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23 July 2017

Djamel Zenati. Ancien animateur du Mouvement culturel berbère : « Il faut réinventer le militantisme »

Note de la Rédaction de LQA : Notre frère Djamel Zenati vient de nous adresser le texte intégral de l’interview qu’il a accordé au quotidien El Watan le 19 avril 2010. Il s’avère que des parties de son interview (en rouge ) ont été supprimées par le journal sans son accord. Nous remercions notre frère Djamel Zenati pour ces précisions et pour nous avoir adressé le texte intégral. Nous laissons le soin à nos compatriotes de juger de l’état de « liberté » d’une certaine presse dite indépendante.

EL WATAN 19 avril 2010

Qu’est-ce que le printemps berbère a apporté à la revendication amazighe et au combat démocratique ?

Le printemps berbère de 1980 est le fruit d’une accumulation de luttes menées dans des conditions extrêmement difficiles par des femmes et des hommes qui n’avaient que la force de leur conviction face à une dictature dotée de tous les moyens de terreur et de guerre idéologique. Le printemps de 1980 a eu également le mérite de rompre avec la clandestinité et le caractère épars et atomisé de la militance amazigh. Il a été une sorte de synthèse qui a ouvert des perspectives à l’ensemble de la société.

La revendication est rationnellement formulée. La question amazighe est désormais inscrite dans une problématique générale articulant histoire, identité, culture et développement. Elle est posée en terme de droit des citoyens à disposer librement de leurs ressources matérielles et immatérielles. De ce fait il a permis des convergences et des jonctions avec plusieurs segments de la société civile en gestation.

Il est clairement apparu que le combat pour la réhabilitation de tous les éléments constitutifs de l’algérianité est indissociable du combat pour la construction d’un État moderne et la mise en place d’un système politique démocratique. Pour tout cela le printemps berbère de 80 a été un moment historique fort.

D’ailleurs le pouvoir, en plus de la répression physique, réagira très vite sur plusieurs registres. Il organisera par exemple une saisie discrète et minutieuse de tous les livres de Mammeri, Yacine, Marx, Lénine et inondera les librairies de publications de prédicateurs et autres « douktours » intégristes.

Il apportera un soutien direct aux activistes islamistes dans les campus et cités universitaires afin de contenir le mouvement estudiantin libre. L’assassinat d’Amzal Kamel est malheureusement l’un des résultats de cette stratégie.

Quel regard peut-on porter sur le chemin parcouru 30 ans après ?

Le printemps berbère a rallumé la flamme du militantisme en veille depuis le mouvement national. Il a produit des idées et des problématiques en rupture avec les canons de l’idéologie officielle. Il a brisé le mur de la peur et du silence. Il a ébranlé la dictature et ouvert la voix de la contestation publique. Il a suscité passion et espoir.

Trois décennies après, tout s’inverse. L’espoir a laissé place au désenchantement et la passion à la lassitude. Le désengagement politique et le dessèchement intellectuel ont atteint un niveau inquiétant. L’allégeance règne en maître dans le concert des valeurs en vogue et la conviction comme un signe de crédulité.

Selon vous, à quoi est dû ce désengagement ?

Il y a d’abord cette double pression intolérable qu’exercent le pouvoir par le haut et l’islamisme par le bas. Le champ dans lequel devait se construire l’alternative politique au système en place est pris en étau par ces deux autoritarismes. Il y a ensuite l’irruption de la violence dans ses formes les plus abjectes. Nul n’ignore les effets de la violence sur les représentations sociales et les comportements.

L’insécurité et l’usure d’un côté et l’irrésistible attrait de la mangeoire de l’autre ont réussi à casser tous les ressorts de la société. L’indifférence voire la complicité de la communauté internationale et l’arrivée ou plutôt le retour de Bouteflika au pouvoir ont accentué et accéléré ce phénomène de déconstruction politique et sociale.

Il ne reste que l’émeute pour se faire entendre. Un mode d’expression que le pouvoir favorise particulièrement car relevant du registre du protopolitique. C’est-à-dire ne menaçant en rien la nature du système.

Vous parlez de déconstruction politique et sociale, comment est-ce que le système Bouteflika a réussi en une dizaine d’années cette déconstruction ?

Bouteflika est revenu au pouvoir dans des conditions particulières qu’il est inutile de rappeler. Son caractère de renard et sa démarche versatile ont crée une confusion indescriptible et trompé presque tout le monde.

Par ailleurs, le début de son règne a coïncidé avec une stabilisation du prix du baril de pétrole à un niveau élevé, le retour d’une forte pluviométrie et les attentats qui ont ciblés les USA en septembre 2001. La simultanéité de ces trois facteurs exogènes a constitué pour lui l’occasion inespérée de s’émanciper vis-à-vis des éternels « faiseurs de rois » et de procéder à un remodelage du système à sa convenance.  D’un mode centralisé sous la forme de cercles concentriques avec l’institution militaire comme noyau on est passé à une configuration éclatée en plusieurs sphères de pouvoir dont l’institution présidentielle représente le centre de gravité. On est vite tenté de voir là un passage de relais forcé ou négocié des militaires aux civils. Il n’en est rien. En fait, c’est juste un partage des territoires.

Cette configuration éclatée, innervée par les cercles occultes et les réseaux maffieux, ne peut être viable et fonctionnelle que si elle est sous-tendue et légitimée par les structures traditionnelles à solidarité primordiale. Ce qui explique, en partie, l’irruption des tribus à l’est, des zaouïas à l’ouest et des arouchs en Kabylie Jamais les conflits communautaires n’ont été aussi nombreux ni aussi exacerbés. L’exemple du Mzab est à cet égard caractéristique.

L’essentiel de la vie institutionnelle et politique se fait dans l’ombre. Le jour doit tout à la nuit. L’argent et la quête de la matière sont devenus les seuls moteurs qui font bouger les choses.

Vous faites référence au phénomène de la corruption dont on connaît aujourd’hui l’ampleur ?

Oui et les dignitaires du régime eux-mêmes reconnaissent que la corruption a atteint des seuils intolérables et qu’il est temps d’y mettre un terme. Il parait que le président a instruit dans le sens d’une lutte implacable et sans merci contre ce fléau. Je voudrai faire deux remarques à ce propos.

La première concerne cet intérêt subit pour la lutte contre la corruption. Qui peut croire une seule seconde à la sincérité d’une telle posture quand on sait que la presse indépendante est sous haute surveillance, la justice aux ordres et l’opposition réduite au silence. On ne peut rien faire en l’absence de contre-pouvoirs reconnus, forts et respectés. Les récents scandales étalés sur la place publique ne sont en fait que l’expression d’une guerre des clans par déballages interposés. Ou tout au moins une brouille entre amis.

La seconde remarque a trait au phénomène lui-même. Il est inapproprié de parler de corruption car nous ne sommes pas face à une pratique marginale et occasionnelle en écart avec la règle légale. Nous sommes plutôt en présence d’un véritable mode d’accès à la rentre en harmonie parfaite avec la nature du système surtout tel que configuré actuellement.

Le nouveau code des valeurs qu’on tente d’imposer dans l’imaginaire social repose sur un double postulat : la combine comme voie par excellence de l’enrichissement et la proximité avec le pouvoir comme unique garantie d’ascension sociale.

L’Algérie est-elle donc condamnée éternellement à reporter sa transition démocratique ?

Il s’agit là d’une grande question qui nécessite une approche pluridisciplinaire si on veut l’appréhender de manière correcte et efficace. Mais rien ne nous empêche d’émettre quelques questionnements pour situer le débat et proposer des pistes de réflexion.

Tous les pays d’Amérique Latine et de l’Europe centrale ont réussi leur transition démocratique. Pourquoi n’en est-il pas de même pour le continent africain si l’on excepte l’Afrique du sud.

Il serait intéressant de s’interroger sur la nature exacte des obstacles à la transition démocratique dans notre pays. S’agit-il d’une spécificité liée à notre histoire ou de quelque pesanteur inhérente à notre culture ou à nos structures sociales ? Quel est le poids du système politique actuel dans cette résistance au changement ? L’état de sous-développement de notre économie ou encore l’islam sont-ils des forces d’inertie ? Pourquoi la communauté internationale pratique-t-elle le régime de deux poids deux mesures en imposant le respect des droits de l’homme aux uns et en accordant des dérogations aux autres ?

Une autre question paraît tout aussi fondamentale : comment poser la problématique démocratique en Algérie ?

D’où vient cette perception de la démocratie comme système importé de l’occident et donc contraire à notre univers culturel et religieux. Dire que c’est le fait exclusif des islamistes est faux. L’abandon du terrain religieux aux islamistes avec leurs interprétations étroites et sélectives et l’opposition entretenue entre islam et démocratie par certains prétendus libéraux ont été très dommageables à la cause démocratique.

Faut-il rappeler que la philosophie libérale, fondement de la démocratie occidentale, tire ses racines du christianisme. Pourquoi l’islam serait-il alors un obstacle à la démocratie ? Pourquoi ce qui est admis pour le christianisme ne le serait-il pas pour l’islam ?

Je reste convaincu que l’islam, tant dans son corpus que dans son histoire, recèle énormément d’idées et de faits à même de contribuer à fonder ce que l’on pourrait appeler la voie algérienne de transition démocratique. Sur diverses questions l’islam est en avance sur beaucoup de philosophies se réclamant de la libération de l’homme.

Il n y a pas de voie royale pour la transition démocratique. Chaque peuple puise dans ses ressources historiques, philosophiques, culturelles, religieuses, sociologiques et autres les constituants et matériaux nécessaires à la réalisation d’un destin collectif. Il n y a pas de théorie générale en la matière. Ce qui est universel c’est l’aspiration de l’homme à la liberté et au bien être. Et il s’y emploie à les atteindre par des chemins toujours plus singuliers les uns que les autres et c’est ça qui est passionnant dans l’Histoire.

Une chose est cependant certaine, l’Algérie est condamnée à faire sa transition démocratique. Regardez le monde. Des grands ensembles se créent, des alliances se nouent, des stratégies s’ébauchent et des dynamiques se développent. Doit-on et peut-on rester en marge de cette effervescence planétaire et se complaire dans cette hallucination collective ?

Si la responsabilité incombe au pouvoir elle est aussi celle de la société.

Il y un grand effort à faire sur soi si on veut prétendre à un lendemain meilleur. Il faut réinventer le militantisme par une reprise des luttes quotidiennes autour de questions concrètes. Il faut réhabiliter les idées et la production du sens. Comme il est tout aussi impératif de repenser de façon sérieuse le rapport entre les principes et les contraintes pour ne sombrer ni dans un idéalisme stérile ni dans un compromis diluant. Pour terminer, je voudrais saisir l’occasion qui m’est offerte, en cette journée du 20 avril, pour rendre un hommage particulier à des militants qui nous ont quittés. Je demanderai à tous d’avoir une pensée pour Matoub Lounes, Berdous Maamar, Rachedi Mhamed, Bacha Mustapha, Boukrif Salah , Zadi Farid, Nait Haddad Md Ourabah et Belache Elhacène.

Entretien réalisé par Djamel Alilat

Note de Djamel ZENATI : en rouge les passages supprimés par la rédaction d’El Watan


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36 Commentaires sur cet article

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  • houda
    19 avril 2010 at 14 h 49 min - Reply

    « Il n’y a pas de voie royale pour la transition démocratique. Chaque peuple puise dans ses ressources historiques, philosophiques, culturelles, religieuses, sociologiques et autres les constituants et matériaux nécessaires à la réalisation d’un destin collectif. Il n’y a pas de théorie générale en la matière. »
    Ce qu’il vient d’affirmer est la base de départ pour tout projet de société qui veut bien entendu réussir dans notre pays. on en demande pas plus.




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  • le kabyle
    19 avril 2010 at 19 h 21 min - Reply

    Un trés grand bonjour à toi Djamel ! Mais ce qui m’intrigue le plus, c’est pourquoi le journal « indépendant » et « démocrate » a volontairement supprimé les passages en rouge de notre frère Djamel ?

    Il y a lieu de se poser de sérieuses questions sur la « crédibilité » de ce soit disant journal d’essence « démocratique » toz fi toz !!! Hachakoum yal khawa ! Car on m’a toujours dit et informé que ce pseudo torchon est entièrement financé depuis sa création par la SM d’abord et le DRS ensuite et actuellement… En un mot c’est le journal des généraux et son « directeur » omar belhouchet un vrai larbin des généraux dictateurs algériens et il vient de le prouver amplement avec les passages qu’il a censurés censurés mais repris heureusement et intégralement, en rouge, grâce à LQA que nous remercions grandement pour cette honnêteté intellectuelle et cette probité eu égard à la déontologie journalistique. Merci beaucoup LQA !!! WALLAH YAHFADHKOUM !!!

    Tanmirth.

    ===================
    Tout le mérite revient à Djamel qui a refusé d’être censuré et que son texte soit charcuté.
    La Rédaction de LQA




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  • houda
    19 avril 2010 at 20 h 31 min - Reply

    je suis sidérée par le comportement d’el watan. Malgré la charcuterie opérée sur l’interview j’ai décelé en djamel zenati un homme responsable et un vrai démocrate, j’espère que la majorité des dits démocrates s’inspirent de lui.
    ‘ma 1ere intervention était faite avant la correction faite par la rédaction)
    voilà des gens véridiques qui donnent de l’espoir à l’Algérie. Je salue très respectueusement mr djamel zenati pour son honnêteté intellectuelle et ses idées généreuses, c’est avec des hommes comme vous que l’Algérie se fera.
    malgré ma tendance islamiste j’ai beaucoup de respect pour vous.




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  • D B
    19 avril 2010 at 20 h 54 min - Reply

    Cette censure, car c’en est une, qui de plus, est brutale et sans nuances, est symptomatique de l’état d’esprit, et des pratiques, qui ont lieu dans ces grands journaux de la presse algérienne. Ce cas, précisément, pourra servir à des études et des analyses sur la liberté de la presse en Algérie. Un cas particulièrement intéressant!
    Ces passages qui ont été censurés, sont pourtant l’expression d’une réflexion intellectuelle particulièrement aiguë, qui tente de faire une lecture distanciée et honnête sur des sujets graves, complexes.
    Ce zèle du ciseau réducteur, qui peut sembler, à priori, dicté par une autocensure qui ne dit pas son nom, une sorte de « charcutage » à l’aveugle et qui est réellement incompréhensible, à fortiori qu’on n’en comprend pas d’emblée les motivations, transparaît, cependant sous son véritable jour, lorsqu’on a lu le texte expurgé de ces passages, et celui que nous avons publié. L’intention d’altérer le texte, et de le manipuler, dans un but évident de le brouiller, et d’en renverser le sens est hurlante.
    Le censeur a voulu manifestement conditionner, et réduire, le sens recherché par l’auteur, et ses postulats intellectuels sur des questions précises. Au point où le sens de certains passages a été totalement inversé. Le censeur a réussi à faire dire à l’auteur l’exact contraire de ce qu’il cherchait à exprimer. C’est de la malhonnêteté intellectuelle poussée à son paroxysme.
    Je croyais connaître ce genre de méthodes, pour en avoir été moi-même la victime, mais à ce point là, ca en devient inquiétant. Parce qu’en la circonstance, et considérant le sujet traité, nous comprenons que cette commémoration du printemps noir est placée, encore plus qu’elle ne l’a jamais été, sous très haute surveillance. Et pour cette fois, pour « traiter » l’article d’un intellectuel en vue, il a été fait appel à un « charcuteur » particulièrement doué, si tant est que nous pouvons lui faire ce compliment.
    Sauf que, finalement, si nous faisons une lecture appropriée des passages escamotés, nous parvenons à cibler les préoccupations les plus sensibles des donneurs d’ordre. Comme de gros pansements montrent où sont les plaies.




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  • MissTmourt
    19 avril 2010 at 21 h 37 min - Reply

    Slam fellawen,

    Un grand merci à MONSIEUR DJAMAL ZENATI pour son honnêteté intellectuelle et sa probité. Bravo, vous êtes un argaz comme il s’en trouve rarement actuellement…

    À quand une véritable alliance entre des gens sincères et compétents pour faire sortir l’Algérie de son cauchemar ??

    Là est la problématique, les syndicats indépendants sont en train de faire bouger les lignes au niveau économique, mais quid au niveau politique ??? Le peuple ne bougera pas sans un appareil efficace, structurée et compétent….À quand ce Front pour le Changement comme ce qu’il se passe actuellement en Egypte ??




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  • H A
    19 avril 2010 at 22 h 11 min - Reply

    Toujours aussi visionnaire & Lucide, Merci Monsieur, Djamel ZENATI, est l’un de ces militants forgés, sur le terrain, une analyse qui répond & englobe les divers questionnements du quotidien, une solution globale et politique à la crise, un avant projet politique, pour l’instauration d’une deuxième République ! Thanmirth à Da-Djamel.




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  • Lounes
    19 avril 2010 at 22 h 17 min - Reply
  • Si Salah
    20 avril 2010 at 9 h 21 min - Reply

    La populace lira l’article d’El Watan, c-a-d l’aprés bout-filtre DRS, et seules les quelques centaines
    de lecteurs de LQA liront l’article original, c’est l’amer vérité.

    D. Zenati devrait demander un « droit de réponse » aux sh-Watan pour denoncer le procédé. Ce n’est pas de l’editing qu’ils ont fait, mais une grossiere deformation par omission, un peu à la maniere « wayloun lil mousallin ». C’est scandaleux, mais O combien symptomatique de la presse independante…de sa volonté.

    Si Salah

    Adm: Vous avez raison sur le fond, cher ami, mais LQA est fréquenté par quelques milliers, et non par quelques centaines, comme vous dites.




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  • radjef said
    20 avril 2010 at 10 h 05 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Djamel, bonjour. Le pouvoir est-il fort? Quand on voit la maniere ridicule avec laquelle la presse privée-triée sur le volet-tente de corrompre l’imaginaire collectif pour fortifier le regime des zouaves et des tirailleurs en place depuis plus d’un demi siecle, la reponse ne peut être que négative. Nous avons la presse la plus debile du continent africain.Mais pouvait-il en être autrement? Nous avons banni l’art et le talent et confier le destin de la presse à A Zombreto, a des maquignons,a des trabendistes es-qualité…Si bien qu’aujourd’hui, Internet aidant, le niveau intellectuel et culturel d’un citoyen ordinaire est de loin superieur a celui du journaliste tenu d’informer la societé. C’est dans ce contexte que notre presse bien pensante veut faire croire que l’ennemi de la democratie est l’islam et non la junte…Ces pauvres journalistes victimes des islamistes!




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  • amar
    20 avril 2010 at 17 h 18 min - Reply

    Honnêteté intellectuelle valeur rare de nos jours. Merci Mr zenati. nous avons besoin des gens de votre stature dans ce site qui ne troquent pas leurs principes contre chipa




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  • ZIneb Azouz
    20 avril 2010 at 19 h 54 min - Reply

    Merci cher Djamal Eddine pour cet éclairage, j’ai honte pour El Watan !

    Est ce que Monsieur Djamal ZENATI pense à porter plainte ? Comment osent ils censurer l’interview d’un invité aussi allègrement et aussi impunément ?

    J’ai beaucoup apprécié la notion de production de sens que suggère Monsieur ZENATI que je salu au passage pour sa sincérité et son franc parlé.

    On a longtemps voulu opposer culture et religion, berbérité et islamité, liberté et traditions.

    Dans ce modèle le pouvoir est toujours gagnant, l’utopie et les luttes pour les idées dans ce pays ne sont plus que des chimères et des hallucinations.

    Apprendre à réfléchir, apprécier d’écouter l’autre et produire des idées est plus dangereux que tous les terrorismes, et de ce fait n’auront droit de cité que les militantISTES et pas les militants, à savoir les berbéristes, les islamistes, les féministes, et tant d’autres « istes » dont le seul rôle est d’amuser la galerie et de détruire la réflexion.

    Vous avez le mérité monsieur ZENATI de faire partie des militants et des producteurs d’espoir et tant pis ou tant mieux si nous ne partageons pas les mêmes idées, car c’est amener les Algériens à la réflexion au discernement et à la rupture avec les mécanismes du système qui nous donnera de la force.

    Cordialement,
    ZA




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  • houda
    20 avril 2010 at 23 h 19 min - Reply

    bonsoir tout le monde
    je suggère que soient discutés les grands axes émis par mr zenati, il ne faut pas laisser passer comme ça des idées aussi constructives. pour moi il a posé les jalons pour la construction d’une véritable démocratie en Algérie, pour peu qu’il y ait de la bonne volonté de la part de tous.




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  • A.By
    21 avril 2010 at 3 h 13 min - Reply

    @ D.B
    Pensez-vous que les interventions de Benbitour au quotidien El-Watan seraient également charcutées…surtout depuis sa démission du gouvernement ?
    À constater de visu le charcutage de ce présent interview de Zenati, je persiste à dire qu’il n’y a jamais eu de presse libre ou privée en Algérie.
    Et avec le temps s’écoulant, je considère maintenant plus que suspicieux et manipulatoire les attentats ratés à l’encontre de Omar Belhouchet pendant la décennie noire. Le Drs voulait lui octroyé le titre de victime , d’avance, pour qu’il fasse mieux son travail aujourd’hui sans aucune suspicion, mais cela ne dure jamais longtemps.
    Certes, on a vu ce que cachent « les pansements » du pouvoir : Le fond de commerce de L’Islamisme et surtout le fait de retarder le changement par cette transition démocratique voulue par tous…même par les ennemis de l’Algérie.




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  • brahmi16
    21 avril 2010 at 9 h 19 min - Reply

    «  »Tous les pays d’Amérique Latine et de l’Europe centrale ont réussi leur transition démocratique. Pourquoi n’en est-il pas de même pour le continent africain si l’on excepte l’Afrique du sud » ».Monsieur ZENATI voila qui est fort bien dit.c’ est dans cette realité amére que reside la cause du desastre algerien.Les africains ne sont ils pas porteurs des genes de la soumission à toutes les oppressions et humiliations?




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  • el-amel
    21 avril 2010 at 9 h 50 min - Reply

    Différentes marches pour le printemps amazigh en Algérie ce qui explique la diversité de la population kabyle , mais en France c’est l’unité pour le printemps berbère du MAK « la mission civilisatrice » pour les « races inférieures », le printemps berbère en France est représenté par Tikli une association qui essaient de récupérer les étudiants kabyles à l’université Paris 8 avec la complicité de l’UEAF dont le président est natif de michelet, village du PDG d’aigle azur et du général DRS aït mesbah. Quelle est le but de cette association ? comme il est indiqué sur le site « Promouvoir et faire découvrir la culture berbère en organisant de multiples manifestations culturelles tout au long de l’année, concerts, conférences débats, cinéma, expositions, théâtre, cours de langue et de civilisation, à Paris 8 et en dehors. Aider et soutenir tout projet allant dans ce sens. Défendre les droits, les intérêts moraux et matériels de tous les étudiants. » le président est un beur, ce n’est pas correct car le « b » fait penser à « bicot » « bougnoule », disons franco-kabyle tel qui se définit lui même mais il ne parle pas kabyle, un affairiste et il est utile de le rappeler pour comprendre mieux ce mouvement ( je dirai français pour siffler la marseillaise et kabyle pour s’impliquer dans les affaires, la minorité en service commandé et au service de…) . Et Mhenni est souvent l’invité de cette association qui a du mal à regrouper les étudiants qui doivent trimer pour poursuivre leurs études et trouver un coin ou dormir. Le combat de Mouloud Maameri pour la langue et la culture amazigh, c’était un combat contre la « nouvelle » identité d’aliéné qu’imposait la « mission civilisatrice » pour la « race inférieure » que l’on nommait en Algérie le Musulman sans distinction, qu’il parle tamazight ou l’arabe, Mouloud Maameri était le porte-parole d’un peuple opprimé, écrasé encore à ce jour. Le combat de Mouloud Maameri est celui d’un homme qui n’avait pour langue que cet outil qu’on lui a imposé. Quand Jules Ferry a décidé d’ouvrir des écoles ministérielles en kabylie, il avait déclaré « Vous n’ignorez pas que de toutes les parties de l’Algérie, la grande kabylie est la mieux préparée à l’assimilation par le caractère, les mœurs et les coutumes » ce que démentira Fatma Amrouche dans son récit de vie « « En ce temps-là, l’instruction pour les garçons étaient obligatoire, ; quand un élève avait fait l’école buissonnière, le fils et son père avait 3 jours de prison et quinze francs d’amende » ; Jules Ferry avait en tête l’insurrection déclenchée par El Mokrani en 1871, son école était un instrument de contrôle. 90% était analphabète au lendemain de l’indépendance. Tamazight a l’odeur de mes parents, celle qui a survécu à toutes les invasions. Pourquoi les Franco-berbères n’ouvrent-ils pas d’école pour l’enseignement de la langue afin que leurs enfants puissent un jour la parler ; à moins que le néo-colonialisme ait changé de casquette à l’ère de la mondialisation, et cette revendication est au service du Marché.




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  • Résigné
    21 avril 2010 at 14 h 21 min - Reply

    Après Rebrab de Cévital, Haddad de l’ETRHB et tant d’autres qui l’aurait peut-être mérité, quel est le tort d’Arezki Idjerouidene d’Aigle Azur pour être associé au DRS, si ce n’est d’être né dans le même patelin qu’un certain général.
    Et dire que le sujet traitait des événements du 20 avril 1980
    Sincèrement il y a de quoi être résigné et perdre el amel




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  • adekar
    21 avril 2010 at 18 h 44 min - Reply

    merci a notre camarade DJAMEL , pour que cette intervention soit lu par le maximum de personnes, je vous prie de l’envoyer par courriel a toutes vos connaissances, moi j’en fait même des copie que j’ai distribuer aux gens.




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  • el-amel
    21 avril 2010 at 19 h 23 min - Reply

    Les ailes d’Areski Idjerouidène
    Le quotidien d’Oran.
    GoFast, Aigle Azur… Des noms connus qui ont donné des ailes à l’homme d’affaires franco-algérien Areski Idjerouidène. Profil d’un patron discret, antithèse du très bling-bling Moumen Khalifa qu’il a brièvement croisé…

    Emigré en France en 1977, il commence par gagner sa vie derrière un comptoir chez un voyagiste. A priori, à cette époque, rien ne permet de présager qu’il va trouver la voie de la réussite. Dés le départ, il a une préférence marquée pour le transport. Ici et là, il le dit. C’est un métier qui le passionne. En plus de sa licence en droit acquise en Algérie, il est surtout motivé ; il a «la volonté, le dynamisme et l’esprit d’initiative», disent de lui ceux qui l’ont approché.

    Lui, c’est Areski Idjerouidène, 55 ans, homme d’affaire franco- algérien. Il est le PDG de la société anonyme française GoFast, groupe spécialisé dans le tourisme et le transport, dont la compagnie Aigle Azur (société par actions simplifiée de droit français) est l’une des filiales. Il quitte sa condition de salarié en 1983 pour fonder GoFast, société de services logistiques et de transits. On sait depuis qu’il a des liens avec le voyagiste «Soleil Voyages», un autre algérien établi en France depuis 1967. Tous les deux sont natifs de Kabylie, ce terroir national. Sont-ils associés ? Publiquement, cela n’a jamais été évoqué. En tous cas, «Soleil Voyages» créé par l’octogénaire Mohand Akli Benyounés, dit «Daniel» – un ancien militant de la direction de la Fédération de France durant la guerre de libération nationale – a aujourd’hui pignon sur rue dans l’Hexagone et en Algérie. Comme Gofast et Aigle Azur.

    Au début des années 90, alors que le monopole d’Air Algérie est officiellement en vigueur, Gofast obtient des dessertes pour transporter du matériel industriel pétrolier et aussi du personnel pétrolier étranger à partir du Sahara sur Londres et Le Bourget (France).

    Super contrat En 1993, selon des sources ouvertes, il décroche un super contrat avec Gaz de France : transporter 100 millions de tonnes de matériel pour la rénovation du complexe gazier GNL-Z de Skikda. Go Fast enchaînera avec un autre gros contrat pour acheminer un million de tonnes de matériel sur Hassi Berkine ; ensuite d’autres contrats avec Sonatrach, et Sonelgaz.

    Au fil des relations de Go Fast avec les compagnies pétrolières américaines naissent de nouvelles opportunités. Ainsi, une filiale est créée aux Etats-Unis. «Go Fast Inc USA» est installée aux ports et aéroports de Houston, véritable centre névralgique de l’industrie pétrolière américaine. En partenariat avec les plus grands transporteurs locaux, elles assurent la quasi-totalité du fret maritime et aérien à destination des champs pétroliers algériens.

    Go Fast, organisé en groupe, dont le siège se trouve sur la plate-forme de Roissy-CDG, est présent actuellement sur trois continents et dans 5 filiales spécialisées : Go Fast Logistique Transit, Pacatrans, Go Fast Inc USA, Go Fast Travel et Aigle Azur, dont la naissance date de 2001.

    Cette année-là, Areski Idjerouidène rachète en France la compagnie aérienne Aigle Azur, alors en difficulté, et réussit à en faire, à l’échelle européenne, une compagnie de transport de voyageurs de premier plan. Aigle Azur emploie aujourd’hui plus de 700 personnes. Son chiffre d’affaires a atteint en 2009 plus de 291 millions d’euros. La compagnie dispose de 11 avions de type Airbus (A319, A320, et A321) et elle en affrète chaque fois que nécessaire. Elle réalise une grande partie de son chiffre d’affaires sur l’Algérie. Selon les informations les plus récentes, Aigle Azur se positionne autour de 40% sur le marché France-Algérie, ou activent également Air Algérie et Air France, pour l‘essentiel. Elle réalise surtout 80% de ses ventes en France pour la destination Algérie. A coté de cette destination clé, Aigle Azur a étendu ses dessertes au Portugal, au Mali, à la Tunisie et au Maroc. Lisbonne se révèle une destination fructueuse puisque plus de 160 000 personnes y ont été transportées l’an dernier.

    En attente… des lignes intérieures algériennes

    Son staff directorial lorgne du coté de l’ouverture des lignes intérieures algériennes, verrouillée pour le moment. Idjerouidène est prêt à s’y engager. L’homme sait qu’Air Algérie, seule, n’arrive pas à satisfaire les Algériens et que la demande est exponentielle. On se souvient qu’au début des années 2000, avec la brève libéralisation du ciel algérien, Areski Idjerouidène avait été autorisé à créer «Antinéa Airlines». Il était venu sur le marché algérien avec un avion. Peu de temps avant que n’éclate l’affaire du milliardaire Abdelmoumène Khalifa, il s’était défait de cette entreprise bébé au profit du «golden boy», en personne. Le conquérant Khalifa achetait ainsi un avion et une enseigne commerciale autorisée. Le «bling- bling» Khalifa et le discret Idjérouidène se séparent après ce bref épisode commercial.

    A mesure du développement du groupe, le super patron de GoFast veut se diversifier sur le même créneau que sont les transports. En 2007, il acquiert la majorité du capital de deux filiales de la CNAN : Cnan Nord et Cnan Maghreb Line. Il prévoyait alors d’acquérir une dizaine de navires modernes sur la période 2009-2013. Et surtout, il voulait faire tourner Cnan Maghreb Line. Rien de tout cela n’est visible, pour le moment. Judicieuse, l’option Maghreb – à travers entre autres le cabotage – aurait ouvert des horizons nouveaux dans un marché de plusieurs dizaines de millions d’âmes. En tous cas, son projet maritime n’a pas eu le même succès qu’Aigle Azur. En 2008, il s’est retiré de Cnan Maghreb Line. Quoi qu’il en soit, Areski Idjerouidène accumule succès et lauriers. En 2002, il se voit décerner pour son groupe GoFast le trophée de la société la plus performante d’Île-de-France et la deuxième au niveau national français. Il est fait en 2004 chevalier de la légion d’honneur par le président Jacques Chirac. En 2010, ses affaires demeurent à cheval entre la France et l’Algérie, tout en ayant quelques ramifications sur une vingtaine de pays. L’avenir ? Areski Idjerouidène est assisté de son fils, Meziane, un de ses trois grands enfants. Il tient Aigle Azur et communique publiquement avec une aisance remarquable. Il incarne la relève. »
    @Résigné, si tous les salariés pouvaient avoir la baraqa de ces hommes que vous citez, l’Algérie serait un pays développée.




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  • radjef said
    21 avril 2010 at 20 h 41 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Z Azouz, D Zenati, bonsoir. L’Algérie est malade dans sa tête…Le pouvoir en place a detruit tous les elements necessaires à la construction d’une conscience nationale. Ses adversaires n’ont pas fait mieux.@Z Azouz. Effectivement il y a des militants et des opportunistes. Avons nous des militants en Algerie? Le militant est sincere dans ses engagements. Il ne cherche pas a conserver sa place de dirigeant. Il accepte l’idée de l’alternance. Son seul souci est d’oeuvrer à l’edification d’une conscience nationale forte en mesure de tracer le chemin qui mene à la democratie, à la liberté, à la paix, à la solidarité, à la verité, à l’epanouissement de la science, du savoir et des institutions appelées a gerer notre quotidien. Le militant refuse le mensonge, l’anatheme, la haine, l’affrontement et la violence.Il se distingue par son attitude de toujours proposer des solutions aux problemes qui se posent a sa societé et non par sa demarche a souhaiter l’aggravation de la situation qui risque de mener à l’irreparable. Le militant ne craint pas le pouvoir, c’est le pouvoir qui le craint. Il ne combat pas la mediocrité, l’injustice, l’arbitraire, le crime, l’imposture pour gagner le prestige, la richesse la gloire ou devenir dirigeant a vie. Il le fait par devoir . Le militant ne se retranche pas dans le bar qui fait le coin de la rue pour abuser de la credulité et de l’ignorance des ivrognes et des paumés avec l’argent du parti auquel il appartient. Il ne ment pas, il ne conspire pas contre ses camarades même lorsque ceux-ci lui font de l’ombre. Il ne raconte pas des histoires dans lesquelles il n’a jamais été un heros, il ne s’invente pas des histoires d’argent et de filles qu’il a refusés pour sauvegarder son honnetêté. Le militant ne ment pas et ne se nourrit pas d’orgeuil, de populisme et d’ambitions demesurées. Un militant ne s’abrite pas derriere la religion pour acceder au pouvoir ou pour faire valoir sa « rahma » et son humanisme. Un militant est discret et sincere…




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  • D B
    22 avril 2010 at 10 h 32 min - Reply
  • Zineb Azouz
    22 avril 2010 at 10 h 37 min - Reply

    @radjef said, il ne faut pas en effet se lasser de répéter que militer ou se battre pour ses idées ne peut se faire ni dans les sphères du pouvoir ni dans les salons de l’onu et que les fauteuils des appareils sont les meilleurs alliés de l’aliénation et de la stagnation.

    L’honnêteté du militant est d’être parfois capable de dire et de penser que nous n’avons pas réponse à tout, qu’être dépositaire de l’islam ne fait pas de nous forcément des citoyens parfaits, encore moins de bons musulmans et qu’être démocrate ne nous exempte pas de faire pire que le pire des généraux, qu’être berbérophone ne constitue pas un quitus culturel encore moins une identité et qu’il n y a aucune garantie pour que les victimes d’aujourd’hui ne soient pas les bourreaux de demain.
    Malheureusement , à défaut d’amener le militantisme et le dynamisme dans nos foyers, dans nos écoles et dans nos quotidiens, on militarise, on moule, on démoule et on fige toute une société dans le désespoir, l’amertume et la haine.

    Cordialement,
    ZA




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  • Mahieddine Lachref
    22 avril 2010 at 10 h 41 min - Reply

    Bonjours chers concitoyennes et concitoyens.
    Tout d’abord, je tiens à remercier vivement M. Zenati Djamel aussi bien pour la pertinence intellectuelle de son entretien et sa lucidité politique, que pour nous avoir permis de lire ce dernier tel qu’il est, c’est-à-dire avec les passages combien édifiants que « le plus grand journal indépendant algérien » a su « charcuter » de la manière la dangereuse qui soit. Ensuite, j’aimerais attirer l’attention de toux ceux qui fréquente le LQA sur un point. Ce que vient de subir Djamel Zenati renseigne effectivement sur la dépendance absolue de la presse algérienne vis-à-vis des agents locaux de l’impérialisme qui nous gouverne, mais aussi sur l’ignoble complot qui est en train de se tramer autour de la Kabylie. En effet pourquoi présenter Djamel Zenati comme étant un « acteur actif du mouvement culturel berbère » ? L’information est vraie mais pourquoi ce choix ? Veut-on faire dire que si il s’agit réellement d’inventer le militantisme c’est bien pour défendre la cause berbère dont le flambeau, il faut le souligner, est porté ces derniers temps par les activistes du MAK ? Amputer le discours de Zenati de cette phrase (D’où vient cette perception de la démocratie comme système importé de l’occident et donc contraire à notre univers culturel et religieux. Dire que c’est le fait exclusif des islamistes est faux) n’est ce pas le situer tout prés de ces activites-berbèristes qui qualifient l’arabe de peste et l’islam de choléra ? Que veut dire le fait que l’on laisse Zenati se poser la question : « L’état de sous-développement de notre économie ou encore l’islam sont-ils des forces d’inertie ? » Et ne pas le laisser réponde en supprimant ces deux phrases : « Faut-il rappeler que la philosophie libérale, fondement de la démocratie occidentale, tire ses racines du christianisme. Pourquoi l’islam serait-il alors un obstacle à la démocratie ? Pourquoi ce qui est admis pour le christianisme ne le serait-il pas pour l’islam ? »
    « Je reste convaincu que l’islam, tant dans son corpus que dans son histoire, recèle énormément d’idées et de faits à même de contribuer à fonder ce que l’on pourrait appeler la voie algérienne de transition démocratique. Sur diverses questions l’islam est en avance sur beaucoup de philosophies se réclamant de la libération de l’homme. »
    Ce quoi se passe est très dangereux. Je ne prétends rien mais je suis vraiment convaincu que les agents locaux de l’impérialisme qui nous gouvernent veulent à tout prix créer une zone de choc en Kabylie, histoire de justifier la présence militaire américaine en Algérie après avoir réussi par le biais de notre honorable « presse indépendante » à faire avaler au peuple et à certains émirs de la démocratie la thèse selon laquelle le GSPC, affilié à Al Qaida Maghreb, active en Afrique du Nord.
    Merci à tous




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  • Ayemmel
    22 avril 2010 at 15 h 14 min - Reply

    Azul.C’est important de rendre hommage à tous ceux qui sont morts pour la cause berbère, et tirer de l’oubli la phase prépondérente d’avril 80, mais excusez-nous, M.Zenati,de votre analyse qui me paraît insenséé sur la transition démocratique en Algérie.

    Entendre ceci de Zenati est grave :(Je reste convaincu que l’islam, tant dans son corpus que dans son histoire, recèle énormément d’idées et de faits à même de contribuer à fonder ce que l’on pourrait appeler la voie algérienne de transition démocratique)

    Le fait que vous liez le devenir politique et l’ambition intellectuelle à la religion, celà s’explique que:

    1-le concept de laicité est confus en vous.
    2-vous stimulez encore la soif islamiste, malgré que vous avez essayé de philisopher un petit peu sur l’étroitesse selective de l’interpretation de l’islam par ces dinausores integristes…
    3-vous êtes carrément délocalisé de l’espace géopolitique et culturel de la Soummam, pour ne pas dire de la Kabylie.

    Je ne comprends rien! peut-être, plus on vieillit, on devient plus idéaliste et vulnérable tout en s’éloignant du pragmatisme. Et le pire de tout ça, on veut soummettre nos envies égocentriques, nos illusions politiques personnelles et nos revirements psychologiques que l’on croit rationnels à toute une société déjà délaissée et désorientée dans tous les sens.

    Pour en conclure, j’aimerais bien que M.Zenati, nous parlerait de ce 20 avril 80, et là on l’écoutera puisque il est le témoin occulaire de ces événements historiques, et il était l’un des animateurs trés estimés en kabylie.

    Je n’essayerai en aucun cas de dénigrer quiconque, je veux juste mettre les choses au clair et remmettre les pendules à l’heure.

    Merci.




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  • iker20
    22 avril 2010 at 16 h 55 min - Reply

    @zineb vous dites:monsieur zenati vous êtes producteur d’espoirs, même si je ne partage pas vos idées pouvez vous élaborer un peu plus? svp




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  • le kabyle
    22 avril 2010 at 18 h 17 min - Reply

    Khati g’ma ! Ce n’est pas vous qui vieillissez mais tout simplement Monsieur ZENATI qui se bonifie. En acquérant sagesse et raison gardée…..

    That’s the true reality, dear ! Just because, TOGETHER WE’RE STRONGER !!! Never forget that…




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  • CHUIA-CAN
    22 avril 2010 at 19 h 59 min - Reply

    le quotidien El-Watan!!! charcute l’article de D.zenati?sans surprise car le vent de la normalisation a touché tout le monde mais le camarade encore une fois toujours les mêmes réflexes,il n’a jamais cédé d’un iota un jour pour qu’il le fasse aujourd’hui comme le sage qui interpelle le fond de son esprit et la raison avec, l’archéologue qui et reconstitue la magnifique oeuvre des hommes pièce par pièce et remonte aussi l’histoire chapitre par chapitre et siècle après siècle c’est bien lui ameghnas illemzi n-80,c’est tout le monde qui salive et c’est tous les rois de tout les genres qui s’apprêtent à s’asseoir sur le trône!!!?
    revenir vite et très vite ça urge camarade.




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  • radjef said
    23 avril 2010 at 11 h 12 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Redaction, bonjour. La presse, voila donc un sujet qui fait terriblement peur à beaucoup de monde, si bien que les barons et les hauts dignitaires de ce secteur aux Tagarins et aux commissariats de A Safir et T Djaout ne sont pas prêts de pardonner comment des électrons libres aient pu échapper au rouleau compresseur du terrorisme…Des électrons libres qu’aucune accusation ne peut faire intimider ou neutraliser. Des électrons libres nullement compromis et sortent toujours ragaillardis à chaque que leurs directeurs respectifs les mettent à la porte sous le prétexte fallacieux d’appartenance aux services secrets. Imaginez la scène suivante lorsque un directeur d’un quotidien par ailleurs haut officier des services renvoie l’un de ses journalistes en refusant de le payer et en l’accusant d’appartenir au DRS. La scène s’est déroulée sous le regard admiratif de tous les membres de la rédaction. Plusieurs scènes similaires se sont produites dans d’autres quotidiens. Un groupe de jeunes universitaires qui prépare une monographie sur la presse dite indépendante en Algérie , avait de la peine, en dépit des preuves irréfutables, a croire ce qui se passe réellement dans nos salles de rédactions depuis 1989 à ce jour.
    Mais que reste t-il aujourd’hui de cette image de victime du terrorisme (islamiste ?) et du DRS que la presse veut à tout prix faire véhiculer dans l’imaginaire collectif ? Quelle est l’opinion que se font les lectrices et les lecteurs de leur presse bien pensante ? Quel crédit accorder à une presse qui a combattu de toutes ses forces- comme le montrent si bien les compagnes de dénigrement contre El Hadi Chalabi, Addi Lahouari, Salima Ghezali…-la vérité, le savoir, l’art et le talent pour conforter la bêtise et édifier un temple pour glorifier le mensonge et l’anathème ou encore, tenez vous bien chers amis lecteurs et lectrices, faire de repris de justice et délinquants sexuels pour qui la communication n’a aucun sens, des témoins à charge contre les plumes qui refusent de coucher dans le lit de la junte ?
    La presse a-t-elle pour autant réussi dans son entreprise de prodiguer cette thérapie si nécessaire au maintien de la junte , mais aussi combien si nécessaire à la disqualification et à l’assujettissement de la libre pensée qui réclame le rétablissement de l’ordre intellectuel, citoyen et politique conformément aux textes qui ont donné naissance à l’ Etat algérien ? Voila donc quelques questionnements à la lumière desquels nos amis de LQA sont appelés a réfléchir à l’occasion de la journée internationale de la presse qui coïncide comme chacun le sait avec la journée du 3 mai.

    ============
    Merci, Saïd de nous rappeler ces vérités sur une certaine presse dite « indépendante » (indépendante de qui?). Et le cas du charcutage des points politiques sensibles de l’interview de Djamel Zenati n’est qu’un rappel des pratiques de cette presse. Mais tu as bien fait de rappeler le distinguo entre beaucoup de journalistes dignes et compétents et les directions aux ordres de qui vous savez…
    C’est une très bonne idée de consacrer des articles sur notre Quotidien à l’état de la presse à l’occasion de cette journée qui lui est consacrée. Ami(e)s, à vos …plumes.

    La Direction LQA




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  • ZIneb Azouz
    23 avril 2010 at 17 h 17 min - Reply

    @iker20,
    Ne pas être d’accord aves les idées d’une autre ne signifie nullement le rejet ou l’adversité.
    Lorsque je mets en avant « la production d’idées », je défends avant tout la réflexion et la liberté, nous ne sommes pas que matière grise et avec les meilleurs efforts du monde nous restons tributaires de nos souffrances, de nos complexes et de nos frustrations, c’est pourquoi l’effort de reflexion est salutaire dans toutes les étapes de notre raisonnement et être producteurs d’idées c’est être capable de postuler et de conjecturer en se donnant le temps et les moyens de confirmer ou d’infimrer des hypothèses sans avoir à rougir.
    Nous ne sommes que des êtres anthropologiques, nous avons besoin de comprendre ce qui nous entoure et ce que si aujourd’hui je pense que mon identité bérbère se suffit à elle même, demain, au moment où je m’y attends le moins je croiserai une autre dimension de mon être qui viendra soit compléter soit s’opposer à beaucoup de choses.
    C’est dans les contradictions d’Hommes sincères que les plus belles convergences voient le jour, et plus vous vous metterez de contraintes plus beau et plus vrai sera votre modèle et vos idées n’en seront que gratifiées.
    Lorsque j’écoute des vieux parler chaoui ou chelhi, je n’ai pas de décoller et je me sens transportée même si je ne comprends pas tout, je ressens aussi parfois de la rage, pourquoi nos ancètres, tels les perses, n’ont pas écrit ? Pourquoi mes grand-mères, parcequ’elles étaient plus létrées et plus citadines que les payasanes autour se sentaient à ce point génées de parler autre chose que la langue chatilées des « Beldis » ? Et pourtant je n’aime pas le berbèrisme ni le baathisme, je ne conçois pas non plus d’élever un enfant sans qu’il ait accès à sourat « Arrahmane » ni à la langue de mon grand-père.
    Je suis fière de la Kahina et des ses victoires et je m’incline avec respect et piété devant le tombeau de sidi Okba.
    Y voyez vous une contradiction cher @iker20 ?
    Cordialement,
    ZA




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  • ali
    23 avril 2010 at 22 h 39 min - Reply

    Bonjour Djamel!

    J’aimerais que tu nous dises quels arguments ridicules t’a donné la rédaction du journal ,pour n’avoir pas respecté à la lettre ton interview.




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  • ca21dz
    24 avril 2010 at 7 h 44 min - Reply

    Bonjour tout le monde et tout d’abord merci monsieur Zenati.

    Les journaleux de la presse algeriennes jouent sur les sentiments des algeriens, Zenati ex leader du MAC pour eux Kabyl anti Islam donc une image d’anti islam lui represente mieux d’ou la suppression de quelques passages tres interessant et qui contribuent mieux à connaitre la personne a travers ces idees.
    Je suis heureux que LQA nous presente les Argaz car on a commencé a douté qu’ils en restent.
    A mes amis ne conté surtout pas publier vos articles dans les journaux dites indépandents vous saviez par avance la suite.

    Salam




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  • iker20
    24 avril 2010 at 21 h 36 min - Reply

    @zienb ,j’ai bien saisi votre raisonement, en effet on peut faire de la coherence à partir de plusieurs racines.
    je voulais attirer votre attention sur les lignes politiques subtiles qui traversent la tendance dite democrate et berberophone.il existe en effet une enorme difference entrel’analyse politique de Zenati et celle de ferhat mehenna sur l’algerie et sur la kabylie.
    le premier est algerianiste pour lui tout doit être fait dans le cadre national algerien,il n’est pas hostile à l’islam ni à la dimension arabe du pays.
    le deuxieme n’est pas algerianiste, seule la kabylie et le peuple kabyle comptent pour lui, le combat doit se faire entre kabyles et en kabylie, et donc il kabylise la dimension berbere du pays, il cherche à désarabiser les régions kabyles et il est hostile à l’islam.cette nuance pose la complexité des alliance politiques et de la nature des combats politiques à entreprendre.
    pour moi zineb et zenati doivent frapper ensemble et pas séparement.
    wa salam




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  • Zineb Azouz
    25 avril 2010 at 10 h 36 min - Reply

    @iker20
    Désolée, je viens de me rendre compte que mon texte est truffé de « coquilles » et d’erreurs, mais je suis ravie que vous ayez compris les nuances dans les divergences et la lutte.
    Je ne connais pas monsieur Zenati, et si l’espace d’expression nous était ouvert, c’est avec plaisir que dialoguerais avec lui.
    Il faut frapper, comme vous le dites dans la même direction, contre les courtiers, les vassaux de tout genre et contre surtout l’absence de dialogue et de réflexion.
    Lutter pour son identité est preuve de patriotisme, je le pense sincèrement.
    Il faut juste comparer le comparable, ne pas batir sur la haine et via les théories des anthropologues au service des armmées de napoléon III.

    Bien à vous,
    Zineb.




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  • arezki
    26 avril 2010 at 20 h 23 min - Reply

    lounes est mort,il a emporté tout avec lui c’est impression,mais je suis septique quand à une mobilisation il faut un meneur on en a plus ils l’ont lachement assassiné le seul capable de drainer la grosse foule la vraie,pas 5 à 6000 milles manifestants mais par millions pour montrer aux monstres qui veulent mener notre pays vers le précipice .
    une grande révolution est indispensable pour les chasser .
    meme les plus grandes dictatures au monde quand meme font des choses pour leur pays nous on se retrouve avec un chef d’état inapte,meme pour un conseil des ministres rendez vous copmte que depuis le 19 octobre 2009 plus aucun conseil des ministres je me demande comment notre pays tient encore debout,dans un pays dit normal un conseil des ministres tous les 15 jours en moyenne mais chez nous c’est mort c’est à l’image du peuple malheureusement qui est vacciné contre les soulèvements populaires qu’est ce qui nous arrive bon dieu il nous faudra nous remuer le derrière chers compatriotes si non yepouyagh ouasyakh nous partirons en éboullement.




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  • ghani
    3 mai 2010 at 21 h 17 min - Reply

    Bravo Djamel pour ton interview et nous avoir rappelé les militants décédés pour la plupart jeunes. Aux noms que tu as cités, j’ajouterais Moh Achour belghezli assissiné par les integristes en 1995




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  • GODEL
    26 mai 2010 at 19 h 04 min - Reply

    Mr ghani,il n’y a pas d’intégristes en Algérie, ce que vous appelez ainsi ne sont que des forces spéciales crée pour la sale besogne.
    Tant que ce peuple est dupe,les forces de mal sont a leurs guise!




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  • Laïd DOUANE
    5 juillet 2010 at 20 h 31 min - Reply

    J’ai connu Djamel Zenati en observateur aguerri et, il m’a impressionné. Il était, en termes de catalogue, un modèle de « berbériste » qui privait les gouverneurs de sommeil. De par son sérieux, sa sincérité et son engagement, il a toujours réussi à se faire respecter. Catalogué islamiste, je ne pouvais pas ne pas le respecter, et pourtant je devais le croiser à maintes reprises à l’université de Tizi Ouzou dans l’affaire de « la salle de prière » en l’occurrence. Il était présent pendant les débats houleux concernant cette affaire et le forcing qui s’en est suivi quand on avait saccagé la dite salle de prière au fameux pavillon E de la cité Hasnaoua.
    L’homme a évolué positivement dans un environnement stagné entre ses pairs focalisés sur le pouvoir sans partage. Quand j’ai relu son interview, j’ai retrouvé l’homme que j’observais de loin et que j’admirais derrière ma barbe ! J’ai tout de suite pensé aux souffrances qu’on lui infligerait dans le souk kabyle accaparé par les premiers de la récréation si j’ose dire !
    L’interview de Zenati est quasi convaincante quant à l’image que je garde de lui-même si je ne partage pas tout avec lui. A titre d’exemple, quand il dit : « L’abandon du terrain religieux aux islamistes avec leurs interprétations étroites et sélectives et l’opposition entretenue entre islam et démocratie par certains prétendus libéraux ont été très dommageables à la cause démocratique », il n’a pas bien pesé ses mot, car le pouvoir n’a jamais abandonné le terrain religieux, ni aux islamistes ni à quiconque ; il l’a toujours exploité mais parfois dans l’ignorance. Ainsi, « les interprétations étroites et sélectives et l’opposition entretenue entre islam et démocratie » ne sont pas la production des Islamistes mais plutôt des antennes du pouvoir qui a réussi à fabriquer cet amalgame pour justement, retarder la transition démocratique. Ces gens qui nous gouvernent savent très bien que si la démocratie régnait, ils n’auraient jamais gagné une place sur la scène. Jamais, nous n’aurions un Président au nom de Bouteflika si démocratie existait et si l’Islam restait simple dans les têtes des hommes !
    Enfin, salutations à Djamel Zenati
    Laïd DOUANE
    http://laid-hizer-net.blogs.nouvelobs.com/




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  • Congrès du Changement Démocratique