand un homme vint à lui et demanda : « qu’est que l’Islam ? ». Le prophète répondit : « L’Islam consiste en ce que tu crois en Dieu sans rien lui associer, que tu pratiques la prière, que tu verses l’aumône légale, et que tu pratiques le jeûne du Ramadan… » Tels sont, enfin de compte, les deux éléments du problème. Il s’agit de voir si un rapprochement peut être fait entre eux après cette simplification systématique.

    Dans cette simplification simplifiée, il est clair que le terme Islam désigne un ensemble de « devoir » de l’homme tandis que le terme démocratie un ensemble de « droits ». On aboutit apparemment à une anti-thèse où un terme semble la négation de l’autre. Il y a donc une certaine difficulté à rapprocher les deux termes. Cela ne provient pas de leur contenu respectif mais de la manière de l’exprimer. La signification littérale de la démocratie, c’est à dire celle qui correspond au sens commun qui est celui d’un simple dictionnaire forcément inspiré de la tradition démocratique française et d’un néologisme qui fut lui même le produit linguistique de cette tradition dans la langue arabe. En, fait la tentative de définition de la démocratie, indépendamment de tout schéma linguistique et de toute liaison à priori entre elle et un concept quelconque comme l’Islam. Il faut essayer de considérer la démocratie d’après un schéma anthologique. Pour cela il faut établir le cadre de ses généralités.

    Dans un tel cadre, la démocratie doit être considérée à un triple point de vue ; comme sentiment envers soi, comme sentiment envers autrui, comme ensemble de conditions sociales et politiques nécessaires pour la formation et l’épanouissement de pareils sentiments chez l’individu. Il est en effet évident que la démocratie ne peut se réaliser en tant que fait politique par exemple en tant « que pouvoir des masses », si elle n’est pas imprimée dans l’individu qui constitue ces masses son « moi », si elle n’est pas d’abord imprimée dans son « moi » dans les structures de sa personnalité, si elle n’existe pas dans la société comme un ensemble de convention, d’habitudes, d’usages, de traditions. La démocratie est l’aboutissement d’une culture, le couronnement d’un humanisme, c’est-à-dire d’une certaine évaluation de l’homme à son échelle personnelle et à l’échelle des autres. La fameuse déclaration des droits de l’homme et du citoyen par exemple fut le couronnement mystique et politique de la révolution française. D’ailleurs la réalité intrinsèque du sentiment démocratique, bien que masquée ci-dessus, quelque peu par des données européennes qui ne sauraient se répéter dans l’histoire des autres races et des autres peuples, apparaît néanmoins sous cette enveloppe quand on exprime les faites, non plus en terme d’histoire ou de politique, mais en termes de psychologies et de sociologie.

    Le sentiment démocratique en Europe fut l’aboutissement normal d’un double courant culturel, le résultat d’une libération de l’esprit par la réforme, et de la raison et du goût par la renaissance. Voilà sa signification historique, c’est-à-dire la signification qui n’est pas transposable hors de l’histoire européenne. Mais dans tout processus de démocratisation, en Europe ou hors d’Europe, le sentiment démocratique est une certaine limite psychologique au dessous de laquelle apparaît le sentiment de l’esclave et au dessus de laquelle apparaît celui du despote. L’homme libre, le citoyen d’une démocratie est une affirmation entre ces deux négations. C’est donc la réalité intrinsèque à laquelle on peut référer n’importe quel processus de démocratisation. Et elle s’insère entre deux autres réalités qui la bordent et constituent en quelque sorte ses « négatifs », c’est-à-dire la négation du « moi » chez l’esclave et la négation de « l’autre » chez le despote. L’image psychologique de l’esclave, notamment dans l’homme qui rit de Victor Hugo, où les conseils que le personnage Ursus donne à Givnyplaine sont des conseils à un esclave : « il y a, dit-il, en effet, une règle pour les grands, ne rien faire et une règle pour les petits, ne rien dire. Le pauvre n’a qu’un ami le silence. Il ne doit prononcer qu’une monosyllabe : Oui. Avouer et consentir c’est tout son droit. Oui, au juge, oui au roi. Les grands si bon leur semble, nous donnent des coups de bâton, j’en ai reçu, c’est leur prérogative et ils ne perdent nullement de leur grandeur en nous rompant les os… »

    On voit dans cet exemple que pour Ursus, le meilleur parti à prendre c’est de consentir et de dire oui à tout mais nous voyons combien le « oui » dans sa bouche exprime la « négation » de soi, c’est à dire la négation de fondement même de la démocratie en l’être humain.

    Le processus de démocratisation doit donc éliminer toutes ces tendances antidémocratique, en réduisant chez l’un les penchants à la servilité, chez l’autre les penchants au despotisme.

    Parler de démocratie en Islam, c’est se demander si l’islam peut augmenter le sentiment envers soi et envers les autres, compatible avec le fondement de la démocratie dans la psychologie de l’individu et s’il peut créer les conditions sociales générales favorables au maintien et au développement du sentiment démocratique ainsi qu’à son efficacité.

    Par conséquent, avant de répondre à la question, l’Islam produit-il le sentiment démocratique ? il y a lieu de se demander d’abord si l’Islam réduit la somme et la portée des sentiments négatifs, des tendances antidémocratiques qui se manifestent également chez l’esclave et chez le despote. Il y a lieu de considérer toute entreprise d’éducation à l’échelle d’une population entière et sur un plan général : psychologique, moral, social et politique. La démocratie n’est donc pas, selon la définition étymologique du mot, une simple transmission du pouvoir aux masses, à un peuple proclamé « souverain » en vertu d’un texte constitutionnel. D’ailleurs, le texte lui même peut faire défaut ou presque dans un pays, ou être aboli par un despote s’emparant du pouvoir, sans que pour cela la démocratie perde son fondement dans les sentiments, dans les usages, dans les conventions qui assurent sa pérennité dans le pays.

    En Angleterre, ce n’est pas un texte constitutionnel qui garantit les droits et les libertés du peuple anglais, mais la longue tradition démocratique britannique, c’est-à-dire en fin d’analyse l’esprit britannique lui-même. La démocratisation n’est donc pas une simple transmission de pouvoirs entre deux partis, un roi et un peuple, par exemple, mais la formation de sentiments, de réflexe, de critères qui constituent les fondements d’une démocratie dans la conscience d’un peuple, dans ses traditions. Une constitution démocratique est en général le résultat d’une entreprise de démocratisation. Et elle n’est l’expression authentique d’une démocratie que dans la mesure ou l’entreprise de la démocratisation l’a précédée. Dans cet ordre d’idées, le caractère superficiels de des emprunts constitutionnels qu’on fait certains pays en voie de développement (voulant édifier un ordre nouveau) à des pays d’anciennes traditions démocratique. Ces emprunts sont peut être nécessaires, mais ils ne sont certainement pas suffisants s’ils ne sont pas accompagnées de mesures propres à les infuser dans la psychologie du peuple qui les emprunte. Quoi qu’il en soit, s’il existe une tradition démocratique islamique, elle ne doit pas être cherchée dans la lettre d’un texte constitutionnel proprement dit, mais plutôt dans l’esprit de l’Islam d’une manière générale. L’islam ne doit pas être considéré comme une constitution qui proclame un peuple souverain, ni comme une déclaration qui énumère les droits et les libertés de ce peuple, mais comme une mise en marche de d’une entreprise de démocratisation, c’est à dire une mise marche de l’individu et de la société dont celui-ci fait partie dans la réalisation de l’idéal démocratique. La marche vers cet idéal étant seulement mue, orientée et réglée par les sentiments dont les germes auraient été déposés dans la conscience musulmane sous forme de principes généraux. Et il importe surtout de considérer les conditions dans lesquelles commence l’entreprise de démocratisation parce que ces conditions marquent tous ses résultats ultérieurs. Dès l’origine s’établissent déjà les différences et les caractères distincts qui marquent les divers types de systèmes démocratiques. On parle de démocratie en occident comme on en parle dans les pays de L’Est et également en Chine où on l’appelle « la démocratie nouvelle ». La révolution française a fait de l’homme « le citoyen » : c’est une évaluation. La révolution Russe en a fait « le camarade » : c’est une autre évaluation. On est plus au moins explicitement en présence de types ou de visions démocratiques qui diffèrent entre eux essentiellement par une certaine signification de l’homme qui marque précisément la mise en marche de l’entreprise de démocratisation ; dès l’origine. Mais c’est cette signification, plus précisément cette évaluation initiale de l’homme, qui marque dès l’origine l’efficacité de l’entreprise par rapport aux tendances antidémocratiques qui se manifestent chez l’esclave et chez le despote. Cette évaluation initiale de l’homme constitue donc un critère de discrimination entre les divers types démocratiques qui se sont réalisés à travers l’histoire depuis le type athénien, il y a trois mille ans, jusqu’au type qui se réalise en ce moment en Chine.

    Mais quand on, considère tout cette valeur, çà l’exclusion du type islamique et par rapport à lui, elle constitue en fait une même espèce parce qu’elle évalue l’homme soit en tant que citoyen à qui on octroie certains droits politiques soit comme un élément dans une société qui lui accorde certaines garanties sociales.
    Or l’Islam, donne d’emblée à l’homme une valeur qui transcende toute valeur politique et sociale. C’est Dieu lui même qui lui accorde cette valeur dans le Coran : « Nous avons honoré l’homme », dit en effet un verset qui constitue une sorte de préambule d’une constitution islamique sans la lettre, un préambule qui donne à cette constitution un caractère qui est absent de tous les autres types démocratiques.

    La conception démocratique islamique voit en l’homme la présence de Dieu, les autres conceptions voient en lui la présence de l’humanité et de la société. On a d’un côté un type démocratique sacral, de l’autre un type laïque.
    La différence n’est pas dans les termes mais dans ce qu’ils signifient réellement sur le plan des sentiments de l’être humain envers soi et envers les autres. L’homme qui porte l’honneur de Dieu en soi sent cet honneur dans son propre poids et dans le poids des autres. Sa valeur et la valeur des autres, à ses yeux, sont incommensurables en fonction de cet honorificat qui neutralise en lui les sentiments négatifs

    En outre, son chemin est comme bordé de deux gardes fous qui l’empêchent de déchoir dans l’abîme de l’esclave d’un côté et dans l’abîme du despote de l’autre. Les deux gardes fous sont expressément marqués par des versets qui lui signalent les deux abîmes. Dans l’un, il est dit en effet : « Nous réservons la demeure éternelle à ceux qui ne se laissent pas tenter par l’esprit de domination… » C’est donc comme on le voit, un garde- fou mis du côté du despotisme. Dans les versets suivants, ils désignent clairement l’autre garde-fou : « A ceux que les anges trouveront injuste envers eux mêmes et à qui ils demanderont : En quelle condition étiez-vous (sur terre) ?Et qui leur répondront : Nous étions dans l’abaissement, les anges répliqueront ; la terre de Dieu n’était-elle point assez vaste pour que vous puissiez émigrer, ceux-là auront pour asile la géhenne et quel détestable devenir !(…) exception faite des faibles parmi les hommes, les femmes, les enfants qui ne trouvent aucun moyen pour fuir et ne peuvent suivre le chemin qui convient, à ceux-là pourra pardonner car dIeu accorde l’absolution et le pardon. » C’est l’autre garde-fou qui empêche de tomber dans la condition de bassesse à laquelle fait allusion le verset.
    Donc le musulman est prémuni contre les tendances antidémocratiques qui peuvent se trouver en son être, par l’honneur sacral que Dieu a mis dans sa nature humaine et par les indications qu’il a placées sur son chemin pour l’empêcher de dévier de la voie, en tant qu’homme, de tomber dans l’ornière du despote ou dans celle de l’esclave. Le sentiment de cet honneur, qu’il détient d’une manière générale en sa qualité d’homme est d’ailleurs renforcé par un honneur particulier qui lui est dévolu en sa qualité de croyant :« La gloire appartient à Dieu, au prophète et aux croyants. » Et le mot gloire dans ce verset désigne la supériorité morale, la noblesse spirituelle et non pas l’éclat temporel. Donc les sentiments négatifs qui peuvent entraîner le musulman à la chute d’un côté ou de l’autre, sont dominés par les sentiments contraires dont les germes ont été déposés dans sa nature en tant que musulman. La démocratie est ainsi fondée tout d’abord dans sa conscience, avec cette nouvelle évaluation de lui-même et des autres qui révèle la haute signification de l’homme.

    La démocratie islamique se caractérise d’abord par l’immunisation de l’homme contre les tendances antidémocratiques : l’octroi des droits politiques et des garanties sociales en est une conséquence. Par contre la démocratie laïque lui accorde d’abord ces droits et ces garanties, mais sans lui éviter d’être écrasé sous le poids des coalitions d’intérêts, des cartels, des trusts, ou bien d’écraser les autres le poids d’une dictature de classe : Elle n’extirpe pas de la société les germes morbides qui créent l’esclave ou le despote.

    On voit plus clairement, à présent, la liaison entre Islam et démocratie. Il était malaisé de la définir dans les préliminaires de cet exposé, quand on essaye de prendre le mot démocratie dans sa signification étymologique en considérant l’entreprise de démocratisation comme une simple passation du pouvoir au peuple, selon les stipulations d’une constitution. On voit en même temps plus clairement l’erreur qu’il y avait dans le fait d’emprunter une constitution toute faite, car dans ce cas, c’est toute l’infrastructure psychologique qui fait défaut dans l’entreprise de démocratisation.

    Il est donc légitime de parler de démocratie en islam, ou de l’Islam en tant que processus de démocratisation marqué d’ailleurs d’épisode significatifs. Un épisode bien connu, c’est celui qui arriva au fils d’Amr Ibn Al-Ass, le puissant gouverneur d’Egypte et l’illustre général musulman. Pendant un pèlerinage, un égyptien copte avait un peu bousculé le fils de ce puissant personnage autour de la Kaâba. Le fils D’Amr Ibn Al’Ass repoussa violement le copte converti en ajoutant :’ « Ecarte-toi, tu bouscules le fils des nobles ». C’était sous le khalifat d’Omar Ibn Al- khottab. Et l’affaire parvient à la connaissance de ce dernier qui fit convoquer le fils de son gouverneur et devant la foule de la Kaâba, ordonna au copte de le frapper, en disant en guise de sentence : « Voilà comment on traite le fils des nobles ».

    La démocratie ainsi définie, dans le domaine de la conscience et des sentiments s’exerce à l’extérieur, dans le domaine des faits, dans les actes individuels et public et dans le fonctionnement des institutions. En particulier, la démocratie peur assurer aux individus les droits politiques et les garanties sociales. C’est l’autre aspect de la question, et certains objecteront sans doute, que c’est dans le présent du monde musulman qu’il faut chercher les légitimations nécessaires d’une démocratie islamique. Une pareille objection n’est fondée, cependant, qu’en apparence, car lorsqu’on étudie la démocratie athénienne par exemple, on ne cherche pas ses légitimations dans le présent du peuple grec, sans que cela signifie d’ailleurs que le citoyen grec et le musulman contemporain soient aujourd’hui coupés de leurs traditions démocratiques respectives. Il n’y a point de dérogation à considérer la démocratie en Islam, non pas à l’époque où la tradition musulmane s’est trouvée à l’état plus au moins fossilisée, comme elle l’est aujourd’hui d’une manière générale, mais à l’époque où cette tradition musulmane s’est constituée durant la vie du prophète et sous les quatre premiers khalifes.

    Si ce point de doctrine (qui est celui des docteurs de l’islam) est adopté, l’entreprise de démocratisation mise en marche par l’islam aura donc duré une quarantaine d’années.




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  • scummy
    25 avril 2010 at 18 h 34 min - Reply

    Trop d’élucubrations,

    Comme vient de l’expliquer lemgabri (mais d’une façon un peu compliquée), la démocratie doit animer l’esprit de chacun, autrement, on aura un pays pseudo-démocratique comme le notre qui est instable et fragile.
    Partout, on arrête pas d’encenser les algériens, comme quoi on est un peuple glorieux noble, avec une histoire riche. Moi je crois qu’il faut vraiment qu’on arrête avec ça. On a encore rien fait (à part faire sortir un colonisateur, quand bien même ce fut une tache difficile), et il faut commencer à se retrousser les manches pour construire un projet de société.
    Il faut aussi arrêter de jeter la faute QUE sur le pouvoir en place. tout le monde est responsable, puisque tout le monde, à un certain niveau, laisse faire, et ça commence par des choses trés basiques (administration, écoles, université …).
    Il y a eu des gens trés compétents au niveau du pouvoir, au contraire de ce qu’on pourrait le croire, mais le climat qui réside autour de soi (pouvoir, partis politiques, journaux, idéologies …) pousse ces gens (qui veulent juste faire leur boulot correctement, et non pas faire de la politique)à baisser les bras.
    Le problème de votre site, est qu’il se focalise sans cesse sur le pouvoir, le rendant responsable de tout les maux et en glorifiant à coté la masse populaire.
    Moi, j’ai juste besoin de marcher en algérie et de parler avec des gens, pour comprendre à quel point nous sommes loin des aspirations de liberté et de modernité des sociétés modernes.




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  • Mohamed Jabara
    25 avril 2010 at 19 h 06 min - Reply

    Malek Bennabi. Le probleme des idees dans le monde musulman.Editions El bayyinate.Alger. 1990.

    « Une civilisation est le produit d’une idée fondamentale qui imprime à une société pré-civilisée la poussée qui la fait entrer dans l’Histoire.
    Cette société construit son système d’idées conformément à cet archétype. Elle s’enracine ainsi dans un plasma culturel originel qui déterminera tous ses caractères distinctifs par rapport à d’autres cultures, d’autres civilisations.
    L’idée chrétienne a fait surgir l’Europe dans l’Histoire. Elle a construit son monde d’idées à partir de là. Avec la renaissance, elle redécouvre, l’univers grec avec socrate, le promoteur d’idées, Platon, l’historien des idées et Aristote, leur législateur, mais déjà cet univers grec, retrouvé dans le sillage de la civilisation musulmane, porte depuis Saint Thomas d’Aquin un cachet chrétien.

    Durant la période d’insertion de la société dans l’Histoire, le role des idées est fonctionnel; Car la société a la possibilité de remplir une fonction.

    Elle peut etre définie en effet comme l’ensemble des conditions morales et matérielles qui permettent à une société donnée d’assurer à chacun de ses membres toutes les garanties nécessaires à son développement.
    […]
    La rélité est une chose, son image littériare une autre.
    […]
    Malek Bennabi.




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  • Adel
    26 avril 2010 at 0 h 05 min - Reply

    @houda

    Bonjour,

    «la solution pour moi réside en l’islam»

    J’aimerais si vous le voulez bien qu’on essaye de développer un peu cette idée et de comprendre un peu plus clairement en quoi la solution islamique se distingue des autres (celle qui a cours aujourd’hui dans notre pays ainsi que les solutions occidentales dans les versions capitaliste et socialiste).

    Je vous avouerais tout d’abord que je trouve un peu étrange la thèse qui dit qu’il faut remonter jusqu’à l’époque du Prophète (saaws) pour trouver l’État islamique idéal dont on doit s’inspirer. Cela signifierait que depuis la prise du pouvoir par Mou3awiya le monde musulman n’a fait qu’appliquer pendant 14 siècles des modèles erronés. Mais, dans ce cas, peut-on parler de civilisation musulmane omeyyade, abbasside, fatimide, ottomane, etc.?

    D’un autre côté, si, dans le cas de notre pays, on considère que la colonisation française a détruit la société et l’État algérien islamique, alors on doit œuvrer à rétablir cet État qui avait à sa tête un dey élu par l’armée turque(janissaires) ainsi que le khalifat ottoman. Est-ce vraiment cela que nous voulons?

    Il me semble que dans tous les cas, on se trouve devant un problème. La conclusion qui s’impose à moi est qu’il n’y a pas de solution islamique unique et prête à l’emploi. Cette solution, il faudra l’élaborer par un effort de réflexion qui sera mené par les penseurs musulmans, de la même manière que les Occidentaux ont élaboré les leurs (les Lumières puis les marxistes). Philosophes, historiens, économistes, politologues, sociologues, anthropologues, psychologues, etc., doivent faire un effort de production intellectuelle afin de définir l’homme, le modèle politique, économique, social, culturel, etc., qui permettront aux musulmans d’aujourd’hui de se hisser au niveau des pays occidentaux (pour ne plus être dépendants et dominés), tout en maintenant les racines islamiques de leur identité. Ce gigantesque travail, personne ne l’a fait et ne songe à le faire, malheureusement.

    Alors, c’est quoi la solution islamique selon vous : la transposition du modèle de Médine du 7ème siècle ou la restauration du khalifat ottoman? S’il y a un autre modèle, pourriez-vous, je vous prie, nous en parler?

    Cordialement




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  • houda
    26 avril 2010 at 22 h 04 min - Reply

    bonsoir tout le monde
    @ Adel
    « A nous de voir comment gérer les choses sans trop chambouler ni bouleverser l’état des choses. »
    « En définitive rien n’est aussi simple ni aisé , mais avec de la bonne foi et de la volonté on peut vivre épanoui, développé dans notre propre culture… »
    J’ai repris ces deux phrases de ma propre intervention, je reconnais la difficulté de la chose, je ne suis pas pour une application immédiate de la chariaa, il faut que le peuple soit prêt et bien sûr d’accord. pour moi l’islam doit être notre référence, c’est à dire qu’on doit moraliser tous les aspects de notre vie (politique, économique, social…), n’est-ce pas qu’on vit une crise morale ?
    j’ai pas en tête un modèle spécial, je n’ai ni l’envergure, ni la prétention d’en proposer, il revient aux spécialistes mus par leur bonne foi de voir le comment de la chose.
    Si j’ai parlé d’islam comme solution c’est tout simplement que les autres solutions ne m’ont pas convaincu, au contraire. C’est juste mon opinion.

    RESPECTUEUSEMENT




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  • Rabinho
    27 avril 2010 at 0 h 15 min - Reply

    Questions :
    – Quelle différence philosophique y a-t-il entre religion et tradition ?
    – Qu’est ce qui pousse les individus et la communauté à chercher la solution dans soit la religion et/ou la tradition ?
    – Quelle sagesse trouve-t-on en une société ou communauté se fiant totalement à la religion ou tradition ?
    – Dans les systèmes islamiques , mis à part l’Iran , y a-t-il une hiérarchie religieuse ?
    – Peut-on gérer et prospérer sans hiérarchie ?
    – Sur quelle base établir une hiérarchie religieuse , si hiérarchie y en a ?
    – Quelle serait la place des scientifiques dedans ?
    – Quel est le système islamique qui a réussit , sans bavures , après le prophète Mohamed ( sa3ws ) ?
    – …etc , etc .

    A mon avis , tout simplement , ceux qui cherchent la solution islamique sont des personnes du moindre effort ! Car comptant sur le label  » ISLAM  » ils croient que tout rentrera dans l’ordre systématiquement du moment que l’Islam est une religion qui chasse « El-Fahchaa wa El-Mounker » !
    Autrement dit c’est l’Islam qui fait le travail et pas les personnes ! Réveillez vous les gars ! On croient que dés lors ou les gens sont musulmans , le péché disparaitra complètement !

    Une société qui veut prospérer , c’est par ses scientifiques d’abord et les religieux ensuite , et pas l’inverse !

    Autre chose , je rejoins @scummy dans sa dernière intervention , et pour une vraie solution il faut rééduquer d’abord la masse qui a une bonne part de responsabilité et ne pas jeter le discrédit rien que sur le gouvernement !
    Certes le gouvernement y est pour beaucoup , mais il ne faut pas négliger la part de la masse ! D’ailleurs c’est de cette masse là qu’il y aurait des éventuels remplaçants pour la gestion de ce pays ! Alors la qualité donne la qualité et la médiocrité donne des vautours et ainsi l’histoire ou l’épisode se repaîtrait sans cesse !

    Alors Messieurs faisons un petit travail de proximité et essayons de constituer la base !

    Sincèrement Rabinho !
    Au passage je salut @houda pour son fairplay !




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  • Mohamed J.
    27 avril 2010 at 14 h 21 min - Reply

    @ Rabinho.

    Je n’ai pu m’empecher de te paraphraser. Ne prend pas ça mal, mais ton discours peut aisément etre inversé.
    _____

    Questions :

    Qu’est ce qui empeche l’Islam d’etre la voie médiane entre socialisme et capitalisme pour etre a la base de la politique ?

    Quel est le système non islamique qui n’a pas spolié ou les riches (socialisme) ou les pauvres (capitalisme) ?

    A mon avis , tout simplement , ceux qui ne cherchent pas la solution islamique sont des personnes du moindre effort ! Car comptant sur le label « laicité » ils croient que tout rentrera dans l’ordre systématiquement du moment que la laicité met la religion au placard.

    Autrement dit c’est la laicité qui fait le travail et pas les personnes ! Réveillez vous les gars ! On croit que dés lors que les gens ne font pas appel à l’Islam ils deviennent merveilleux.

    L’Islam n’est pas contre la science. Le scientisme càd la dogmatisation de la science par contre peut par contre devenir un sérieux handicap lorsqu’il s’agira de fabriquer la bombe atomique ou des virus dans un dessein de guerre. L’Islam est pour la science utile et en Islam le scientifique à le devoir de se former en religion et faire oeuvre utile à l’humanité.

    Fraternellement.




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  • simozrag.
    27 avril 2010 at 17 h 05 min - Reply

    @Adel,

    Vous avez demandé à Houda de développer l’idée selon laquelle la solution « réside dans l’islam ».

    Vous savez très bien que la réponse à votre question ne peut se faire sous forme d’une brève réponse comme celles que l’on trouve dans le forum. Elle exige des efforts qui peuvent se traduire par de longs développements et s’étendre sur plusieurs pages.

    Je vais faire un effort de synthèse en tentant de vous répondre de manière succincte mais non moins satisfaisante. Soyez donc patient avec moi et passez-moi l’incohérence et les redondances.

    Je pourrais d’emblée me contenter de vous dire que la solution réside dans l’Islam parce que sans indépendance il ne peut y avoir de développement ni de réussite dans un domaine quelconque et nous ne pouvons être réellement indépendants que par un retour à nous-mêmes, à notre culture, à nos traditions, à notre origine, bref à l’islam. La preuve : les systèmes importés que nous avons essayés ( socialisme, libéralisme) se sont révélés incompatibles avec notre culture d’où l’échec cuisant sur tous les plans politique, économique, militaire, social, moral y compris, et c’est plus grave, sur le plan de la cohésion et de l’unité.

    C’est dire que la solution naturelle est toujours meilleure que la solution importée. La solution naturelle est celle qui naît de la conscience de la Umma, de sa religion, de ses traditions , de ses coutumes, de ses mœurs, et c’est en l’occurrence la solution islamique.

    Car tout ce qui est importé ne peut être qu’artificiel, non seulement il ne répond pas aux aspirations du peuple, du moins de la majorité, mais en plus il ne parvient pas à guérir les maux, ni à satisfaire les besoins, ni à redresser les torts.

    Il suffit que l’islam soit la religion et le choix du peuple pour que ce dernier se sente à l’aise et se mette au travail dans le cadre d’un régime islamique. Une telle situation permet au moins à la majorité du peuple algérien de vivre pleinement sa foi. Je ne reviens pas sur les avantages de la foi tant pour le pays que pour la société que j’ai exposés dans d’autres posts sur ce même forum.

    En effet, malgré l’indépendance, non achevée du reste, dans notre subconscient collectif, le régime actuel est une survivance de l’ère coloniale. Il n’a plus sa raison d’être depuis la décolonisation. Car en fait, l’indépendance n’a aucun sens si les lois coloniales demeurent en vigueur dans les anciennes colonies.

    Les revendications des Algériens relatives à l’application de la Chari’a sont à tous points de vues légitimes.

    S’agissant d’un droit naturel portant sur une question de foi et de conviction, ils n’ont pas à tergiverser là-dessus ni à justifier leurs revendications. Ils veulent être indépendants et vivre pleinement leur foi. Il n’est pas question de leur opposer le même refus que celui qui leur était opposé jadis par l’occupant.

    On constate malheureusement que le mot Chari’a évoque chez beaucoup de gens, ignorants ou malintentionnés, l’amputation de la main du voleur ou la flagellation du fornicateur, comme si toute la Chari’a se réduit purement et spécifiquement à un épouvantable dispositif pénal.

    En réalité, c’est faux parce que l’aspect pénal en cause est pratiquement le dernier souci de la Chari’a. J’ai l’impression d’avoir déjà parlé de cela, excusez la répétition. L’histoire témoigne qu’en dix siècles de règne islamique, cette sanction ne fut appliquée que six fois sous l’empire de l’Etat ottoman, ce qui prouve que la Chari’a n’est pas faite uniquement pour couper la main du voleur.

    Il est vrai qu’elle a un pouvoir de dissuasion efficace, mais elle le tient de sa respectabilité liée à son caractère sacré et aussi de ses vertus éducatrices. Pour preuve : le Calife Abû Bakr désigna Umar ibn al-Khattab comme juge à Médine.

    Ce dernier a chômé toute l’année, il ne reçut ni plainte, ni plaignant si bien qu’il se sentit inutile et démissionna. Lorsque le Calife l’interrogea sur les raisons de sa démission, il lui dit : une société de croyants comme celle-ci n’a pas besoin de juge : ‘‘chacun d’eux connaissant son droit n’en a pas réclamé plus, et connaissant son devoir n’a pas failli à son accomplissement. Chacun d’eux a aimé pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ; lorsque l’un d’eux s’absente, ils s’enquièrent de lui, s’il tombe malade ils lui rendent visite, s’il est dans le besoin ils lui viennent en aide, s’il est éprouvé ils le consolent. Leur religion est le conseil sincère, et leurs mœurs : l’incitation au bien et l’interdiction du mal, pourquoi se disputent-ils?’’ C’est cette culture et ces valeurs morales que la Chari’a s’attache à enseigner et à promouvoir avant toute autre préoccupation. De plus, la Chari’a est inégalable en fait de clémence, elle porte l’empreinte de la miséricorde divine.

    Elle ne doit s’appliquer en matière pénale que dans des conditions où tous les besoins seraient satisfaits. C’est pour cette raison qu’elle ne s’applique pas à ceux qui ont été poussés à l’infraction par la précarité, la faim, le besoin ou la souffrance, contrairement aux systèmes actuels qui pénalisent les petits larcins de fruits ou de volailles, tout en fermant les yeux sur les détournements de deniers, de biens et de matériels dont le montant en dollars peut atteindre des millions et des milliards.

    Au regard de la Chari’a, l’égalité devant la loi est un principe sacré et inviolable. Le préfet et le planton, le ministre et son domestique, le chef de l’État et le plombier, devraient tous comparaître, si besoin est, devant le même tribunal et subir la même peine, au nom d’une justice divine qui s’applique à tous, sans passe-droit ni favoritisme ni discrimination.

    La Chari’a permet également de résoudre de multiples problèmes sur le plan économique et social. La gratuité de l’enseignement est l’une des priorités de la Chari’a, dans une perspective de lutte contre l’ignorance et l’analphabétisme.

    Grâce à des méthodes d’enseignement et d’éducation appropriées, elle favorise l’intégration et l’unité de la communauté. Or, une communauté unie est une communauté où se développent des relations intenses de fraternité et de solidarité sociale.

    (à suivre)




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  • simozrag
    27 avril 2010 at 18 h 03 min - Reply

    (suite 1)

    L’islam est un gage d’indépendance, de stabilité et de paix.

    Partout dans les pays en développement, des cris s’élèvent contre l’ingérence des grandes puissances dans les affaires intérieures des dits pays. Ces ingérences qui se multiplient au nom de la lutte anti-terroriste ne sont rien d’autre qu’un néo-colonialisme à peine voilé.

    Les peuples ne cessent d’exprimer leur indignation et leur crainte d’être la proie d’un nouveau colonialisme avant même que soit parachevé, pour certains, le processus de décolonisation. Ils veulent leur indépendance totale au lieu d’une indépendance partielle, étriquée, d’apparence. Cela n’est possible qu’au moyen de l’instauration d’un régime islamique donnant lieu à l’application des lois islamiques. Cette revendication n’est pas nouvelle par rapport au peuple algérien. Elle s’est manifestée dès la première vague de résistance à la colonisation et elle prit forme dans la Déclaration du 1er novembre 1954 qui s’est assignée comme objectif entre autres : la restauration de l’État algérien démocratique et social dans le cadres des principes islamiques.

    La Chari’a est un facteur d’indépendance dans la mesure où elle est inhérente à la foi, aux croyances et aux traditions du peuple.

    La Chari’a est un élément de stabilité et de paix qui permet aux musulmans de s’épanouir, de vivre en harmonie avec eux-mêmes, avec Dieu et avec les autres.

    En sus des règles de conduite morale et juridique qu’elle leur offre, ils y trouvent d’autres ressources quant à leur manière de vivre et de se comporter à toutes les occasions et dans tous les domaines.

    Elle permet d’assurer l’équilibre entre les droits et les devoirs, favorise le progrès et le développement, incite à l’effort de recherche et de production, au travail, au savoir et à la bienfaisance.

    Elle fait régner la justice, l’ordre et la sécurité de sorte que la criminalité, la délinquance, la toxicomanie, la corruption finissent par disparaître.

    Elle crée une atmosphère de spiritualité où se développent les vertus de l’altruisme, de la solidarité et de l’entraide sociales.

    Elle contribuera à édifier une véritable société de croyants active. Les bonnes mœurs, la piété, la droiture et l’honnêteté seront les traits caractéristiques de la vie sociale sous l’empire de la Chari’a.

    Elle réduit le mal à néant, celui-ci n’aura point de prise sur les gens là où elle s’applique. Elle enseigne la bonté et la bienveillance, inculque la crainte de Dieu de manière à en faire un critère, une ligne de conduite dans les relations humaines.

    Ces valeurs seront doucement introduites dans les mœurs sans contrainte ni oppression, contrairement à ce que l’on veut faire croire.

    En bref, les bienfaits de la Chari’a sur le plan spirituel, économique et social sont innombrables.

    S’ajoute à cela une immense faveur en ce sens que Dieu leur a promis de leur ouvrir les portes de Sa Miséricorde (libre aux sceptiques de s’en moquer), de les combler de Ses Bienfaits :

    « Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont crié au mensonge. Nous les avons emportés à cause de leurs mauvaises actions. » Coran 7.96

    « Et s’ils se maintenaient dans la bonne direction, Nous les aurions abreuvés, certes d’une eau abondante. » Coran 72.16

    La Chari’a: une immunité universelle.

    Notre époque est celle de tous les maux : le sida, la drogue, la criminalité, la corruption, les vols, les viols, les sectes, les suicides, la mafia, les guerres, les massacres et j’en passe.

    Les tragédies se comptent par milliers chaque jour. Les mots macabres, sanglant, dramatique, meurtrier deviennent les épithètes et les attributs de presque tous les événements, de tous les sujets d’actualité.

    Le continent africain semble le plus affecté par ces fléaux. En Ouganda, il ne faut pas oublier les mille cadavres, poussés au suicide ou assassinés, parmi les adeptes de la secte des dix commandements.

    Le banditisme au Cameroun terrorise la population, s’amplifiant de jour en jour, utilisant des procédés nouveaux et gagnant des espaces nouveaux… Les guerres fratricides sont toujours d’actualité au Rwanda, au Burundi, en RDC ex-Zaïre, en Angola, en Ethiopie, en Erytrée, au Soudan, etc.

    L’Afrique du Sud détient le record de criminalité parmi la centaine de pays recensés par Interpol. 70 personnes sont assassinées chaque jour. Un million de femmes sont violées chaque année! 75% des femmes noires sont victimes de viol. Un cambriolage chaque minute. Dans la seule région de Johannesburg, on enregistre 36 agressions par jour, blessant ou tuant un automobiliste au volant de sa voiture.

    Notre pays, l’Algérie, est loin d’être épargnée par une criminalité croissante et de de toutes sortes : le banditisme, les enlèvements, les meurtres, la drogue, les détournements de deniers publics, le terrorisme d’État et des particuliers, etc.

    Pourtant, force est de constater que certains pays musulmans, précisément ceux qui appliquent la Chari’a, sont peu ou pas touchés par ces calamités.

    D’une manière générale, les pays musulmans sont relativement moins atteints que les autres pays. Et dans le monde musulman, les situations ne sont pas les mêmes non plus. Sous réserve du désordre introduit par les forces de l’OTAN en Irak, en Afghanistan et au Pakistan et des massacres dont elles sont responsables. On peut facilement percevoir la différence entre les pays qui appliquent la Chari’a et d’autres pays laïcs comme l’Algérie et la Turquie ; entre l’Iran au temps du Shah et l’Iran aujourd’hui.

    Il est difficile de faire croire qu’il existe des pays où les bijoutiers et les commerçants n’éprouvent même pas le besoin de baisser les rideaux de leurs boutiques quand ils vont prier à la mosquée. Cela est pourtant vrai dans certains pays musulmans appliquant la chari’a..

    Au vu de ce constat, il est permis de proclamer haut et fort que la Chari’a est l’immunité contre ces maux, le meilleur remède et l’unique solution.

    L’efficacité de la Chari’a tient au fait qu’elle allie la morale et l’autorité nécessaire au respect de cette morale.

    Sans la Chari’a, l’Islam est réduit à un simple code moral sans effets importants sur les comportements. La foi étant une notion abstraite, fluctuante, une affaire de minorité qui n’est pas donnée à tout le monde, par conséquent et surtout en l’absence d’éducation appropriée, la foi à elle seule ne peut garantir le respect des droits et des devoirs, soit des commandements divins.

    Or, le recours à la loi est nécessaire, tant pour le respect de ces commandements que pour l’éducation de la multitude qui n’a pas la foi ou dont la foi est faible.

    Seulement, les lois humaines s’avèrent insuffisantes en matière d’éducation et de coercition .

    Alors que la loi divine a l’avantage d’éduquer, d’expier la faute, de racheter le pécheur, d’être mieux respectée, donc plus effective et plus dissuasive, de restaurer la foi et enfin d’inspirer confiance en raison de sa justesse.

    Comment ne pas faire confiance à des lois parfaites qui émanent de l’Être parfait ?

    (à suivre)




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  • simozrag
    27 avril 2010 at 18 h 19 min - Reply

    (suite 2)

    La Chari’a est un facteur d’équilibre social et individuel.

    Il suffit de réfléchir un instant sur quelques-unes des dispositions de la Chari’a pour se rendre compte de son excellence, de sa justesse et de sa pertinence.

    Si notre époque souffre de déséquilibre, la Chari’a permet de rétablir l’équilibre dans tous les domaines. Le corps, l’esprit, l’individu, la famille, la société, chacun y trouve la satisfaction de ses besoins.

    La Chari’a vit avec l’individu, la famille et la société. Elle partage le bonheur et le chagrin de l’individu, de la famille et de la société. Elle prend soin des personnes âgées, des malades, des handicapés, des veuves, des orphelins, des enfants de la rue, des émigrés, des sans-abri, et pourvoit à leurs besoins au nom d’une justice divine qui doit profiter à tous les membres de la communauté humaine.

    A cet égard, elle agit au nom de Dieu auquel appartiennent toutes les créatures. Tous les êtres humains ont des droits égaux sur les ressources mises à leur disposition par leur Créateur. Son action ne s’inscrit pas dans le cadre étroit d’une entité étatique dominée par l’égoïsme et la passion.

    Là, où de multiples facteurs d’ordre social, politique, racial, géographique entrent en compte dans les rapports entre gouvernants et gouvernés.

    En outre, son intervention au profit des nécessiteux et des gens en difficulté n’est pas une simple faveur accordée au gré des circonstances, mais un acte obligatoire et un devoir de justice consistant à attribuer à chacun ses droits.

    Le bénéfice de ces droits n’est soumis à aucune condition. Sur ce point, les partisans et les adversaires de la Chari’a sont placés sur un pied d’égalité, tous ont les mêmes droits, bien qu’ils n’aient pas les mêmes devoirs.

    La justice divine veut que même les mécréants, les polythéistes et les idolâtres profitent des largesses de leur Créateur.

    La justice de la Chari’a embrasse tout le genre humain, toutes les activités et tous les aspects de la vie. Avant d’imposer les devoirs, elle distribue les droits. Elle est au-dessus des partis et des systèmes et partant, à l’abri de leurs manipulations et de leurs influences.

    Les abus de pouvoir sont sévèrement sanctionnés par la Chari’a. Sa rigueur est telle qu’elle ne fait guère de cadeau aux dirigeants. Au regard de la Chari’a,

    l’Administration est seule responsable des délits et des fautes occasionnés par ses manquements et ses insuffisances et c’est elle qui doit réparer les dommages causés.

    Si nous prenons comme exemple le cas de la mendicité, nous constatons que malgré son interdiction, elle demeure non punissable tant qu’il ne soit pas procédé à la réinsertion sociale des mendiants ainsi qu’à la satisfaction de leurs besoins.

    On peut citer un autre exemple dans le domaine du commerce: la Chari’a s’abstient de réprimer toute espèce de fraude imputable à une pénurie générée par un système économique défaillant. En conséquence, elle se fait un devoir de changer le système.

    En matière pénale, la Chari’a se désiste en faveur de la victime dans bon nombre de cas. Tout en privilégiant la réconciliation et le pardon, elle se borne à exécuter la volonté, la décision de la victime.

    Cette dernière serait en quelque sorte le juge de son agresseur. Ainsi, cette position de force réservée au faible l’amène souvent à pencher pour le pardon plutôt que pour la vengeance.

    La Chari’a: ses avantages sociaux et politiques

    Dieu a fait de la soumission à Ses lois une condition sine qua non de la foi en Lui. Le qualificatif de croyant ne s’applique qu’à celui ou à ceux qui acceptent volontiers d’être régis par la loi de Dieu et qui l’appliquent (Coran 4.65 ; 5.44, 45, 47).

    En effet, si nous croyons sincèrement en Dieu, si nous sommes convaincus de Sa Toute-Puissance, de Sa Grandeur, de Sa Justice, de Son Infaillibilité, nous devons indiscutablement mettre en pratique Ses lois.

    Car le Créateur connaît mieux que quiconque ce qui convient à Ses créatures. Tel le fabricant d’une machine qui connaît mieux que tout autre le mode d’entretien, de fonctionnement, les mécanismes et les conditions de durabilité de son produit.

    Nous avons des preuves visibles et palpables -et les savants sont persuadés- que Dieu a créé toute chose dans la perfection.

    Chacun de nous peut constater cette perfection dans la création et les créatures : humaines, animales et végétales. En particulier, dans l’harmonie des systèmes cosmiques où toutes les choses fonctionnent dans l’ordre et selon des lois parfaites.

    Les galaxies, le soleil, la lune, les étoiles, tous les corps célestes obéissent à des lois immuables sans le moindre défaut. Ces lois infaillibles qui régissent l’univers sont les mêmes que celles que Dieu a établies pour régir les sociétés humaines.

    L’homme fait partie intégrante de l’Univers. Il constitue un élément de ce grand ensemble cosmique dont la loi divine est la force qui assure l’unité, la cohésion et la régularité du fonctionnement.

    La Chari’a définit les rapports entre l’homme et ses semblables, l’homme et Son Créateur, l’homme et son environnement.

    Elle consiste en des règles qui régissent ces rapports de manière à assurer l’équilibre et l’harmonie nécessaires au maintien de la vie et à la sauvegarde des espèces.

    L’homme, la planète, le système solaire, la galaxie sont les rouages d’un mécanisme géant, faisant lui-même partie d’un mécanisme plus immense; le tout forme un ensemble d’éléments structurés et interdépendants de sorte que la défaillance ou la déviation d’un seul élément peut détraquer tout le système.

    La terre ne peut dévier de sa trajectoire ni changer sa vitesse de rotation.

    Le soleil ne peut réduire la quantité d’énergie qu’il fournit à la terre. Ce serait le désordre.

    En reniant la Chari’a, l’homme s’aventure à renier sa propre nature, Son Créateur et l’univers qui le contient.

    N’est-il pas absurde, voire dangereux de se renier et de renier le milieu où l’on vit et dont il est impossible de se séparer ?.

    Qui plus est, les lois de Dieu sont conçues par la Justice et pour la Justice.

    Il ne peut y avoir, en tout cas, de lois meilleures ni de justice meilleure. Quelle puissance serait-elle capable d’égaler Dieu dans la science, la création et la perfection ?
    Absolument aucune! Alors pourquoi ne pas accepter Ses lois? Autant sortir de l’Univers et créer un nouvel espace indépendant !

    L’expérience montre et chacun de nous peut constater que la dérive de l’humanité a pour cause sa désobéissance aux lois divines.

    Le désordre, les guerres, la famine, le chaos, les épidémies, les fléaux dévastateurs, les cataclysmes sont les conséquences logiques de notre rébellion.

    Le rejet des lois divines par les négateurs s’explique certes par leur incroyance, étant entendu que les preuves en question n’emportent pas leur conviction, soit! Libre à eux de penser ce qu’ils veulent, ils n’ont de compte à rendre qu’à Dieu.

    En revanche, rien ne justifie ce rejet par ceux qui se disent croyants. C’est le cas des musulmans qui n’appliquent pas les prescriptions du Coran.

    C’est aussi le cas des Juifs et des Chrétiens qui n’appliquent pas les prescriptions de la Torah et de l’Evangile. Pire, ces derniers s’évertuent à empêcher les musulmans d’appliquer la Chari’a.

    Ils se rebellent contre Dieu et s’efforcent d’entraîner les autres dans leur rébellion, faisant ainsi le jeu de Satan: « Ils aimeraient que vous soyez mécréants tout comme ils sont mécréants: alors vous seriez tous égaux » Coran 4.89

    (à suivre)




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  • simozrag
    27 avril 2010 at 18 h 29 min - Reply

    (suite 3)

    La Chari’a, est un facteur de bonne gouvernance.

    Les fonctions publiques, notamment les plus importantes, seront attribuées selon des critères d’intégrité et de compétence, ce qui contribue à accroître le rendement et réduire la corruption, le vol, le gaspillage et la mauvaise gestion.

    Le caractère religieux de la loi ainsi que sa rigueur et sa justesse contribuent à raffermir son autorité, donc sa respectabilité.

    La bonne gestion des affaires de l’État, le sérieux, l’honnêteté des fonctionnaires et des responsables exercent une influence très favorable sur la population. Le gouverné est l’image du gouvernant ; et réciproquement.

    Dès lors, les rapports entre gouvernants et gouvernés seront des rapports de sincérité et de confiance, et non point des rapports d’hostilité et de défiance comme c’est le cas de la plupart des pays aujourd’hui.

    La confiance qui s’établit entre l’administration et les administrés comporte des avantages multiples.

    Les gens seront enclins au travail, à l’effort, au sérieux, plutôt qu’à l’oisiveté, à la fraude et à la délinquance. Celui qui aura des impôts ou des taxes à payer n’attendra plus la visite ou l’avertissement du percepteur. Il payera de plein gré, poussé par le sentiment d’accomplir un devoir envers Dieu.

    L’entrepreneur, le maçon, l’ouvrier, l’employé de bureau, chacun accomplit son devoir de manière sincère. De même que la pratique de la justice renforce cette confiance, réconforte les gens et cultive en eux le sens du devoir et de la justice.

    La Zakât coulera à flots, compte tenu de son caractère religieux d’une part, et du fait qu’elle est versée entre de bonnes mains, d’autre part.

    Sans compter les dons et les œuvres de bienfaisance qui se multiplient automatiquement dans une atmosphère sociale pareille, le système de prêt sans intérêts permettra d’encourager l’activité, de créer des emplois nouveaux et ainsi progressivement tout le monde se met au travail, le savoir se répand, les mentalités évoluent, le pays se développe, l’Etat et le peuple s’enrichissent tant sur le plan matériel que spirituel.

    La Chari’a est synonyme de la Justice absolue.

    La Justice de la Chari’a prend sa source de la Justice divine. Allah, par Sa science infinie, sait mieux que quiconque comment et avec quel moyen se réalise la justice absolue.

    Gloire à Lui, Il est le Seigneur de tous et le Dieu de tous, Il est donc mieux placé pour appliquer et distribuer cette justice à tous, sans faiblesse ni passion ni oubli ni ignorance ni discrimination.

    Aucune législation humaine n’est parfaite en raison de l’ignorance, des faiblesses, des sensibilités et des passions des hommes qui l’édictent.

    En outre, ces législations sont instables, elles varient en fonction des générations, des circonstances, des idéologies, des sensibilités et des opinions humaines. De ce fait, elles sont déficientes et lacunaires.

    L’instabilité et la déficience contribuent à dévaloriser ces lois et à réduire par voie de conséquence leur efficacité.

    Tandis que les lois de Dieu sont universelles et immuables. Certaines de ses règles sont dotées d’une souplesse qui leur permet de s’adapter à tout milieu et à toute époque.

    Elles sont parfaites en raison de la Perfection de leur Auteur et de sa connaissance illimitée de tout ce qui existe dans le passé, le présent et le futur.

    La Chari’a vise à instaurer la justice à tous les niveaux et dans tous les domaines.

    Elle garantit l’équité dans les rapports sociaux, le respect des droits et de la justice sans considération de couleur, de race, de religion, de langue, d’opinion ou de toute autre situation.

    Une justice qui traite de la même façon les riches et les pauvres, les gouvernants et les gouvernés, les blancs et les noirs, les étrangers et les nationaux, les patrons et les employés, les musulmans et les non-musulmans.

    Une justice où l’inimitié, la haine et la rancune ne doivent pas entrer en compte.

    Il n’y a point de doute qu’une justice pareille n’existe nulle part dans le monde:

    « ô vous qui croyez ! Soyez fermes comme témoins devant Dieu en pratiquant la justice. Que la haine envers un peuple ne vous incite pas à commettre des injustices.
    Soyez justes ! La justice est proche de la piété. » Coran 5.8

    Cela signifie que l’animosité, la haine ou le complexe de supériorité ne doivent pas servir de motif de vengeance, de déni de droit ou de justice.

    De même que les liens de parenté ou d’amitié ne doivent pas influer sur l’impartialité du témoignage et la bonne justice:

    « Soyez justes même s’il s’agit d’un proche parent » 6.52

    « Observez strictement la justice et soyez des témoins véridiques comme Allah l’ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un pauvre, Allah a priorité sur eux deux. Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. » 4.135

    Cela implique la reconnaissance de son tort, de sa culpabilité ou celle de son ami ou de son proche, quelles qu’en soient les conséquences.

    Dans la vie, il y a une minorité de riches et une majorité de pauvres. Dieu a prescrit que les riches doivent donner une partie de leurs biens aux pauvres. Cette quote-part dans les biens des riches revient de droit aux pauvres.

    Il s’agit d’une solidarité obligatoire tendant à faire reculer la pauvreté qui pourrait mettre en danger la sécurité et la fortune des riches.

    Un des objectifs de la Chari’a est d’écarter tout ce qui pourrait représenter une menace pour la paix et la sécurité parmi les hommes.

    (à suivre)




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  • houda
    27 avril 2010 at 21 h 13 min - Reply

    bonsoir tout le monde
    toujours @ rabinho, c’est vrai que j’ai une tendance ou plutôt un préférence islamiste, mais je suis très tolérante et ouverte à la discussion saine et respectueuse.
    j’espère que vous vous donnez la peine de lire les écrits de simozrag (que je remercie pour ses contributions de valeur) ainsi que mohamed djebara. Lisez les bien et vous comprendrez que l’islam n’est pas en contradiction avec la science ou la technologie et que c’est un mode de gouvernance idéal pour peu qu’on se donne la peine de bien le comprendre et ne pas le voir seulement à travers le prisme occidental.
    vous ne vous sentez pas plus rassuré, plus informé sur l’islam en lisant simozrag ?
    l’islam c’est aussi simple que ça
    respectueusement




    0
  • Rabinho
    27 avril 2010 at 23 h 21 min - Reply

    @Mohamed J.
    Si seulement vous avez fait l’effort de répondre à l’une de mes questions ! Elles sont pertinentes , j’en conviens , mais elles sont sérieuses ! Sur chacune d’elles on peut développer toute une thèse!

    Désormais , par votre façon de répondre ( me paraphraser ) , vous confirmez mes dires ( le moindre effort )! Mais j’en tiendrais pas compte car je sais que c’est mal tombé , à un moment de fatigue ou baisse de forme de votre part seulement !
    A signaler aussi qu’en aucun cas j’ai évoqué le mot « laïcité » , par contre j’avais placé la science d’abord et la religion ensuite ! Car science sans conscience n’est que ruine de l’âme ! ! !

    Mes questions ne sont pas pertinentes pour mettre les gens mal à l’aise ! bien au contraire c’est pour leur permettre d’être convaincants face a de tels défis ! Ainsi prendre conscience de la valeur et la place de la religion dans la société d’une manière générale !

    Ne vous obstinez pas à mettre la religion en question sans philosophie aucune ! Dites vous que vous vous adressez au monde entier et pas seulement aux Algériens ! Si vous parvenez par la conviction et le raisonnement scientifique à toucher un minimum de personne , les Algériens en sont automatiquement preneurs !

    Pour mieux être explicite :
    Prenons l’exemple des aborigènes qui règlent tous leurs problèmes sociaux par ce que leur dicte la tradition ancestrale . C’est un mode de vie qui prime sur tout ! L’initiative quelconque est rejetée et n’a pas sa place dans ce système même si elle est porteuse de solutions judicieuses !

    L’absence de la hiérarchie dans le système religieux , musulman en l’occurrence , laisse la gestion de la société dans une anarchie équivalente au système communiste qui a fait ses preuves ! Tout le monde est camarade ( Akhina ) et tout le monde est sans grade ou a un même grade , l’ouvrier , le directeur , le prof d’université , le DG , le PDG voir même le ministre et le président !( Ennassou sawassiya )!

    Celui qui fait l’effort physique ( l’ouvrier ) est au même pied d’égalité que celui qui fait l’effort mental ( le prof d’université ) ! C’est faux socialement , mais devant la justice oui ils sont égaux !
    Ou mène cette anarchie ? Ou est le communisme aujourd’hui ? Car chez nous l’islamisme est géré de la même manière que le communisme ! Il suffit d’en faire une barbe , porter un kamis et ça y , on est un décideur parmi les autres !

    Si je place la science avant la religion ce n’est pas une laïcité , et encore moins ma pure initiative , c’est l’initiative du Bon Dieu tout puissant qui a privilégiée la science et les savants avant tous ! et je ne vous apprend rien là dessus ! ok ?

    Les critères de la science en sont un tamis pour classer et placer les personnes à leurs justes places afin qu’ils soient aussi rentables que possible , et de ce fait on évitera les gâchis ou les incompétences qui génèrent des gâchis faute de placement ou de classement de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ! ( c’est un idéal ) !

    Qu’est ce qui permet la gestion fiable d’une société avec un minimum de dégâts et de gâchis si ce n’est pas la science ?

    Ceux qui ont la science ont la conscience et l’inverse est vrai ! Ceux qui n’ont pas la science n’ont pas la conscience !

    – Donc ou est la place de la religion dans ce cas ?
    – Peut-il être décideur un simple religieux ?
    – Peut-on gérer fiablement sans l’apport de la science ?
    – Peut-on gérer sans une hiérarchie soumise a des critères scientifiques ?
    – Quelle différence entre nous et les aborigènes ?
    – …etc , etc .

    Les concepts de l’Islam sont les meilleurs au monde , mais n’ont pas les hommes qu’il faut ! Dommage ! ! !
    Pour les comprendre et les appliquer convenablement il faut faire beaucoup d’efforts et puiser beaucoup dans la science ! il vous faut un énorme bagage scientifique avec une volonté sans cesse vouée à l’effort perpétuel !

    Ne vous contentez pas de vous adresser au Algériens , le monde entier nous lis , soyez à la hauteur ! et représentez dignement l’Islam !
    Ailleurs on ne connais ni Omar Ben-elkhatab ni abou hourira ! ! ! Puisez dans votre contemporain pour convaincre ! ou faites l’effort d’essayer au moins !

    Sincèrement Rabinho !




    0
  • Mohamed J.
    28 avril 2010 at 11 h 18 min - Reply

    @ Rabinho.

    Bonjour.
    Le tutoiement sur le net est d’usage et ce n’est donc aucunement par manque de respect que je tutoie les gens. Ceci expliqué, afin d’éviter toute équivoque, je vois que le fait de vous paraphraser vous a amené à développer vos thèses qui sont devenues plus intelligibles vous en conviendrez. Vous avez peut être raison, nous n’allons pas toujours au fond des choses, vous venez de confirmer que nous sommes partisans du moindre effort (sourire).

    Je vous remercie de votre sollicitude et de mettre cela sur la fatigue ou autre chose cela prouve votre fair play et votre sagacité, je vous en suis gré. Mais le fait est que j’ai trouvé, peut être à tort, que votre texte non argumenté, pouvait supporter aisément les thèses contraires, sans grand changement changement de forme et de syntaxe et dire exactement le contraire avec les mêmes arguments. Ce que j’ai voulu par ma réponse vous faire saisir. Peut être que j’ai failli, ne le prenez pas mal.

    Effectivement une science sans conscience n’est que ruine de l’âme et c’est pourquoi l’Islam met la valeur morale et les intentions qui en découlent au premier plan de tous les actes.

    Je passe sur certains passages, car je pense que vous êtes de bonne foi et j’en suis heureux.

    « Pour mieux être explicite : » C’est effectivement ce que je voulais. J’aurais pu le demander directement mais allez savoir pourquoi l’algérien est devenu frondeur, je suis comme tout le monde et effectivement il faut que cela change il n’en est que grand temps, il faut qu’on apprenne à discuter sans se disputer.

    Si j’ai bien compris vous comparez les traditions des aborigènes à l’Islam et les traditions qui se sont développées sur sa base. La base de comparaison pour vous est l’esprit communautariste qui existe dans l’Islam et dans les sociétés aborigènes et qui fait qu’il n’existerait pas de hiérarchie ce qui d’après vous laisserait la société dans une anarchie totale.

    Vous dites « Annassou sawassia » mais vous oubliez de nombreux versets du Coran qui disent qu’il n’y a de différence que par la crainte de Dieu. Que la distribution des richesses est l’œuvre de Dieu tant les richesses du savoir que les richesses matérielles et que le musulman à l’obligation religieuse de respecter les gens de science, de respecter son chef hiérarchique etc…Il n’a jamais été dit en islam que les choses doivent être laissées au hasard mais la compétence doit présider au choix aux postes publics et je pourrais même ajouter et privés

    La différence entre l’ouvrier et le professeur d’université existe donc en Islam, ce dernier fait partie de « remplaçants des prophètes » et fait partie des « donneurs d’ordres » selon le Coran même.(Ouli al amr), car l’Islam ne distingue pas entre savoir profane et savoir religieux, tous deux sont des outils de recherche des signes divins (Ayate).

    En Islam la science et la religion se confondent comme je viens de le dire car tous deux procèdent la même source: Dieu.

    L’objet de la science profane est la nature, ou l’univers si vous préférez et ce qui existe dans cette nature est l’œuvre de Dieu et contient des indications sur la réalité de la création et sur son origine, d’où il s’ensuit que des gens comme Maurice Bucaille ou Jean Yves Cousteau, des scientifiques de renom, ont embrassé l’Islam en découvrant la similitude de leurs découvertes avec des versets vieux de 15 siècles. Dans le domaine des sciences sociales, nous avons Roger Garaudy, ancien communiste et universitaire de talent, qui à l’issue de sa quête a également embrassé l’Islam et d’autres encore.

    L’objet de la science religieuse en Islam, est la mise en conformité des textes sacrés avec le réel de l’homme dans le contexte contemporain de l’exégèse. Cheikh Simozrag a expliqué cela dans ses commentaires que l’administration du site gagnerait à mettre en relief.

    En Islam les vérités scientifiques avérées et non pas les simples hypothèses, l’emportent même sur le texte du Coran qui se trouve ainsi abrogé. Donc il n’est pas dit qu’en Islam on doive gérer avec les seules règles de la religion.

    « Ceux qui ont la science ont la conscience et l’inverse est vrai ! Ceux qui n’ont pas la science n’ont pas la conscience ! » Effectivement mon frère, c’est pourquoi les scientifiques, tous domaines confondus sont les héritiers des prophètes.

    « – Donc ou est la place de la religion dans ce cas ? » Partout.

    « – Peut-il être décideur un simple religieux ? » Non à condition d’avoir la compétence nécessaire..« – Peut-on gérer fiablement sans l’apport de la science ? ». Absolument pas.

    « – Peut-on gérer sans une hiérarchie soumise a des critères scientifiques ? » La question de l’imara en Islam est un sujet trop vaste, peut être que Maitre Simozrag l’expliquera pour nous tous avec son style incisif et concis. Le musulman doit céder la place devant plus compétent. C’est une obligation religieuse, c’est aussi un comportement civilisationnel. L’Islam est une civilisation et nous en sommes aux tous débuts après qu’on ait tout fait pour la détruire, des siècle durant, il en subsiste quand meme des bribes qui permettent encore sa relance sur de nouvelles bases.

    « – Quelle différence entre nous et les aborigènes ? » Différence fondamentale: Nous avons le devoir religieux de nous former scientifiquement ainsi que et parallèlement sur le plan religieux car science sans conscience n’est que ruine de l’âme comme tu le disais..

    « – …etc , etc . » etc…

    « Les concepts de l’Islam sont les meilleurs au monde , mais n’ont pas les hommes qu’il faut ! Dommage ! ! ! »

    Tu as parfaitement raison, mais d’abord pourquoi les hommes qu’il faut n’existent pas ou pas encore ? Et ensuite est ce une raison de jeter le bébé avec l’eau du bain ? Il n’y a qu’a restaurer les valeurs, toutes valeurs qui nous sont propres au lieu d’aller en importer d’autres, qui n’ont pas donné leurs preuves dans nos sociétés .

    Une société ne peut pas redémarrer en faisant table rase de ses acquis, cela ne s’est jamais vu à travers toute l’Histoire de l’humanité.

    Citation:« Pour les comprendre et les appliquer convenablement il faut faire beaucoup d’efforts et puiser beaucoup dans la science ! il vous faut un énorme bagage scientifique avec une volonté sans cesse vouée à l’effort perpétuel ! » Entièrement d’accort.

    Citation:« Ne vous contentez pas de vous adresser au Algériens , le monde entier nous lis , soyez à la hauteur ! et représentez dignement l’Islam ! » Merci, mais avouez que cela a servi. (Sourire).

    Citation:« Ailleurs on ne connais ni Omar Ben-elkhatab ni abou hourira ! ! ! Puisez dans votre contemporain pour convaincre ! ou faites l’effort d’essayer au moins ! » C’est très sage en effet, je m’en souviendrai incha Allah, mais je crois qu’un petit tour sur google permet de les connaître quand même.(Sourire)..Il ne faut pas avoir honte de son passé, il est glorieux à travers toutes les terres musulmanes. Si les Etats Unis étaient musulmans, il n’y aurait jamais eu Hiroshima et Nagazaki car la science en islam ne va pas sans conscience.

    Merci mon frère.
    Ps:J’espère avoir répondu en partie à tes questionnements.




    0
  • Mohamed J.
    28 avril 2010 at 11 h 27 min - Reply

    @ rabinho.
    re-ps: Je n’ai jamais cité Abou houraira, et je crois n’avoir cité Omar Ibn El Khattab qu’une seule fois.




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  • houda
    28 avril 2010 at 14 h 53 min - Reply

    Je tiens à remercier maitre Simozrag pour ses interventions et ses explications plus qu’utiles. Je souhaite seulement que ceux qui sont contre la chari3a par ignorance, prennent la peine de bien vous lire, sans orgueil et en toute impartialité.




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  • Adel
    28 avril 2010 at 17 h 28 min - Reply

    @Mohammed J.

    Bonjour, cher ami,

    «Si les États-Unis étaient musulmans, il n’y aurait jamais eu Hiroshima et Nagazaki car la science en islam ne va pas sans conscience.»

    Voilà une affirmation qui me semble un peu hasardeuse, cher ami. Ceux qui ont décidé la fabrication de la bombe, ceux qui l’ont conçue, fabriquée et larguée sur le Japon, sont vraisemblablement tous chrétiens. N’est-ce pas Jésus qui a dit qu’il faut tendre l’autre joue, lorsqu’on est frappé. Difficile de trouver un enseignement plus pacifiste que le sien, et pourtant…

    Il me semble que tu confonds le musulman idéal et le musulman réel qui agit dans l’Histoire. Il ne suffit pas à un être humain ou un État de se déclarer musulman pour être à l’abri de l’erreur. Les musulmans, tout autant que les autres peuples, doivent sans cesse se remettre en question et faire la chasse aux pratiques qui visent à détruire l’Homme et à porter atteinte à sa dignité, qui ont tendance à reprendre très vite du terrain dès que la vigilance diminue.

    Amicalement




    0
  • Adel
    28 avril 2010 at 17 h 59 min - Reply

    @simozrag

    Bonjour,

    Merci pour votre réponse détaillée et claire concernant la solution islamique.

    Si j’en ai bien compris le sens, je dirais que, pour vous, la solution islamique qui permettrait à notre pays de retrouver la paix et la prospérité est l’application de la chari’aa.

    Pourriez-vous décrire brièvement les mécanismes d’application de cette solution sur le plan politique, économique, social, culturel, etc., d’un point de vue pratique. Que ferait-on, si on devait appliquer demain la chari’aa en Algérie?

    Cordialement




    0
  • Kestadi ?
    28 avril 2010 at 20 h 49 min - Reply

    @Adel. Vous écrivez :
     » Voilà une affirmation qui me semble un peu hasardeuse, cher ami. Ceux qui ont décidé la fabrication de la bombe, ceux qui l’ont conçue, fabriquée et larguée sur le Japon, sont vraisemblablement tous chrétiens ».

    Vraiment? Et pourtant,la Vérité est ailleurs. Lisez donc cela :

    1 // 22 avril 1904 : naissance de Robert Oppenheimer, considéré comme le père de la bombe atomique. Né le 22 avril 1904 à New York dans une famille d’immigrés juifs allemands Robert Oppenheimer……
    Source : http://www.aquadesign.be/calendrier/naissance-robert-oppenheimer

    2// La décision de lancer les bombes sur le Japon fut prise par le président américain Harry S Truman.

    Source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_de_Hiroshima_et_Nagasaki

    3 // Harry S. Truman (8 mai 1884 – 26 décembre 1972) est le trente-troisième président des États-Unis d’Amérique, d’avril 1945 à janvier 1953. Le 9 février 1909, il est initié à la franc-maçonnerie[2], où il devient très actif.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Harry_S_Truman

    Note: Le problème avec la Vérité c’est que quand on la cherche, on finit souvent par la trouver. Salutations.




    0
  • Mohamed J.
    28 avril 2010 at 21 h 08 min - Reply

    @Adel.

    Oui Adel tu as raison. A la base de tout comportement religieux il y a la foi et nous avons déja discuté de ça, il faut créer les conditions pour que cette foi se développe et prospère, mais tant que c’est le matérialisme et l’égoisme primaire qui priment cette foi n’est que superficielle que ce soit ches les chrétiens ou les musulmans. Quand je dis que si les Etats Unis étaient musulmans, je ne pensais pas qu’ils étaient chrétiens, ce qui est aussi bien, mais le fait est qu’ils ne sont ni l’un ni l’autre.

    Ce qui pour revenir à ce que je disais revient à dire que l’islam est une civilisation de la foi et nous en faisons un dogme sans foi dénaturé qui ne peut produire de civilisation. Je te pose une question :Doit on jeter l’Islam aux oubliettes pour satisfaire à nos égos qui refusent de s’y soumettre et devenir matérialistes, ou devrons nous engager une réflexion visant à nous retremper en tant que nation dans notre foi délaissée ?




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  • Adel
    28 avril 2010 at 21 h 35 min - Reply

    @Kestadi ?

    Bonjour,

    Je ne pense pas que cela change le fond de mon objection (aucun dirigeant, ni aucun savant n’est à l’abri de l’erreur et de la déviation, y compris les musulmans). L’étiquette ne suffit pas à faire l’homme. Les vertus morales n’ont de valeur que dans la pratique.

    Pour le reste, ni les Juifs, ni les franc-maçons ne me semblent être des exterminateurs en puissance. Passer du rôle de victime à celui de bourreau est même la disposition la plus courante chez les êtres humains, sans distinction de croyances ou de convictions.

    Cordialement




    0
  • Bladi
    28 avril 2010 at 23 h 01 min - Reply

    @Adel

    « ni les Juifs, ni les franc-maçons ne me semblent être des exterminateurs en puissance ». Ah bon! mais comment expliquez vous l’extermination du peuple Palestinien par les juifs et l’extermination du peuple Algerien par les franc-maçons?




    0
  • Adel
    28 avril 2010 at 23 h 05 min - Reply

    @Mohamed J.

    Bonjour,

    Oui, la foi est un puissant facteur de moralisation de l’individu et de la société, mais la réalité tend toujours à reprendre le dessus. Qui de ‘Ali Ibn Abi Taleb ou de Mou’âwiya a gagné? Le pieux ou le rusé? 30 années à peine après la mort du Prophète (saaws), la force de la foi n’a pas pu empêcher l’État musulman de tomber entre les mains de l’aristocratie des Banu Umayya et de se transformer en pouvoir despotique. Les intérêts matériels ont eu raison du puissant élan spirituel initial. Ceci est un fait historique avéré. Bien sûr, à toutes les époques, il y a eu des hommes pieux qui ont travaillé à maintenir vivant l’idéal islamique. Ils ne se sont pas contentés de dire: «Nous vivons dans un pays musulman, donc nous ne pouvons pas faire de mauvaises actions.»

    Si l’État fondé par le Prophète a dévié, alors tout État musulman peut aussi dévier. Le problème qui se pose à nous aujourd’hui est de savoir si la foi seule peut remettre notre pays sur les rails? Si tu réponds oui, alors il faut prendre un bâton de pèlerin et parcourir le pays en appelant les gens à revenir à Dieu.

    Je pense qu’il faut aussi des gens armés du savoir le plus récent en anthropologie, sociologie, psychologie, économie, etc., pour espérer redresser la situation et faire de l’Algérien un être civilisé vivant dans un pays dont l’État sert la société et respecte les personnes.

    Amitiés




    0
  • Kestadi?
    28 avril 2010 at 23 h 24 min - Reply

    @Adel
    « Je ne pense pas que cela change le fond de mon objection (aucun dirigeant, ni aucun savant n’est à l’abri de l’erreur et de la déviation, y compris les musulmans).
    L’étiquette ne suffit pas à faire l’homme. Les vertus morales n’ont de valeur que dans la pratique.

    Pour le reste, ni les Juifs, ni les franc-maçons ne me semblent être des exterminateurs en puissance. Passer du rôle de victime à celui de bourreau est même la disposition la plus courante chez les êtres humains, sans distinction de croyances ou de convictions ».
    ————————————————-
    L’art de la rhétorique dans tous ses états. Le sophisme érigé en voie royale.

    « Aucun savant n’est à l’abri de l’erreur ». « Erreur » dites-vous ?!

    Erreur : 18 synonymes. Synonymes : aberration, bavure, bêtise, blague, boulette, confusion, contresens, coquille, cuir, doublon, étourderie, faute, fredaine, inexactitude, maladresse, manquement, méprise, quiproquo.

    Biffer les mentions inutiles.

    Les irradiés de Nagazaki,de Hiroshima et maintenant de Falloudjah apprécieront comme de juste,votre insupportable légèreté d’analyse! ! Par ailleurs, la franc-maçonnerie est,dit-on, un mouvement universaliste aux objectifs d’ordre éthique et humaniste, œuvrant pour le progrès de l’humanité, avec un idéal de fraternité et de solidarité. De qui se moque t-on ?! Les populations vitrifiées à l’uranium, elles, n’ont pas eu le temps d’apprécier les « lumières » de leurs « bienfaiteurs » ! Comme disait le regretté Coluche:

    « Grâce à l’armement nucléaire, puisque nous sommes nés par erreur, peut-être mourrons-nous par erreur. »

    Quant aux Juifs qui se réclament, haut et fort, du sionisme de Théodore Herzl, je vous recommande fortement pour votre gouverne, de lire le livre-choc d’Ilan Papee , intitulé :

    « Le nettoyage ethnique de la Palestine » » Editeur : Fayard (13 février 2008)

    Présentation de l’éditeur. À la fin de 1947, la Palestine compte près de 2 millions d’habitants: un tiers de Juifs, deux tiers d’Arabes. La résolution 181 des Nations unies décide sa partition en deux États: l’un doit être presque exclusivement peuplé d’Arabes; dans l’autre, les Juifs seraient légèrement majoritaires. Un an plus tard, c’est un État à très forte majorité juive, Israël, qui occupe 78 % de la Palestine. Plus de 500 villages ont été rasés, de nombreuses villes ont presque entièrement perdu leur population arabe. Et 800000 Arabes palestiniens originaires des territoires qui font désormais partie d’Israël peuplent des camps de réfugiés hors de ses frontières. A en croire l’historiographie israélienne traditionnelle, cette situation serait la résultante imprévisible, involontaire, des aléas d’un conflit armé: la « première guerre israélo-arabe ». Mais Ilan Pappe en donne ici une explication bien différente. A l’aide de documents d’archives, de journaux personnels, de témoignages directs, il reconstitue en détail ce qui s’est vraiment passé à la fin de 1947 et en 1948, ville par ville, village par village. Apparaît alors une entreprise délibérée, systématique, d’expulsion et de destruction: un « nettoyage ethnique » de la Palestine. En quelques mois, forts de leur supériorité militaire, de leur accord secret avec le roi de Jordanie, de la passivité complice des soldats britanniques et de l’impéritie de l’ONU, les dirigeants du mouvement sioniste ont organisé le « transfert », par la violence et l’intimidation, d’une population arabe plutôt pacifique, sans défense, abandonnée de tous. A la veille du soixantième anniversaire de la création de l’État d’Israël, ce livre passionnant vient rappeler que la résolution du problème des réfugiés doit être la pierre angulaire de toute tentative de paix dans la région.

    Sans commentaires. Si,un seul : Mr Ilan Pappe , écœuré par les siens, a quitté Israël. Je ne répondrai à aucune de vos réponses : on ne discute pas avec des sophistes.




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  • Rabinho
    29 avril 2010 at 3 h 30 min - Reply

    Bonjours à tous

    A en croire ce que je lis sur les différentes interventions , j’ai l’impression que les personnes défendant l’Islam , essayent d’avoir raison voir imposer leur convictions d’une manière ou d’une autre !
    Chers compatriotes , nous ( les autres et moi )nous sommes pas contre l’Islam , c’est la religion de nos ancêtres , nos parents …etc , mais par notre développements et raisonnements pertinents , nous essayons de vous faire avancer au delà des limites et des barricages que vous vous faites sans pour autant essayer de voir au delà !
    Avec tous mes respects vous vous confinez dans l’Islam et vous ne voyez de lui qu’une religion sans plus ! Alors que c’est un tout !
    Vos arguments sont purement religieux et en aucun cas vous nous faites sentir l’effort personnel pour faire parvenir vos idée ainsi que vos convictions d’une manière scientifique , philosophique et autre !
    D’emblée vous savez que vous vous adresser à des personnes connaissant l’Islam , puisque vous évoquez des « Haddiths » pour mieux appuyer vos thèses !
    Certes j’en conviens avec vous si j’étais votre prof de lettre ou de science islamique , mais dans le cas contraire , un simple citoyen errant dans la nature ou un immigré vivant en France , pour ne pas dire un non musulman , n’aurait rien retenu de vos arguments purement religieux !
    Ne vous étonnez pas ! car pour vous si vous ne parvenez pas à convaincre par les « Haddiths » , par quel miracle auriez vous à convaincre autrui ? Et c’est là toute la différence et là ou doit intervenir l’effort personnel contemporain « El-Ijtihad » et par conséquent vous devriez translater la religion en science contemporaine , en arguments philosophiques universels acceptables par tous musulmans et non musulmans ! De ce fait vous auriez franchit les barricades et rendre l’Islam universel comme il est destiné dés sa naissance !
    Savez vous qui est le dernier prophète sur terre ? Encore une question pertinente !
    Ce n’est pas Mohamed ( sa3ws ) ! C’est qui alors ?
    C’est la « Oumma El-Islamiya » qui doit continuer le travail du prophète pour l’humanité entière d’ou la nécessité du caractère universel dans vos arguments !

    Vous voyez qu’on est très loin de se qu’on prétend être ! Votre Islam est sectaire et ne dépasse même pas les limites d’une circonscription locale !

    Si je dis qu’il faut le représenter dignement et être à la hauteur , c’est par expérience vécue devant un chrétien qui ne reconnait même pas Mohamed encore moins les « Haddiths » , ou je suis resté perplexe sans trouver quoi dire partant du principe que Mohamed et l’Islam sont connus partout dans le monde !

    Rehaussant notre Islam à l’universalité et faisant l’effort supplémentaire pour parvenir à continuer le travail de notre prophète ( sa3ws ) !
    Il n’y a qu’une issue la science , la science et rien que la science !

    @Mohamed J.
    « il faut créer les conditions pour que cette foi se développe et prospère »
    La foi est en Dieu et pas en le matériel ou quoi que se soit ! On l’a ou on l’a pas ! 80 % des scientifiques parviennent à cette foi en la palpant presque ! Plus on pousse dans la science , plus on comprend les phénomènes naturels et la curiosité scientifique laisse croire qu’il y a une puissance surnaturelle derrière toutes les découvertes !
    Donc c’est aux scientifiques d’expliquer et rendre palpable cette foi et pas par des comportements ou autres choses qu’on l’a développe comme vous dites !
    D’ailleurs la foi ne prospère pas , elle y est , on l’a ou on l’a pas c’est tout ! Entre les deux c’est le « Cherk bi allah » ! la suite vous la connaissez !

    @simozrag
    La Charia , c’est le concept de l’Islam , dans tous les domaines il n’y a pas mieux ni même son équivalent ! Peut être partiellement dans certains domaine ailleurs mais pas complètement !

    Bon courage nous avons beaucoup à faire !

    Sincèrement Rabinho !




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  • Mohamed J.
    29 avril 2010 at 13 h 25 min - Reply

    @ Rabin ho

    Citation: »A en croire ce que je lis sur les différentes interventions , j’ai l’impression que les personnes défendant l’Islam , essayent d’avoir raison voir imposer leur convictions d’une manière ou d’une autre ! »

    Rréponse: C’est juste ton impression et tu as le droit de l’avoir. Si tu veux qu’on la partage il faudra l’étayer par une argumentation convaincante.

    Citation: « Chers compatriotes , nous ( les autres et moi )nous sommes pas contre l’Islam , c’est la religion de nos ancêtres , nos parents …etc , mais par notre développements et raisonnements pertinents , nous essayons de vous faire avancer au delà des limites et des barricages que vous vous faites sans pour autant essayer de voir au delà ! »

    Réponse: Oui c’est la religion de vos ancètres de vos parents et vous n’etes pas contre, mais vous ne n’indiquez pas les détails du chemin sur lequel vous voulez faire avancer les gens. Si vous arrivez à les convaincre ils vous suivront certainement.

    Citation :« Avec tous mes respects vous vous confinez dans l’Islam et vous ne voyez de lui qu’une religion sans plus ! Alors que c’est un tout ! »

    Réponse: C’est aussi ce que disent les islamistes purs et durs, c’est un tout, pour la vie ici bas et pour l’au dela, « 3alaiha nahya et 3alayha namout » ne veut dire que cela. Vous pourriez etre plus explicite.

    Citation « Vos arguments sont purement religieux et en aucun cas vous nous faites sentir l’effort personnel pour faire parvenir vos idée ainsi que vos convictions d’une manière scientifique , philosophique et autre ! »

    Citation: Oui effectivement toute communication requiert un effort de part et d’autre.

    Citation: »D’emblée vous savez que vous vous adresser à des personnes connaissant l’Islam , puisque vous évoquez des « Haddiths » pour mieux appuyer vos thèses ! »

    Personnellement effectivement je part du postulat que je m’adresse à des Algériens donc en majorité musulmans et de ce fait enclins à prendre la parole de Dieu et de son prophète pour argent comptant. Mais peut etre que l’Algérie n’est pas musulmane et que je me trompe ou que le site n’est pas fréquenté par des musulmans et que je me trompe encore.

    Citation : »ِِِِِِِِCertes j’en conviens avec vous si j’étais votre prof de lettre ou de science islamique , mais dans le cas contraire , un simple citoyen errant dans la nature ou un immigré vivant en France , pour ne pas dire un non musulman , n’aurait rien retenu de vos arguments purement religieux ! »

    Reponse: Effectivement, mais on parle de politique Algérienne et nous sommes sensés échanger entre algériens.

    Citation: « Ne vous étonnez pas ! car pour vous si vous ne parvenez pas à convaincre par les « Haddiths » , par quel miracle auriez vous à convaincre autrui ? Et c’est là toute la différence et là ou doit intervenir l’effort personnel contemporain « El-Ijtihad » et par conséquent vous devriez translater la religion en science contemporaine , en arguments philosophiques universels acceptables par tous musulmans et non musulmans ! De ce fait vous auriez franchit les barricades et rendre l’Islam universel comme il est destiné dés sa naissance ! »

    Reponse: Tu as parfaitement raison, mais le travail que tu demandes ne peut se faire à mon avis sur un forum. C’est à l’université de s’atteler à de pareilles taches et à les vulgariser. C’est toute une stratégie, toute une politique, que tous les pays musulmans doivent entreprendre ensemble afin que l’effort soit partagé et en vue d’éviter les clivages dans les interprétations et les vues.

    Citation : « Savez vous qui est le dernier prophète sur terre ? Encore une question pertinente !
    Ce n’est pas Mohamed ( sa3ws ) ! C’est qui alors ?
    C’est la « Oumma El-Islamiya » qui doit continuer le travail du prophète pour l’humanité entière d’ou la nécessité du caractère universel dans vos arguments ! »

    Reponse: C’est un point de vue qui est valable dans un certain sens et que je partage dans le sens ou l’ère de guidance prophétique qui commence avec Adam (qssl) ayant été scellée avec Mohammed (saaws) l’homme devenu intellectuellement mature et totalement responsable (vicaire de Dieu sur terre) doit par son intellect chercher les voies de son salut en puisant dans les sources de l’Islam afin d’adapter son vécu aux hautes valeurs morales de l’Islam.

    L’ijtihad, qui englobe « l’Idjma » et le « quiyas » est le travail intellectuel d’adaptation de la charia au contexte et aux faits. L’idjmaa et un travail communautaire qui est le fait de toute la communauté musulmane et je crois que certains penseurs veulent rouvrir pour permettre de débloquer la situation alors que d’autres, les plus nombreux affirment que notre connaissance de langue arabe et de précisions historiques liées à la révélation et à ses causes sont faibles par rapport aux premiers compagnons du prophète qui ont scellé ce mode d’analogie consensuelle et que partant il ne nous est pas possible de le faire.

    Ce mode d’analogie consensuelle fait partie donc des sources immuables comme les traditions du prophètes et le Coran et ne peut qu’etre suivi. C’est ce qu’on appelle maintenant, a mon avis, les fondamentalistes dans le nouveau langage, ou les islamistes. Le champ de la pensée se rétrécit a l’analogie simple et autres istishab, istihsan, orf , massalih mursala, etc.. qui doivent respecter les regles « immuables ».

    Citation: « Vous voyez qu’on est très loin de se qu’on prétend être ! Votre Islam est sectaire et ne dépasse même pas les limites d’une circonscription locale !
    Si je dis qu’il faut le représenter dignement et être à la hauteur , c’est par expérience vécue devant un chrétien qui ne reconnait même pas Mohamed encore moins les « Haddiths » , ou je suis resté perplexe sans trouver quoi dire partant du principe que Mohamed et l’Islam sont connus partout dans le monde ! « 

    Réponse: Encore un point de vue. Représenter dignement l’Islam n’est pas fondre dans les autres conceptions mais arriver à promouvoir la sienne propre et l’imposer. Or on n’impose ses conceptions que lorsqu’on possède la force économique, la force scientifique, ou la force tout court. Nous ne possédons rien de tout cela.Alors nous imitons et nous avons tendance à vouloir nous écarter de nos propres valeurs pour en adopter d’autres.

    Il y a deux façons de voir l’Islam. La façon dogmatique qui le prenne comme un message divin et en tant que tel non susceptible de modification car émanant de Dieu qui dans son omniscience à prévu toutes les ères futures jusqu’à la fin des temps, dans cette optique « l’ijtihad » ou interprétation analogique doit s’insérer dans le cadre des dispositions des sources immuables, ou se dire que somme toute ce message s’adressait dans un contexte spation temporel déterminé et que donc l’omniscience de Dieu n’est pas à retenir et que nous devons prendre l’essence du message et l’adapter à notre vécu tel qu’il s’impose à nous. Cette dernière conception heurte de manière évidente le message coranique et serait une hérésie totale.

    Citation : « Rehaussant notre Islam à l’universalité et faisant l’effort supplémentaire pour parvenir à continuer le travail de notre prophète ( sa3ws ) !
    Il n’y a qu’une issue la science , la science et rien que la science ! »

    Reponse: Ce n’est que ça l’Islam, la science et rien que la science !

    Citation: « @Mohamed J.
    « il faut créer les conditions pour que cette foi se développe et prospère »
    La foi est en Dieu et pas en le matériel ou quoi que se soit ! On l’a ou on l’a pas ! 80 % des scientifiques parviennent à cette foi en la palpant presque ! Plus on pousse dans la science , plus on comprend les phénomènes naturels et la curiosité scientifique laisse croire qu’il y a une puissance surnaturelle derrière toutes les découvertes !
    Donc c’est aux scientifiques d’expliquer et rendre palpable cette foi et pas par des comportements ou autres choses qu’on l’a développe comme vous dites !
    D’ailleurs la foi ne prospère pas , elle y est , on l’a ou on l’a pas c’est tout ! Entre les deux c’est le « Cherk bi allah » ! la suite vous la connaissez ! »

    Reponse: Je vais répondre par une citation de Karl Marx qu’on ne peut qualifier de musulman, puisqu’il ne faut pas citer le prophète : «  L’etre détermine la conscience ». Ainsi la foi « est déterminée par les conditions objectives » dans la conception marxiste. Ce qu’il faut de ce point de vue c’est de créer ces conditions objectives afin que la foi évolue et prospère. Il est vrai que la foi est une question personnelle et qu’on l’a ou qu’on ne l’a pas mais lorsqu’on vit dans une « configuration sociale » donnée, au sens marxiste, on adopte les schémes de pensée dominants et on a les convictions qui permettent de mieux s’adapter au milieu naturel et social ou on vit, afin de limiter au mieux les tensions dans un effort d’économie d’energie.

    Salutations.

    Ps a admin: l’absence des balises et etc.. pose un problème lorsqu’il s’agit de citer un passage auquel on veut répondre et qui parfois s’impose. Depuis qu’elles ne sont plus accessibles nos textes deviennent moins lisibles, je trouve.




    0

  • Adel
    29 avril 2010 at 18 h 49 min - Reply

    @Bladi et Kestadi?

    Bonjour,

    Mon propos se limitait à dire qu’il ne suffit pas à un individu ou un État de se réclamer d’une religion parfaite ou de la science pour ne jamais se tromper ou ne pas prendre de mauvaises décisions. Cela me semble évident.

    Quant aux Juifs et aux franc-maçons, je ne tiens pas particulièrement à en parler, alors, si vous le permettez, n’en faisons pas le sujet du débat.

    Cordialement




    0
  • Rabinho
    29 avril 2010 at 19 h 19 min - Reply

    @Mohamed J.

    J’ai essayé a maintes reprises et par différentes manières , directes et indirectes , de vous guider , comme vous le réclamer ci-dessus , afin que vous vous éclairez de vous-même ! c’est ça ma manière de convaincre ( rendre autodidacte ), mais sans résultats ! Ou on n’est pas sur la même longueur d’onde , ou il y a un problème quelque part ! en vous ou en moi !
    Je soupçonne l’attitude tenue de l’un envers l’autre qui n’est pas sincère encore moins logique ! Il y a des obstacles préétablis qui font que le courant ne peut pas passer en dépit de tout ! De ce fait notre discutions peut durer éternellement sans que nous parviendrons à un consensus commun !

    De ma part je reconnais que je suis un peu du genre « arrogant » mais sincère et courtois envers ceux qui mettent en avant la sagesse et l’argument scientifique avec modestie !

    Dans votre dernière intervention , vous mettez en valeurs mes questions posées antérieurement et vous confirmez mes doutes ainsi que la similitude entre la religion et les traditions !

    Dans l’exemple de Marx , vous confirmez encore que la tradition est refuge légitime et qu’on ne se fie qu’aux sommes des us et pas autre chose pour prospérer la foi ! Est-il exacte ? Revoyez et révisez vos attestations !

    Qui sont ces islamistes purs et dures ? En
    faites-vous partie ?

    Bref la discutions peur durer éternellement , sur ce je dois m’arrêter et laisser la parole aux autres !

    C’est très malin de votre part d’écrire mon pseudo en deux mots , au lieu de Rabinho vous omettez de l’écrire « Rabin ho » ! et Rabin = …?
    Quand je dis qu’il y a des préjugés et des idées préétablies je ne me trompe pas ! je n’ai pas osé le dire tout simplement !

    A dieu mon cher @Mohamed J. ce fut un plaisir pour moi !

    Sincèrement Rabinho !




    0
  • Mohamed J.
    29 avril 2010 at 22 h 10 min - Reply

    @Rabinho.

    Je vous demande pardon pour l’espace qui s’est inséré dans votre pseudo. Meme si je l’avais fait exprès, un rabin pour moi est une personne très respectable et donc je ne me vois pas utiliser cela comme insulte, c’est contre mes principes.

    Pour moi et je l’ai dità plusieurs reprises sur le site, il n’y a aucune différence entre les gens du Livre, c’est à Dieu de juger et pas a l’Homme.

    Vous me prétez des préjugés, je ne voispas sur quelle base.




    0
  • Adel
    29 avril 2010 at 23 h 04 min - Reply

    @Rabinho

    Bonjour,

    Permettez-moi de réagir à votre dernier post destiné à notre ami Mohamed J. en particulier sur la question de l’impossibilité de poursuivre la discussion.

    Ma conviction personnelle est que le blocage actuel que connaît notre pays, et qu’on retrouve dans tous les pays arabes, ne peut pas être dépassé s’il n’y a pas un compromis entre ce que j’ai appelé (suivant en cela plusieurs intellectuels arabes) le courant moderniste et le courant islamiste.

    L’effort d’adaptation des sociétés musulmanes, en particulier celles qui faisaient partie de l’empire ottoman, afin de répondre aux défis posés par l’époque moderne, dont le moindre n’est pas la domination et l’occupation par les puissances européennes, a commencé au 19ème siècle avec des hommes de la trempe d’El Afghani et Abduh. Ce mouvement réformiste n’a pas atteint ses objectifs. Il a été suivi au 20ème siècle par le courant nationaliste d’inspiration moderniste et laïcisant. Ce courant, qui a inspiré les nationalistes algériens du PPA-MTLD et du FLN, après une période d’euphorie qui a commencé à retomber après la défaite de 67, a fini par échouer lui aussi. Il a été incapable de répondre aux aspirations des plus larges couches de la population et a constamment trahi les idéaux de la modernité pour lesquels il était supposé œuvrer. Le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Soudan, le Yémen, la Syrie et l’Irak sont aujourd’hui les parfaits représentants de cet échec.

    Après la révolution islamique iranienne, le courant islamiste, héritier des réformistes musulmans du 19ème siècles ainsi que du Mouvement des Frères Musulmans, s’est imposé en tant que porte-parole des couches défavorisées, au nom de l’islam.

    Il apparaît clairement aujourd’hui que, dans tous les pays arabes, les islamistes et les modernistes sincères ont le même adversaire: le pouvoir en place corrompu, tyrannique et médiocre, qui s’accroche à ses privilèges. Ce pouvoir a bloqué toute forme de vie politique démocratique, toute forme de débat. Il pille le pays en maintenant la population dans un état de précarité et de dépendance. Il se trouve dans l’impasse. Les modernistes doivent comprendre que ce n’est pas l’islam, ni les islamistes qui bloquent le pays et l’empêchent d’avancer mais le pouvoir en place. De leur côté, les islamistes doivent abandonner le refus systématique de toute référence à la modernité et ses valeurs, car qu’ils le veuillent ou non, le peuple algérien s’est adapté à cette modernité et a fait siennes certaines de ses valeurs : aspiration à la liberté et à l’égalité, refus du despotisme, etc.

    Les intellectuels islamistes et modernistes doivent se rendre à l’évidence et dialoguer afin de trouver un terrain d’entente et œuvrer ensemble à se débarrasser du pouvoir qui a privatisé l’État et qui bloque la société par la violence, la corruption et la manipulation.

    Il n’y a pas d’autre issue. C’est pour cette raison que nous sommes condamnés à discuter jusqu’à ce que nous trouvions un langage commun, celui de l’avenir.

    Cordialement




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  • Rabinho
    30 avril 2010 at 13 h 53 min - Reply

    Bonjour à tous

    Je ne veux pas vous fausser compagnie , je respecte beaucoup votre engagement ainsi que le temps précieux que vous accordez a ce forum noble !
    Je suis d’une culture générale très modeste , mon profile est très loin du littéraire et linguistique , je suis d’une formation purement technique ! Mais la philosophie et la pensée , d’une manière générale , m’ont toujours passionné ! Car j’estime que si il n’y avait pas de questions posées , il n’ y aurait jamais eu de progrès dans l’histoire de l’humanité entière !
    Le principe de la philosophie repose sur les questions posées , même les plus pertinentes voir les plus absurdes , auxquelles l’effort intellectuel est indispensable pour trouver voir découvrir l’impensable !

    Il est vrai que parfois les questions posées paraissent très gênantes ou dépassées , mais partant du principe qu’il n’ y a pas de frontière pour l’effort intellectuel , ceci laisse l’humanité sur un éveil constant en quête d’une réponse à tout phénomène même le plus sacré ! Sinon comment rendre la « FOI » ( l’évidence ) plus abordable et à la portée de tous !
    Permettez moi de vous rappeler le principe de l’évidence :
    Ne jamais admettre qu’une chose est vraie sans que cela ne soit l’évidence elle-même !

    Il vrai que je manque d’arguments littéraires , historiques , sociologiques et tout ce qui se rapporte aux sciences sociales et littéraires , vu mon profile technique et modeste , mais je suis pas en court de questions légitimes permettant d’élucider et de pousser à approfondir la pensée humaine dans un domaine ou un autre !

    L’humain ne met pas de frontières à ses désir intellectuels et n’étanchera jamais sa soif intellectuelle quelque soit le niveau le plus poussé atteins ! Le sacré et le divin sont à démontrer et prouver par l’effort intellectuel des clairvoyants dont le rôle est rendre service à l’humanité entière d’où le caractère universel dans tous leurs travaux !

    Si je pose des questions pertinentes , dans l’air , c’est pour attirer , d’abord , ma propre attention puis celles des autres , et en s’entraidant chacun apporte une contribution et un avis qui ne peut qu’être complémentaire en général ou antagoniste rarement par argumentation convaincante loin de tout chauvinisme ou exclusion quelconque !

    Le respect mutuel et la sincérité dans les pensées sont la clé de voute d’une éventuelle réussite ! Car impossible qu’une somme d’individus ne réussissent pas si leurs efforts sont mis a contribution sincèrement et sérieusement ! Y a pas de plus précieux et plus valeureux que la pensée humaine ! Elle vaut toutes les richesses du monde !

    C’est avec un peu de peine que j’avais rédiger mon dernier post ( ci-dessus ) tout en perdant l’espoir de voir un jour notre Algérie prospérer dans l’idéal de l’appel du 19 MARS ! Mais par respect à mes compatriotes sincères et dévoués pour une cause juste , je continuerais a apporter ma modeste contribution dans la limite de mes compétences !

    Bon courage à tous , que Dieu nous prête son aide !

    Sincèrement Rabinho !




    0
  • Rabinho
    30 avril 2010 at 22 h 48 min - Reply

    Un petit complément :

    C’est par respect que je dois échanger mes idées avec mes compatriotes dévoués et par DEVOIR que je dois continuer à apporter ma modeste contribution au service de ma patrie l’Algérie !

    Sincèrement Rabinho !




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  • Lies
    1 mai 2010 at 1 h 25 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Rabinho.

    J’ai relevé dans ton post plein de sagesse et d’humilité, des idées clés qui ont de la valeur et qui méritent d’être soulignées.

    Il s’agit des idées suivantes et je te cite :

    ‘’L’effort intellectuel est indispensable pour trouver, voire découvrir l’impensable.’’

    Que je traduis comme suit : La REFLEXION N’A PAS DE FIN, ne peut être censurée et ne devra pas s’arrêter aux limites crées par les tabous, qu’il soit religieux, politiques ou autres.

    Tu as dit aussi et je te cite :

    ‘’Le sacré et le divin sont à démontrer et prouver par l’effort intellectuel des clairvoyants dont le rôle est rendre service à l’humanité entière d’où le caractère universel dans tous leurs travaux!’’

    Que je traduis comme suit : Le caractère BIENVEIILANT de tout travail intellectuel, qui doit tendre vers le bien de l’humanité entière.

    Tu as dit :

    ‘’Je continuerais à apporter ma modeste contribution dans la limite de mes compétences!’’

    Je te soutiens et complète par ceci :

    La COMPÉTENCE!!! C’est un attribut très important qui gagnera à être respecté, mis en valeur et exigé comme atout dans tout enseignement, leadership ou occupation de responsabilité.

    Être compétent, avoir de l’assurance dans la conduite des affaires, et avoir de l’amour dans ce qu’on fait et du respect envers ceux pour qui est destiné le travail, voila ce à quoi doit aspirer tout intellectuel et tout homme intègre.

    Quand on sait discourir on ne doit pas employer ce don de Dieu pour rabaisser les autres qui ont légitimement des choses à dire, lorsqu’on a de l’endurance on ne doit pas utiliser cette qualité fort appréciée en subtilités et techniques occultes uniquement pour décourager ceux qui ne veulent pas suivre tête baissée l’uniformisme, voire l’immobilisme ambiant.

    Un homme de Dieu avait dit : ‘’ Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour (ELMAHABA), je suis du bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit.

    Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien.

    Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps, pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.

    L’amour est patient, l’amour est serviable, il n’est pas envieux; l’amour ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne médite pas le mal; il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

    L’amour ne succombe jamais. Que ce soit les prophéties; elles seront abolies, les langues, elles cesseront; la connaissance, elle sera abolie.

    Car c’est partiellement que nous connaissons.’’

    En conclusion, toute chose n’est bonne ou mauvaise que par l’usage qu’on en fait.

    Avec notre bouche on peut bénir et médire.

    Avec notre main, on peut caresser et rendre service comme on peut frapper et retirer un bien.

    Une auto, elle peut nous transporter, raccourcir les distances, nous faire gagner du temps, et alléger nos efforts et diminuer notre peine.

    Mai elle peut aussi transporter des braqueurs de banques ou des terroristes pour tuer des innocents.

    Et on peut citer des exemples à l’ infini dans tous les domaines.

    Cela va des moyens technologiques et techniques, aux religions, en passant par les gestes que nous posons au quotidien.

    On reconnait l’arbre à son fruit, il n’y a pas plus vrai que ca.

    Un homme bon, on le reconnait à ses œuvres bonnes.

    On ne le reconnaît ni à sa foi, parce que seul Dieu est capable de sonder les cœurs et voir ce qui est caché, ni à ses paroles mielleuses.

    ‘’Une FOI sans œuvres bonnes est STÉRILE’’ dit le sage.

    En Algérie, tout le monde crie à l’injustice, à juste titre d’ailleurs, pendant que l’administrateur, le juge ou le gouverneur jure par tous ses dieux qu’il ne fait rien de mal et qu’il ne fait qu’appliquer la loi.

    Tout le mystère est dans la confection des lois.

    Nos lois sont-elles justes, sont-elles équitables, de quoi s’inspire le législateur, a-t-on examiné ses effets sur le citoyen et par ricochets ou extrapolation sur la nation?

    Quand le ver est dans le fruit, il le corrompe.

    Quand l’iniquité est dans les lois, elle les rend injustes.

    C’est à de telles questions et d’autres qui viendront ensuite aussi pertinentes qu’il nous faudra répondre en tant qu’État et société, en tant qu’intellectuel et élites, sans perdre de vue dans nos recherches et dans nos pérégrinations, l’amour qui doit être à la base de toutes nos actions et qui doit nous guider comme guidait l’Étoile polaire les navigateurs des mers et des déserts, d’antan.

    Il faut noter qu’en Algérie, il y a en gros, que deux sources d’inspiration majeures pour faire les lois et régenter le peuple :

    – La RELIGION avec ses préceptes et ses madhahibs, et la je pense au code de la famille et tout ce qui se rapporte à la succession et aux partage des biens patrimoniaux, aux habous (à leur utilité et leur raison d’être) quand on sait que nous avons un État avec ses institutions et ses structures pour prendre en charge les besoins de la société, et auquel ne doivent se substituer à ses compétences et à son autorité ni l’ordre de habous, ni les zaouïas.

    – L’HISTOIRE de la révolution et ses symboles décrétés par le pouvoir, depuis 1830 à 1962 et qui ne font pas l’unanimité parmi les algériens et qui constitue une dangereuse source de division et de frustration parmi les populations d’un même pays.

    À mon avis, la mère des reformes c’est d’abord la révision de l’ensemble de notre législation.

    C’est par elle que viendront toutes les autres améliorations, la paix et le progrès.

    Adapter ses principes directeurs aux valeurs universelles, c’est ca le défi historique à relever et la sagesse véritable dont il faudra se prévaloir.

    Fraternellement.




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  • Mohamed J.
    1 mai 2010 at 3 h 56 min - Reply

    Soubhan Allah.

    Je comprendrais qu’on puisse bricoler une montre , un meuble ou meme un véhicule, alors que déjà là cela commence à etre assez dangereux, mais bricoler sans savoir en matière de religion et venir dicter aux gens la manière dont ils doivent comprendre l’islam lorsqu’on est totalment ignorant dans le domaine ou faiblement instruit, je trouve cela d’une arrogance qui procéde d’un égo démeusuré ou alors qu’on ressente une impunité due à l’absence de foi en cette religion. Car pour le musulman il est clair qu’il ne doit parler que de ce qu’il sait ou plutot qu’il ne doit pas parler de ce qu’il ne sait pas, il s’agit la d’un ordre direct du Coran qui ne réclame aucune interprétation.




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  • Rabinho
    1 mai 2010 at 15 h 14 min - Reply

    Droit de réponse ! @Mohamed J.

    Je n’aurais pas intervenu si je suis face à un sage « illuminé » tel que @Liés ( avec toute modestie ) pesant ses paroles avant de les divulguer , mais j’interviendrais , PAR DEVOIR , quand un tort est ventilé même émanant de mon propre père !

    Notre cher concitoyen @Mohamed J., non seulement il persiste pour se donner raison à lui-même , mais dépasse le cadre de ce qui lui est permis dans l’éthique d’un dialogue !

    Je ne sais pas si c’est le facteur de l’age ou tout simplement une culture acquise de prendre les défauts reconnus de l’autre pour argumenter ses attestations ; si au moins logiques est correctes !

    Sachez que la modestie et la reconnaissance de ses défauts n’est en aucun cas une faiblesse , encore moins péjoratif pour sa personne ! Bien au contraire , ça nous donne la soif d’apprendre et de s’améliorer perpétuellement !
    Sachez ainsi que le contraire est vrai , l’orgueil nous joue souvent un rôle , et par conséquent il met un blocage voir des limites a notre savoir et à notre soif non étanchée !  » JE SAIS , JE SAIS QUE JE NE SAIS RIEN  »

    Je ne suis pas un donneur de leçons , mais votre provocation m’a incité à répondre , NON PAS POUR DÉFENDRE MA PERSONNE ( j’ai confiance en moi ) , mais pour corriger votre point de vue qui est incomplet voir incorrect pour qu’il soit appliquer dans les circonstances ou vous voulez l’employer ! Ce qui le rend faut par déduction et raisonnement logique ( scientifique ) même si ce n’est pas mon domaine , mais la logique universelle est chose commune , une seule et unique ! Il n’y a qu’une et une seule logique !
    Sachez que ce qui est faut mathématiquement est faut religieusement !

    Citation :
    Car pour le musulman il est clair qu’il ne doit parler que de ce qu’il sait ou plutot qu’il ne doit pas parler de ce qu’il ne sait pas, il s’agit la d’un ordre direct du Coran qui ne réclame aucune interprétation.

    Quoi que je ne suis pas du domaine , mais il me semble , avec certitude scientifique , que votre exemple est incomplet ! de ce fait par déduction mathématique il compte comme faut puisque incomplet !
    C’était l’église chrétienne qui réclamait ça tout court !

    Qui est le dangereux dans ce cas ?

    Votre idée est d’avant l’ère Islamique ( l’ère chrétienne ) , puis l’Islam est venu pour apporter des correction relatives à cette thèse ! ( vous devriez la compléter ) .

    Qui est l’ignorant ?
    Qui …. et qui …. et qui …. ?

    Vous m’avez flattez énormément , sur ce je vous remercie beaucoup pour les compliments énumérés ci dessous et qui se trouvent tous dans votre court post antérieur cher @Mohamed J. ( un lourd prénom pour vous ! ).
    ( Nous = moi seul , ou bien , = @Liés et moi )?
    1 – Nous sommes bricoleurs !
    2 – Nous sommes dangereux !
    3 – Nous sommes sans savoir !
    4 – Nous sommes totalement ignorants !
    5 – Nous sommes faiblement instruits !
    6 – Nous sommes arrogants !
    7 – Nous sommes d’un égo démesuré !
    8 – Nous sommes d’une impunité due à l’absence de foi ! ( Vous devez être le Bon Dieu pour savoir ça ! )

    La modestie est une vertu des grands Hommes !

    Je demande humblement ( par devoir ) à Monsieur @Simozrag d’éclaircir ce point de vue , puisque notre concitoyen @Mohamed J. vous prend comme référence ! Sachant que la réponse sera destinée aux nombreux internautes visitant ce site ( ce forum ) ! Donc le devoir prime sur tout et la responsabilité nous incombe à nous tous devant Dieu !
    Merci d’avance Monsieur @Simozrag .

    Au passage Merci à @Adel pour son intervention dernière ! car c’est elle qui m’a fait revenir sur ce forum ! C’est très sage de votre part !

    Sincèrement Rabinho !




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  • Rabinho
    1 mai 2010 at 16 h 42 min - Reply

    S’il y avais un certain comité de sages dans LQA !

    Les principes de l’appel du 19 MARS ont été enfreints par certain intervenant qui réclame ce qui n’est pas dans ses mœurs encore moins dans sa culture !

    – On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas !

    Les preuves flagrantes sont là signées par la main propre de leurs propriétaire ( expéditeur ) !

    De ce fait :
    – L’ignorant fait de lui-même ce que l’ennemi n’en fait pas à son ennemi ! ( traduction )
    ( يفعل الجاهل بنفسه ما لا يفعل العدو بعدوه )

    Dire qu’il défend l’Islam et le représente à sa manière !
    Par ses actes et ses faits , il ne fait que le salir , sans conscience ! en prétendant détenir la vérité divine ! Alors qu’il est très loin à des années lumière de ce que peut être un représentant de l’Islam !

    – Les apparences sont souvent trompeuses !

    Ce que j’en doutais dés le départ est confirmé , tout de suite , sur ce forum ! par soit disant un intellectuel ! Je ne dirais pas un islamiste car ça porte préjudice à l’Islam noble , mais un prétendant islamiste ! Les différents compliments cités ci-dessus à mon égard dans mon précédant post ont sont une preuve alarmantes !

    – Si ce Monsieur étais vraiment un responsable dans la sphère du pouvoir , qu’est ce qu’il aurais pu faire au peuple ignorant , sans savoir et sans foi ?

    Mon inquiétude est légitime , et ce type de personne ne changeront jamais , ils détiennent à eux seuls la vérité , la foi et le parole ! Que reste-t-il au peuple malheureux ?
    Notre exemple est plus élucidant et confirme le comportement du président du MSP à l’encontre de Louisa Hannoun en lui disant : vas faire une Rokiya !

    Cette attitude est malheureuse et à la fois très dangereuse pour le devenir de notre pays !
    Quand j’ai dis que préfère les avoir comme supporteur et pas comme coéquipiers ! j’en pèse mes mots en assumant l’entière responsabilité !

    En outre , autre preuve remarquable de leurs gauchissements . Malgré le tort induit comme un venin , personne ne prend la peine de corriger ou rectifier son coéquipier du moment qu’il mène la bataille , car pour tout le reste , nous sommes des mécréants !

    – Que pouvez vous espérer de cette espèce là ?

    Dieu est le JUSTE ( الحق ) , qui défendent ces gens là ?
    A mon avis , et en toute simplicité , qui ne défend pas le juste , il défend l’injuste ( par déduction ) !

    – Dans ce cas là de quel ISLAM parlent-ils ?

    L’aboutissement de ce « thème » a été fructueux mais malheureux . Les différents intervenants ou visiteurs en sont témoins et comme dit-on : De la discution jaillit la lumière !

    – La maitrise de soit est primordiale , la courtoisie et la politesse sont des armes redoutables ( à double tranchants )dans notre vie quotidienne !

    Je vous prie de publier cet intervention svp ! Merci !

    Sincèrement Rabinho !

    ===============
    Je crois qu’il est temps de mettre un terme à ces faux clivages et à ces polémiques stériles. Il y a assez de problèmes politiques à discuter et à essayer de résoudre plutôt que de verser dans ces conflits sans tête ni queue. Chacun a sa conception et sa vision de l’Islam et le respect doit être mutuel. Point final.
    La Rédaction LQA.




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  • Mohamed J.
    1 mai 2010 at 19 h 02 min - Reply

    ( وَلَا تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلُّ أُولَئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْئُولًا)
    [ الإسراء :36 ]

    Je me joins à toi pour demander à Cheikh Simozrag d’éclaircir ce point.




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  • Adel
    1 mai 2010 at 19 h 45 min - Reply

    Permettez-moi de faire quelques remarques.

    L’objet de la discussion n’est pas de mesurer le degré de sincérité ou de foi d’un intervenant. Il ne s’agit pas de faire le procès de l’un ou de l’autre en dressant un réquisitoire basé sur des extraits de ses écrits sur LQA.

    Toute question doit être discutée en relation avec l’objectif qu’on se fixe et qui est le changement pacifique pour la mise en place de l’État de droit. Si nous nous posons des questions par rapport à l’application de la chari’aa, par exemple, ce n’est pas pour nous perdre dans des questions qui relèvent de la théologie ou qui sont en rapport avec la foi, mais pour comprendre en quoi consisteraient aujourd’hui des institutions basées sur cette chari’aa. Nous avons donc besoin, dans un premier temps, d’avoir des informations précises de la part de nos ami(e)s qui maîtrisent le sujet.

    Ce n’est pas la première fois que des divergences existent dans le monde musulman entre les tenants de plusieurs courants concernant des questions théologiques ou politiques : kharéjites, chi’ites, murji’a, mu’tazila, philosophes,etc., ont eu des positions politiques qui ne concordaient pas avec le courant dominant. C’est par une connaissance de plus en plus précise de l’histoire de la civilisation islamique dans toute sa diversité et sa complexité que nous pourrons trouver des méthodologies qui nous permettraient d’appréhender nos problèmes avec un langage original qui ne soit pas une simple reproduction de solutions prêtes à l’emploi mais inopérantes dans la réalité (ce qu’ont fait les différents pouvoirs en Algérie depuis 62).

    Nous devons aussi nous poser les bonnes questions, celles qui sont en rapport avec la réalité telle qu’elle est vécue par la population de notre pays. A quoi aspirent les Algériennes et les Algériens d’aujourd’hui? Quelle place doit occuper l’État dans la société? Comment doit-il fonctionner? Qu’est-ce que la citoyenneté dans le cadre de l’islam? Quels sont les droits et les devoirs de l’individu? Comment doivent être élaborées les lois? Comment nous situons-nous par apport à l’environnement international?

    Si nous partons du principe qu’il y a deux séries de réponses à ces questions, celles qui se basent sur la chari’aa, d’une part, et celles qui se basent sur des modèles de type occidental, de l’autre, alors nous devons d’abord bien identifier ces réponses, ensuite voir en quoi elles peuvent diverger fondamentalement ou converger.

    C’est en adoptant une démarche positive, que nous pourrons tirer profit de ces discussions et avancer, sinon, nous tournerons en rond, répétant indéfiniment les mêmes choses, chacun campant sur ses positions initiales. En venant sur LQA, nous voulons trouver des réponses consensuelles aux questions importantes qui se posent à la société. C’est à rechercher ces réponses que nous devons employer notre énergie et nos connaissances. Si chacun(e) de nous considère ceux et celles qui ne sont pas de son avis comme des adversaires à réduire ou à chasser de ce forum, alors aucun rassemblement ne sera possible et nous pourrons dire adieu au projet initié par l’Appel du 19 mars.




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  • Rabinho
    2 mai 2010 at 16 h 25 min - Reply

    Permettez moi , toutes et tous , mes chers compatriotes de vous présenter mes excuses concernant ma dernière intervention sur la quelle j’ai déborder et dépasser les lignes de l’éthique rationnel !

    A toute l’équipe de LQA , je vous demande pardon ;
    A toutes et tous les intervenants sur ce forum , je vous demande pardon ;
    A tous le public ( visiteurs ) de ce site , je vous demande pardon !

    J’ai regretté profondément ma dernière intervention , car elle va à l’encontre de l’objectif de l’appel du 19 MARS , d’une part et d’autre part elle met toute ma crédibilité en question !

    La provocation relative était intense , et par fois quitte à perdre le plus précieux de ce qu’on a , on réagit par obligation et par devoir , non pas pour défendre sa personne , mais pour faire tomber les masques et remettre les pendules à l’heure !

    L’erreur est humaine , certes , mais quoi qu’on apprend dans cette vie , on a toujours à apprendre sur soi-même d’abord et sur les autres ensuite ! Quoi qu’on se maîtrise convenablement , on est faillible à un certain moment inattendu ! Car s’il n’y avait pas une sincérité dans l’objectif , de part et d’autre , il n’ y aurait pas eu conflit ! on aurait laisser passer inaperçue la divergence !

    Mais , de grâce , que nos clairvoyants nous viennent en aide !

    Une idée pas corrigée , de ma part ou celle d’autrui , laissée comme telle est un CRIME , car elle germera et poussera avec ses défauts qui pourront avoir des conséquences néfastes pour la personne en question et sa proximité !

    Ceux qui ont le savoir ont une lourde responsabilité !

    Mille fois pardon à tous , que Dieu nous éclairera !

    Sincèrement Rabinho !




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  • Mohamed J.
    2 mai 2010 at 20 h 05 min - Reply

    Quel référentiel adopter ?

    Si on pose la question à tout un chacun, de savoir si la société Algérienne est musulmane , il nous donne une réponse affirmative. Il s’avère que beaucoup pensent le savoir mais ne savent que vaguement ce qu’est etre musulman ou ne veulent pas le savoir et se contentent de le dire sans le comprendre ou vouloir le comprendre et l’appliquer. Car il faut non seulement savoir ce que musulman veut dire, c’est une nécessité de la foi, mais appliquer aussi les préceptes de l’islam.

    Or , beaucoup se suffisent de généralités pour se définir et nous renvoient aux traditions ancestrales de leurs pères et grand pères (comme dit dans le Coran) quand leur raisonnement s’effrite devant l’argumentation que pourtant eux memes initient sous prétexte d’ijtihad.

    Car comment comprendre qu’une personne qui se dise musulmane refuse d’obeir aux commandements de ce qu’elle considère comme la parole de Dieu : le Coran. Comment le comprendre lorsque ces voix affirment que ceux qui disent que cette parole est divine et dont on doit de ce fait observance sont des extrémistes, des fondamentalistes et autres vocables dont l’origine est ancrée dans le travail de sape qu’ont utilisées les forces du mal pour nous dépersonnaliser .

    Sous la prétention que le Coran date de 15 siècles, le suivre, l’appliquer d’après ces voix reviendrait à régresser dans l’Histoire et revenir à l’ère bédouine et aux chameaux. C’est affirmer incidemment que l’Islam est rétrograde et que Dieu n’est pas Omniscient et qu’il n’a aucunement prévu notre ère et que de ce fait le Coran ne constitue pas des valeurs universelles valables en tout temps et en tout lieu et n’englobe pas notre temps et notre futur. Ou encore cela peut signifier, mais il ne faut pas le dire, que la foi à déserté les lieux mais qu’il en reste la coquille qu’on brandit comme un trophée d’une victoire remportée contre l’obscurantisme religieux.

    Sous prétexte d’Ijtihad, ces gens là réclament une révision de principes fondamentaux de l’Islam-qui font partie des sources transmissibles non susceptibles de modification et que sont le Coran, la Sunna et l’Idjmaa, en nous disant que la science est seule capable de nous sortir du sous développement. Cela confirme l’incompréhension de l’Islam qui place la science au meme pied d’égalité que la révélation car tous deux mettant en lumière des signes divins . Ils ne veulent pas comprendre qu’une vérité scientifique avérée peut abroger un verset coranique pour les musulmans. Quand le verset relatif a la guerre des« Roums (byzantins) avec les perses » à été révélé, le terme « adna al ardh » a été interprété comme étant la terre la plus proche, maintenant grace à la science on sait que le lieu de la bataille se situe aussi à l’endroit le plus bas de la terre en termes de profondeur. Réviser ces sources, c’est affirmer que la conscience de l’Homme est supérieure à Celle de Dieu, ni plus ni moins.

    Ce qui nous sortira du sous développement ce n’est point la science, la science n’est qu’un outil, quoiqu’elle partixipe grandement. Mais ce qui nous sortira du sous développement c’est un idéal commun qui regroupe les forces vives de la nation Algérienne et les mette sur un pied d’égalité et de justice ou seul la prise de risque et la compétence sont de nature à faire progresser l’individu en dehors de toute considération clientéliste.

    Il faut dire aussi que la science humaine est relative et conditionnée par un ensemble de paramètres, en évolution. La science divine procède de l’omniscience et est éternelle. C’est pourquoi le musulman doit considérer le Coran comme valable en tout temps et en tout lieu.

    A la différence des autres religions auxquelles on veut comparer toujours la religion musulmane, cette dernière possède un livre qui a été écrit sous la dictée du prophète lui meme et sous sa supervision directe, le Coran, les autres livres relatifs aux autres religions n’ont été écrits que des siècles après la révélation sur la base de oui-dire et on sait maintenant en sciences de la communication, que des distorsions s’opèrent dans la transmission des messages sous cette forme et c’est pourquoi ils ne sont pas fiables en totalité . Il n’ y a donc aucune comparaison possible entre la religion musulmane et celles qui l’ont précédée.

    Lorsqu’on s’oppose à eux, ces gens là décrètent que cette oposition est « islamiste », ce qui ne veut rien dire car ce terme forgé dans les officines occidentales n’a pas de sens dans la langue de l’Islam., Mais cette qualification découlant de ce vocable ( islamiste ou fondamentaliste) vise à coller une étiquette et à jeter l’anathème. L’image que ces étiquettes véhiculent réussissent malheureusement à s’implanter largement dans notre culture qui se francise de plus en plus. Dire de quelqu’un qu’il est islamiste renvoie à l’attachement à des valeurs d’un autre age et une manière régressive de voir le monde à travers des lunettes qui déformeraient l’Islam. L’islamisme revient à désigner à la vindicte des gens l’islam s’attachant aux principes initiaux de cette religion et qu’on tente d’affaiblir en donnant un éclairage péjoratif aux termes qui les désignent.

    Finalement nous avons plusieurs visions de l’Islam en Algérie: C’est un fait incontournable. En gros on peut les ramener à deux:Une vision qui s’attache à respecter plus ou moins les normes Coraniques, la Sunna et l’Idjmaa mais qui ne souhaite pas toucher aux fondements et qui est qualifiée de retardataire et une autre qui est prète à sacrifier ces normes et ces fondements en tout ou en partie sur l’autel de ce qu’elle appelle la modernité et qui n’est en fait que l’ensemble des valeurs occidentales qu’on taxe de valeurs universelles, alors que pour le musulman les valeurs universelles sont celles du Coran.

    Ce qui nous amène à définir la modernité. Qu’est ce que la modernité si ce n’est de prendre dans les valeurs qui nous entourent tout ce qui est de nature à enrichir les notres et de permettre non pas qu’elle s’estompent et disparaissent mais au contraire de se ressourcer et d’accentuer leur ancrage dans notre passé glorieux et dont on n’a e, aucun cas à rougir ?

    Lorsqu’on est sensé croire en Dieu, qu’on on est sensé croire en son prophète, on exécute les commandements des deux, sans doute et sans réticence, meme si notre vie ici-bas en dépendait dans sa totalité et non seulement quelques aspects de jouissance immédiate , car le musulman croit à une vie meilleure dans l’au de la, bien qu’en ces temps actuels des gens remettent meme ce concept en cause alors qu’ils se disent musulmans et s’inscrivent dans la culture musulmane. Vivre et mourir pour sa foi pour le musulman constitue la meilleure signification qu’il puisse donner à sa courte vie ici bas. Le problème c’est que parler ainsi fait sourire de rage beaucoup de ceux qui se musulmans actuellement et présente celui qui fait cette profession de foi comme un lépreux à ne pas approcher, surtout si son argumentation se tient auquel cas on l’attaque dans sa personne pour détourner les gens de lui, tactique classique.

    Il est traité de fondamentaliste, autre terme qui ne veut rien dire en Islam car la religion musulmane relève essentiellement du Coran et de la Sunna et en principe tous les musulmans y adhèrent sans restriction. Mais justement, le hic est là. On ne veut pas du Coran et de la Sunna tels quels mais « aménagés » au gré des circonstances sous prétexte d’interprétation. Comme si on devait faire table rase de tout l’acquis depuis la révélation et recommencer de nouveau à interpréter.

    Le lavage de cerveau entamé déjà du temps du colonialisme à été parachevé après l’indépendance, et ce pouvoir à réussi en quarante ans la ou la machinerie puissante de la France coloniale n’a meme pas pu ébrécher la foi de ce peuple. De gaulle avait compris que ce que la France coloniale ne pouvait faire, il fallait le faire faire par des indigènes autochtones dévoués. A t il réussi son coup ?

    La religion musulmane n’est pas qu’une foi, c’est à dire un culte, des rites destinés à adorer son Créateur, un corpus de règles régissant la relation à Dieu, mais aussi et surtout un corpus de règles régissant la relation de l’humain à l’égard de la nature dans son ensemble y compris son milieu social qu’elle englobe et les relations entre les hommes que ce milieu social engendre.

    On nous dit cependant qu’il faut que le politique soit scindé du religieux qui ne doit intervenir que dans la sphère privée, ce qu’il appellent la laicité et qu’il déclarent seule en mesure d’instaurer la justice et donc nous demandent de ne pas appliquer les règles de l’Islam dans notre cadre public dans lequel s’insère notre privé . Veut on nous dire que la société Algérienne n’est plus musulmane et qu’il ne faudrait pas lui appliquer les règles de l’Islam ? Veut on dire que les règles de l’Islam ne sont pas justes et que la laicité et meilleure ? Et si la laicité n’est pas meilleure et que les règles de l’Islam sont justes bonnes à prier ? C’est donc que le problème ne se situe pas dans les règles mais dans les hommes qui les appliquent.

    Comparer entre deux civilisations pour dire que l’une est meilleure que l’autre revient à juger de valeurs civilisationnelles par comparaison, ce qui nécessairement entraine un positionnement lié au référentiel qu’on a. Si on se positionne par rapport à la civilisation musulmane et qu’on adopte le référentiel que nous impose le Coran et la Sunna , on trouve meilleure la civilisation musulmane, mais si on se positionne par rapport à l’autre civilisation et qu’on adopte ses référentiels, on trouve la civilisation musulmane archaique et basée sur de faux principes. Il faut donc choisir son camp et l’affirmer honnetement.

    Je cite un exemple entre des milliers. Qu’est ce qui poserait problème à une femme de se vétir d’une certaine manière plutot que d’une autre ? Dans tous les cas la foi en ce qu’elle fait ! Cette foi peut coincider avec les recommandations de Dieu et de son prophète, comme elle peut coincider avec la conviction que l’islam est rétrograde ou que la mode est primordiale.Les actes résultent d’intentions dans tous les cas. Car ce n’est pas un bout de chiffon qui fait qu’une femme soit rétrograde ou pas, mais ses actes, ses pensées et surtout son apport à la société.

    Un autre exemple: Qu’est ce qui obligerait un homme sans nécessité biologique ou sociale à épouser plusieurs femmes. L’institution de la polygamie répond à des besoins individuels aussi bien que sociaux. Aucun droit en Islam n’est absolu, aucune obligation n’est absolue. Tous les droits individuels sont restreins dans l’interet général et tous les devoirs cessent devant l’impossibilité de les réaliser. La polygamie permet sur le plan social après une guerre (ce fut l’une des causes de l’institution) la prise en charge des orphelins et des veuves et à sécuriser ceux qui vont a la guerre sur le devenir de leur progéniture afin qu’ils soient mieux préparés moralement. D’autre part, la physiologie de l’homme, sans entrer dans les détails, fait qu’au bout d’un temps la nature l’oblige à s’accoupler, c’est un besoin basique, instinctif, animal et imcompressible et qui n’existe pas de la meme manière chez la femme. Si son épouse est malade ou a des empechements de longue durée, le risque pour lui de ne pas pouvoir se controler, tous ne sont pas des saints, il risque de tomber dans l’erreur du « zina » . Est il préférable dans ce cas là qu’il en épouse une autre dans la légalité et la securité que cela confère à tous point de vue, ou courir à droite et à gauche et attraper le sida qui est une maladie contemporaine ?

    Toutefois, les conditions posées par la législation musulmane constituent une quasi impossiblité de recourir à cette mesure.

    Il faut en effet plusieurs capacités. La capacité de subvenir aux besoins, tous les besoins, car en Islam c’est à l’homme de pourvoir, le patrimoine de la femme est indépendant et n’est pas concerné par les charges familiales sauf si elle le veut de son plein gré, la capacité d’etre juste envers les épouses mais là un verset vient nous dire qu’on ne peut etre justes meme si on le voulait. Notre nature humaine nous est ainsi dévoilée et nous sommes mis devant nos responsabilités.

    C’est comme si Dieu nous disait, d’accord pour la polygamie, mais méfiez vous de ma colère.

    Troisième exemple parmi ce qui suscite la polémique, le partage successoral. L’injustice qu’on avance procède d’un référentiel autre que musulman et ne peut etre l’oeuvre d’un musulman qui connait sa religion. Car connaître sa religion et y croire c’est faire fi de ses désirs et de ses opinions lorsqu’on reçoit un ordre direct et de son prophète. Il est vrai qu’en Algérie il y a dégradation des valeurs en raison justement de cette lutte acharnée contre l’Islam qui a cassé toute solidarité sociale et tous les principes de cohésion sociale . C’est à l’homme de prendre en charge les femmes en Islam et elles peuvent avoir recours à la justice pour l’obtenir et c’est pourquoi il doit pouvoir prendre une part successorale plus impotrtante . Mais la perception de la justice de notre pays, passé par la colonisation à une connotation péjorative et qui continue, le fait d’avoir recours aux instances de l’Etat est mal perçu, la morale est inversée. A qui la faute ? A l’Islam ? Faut il restaurer une justice indépendante qui donne droit au femmes dans le patrimoine des hommes de leur familles et soustrait le leur aux hommes ou désobéir au commandement du Coran et instaurer l’égalité en matière de partage ?

    Nous avons donc une société en pleine déliquescence, à cheval sur deux référentiels et qui ne sait plus lequel adopter. Ce mélange de référentiels les parasite tous les deux et aucun n’est susceptible de prendre le pas sur l’autre. Dans ces conditions il est extremement difficile de définir l’idéal vers lequel on doit s’acheminer car tributaire du choix préalable du référentiel. Il semble que nous soyons condamnés encore pour longtemps à nous interroger. Qui devrons nous etre ? Avant de nous interroger sur ce que nous devrons faire.




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  • Adel
    3 mai 2010 at 0 h 11 min - Reply

    @Mohammed J.

    Bonjour, cher ami,

    Je voudrais, si tu le permets, réagir à certains points de ton dernier post.

    1- Concernant le terme islamiste.
    Il est vrai qu’il n’est pas vraiment approprié, mais il se trouve qu’il s’est tellement répandu qu’il est difficile de l’ignorer (son équivalent en arabe et islamiyoun). La question qui se pose est de savoir si nous en avons besoin. Demandons-nous d’abord si les Algériens sont en majorité musulmans. Le sont-ils d’après toi? Si la réponse est oui, alors force est de constater que certains parmi ces Algériens ont décidé de créer des partis ou mouvements politiques qui ont pour programme l’application de la chari’aa. Ceux parmi les Algérien(ne)s qui ne revendiquent pas l’application de la chari’aa sont-ils (elles) musulman(e)s ou non. Qui peut trancher cette question? Ibn Ruchd a été condamné par les ouléma de son époque et ses livres ont été brûlés. Était-il musulman ou non? Donc, le terme islamiste désigne les musulmans d’aujourd’hui qui militent dans des partis politiques qui veulent appliquer la chari’aa. Ils se distinguent des autres musulmans tels les nationalistes, par exemple, (de Messali Hadj à Abdelhamid Mehri) qui eux n’ont jamais demandé cela.

    2- Le problème que nous nous posons (celui réformer les sociétés musulmanes pour leur permettre de se hisser au niveau des nations occidentales dominantes sans renoncer aux valeurs islamiques) n’est pas nouveau. Djamal Eddine Al Afghani et Mohammed Abdou, ainsi que leurs disciples, se le sont posé au 19ème siècle et ils ont suggéré des stratégies qui n’ont malheureusement pas réussi. Leur échec a été suivi par la montée des mouvements nationalistes laïcisants. La question n’est, me semble-t-il, pas aussi simple que tu la présentes (tout est clair; nous avons le Coran, la Sunna et l’ijma’aa et il ne nous reste qu’à appliquer). Si c’était le cas, alors pourquoi les réformistes du 19ème siècle ont-ils échoué. Pourquoi, par exemple, le soufisme, les zaouiya et le maraboutisme étaient considérés comme des pratiques et des institutions utiles et conformes à la Tradition par certains et condamnés par d’autres. Il y a donc à toutes les époques une «remise des pendules à l’heure», un réajustement à la réalité, en révisant la compréhension qu’ont les musulmans de leur Tradition. Cette pratique a existé depuis les débuts de l’islam. La main-mise des Banu Umayya sur le khalifat n’était-elle pas dictée par l’expansion musulmane et les nécessités de gestion d’un empire immense?
    Aujourd’hui, il n’y a pas idjma’aa parmi les musulmans sur la façon d’appliquer la chari’aa. Le courant «islamiste» a des supporters et des opposants, et à moins de ne considérer comme musulmans authentiques que les premiers, il n’y a pas d’autre alternative que de permettre à tous les courants de s’exprimer et laisser le peuple choisir.

    3- Il me semble que poser la question du référentiel comme tu la poses (choisir entre la chari’aa ou la modernité) rend le problème insoluble. La réalité de l’Algérie d’aujourd’hui impose certaines choses aux partisans de la chari’aa et d’autres aux adeptes de la modernité. Qui peut ignorer l’entrée en force des jeunes filles dans les institutions éducatives et leur remarquable succès par rapport aux garcons? Qui peut ignorer l’aspiration générale à la liberté, au bien-être? Ceux qui se sont opposé à la parabole, au début des années 90, ont-ils réussi? D’autre part, nul ne peut ignorer l’attachement de l’immense majorité des Algériens à l’islam. Nous avons donc besoin d’innover et de trouver des solutions originales, que les gens de ma génération (la tienne aussi) ne pourront peut-être pas imaginer, car chaque génération trouve les voies originales pour avancer dans la vie. Nos mères qui portaient le haïk blanc et l’a’djar avaient-elles imaginé porter un jour autre chose? Et pourtant, elles ont fini par les troquer contre le hidjab, plus pratique pour se déplacer, car elles étaient appelées à se trouver à l’extérieur de la maison de plus en plus souvent. La vie est faite ainsi et je pense que c’est Dieu qui l’a voulue ainsi: mouvement perpétuel.

    Amicalement




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  • Lies
    3 mai 2010 at 0 h 24 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Au frère @ Mohamed Jabara.

    On pourra, malgré les divergences de vue, inconciliables à priori, continuer à discuter sereinement et fraternellement, jusqu’à trouver ce chemin commun qui nous mènera vers cette vérité qui a tendance à nous échapper.

    Partant du principe que ceux qui cherchent avec foi, trouvent.
    Ceux qui savent quoi demander et comment le demander, ils reçoivent.
    Ceux qui frappent à la bonne porte et savent que celui qui est derrière est bon et digne de confiance, on leur ouvrira.

    Il est évident que ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.

    Avec humilité, faisons-Lui confiance.

    Cette fois-ci, je ne fais pas de commentaires, en lieu et place je te dédie ce CHANT, qui décrit une communauté qui aime Dieu, et dont Dieu agrée les œuvres.
    Il multiplie sur elle ses riches bénédictions parce qu’elle respecte ses commandements basés sur ELMAHABA, et elle marche dans la droiture et l’intégrité.

    Refrain : Je voudrais qu’en vous voyant vivre,
    Étonnées, les gens puissent dire :
    Voyez comme ils s’aiment! Voyez leur bonheur!

    1.Qu’il y ait dans votre langage plein d’amour et de vérité;
    Qu’il soit clair, simple et sans ambages; qu’il soit bon comme un soir d’été!

    2.Mais plus forts que bien des paroles, vos regards toucheront les cœurs;
    La plus belle des paraboles c’est le chant de votre bonheur.

    3.Et devant tout ce que vous êtes, ils pourront voir les traits de Dieu;
    En voyant tout ce que vous faites, ils sauront qu’Il est avec eux.

    4.S’il est vrai qu’on reconnaît l’arbre en voyant la beauté des fruits;
    Je voudrais, quand ils vous regardent, qu’ils y voient les fruits de l’Esprit.

    Il doit être ainsi, (entre nous, parmi nous et autour de nous) en Algérie, ne trouves-tu pas?

    Qu’est ce qui empêche? Une immense question.

    Il faut savoir que Dieu aime tous les humains sans exclusive.
    Il cherche à les sauver tous, c’est à dire que tous aillent au Paradis.
    Mais il respecte le libre arbitre de chacun.

    C’est cette équation qu’il incombe à chacun de résoudre en toute liberté.

    J’espère que mes contributions vont dans le sens de l’appel du 19 mars, c’est mon vœu le plus cher.

    Fraternellement.




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  • Adel
    3 mai 2010 at 1 h 49 min - Reply

    @Mohammed J.

    Suite de mon précédent post.

    «Or , beaucoup se suffisent de généralités pour se définir et nous renvoient aux traditions ancestrales de leurs pères et grand pères (comme dit dans le Coran)»

    Je trouve que tu es un peu trop sévère envers ceux qui sont attachés aux traditions ancestrales, car il me semble que tu les compares aux Arabes de la djahiliyya.

    Je n’ai pas une connaissance suffisance de la doctrine islamique et je m’aventure donc sur un terrain que je ne maîtrise pas. Il me semble, cependant, qu’il y a dans le message coranique deux éléments fondamentaux qui occupent en nombre d’occurrences une très grande place par rapport au reste. Le premier est le monothéisme (qui est réaffirmé et précisé par rapport aux traditions judaïque et chrétienne) et le second est la solidarité avec les pauvres, les faibles, etc. En comparaison, combien de versets parlent de l’obligation de se couvrir pour les musulmanes?

    Le message coranique appelait au monothéisme une population qui était polythéiste. C’était une rupture radicale avec le passé et ceux qui continuaient à suivre leurs parents choisissaient le polythéisme. Par contre, nos parents sont musulmans et les suivre ne peut en aucun cas être assimilé à une erreur de l’ordre de celle que commettaient ceux qui choisissaient le polythéisme.

    Alors essayons de nous entendre sur la partie la plus importante du message coranique et acceptons les divergences qui concernent les aspects qui n’ont pas la même importance dans le Coran.

    Amitiés




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  • Mohamed J.
    3 mai 2010 at 19 h 58 min - Reply

    @ Adel.

    Bonjour mon cher ami,

    1- Merci d’avoir pris la peine de répondre à mon post. Mais bien sûr que je permets, le forum est fait pour ça ! Tu as constaté mon attachement à la discussion sereine depuis le temps. Il y a des choses qui me hérissent et je réagis en certaines occasions « en Algérien moderne » certes, mais je trouve que dans l’ensemble j’arrive à gérer et à supporter les attaques et insultes quand elles ne sont pas dirigées contre ma foi, contre l’unité nationale et/ou injustement contre d’autres internautes en des termes désobligeants. Mes accumulateurs débordent rapidement dans ce cas et j’explose. Je suis plus tolérant, je trouve, quand il s’agit de ma propre personne. Je termine ce point en disant que depuis le temps nous arrivons (du moins pour les pseudos qui ne changent pas au gré du vent pour nous dérouter) à savoir ce que peut penser l’un et l’autre et parfois à prévoir les réactions et à anticiper.

    2- Concernant le terme islamiste.

    Le terme islamiste vient de musulman. Il désigne un musulman actif et très proche de sa religion. Or tout musulman à ce devoir d’être actif et proche de sa religion. Donc ce terme tend à-faire une dichotomie entre musulmans basée sur des substrats qui ne devraient pas exister en terre musulmane ou tous les musulmans se valent ou devraient se valoir ou tendraient à devoir se valoir.

    On ne trouve pas d’équivalent de ce mot pour les autres religions du livre que sont le Judaïsme et le Christianisme, mais on le trouve pour les idéologies d’essence humaine. Ce qui veut dire que l’islam par ce vocable est considéré comme une idéologie, ce qu’il n’est pas, ce qu’il n’a jamais été. Dans la langue arabe islamiyoun et islamaouyoun tiré de la racine « slm » ont une consonance bizarroïde pour qui pratique cette langue et leur sens n’est pas précis car visant à dire qui pratique l’Islam ou qui veut le répandre, ce qui concorde parfaitement avec le terme « musulman ».

    On tend à désigner les islamistes comme des gens qui ont une idéologie propre qui veut implanter l’Islam en terre musulmane en ces temps « modernes ». Quelle est leur idéologie ? Le fait de vouloir appliquer la chariaa est il une idéologie ? Ce devrait être le vœu de tout musulman qui se désigne comme tel. De ce fait les désigner sous ce vocable les oppose en cette qualité au reste de la société qui se considère comme « moderne » et prend des distances avec l’Islam. Ce qui nous amène à dire que ceux qui ne prennent pas de distances avec la religion sont considérés comme ayant une idéologie et ceux qui veulent prendre des distances avec elles sont considérés comme modernes ou modernistes. Devrons nous prendre des distances avec notre religions et faire en sorte de n’appliquer que ce qui nous sied des sources principales ? Finalement c’est à ça que se ramène toute la question.

    3- Tu dis: « Demandons nous si les Algériens sont en majorité musulmans. »

    Il est entendu que les Algériens dans leur majorité font la profession de foi musulmane et personne de sensé n’irait leur dénier cette qualité ou les traiter de menteurs ou d’hypocrites, ce n’est pas moi qui vais te contredire sur ça, quand bien même dans les faits cela ne se traduit pas par une application stricte, le prophète lui même ne l’a pas fait qui savait par la voie de la révélation qui était hypocrite et qui ne l’était pas.

    Mais il un fait indéniable que la guerre qu’a livrée le colonisateur contre la religion musulmane en Algérie et son instrumentalisation qui nous coute tant en vies humaines et en discordes ont indéniablement affaibli son impact sur la population. Ce qui nous laisse deux possibilités: Soit on œuvre à réparer les dégâts, ou à accentuer la rupture et agir pour écarter l’influence de l’Islam sur nos vies.

    4-Avons nous besoin de ce terme.

    Si on admet que le peuple Algérien est musulman en majorité, créer des partis islamistes devient superflu et contre indiqué dans la mesure ou tous les partis son investis par des musulmans et ne peuvent agir contre les principes de leur foi.

    4-Modernité et Islam.

    Si je comprends bien, la modernité pour toi doit remettre en cause l’ordonnancement des sources transmissibles pour pouvoir s’établir ? Une remise des pendules à l’heure en revisitant la compréhension des traditions ? Et que devons nous faire de l’Idjmaa ?

    Devrons nous dire que les compagnons n’avaient pas suffisamment connaissance de la langue arabe et des préceptes de la religion dont ils ont côtoyé les causes de sa révélations et les interprétations faites par leur compagnon, le prophète lui même et que nous, après 15 siècles en avons meilleure connaissance et compréhension ou devrons nous dire que la religion musulmane se fonde sur une révélation qui ne procédait pas de l’omniscience ?

    Si en Islam il est admis d’adapter dans le cadre des « sources secondaires » ou « intellectuelles » qu’a décrites Maitre Simozrag, et à leur tête l’analogie (quyas), les coutumes (orf), etc…le droit musulman à la réalité et à la modernité, il n’est pas admis de toucher aux sources principales ou« transmises » que sont les trois sources précitées. Difficulté majeure pour un musulman, même « moderniste ».

    5- Laisser le peuple choisir.

    D’accord avec toi sur ce point, cela permet aux individus de laisser leur responsabilité se diluer dans celle de la masse communautaire, mais nous ne sommes pas exempts d’expliquer les obligations religieuses, même après que la décision communautaire est prise. Mais ne s’agit pas là de mauvaise foi lorsque les choix contreviennent au dispositif légal de l’Islam ?

    6-Le référentiel.

    La réalité est fonction des apports des uns et des autres et dépend du contexte dans sa manifestation. Le contexte de notre réalité se définit par une usurpation du pouvoir qui se perpétue et le peuple est isolé de l’exercice du pouvoir. Il en résulte pour lui une inculture politique que seule la Kabylie à su dépasser en raison de facteurs accidentels dans son parcours. Il faudra arriver à créer les conditions d’un réveil Historique de notre peuple avant de parler de réalité dans le sens ou tu l’entends. Un réveil Historique comme celui qui a conduit à Novembre du siècle passé. Pour l’instant nous dormons et ne faisons que faire d’affreux cauchemars. Ce ne sont pas les cauchemars qui sont significatifs par eux mêmes mais les raisons qui poussent à les avoir. C(est aux causes qu’il faut s’attaquer et non pas aux effets.

    Ce n’est que lorsque ce réveil Historique aura lieu que le référentiel Algérien sera UN et qu’il pourra déterminer les orientations salutaires, mais pour l’instant, les deux référentiels que j’ai cités et qui agissent comme des ondes sismiques dans la société ont des harmoniques qui vont dans des sens qui font qu’ils ne peuvent que s’annuler après avoir produit pas mal de dégâts.

    7-Opposition chariaa modernité.

    Opposer la charia à la modernité est un non sens. Car la chariaa n’est pas contre le savoir, contre la science, contre la modernité , je l’ai déjà dit et je le répète, une règle scientifique avérée peut abroger un verset en droit musulman. L’islam est universel et il n’y a aucune différence entre les musulmans hommes ou femmes ( « annissa ‘ ou chaka ‘ ikou arridjali النساء شقائق الرجال -Hadith ») (Les femmes sont les égales des hommes).

    J’ai l’impression que tu m’a mal compris, je n’oppose pas la chariaa à la modernité, j’oppose l’occidentalisation à la civilisation islamique dont fait partie l’Algérie sans conteste, ce qui n’est pas pareil. Être moderne ne signifie aucunement s’occidentaliser pour le devenir mais et je l’ai dit, prendre les valeurs qui peuvent s’imbriquer dans les notres sans créer ce césure avec notre passé et sans le perturber.

    C’est finalement ce que tu développes quand du fais le parallèle entre « 3adjar » et « hidjab ».

    Amitiés.




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  • Mohamed J.
    3 mai 2010 at 21 h 32 min - Reply

    @ Lies.

    Mon cher frère, je n’ai jamais dit que je suis contre les gens du Livre, au contraire, je m’inscris dans la lignée des musulmans des premières heures qui leur vouaient un respect total. Et je te respecte comme je respecterais tout musulman ou tout juif ou tout chrétien qui se respecte.

    Je te remercie pour ton attention. Notre prophète (saaws) à trouvé un jour Omar en train de lire. Il lui demanda ce qu’il lisait et Omar de répopndre que c’étaient les évangiles. Le prophète lui dit: « Laisse ça. Nous avons mieux: le Coran ».

    Merci pour tes prières.
    Voici la référence pour que les internautes puissent mieux les apprécier.
    Éd. Pontbriand : D’après Jean 15, 8-17; Robert Lebel.

    Je peux discuter de tout avec toi sans problème et je peux m’accorder avec toi ou avoir des divergences, ce qui dans les deux cas nous ferait avancer tous les deux. Mais discuter de la religion se heurterait à un verset impératif qui ordonne au musulman de ne pas polémiquer avec les gens du Livre. Je pense que c’est cette réponse que tu attendais.

    Je te salue fraternellement et pardonne moi si par le passé je t’ai heurté, je sais que tes motivations sont sincères et désinteressées, mais nous sommes tous Algériens « quart de tour ».

    Quant à la question de savoir si tu est dans le cadre de l’appel du 19 Mars, je trouve que la question posée à la fin de ton post remet en cause tout ce qui la précède, mais ma3lich.Le frère Salah Eddine Sidhoum voudra certainement te répondre sur ça.




    0
  • Lies
    4 mai 2010 at 17 h 12 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Frère @ Mohamed Jabara.

    En un clic sur le net tu as pu trouver toute l’information utile sur le Chant fraternel que je t’ai dédié dans mon post précédent.

    Il suffit de chercher, savoir chercher comme tu le fais si bien, et Euréka tout nous est servi avec générosité. Quel plaisir et quelle satisfaction!

    Tu vois les bienfaits de la technologie en général et de l’internet en particulier, cette nouvelle technologie de la communication qui est en train de révolutionner le monde et de changer de fond en comble avec une rapidité effarante la configuration de la planète et de l’humanité.

    Tout désormais s’expose au changement, c’est comme un torrent en furie, extrêmement puissant qui charrient tout sur son passage.

    Il ne nous donne le choix ni de stagner, ni d’aller à contre courant.

    Le seul choix qu’il nous donne, qui nous échoit, est d’avancer avec l’ensemble.

    Mais pas n’importe comment, car il y a avancer et avancer. La chose n’est surtout pas aisée. Alors, pas du tout.

    Car si l’on n’y prend garde, le moindre manque de vigilance, le moindre faux calcul aussi minime soit-il, nous éjectera violemment de la trajectoire et nous mettra hors course avec en sus des traumatismes graves.

    Ça sera alors difficile de se remettre dans la course et espérer arriver avec les premiers vers les estuaires annonciateurs d’une mer calme où il nous sera aisé d’y poser le pied sur une de ses plages et explorer les bienfaits de la terre qui s’offre devant nous.

    Quand on tient le gouvernail d’une embarcation, quand on est responsable des gens et des biens qu’on transporte, on doit avoir l’œil vif, anticiper sur la dangerosité des virages qu’on va négocier, et ne pas négliger le détail aussi insignifiant qu’il puisse paraitre.

    Car c’est devant le détail et l’importance qu’on devra lui accorder, qu’on reconnait le conducteur vigilant et prévoyant qui est capable de mener à bon port.

    Tout ce détour frère @ Mohamed Jabara, pour traduire par cette parabole de fleuve déchainé, ce qu’est la modernité, de ce que sont ses dangers, de l’absence d’alternative afin de pouvoir la contourner, de la nécessité de posséder les atouts suffisants pour vaincre les épreuves et défis et finalement triompher de la complexité du voyage qu’on n’a pas le choix d’éviter.

    Il reste que cette technologie, qui peut faciliter par bien des cotés la vie, obéit elle aussi, à cette vérité qui s’impose à tous : ‘’ toute chose et/ou toute invention, ne peut être bonne ou mauvaise que selon l’usage que l’on en fait’’.

    Enfin, je ne te cache pas que je suis content de la tournure sage et responsable qu’avaient pris les discussions ces derniers jours, et avec la contribution du frère @ Adel, qui le moins qu’on puisse dire ne laisse pas indifférent et pousse chaque fois à l’effort intellectuel.

    Ceci étant, reçois de ma part ce début de réponse, dont la promptitude m’est dictée par les règles de la bienséance dont je suis l’heureux otage.

    Une suite de commentaires, d’arguments et de questions suivront, pour les quels je prendrais le temps utile pour les formuler.

    Il sera, entre autres question, d’Omar Ibn el Khattab concernant l’anecdote que tu m’as racontée dans ton précédent post, et également du célèbre Ouali Essalah Sidi Abdelkader El jilani dont, moi, je voudrais te raconter la partie de l’histoire qui interesse notre débat.

    Fraternellement.




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  • Adel
    4 mai 2010 at 19 h 32 min - Reply

    @Mohammed J.

    Bonjour,

    Je vois que le terme islamiste te dérange beaucoup. Je n’y tiens pas particulièrement. Il désigne cependant une réalité qu’il faudra bien nommer d’une autre façon. On trouve dans la littérature d’autres termes en français qui ont tous un sens péjoratif : islam politique, extrémisme musulman, intégrisme, fondamentalisme, etc. J’ai donné dans mon post précédent l’exemple des partis nationalistes (ENA, PPA, MTLD, FLN) au sein desquels militaient des musulmans qui n’avaient pas explicitement inscrit dans leur programme l’application de la chari’aa. Il faudra bien différencier, d’une manière ou d’une autre, ces partis de ceux qui militent pour l’application de la chari’aa. Il s’agit là d’une différence majeure. C’est un des effets de cette modernité qui a fait intrusion dans les sociétés musulmanes. Tous les Algériens sont musulmans, mais ils n’ont pas tous la même vision de la relation qui doit exister entre la politique (l’État, le pouvoir, etc.) et la chari’aa (Tradition). J’ai aussi cité dans mon post précédent le soufisme, le maraboutisme et les zaouiyas. Ces institutions sont-elles conformes à la chari’aa? Elles ont joué un grand rôle au Maghreb pendant plusieurs siècles.

    Pour toi, les choses sont claires : il y a le Coran, la Sunna et l’ijma’aa, qui ont tout prévu et ne peuvent pas être modifiés. Il me semble, cependant que l’ijma’aa dont tu parles s’est fait sur certaines questions importantes, pour le sunnisme, le chi’isme et l’ibadhisme, séparément, et au sein du sunnisme, pour chaque école juridique séparément. Y a-t-il aujourd’hui consensus (ijma’aa) dans tout le monde musulmans en ce qui concerne l’État et le pouvoir? Il est clair que cet ijma’aa n’existe pas. Qui a raison: celui qui veut une république, une monarchie, un émirat ou la restauration du khalifat ottoman? Qui peut imposer une forme donnée d’État en se basant sur la chari’aa?

    Revenons maintenant à une question centrale qui me préoccupe et sur laquelle j’aimerais avoir ton avis. Samir Amin (qui s’inscrit dans le courant marxiste) dit que la modernité est fondée sur le principe que les êtres humains, individuellement et collectivement, font leur histoire. Cela signifie en d’autre termes qu’ils décident de leur système de gouvernement, font leurs lois, élisent leurs dirigeants, etc. Pour certains, cela va à l’encontre de la doctrine islamique qui dit que la souveraineté n’appartient qu’à Dieu est seule sa Loi (la chari’aa) doit s’appliquer. Vues sous cet angle, les deux positions paraissent inconciliables. J’aimerais cependant aborder la question différemment. Si le musulman est tenu de respecter les commandements divins, il n’est pas en revanche tenu de subir la tutelle d’autres musulmans, qu’ils soient militaires ou oulémas. Il est libre de se déterminer en utilisant sa raison, au sein de la communauté, et de donner son avis sur toute chose. Si nous mettons des limites à cette liberté, cela signifie que l’individu est mis sous la tutelle de ceux qui sont plus savants ou plus puissants que lui. Tu me diras que Dieu demande aux musulmans de s’en remettre à ceux qui sont plus savants qu’eux. C’est vrai, mais cette soumission doit être volontaire. C’est par sa foi que le musulman adhère à ce principe et nul n’a le droit de l’y obliger. Et le musulman n’est pas tenu de suivre aveuglément les ouléma. Il doit faire un effort pour comprendre ce qu’ils disent. Ces oulémas doivent gagner le respect de la communauté par leur savoir et l’exemple qu’ils donnent.

    Les éducateurs doivent jouer leur rôle et éclairer les individus afin d’élever leur niveau et leur permettre ainsi de faire des choix de plus en plus pertinents. Mais il ne peuvent imposer leur point de vue à tous les membres de la communauté. Il me semble que les principes qui sont à la base des démocraties modernes ne disent pas autre chose.

    Amitiés




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  • Mohamed J.
    4 mai 2010 at 20 h 10 min - Reply

    @ Liès.

    Mon cher ami.

    L’Homme avance vers l’Oméga tel que le définit le Père Theilard de Chardin depuis les origines et pas seulement avec la technologie actuelle.

    L’Histoire de l’Homme à toujours été ainsi depuis Adam que la guidance prophétique venait appuyer la quête humaine de vérité et remettre l’homme le cas échéant sur la bonne voie de la sagesse et de la science . La route de l’Homme est jalonnée en effet de prophéties qui on amené graduellement l’Homme à prendre conscience de son être et de sa responsabilité jusqu’au scellement de cette prophétie par l’avènement de l’Islam.

    L’apport scientifique de la civilisation qu’a initiée cette prophétie à mis l’humanité sur rail définitivement et de façon à ce que tous les domaines de la science prennent le chemin qui conduit à la technologie actuelle. L’essor scientifique induit par la civilisation musulmane à été un tournant définitif, une rupture par rapport à tout ce qu’a connu auparavant l’Homme. Un changement qualitatif, qui ne permet plus de retour possible en arrière. Ce n’est pas maintenant en effet seulement que ce retour n’est plus possible. Il n’est plus possible depuis que la prophétie a été scellée et que l’Homme est devenu totalement responsable, de lui même, de sa famille, de ses voisins, de son quartier, de sa ville, de son pays des pays voisins, du continent ou se situe son pays ,de la planète entière et de tout ce qui s’y trouve.

    Le détail mon cher frère est l’endroit ou se cache le diable, il n’est aucunement utile de s’y attarder, au contraire, celui qui est responsable prévoit le long terme, accorde plus d’importance au devenir qu’aux accidents de parcours, qui sont nécessaires et inéluctables, car nul ne peut monter s’il ne tombe et retombe avant d’apprendre.

    Le stratège, homme sage par définition, vise des objectifs lointains et et ne s’attache qu’a l’emploi qu’il va faire des ressources fluctuantes et toujours limitées qu’il peut trouver en cours de route et qui à chaque étape lui dictent de nouvelles orientations en fonction du but qu’il s’est assigné. Les détails ne l’intéressent pas.




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  • Mohamed J.
    4 mai 2010 at 21 h 14 min - Reply

    @ Adel voici trouvé ici :http://www.islam-qa.com/ar/ref/974, un post qui pourrait expliciter la question mieux que moi.J’espère que tu lis l’arabe, sinon je te le traduis volontiers.

    Amicalement.
    —————–

    كفر من يحكم بغير ما أنزل الله

    السؤال : هل الحكم بغير الشريعة كفر أكبر أم كفر أصغر؟.

    الجواب :

    الحمد لله
    لقد أمر الله سبحانه وتعالى بالتحاكم إليه وتحكيم شرعه وحرّم الحكم بغيره كما يتضّح ذلك في عدد من آيات القرآن الكريم ومنها ما تضمّنته سورة المائدة التي اشتملت على عدد من الآيات التي تتحدّث عن الحكم بما أنزل الله ومواضيعها تدور على ما يلي :

    ـ الأمر بالحكم بما أنزل الله كما في قوله تعالى : ( وأن احكم بينهم بما أنزل الله ) آية 49

    ـ التحذير من التحاكم إلى غير ما أنزل الله كما في قوله عز وجل : ( ولا تتبع أهواءهم ) آية 49

    ـ التحذير من التنازل عن شيء من الشريعة مهما قلّ كما في قوله تعالى : ( واحذرهم أن يفتنوك عن بعض ما أنزل الله إليك ) آية 49

    ـ تحريم ابتغاء حكم الجاهلية كما جاء ذلك بصيغة الاستفهام الإنكاري في قوله عز وجل : ( أفحكم الجاهلية يبغون ) آية 50

    ـ النصّ على أنه لا أحد أحسن من الله في الحكم كما قال عز وجلّ : ( ومن أحسن من الله حكما لقوم يوقنون ) آية 50

    ـ النصّ على أنّ من لم يحكم بما أنزل الله فهو كافر وظالم وفاسق كما في قوله تعالى : ( ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الكافرون ) آية 44 وقوله : ( ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الظالمون ) آية 45 وقوله : ( ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الفاسقون ) آية 47

    ـ النصّ على أنّه يجب على المسلمين الحكم بما أنزل الله ولو كان المتحاكمون إليهم كفارا كما قال عز وجل : ( وإن حكمت فاحكم بينهم بالقسط ) آية 42

    فالحكم بغير ما أنزل الله مناف للإيمان والتوحيد الذي هو حقّ الله على العبيد ، وقد يكون الحكم بغير ما أنزل الله كفرا أكبر وقد يكون كفرا أصغر بحسب الحال فيكون كفرا أكبر مخرجا من ملة الإسلام في حالات منها :

    1 ـ من شرّع غير ما أنزل الله تعالى : فالتشريع حق خالص لله وحده لا شريك له ، من نازعه في شيء منه ، فهو مشرك ، لقوله تعالى : { أم لهم شركاء شرعوا لهم من الدين ما لم يأذن به الله } .

    2 ـ أن يجحد أو ينكر الحاكم بغير ما أنزل الله ـ تعالى ـ أحقية حكم الله ـ تعالى ـ ورسوله صلى الله عليه وسلم ، كما جاء في رواية لابن عباس ـ رضي الله عنهما ـ في قوله ـ تعالى ـ : { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الكافرون } حيث قال : ( من جحد ما أنزل الله فقد كفر ) .

    3 ـ أن يفضل حكم الطاغوت على حكم الله ـ تعالى ـ سواء كان هذا التفضيل مطلقاً ، أو مقيداً في بعض المسائل قال تعالى : ( أفحكم الجاهلية يبغون ومن أحسن من الله حكماً لقوم يوقنون } .

    4 ـ من ساوى بين حكم الله ـ تعالى ـ وبين حكم الطاغوت ، قال ـ عز وجل ـ: { فلا تجعلوا لله أنداداً وأنتم تعلمون } .

    5 ـ أن يجوّز الحكم بما يخالف حكم الله ورسوله . أو يعتقد أن الحكم بما أنزل الله ـ تعالى ـ غير واجب ، وأنه مخيّر فيه ، فهذا كفر مناقض للإيمان . فأنزل الله عز وجل ـ: { يا أيُّها الرسول لا يحزنك الذين يسارعون في الكفر } إلى قوله تعالى :{ إن أوتيتم هذا فخذوه } [ سورة المائدة الآية : 41] يقول ائتوا محمداً صلى الله عليه وسلم ، فإن أمركم بالتحميم والجلد فخذوه ، وإن أفتاكم بالرجم فاحذروه ، فأنزل الله تعالى ـ: { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الكافرون } .

    6 ـ من لم يحكم بما أنزل الله ـ تعالى ـ إباءً وامتناعاً فهو كافر خارج عن الملة . وإن لم يجحد أو يكذِّب حكم الله تعالى . ومما يمكن إلحاقه بالإباء والامتناع : الإعراض ، والصدود يقول ـ تعالى ـ {ألم تر إلى الذين يزعمون أنهم آمنوا بما أُنزل إليك وما أُنزل من قبلك يُريدون أن يتحاكموا إلى الطاغوت وقد أُمروا أن يكفروا به ويريد الشيطان أن يضلّهم ضلالاً بعيداً . وإذا قيل لهم تعالوا إلى ما أنزل الله وإلى الرسول رأيت المنافقين يصدُّون عنك صدوداً }.

    7 ـ من ضمن الحالات التي يكون الحكم بغير ما أنزل الله ـ تعالى ـ كفرا أكبر ، ما قاله الشيخ محمد بن إبراهيم عن تشريع القانون الوضعي وتحكيمه : وهو أعظمها ، وأشملها ، وأظهرها معاندة للشرع ، ومكابرة لأحكامه ، ومشاقة لله ورسوله ، ومضاهاة بالمحاكم الشرعية إعداداً ، وإمداداً ، وإرصاداً ، وتأصيلاً ، وتفريعاً ، وتشكيلاً ، وتنويعاً ، وحكماً ، وإلزاماً ، ومراجع مستمدات .

    ومما سبق يمكن تلخيص بعض الحالات التي يكون فيها الحكم بغير ما أنزل الله شركا أكبر :

    ( 1 ) من شرّع غير ما أنزل الله

    ( 2 ) أن يجحد أو ينكر أحقيّة حكم الله ورسوله

    ( 3 ) تفضيل حكم الطاغوت على حكم الله تعالى سواء كان التفضيل مطلقا أو مقيدا

    ( 4 ) من ساوى بين حكم الله تعالى وحكم الطاغوت

    ( 5 ) أن يجوّز الحكم بما يخالف حكم الله ورسوله أو أن يعتقد أنّ الحكم بما أنزل الله ليس بواجب أو أنه مخيّر فيه

    ( 6 ) الإباء والامتناع عن الحكم بما أنزل الله

    وبالحديث عن مظاهر هذا القسم يتبين ويتوضّح فمن مظاهر ما يعدّ كفرا أكبر ما يلي :

    1- تنحية الشريعة عن الحكم وإلغاء العمل بها كما فعل مصطفى كمال في تركيا وغيره وقد ألغى المذكور العمل بمجلة الأحكام العدلية المستمدّة من المذهب الحنفي وأحلّ بدلا من ذلك القانون الوضعي .

    2- إلغاء المحاكم الشرعية

    3- فرض القانون الوضعي للحكم بين الناس كالقانون الإيطالي أو الفرنسي أو الألماني وغيرها أو المزج بينها وبين الشريعة كما فعل جنكيز خان بكتاب الياسق الذي جمعه من مصادر متعددة ونصّ العلماء على كفره .

    4- تقليص دور المحاكم الشرعية وحصرها في النّطاق المدني بزعمهم كالنكاح والطّلاق والميراث

    5- إنشاء محاكم غير شرعية .

    6- طرح الشريعة للاستفتاء عليها في البرلمان وهذا يدلّ على أنّ تطبيقها عنده متوقّف على رأي غالبية الأعضاء

    7- جعل الشريعة مصدرا ثانويا أو مصدرا رئيسا مع مصادر أخرى جاهلية بل وحتى قولهم الشريعة هي المصدر الأساسي للتشريع هو كفر أكبر لأن ذلك يفيد تجويز الأخذ من مصادر أخرى

    8- النصّ في الأنظمة على الرجوع إلى القانون الدولي أو النصّ في الاتفاقيّات على أنه في حال التنازع يُرجع إلى المحكمة أو القانون الجاهلي الفلاني

    9- النصّ في التعليقات العامة أو الخاصة على الطعن في الشريعة كوصفها بأنها جامدة أو ناقصة أو متخلّفة أو أنّ العمل بها لا يتناسب مع هذا الزمان أو إظهار الإعجاب بالقوانين الجاهلية .

    وأما متى يكون الحكم بما أنزل الله كفرا أصغر لا يُخرج عن الملّة ؟

    فالجواب أنّ الحاكم أو القاضي يكون حكمه بغير ما أنزل الله كفرا أصغر غير مخرج عن الملّة إذا حكم في واقعة ما بغير ما أنزل الله معصية أو هوى أو شهوة أو محاباة لشخص أو لأجل رشوة ونحو ذلك مع اعتقاده بوجوب الحكم بما أنزل الله وأنّ ما فعله إثم وحرام ومعصية .

    أمّا بالنسبة للمحكوم بالقوانين الجاهلية فإن تحاكم إليها عن رضى واختيار فهو كافر كفرا أكبر مخرجا عن الملّة وأماّ إن لجأ إليها إكراها واضطرارا فلا يكفر لأنه مكره وكذلك لو لجأ إليها لتحصيل حقّ شرعي لا يحصل عليه إلا بواسطتها مع اعتقاده بأنها من الطاغوت .

    هذا والله تعالى أعلم وصلى الله على نبينا محمد ..

    الإسلام سؤال وجواب
    الشيخ محمد صالح المنجد




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  • Rabinho
    4 mai 2010 at 22 h 59 min - Reply

    Ma reconnaissance pour les efforts consentis d’une pédagogie assez fluide et convaincante de la part des sages de ce forum , qui se reconnaitront sans les nommer .
    Nous en avons vraiment besoin de gens comme vous ! Sans relâche et sans perdre patience , vous faites preuve d’une grande sagesse . Que Dieu vous le rendra et vous donnera l’équivalent de vos immenses cœurs et vos larges tolérances .
    C’est avec délectation que je vous lis et en savourer la manière fluide dans vos développements et les propos rationnel qu’un illuminé peut avoir !
    Je suis fier qu’il y a des Algériens comme vous ! Si d’autres qui ont vos capacités et vos talents s’y mettent , on gagnerait un précieux temps pour parvenir à notre idéal !
    Merci à vous , pour votre engagement et votre temps accordé à nous . Toutes mas gratitudes , vous méritez beaucoup d’encouragements !
    Que Dieu vous garde et vous prête la force nécessaire !

    Sincèrement Rabinho!




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  • Lies
    5 mai 2010 at 4 h 59 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Frère @ Mohamed Jabara.

    Ça dépend quelle signification tu donnes au terme DÉTAIL.

    Pourtant j’ai été explicite en parlant de l’importance que nous devons accorder au DÉTAIL dans mon précédent post, que nous n’avons pas le droit de négliger, afin d’assurer la précision, la maitrise et la justesse de tout ce que nous entreprenons.

    Car pour moi, négliger le détail comme tu te plais à le soutenir, que ce soit dans une enquête policière, ou dans toute étude, analyse ou examen d’une chose donnée, c’est se condamner à l’erreur à cout, moyen ou a long terme.

    Occulter le détail, c’est à mon avis sombrer dans les généralités et donc dans l’arbitraire.

    Lorsque on trace une ligne droite sur des centaines de kilomètres, si on dévie d’un millimètre au premier kilomètres, de combien de mètres aura-t-on dévié au km cent, au km 200 et ainsi de suite?

    Est ce que la ligne restera toujours droite ou deviendra-t-elle oblique?

    Est ce qu’on atteindra le point que nous nous sommes fixés ou bien passera-t-on à côté?

    Et si cette droite représente la justice, si on la fausse d’un petit millimètre, on aura corrompu toute la ligne.

    C’est juste pour te rappeler l’importance du détail et ce n’est pas, pour moi, l’endroit ou se terre le diable comme tu le dis. C’est même,selon moi, plus juste et plus saint celui qui y est présent.

    L’étincelle de la vérité pourra jaillir de ce détail, meskine.

    Je te raconte une anecdote d’un roi qui parle de la tomate.
    La tomate pourrait être pour d’aucuns un détail, une futilité dont il serait ridicule d’en parler, de surcroit quand on est roi.

    Voici l’anecdote que beaucoup connaissent pour l’avoir regardé en tant que téléspectateurs.

    La célèbre journaliste Anne Sinclair de TF1 est venue interviewer feu le roi Hassan II dans son palais de Rabat.

    Après avoir fait le tour des questions de politique régionale et nationale et évoqué les grandes questions de l’heure, elle réserva pour la fin de l’émission, comme tout journaliste brillant qui se respecte, la question qui assomme, qui désarçonne ou comme on dit dans le jargon, qui fâche ou qui embarrasse.

    Elle lui dit: Votre majesté combien, de prisonniers politiques sont en détention au Maroc?

    Il lui répondit: Je l’ignore, adressez votre question au ministre de la justice, il vous renseignera mieux que moi.

    Étonnée ou bien simulant l’étonnement elle renchérit:
    Votre majesté, si vous ignorer la réponse a une question aussi importante, alors quelles sont les choses importantes qui ont de la valeur à vos yeux.

    Il lui répondit avec l’assurance et la conviction toutes royales: Je m’intéresse au prix de la tomate sur le marché, car je me souci de ce que, comment vit mon peuple et de la réalité de son pouvoir d’achat.

    Anne Sinclair resta coite.

    Si on suit votre raisonnement frère @ Jabara Mohamed, la tomate est un détail dont il ne faudra pas parler.

    Des exemples comme ça ou le détail a toute son importance, dans d’autres domaines, il y en a à profusion

    Par ailleurs lorsque tu parles de l’Omega et tu dis que tout sage doit tendre vers l’oméga, et ne pas s’attarder sur le détail, est ce que je peux avoir une réponse dans votre prochain post à la question suivante?

    Qui a dit: »Je suis l’Alpha et l’Oméga ». Et Il dit Un peu plus loin:  »Je suis le chemin, la vérité et la vie ».

    Une autre question si je n’abuse de votre patience.

    Dans ton précédent post tu as dit que le prophète a surpris Omar Ibn El Khattab entrain de lire les évangiles.

    Il lui a dit de s’abstenir car il y a tout et mieux dans le Coran.

    Ma question: Qu’aurait-il découvert Omar Ibn El Khattab, dans les évangiles s’il n’avait pas été interrompu par le prophète?

    Eh bien figures-toi frère @ Mohamed Jabara que plusieurs musulmans de renom, après le khalife Omar, en l’occurrence de célèbres soufis ont lu la thora et les évangiles et s’en sont inspirés pour élaborer leur doctrines et peaufiner leurs enseignements, dont le célèbre Ouali essalih sidi Abdelkader el Djilani, pour ne citer que lui.

    C’est indéniable, les musulmans de l’époque des khalifes et de celle de l’Andalousie musulmane étaient plus ouverts aux gens du livre que les musulmans d’aujourd’hui.

    Fraternellement.




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  • Mohamed J.
    5 mai 2010 at 8 h 26 min - Reply

    @ Adel.

    Je rectifie le sens que tu as compris de mes propos: Je dis que c’est le Coran qui dit que Coran, la Sunna et le Consensus, constituent le cadre général et inamovible pour le musulman, dans lequel doit se mouvoir son effort d’interprétation. Ce qui est différent.

    يا ايها الذين آمنوا اطيعوا الله واطيعو الرسول واولي الا مر منكم فان تنازعتم في شيء فردوه الى الله والى السول ان كنتم تؤمنون بالله وباليوم الآخر,
    قرآن كريم

    Obeissez à Dieu :Le Coran,$
    Obeissez à son prophète: La sunna
    Et à ceux investis de pouvoir: Le consensus.
    et s’il y a des difficultés renvoyez les à
    Dieu : Le Coran
    et à son prophète : La Sunna.

    Il semble que la vision de l’Islam telle qu’elle découle des textes et la vision des politiques actuels divergent et qu’elles sont inconciliables.

    Les sunnites et les chiites admettent tous les deux le Coran et la Sunna comme cadre inamovible dans lequel l’interprétation doit se faire. Les sunnites lui adjoignent à la différence des chiites le consensus.

    Tout travail d’adaptation ne peut se faire que dans ce contexte sinon il devient novation, a propos de laquelle le prophète (saaws) dit: »Toute novation est erreur et toute erreur dans le feu »(de la géhenne que Dieu nous en préserve).

    كل بجعة ضلالة وكل ضلالة في النار
    حديث شريف

    @ Liès.

    1-Je ne dis pas que le détail n’a aucune importance, je dis qu’il est négligeable dans certaines circonstances. Ce n’est pas un centime de plus ou de moins qui va changer les choses quand on brasse des milliards.

    2-Abdelkader El Djillani est Soufi. La branche soufie en Islam n’est pas l’Islam, c’est une branche et elle est minime.C’est un détail.

    3-Dans l’exemple de la tomate, le Roi voulait démontrer que la justice sociale pour l’ensemble de la population est plus importante que la justice pour quelques individus. Le détail ici ce n’est pas la tomate, car elle concerne tous les marocains, mais le nombre de personnes emprisonnées pour des causes politiques qui sont un minorité et donc pour lui, de son point de vue, un détail.




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  • Mohamed J.
    5 mai 2010 at 10 h 28 min - Reply

    4-J’ai oublié de dire que la journaliste que tu cites est connue pour son inimitié envers les musulmans en général.




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  • Adel
    5 mai 2010 at 16 h 15 min - Reply

    @Mohammed J.

    Bonjour,

    «Si je comprends bien, la modernité pour toi doit remettre en cause l’ordonnancement des sources transmissibles pour pouvoir s’établir ? Une remise des pendules à l’heure en revisitant la compréhension des traditions ? Et que devons nous faire de l’Idjmaa ?»

    Voilà un point qui me paraît important et qui mérite quelques développements.

    Il y a lieu de noter en premier lieu que ce n’est pas la modernité qui impose ou dicte le changement, mais ce sont les musulmans qui se sentent «dépassés par les événements» depuis que les Européens sont venus les occuper au 19ème siècle. La situation ne cesse de s’aggraver depuis, car les avancées scientifiques et technologiques réalisées par les Occidentaux durant le 20ème siècle n’ont pas d’équivalent dans l’histoire de l’humanité. Le fossé se creuse de manière exponentielle. Le défi que lance la modernité européenne aux musulmans n’est pas imaginé par les «modernistes»; ce n’est pas un complot ourdi par hizb frança. C’est une réalité. Tout nous vient de l’Occident, y compris les armes que nous sommes sensés utiliser pour défendre notre pays contre d’éventuels envahisseurs occidentaux.

    Face à cette situation, il y a deux choix possibles. Le premier c’est d’ignorer cet Occident et son avancée scientifique et technologique. Cesser tout rapport avec lui et vivre comme vivaient les Algériens avant l’occupation coloniale. Est-ce possible? Et même si nous pouvions le faire, pourrions-nous, en utilisant les armes du 19ème siècle, résister une seule journée face à la puissance militaire de l’Occident qui viendrait occuper nos contrées pour s’emparer de notre pétrole? Ce choix ne tient donc visiblement pas la route.

    La seconde solution, c’est de nous adapter, changer. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut changer, car la situation actuelle ne satisfait aucun musulman. Il y a eu depuis le 19ème siècle plusieurs moments dans ces tentatives d’adaptation, dont j’ai parlé dans mes précédents posts : le mouvement de la Nahda initié par El Afghani et Abdou, puis le mouvement nationaliste laïcisant et aujourd’hui le courant «islamiste» ou salafiste.

    Qu’est-ce qui doit changer et dans quel sens? Telle est la question pour laquelle il y a plusieurs réponses. Devons-nous partir de la réalité et essayer de dégager des solutions viables ou devons-nous chercher ces solutions dans le passé lointain, la cité idéale de Médine du temps du Prophète (saaws)?

    Il me semble que la seule démarche raisonnable est d’analyser la réalité politique, économique et sociale de notre pays et d’essayer de réformer ce qui doit l’être afin d’améliorer le résultat global. La démocratie, la liberté d’expression, l’indépendance de la Justice, la justice sociale, le respect des droits de la personne, le droit à l’instruction et au travail pour les femmes, ne sont-ce pas là des aspirations profondément et durablement enracinées dans la société algérienne? Ces aspirations n’ont-elles pas acquis de plus en plus de force depuis l’indépendance? Ces aspirations sont-elles contraires à la chari’aa?

    Si nous prenons la question de la forme de l’État, par exemple, pour le musulman séoudien ou marocain d’aujourd’hui, la seule forme légitime est la monarchie. Pour l’Algérien, c’est la république. Que dit la chari’aa à ce sujet? L’État séoudien, soutenu en cela par ses ouléma, qui interdit aux femmes de conduire une voiture agit-il conformément à la chari’aa? Comment pouvons-nous trouver des réponses à ces questions si les ouléma, dans de chaque pays musulman, decrètent une fois pour toutes que tout a été dit par les Anciens et qu’il n’y a pas lieu de chercher de nouvelles réponses?

    Il me semble que la recherche de nouvelles réponses et solutions est inévitable, car le monde d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui du 7ème siècle. Qu’est-ce qui peut être discuté? Il me semble que tout peut être discuté et les décisions finales seront prises en appliquant le principe de l’ijm’aa, mais il s’agit de l’ijma’aa entre les musulmans d’aujourd’hui, dont les aspirations et la vision du monde ne coincident pas forcément avec celles des Anciens. Il me semble aussi qu’en dehors de la doctrine elle-même (les 5 piliers), tout ce qui concerne la vie politique, économique et sociale des musulmans peut être discuté.

    Les choses ont toujours fonctionné ainsi dans le monde musulman, jusqu’à ce que le despotisme s’installe durablement et que la civilisation musulmane commence à décliner. Les musulmans des 8ème-10ème siècles n’avaient pas peur du débat contradictoire et la communauté était traversée par toutes sortes de courants d’idées. C’est avec cette tradition d’interrogation et de recherche incessante de la vérité que nous devons renouer, si nous voulons redonner vie au grand corps inerte qu’est devenu le monde musulman.

    Amicalement




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  • Rabinho
    5 mai 2010 at 18 h 47 min - Reply

    Bonjour à toutes et à tous

    Une question légitime se pose d’elle-même !

    Dans un puzzle pour voyants les différents morceaux ont souvent la même forme mais pas le même contenu ! chacun de ces morceaux ne peut occuper qu’une et une seule place , mais si on conçoit le même puzzle pour non voyants , on ne doit mettre en question que la forme , et dans ce cas là plusieurs morceaux s’interchangent de place et on peut mettre différents morceaux dans différentes places !

    Si je me limite à la définition des mots crus , tel quel , je peut tirer du Coran tout ce que je veux et le translater sur ce que je veux !

    Par exemple 🙁 sourat el-israa )

    .وَلاَ تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ 17.36
    كُلُّ أُولـئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْؤُولاً
    17.36. N’affirme rien dont tu ne sois sûr ! Car il sera demandé compte à l’homme de ce qu’il aura fait de l’ouïe, de la vue et du cœur.

    Ce verset peut s’appliquer à moi-même , si je n’est pas la certitude ! Comme il peut s’appliquer a d’autres précurseurs s’auto-déclarant illuminé et pataugeant dans des marécages sans boussole !

    Le verset qui suit immédiatement :

    17.37.وَلاَ تَمْشِ فِي الأَرْضِ مَرَحاً إِنَّكَ لَن تَخْرِقَ الأَرْضَ وَلَن تَبْلُغَ الْجِبَالَ طُول
    17.37. Ne marche pas avec faste sur la terre, car jamais tu ne sauras la fendre ni te hausser au niveau des montagnes.

    Ce verset peut s’appliquer sur les gens qui ont la folie des grandeurs et qui ignorent complètement ce qu’est la modestie !
    La modestie ne tue pas . Au contraire , plus on est modeste plus Dieu élèvera notre grade parmi les Humains !

    Et j’en passe , il suffit d’un petit clic et vous pouvez tout avoir en toutes les langues !
    Voici le lien : http://www.yabiladi.com/coran

    Ma question est la suivante :
    – A quoi sert d’avoir des gens  » Référentiels  » calés dans des domaines respectifs , à chacun sa spécialité , et qui restent inertes sans « brancher » ( excusez moi le terme ) ? – Pourquoi ?

    Avec tous mes respects aux Hommes de sciences ;
    A mon avis on doit plutôt se méfier de certains de ces gens là , qui nous dépassent en sciences ( en apparence ) et qui ne se montrent pas engagés ! trop réservés !
    Autrement dit , ils ont le verbe facile parfois , mais pour trancher ils manquent d’action et nous laissent patauger !
    – Ou est et à quand leurs rôles ?

    Excusez ma pertinence et arrogance , car je suis agaçant et je finis toujours par réagir , après tant de maintien et de patience , mais avec franchise !

    J’espère être publié ! Merci LQA .

    Sincèrement Rabinho !




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  • Mohamed J
    5 mai 2010 at 22 h 37 min - Reply

    Des versets du Coran pour insulter les gens c’est une nouvelle application qui devrait etre brevetée.




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  • Jabara M.
    5 mai 2010 at 22 h 38 min - Reply

    Des versets du Coran pour insulter les gens c’est une nouvelle application qui devrait etre brevetée.




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  • Rabinho
    6 mai 2010 at 13 h 33 min - Reply

    Quelles sont les questions qu’on doit se poser ?

    J’accepte d’être insulté, malmené ou tout ce qu’on veut ! Mais je n’accepte pas qu’on induise en erreur la masse populaire, surtout en nom de la religion ! Car il n’ y a pas pire et plus grave que cela ! Ça me rend furieux ! ! !

    Le vrai débat est le suivant :

    Analysant la situation actuelle dans le monde entier et essayant, d’abord, de poser les bonnes questions relatives au monde musulman et le retard accumulé dans tous les domaines, puis déduisant les causes qui font que ces musulmans vivent au dépend des non musulmans (scientifiquement, technologiquement, économiquement, … etc.).
    Sans orgueil ni fierté, il suffit de voir autour de nous ce que nous produisons ou ce que nous ne produisons pas !

    – Qu’est ce que les « occidentaux » exportent de chez nous et qu’est ce que nous exportons de chez eux ?
    – Quelle est la balance des échanges entre eux et nous ?
    – Pourrions nous utiliser la politique de jadis GHANDI qui consistait à ne consommer que ce que nous produisons ? Vivre de nos propres produits ?
    – Pourrions nous boycotter leur technologie et leurs moyens technologiques ?
    – … etc.

    Telles sont les questions qu’on doit se poser et pour lesquelles on doit trouver des réponses adéquates pour y remédier !
    Telles sont les questions qui nous poussent à chercher le respect de nous-mêmes en travaillant durement pour arriver à l’autosuffisance dans tous les domaines ! Pourquoi pas ?
    Telles sont les questions qui nous poussent à réviser nos systèmes politique, économique, social, … etc. !
    Telles sont les questions qui poussent à l’éveil la population pour qu’elle prenne conscience de ce qu’elle est, relativement au monde qui l’entoure ! Ce qu’elle vaut réellement !
    Telles sont les questions qui peuvent toucher la fibre sensible de l’orgueil et la fierté et par conséquent pousser la masse à s’enorgueillir vraiment et réellement, pour sauver la face, en déployant plus d’effort et en travaillant correctement !
    Etc., etc.

    Dans tout cela, une réponse primordiale est commune ! Car la cause de tous ces maux est le système politique régnant en premier lieu ! Puis vient ensuite des choses secondaires pas moins importantes, telle que la culture générale (traditions) de la population (qui est relative au système politique) !

    Si on « insulte » quelqu’un pour lui dire que tu dépend entièrement des autres, dans tes habilles, ta nourriture, tes moyens techniques et technologiques … etc., c’est pour lui rendre service afin qu’il prenne conscience de ce qu’il vaut dans cette société et dans ce monde ! (L’éveil de sa conscience) !
    Cependant quelque chose en lui bougerait, peut être, et ainsi il poserait à lui-même les bonnes questions !

    Autour de cette dynamique morale et intellectuelle, un consensus commun s’établirait de lui-même et réunirait tous ceux qui aspirent à se sauver la face, tous ceux qui leur orgueil et leur fierté en seront ébranlés, tous les jaloux de leurs propres personnalités, en toute simplicité et sans distinctions de leurs différentes tendances ou divergences!
    Tel est l’idéal auquel nous aspirons qui nous réunirait pour un même et seul objectif, tout en oubliant nos divergences secondaires et futiles, si vraiment on a la conscience de ce que nous sommes et ce que nous vaudrons réellement sur le plan national et international !

    Le reste viendra par la suite et rentrera dans le cadre de la perfection de soi-même à titre individuel !

    De grâce, le temps est précieux, penchons nous sur le rationnel, ayons l’esprit vif, oublions notre ego et négligeons l’individu ( l’unité ) relativement à la masse ( l’ensemble ) ! Ne gaspillons pas l’énergie dans ce qui n’est pas rentable ou peu rentable ! Il faut penser optimiser cette rentabilité par rapport au facteur temps !
    Notre objectif est claire, concentrons nous là dessus et faisons en sorte qu’il est à portée de la main, que reste-t-il pour le toucher ?
    Avec un esprit optimiste et des compétences adéquates la réussite serait certaine ! Car l’impossible n’existe pas devant le génie humain !
    L’éveil de la conscience est notre objectif ! Quel déclique est nécessaire ? Concentrons nous tous là dessus, il est à portée de la main, ouvrons grand nos yeux et nous parviendrons ! in chaa allah !

    L’effort de certains intervenants est considérable, et le principe de se relayer est nécessaire pour leur apporter soutien, leur permettre de souffler et se ressourcer de nouveau en apportant des retouches ou corrigeant la trajectoire !

    Un conseil important : LE PRINCIPE DE L’UNION FAIT LA FORCE.
    Ne restons pas unique, constituons des noyaux et gravitons autour afin de minimiser les divergences tout en gardant certaines des choses qui doivent rester personnelles (les négliger), et ainsi ne travailler que pour rapprocher les noyaux les uns des autres jusqu’à fusion en un seul si c’est possible, voir quelques uns seulement mais pas une multitude ! C’est un idéal auquel on peut parvenir ne serait ce que relativement ( % )! Car si on veut on peut !

    La maturité est un fruit de l’expérience et du savoir faire (savoir écouter les autres) ainsi que le savoir être modeste !

    Ceci est une contribution qui peut engendrer des idées différentes (avec ou contre) mais l’essentiel est d’apporter un petit plus !
    Nul n’est indispensable, on est tous complémentaire !

    Sincèrement Rabinho !




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  • Adel
    6 mai 2010 at 15 h 12 min - Reply

    @Rabinho

    Bonjour,

    Je crois que vous avez mis le doigt sur le mal qui ronge les musulmans en général et les Algériens en particulier, même si c’est dans un langage qui ne plaît pas à notre ami Mohammed J.

    Que représente en effet une nation qui dépend entièrement des autres? A quoi nous sert-il de parler de traditions, de personnalité, d’authenticité, de culture, lorsque le blé, le lait, l’huile, le sucre et tant d’autres choses encore nous viennent de l’étranger? Où est notre fierté?

    «Nous avons fait de vous une Oumma centrale pour que vous soyez des témoins pour les gens et que le Prophète soit pour vous un témoin.» Coran

    Quel exemple donnent au monde les musulmans d’aujourd’hui? Quelles leçons sommes-nous en droit de donner à ceux dont nous dépendons entièrement?

    «Nech edhdhebban 3la rouhek!» sommes-nous tentés de dire à tout musulman. Bouge un peu, réfléchis, travaille et gagne ta place parmi les autres nations par les résultats, pas par les discours qui n’aboutissent à rien.

    Oui, la réalité est amère, mais nous dormons profondément.

    Cordialement




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  • Mohamed J.
    7 mai 2010 at 7 h 15 min - Reply

    @ Adel.

    Ce qui ne me plait pas ce n’est pas que mon pays s’inscrive dans la modernité qui est d’acquérir le savoir scientifique et technologique et s’attelle à les adapter à notre tissus socio économique , cela est une nécessité dans laquelle nous devons nécessairement nous inscrire pour notre développement.

    Ce qui ne me plait pas par contre c’est que sous prétexte de science et de technologie on veuille remplacer nos valeurs par l’idéologie que véhicule nécessairement toute technologie, toute technique toute marchandise, tout produit fabriqué et que nous remplacions nos valeurs par le scientisme dogmatique ambiant en déclarant obsolète l’Islam et ses valeurs.

    Si l’Iran tant décrié à pu trouver dans ses valeurs ancestrales une organisation scientifique qui lui permet un décollage scientifique et technique qui dérange, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas le faire.




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  • simozrag
    11 mai 2010 at 17 h 07 min - Reply

    Mon Cher Si Mohaled Jabara,

    Le 27 avril 2010 à 14 h 27 min, vous m’avez posé cette question :

    Y a t il une forme particulière de l’Etat musulman d’une part et quelles sont les formes possibles sinon et qu’est ce que l’Etat d’autre part dans une acception générale.

    Je m’apprête à vous répondre, mais je ne sais pas sur quel topic, n’ayant pas retrouvé la question.

    Fraternellement !




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  • Mohamed J.
    11 mai 2010 at 18 h 53 min - Reply

    @ Maitre Simozrag.

    Bonjour cher frère,

    Aucune idée du topic. Je pense qu’il a été archivé. Comme c’est une question qui touche à beaucoup de domaines, vous pouvez faire un choix approprié dans les topics encore actifs.

    Avec mes remerciements.

    Mohamed.




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  • simozrag
    11 mai 2010 at 22 h 53 min - Reply

    @ Mohamed Jabara

    En réponse à votre question que je cite : « qu’est-ce que l’Etat et quelles sont ses formes possibles », permettez-moi de vous dire qu’il n’est pas facile de traiter cette question indépendamment des théories et expériences relatives à ce concept qui a fait couler beaucoup d’encre et suscité des controverses dont certaines ne sont pas encore résolues. Ce qui explique la difficulté de le définir clairement.

    Et si on veut tenir compte de ces théories et expériences pour l’examen de votre question, il faudrait s’attendre à une longue réponse à la lecture fastidieuse.

    J’essaye d’emprunter un juste milieu entre une brièveté frustrante et une prolixité ennuyeuse.

    1-Qu’est-ce que l’État et qu’est-ce que l’État de droit ?

    a)Le concept d’État a donné lieu à de nombreuses théories dont il s’est dégagé autant de définitions. Les politologues, les philosophes, les juristes, les théologiens, les sociologues, chacun d’eux a sa propre conception de l’État, laquelle faut-il adopter ? Celle qui dit : l’État est une manière d’être d’un groupement humain ? Celle qui présente l’État comme un ensemble de trois éléments : Population, territoire et pouvoir ? Ou comme un « agglomérat de clans » ? Ou une communauté d’hommes, fixée sur un territoire, possédant une organisation régie par des lois et commandée par « une puissance suprême».

    « L’État est l’esprit qui dans le monde prend conscience de lui-même; il réalise le devenir de la terre, c’est-à-dire le Divin…On peut trouver un État bon ou mauvais, bien organisé ou mal organisé, peu importe, s’il y a un État, il y a toujours un élément divin en lui…il est toujours la réalité de l’idée morale, il est toujours divin… » (Hegel, Principes de la philosophie du droit, 1821, Gallimlard, 1940)

    « L’État est une entreprise politique à caractère institutionnel lorsque et tant que sa direction administrative revendique avec succès, dans l’application de ses règlements, le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné »( Max Weber, dans Économie et société).

    Les définitions communément admises sont :

    i) Celle qui considère l’État comme un ensemble d’institutions coiffées par un gouvernement disposant de la puissance publique. Celle-ci est incarnée par une armée et une administration.

    ii) Un instrument de gestion des affaires de la cité représenté par un corps d’individus organisés en une structure exerçant un pouvoir, couvrant un territoire de superficie variable.

    iii) Une des formes d’organisation politique et juridique d’une société, habitant un territoire où s’exerce une autorité et s’appliquent des lois. La légitimité de cette autorité repose sur la souveraineté (de l’État, du roi, du peuple ou de la nation selon les différentes conceptions).
    L’État ayant existé dans les faits depuis Athènes et Rome jusqu’à l’État moderne d’aujourd’hui. Cet État est, dans tous les cas et quelle qu’en soit la forme, foncièrement différent de l’État idéal que la théorie s’est évertuée à nous présenter.

    Du côté du monde musulman, l’histoire témoigne qu’un Etat a existé pendant treize siècles. Cet État a vu le jour à Médine. Il a pu conserver son caractère originel jusqu’à la prise de pouvoir par Muawiyya en 659, soit 37 ans après sa naissance. A cette date, le régime du califat fut transformé en monarchie héréditaire tout en gardant curieusement le titre de Calife. Lorsque, quatorze siècles plus tard, les théoriciens de l’État de droit avaient indiqué les critères de cette institution, point n’est besoin d’être érudit pour constater la présence de ces critères dans le jeune État de Médine, tant du point de vu de son origine consensuelle (le fameux contrat social) que de ses pratiques en terme de respect du droit et de la justice.

    A la suite du changement brutal qu’il subit en 659, l’État musulman (je préfère cette épithète à islamique) va connaître plusieurs dynasties dont les plus importantes sont : le califat omeyyade de Damas, le califat abbasside de Bagdad, le califat fatimide du Caire, le califat omeyyade de Cordou et enfin le califat ottoman.

    En effet, les historiens n’ont pas manqué de nous rapporter, parfois jusqu’aux détails, l’histoire de cet État, les événements qui l’ ont secoué, ses avatars, ses réalisations, son apport à la civilisation.

    La question qui vient à l’idée est de savoir s’il existe des similitudes entre l’État musulman, avant et après sa transformation et les autres États. Si oui lesquelles et le cas échéant quelles sont les différences ? Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de dire ce que c’est l’État de droit.

    b) L’État de droit est un État où non seulement les individus, les groupes et les institutions sont régis par le droit et agissent conformément au droit mais l’État lui-même est soumis au droit. L’État de droit est à l’opposé de la dictature. C’est un État où, précisons-le, «Nul n’est au-dessus de la loi». L’État de droit est fondé sur des principes et des mécanismes institutionnels qui sont à la fois des conditions de l’existence de l’État de droit et des garanties de protection contre l’arbitraire et l’injustice. Ces principes et mécanismes sont la hiérarchie des normes, la légalité, la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, j’ajouterai, au risque de paraître superflu aux juristes, la démocratie et le respect des droits de l’homme.

    La légalité s’explique par le fait que l’application de toute décision, fut-ce celle d’un État peut être contestée par tout individu, dès lors que cette décision n’est pas conforme à une norme supérieure.

    Néanmoins, il existe des divergences sur la règle la plus élevée dans la hiérarchie, est-elle écrite ? Est-elle coutumière ? Fait-elle partie du droit positif ? Laquelle ? Pour certains, le droit positif ne peut pas être la source matérielle de cette règle.

    Enfin, on n’a pas encore trouvé la norme supérieure qui doit limiter la puissance de l’État.

    Précisons que la norme supérieure est celle à laquelle toutes les lois, les décrets, les règlements et les décisions doivent être conformes. Il ne s’agit pas de la constitution, car celle-ci peut être modifiée. Il s’agit d’une norme immuable qui ne peut être touchée par les hommes.

    Cette norme découle pour certains de « principes supra-législatifs », pour d’autres de « principes du droit naturel », pour d’autres encore des déclarations des droits.

    En réalité cette norme supérieure n’est guère difficile à trouver si l’on veut sortir de son autisme idéologique et regarder la vérité en face.

    L’histoire nous a conservé les traces de nombreux modèles d’État allant des cités-États de la Grèce antique jusqu’à l’État moderne en passant par l’empire romain, les régimes monarchiques féodaux et théocratiques, le Saint-Empire romain germaniques, les États-nations, etc.

    Ces État s’inspirent d’une multitude de théories mettant en exergue des idéaux et des valeurs sans aucun rapport avec les injustices et les exactions qui ont marqué leur passé et qui marquent leur présent.

    Les pratiques qui ont jalonné l’histoire de ces derniers sont à certains égards inqualifiables. L’adjectif « barbare » est parfois insuffisant. Elles se résument en ceci : tyrannie, esclavage, inquisition, génocides, tortures, déni et violations des droits humains, racisme, etc.

    Si bien qu’il est légitime de s’interroger comment se fait-il que ni le message du Christ, ni la civilisation n’ont pu influencer l’État occidental et l’amener à renoncer à ses traditions ancestrales de tyrannie et d’injustice.

    Dans ce contexte, on ne peut s’empêcher de rappeler certains faits pouvant aider à connaître et à évaluer les pratiques et la nature de ces État. Ainsi, sous la Res Publica (la chose publique) Romana, les exécutions publiques faisaient partie des jeux du cirque. Elles étaient organisées comme de véritables spectacles où les condamnés étaient jetés aux fauves devant un public insatiable d’amusements sanglants. On constate qu’il existe aujourd’hui cette tradition de se délecter des souffrances de l’autre, seule la forme a changé, il existe d’autres formes de divertissements sanglants, de tortures réjouissantes.

    L’esclavage était une pratique inhumaine. Cette pratique a même été codifiée en France par l’édit de 1724.

    Inutile de rappeler les traitements cruels et dégradants auxquels les esclaves étaient soumis. Ils étaient entassés comme des bestiaux dans les cales des navires et les wagons, battus, affamés et atrocement torturés.

    On utilisait comme instruments de torture les fouets, les chicotes, les bâtons, les  » colliers » et les entraves, les  » troncs », dont la principale fonction était de limiter les mouvements de l’esclave ; les tenailles, qui étaient des instruments de torture des plus redoutables. Le masque de fer était également utilisé comme instrument de torture perpétuelle.

    Il s’agit d’un masque de fer ou de zinc qui couvrait tout le visage, auquel il était attaché à l’aide de prolongements qui se fermaient le plus souvent à l’aide d’un cadenas. « Il portait de petits trous permettant uniquement de voir et de respirer. Il était surtout utilisé pour empêcher les esclaves de boire de l’alcool, de voler des aliments ou de manger de la terre.

    La tesoura était un instrument coupant, constitué de deux lames mobiles réunies par le milieu, et qui s’ouvre en croix à la manière d’un ciseau.

    Il était utilisé pour couper les oreilles et les doigts, formes de mutilations également très courantes durant le 19ième siècle. »

    On marquait les esclaves au fer chaud à l’aide d’instruments en métal. Les Fers ou ferrete et carimbo, étaient surtout utilisés pour marquer d’un « F » ou d’une  » fleur de lys » les esclaves fugitifs récidivistes.

    Mais certains propriétaires, parmi les plus riches, s’en servaient également pour imprimer leurs noms sur leurs  » propriétés ».

    Les coups de fouet étaient administrés publiquement à un esclave. La méthode voulait que tous les coups ne soient pas portés le même jour. « Les condamnés étaient attachés à un poteau ou suspendus par les bras à une corde.

    L’esclave avait donc les bras levés, et il était frappé à même la peau, sur le dos et le bas du dos. Après chaque séance, les plaies étaient salées et l’esclave était ramené dès le lendemain pour recevoir une nouvelle série de coups.

    Le supplice se renouvelait quotidiennement, jusqu’à ce que la totalité de la sentence soit appliquée. » Cette procédure devait également être appliquée en prison, « car les registres montrent qu’au fur à mesure, les  » jours d’infirmerie » se multipliaient et s’allongeaient.

    Ce qui veut dire que les esclaves avaient certainement plus de mal à récupérer après chaque nouvelle séance de fouettement.

    Les esclaves y étaient incarcérés à la demande de leurs maîtres, qui stipulaient au greffier le type et le nombre de coups de fouet qui devaient être administrés à leurs esclaves. Et ce nombre variait entre 25 et 100 coups.

    Les flagellations publiques d’esclaves étaient très souvent confiées à un autre esclave ou à un Noir affranchi, selon le bon vieux principe du  » diviser pour mieux régner ».

    Au sujet des esclaves, on leur faisait faire des choses terribles, on s’interrogeait sur la couleur de leur âme, ce qui amena un ancien ministre français à s’exclamer :  » Un des pires crimes contre l’humanité, un crime d’essence raciste. Intolérable indifférence du xviii siècle au Code Noir. » Robert Badinter, Le Nouvel Observateur ou Le code noir (Louis SALA-MOLINS)

    Laissons de côté les esclaves et jetons un coup d’œil sur la situation des hommes libres, comment vivaient-ils, de quels droits disposaient-ils au sein des État de ceux qui se disent pionniers de la civilisation et des droits de l’homme ?

    Il existait en France trois Ordres de Citoyens, le Clergé, la Noblesse, et le Tiers-état. Ce dernier Ordre qui formait les onze douzièmes de la nation, était écrasé par les deux autres.

    Les paysans en faisaient partie. Ils étaient eux-mêmes divisés en vilains (relativement libres) et en serfs (qui étaient attachés à la terre).

    Les paysans étaient soumis à de nombreuses obligations envers leurs seigneurs, soit en argent (cens, pour la possession de la terre, la taille ou contribution personnelle, banalités, pour utiliser les installations d’utilité commune, telles que les fours, les moulins etc…, soit en nature, le champart, ou part des récoltes, soit en jours de travail, les corvées.

    Les serfs étaient, en outre, soumis à des droits spéciaux, le formariage, pour se marier hors de la seigneurie, ils payaient la mainmorte pour hériter, les corvées et la taille étaient pour eux illimités.

    Ils faisaient partie du domaine. Ils étaient transmissibles comme une marchandise. Lorsque le terrain était vendu, ils passaient d’un maître à l’autre, de la même manière que les animaux de la ferme.

    Ils ne disposaient pas de leur personne. « Le suzerain pouvait exiger d’eux les sommes qu’il lui plaisait, et leur faire exécuter toutes sortes de travaux ou corvées ».

    Il y avait des inégalités dans tous les domaines. Le droit de vote apparut relativement tardivement et il ne s’étendit pas à toutes les catégories de la population.

    A titre d’exemple, ce n’est qu’en 1848 que le suffrage universel fut reconnu aux hommes âgés de 21 ans révolus, non compris les militaires. Est-il correct de qualifier d’universel un suffrage d’où les femmes étaient exclues ?

    Avant cette date, le droit de vote était plus restreint.

    Selon le suffrage dit censitaire, seuls les hommes de plus de 25 ans payant un impôt direct (un cens) égal à la valeur de trois journées de travail avaient le droit de voter. Ils étaient appelés « citoyens actifs ». Les autres, les « citoyens passifs », ne pouvaient pas participer aux élections.

    Quant aux femmes, le droit de vote ne leur a été reconnu qu’en 1918 en Grande Bretagne (pour les femmes âgées de plus de trente ans!), en 1920 aux États-Unis et en Allemagne. En France, le droit de vote ne sera accordé aux femmes que par la loi constitutionnelle du 2 novembre 1945.

    La femme était considérée comme la propriété de l’homme : « La femme et ses entrailles, disait Napoléon Bonaparte, sont la propriété de l’homme, il en fait donc ce que bon lui semble ».

    Sous l’empire du Code napoléon, la femme était privée des droits civiques et politiques au même titre que les mineurs, les débiles mentaux et les criminels… La femme ne pouvait acquérir, à titre gratuit (donation ou succession), ou à titre onéreux (vente, échange, etc.), vendre, hypothéquer, sous peine d’une nullité.

    Elle ne pouvait, non plus, et sauf en matière criminelle ou de police, ester en justice.

    La pleine capacité civile pour la femme ne fut instaurée que par la loi du 18 février 1938 qui lui permet, notamment, de travailler sans l’accord préalable de son mari.

    Le régime de Vichy (loi du 22 septembre 1942) réinstaure le principe de l’autorisation du mari mais accorde à la femme le droit de se faire ouvrir un compte en banque.

    A partir de 1965, (loi du 13 juillet 1965) la femme peut exercer une profession sans le consentement de son mari.

    La femme était totalement exclue des droits de succession jusqu’à la loi du 31 décembre 1917 qui a relativement amélioré son sort en tant que conjoint survivant au regard de certains collatéraux.

    Il a fallu attendre jusqu’à la loi du 3 décembre 2001 pour reconnaître à la femme dont le mari décède la qualité d’héritière.

    Le crime de lèse majesté était utilisé par les rois et les papes pour réprimer les délits d’opinion. A partir du règne du Pape Innocent III au 12ème siècle, le crime de lèse majesté était brandi et appliqué à tout bout de champ.

    Sous l’Ancien Régime en France, la peine de mort s’appliquait fréquemment et sans pitié.

    Il existait une multitude de modalités d’application de la peine de mort, selon le crime et la condition du condamné : la pendaison, le bûcher, la roue, pour les roturiers, l’écartèlement aux régicides. La décapitation à l’épée était réservée aux nobles. Le gibet est l’ancêtre de la guillotine.

    Le bûcher est une forme de peine de mort qui consiste à brûler un condamné, attaché à un pieu planté en terre, avec du bois parfois complété de divers combustibles (paille, foin, cadavres de porcs ou de chats, poix).

    « Les corps des hérétiques étaient souvent offerts au Saint-Esprit. Au sens religieux, le bûcher était conçu comme une « flamme bénie » ayant un aspect purifiant (cf theosis, purgatoire) ».

    L’’usage de la torture était très fréquent sous l’inquisition. La torture était officiellement reconnue comme faisant systématiquement partie de la procédure inquisitoriale.

    Les enfumades sont une autre pratique inhumaine.

    Le drame se déroula plusieurs fois en Algérie. Il s’agit de populations qui, fuyant les troupes françaises, se réfugièrent dans leurs grottes.

    Elles étaient des centaines, hommes, femmes, enfants et troupeaux. On y a mis le feu à des fagots de bois et de branchages disposés à l’entrée. Tous ont péri.

    Il y avait au moins 4 tueries de ce genre.

    Ces « chambres à gaz de fortune » ont causé des milliers de victimes.
    L’État colonial a perpétré des crimes d’une extrême gravité telle que la qualification « crime contre l’humanité » semble en deçà des atrocités commises.

    C’est ainsi que les ‘‘bon procédés’’ s’apprennent. Les Nazis n’ont en fait rien inventé avec leurs « chambres à gaz ».
    « Traite esclavagiste, génocide des Juifs et des Tsiganes, massacres par les puissances coloniales … La barbarie initiée au cours du XVIème siècle par les civilisations européennes colonialistes n’a rien à envier aux violences de toute l’histoire humaine.

    Or, les massacres de masses ne sont pas également dénoncés, suivant que leur mémoire est relayée ou non par un État, et différemment s’il s’agit d’un État puissant, ou ami. Pour comprendre cette « hiérarchisation », nous préférons utiliser le terme « massacres de masse », car il est plus descriptif que « génocide » ou « crimes contre l’humanité ». » (Youssef Boussoumah sur massacres de masse au XXème siècle)

    La ségrégation raciale aux États-Unis est un autre stigmate de déshonneur au front de cette prétendue civilisation contemporaine. Les fontaines publiques réservées aux Blancs, les autobus, les écoles, les sièges des trains, même les trottoirs étaient interdits aux Noirs. C’’est la honte !

    Lorsque, le 1er décembre 1955 à Montgomery, Rosa Parks refusa de céder sa place à un passager blanc dans un bus, elle fut arrêtée par la police et punie d’une amende de 10 dollars (plus 4 dollars de frais de justice).

    Enfin, les massacres des deux guerres mondiales, les crimes nazis, la terreur des dictatures communistes, celle des camps du Goulag, la guerre anti-terroriste des pays membres de l’Otan, les tueries perpétrées au quotidien en Irak, en Afghanistan et au Pakistan par des soldats enragés, drogués ou des avions sans pilotes et dont sont victimes des innocents, hommes, femmes et enfants, les tortures dans les prisons de Guantanamo, Abu Gharib et autres prisons ‘‘secrètes de la CIA’’, ne sont que les prolongements horribles d’une histoire ensanglantée et douloureuse dont l’occident n’ a cessé d’être l’unique artisan.

    (à suivre)




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  • A-Nacer
    12 mai 2010 at 4 h 11 min - Reply

    Je ne rajouterai rien à la réponse de Brahim ya Si Adel. Notre pays a eu l’immense chance d’avoir des objecteurs de conscience tels que cheikh IBN BADIS, Cheikh Mohamad El-BACHIR El-IBRAHUMI, Cheikh ETAYEBI EL-OKBI, cheikh EL-AÂRBI E-TEBESSI, cheikh EL-FOUDIL EL-OUARTILANI, cheikh ESSAÏD ESSALHI etc etc… Ces lumières et leurs élèves éparpillés dans tout le territoire algérien faisait un admirable travail en construisant des écoles. Eveillant les consciences et nettoyant les croyances souillées par des marabouts perturbateurs et obscurentistes encouragés par le colonisateur.
    C’est grâce à l’ASSOCIATION DES OULAMAS MUSULMANS ALGÉRIENS qu’on a su préserver notre histoire, notre idendité national et nos valeurs morales, sans négliger le travail de tous les nationalistes intègres et les MOUDJAHIDINES qui ont versé leur sang pour la survie de l’ALGÉRIE MUSULMANE LIBRE non les KHOBZISTES.
    Tant de pyas arabes nous envient, il auraient aimé avoir ce beau rôle et cette ASSOCIATION LIBRE guidée par des SAVANTS ALGÉRIENS INTELLIGENTS qui ont provoqué cet ÉVEIL DES CONSCIENCES qui perdure toujours, Paix à leurs âmes.




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  • simozrag
    12 mai 2010 at 9 h 22 min - Reply

    (Suite 1 –l’État))

    2-Quel est l’État musulman et dans quel contexte se situe-t-il ?

    Le meilleur État, affirme Ibn Khaldoun, est celui qui se conforme à une loi révélée et que, dans ce contexte, l’État islamique, fondé sur la dernière et définitive révélation divine, est le plus excellent de tous.

    L’État musulman est né à Médine en 622. Il n’était pas imposé, il naquit d’un triple consensus ou pacte social entre le Prophète Mohammed son fondateur et la population de Médine avec ses composantes musulmane, juive, chrétienne et païenne.

    Le premier consensus a commencé lors d’un premier contact entre le Prophète et un groupe de six Médinois de la tribu de khazradj venu en pèlerinage à la Mecque.

    Le Prophète les invita à l’Islam et ils acceptèrent. Quand ces derniers apprirent que le prophète était persécuté à la Mecque, ils l’invitèrent à s’établir à Médine. Ils dirent au prophète : « Notre peuple est trop déchiré par les querelles intestines, il se peut que Dieu l’en délivre par ton intermédiaire. Nous allons tous travailler dans ce sens et l’inviter à ce à quoi tu nous as invité, et que nous avons accepté ».

    L’année suivante, une délégation de douze Médinois se rendit au pèlerinage et rencontra le Prophète au même endroit, c’est-à-dire à Aqabah. C’est là que le Prophète leur demanda de lui prêter serment d’allégeance. Il s’agit du pacte d’Aqabah I.

    Le second pacte eut lieu également à la Mecque lorsqu’ une foule de pèlerins Médinois composée de 71 hommes et 2 femmes se présenta au prophète en compagnie de Mus’ab ibn Umaïr et s’engagea à le protéger comme ils protègent leurs femmes et leurs enfants. Ce fut le pacte d’Aqabah II.

    Le troisième pacte se déroula à Médine lorsque le Prophète convoqua une assemblée générale constituante à laquelle prirent part les musulmans et les non-musulmans. Cette assemblée s’est tenue dans la maison d’Anas et tous étaient d’accord pour se constituer en communauté-État.

    Un document tenant lieu de constitution fut rédigé sous la dictée du Prophète. C’était la première constitution dans l’Histoire qui donne naissance au premier état fondé sur le principe du  »contrat social ».

    La première disposition traite de l’immigration d’une communauté musulmane, composée de musulmans émigrés de la Mecque, de musulmans médinois et des non-musulmans qui acceptaient cette forme d’organisation sociale ainsi que le devoir de combattre, aux côtés des musulmans, en cas d’agression.

    – cette communauté reconnaît l’égalité des droits à chacun de ses membres.

    – en matière de lutte contre l’injustice, chaque citoyen devrait y apporter son aide, fut-ce même contre les membres de sa tribu, de sa famille ou contre ses proches (article 13).

    – pour le règlement des différends, on doit avoir recours à la justice divine consistant en la loi de Dieu et l’arbitrage de Son envoyé (article 23).

    – le document laisse la porte ouverte aux juifs désireux d’entrer dans la communauté.

    – il reconnaît le libre exercice du culte à ces derniers : « aux juifs leur religion et aux musulmans leur religion » (article 25).

    Le document ne fixe pas les limites territoriales de la communauté-État. Il intègre les juifs dans la même communauté que les musulmans (source : Mohammed Hamidullah: le Prophète de l’Islam, sa vie, son œuvre, T1 pp 193-199).

    Contrairement aux allégations chiites, le Prophète n’a pas désigné un successeur et ce, afin d’éviter que l’État ne se transforme en dynastie.

    Après la mort du prophète, Abu Bakr fut choisi comme premier Calife par une assemblée réunie dans la Saqifa des Banu Saïda, ensuite plébéscité par la population de Médine qui comptait alors plus de douze mille habitants.

    Peu avant sa mort, Abu Bakr proposa la candidature d’Omar ibn ul-Khattab qui fut élu lui aussi pour succéder à Abu Bakr. Quant à Uthman, sa candidature était retenue par un conseil de six membres mis en place par Omar.

    Après l’assassinat d’Uthman, un groupe de personnes avait fait appel à Ali pour occuper la fonction de Calife mais ce dernier exigea que sa désignation se fasse en public et à la majorité.

    A l’exception du premier calife Abu Bakr, les trois autres furent assassinés. Ce fut la fin de l’État musulman.

    Dès l’assassinat d’Ali, Mu’awiyya usurpa le pouvoir et le transforma en dynastie qui a régné pendant environ 90 ans, de 659 à 750.

    Du coup, l’État musulman a perdu plusieurs des caractéristiques qui faisaient de lui le meilleur État que le monde ait jamais connu en terme de droit et de justice.

    L’État de Médine n’était ni religieux au sens clérical du terme ni théocratique au sens du droit divin ni despotique au sens dictatorial ou totalitaire. Il était fondamentalement différent des États que le monde a connu avant et après l’Islam. Il se distingue de tous les États par ses méthodes de pouvoir, ses objectifs, ses fondements et ses caractéristiques. Ce fut un État basé sur la baï’a (l’élection) et la choura (consultation). Ses dirigeants étaient élus au suffrage universel ; ils pouvaient être destitués à tout moment et ils n’étaient nullement au-dessus de la loi.

    Ils ne jouissaient d’aucune immunité susceptible de les mettre à l’abri de la justice. Il n’était pas un État laïc non plus du fait qu’en Islam, il est impossible de séparer la politique de la religion. L’Islam considère que toute action humaine a deux sens ou deux aspects, un aspect matériel souvent non dépourvu d’un sens politique et un aspect spirituel (l’intention). De même que tout acte est généralement empreint de motivation ou d’arrière-pensée politique, de même on ne peut ôter toute connotation religieuse à l’économie, à la culture, à l’éducation, aux relations humaines, aux traditions, etc.

    Cependant, le fait qu’il ne soit ni religieux ni théocratique ne veut pas dire qu’il était dispensé de toute obligation morale et de toute responsabilité vis-à-vis de Dieu.

    A l’instar de tout individu sain d’esprit, il est chargé de cette noble mission d’accomplir le bien et de repousser le mal. Sinon, qui assure le maintien de l’Ordre, qui fait régner la paix et la sécurité, qui procède à la répartition des richesses, qui applique les lois de Dieu, la Chari’a si ce n’est l’État musulman ?

    C’est un État légitime, dotée d’une constitution, il tire sa légitimité du consentement du peuple, exprimé dans l’acte fondateur et à l’occasion de l’élection de chaque dirigeant.

    Il a pour but d’établir la justice sur son territoire d’abord, ensuite sur toute la terre au moyen de l’application de la loi divine.

    L’État musulman ne connaît guère de justice à deux vitesses, ni de justice de classes, telle une justice pour les pauvres et une justice pour les riches ; une justice pour les gouvernants et une autre pour les gouvernés.

    L’égalité devant la loi est un principe fondamental qui constitue l’une des caractéristiques de l’État musulman.

    Ce principe a été strictement appliqué par le Prophète et les compagnons après lui. Si bien que des chefs d’État ont comparu comme des simples citoyens devant le juge, que des peines légales furent appliquées à des hauts dignitaires de l’Etat et à des gouverneurs au temps d’Omar ibn al-Khattab et d’Omar ibn Abdul Aziz.

    Le Prophète (Paix et salut sur lui) a juré d’appliquer la sanction contre sa fille Fatima si elle se rendait coupable d’un vol.

    Le rang social, la couleur, la fortune, le grade n’entrent pas en compte quand il s’agit d’appliquer la loi.

    Un des objectifs de l’État musulman consiste à libérer l’homme de l’oppression et des différentes servitudes matérielles et spirituelles.

    La notion de liberté est fondamentale en Islam, elle implique un droit imprescriptible et inaliénable.

    La liberté ne se limite pas à la dimension matérielle, elle s’étend également à la dimension spirituelle. Il a été réellement prouvé – cela est facile à vérifier – que l’homme n’atteint sa pleine et entière liberté que dans la mesure où il est soumis à Dieu, soumission ne veut pas dire fatalité.

    Sa liberté est proportionnelle à son attachement à Dieu. Plus il se détache de la terre, plus il s’élève vers Dieu et plus il recouvre sa liberté.

    C’est à cette condition seulement qu’il cesse d’être l’esclave des êtres (les hommes et les démons) et des objets ; qu’il échappe à la servitude du temporel, à la servitude de ses propres caprices, de ses illusions, de sa passion, bref aux tentations des idoles matérielles et spirituelles que ce soit la gloire, les honneurs, la richesse ou les plaisirs.

    (à suivre)




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  • Mohamed J.
    12 mai 2010 at 9 h 51 min - Reply

    @ Maitre Simozrag.

    Bonjour.

    Merci mon cher Maitre de vous etre donné cette peine, en expliquant l’Etat dans sa formation et ses systèmes juridiques et sociaux.

    En fait, je n’aurais pas osé vous demander un travail de fond comme vous le faites, je voulais juste un aperçu sur les différentes définitions de l’Etat à l’heure actuelle, entité qui se manifeste, dont on a conscience, mais qui n’a d’existence physique qu’a travers ses actes réalisés par des représentants disséminés dans des institutions qui s’organisent différemmeent d’un Etat à un autre mais qui remplissent des fonctions similaires, quoique avec des différences notables et qui sont de policer la société, c’est à dire l’organiser, afin qu’elle puisse autour d’une idée phare cristallisée elle et suscitant de préféérence un idéal pour le plus grand nombre, faire converger les actions des individus dans un cadre juridique délimité au préalable. Quoique l’Etat peut aussi etre détourné et ses moyens de contrainte confisqués par une minorité qui impose ses choix et ses orientations à l’ensemble social.

    Dans cette optique générale, à mon sens il n’existe aucune différence entre un Etat dit musulman et une autre forme d’Etat et c’est ce que ma question se proposait de vous faire mettre en lumière. J’ai du mal exprimer ma question.

    Je vous remercie infiniment.




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  • simozrag
    12 mai 2010 at 12 h 35 min - Reply

    (Suite 2 –l’Etat)

    3-Quelle est la forme de l’État musulman ?

    En principe sa forme ne peut être différente de celle de l’État de Médine.

    « Vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle à suivre » (s33 v21)

    Cet État, rappelons-le, n’était ni monarchique ni théocratique ni despotique .

    Il avait certes des traits semblables à la forme démocratique et républicaine mais avec des qualités et des performances bien au-dessus de la démocratie occidentale.

    Il se distingue de celle-ci, d’une part, par son attachement aux valeurs morales et aux principes de la justice et, d’autre part, par sa soumission à Dieu ( c’est le sens du mot musulman) et par l’exécution de Ses commandements.

    Toutefois, ce statut ne l’exonère nullement du devoir de servir la communauté et ne le met guère à l’abri du contrôle du peuple.

    Ce qui le distingue encore, c’est qu’il ne joue pas double jeu, il n’a pas deux faces et deux discours et il n’accepte pas d’arriver au but par des moyens illicites, ni de réaliser le bien au moyen du mal.

    Sa devise est : des moyens nobles pour des objectifs nobles ! Il rejette le dicton : « la fin justifie les moyens ».

    Il incarne les hautes qualités morales de son fondateur, il représente la justice de Dieu sur la terre qui s’applique et profite à tout le monde, Blancs, Noirs, étrangers et proches, sans distinction et sans exclusives.

    Dieu a dit :
    « Ô Croyants ! Soyez fermes dans accomplissement de vos devoirs envers Dieu et des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes.Soyez équitables, vous n’en serez que plus proches de la piété. » (s5 v8)

    « Ô Croyants ! Observez strictement la justice quand vous témoignez devant Dieu, fût-ce contre vous-mêmes, vos parents ou vos proches. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un pauvre, Dieu a priorité sur eux deux. Ne vous fiez pas à vos impulsions au détriment de la justice. Mais si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, sachez que Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites. » s4 v135

    Il (l’État)est lié par ses engagements politiques et moraux et par le respect des valeurs islamiques tant en guerre qu’en paix.

    Il lui est interdit de porter atteinte aux droits humains ou de commettre une injustice quelconque et il n’y songe même pas. Autrement dit, il n’agresse pas, ne spolie pas les biens et ne viole pas les droits d’autrui.

    a)Il n’est pas monarchique du fait que la monarchie est décriée aussi bien par le Coran que par la Sunna.

    « En vérité, dit-elle, lorsque les rois entrent dans une cité ils la corrompent et asservissent les plus honorables de ses habitants. Et c’est ainsi qu’ils agissent » s27 v34

    Le Prophète (PSL) a dit : « La prophétie sera parmi vous autant de temps qu’Allah le souhaitera, puis Il y mettra fin selon sa volonté ; ensuite il y aura un Khilafah sur la voie des prophètes, il durera autant de temps qu’Allah le souhaite, puis Il y mettra fin selon sa volonté ; ensuite il y aura des rois injustes [adhoudh عضوض] , cette période durera autant de temps qu’Allah le souhaite, puis Il y mettra fin selon sa volonté ; ensuite il y aura des rois dictateurs [jabriaجبرية ], cette période durera autant de temps qu’Allah le souhaite, puis Il y mettra fin selon sa volonté ; ensuite il y aura un Khilafah sur la voie des prophètes } puis le Prophète devint silencieux » [ Mousnad Ahmed ].

    Ce Hadith montre que nous nous acheminons vers l’État ou le gouvernement islamique mondial.

    Le Prophète (PSL) a dit aussi : « Les enfants d’Israël étaient dirigés par des prophètes ; à chaque fois qu’un prophète mourrait, un autre lui succédait ; il n’y aura pas de prophète après moi, Il y aura des Califes en grand nombre. Ils demandèrent : que nous ordonne-tu ? Le Prophète (PSL) répondit : « Donnez-leur la baï’a à chaque succession et rendez-leur leur droit car Allah leur demandera des comptes sur ce qu’Il leur a confié en gestion ». (sahih Boukhari, sahih Mouslim et mousnad Ahmed d’après Abi Hazm )

    b) Il n’est pas despotique car un pouvoir despotique est un pouvoir absolu, autoritaire, exercé par un individu de manière abusive et illimitée.

    Alors que le pouvoir dans l’État de Médine est limité par la Chari’a (norme supérieure), par le contrôle de la Umma, par la baï’a, la choura et par la constitution.

    Le prophète était un exemple de douceur, de magnanimité et de respect de la personne humaine.

    Il ne s’est jamais prévalu de sa qualité de prophète pour commettre un abus ou la moindre irrégularité. Peu avant sa mort, il fit un discours devant le peuple et leur dit :

    « Ô gens! Si j’ai fouetté (injustement) le dos de quelqu’un (d’entre vous) voici mon dos, qu’il vienne me rendre la pareille!

    Si j’ai souillé l’honneur (ou la réputation) de quelqu’un, voici mon honneur qu’il me rende la pareille!

    Si j’ai pris de l’argent à quelqu’un, voici mon argent qu’il me le reprenne et qu’il ne craigne pas la rancune, elle n’est pas dans ma nature! »

    Le pouvoir des quatre premiers califes s’inscrit dans la droite ligne de la politique tracée par le Prophète (PSL).

    Ils avaient gouverné de manière sage. C’était pour eux une lourde responsabilité devant Dieu. Et dont il fallait s’acquitter de la manière la plus honnête et la plus agréable à Dieu. On peut avoir une idée de leur mode de gouvernance à travers leurs discours.

    Dans son premier discours, le Calife Abu Bakr a dit : « Ô Peuple ! J’ai été désigné à votre tête, et je ne suis pas le meilleur d’entre vous. Si je fais bien, aidez-moi ! Si j’agis mal, corrigez-moi ! »

    Omar ibn al-Khattab disait : « Celui d’entre vous que je préfère, c’est celui qui m’informe de mes défauts.»

    Ce dernier initia le principe de séparation des pouvoirs. Il institua une nette séparation entre le pouvoir exécutif dont il était dépositaire, lui et les gouverneurs, et le pouvoir judiciaire exercé par les juges. Il institua une sorte de deuxième degré de juridiction pour instruire les appels des premiers jugements.

    Dans une lettre adressée à Abu Moussa al-Acha’ri, il dit :
    « Que la recherche de la vérité ne t’empêche pas de revenir sur un jugement que tu as déjà formulé, si en le reprenant et en reconsidérant l’affaire tu as été guidé vers une meilleure compréhension que tu juges être la vérité. Car la vérité passe avant tout (al aslou) ; elle prime tout et rien ne peut l’annuler. Il vaut mieux se reprendre que de persister dans l’erreur. » (Source : Hassan Amdoudi, les quatre Califes, éd. Al Qalam, Paris 1993, pp. 221)

    Après son investiture, Othmân envoya une lettre aux gouverneurs où il disait :

    « En vérité, Dieu a ordonné aux responsables de veiller sur ceux qui sont sous leur tutelle, et Dieu ne les a pas chargés d’être des collecteurs d’impôts ! Car si les dirigeants se comportent ainsi, il n’y aura plus ni pudeur, ni respect des dépôts et des pactes !

    Sachez que la meilleure forme de justice dans votre conduite des affaires de l’État, c’est d’être bienveillant envers les musulmans, de leur donner ce qui leur revient de droit, et de leur demander avec équité de s’acquitter de leurs devoirs.

    Soyez bienveillants envers les protégés (dhimmi), ne prenez d’eux que ce qui est légalement fixé et ne leur demandez de faire que ce qui a été convenu avec eux. En ce qui concerne vos ennemis, respectez les traités que vous avez conclus avec eux » (Hassan Amdoudi, op. cité, pp. 272)

    Ali ibn Abi Taleb disait : « Craignez Dieu, ô serviteurs de Dieu ; pour ce qui est des droits de Ses serviteurs et de Sa terre ; car vous en êtes responsables, et vous serez interrogés même pour ce que vous aurez fait à la terre et aux animaux ! »

    Ali fit cette recommandation à l’un de ses fils : « Mon fils, fais en sorte que ton âme soit la balance sur laquelle tu pèses tes relations avec autrui. Aime pour les autres ce que tu aimes pour toi-même, et ne souhaite pas qu’ils subissent ce que tu n’aimes pas qu’il t’arrive. Ne sois pas injuste envers les gens comme tu n’aimes pas qu’on le soit avec toi. Sois bon envers eux-mêmes comme tu veux qu’ils le soient avec toi… ! »

    Il disait aussi : « Prends garde à la vanité de ton âme : ne fais pas confiance à ce qui te plaît en elle ! »

    c)Il n’est pas théocratique parce que dans une théocratie, le pouvoir est détenu par le clergé ou par un roi qui s’affuble du titre de représentant ou de lieutenant de Dieu sur la terre.

    Dans une théocratie, le roi prétend avoir été désigné par Dieu, alors que ce n’est pas le cas dans un État musulman où le Chef d’État est élu par le peuple et à ce titre il représente le peuple.

    Dans une théocratie, le pouvoir se transmet de manière héréditaire. Alors que dans l’État musulman, le pouvoir ne se transmet pas aux héritiers. C’est le peuple qui choisit et qui destitue qui il veut.

    Dans une théocratie la souveraineté appartient ou roi, il s’appelle « le Souverain ,» mais dans un État musulman, la souveraineté appartient au char’e, à la loi.

    « L’État islamique est semblable à la démocratie dans la mesure où le peuple choisit son gouverneur, lui demande des comptes et le destitue éventuellement, et aussi au plan de la jouissance des libertés fondamentales et notamment la liberté d’expression politique, la reconnaissance de l’opinion opposée et de son droit à l’expression, et le droit de s’opposer pacifiquement au pouvoir en place.

    Toutefois, l’État islamique diffère de l’État démocratique sur un point très important, à savoir que, dans le cadre d’un état démocratique, le peuple peut pleinement choisir ce que bon lui semble comme lois sans aucune restriction.

    Dans le cadre d’un état islamique, cette capacité législative est conditionnée par le respect des règlements catégoriques de la Loi islamique. C’est pourquoi il n’est pas approprié de qualifier l’État islamique de démocratique bien qu’il en possède certaines qualités car il possède aussi des caractéristiques s’opposant à la philosophie de la démocratie.

    Ceci dit, si ce que l’on entend par ce qualificatif c’est que l’état islamique repose sur le choix du peuple et préserve ses libertés, alors cela est acceptable pourvu qu’on le dise explicitement pour éviter toute confusion [….] Le pouvoir dans un état théocratique est détenu par le clergé qui détient son pouvoir de Dieu, tandis que dans l’état islamique le chef de l’état est choisi par le peuple, et n’est pas nécessairement un dignitaire religieux, mais il doit alors consulter les dignitaires religieux ; il détient son pouvoir du peuple qui peut lui demander des comptes et le destituer. » Sheikh Faysal Mawlawî

    En effet, l’État musulman peut avoir la forme d’une république constitutionnelle fédérale à régime présidentiel où le Chef d’État, qu’on peut appeler : président de la république, Calife, Imâm, Emir, peu importe le vocable, est élu au suffrage universel. Le régime fédéral est celui qui convient le mieux, mais pour le moment et en attendant l’unification du monde musulman sous une seule fédération ou confédération, les États musulmans peuvent conserver le cadre unitaire centralisé ou non en formant des ensembles régionaux et cette démarche les conduira progressivement vers le fédéralisme.

    (à suivre)




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  • simozrag
    12 mai 2010 at 13 h 40 min - Reply

    (Suite 3-l’État)

    A mon avis, il n’y a pas de ressemblance entre l’État de Médine et le modèle d’État occidental.

    En revanche, une comparaison serait possible après le changement ou le détournement de l’État de Médine. Les Califes qui se sont succédé depuis la dynastie omeyyade ont certes commis des exactions, notamment à l’égard des opposants politiques et de certains savants. Mais il n’est jamais question d’atrocités à l’exemple de ce qui s’est passé en occident.

    Même au plus fort de sa dérive, l’État musulman n’a jamais perpétré des crimes crapuleux qu’on peut qualifier de crimes contre l’humanité.

    Car la crainte de Dieu était un dénominateur commun qui a servi de frein en quelque sorte à certains dérapages.

    4-Les réalisations de l’État musulman.

    Je n’ai pas la prétention enfin d’énumérer toutes les réalisations de l’État musulman, ce n’est d’ailleurs pas l’objet de cette réponse, il est néanmoins de mon devoir de citer certaines réalisations constituant un incontestable apport à la civilisation et à la promotion des droits de l’homme :

    A-Libération de la femme et reconnaissance de ses pleins droits.
    D’abord, le jeune État musulman mit fin à l’infanticide.

    Ensuite, Il a reconnu à la femme la personnalité juridique et les droits qui en découlent, notamment son droit à l’héritage en tant que fille, sœur, épouse, mère, le droit de s’instruire, de travailler, de faire le commerce, d’hypothéquer, d’échanger, de faire des donations, d’ester en justice sans l’autorisation de son père ni de son mari.

    La femme n’avait aucun droit en Arabie, même pas le droit à la vie.

    Les Arabes de l’époque pré-islamique haïssaient les filles, ils les enterraient vivantes par crainte du déshonneur.

    Celle qui avait la chance de survivre était privée de tous les droits y compris le droit à l’héritage, pire elle était elle-même héritée comme une marchandise.

    Le jeune État lui octroie la pleine liberté d’opinion et d’expression au même titre que l’homme. Cette liberté implique l’exercice des droits civiques et politiques tels le droit de vote, le droit à l’opposition, le droit de participer à la gestion des affaires de la communauté, affirmant ainsi sa pleine capacité juridique, sa responsabilité et son devoir dans la lutte pour le bien et contre le mal.

    Le Coran annonce :

    « Comportez-vous convenablement envers elles .» s4 v19

    « Elles ont des droits équivalents à leurs devoirs » s4 v228
    Le prophète n’avait de cesse de recommander le bon comportement envers la femme, affirmant que le meilleur d’entre vous auprès de Dieu est le meilleur envers son épouse.

    « Ô gens! Je vous recommande de prendre soin de vos femmes! Je vous recommande de prendre soin de vos femmes ! » (Hadith)

    B-Abolition de l’esclavage

    Le jeune État musulman mit fin à l’esclavage en déclenchant un processus sur deux fronts : l’affranchissement et en attendant que celui-ci soit effectif le bon traitement de l’esclave.

    Le jeune État musulman était conscient du fait que l’abolition de l’esclavage ne pouvait se faire subitement sans bouleverser l’ordre établi en raison de l’enracinement profond de cette pratique dans les mœurs de la société.

    Le système socio-économique en pâtirait et les esclaves eux-même, libérés d’un seul coup, se trouveraient dans la misère.

    Le bon traitement de l’esclave est désormais un ordre à mettre en application à côté d’une série de mesures tendant à affranchir les esclaves.

    Ce qui amena le jeune État à réserver une part de son budget au rachat des esclaves en vue de leur affranchissement (Coran s9 v60).

    Parallèlement à ces mesures, il a été décrété la possibilité de réparer certaines infractions par la libération d’un esclave.

    Ainsi en fut-il de l’homicide involontaire, il est expié par la libération d’un esclave (Coran, s4 v92), le parjure est expié par l’affranchissement d’un esclave ( Coran, s5 v89), le divorce dit ad-dhihar (consistant à comparer sa femme à sa mère) est réparé par la libération d’un esclave (Coran, s 58 v3), ceux des esclaves qui désirent s’affranchir, doivent être affranchis et on leur accorde une aide financière en plus (Coran, s24 v32), les aumônes sont destinées entre autres à la libération des esclaves 2.177.

    Outre ces dispositions coraniques, le Prophète a prescrit la libération d’un esclave à celui qui n’aurait pas observé le jeûne d’un jour du mois de ramadan.

    Le mauvais traitement de l’esclave constitue également une cause obligatoire d’affranchissement.

    Le Prophète a dit : « Celui qui inflige à son esclave une correction excessive ou celui qui le gifle peut expier sa faute par l’affranchissement. »

    Ces dispositions pénales sont doublées d’exhortations morales invitant les musulmans à racheter les esclaves en échange d’une grande récompense : « l’affranchissement d’un joug » (s90 v13)

    Ainsi, Othman ibnu Affane prit l’habitude de racheter un esclave chaque semaine.

    Ces divers procédés tendaient à l’abolition progressive de l’esclavage sans bouleverser l’ordre socio-économique de la communauté.

    Et à la mort du prophète, il n’y avait presque pas d’esclave en Arabie.

    C-Contributions à l’essor de la civilisation humaine.

    Il est indéniable que l’État musulman a puissamment contribué à l’essor d’une civilisation à visage humain.

    « Le monde est soutenu par quatre colonnes : le savoir des sages, la justice des grands, la prière des justes et la valeur des braves. »

    Cette expression était inscrite sur les frontons des universités de l’Espagne musulmane. Il n’y a rien d’étonnant que le savoir occupe la première place, du fait que l’impératif du verbe « lire » fut le premier mot révélé du saint Coran.

    Sans compter les multiples versets du Coran et hadiths du prophète, exaltant le savoir et les savants.

    « L’encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs », dit le Prophète (paix et salut sur lui).

    Personne ne peut nier à l’État musulman l’honneur d’avoir contribué au développement de la civilisation islamique dont l’apogée se situe sous les règnes de Haroun Arrachid et d’al-Mamoun vers le milieu du Ixe siècle.

    Cette civilisation fit de l’empire ottoman au 16e siècle un des pays les plus civilisés du monde.

    Grâce à l’État musulman, l’Espagne fut transformée en moins d’un siècle. « A une époque où le reste de l’Europe était plongé dans une barbarie noire, Bagdad et Cordoue, les deux grandes cités où régnait l’Islam, étaient des foyers de civilisation éclairant le monde de leur lumineux éclat » (Gustave le Bon : la civilisation des Arabes).

    La création de Bayt al-Hikma (Maison de la sagesse) à Bagdad en 830 est comparable à installation d’un énorme éclairage dans un désert obscur. Cette lumière a dissipé les ténèbres de l’ignorance du moyen-âge.

    Bayt al-Hikma était une institution faisant à la fois fonction d’université, de centre de recherches et de documentation, d’office de traduction du patrimoine des civilisations antiques.

    « La Bayt al-Hikmat fut le berceau de l’école de Bagdad dont l’influence devait se faire sentir jusqu’à la seconde moitié du XVe siècle.

    C’est à cette illustre école que revient le mérite insigne d’avoir assuré la continuité de la civilisation en renouant la chaîne des connaissances humaines brutalement brisée au Vie siècle par la décadence et l’agonie de Rome. » (Haïdar BAMMATE : Apport des musulmans à la civilisation).

    5-Différence de conception et de nature des civilisations islamique et occidentale.

    La civilisation islamique est une civilisation basée sur la foi en Dieu, alors que la civilisation occidentale se fonde sur le principe de la laïcité, écartant Dieu des domaines de la vie et des activités humaines.

    Si l’on incluait dans ce concept les églises chrétiennes, la difficulté liée à la foi en Dieu ne se résoudrait pas pour autant puisque l’idée de Dieu est non seulement trop vague mais en plus plurielle chez les églises chrétiennes (la trinité).

    En outre, ces églises s’inscrivent dans un courant totalement opposé et antinomique à l’idée de civilisation.

    En revanche, la civilisation islamique relie l’homme à Dieu, à travers son humanité et aussi à travers l’univers et ses phénomènes. Ce faisant, l’homme devient en harmonie avec lui-même, avec ses semblables et avec l’univers tout entier.

    Et cela suffit à lui procurer la paix, la quiétude et le salut dans ce monde et dans l’autre.

    Ibn Khaldoun dit : « La sagesse de Dieu s’est accomplie en l’existence de l’homme et en la préservation de son espèce. La société humaine est donc nécessaire pour le genre humain sans laquelle l’existence des hommes ne serait pas complète. C’est aussi ce que Dieu a voulu pour peupler le monde et établir les hommes comme des lieutenants sur la Terre. C’est le sens de la civilisation. »

    La civilisation occidentale est une civilisation matérialiste. Elle ne croit qu’à la matière, c’est-à-dire aux choses perceptibles par les sens. Elle ne considère que l’aspect corporel de l’homme, ignorant ou occultant totalement son aspect spirituel.

    De même qu’elle ne croit qu’à la vie présente, ignorant la vie future et ses exigences. Elle ne recherche que les plaisirs mondains et les biens matériels qui les procurent.

    Cet état d’esprit l’amène à méconnaître tout ce qui est spirituel, moral, sublime et transcendant.

    Par contre, la civilisation islamique tient compte des exigences de la vie présente et de la vie future.

    Elle considère l’homme sous sa double dimension corporelle et spirituelle.

    Elle s’intéresse au salut de l’homme et à son succès tant ici-bas que dans l’au-delà.

    Il peut paraître que les deux civilisations aient les mêmes préoccupations quant au bonheur de l’homme dans ce monde.

    Cependant, la conception matérialiste peut influer dangereusement sur le comportement de l’individu et de la société.

    Comme elle peut transformer la vie d’un simple moyen à un but et d’un début à une fin. Cette conception est source de tant de désespoirs pouvant favoriser des comportements négatifs dont le crime et le suicide.

    C’est aussi l’une des graves lacunes qui a conduit l’humanité à la destruction et aux guerres dévastatrices.

    La civilisation occidentale est une civilisation de conflits et de luttes. Elle est constamment en lutte sur trois fronts : la lutte de l’homme contre l’homme, la lutte de l’homme contre la nature et la lutte de l’homme contre Dieu.

    En revanche, la civilisation islamique est une civilisation de paix ; Il est hors de question que celle-ci songe à entrer en conflit avec la nature et encore moins avec Dieu.

    Au contraire, la civilisation islamique fait cause commune avec la nature dans l’obéissance et la soumission à Dieu.

    Quant à la troisième forme de lutte contre l’homme, elle ne s’y engage que pour se défendre ou pour lever les obstacles dressés sur le chemin menant à la paix.

    Son objectif étant la paix et elle s’efforce de l’atteindre même si l’itinéraire emprunté l’implique obligatoirement dans des conflits et des affrontements.

    Pour preuve : il n’y a pas eu de conflits planétaires sous le règne de la civilisation islamique.

    La civilisation occidentale est une civilisation qui développe la discrimination raciale, le mépris et l’exclusion de l’autre.

    Elle se fonde sur le sentiment de supériorité, la domination et l’arrogance.

    La civilisation islamique est la civilisation de l’humilité et de l’équité.

    La civilisation occidentale est une civilisation colonisatrice ; la civilisation islamique est une civilisation libératrice.

    La civilisation islamique est une civilisation de juste milieu et d’équilibres.

    L’équilibre entre le matériel et le spirituel, entre l’individu et le groupe, entre les exigences de la vie présente et celles de la vie future, entre les droits de l’homme et les droits de Dieu.

    La civilisation occidentale manque d’équilibre en raison de sa vision étriquée et partielle de l’homme et du monde.

    La civilisation islamique puise sa force dans les valeurs humanitaires de l’Islam. Elle se caractérise par la tolérance et le respect de la personne humaine sans distinction de race, de religion, de langue ou de couleur.

    « C’est une civilisation donnante. Elle a certes emprunté aux autres civilisations et cultures du monde mais elle a donné sans compter dans des domaines aussi variés que la science, le savoir, l’art, les valeurs de justice, d’équité, de vertu et d’esthétisme.

    L’humanité entière a tiré profit de sa générosité en ce sens qu’elle ne fait aucune différence entre l’Arabe et le non Arabe, le Blanc et le Noir, le Musulman et le non Musulman, qu’ils fassent profession d’une religion révélée ou qu’ils croient aux lois positives, qu’ils soient religieux ou irréligieux. » (Youssef al-Qaeadaoui : l’Islam, civilisation de demain)

    Il est indéniable que la civilisation occidentale a apporté de multiples bienfaits pour l’humanité. Elle a rapproché les distances et réduit la planète à un village grâce aux moyens de transport et de communication. Les progrès de la médecine ont permis d’apaiser des souffrances et de prolonger l’espérance de vie. La machine, l’informatique ont considérablement contribué tant au développement des connaissances qu’à l’amélioration de la vie humaine.

    Mais ces progrès ne doivent pas nous faire oublier deux points importants :

    1- Les fléaux que cette civilisation a engendrés pour l’humanité en termes de désastres écologiques, de guerres, de maladies, de mal vie, de famine, de propagation du péché et du mal d’une manière générale.

    2- Les mérites de la civilisation islamique. Celle-ci a aussi répandu ses bienfaits sur le monde pendant près de dix siècles.

    D’ailleurs, c’est elle qui a jeté les bases scientifiques et rationnelles de la civilisation occidentale.

    Ses apports au développement des sciences telles la chimie, les mathématiques, la physique, la médecine, la pharmacie, ont beaucoup contribué à l’essor de la civilisation occidentale.

    Même après son déclin, la civilisation islamique a continué à rayonner sur le monde par ses sciences, sa culture et ses valeurs morales.

    Les musulmans utilisent la science non pas pour détruire mais comme moyen de rapprochement et d’élévation vers Dieu. Ils ne se sont pas comportés brutalement à l’égard des peuples soumis à leur autorité.

    « Les musulmans ne se sont pas comportés comme des envahisseurs ni comme des colons ni comme des pillards ?

    Ils ont fait preuve de bonté et de tolérance envers les peuples soumis ce qui explique la facilité et la rapidité des conquêtes.

    Partout les musulmans, en particulier les Arabes étaient accueillis comme des libérateurs par les peuples de l’Orient et de l’Occident qui avaient beaucoup souffert du joug de la domination sassanide à l’Est et romaine à l’Ouest. Sous l’autorité musulmane, il n’y avait ni persécutions ni conversions versées.

    Les populations avaient la pleine liberté d’exercer leurs cultes et leurs différentes activités.

    Au vrai, la conquête musulmane a sauvé l’Occident de sa nuit barbare!

    Contrairement à la thèse de Henri Pirenne, c’est, je crois, grâce à la conquête musulmane que l’Occident a repris contact avec les civilisations orientales et, à travers elles, avec les grands mouvements mondiaux de commerce et de culture.

    Alors que les grandes invasions barbares des IVe et Ve siècles avaient entraîné la régression économique de l’Occident mérovingien puis carolingien, la création du nouvel empire islamique entraîna, pour ce même Occident, un étonnant développement et la relance de sa civilisation. » (Maurice Lombard : Le Temps N° 20, printemps 1987)

    La civilisation occidentale a trouvé, grâce à la civilisation islamique, un terrain propice, aplani, non seulement prêt à recevoir le développement, mais contenant déjà les germes du développement. Alors que la civilisation islamique n’eut guère la chance de trouver une assise matérielle favorable.

    On parle à cette époque des « Ténèbres du Moyen Age ». L’Islam a trouvé une Europe foncièrement différente de celle qu’il a quittée après y avoir planté les jalons de la civilisation.
    «
    Était-il encore besoin de le mentionner ? Certainement, lorsqu’on songe qu’au IXe, Xe, XIe, XIIe siècles l’Europe centrale compte pour le moins 95 % d’analphabètes…

    Le désir éprouvé par les convertis à l’islam de devenir de véritables musulmans est à l’origine de ces écoles. Elles sont nées spontanément, sans que personne ait ordonné leur création. Tout musulman doit pouvoir lire l’Ecriture sainte.

    Et c’est là qu’à nouveau se creuse le fossé séparant l’Orient de l’Occident. En Occident, le prêtre a seul accès au livre saint de la chrétienté dont la lecture est interdite au laïque. Seul l’ecclésiastique lit et comprend la langue du Verbe révélé. Dès l’an 800, les sermons en latin ne sont déjà plus compris du peuple…

    Il en va tout autrement dans les pays d’Islam. L’État arabe, ayant tout intérêt à ce que parmi ses sujets ‘‘ les vaches soient bien gardées’’, prend bientôt l’instruction publique en main. Les enfants de toute condition fréquentent les écoles primaires, ceci moyennant une somme fort modique.

    Dans la cour de la mosquée, le professeur est assis au pied d’une colonne, ses auditeurs groupés en demi-cercle autour de lui. Le cours a lieu, en quelque sorte, toutes portes ouvertes. Chacun, homme ou femme, peut y assister.

    Et chacun peut interrompre le professeur pour lui poser une question ou soulever une objection…

    Les universités arabes qui fleurissaient depuis le IXe siècle et qui, depuis l’avènement de Gerbert à la papauté, attiraient un flot sans cesse croissant de visiteurs clandestins venus d’au-delà des Pyrénées, ont placé sous les yeux de l’Occident un modèle d’institution scientifique temporelle, qu’il s’agisse de méthodes d’enseignement, de l’octroi des grades universitaires ou de la division de l’université en facultés. Mais à l’Occident, en plus du contenant, ils ont également transmis le contenu : la matière d’enseignement » (Sigrid Hunke, le Soleil d’Allah brille sur l’Occident, Albin-Michel, Paris 1963, pp 241-246)

    La civilisation islamique a donné à l’Espagne un éclat particulier qui a mis fin à une longue période d’obscurantisme.

    « Certes, il n’est plus question aujourd’hui des « Ténèbres du Moyen Age », mais à une Europe qui végétait malheureuse et déchue, il faut bien opposer la civilisation magnifique de l’Espagne musulmane.

    Les maîtres des études arabes dans l’Espagne actuelle nous ouvrent des horizons nouveaux sur la portée, la profondeur, l’éclat de cette culture hispano-mauresque.

    Ils ont revendiqué pour elle une place décisive dans la formation de la philosophie, de la science, de la poésie, de toute la culture de l’Europe chrétienne…Plusieurs siècles avant que la renaissance fit jaillir à nouveau des sources à demi taries, le fleuve de civilisation qui s’épanchait à Cordoue conservait et transmettait au monde nouveau l’essence de la pensée antique. » (Sanchez-Albornoz : l’Espagne et l’Islam, cité par haïdar BAMMATE, op cité p.40)

    Seule l’influence des préjugés pourrait être à l’origine de la négation de l’apport de l’Etat musulman à la civilisation et aux hommes.

    La civilisation islamique a trouvé une civilisation romaine décadente et un espace réfractaire compte tenu des résistances de l’église catholique, apostolique et romaine.
    « Depuis Hannibal, la civilisation romaine était condamnée à mort…Non seulement la couche sociale supérieure n’éprouvait pas le désir d’instruire, mais le nouvel objectif que le christianisme assignait à ses méditations dépréciait la science, et même l’étude qui en vérité n’avait jamais trouvé à Rome une réelle protection.

    Le manque d’instruction dans les couches supérieures conduisait à un vide fatal.

    N’est-il pas effrayant de songer que les civilisations méditerranéennes auraient disparu comme les civilisations des Incas et des Mayas si des peuples jeunes, à la fois doués et désireux d’instruire, ne leur avaient pas insufflé une vie nouvelle. » (Sigrid Hunke : le soleil d’Allah brille sur l’occident…)

    Le Christianisme n’a guère été favorable au progrès. Au lieu de perpétuer la civilisation gréco-romaine, le christianisme avait détruit le patrimoine de ladite civilisation considéré comme l’héritage d’une culture païenne.

    C’est ainsi que Byzance fit table rase du passé en détruisant les ouvrages scientifiques et les monuments artistiques de l’antiquité.

    L’inquisition va ensuite barrer le chemin à toute idée de progrès et à toute activité scientifique ou expérimentale.

    De ce fait, beaucoup d’Européens se plaignaient de l’absence d’ouverture du christianisme qui les a privés des bienfaits de la culture aussi bien ancienne qu’islamique.

    «Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique.

    La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds. […]

    En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance: ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. «Guerre à outrance avec Rome!

    Paix et amitié avec l’Islam.» C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II Hohenstauffen.»

    (Friderich Netzsche : l’Antéchrist (1888), Gallimard 2006 p.85)

    (à suivre)




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  • simozrag
    12 mai 2010 at 16 h 49 min - Reply

    (L’Etat – Suit 4 et fin)

    6-Aperçu des réalisations

    Les réalisations de ladite civilisation s’étendent à tous les domaines des activités humaines. De l’industrie à l’agriculture en passant par les sciences, l’architecture, les lettres et les arts.

    A ce sujet, on peut citer les témoignages de certains historiens européens.

    « C’est encore aux artisans syriens que l’Occident emprunta l’art de fabriquer le papier et même celui de cuire les sirops. Les conséquences de cette pénétration pacifique eurent de durables effets sur le commerce et l’industrie naissante de l’Europe : la draperie transformée, l’Europe initiée à la fabrication du linge, les industries du luxe, s’installant et se développant en Occident, la production se diversifiant, la technique se perfectionnait.

    En réalité, une révolution économique bouleversait une société et tout un continent.

    « À mesure qu’on pénètre dans l’étude de cette civilisation, on voit les faits nouveaux surgir et les horizons s’étendre.

    On constate bientôt que le Moyen Âge ne connut l’antiquité classique que par Arabes ; que pendant cinq cents ans, les universités de l’Occident vécurent exclusivement de leurs livres, et qu’au triple point de vue matériel, intellectuel et moral, ce sont eux qui ont civilisé l’Europe.

    Quand on étudie leurs travaux scientifiques et leurs découvertes, on voit qu’aucun peuple n’en produisit d’aussi grands dans un temps aussi court.

    Lorsqu’on examine leurs arts, on reconnaît qu’ils possédèrent une originalité qui n’a pas été dépassée.

    L’action des Arabes, déjà si grande en Occident, fut plus considérable encore en Orient. Aucune race n’y a jamais exercé une influence semblable. Les peuples qui ont jadis régné sur le monde : Assyriens, Perses, Égyptiens, Grecs et Romains ont disparu sous la poussière des siècles, et n’ont laissé que d’informes débris ; leurs religions, leurs langues et leurs arts ne sont plus que des souvenirs.

    Les Arabes ont disparu à leur tour; mais les éléments les plus essentiels de leur civilisation, la religion, la langue et les arts, sont vivants encore, et du Maroc jusqu’à l’Inde, plus de cent millions d’hommes obéissent aux institutions du prophète.

    Des conquérants divers ont renversé les Arabes, aucun n’a songé à remplacer la civilisation qu’ils avaient créée.

    Tous ont adopté leur religion, leurs arts, et la plupart leur langue. Implantée quelque part, la loi du prophète y semble fixée pour toujours.

    Elle a fait reculer dans l’Inde des religions pourtant bien vieilles. Elle a rendu entièrement arabe cette antique Égypte des Pharaons, sur laquelle les Perses, les Grecs, les Romains avaient eu si peu d’influence. Les peuples de l’Inde, de la Perse, de l’Égypte, de l’Afrique ont eu d’autres maîtres que les disciples de Mahomet : depuis qu’ils ont reçu la loi de ces derniers, ils n’en ont pas reconnu d’autre. » (Gustave le Bon, ouvrage déjà cité)

    « Al-Battâni fut le premier à employer dans ses ouvrages les expressions « sinus » et « cosinus ». Il l’a fait entrer dans le calcul gnomonique et l’appelait ombre étendue. C’est la tangente trigonométrique des modernes. » (M. Charles : Aperçu historique des méthodes en géométrie, cité par Haïdar Bammate, op.cité, p.57)

    « Les Arabes ont laissé sur l’Europe une empreinte intellectuelle que la chrétienté ne pourra bientôt plus ignorer ; ils l’ont inscrite de façon indélébile dans les cieux comme peut le constater toute personne lisant le nom des étoiles sur un globe céleste. »

    « Le génie propre de ces hommes (les Arabes) les a portés à fournir […] les premiers astronomes, des philosophes profonds et de grands médecins : on connait au reste leurs travaux et leurs conquêtes.

    La perfection que nous avons reconnue dans tous les organes de la vie intérieure et dans ceux de la vie de relation chez les Arabes, annonce en effet une intelligence innée proportionnée à cette perfection physique, et sans doute supérieure, toutes choses égales d’ailleurs, à celle, par exemple, des peuples du nord de la terre. […]

    Il est vraisemblable que le climat de l’Arabie, la vie sobre, régulière et simple de cette race d’homme qui a pris naissance dans cette riche et fertile contrée, ont contribué à leur donner cette perfectibilité d’organes et cette intelligence rare qui en fait, en quelque sorte, une espèce à part. » (Dominique-Jean Larrey, Mémoires et Campagnes 1786-1840) (1841)

    « Les Musulmans ont accompli une tâche essentielle pour l’humanité. Le plus grand philosophe, al-Farabi, était Musulman.
    Les plus grands mathématiciens, Abu Kamil et Ibrahim ibn Sinan, étaient Musulmans. Le plus grand géographe et encyclopédiste, al-Mas`udi, était Musulman.

    Le plus grand historien, al-Tabari, était également Musulman. » (George Sarton : introduction of the history of science, éd. Williams et Wilkins 1927, p.624

    « Par l’observation et l’expérience, les Arabes ont développé les données scientifiques héritées des Grecs. Ce sont eux les inventeurs de l’expérience au sens strict du mot, ce sont eux les véritables créateurs de la recherche expérimentale…

    Les Arabes ont créé la physique et la chimie expérimentale, l’algèbre et l’arithmétique au sens actuel du terme, la trigonométrie sphérique, la géologie et la sociologie.

    En plus d’innombrables découvertes et inventions précieuses dans le domaine des sciences expérimentales, découvertes et inventions souvent plagiées et faussement attribuées à d’autres, ils ont légué à la postérité le présent sans doute le plus précieux de tous : une méthode de recherche scientifique qui a préparé la voie à l’actuel développement, combien prodigieux, de la connaissance et de la maîtrise de la nature .» (Sigrid Hunke, op.cité pp.247-249)

    « Les conquêtes des Arabes présentent un caractère particulier qui les distingue de toutes celles accomplies par les conquérants qui leur ont succédé.

    D’autres peuples, tels que les Barbares, qui envahirent le monde romain, les Turcs, etc., ont pu fonder de grands empires, mais ils n’ont jamais fondé de civilisation, et leur plus haut effort a été de profiter péniblement de celle que possédaient leurs vaincus.

    Les Arabes, au contraire, ont crée très rapidement une civilisation nouvelle fort différente de celles qui l’avaient précédée, et ont amené une foule de peuples à adopter, avec cette civilisation nouvelle, leur religion et leur langue.

    Au contact des Arabes, des nations aussi antiques que celles de l’Égypte et de l’Inde ont adopté leurs croyances, leurs coutumes, leurs mœurs, leur architecture même. Bien des peuples, depuis cette époque, ont dominé les régions occupées par les Arabes, mais l’influence des disciples du prophète est restée immuable.

    Dans toutes les contrées de l’Afrique et de l’Asie où ils ont pénétré, depuis le Maroc jusqu’à l’Inde, cette influence semble s’être implantée pour toujours.

    Des conquérants nouveaux sont venus remplacer les Arabes : aucun n’a pu détruire leur religion et leur langue. Un seul peuple, les Espagnols, a réussi à se débarrasser de la civilisation arabe, mais nous verrons qu’il ne l’a fait qu’au prix de la plus irrémédiable décadence.

    La période brillante de la civilisation des Arabes ne commença aussitôt que leur conquête fut achevée. L’activité qu’ils avaient d’abord dépensée dans leurs combats, ils la tournèrent vers les lettres, les sciences, l’industrie ; et leurs progrès dans les arts pacifiques furent aussi rapides qu’ils l’avaient été dans les arts guerriers.

    L’enseignement public était organisé sur de larges bases. Les professeurs les plus célèbres furent appelés de tous les points de l’univers.

    L’astronomie, surtout, fut cultivée au point de permettre de tenter des opérations que les Européens n’ont pu aborder qu’à une époque moderne, telles que la mesure d’un arc du méridien. Les anciens auteurs grecs et latins, surtout ceux traitant de philosophie et de mathématiques, furent traduits et étudiés dans toutes les écoles.

    L’étude de l’antiquité devint alors aussi générale qu’elle devait l’être en Europe quelques siècles plus tard.

    Les Arabes apportèrent dans ces études, si nouvelles pour eux, toute leur ardeur. Bibliothèques publiques, écoles, laboratoires se multipliaient partout, et quand nous étudierons, dans d’autres chapitres, les détails de leur civilisation, nous verrons qu’ils réalisèrent, dans la plupart des sciences, des découvertes importantes.

    L’aperçu qui précède montre que bien peu de temps après leurs conquêtes, les Arabes étaient arrivés à un haut point de culture ; mais une administration savante, des arts aussi compliqués que l’exploitation des mines, l’architecture, etc, ne s’improvisent pas, et des sciences comme l’astronomie s’improvisent moins encore. » (Gustave le Bon, op.cité)

    « Il suffit ici d’évoquer quelques glorieux nom sans équivalent contemporains en Occident : jabir ibn Haiyan, al-Kindi, al-Khwarizmi, al-Fargani, al-Razi, Thabit ibn Qurra, al-Battani, Hunain ibn Ishaq, al-Farabi, Ibrahim ibn Sinan, al-Masudi, al-Tabari, Abul Wafa, ‘Ali ibn Abbas, Abul Qasim, Ibn al-Jazzar, al-Biruni, Ibn Sina, Ibn Yunus, al-Kashi, Ibn al-Haitham, ‘Ali Ibn ‘Isa al-Ghazali, al-zarqab, Omar Khayyam.

    Une magnifique liste de noms qu’il ne serait pas difficile d’étendre. Si quelqu’un vous dit que le Moyen Age a été scientifiquement stérile, citez lui seulement ces hommes, qui ont tous brillé dans une courte période, de 750 à 1100 après JC. » ( Geotge Sarton, op.cité)

    « La plupart des Européens n’ont pas exactement évalué l’importance de l’apport qu’ils ont reçu de la civilisation islamique, ni compris la nature de leurs emprunts à cette civilisation dans le passé et certains vont jusqu’à totalement méconnaître tout ce qui s’y rapporte.

    Cela vient de ce que l’histoire telle qu’elle leur est enseignée travestit les faits et paraît avoir été altérée volontairement sur beaucoup de points. C’est avec outrance que cet enseignement affiche le peu de considération que lui inspire la civilisation islamique, et il a l’habitude d’en rabaisser le mérite chaque fois que l’occasion s’en présente.

    Il importe de remarquer que l’enseignement historique dans les Universités d’Europe ne montre pas l’influence dont il s’agit.

    Au contraire, les vérités qui devraient être dites à ce sujet, qu’il s’agisse de professer ou d’écrire, sont systématiquement écartées, surtout pour les événements les plus importants.

    Par exemple, s’il est généralement connu que l’Espagne est restée sous la loi islamique pendant plusieurs siècles, on ne dit jamais qu’il en fut de même d’autres pays, tels que la Sicile et la partie la plus méridionale de la France actuelle […].

    Il faut donc voir là une conséquence de l’orgueil et de la présomption des Occidentaux, travers qui les empêche de reconnaître la vérité et l’importance de leurs dettes envers l’Orient.

    Le plus étrange en cette occurrence, c’est de voir les Européens se considérer comme les héritiers directs de la civilisation hellénique, alors que la vérité des faits infirme cette prétention.

    La réalité tirée de l’histoire même établit que la science et la philosophie grecque ont été transmises aux Européens par des intermédiaires musulmans.

    En d’autres termes, le patrimoine intellectuel des Hellènes n’est parvenu à l’Occident qu’après avoir été sérieusement étudié par le Proche-Orient, […] les Européens seraient restés dans l’ignorance totale de ces connaissances pendant fort longtemps, si tant est qu’ils ne soient jamais parvenus à les connaître. » (René Guénon, Aperçu sur l’ésotérisme islamique et le taoïsme, ed. Gallimard 1973)

    7-Ni contrainte ni discrimination

    La civilisation islamique s’est distinguée par l’absence de contrainte et de discrimination.

    Elle a fait montre d’un esprit d’ouverture exemplaire dans tous les domaines. Elle a réussi à regrouper sous sa bannière une mosaïque de cultures et de croyances.

    Cette diversité est visible au sein des sociétés musulmanes. On y trouve des athées, des chrétiens, des juifs, des animistes, des agnostiques, dont les origines remontent à des siècles.

    Ce qui prouve que ni eux ni leurs ancêtres n’ont jamais été inquiétés pour leurs croyances. Les gens qui se sont convertis à l’islam l’ont fait de leur plein gré, par conviction et non par contrainte.

    C’est pour confirmer cette réalité que beaucoup d’historiens ont exprimé leurs témoignages :

    « Il est écrit dans le livre de Dieu, le Coran sacré : ‘‘

    Il ne doit pas y avoir de contrainte en matière de foi’’.

    Les Arabes ne songent pas à exiger des peuples soumis à leur pouvoir qu’ils embrassent la religion islamique.

    Les Chrétiens, les Sabéens, les Parsis et les Juifs, tous doivent pouvoir librement suivre leur religion. Ils conservent leurs temples, leurs monastères, leurs évêques, dikhans et rabbins.

    C’est là quelque chose de fabuleux qui ne s’était encore jamais vu !…

    Les nouveaux maîtres musulmans ne s’immiscent pas dans les affaires privées de leurs sujets. ‘‘Ils sont équitables, écrit au IXe siècle le patriarche de Jérusalem à celui de Constantinople, ne nous font aucun tort et ne se livrent à aucun acte de violence envers nous’’.

    Ils accordent aux non musulmans de leur empire toutes les libertés religieuses et civiques pourvu qu’ils paient leurs impôts et obéissent à leurs maîtres…

    Mais ce sont les vaincus qui veulent de venir des égaux !…

    Sans qu’il ne soit jamais question de contrainte, les adeptes du Christ fondent comme neige au soleil…

    Sous la douce lumière de cette tolérance et de cette générosité du monde arabe, des peuples et des religions disparates qui parviennent à vivre en bonne intelligence commencent soudain à prospérer.

    Les sectes chrétiennes par exemple tels les nestoriens et les monophysites que l’Eglise impériale avait durement persécutées, peuvent pour la première fois, délivrées du joug de l’Eglise et de l’État, respirer et se développer librement…

    Ce n’est pas la civilisation qui produit un Rhases ou un Avicenne, c’est la civilisation arabe qui rend les hommes de souche persane capables de faire merveille !

    Et cette même tolérance, qu’autorise la nomination d’un chrétien à la fonction de professeur, admet même qu’on s’instruise auprès des païens, qu’on puise aux sources grecque et indienne du savoir.

    Elle se trouve sur ce point en plein accord avec le Prophète. » (Sigrid Hunke, op. cité pp.218-222)

    « La conduite d’Amrou en Égypte ne fut pas moins bienveillante. Il proposa aux habitants une liberté religieuse complète, une justice impartiale pour tous, l’inviolabilité des propriétés, et le remplacement des impôts arbitraires et excessifs des empereurs grecs par un tribut annuel fixé à 15 francs par tête.

    Les habitants des provinces se montrèrent tellement satisfaits de ces propositions qu’ils se hâtèrent d’adhérer au traité, et payèrent d’avance le tribut.

    Les Arabes respectèrent si religieusement les conventions acceptées, et se rendirent si agréables aux populations sou¬mises autrefois aux vexations des agents chrétiens de l’empereur de Constantinople, que toute l’Égypte adopta avec empressement leur religion et leur langue.

    C’est là, je le répète, un de ces résultats qu’on n’obtient jamais par la force. Aucun des peuples qui avaient dominé en Égypte avant les Arabes ne l’avait obtenu.

    Les habitants de l’Espagne furent aussi bien traités que l’avaient été ceux de la Syrie et de l’Égypte.

    Les Arabes leur laissèrent leurs biens, leurs églises, leurs lois, le droit d’être jugés par leurs juges, et leur imposèrent seulement un tribut annuel de quelques provisions, plus un dinar d’or (15 fr.) pour chaque noble et un demi dinar pour chaque serf Ces conditions paraissant fort douces à la population, elle se soumit sans résistance, et les Arabes n’eurent bientôt plus à lutter que contre l’aristocratie propriétaire du sol.

    La durée de l’empire des Arabes en Espagne fut d’environ huit siècles, c’est-à-dire à peu près égale à celle de la puissance romaine.

    Il périt victime de ses dissensions bien plus que des attaques étrangères. Son génie politique fut faible, mais son génie civilisateur le plaça aux premiers rangs. »

    « À leur grande tolérance, les Arabes d’Espagne joignaient des mœurs très chevaleresques. Ces lois de la chevalerie : respecter les faibles, être généreux envers les vaincus, tenir religieusement sa parole, etc., que les nations chrétiennes adoptèrent plus tard, et qui finirent par exercer sur les âmes une action plus puissante que celles de la religion même, furent introduites par eux en Europe.

    Supposons cependant que les chrétiens n’eussent jamais réussi à repousser les Arabes ; supposons encore qu’au lieu d’un climat froid et pluvieux, qui ne pouvait exercer aucun attrait sur eux, les musulmans eussent rencontré dans le nord de la France le même climat qu’en Espagne, et eussent cherché à s’y établir de façon définitive.

    Pour savoir ce qu’eût été dans ces hypothèses impossibles le sort du nord de l’Europe, il suffit de rechercher ce que fut celui de l’Espagne.

    Or, comme sous l’influence des Arabes, l’Espagne jouissait d’une civilisation brillante, alors que le reste de l’Europe était plongé dans la plus grossière barbarie, il est évident qu’au point de vue de la civilisation de l’époque, les populations chrétiennes n’auraient eu qu’à gagner à se ranger sous la bannière du prophète.

    Adoucis dans leurs mœurs, les peuples de l’Occident eussent sans doute évité ainsi les guerres de religion, la Saint-Barthélemy, l’inquisition, en un mot, toutes ces calamités qui ont ensanglanté l’Europe pendant tant de siècles, et que les musulmans n’ont jamais connues.

    Pour soutenir, comme le fait le savant historien cité plus haut, que, sous les Arabes, l’avenir de l’Europe et du monde eût été perdu, parce que « l’activité qui pousse les hommes vers le progrès n’était pas dans le génie musulman », il faut pousser à des limites bien extrêmes l’oubli de l’histoire de la civilisation des Arabes.

    Quand on considère la prospérité brillante que firent régner les disciples du prophète dans des pays plongés avant eux dans la barbarie, on peut certainement renverser entièrement la proposition qui précède, et dire que l’activité qui entraîne les hommes vers le progrès n’a jamais été poussée chez aucune race aussi loin que chez les Arabes. » (Gustave le Bon, op.cité

    « L’Islam médiéval fut une religion d’une tolérance remarquable pour son temps, permettant aux Juifs et aux Chrétiens de pratiquer librement leur culte, un exemple qui ne fut, malheureusement, pas suivi en Occident durant des siècles.

    Ce qui est remarquable c’est la mesure dans laquelle l’Islam fait partie de l’Europe depuis si longtemps, tout d’abord en Espagne, puis dans les Balkans, et la mesure dans laquelle il a contribué si largement à la civilisation que nous tous considérons trop souvent, à tort, comme uniquement occidentale. L’Islam fait partie de notre passé et de notre présent, dans tous les domaines de l’activité humaine.

    Il a contribué à créer l’Europe moderne. Il fait partie de notre propre héritage. » (Charles de Galles, 27 octobre 1993, Oxford Centre for Islamic Studies , The Sheldonian Theatre, Oxford, dans Islam and the West).

    Fraternellement !




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  • simozrag
    12 mai 2010 at 21 h 18 min - Reply

    (Suite 3-l’État)

    A mon avis, il n’y a pas de ressemblance entre l’État de Médine et le modèle d’État occidental.

    En revanche, une comparaison serait possible après le changement ou le détournement de l’État de Médine. Les Califes qui se sont succédé depuis la dynastie omeyyade ont certes commis des exactions, notamment à l’égard des opposants politiques et de certains savants. Mais il n’est jamais question d’atrocités à l’exemple de ce qui s’est passé en occident.

    Même au plus fort de sa dérive, l’État musulman n’a jamais perpétré des crimes crapuleux qu’on peut qualifier de crimes contre l’humanité.

    Car la crainte de Dieu était un dénominateur commun qui a servi de frein en quelque sorte à certains dérapages.
    4-Les réalisations de l’État musulman.

    Je n’ai pas la prétention enfin d’énumérer toutes les réalisations de l’État musulman, ce n’est d’ailleurs pas l’objet de cette réponse, il est néanmoins de mon devoir de citer certaines réalisations constituant un incontestable apport à la civilisation et à la promotion des droits de l’homme :

    A-Libération de la femme et reconnaissance de ses pleins droits.

    D’abord, le jeune État musulman mit fin à l’infanticide.
    Ensuite, Il a reconnu à la femme la personnalité juridique et les droits qui en découlent, notamment son droit à l’héritage en tant que fille, sœur, épouse, mère, le droit de s’instruire, de travailler, de faire le commerce, d’hypothéquer, d’échanger, de faire des donations, d’ester en justice sans l’autorisation de son père ni de son mari.

    La femme n’avait aucun droit en Arabie, même pas le droit à la vie.

    Les Arabes de l’époque pré-islamique haïssaient les filles, ils les enterraient vivantes par crainte du déshonneur.

    Celle qui avait la chance de survivre était privée de tous les droits y compris le droit à l’héritage, pire elle était elle-même héritée comme une marchandise.

    Le jeune État lui octroie la pleine liberté d’opinion et d’expression au même titre que l’homme. Cette liberté implique l’exercice des droits civiques et politiques tels le droit de vote, le droit à l’opposition, le droit de participer à la gestion des affaires de la communauté, affirmant ainsi sa pleine capacité juridique, sa responsabilité et son devoir dans la lutte pour le bien et contre le mal.

    Le Coran annonce :

    « Comportez-vous convenablement envers elles.» s4 v19

    « Elles ont des droits équivalents à leurs devoirs » s4 v228
    Le prophète n’avait de cesse de recommander le bon comportement envers la femme, affirmant que le meilleur d’entre vous auprès de Dieu est le meilleur envers son épouse.

    « Ô gens! Je vous recommande de prendre soin de vos femmes! Je vous recommande de prendre soin de vos femmes ! » (Hadith)

    B-Abolition de l’esclavage

    Le jeune État musulman mit fin à l’esclavage en déclenchant un processus sur deux fronts : l’affranchissement et en attendant que celui-ci soit effectif le bon traitement de l’esclave.

    Le jeune État musulman était conscient du fait que l’abolition de l’esclavage ne pouvait se faire subitement sans bouleverser l’ordre établi en raison de l’enracinement profond de cette pratique dans les mœurs de la société.

    Le système socio-économique en pâtirait et les esclaves eux-même, libérés d’un seul coup, se trouveraient dans la misère.

    Le bon traitement de l’esclave est désormais un ordre à mettre en application à côté d’une série de mesures tendant à affranchir les esclaves.

    Ce qui amena le jeune État à réserver une part de son budget au rachat des esclaves en vue de leur affranchissement (Coran s9 v60).

    Parallèlement à ces mesures, il a été décrété la possibilité de réparer certaines infractions par la libération d’un esclave.

    Ainsi en fut-il de l’homicide involontaire, il est expié par la libération d’un esclave (Coran, s4 v92), le parjure est expié par l’affranchissement d’un esclave ( Coran, s5 v89), le divorce dit ad-dhihar (consistant à comparer sa femme à sa mère) est réparé par la libération d’un esclave (Coran, s 58 v3), ceux des esclaves qui désirent s’affranchir, doivent être affranchis et on leur accorde une aide financière en plus (Coran, s24 v32), les aumônes sont destinées entre autres à la libération des esclaves 2.177.

    Outre ces dispositions coraniques, le Prophète a prescrit la libération d’un esclave à celui qui n’aurait pas observé le jeûne d’un jour du mois de ramadan.

    Le mauvais traitement de l’esclave constitue également une cause obligatoire d’affranchissement.

    Le Prophète a dit : « Celui qui inflige à son esclave une correction excessive ou celui qui le gifle peut expier sa faute par l’affranchissement. »

    Ces dispositions pénales sont doublées d’exhortations morales invitant les musulmans à racheter les esclaves en échange d’une grande récompense : « l’affranchissement d’un joug » (s90 v13)

    Ainsi, Othman ibnu Affane prit l’habitude de racheter un esclave chaque semaine.

    Ces divers procédés tendaient à l’abolition progressive de l’esclavage sans bouleverser l’ordre socio-économique de la communauté.

    Et à la mort du prophète, il n’y avait presque pas d’esclave en Arabie.

    C-Contributions à l’essor de la civilisation humaine.

    Il est indéniable que l’État musulman a puissamment contribué à l’essor d’une civilisation à visage humain.

    « Le monde est soutenu par quatre colonnes : le savoir des sages, la justice des grands, la prière des justes et la valeur des braves. »

    Cette expression était inscrite sur les frontons des universités de l’Espagne musulmane. Il n’y a rien d’étonnant que le savoir occupe la première place, du fait que l’impératif du verbe « lire » fut le premier mot révélé du saint Coran.

    Sans compter les multiples versets du Coran et hadiths du prophète, exaltant le savoir et les savants.

    « L’encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs », dit le Prophète (paix et salut sur lui).

    Personne ne peut nier à l’État musulman l’honneur d’avoir contribué au développement de la civilisation islamique dont l’apogée se situe sous les règnes de Haroun Arrachid et d’al-Mamoun vers le milieu du Ixe siècle.

    Cette civilisation fit de l’empire ottoman au 16e siècle un des pays les plus civilisés du monde.

    Grâce à l’État musulman, l’Espagne fut transformée en moins d’un siècle. « A une époque où le reste de l’Europe était plongé dans une barbarie noire, Bagdad et Cordoue, les deux grandes cités où régnait l’Islam, étaient des foyers de civilisation éclairant le monde de leur lumineux éclat » (Gustave le Bon : la civilisation des Arabes).

    La création de Bayt al-Hikma (Maison de la sagesse) à Bagdad en 830 est comparable à installation d’un énorme éclairage dans un désert obscur. Cette lumière a dissipé les ténèbres de l’ignorance du moyen-âge.

    Bayt al-Hikma était une institution faisant à la fois fonction d’université, de centre de recherches et de documentation, d’office de traduction du patrimoine des civilisations antiques.

    « La Bayt al-Hikmat fut le berceau de l’école de Bagdad dont l’influence devait se faire sentir jusqu’à la seconde moitié du XVe siècle.

    C’est à cette illustre école que revient le mérite insigne d’avoir assuré la continuité de la civilisation en renouant la chaîne des connaissances humaines brutalement brisée au Vie siècle par la décadence et l’agonie de Rome. » (Haïdar BAMMATE : Apport des musulmans à la civilisation).

    5-Différence de conception et de nature des civilisations islamique et occidentale.

    La civilisation islamique est une civilisation basée sur la foi en Dieu, alors que la civilisation occidentale se fonde sur le principe de la laïcité, écartant Dieu des domaines de la vie et des activités humaines.

    Si l’on incluait dans ce concept les églises chrétiennes, la difficulté liée à la foi en Dieu ne se résoudrait pas pour autant puisque l’idée de Dieu est non seulement trop vague mais en plus plurielle chez les églises chrétiennes (la trinité).

    En outre, ces églises s’inscrivent dans un courant totalement opposé et antinomique à l’idée de civilisation.

    En revanche, la civilisation islamique relie l’homme à Dieu, à travers son humanité et aussi à travers l’univers et ses phénomènes. Ce faisant, l’homme devient en harmonie avec lui-même, avec ses semblables et avec l’univers tout entier.

    Et cela suffit à lui procurer la paix, la quiétude et le salut dans ce monde et dans l’autre.

    Ibn Khaldoun dit : « La sagesse de Dieu s’est accomplie en l’existence de l’homme et en la préservation de son espèce. La société humaine est donc nécessaire pour le genre humain sans laquelle l’existence des hommes ne serait pas complète. C’est aussi ce que Dieu a voulu pour peupler le monde et établir les hommes comme des lieutenants sur la Terre. C’est le sens de la civilisation. »

    La civilisation occidentale est une civilisation matérialiste. Elle ne croit qu’à la matière, c’est-à-dire aux choses perceptibles par les sens. Elle ne considère que l’aspect corporel de l’homme, ignorant ou occultant totalement son aspect spirituel.

    De même qu’elle ne croit qu’à la vie présente, ignorant la vie future et ses exigences. Elle ne recherche que les plaisirs mondains et les biens matériels qui les procurent.

    Cet état d’esprit l’amène à méconnaître tout ce qui est spirituel, moral, sublime et transcendant.

    Par contre, la civilisation islamique tient compte des exigences de la vie présente et de la vie future.

    Elle considère l’homme sous sa double dimension corporelle et spirituelle.

    Elle s’intéresse au salut de l’homme et à son succès tant ici-bas que dans l’au-delà.

    Il peut paraître que les deux civilisations aient les mêmes préoccupations quant au bonheur de l’homme dans ce monde.

    Cependant, la conception matérialiste peut influer dangereusement sur le comportement de l’individu et de la société.

    Comme elle peut transformer la vie d’un simple moyen à un but et d’un début à une fin. Cette conception est source de tant de désespoirs pouvant favoriser des comportements négatifs dont le crime et le suicide.

    C’est aussi l’une des graves lacunes qui a conduit l’humanité à la destruction et aux guerres dévastatrices.

    La civilisation occidentale est une civilisation de conflits et de luttes. Elle est constamment en lutte sur trois fronts : la lutte de l’homme contre l’homme, la lutte de l’homme contre la nature et la lutte de l’homme contre Dieu.

    En revanche, la civilisation islamique est une civilisation de paix ; Il est hors de question que celle-ci songe à entrer en conflit avec la nature et encore moins avec Dieu.

    Au contraire, la civilisation islamique fait cause commune avec la nature dans l’obéissance et la soumission à Dieu.

    Quant à la troisième forme de lutte contre l’homme, elle ne s’y engage que pour se défendre ou pour lever les obstacles dressés sur le chemin menant à la paix.

    Son objectif étant la paix et elle s’efforce de l’atteindre même si l’itinéraire emprunté l’implique obligatoirement dans des conflits et des affrontements.

    Pour preuve : il n’y a pas eu de conflits planétaires sous le règne de la civilisation islamique.

    La civilisation occidentale est une civilisation qui développe la discrimination raciale, le mépris et l’exclusion de l’autre.
    Elle se fonde sur le sentiment de supériorité, la domination et l’arrogance.
    La civilisation islamique est la civilisation de l’humilité et de l’équité.
    La civilisation occidentale est une civilisation colonisatrice ; la civilisation islamique est une civilisation libératrice.
    La civilisation islamique est une civilisation de juste milieu et d’équilibres.
    L’équilibre entre le matériel et le spirituel, entre l’individu et le groupe, entre les exigences de la vie présente et celles de la vie future, entre les droits de l’homme et les droits de Dieu.
    La civilisation occidentale manque d’équilibre en raison de sa vision étriquée et partielle de l’homme et du monde.
    La civilisation islamique puise sa force dans les valeurs humanitaires de l’Islam. Elle se caractérise par la tolérance et le respect de la personne humaine sans distinction de race, de religion, de langue ou de couleur.
    « C’est une civilisation donnante. Elle a certes emprunté aux autres civilisations et cultures du monde mais elle a donné sans compter dans des domaines aussi variés que la science, le savoir, l’art, les valeurs de justice, d’équité, de vertu et d’esthétisme.
    L’humanité entière a tiré profit de sa générosité en ce sens qu’elle ne fait aucune différence entre l’Arabe et le non Arabe, le Blanc et le Noir, le Musulman et le non Musulman, qu’ils fassent profession d’une religion révélée ou qu’ils croient aux lois positives, qu’ils soient religieux ou irréligieux. » (Youssef al-Qaeadaoui : l’Islam, civilisation de demain)
    Il est indéniable que la civilisation occidentale a apporté de multiples bienfaits pour l’humanité. Elle a rapproché les distances et réduit la planète à un village grâce aux moyens de transport et de communication. Les progrès de la médecine ont permis d’apaiser des souffrances et de prolonger l’espérance de vie. La machine, l’informatique ont considérablement contribué tant au développement des connaissances qu’à l’amélioration de la vie humaine.
    Mais ces progrès ne doivent pas nous faire oublier deux points importants :
    1- Les fléaux que cette civilisation a engendrés pour l’humanité en termes de désastres écologiques, de guerres, de maladies, de mal vie, de famine, de propagation du péché et du mal d’une manière générale.
    2- Les mérites de la civilisation islamique. Celle-ci a aussi répandu ses bienfaits sur le monde pendant près de dix siècles.
    D’ailleurs, c’est elle qui a jeté les bases scientifiques et rationnelles de la civilisation occidentale.
    Ses apports au développement des sciences telles la chimie, les mathématiques, la physique, la médecine, la pharmacie, ont beaucoup contribué à l’essor de la civilisation occidentale.
    Même après son déclin, la civilisation islamique a continué à rayonner sur le monde par ses sciences, sa culture et ses valeurs morales.
    Les musulmans utilisent la science non pas pour détruire mais comme moyen de rapprochement et d’élévation vers Dieu. Ils ne se sont pas comportés brutalement à l’égard des peuples soumis à leur autorité.

    « Les musulmans ne se sont pas comportés comme des envahisseurs ni comme des colons ni comme des pillards ?
    Ils ont fait preuve de bonté et de tolérance envers les peuples soumis ce qui explique la facilité et la rapidité des conquêtes.
    Partout les musulmans, en particulier les Arabes étaient accueillis comme des libérateurs par les peuples de l’Orient et de l’Occident qui avaient beaucoup souffert du joug de la domination sassanide à l’Est et romaine à l’Ouest. Sous l’autorité musulmane, il n’y avait ni persécutions ni conversions versées.
    Les populations avaient la pleine liberté d’exercer leurs cultes et leurs différentes activités.
    Au vrai, la conquête musulmane a sauvé l’Occident de sa nuit barbare!
    Contrairement à la thèse de Henri Pirenne, c’est, je crois, grâce à la conquête musulmane que l’Occident a repris contact avec les civilisations orientales et, à travers elles, avec les grands mouvements mondiaux de commerce et de culture.
    Alors que les grandes invasions barbares des IVe et Ve siècles avaient entraîné la régression économique de l’Occident mérovingien puis carolingien, la création du nouvel empire islamique entraîna, pour ce même Occident, un étonnant développement et la relance de sa civilisation. » (Maurice Lombard : Le Temps N° 20, printemps 1987)
    La civilisation occidentale a trouvé, grâce à la civilisation islamique, un terrain propice, aplani, non seulement prêt à recevoir le développement, mais contenant déjà les germes du développement. Alors que la civilisation islamique n’eut guère la chance de trouver une assise matérielle favorable.
    On parle à cette époque des « Ténèbres du Moyen Age ». L’Islam a trouvé une Europe foncièrement différente de celle qu’il a quittée après y avoir planté les jalons de la civilisation.
    « Était-il encore besoin de le mentionner ? Certainement, lorsqu’on songe qu’au IXe, Xe, XIe, XIIe siècles l’Europe centrale compte pour le moins 95 % d’analphabètes…
    Le désir éprouvé par les convertis à l’islam de devenir de véritables musulmans est à l’origine de ces écoles. Elles sont nées spontanément, sans que personne ait ordonné leur création. Tout musulman doit pouvoir lire l’Ecriture sainte.
    Et c’est là qu’à nouveau se creuse le fossé séparant l’Orient de l’Occident. En Occident, le prêtre a seul accès au livre saint de la chrétienté dont la lecture est interdite au laïque. Seul l’ecclésiastique lit et comprend la langue du Verbe révélé. Dès l’an 800, les sermons en latin ne sont déjà plus compris du peuple…
    Il en va tout autrement dans les pays d’Islam. L’État arabe, ayant tout intérêt à ce que parmi ses sujets ‘‘ les vaches soient bien gardées’’, prend bientôt l’instruction publique en main. Les enfants de toute condition fréquentent les écoles primaires, ceci moyennant une somme fort modique.
    Dans la cour de la mosquée, le professeur est assis au pied d’une colonne, ses auditeurs groupés en demi-cercle autour de lui. Le cours a lieu, en quelque sorte, toutes portes ouvertes. Chacun, homme ou femme, peut y assister.
    Et chacun peut interrompre le professeur pour lui poser une question ou soulever une objection…
    Les universités arabes qui fleurissaient depuis le IXe siècle et qui, depuis l’avènement de Gerbert à la papauté, attiraient un flot sans cesse croissant de visiteurs clandestins venus d’au-delà des Pyrénées, ont placé sous les yeux de l’Occident un modèle d’institution scientifique temporelle, qu’il s’agisse de méthodes d’enseignement, de l’octroi des grades universitaires ou de la division de l’université en facultés. Mais à l’Occident, en plus du contenant, ils ont également transmis le contenu : la matière d’enseignement » (Sigrid Hunke, le Soleil d’Allah brille sur l’Occident, Albin-Michel, Paris 1963, pp 241-246)
    La civilisation islamique a donné à l’Espagne un éclat particulier qui a mis fin à une longue période d’obscurantisme.
    « Certes, il n’est plus question aujourd’hui des « Ténèbres du Moyen Age », mais à une Europe qui végétait malheureuse et déchue, il faut bien opposer la civilisation magnifique de l’Espagne musulmane.
    Les maîtres des études arabes dans l’Espagne actuelle nous ouvrent des horizons nouveaux sur la portée, la profondeur, l’éclat de cette culture hispano-mauresque.
    Ils ont revendiqué pour elle une place décisive dans la formation de la philosophie, de la science, de la poésie, de toute la culture de l’Europe chrétienne…Plusieurs siècles avant que la renaissance fit jaillir à nouveau des sources à demi taries, le fleuve de civilisation qui s’épanchait à Cordoue conservait et transmettait au monde nouveau l’essence de la pensée antique. » (Sanchez-Albornoz : l’Espagne et l’Islam, cité par haïdar BAMMATE, op cité p.40)
    Seule l’influence des préjugés pourrait être à l’origine de la négation de l’apport de l’Etat musulman à la civilisation et aux hommes.
    La civilisation islamique a trouvé une civilisation romaine décadente et un espace réfractaire compte tenu des résistances de l’église catholique, apostolique et romaine.
    « Depuis Hannibal, la civilisation romaine était condamnée à mort…Non seulement la couche sociale supérieure n’éprouvait pas le désir d’instruire, mais le nouvel objectif que le christianisme assignait à ses méditations dépréciait la science, et même l’étude qui en vérité n’avait jamais trouvé à Rome une réelle protection.
    Le manque d’instruction dans les couches supérieures conduisait à un vide fatal.
    N’est-il pas effrayant de songer que les civilisations méditerranéennes auraient disparu comme les civilisations des Incas et des Mayas si des peuples jeunes, à la fois doués et désireux d’instruire, ne leur avaient pas insufflé une vie nouvelle. » (Sigrid Hunke : le soleil d’Allah brille sur l’occident…)

    Le Christianisme n’a guère été favorable au progrès. Au lieu de perpétuer la civilisation gréco-romaine, le christianisme avait détruit le patrimoine de ladite civilisation considéré comme l’héritage d’une culture païenne.
    C’est ainsi que Byzance fit table rase du passé en détruisant les ouvrages scientifiques et les monuments artistiques de l’antiquité.
    L’inquisition va ensuite barrer le chemin à toute idée de progrès et à toute activité scientifique ou expérimentale.
    De ce fait, beaucoup d’Européens se plaignaient de l’absence d’ouverture du christianisme qui les a privés des bienfaits de la culture aussi bien ancienne qu’islamique.
    «Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique.
    La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds. […]
    En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance: ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. «Guerre à outrance avec Rome!
    Paix et amitié avec l’Islam.» C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II Hohenstauffen.»
    (FriderichNetzsche : l’Antéchrist (1888), Gallimard 2006 p.85)

    (à suivre)




    0
  • Mohamed J.
    13 mai 2010 at 10 h 08 min - Reply

    @ Maitre Simozrag.

    Bonjour.

    En signe de remerciement, je me suis permis de mettre en forme votre document et le propose ici à une lecture en PDF sur le lien qui suit.

    http://
    docs.google.com/fileview?id=0B-ToDKr6vPA_ZDQ2NjdmNzUtYzQyZS00NWE2LThhOWYtNmU0NTM0MmQ2ZGZk&hl=fr




    0
  • Mohamed J.
    13 mai 2010 at 10 h 11 min - Reply
  • simozrag
    14 mai 2010 at 1 h 37 min - Reply

    Salam,

    Le lien ne fonctionne pas !




    0
  • Mohamed J.
    14 mai 2010 at 15 h 32 min - Reply

    @ Maitre Simozrag.

    Le deuxième lien fonctionne.




    0
  • simozrag
    15 mai 2010 at 8 h 55 min - Reply

    @Mohamed J.
    Voici comment le lien fonctionne :
    Il vous demande d’ouvrir un compte Google, une fois ce compte ouvert et vous demandez le document( la Notion d’État et l’État musulman), vous aurez cette réponse :

    Sorry, the page (or document) you have requested is not available.

    Please check the address and try again.

    C’est peut-être la censure qui l’aurait supprimée. Je pense qu’il faut laisser tomber.
    Fraternellement,




    0
  • Ammisaid
    15 mai 2010 at 10 h 32 min - Reply

    Cher frère Simozrag,
    Merci pour toutes vos contributions et surtout pour leur clarté et le plaisir qu’elles offrent à leur lecture.
    Ceci-dit, j’aimerai te poser deux questions et sans te demander des réponses très développées. Est-ce qu’il y a une science ou un savoir qui n’existe pas dans les livres (notamment dans le Coran)? Est-ce qu’un humain peut créer, inventer…ou est-ce qu’il ne possède qu’ uniquement la faculté de découvrir ?
    Voilà succinctement mon avis: Tout a été crée et nous nous sommes là que pour tout déchiffrer (ce que notre Dieu permet)et respecter les lois de vie en commun (les lois qui interdisent le mal et qui autorisent le bien).
    Fraternellement et respectuesement à toi.




    0
  • simozrag
    15 mai 2010 at 12 h 44 min - Reply

    Cher frère Ammisaid,
    Merci pour tes appréciations.
    Pour la première question, Dieu dit : « Nous n’avons rien omis d’écrire dans le Livre » s6 v38

    De quel Livre il s’agit ? Est-ce le Coran ou le Livre éternel (céleste) ? On ne sait pas. Il y a deux opinions là-dessus.

    La deuxième question : un humain ne peut rien créer, il ne fait que découvrir.

    Vous avez raison,tout a été créé. D’ailleurs, le monde de l’esprit nous échappe complètement.

    « Et ils t’interrogent au sujet de l’âme. Dis : « L’âme relève de l’Ordre de mon Seigneur ». Et en fait de science, vous n’avez reçu que bien peu de chose » s17 v85

    Fraternellement,




    0
  • Mohamed J.
    15 mai 2010 at 15 h 27 min - Reply

    @Maitre Simozrag.

    Normalement le lien est rétabli. Je l’ai fait essayer.




    0
  • simozrag
    15 mai 2010 at 17 h 16 min - Reply

    @ Mohamed J.

    Effectivement, maintenant le lien fonctionne, que Dieu te récompense, barak Allah fik !




    0
  • Adel
    15 mai 2010 at 22 h 32 min - Reply

    @simozrag

    Bonjour,

    Merci pour cet effort méritoire. Je vais lire votre texte à tête reposée et y reviendrai plus tard, en espérant faire avancer le débat sur le sujet qui nous occupe.

    Merci également à notre ami Mohamed J. pour la mise en forme.

    Cordialement




    0
  • Adel
    22 mai 2010 at 18 h 01 min - Reply

    @simozrag

    Bonjour,

    Pourriez-vous, je vous prie, nous indiquer s’il y a des dispositions de la déclaration universelle des droits de l’homme (http://www.un.org/fr/documents/udhr/) adoptée par le Nations-Unies en 1948, et à laquelle adhèrent, en principe, tous les pays membres de l’ONU, y compris les pays musulmans, qui sont en contradiction avec la chari’aa? Il me semble avoir eu connaissance, dans un passé récent, d’une polémique à son sujet sur une chaîne de télévision satellitaire arabe, mais je ne me souviens plus des détails.

    Cordialement




    0
  • Congrès du Changement Démocratique