Édition du
21 July 2017

Nous sommes devenus AHLRIENS.

Par Ammi Saïd
Voilà comment en crée une nation, sans peuple, à gouverner. C’est ce qu’avait fait les Dafistes, un jour d’été splendide et incroyable. Incroyable, c’est à dire, qui avait imaginé qu’un jour, la misère allait vaincre l’opulence, la science et la puissance. C’est vrai, c’était une misère spéciale: La misère des zawalis aux coeurs (tous les coeurs ou si voulez la majorité avait le même coeur, le coeur de la soumission à son créateur), sincèrement, humble, digne, fière et libre de tout autre que leur seigneur. Le coeur du musulman convaincu avec une barbe ou sans une barbe, avec le voile ou le foulard, avec la chachia ou le turban, avec un fusil ou un couteau, avec une femme ou célibataire, avec un père ou sans mère et vice versa ou sans l’un ou sans l’autre, avec la nuit ou avec la nuit, avec l’argent ou avec qui a très faim, avec le civile ou le militaire, avec un berbère ou un arabe, avec tout chacun avait…C’est à dire tout avait été offert à l’Algérie. Pour qu’elle devienne libre, libre, libre comme un oiseau dans les aires, un lion dans la jungle, un poisson dans l’eau. Un espoir de mille ans, grand, déterminé, courageux et mur s’était soulevé pour chasser la tristesse, la pauvreté et l’ignorance qui lui était imposé d’une façon très violente et très puissante. La kabylie n’était que l’un de ses bras armés qui s’était combattu jusqu’à la libération totale du corps auquel elle était unie, le corps de l’Algérie. Elle avait libéré avec l’aide de tout le reste du corps tout espace occupé, alors, comme voulez-vous, qu’elle puisse vouloir de lui se séparer ? Un bras sans le reste du corps, il ne pourra rien faire! Est-ce qu’un corps sans ses bras pourra construire loin? Je ne le pense pas. Regardez cette Algérie que le dafistes ont construit. Elle est laide de toutes leurs laideurs. Les laideurs du crime, de la trahison, de la tricherie, de l’hypocrisie, de la jalousie, de la folie du mensonge, de cet orgueil qui se prend pour le plus grand de l’unique, le tout puissant, la lumière des cieux et de la terre et ce qui a entre eux(Imaginez un jour dans la vie des humains une journée sans lumière: toutes les lumières: la clarté, l’intelligence, la bonté, la fraternité, la solidarité, la piété, la simplicité, l’humilité, la liberté, la vérité, la justice, le pardon, la patience, le respect, la sagesse, la tolérance, Alhmdou li Allah kayen woula ma3lich, Ahl Allah, akhlak li yehbouhoum rebi AL3ALIMINE, les remèdes à tout les maux de l’âme et à toutes les passions des jouissances perverses de cette âme envers la vie. La vie matérielle, celle qui mange l’univers et qui se met à crier aux voleurs, à la misère, à la peur, à la douleur, au malheur…mais, tout n’est que mensonge. Il a tout mais il pleure. Rien n’accouche que de rien et il a pour père:rien et pour mère: rien. Mais, s’il essaye ou s’il est atteint de la maladie des grandeurs, il va détruire tout ce qui lui sera meilleur ou uniquement ce qu’il croit lui être meilleur. Rien n’est capable de régner que sur rien. Alors et donc, il assassinera tous ceux et toutes celles qui seront plein. Détruire le plein afin qu’il devienne rien. Dans la république des riens les riens les plus viles deviennent rois. Et, celui ou celui qui n’est pas détruit, exilé, emprisonné, il ou elle deviendra le serviteur du rien, le rien là, qui veut tout pour rien. Pour rien du tout! Chaque rien croit être le plein dans la république d’al (ahl)riens. Il veut ou elle veut la laïcité, il ou elle veut la chariaa, il ou elle veut les deux, il ou elle veut même inventer un autre modèle sortie directement des laboratoires ou les pleins sont transformés en des riens dociles et malins, mais, chargé d’un venin qui détruira tout plein ou qu’il soit, quel qu’il soit et d’où il vient. Chaque rien au fait rêve de devenir une république à lui seul puisque rien n’a d’importance dans une nation de riens. Dés fois, c’est la maladie la plus grave, c’est quand les pleins qui sont restés pleins sont convaincus qu’ils ne pourront rien pour se défaire de ses riens qui se prennent pour des pleins. Il n’y a pas de musulmans, il n’y a pas d’arabes, de chaouis, de mozabites, de kabyles, de minorité, de majorité, de plus ça ou ça…si nous continuons à rester des Al(ahl)rien. Nous avons accepté de diviser l’ancien plein, celui des moudjahidines et du peuple, celui du sacrifice pour la dignité, la liberté, la justice, la solidarité…dans les cadres des principes d’une unité, presque, parfaite, au point que les riens nous ont rendu des AL(ahl)riens. Appel du 19 mars, FFS, syndicats autonomes, benbitour(peut-être), les musulmans, les kayles,les oranais, les intellectuels d’ici et d’ailleurs, les moudjahidines sincères et encore vivants, les civiles et les militaires qui aiment leur pays, les pauvres, les célibataires, les harragas, les mellouks connus ou anonymes, les zawalis, les veuves, les familles des disparus, les victimes de tout, les exilés forcés ou désirés, les associations, les sdf…n’arrivent pas à savoir qu’ils constitueront une force qui ne fera rien pour se débarrasser des riens, à la condition, qu’ils s’unissent comme ils étaient unis les anciens. Ceux qui avaient libéré l’Algérie mais qui avaient été colonisés, immédiatement, par des riens qui avaient prétendu qu’ils étaient pleins, de bonne volonté, pour nous rendre tous et toutes pleins, alors, que nous n’avions jamais été autant plein.
Ils avaient pris l’Algérie et ils nous ont rien laissé de biens. Ils ont tout pris et ils continuent à dire qu’ils n’ont rien volé, qu’ils n’ont rien fait, qu’ils n’ont rien exigé, qu’il n’y a rien et qu’il n’y aura rien. Il n’y aura rien, c’est certain, tant qu’ils seront là. C’est votre ennemi qui vous a appris l’art de devenir votre propre ennemi et l’art de vous trouvez un ennemi qui a été et qui est encore votre ami, votre voisin, votre proche, votre gendre, votre prochain, votre frère, votre oncle, votre voisin, votre compatriote, votre compagnon d’un destin commun…Vos divisions sont une malédiction pour votre pays ! Vos querelles ne sont rien d’autre que les suggestions de votre imagination ou de l’illusion! Désire pour l’Algérie sinon ne fait rien ! Arrêtez de dire je suis si tu es encore rien ! Si tu veux devenir quelqu’un réunis toi à tous les riens car c’est l’unité qui les rendra pleins ! L’Algérie t’appartient, il ne faut la changer avec rien, sinon tu deviendras rien ! C’est une union parfaite des points qui peuvent dessiner quelqu’un ! Prends un crayon et essaye, tu verras ! L’islam, l’arabe, le berbère, le pétrole, l’uranium, nos montagnes, notre désert, nos douars, nos gourbis, nos villes, notre histoire, nos valeurs ancestrales…ne sont pas nos ennemis mais c’est avec eux ne le deviendront si nous oublions notre vrai ennemi: la vipère (lafa3) de sept têtes qui se renouvellent à chaque fois qu’une tête est éliminée (souvent d’une mort naturelle). Elle inoculera son venin dans nos coeurs jusqu’à ce que nous devenions toutes et tous des riens. Unissez-vous et laissez ceux qui n’ont rien compris à l’affaire faire leur union de rien, leur nation de rien, leur république de rien, leur parti de rien, leur syndicat de rien, leur journaux de rien, leur députés de rien, leur ministre de rien, leur président de rien…avec lesquels nous sommes devenus AHLRIENS. Si je vous ai heurté dans vos convictions, vos croyances, vos idées…c’est rien, je suis votre frère qui croit dire quelque chose en disant et en écrivant que rien.
Fraternellement et respectueusement à toutes et à tous


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2 Commentaires sur cet article

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  • radjef said
    22 avril 2010 at 20 h 39 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Ammi Said, bonsoir, pour toi… »Allah yahfez El Zeich li habet men ladjbel »(que Dieu garde l’armée descendue des montagnes), apres « Honda, blonda ou villa » et enfin « l’armée qui va sauver la democratie et la rtepublique », on aura tout entendu dans cette Algerie pour laquelle nos parents se sont sacrifiés et dans laquelle nous autres nous nous retrouvons proscrits par les revolutionnaires de la 25eme heure , les indigenes tirailleurs et les zouaves…De 1962 date des accords d’Evian à ce jour, les armes n’ont pas cessé de faire entendre leur voix. Depûis 1962 à ce jour le pays vit dans une violence inouie. Des tirailleurs qui veulent à tout prix detourner le cours de l’histoire et gagner le titre de noblesse…Depuis 1962 à ce jour mon pays vit dans l’horreur des violences , du mensonge et des laches complicités. Outre la violation des libertés individuelles et collectives et la confiscation de la souveraineté du peuple avec son lot de nationalisme chiant, de fonfaronnades et d’impostures qui a accompagné les accords d’Evian, le pays vit dans une guerre qui ne dit pas son nom. Les armes ne veulent plus setaire pour laisser la place à l’intelligence et au dialogue. Des hommes et des femmes ne veulent pas de la paix dans notre pays Ammi Said, parcequ’ils ont des choses a caher…Depuis 1962 à ce jour notre pays comptablise un bilan particulierement macabre et cruel. Plus de 500000 morts et disparus. Car aux victimes de la sale guerre imposée par les généraux zouaves et indigenes, il faut ajouter desormais les 100000 harkis executés par les « revolutionnaires » de la 25 eme heure, sans oublier la chasse faite à l’element juif et europeen qui a debouché sur un veritable genocide intellectuel et culturel. Et ils ont appelé ça les « miracles de la revolutions ». A ce bilan, il y a lieu d’additionner les vioctimes du FFS et de la guerre que l’armée des frontieres a livré au GPRA…Je prefere m’arreter la , parceque je n’ai pas envie de choquer des sensibilités et des ames innocentes qui pensent sincerement que leurs parents, leurs « généraux » sont des patriotes issus de la noblesse algerienne.




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  • D B
    22 avril 2010 at 23 h 21 min - Reply

    Mon cher Ammi Saïd
    J’ai apris, avec le temps, à te lire. Il faut dire que ce n’est pas donné. Parce que généralement, on attend des lignes qu’on parcourt, qu’elles se déploient, qu’elles trouvent le chemin de notre compréhension, en respectant des modèles de communication, des codes d’écriture, et surtout une linéarité dans le développement des idées. Rien de tel dans tes écrits. A un certain moment, je te l’avoue, j’étais un peu agacé de la profusion de qualificatifs, d’un recours, qui me semblait abusif, à l’émotion, au détriment de l’argumentation. Mais quelque chose m’accrochait, que je ne savais pas discerner, un vague sentiment que je passais à côté de quelque chose d’important. J’ai fini par me convaincre que mon sens du discernement avait été corrompu par la sympathie que j’éprouvais pour toi. Mais, malgré cette charité que je croyais te faire, en te lisant en diagonale, je me surprenais à te relire, pour essayer de comprendre pourquoi je ne manque jamais de lire tes contributions du début à la fin, et même parfois de la fin au début. Parce que, dans mon trop plein de moi même, si,si, je trouvais inconcevable de ne rien discerner de vraiment intéressant dans des écrits qui ne me semblaient pas, pourtant, d’une très grande subtilité. Et pourtant !
    En fait, pour bien illustrer mes propos, ou ma confession, c’était un peu comme si je n’avais pas vu un éléphant peint en fluo, dans un couloir éclairé avec des projecteurs de stade.
    Et un jour, pendant que je flânais, en pensant à tout et à rien, j’ai découvert que la substance de tes écrits se nichait dans quelque chose d’impalpable, mais qui est l’essence même de l’homme qui a évolué vers son vrai idéal, et que nous évoquons, sans trop en comprendre le sens, sous le terme d’amour. Les projecteurs de stade qui étaient concentrés sur l’éléphant dans un couloir ont alors illuminé mon pauvre entendement. Il était temps !
    Et aujourd’hui, en te lisant, et en te relisant, mais avec l’œil et les dispositions de l’initié qui se fraie un chemin dans le langage ésotérique du maître, je comprends ce que tu nous dis, je te rejoins dans ton rêve d’une humanité tendue vers le bien absolu, je comprends mieux ta tolérance, ton indulgence, ton pardon accordé avant même que le forfait ne s’accomplisse. Parce que, au delà des mots, piètres outils de la pensée, et que l’on a bridé de règles érigées en armure de l’expression bien pensante, qui doit se plier à des subtilités aussi mièvres qu’elles sont tracassières, et qui enferment l’esprit dans des carcans syntaxiques, ton rêve ne craint pas de sourdre, comme une eau vive au milieu de la désolation. Maintenant, je sais pourquoi tu laisses une ombre de repli aux propres ennemis de cette nation que tu chéris, et même que je devine ton besoin de t’exprimer sur des choses essentielles, en les contournant, parfois même en les atténuant, parce que ta nature est bonté, et que tu ne trouves pas, en toi même, les ressources de haine, ni même de juste ressentiment, pour les stigmatiser avec les mots que nous utilisons ordinairement pour exprimer notre fureur. Tout simplement parce que dans ta source de vie, la haine est définitivement, et irrémédiablement tarie. Si tant est qu’elle y a eu cours, un jour. Quand je te lis, même dans tes écrits les plus violents, comme celui d »aujourd’hui, j’éprouve le sentiment que je me noie dans mes propres sécrétions de haine.
    Combien le monde serait paisible, et beau, si nous avions tous été faits comme toi. C’est loin d’être le cas, malheureusement. Mais ta présence parmi nous est un signe que les colonnes de lumière, qui soutiennent l’improbable édifice qu’est notre Humanité sont toujours là.

    Alors, à toi, mon cher Ami Saïd, et à tous ceux à travers le monde et les âges, qui continuent de nous dispenser le sentiment diffus que nous sommes tous solidaires dans cette pénible entreprise qu’est la vie, je dis: MERCI.
    Ton ami et débiteur,
    Djamel Eddine Benchenouf




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