Édition du
24 July 2017

Nedroma : Hadj Mohammed El Ghaffour

Kaddour Ben Achour Zerhoun

Ya Welfi Meriem, poème mystique de haute tenue spirituelle, dit sous forme de ghazal, composé par le grand Soufi Cheikh Kaddour Ben Achour Zerhoun et chanté par les plus grands interprètes de chaabi, de haouzi, d’andalous et autres genres. Les mélomanes algériens considèrent que les meilleurs interprètes de cet illustre poème maghrébin ont été Hadj Mhamed El Anka, et Hadj Mohamed El Ghafour.
DB


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14 Commentaires sur cet article

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  • Yacine
    21 avril 2010 at 12 h 05 min - Reply

    Il faut rendre à César ce qui appartient à César ; et à Dieu ce qui appartient à Dieu

    La photo ne représente pas Nedroma. C’est une vieille photo qui montre le minaret de la mosquée de Sidi Boumediene qui se trouve dans un faubourg historique qui surplombe la ville de Tlemcen. Cette mosquée pittoresque abrite le mausolée du saint et savant andalou du XII siècle, éponyme de la mosquée et patron de la ville de Tlemcen.

    Il aurait été plus compatible de montrer la silhouette d’une femme langoureuse qu’une mosquée… pour s’imprégner de l’atmosphère vaporeuse du ghazal dans « Ya welfi Meriem »…




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  • D B
    21 avril 2010 at 14 h 13 min - Reply

    @Yassine
    Dont acte!
    Je n’avais pas reconnu la mosquée de Sidi Boumediene à El Eubad, que je connaissais bien pourtant.
    Je l’ai donc remplacé par celle du parolier de cette très belle chanson.




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  • khaled
    21 avril 2010 at 14 h 28 min - Reply
  • Yacine
    21 avril 2010 at 18 h 41 min - Reply

    @ M. Benchenouf

    Oui El Eubad est un très beau site. Moi aussi je le connais, pendant ma jeunesse j’ai beaucoup apprécié un séjour à Tlemcen. C’est pourquoi j’ai reconnu le minaret.

    On retrouve la même mosquée sur une photo plus récente sur ce lien suivant :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Abou_Madyane

    On y voit le même minaret sous quasiment le même angle.

    sur laphoto on y voit que c’est un jour de pèlerinage traditionnel des habitants de Tlemcen vers le mausolée.




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  • Yasmina
    21 avril 2010 at 19 h 29 min - Reply

    C’est un langage de l’âme….pour l’âme.
    Merci
    Yasmina




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  • D B
    21 avril 2010 at 20 h 24 min - Reply

    @ Yassine
    L’histoire de notre pays recèle des trésors insoupçonnés. La vie de Sidi Boumediène el Ghaouti en est l’illustration. Dans la foule des marabouts charlatans, si j’ose dire, il existe des soufis de grande envergure, qui ont sublimé la foi à un degré qu’on n’imagine pas, et qui sont plus connus ailleurs que dans notre pays. Cette chanson de Meriem, pour les initiés, au sein desquels je ne figure pas malheureusement, est plus un chant spirituel que du ghazal. Mais là est un autre sujet.
    Nous gagnerions, pour une meilleure compréhension de la spiritualité, à approfondir nos connaissances sur les vicissitudes de la foi dans notre pays. Rares, en effet, sont les gens qui savent que notre région(Algérie actuelle) a connu les premières véritables controverses chrétiennes, du temps de Saint Augustin, qui a vu naître le premier intégrisme au monde, celui des Donatistes, qui était plutôt, à mon avis, un mouvement populaire de libération par rapport à l’Eglise officielle. De ce mouvement naîtra le premier véritable terrorisme religieux du monde, celui des Circoncellions, il y a plus de 16 siecles, qui ressemble étrangement à celui de l’islamise armé, puisque les Circoncellions s’en prenaient, entre autres, aux chrétiens qui ne portaient pas la barbe, et qui n’observaient pas scrupuleusement certaines règles du dogme donatiste. Les Algériens savent-ils que leurs ancêtres ont été chrétiens pendant cinq siècles. Mais seulement ceux de la plaine et non des montagnes, comme tentent de le faire accroire certains prosélytes évangéliques.
    Puis lorsque l’Islam s’installa dans la pays, après plus de 70 ans de conversions massives puis d’apostasies massives, il a fallu que ce soit les berbères islamisés, et non les Arabes, comme les mêmes le soutiennent, islamisent le pays, par la prédication pacifique, pour que cette religion soit embrassée massivement et définitivement, par les masses nord africaines.
    La Grande Kabylie actuelle, contrairement à la propagande évangélique, a été totalement islamisée, bien plus tard, par les rostémides,(Ibadites) mais surtout par les Almoravides, puis par les Almohades. El Mourabitounes, d’ou le nom de Marabout. Ces prédicateurs, qui montaient dans les Aurès et la grande Kabylie, pour répandre leur religion, ont été adoptés par les populations autochtones, parce que la religion qu’ils prônaient étaient en harmonie avec leurs valeurs égalitaires. A cette époque, c’était un honneur pour une famille kabyle, chenouia, ou chaouia, d’accorder l’hospitalité à ces prosélytes, à contracter des alliances avec eux, par les liens du mariage. Les nombreuses Koubas en Kabylie, sont les tombeaux, ou les cénotaphes, de ces prédicateurs. Les familles qui sont nées de leur union avec les populations locales, les chorfas, étaient tellement respectées qu’on ajoutaient un « Si » à leur nom. Une particule de noblesse.
    Plus tard, l’Algérie actuelle, avec la Tunisie et une partie de la Lybie actuelle, devint le premier Etat chiite du monde, bien avant l’Iran. Celui des Fatimides, qui fondèrent le Caire, et la mosquée El Azhar. A signaler qu’hormis le Khalife fatimide, importé par les berberes Kotamas(Région de Sétif et Djijell) tous les fatimides étaient berbères. Leurs descendants qui vivent aujourd’hui en Égypte ne le savent peut être même pas. Ironie de l’histoire.
    Et pendant toutes ces vicissitudes, et bien d’autres encore, des hommes de grande autorité morale et spirituelle, allaient apposer le sceau de leur lumineuse présence à des siècles qui n’étaient pas aussi obscurs qu’on le croit. Notre histoire regorge de grands noms qui ont marqué leur temps, et qui sont enfouis aujourd’hui sous la poussière de l’oubli et de la médiocratie. Parce que nous n’avons pas su honorer les plus grands d’entre-nous. Parce que ceux, tous ceux qui se sont imposés à notre tête, par l’artifice, la ruse, le crime et la corruption, ont tué en nous le génie qui couvait.

    Pardon de m’être ainsi étalé, sans préparation, sans chronologie, et peut être même avec des erreurs magistrales, dans mon commentaire. Mais je voudrais que nous puissions rendre hommage aux grands hommes d’entre nos ancêtres qui ont été mis sous l’éteignoir du régime. J’en profite pour demander à qui le voudra bien, de nous parler de personnages maghrébins illustres, qui ont été oubliés, et qui méritent que nous saluions leur mémoire. Le cheikh Kaddour Ben Achour Zerhoun, maghrébin par excellence, puique la tribu dont il est issu chevauche sur la Maroc et l’Algérie, les Ouled Zerhoun, dont il ne faut pas réduire la portée à la seule personnalité qui ne l’honore pas particulièrement en ce moment, Le cheikh, soufi honoré de son vivant même, et qui nous a légué ce merveilleux poème, en est un. La balle est dans votre camp, Khaouti, khouatati !




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  • Sharif Hussein
    21 avril 2010 at 22 h 47 min - Reply

    Les élites qui ont gouverné nos pays au lendemain de l’indépendance ont jugé utile,au nom de on sait quel interet,d’occulter les pages les plus glorieuses de l’Histoire du Maghreb Amazigh.C’etait peut-etre leur adhésion à l’idéologie du panarabisme,qui etait à la mode à l’époque.Et cette Histoire,dont toutes les pages les renvoyait toujours et inlassablement à telle où telle tribu où dynastie Amazigh,les rediculisait et rongeait leurs ames et consciences.

    Quand vers l’an 1000 d.c Les Sanhajas(Iznaguen),amazighs tuarègues originaires du sud du Maroc et de Shenguitti,se sont lancés,avec leurs zèle de nouveaux convertis,à la conquete du nord du Maroc ils s’etaient affronter pendant plusieurs annés avec les Bergouatas.Ces dérniers etaient eux aussi des Imazighens et peulplaient les plaines entre Marrakech et Rabat.Trois siecles et demi aprés l’arrivé de l’Islam au maroc,ils restaient attacher à leurs croyances.Et pour les convertir Youssef Ag Tachine a du leurs mener la guerre pendant 4 où 5 ans selon les historiens.

    Les Almoahades eux qui etaient tous des imazighen,etaient les premiers intégristes du Maghreb en époque musulmane.
    Aprés avoir conquit tous le Maghreb et consolidé leurs Etat,ils se sont lancés à la traque de tous ceux qui etaient soupçonés d’avoir la foi incertaine où de ne pas respecter l’orthodoxie islamique,c’est à dire leurs intérprétation rigoriste de l’Islam.
    Il s’agissait d’une véritable inquisition.Ibn Rochd en était la victime la plus illustre.

    L’Islam c’est définitivement enraciner au Maroc grace surtout à ces deux dynasties.
    Les populations des montagnes,en revanche se sont convertis exclusivement grace à des missoinaires musulmans,formés géneralement dans des villes telque Fes et Marrakech.
    Dans leurs montagnes escarpés et infranchissables,aucun etranger n’a jamais pu mettre les pieds qu’il soit romain,amzigh où arabe.

    La lègende selon laquel,des méchants arabes,ont mis à fer et à sang tout le Maghreb,pour convertir par la force la population locale ,est fausse.
    Cette conversion a duré plusieurs siecles et elle etait l’oeuvre d’Imazighens essentiellement.
    Une légende utilisée,malheureusement pour démoniser injustement les arabes.

    Wallaho a3lamo wassalaam.




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  • Dziri
    22 avril 2010 at 2 h 55 min - Reply

    Pardon, mais pour faire parti du club il faut juste ajouter un I alors comme ZerhounI avec i a la fin non!! en plus la vie est faite pour le vivants et vous, toujours deriere vous que ca se passe, a glorifier les morts. Machines arrires toutes Alg rien c bon ca recule bien, Alors bon recule




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  • LE GRAND MAGHREB
    22 avril 2010 at 12 h 17 min - Reply

    il est necessaire de connaitre son histoire pour vivre le present et batir le futur.




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  • AZZOUZI
    7 janvier 2011 at 22 h 48 min - Reply

    l’histoire avant de ne permettre aucune omission, ne n’inscrirt que par des faits authentiques où il n’y a nivérité ni mensonge.c’est dans les diverses interpretations de sa lecture que ses acteurs changent de roles et dans sa transmission aux générations futures que s’installent le doute et l’oubli.Se l’approprier, la lire avec des sentiments ou des émotions, lhistoire peut prendre alors des raccourcis allant jusqu’à la légende où tout est permis surtout le pire la perte des reperes de notre devoir de memoire PACHA




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  • Nour
    8 novembre 2011 at 20 h 00 min - Reply

    Bonjour, mon arrière grand père est sidi Kaddour Ben Achour, a l’age de 20ans il est l’auteur du célèbre poème Welfi Meriem ou il parle de la sainte Meriem il a d’autre poème au moins 1000 dont (saadi rit el barah, ya layem , ana bghit el kia, la mandra bhali , elrabia ,akhbar el ras , halat benyeles , el hadi ras mali , salalah ala mahi ………………… Merci .




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  • D B
    8 novembre 2011 at 22 h 43 min - Reply

    @Nour
    Ahlan wa sahlan bik. Sidi Kaddour Ben Achour Ezzerhouni est un pilier du poème melhoun, de l’islam soufi et de nos plus belles traditions. Nous sommes très honorés.




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    • Nour
      9 novembre 2011 at 17 h 51 min - Reply

      Merci pour votre accueille choukrane mon grand père est hadj si Ali le fils de Sidi kaddour ben ACHOUR , et je précise que c’est du cote de ma mère .




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    • Nour
      14 novembre 2011 at 21 h 43 min - Reply

      JE croyais que c’est le quotidien d’Oran . MERCI




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    Congrès du Changement Démocratique