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27 March 2017

JETÉ À LA RUE AVEC SA FAMILLE Un exclu de l’avenue de Roumanie meurt au CHU de Constantine

Le Soir d’Algérie 28 avril 2010

Emaillée de troubles depuis son lancement, l’opération d’éradication de la cité longeant l’avenue de Roumanie à Constantine vient de faire une autre victime, qui s’ajoute à la liste des deuils qui ont accompagné, il y a quelque temps, l’éradication du quartier Bardo. Il ne s’agit pas, cette fois-ci, d’arrestation ou d’incarcération d’un émeutier ni de blessé grave lors d’affrontements entre manifestants et agents de l’ordre mais malheureusement de mort d’homme.
Soualmia Mohamed, un habitant de l’avenue de Roumanie, exclu de la liste des bénéficiaires de logements dans le cadre de cette opération, a rendu l’âme hier matin au CHU Ibn Badis de Constantine après plus de deux semaines d’hospitalisation. Il avait été admis dans cet établissement le 9 du mois en cours, jour de son expulsion avec sa petite famille par la force publique de son ancienne habitation qui a été détruite sous ses yeux. Le défunt n’a pu supporter le spectacle des bulldozers réduisant en ruine le seul logis qui l’abritait avec sa femme enceinte et un petit enfant. Il s’est effondré sur les lieux mêmes et a dû être évacué en urgence à l’hôpital. Son état n’a cessé de se dégrader depuis. Indignée, une foule nombreuse parmi ses ex-voisins a assisté hier à l’enterrement de Mohamed Soualmia au cimetière de Zouaghi. Le défunt n’avait que 37 ans.
K. G.


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10 Commentaires sur cet article

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  • tacili
    28 avril 2010 at 14 h 22 min - Reply

    Bonjour,

    Que signifie la vie de Mohamed Soualmia devant les appétits des notables constantinois « Wled lebled za3ma » qui en s’alliant avec le DRS(a travers des generaux en retraites encore puissants) veulent éradiquer les bastions de l’ex-FIS.
    Derrière cette operation de relogement se cache un sinistre plan pour récupérer le centre ville et ses alentours immédiats pour les transformer en centre des affaires pour les néo-riches et confiner les autres dans la nouvelle ville qui sera dans 20 ans une catastrophe urbaine a coup sure.
    Les constantinois ordinaires ne bénéficieront jamais des plans radieux de leur ville de demain mais resteront dans la périphérie…comme des malades contagieux que l’on ne veut pas voire.

    Merci




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  • houda
    28 avril 2010 at 14 h 59 min - Reply

    Et dire que des gens ont des appartements, des villas et des palaces à n’en plus savoir quoi en faire ?
    n’a-t-on pas peur de la colère divine ?




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  • diegol
    28 avril 2010 at 15 h 06 min - Reply

    jour après jour je devient plus pessimiste que jamais sur le sort de notre pays .
    les neo-riches (klaouna), les arrivistes (bahdlou bina), l’elite (حدث ولا حرج) et le citoyen simple (غيبوبة).

    moi personnellement , je vais penser sérieusement a une éventuelle harga à l’Afrique noir.(peut être chez les noirs je ne vais pas sentir le racisme comme chez moi ou en occident ) .




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  • fess
    28 avril 2010 at 15 h 41 min - Reply

    C’est un douloureux evenement, mais je m’en servirais quand meme comme argument a l’encontre des separatistes kabyles, que c’est la preuve que toutes les regions du pays son malmenees; et que pour les gens du pouvoir on est tous les meme,c’est a dire des moins que rien.
    Qu’ALLAH aide la famille du defunt.




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  • riad
    28 avril 2010 at 19 h 39 min - Reply

    quel est la solution ??Cela fait 50ans qu’ont est colonisé par cette meutte venu d’oujda,qu’on t’ils fait les constantinois pour mohamed??
    Je ne suis pas kabyle mais je suis contre les harkis ,et contre le statuquo,donc je suis pour n’importe quel changement,qu’il soit mak,jsk,fis mouloudia,et j’en suis sur qu’il saura plus bon que celui qu’ont a eu depuis l’independance,meme les harraga sont traités comme des criminels.
    et vive l’algerie.




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  • El-chambit
    28 avril 2010 at 21 h 42 min - Reply

    Les israéliens bulldozerizent les habitations de Palestiniens. La chienlit algérienne a bien apprise la leçon! Manque plus que le Mur de la honte et la solution finale est toute trouvée !




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  • moyand ibn echahid
    28 avril 2010 at 23 h 19 min - Reply

    Wala tehsabenna Allah ghafel bel 3ibad
    Allah Yarhamek Ya Mohamed « Wal akhira khairoun lakoum law kountom taarifoun » Sache essi Bouteflika ke « koul mes oul mes oul 3ala ra3iyah » Allah t´attend et vs de la DRS aussi vos complice toute fonction et corps compris Elahzab artificiel ki vs ont donné certaine ligitimité ne vont pas non plus echapé a la justici divine c 1 question de temps ya essi boujera soltani, vs tous du bebe moutachu RND, sans oublié cx du PT, le FLN aujourd´hui le FCN(front de colonisation national Allah yarham echouhada elabrar. C la honte mais elhak ya3la wa la you3la 3aleih




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  • Guest
    29 avril 2010 at 3 h 03 min - Reply

    وَلاَ تَحْسَبَنَّ اللّهَ غَافِلاً عَمَّا يَعْمَلُ الظَّالِمُونَ إِنَّمَا يُؤَخِّرُهُمْ لِيَوْمٍ تَشْخَصُ فِيهِ الأَبْصَارُ




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  • samir
    29 avril 2010 at 10 h 24 min - Reply

    Soualmia Mohamed est une nouvelle victime du régime de repression que nous subissons.la liste est déja longue et pas préte de s’arrêter.voila comment un algerien finit par mourrir d’indignation.on meurt d’indignation en algerie.on meurt de honte et de desespoir en algerie.lorsque toute initiative de changement est inexistante que reste t il aux laisses pour compte de la societe?c’est le sauve qui peut.soit on prend le large,soit on prend les armes,soit on creve en silence.Soualmia Mohamed est un inconnu pour ce régime de despote.comment peut dormir la conscience tranquille le premier responsable du pays?c’est vers le tout puissant que nous implorons un changement.ou est passée cette soit disant elite qui pretend apporter le changement pacifique?est ce bien le moment de parler de pacifisme alors qu’en face se trouve un régime impitoyable decider à durer encore mille ans par le fer et le sang.oeil pour oeil,dent pour dent.c’est le seul langage que cette clique de voyous comprend.la mort de Soualmia Mohamed ainsi que pleins d’inconnus pese sur la conscience de notre élite car plus ils metteront du temps à s’unir plus les algeriens s’enfonceront dans le desespoir




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  • Guerrière de la lumière
    29 avril 2010 at 12 h 16 min - Reply

    Alors? je pense que c’est un indice de plus…
    Tout le monde est traité de la même manière…, le mépris, le monsonge, les promesses non tenues,….etc.

    El Watan du 28 Avril 2010…
    « Sit-in devant le Ministère de la Défense Nationale :  »
    Les contractuels de l’ANP revendiquent leurs droits
    Après les appelés du contingent, c’est au tour des contractuels de l’ANP de battre le pavé aux Tagarins, siège du ministère de la Défense.

    Radiés des effectifs pour invalidité non imputable au service, plus d’une centaine d’anciens militaires, hommes de troupe et sous-officiers, atteints de pathologies incurables ou souffrant de sérieuses infirmités, ont tenté dans la matinée d’hier de manifester leur colère sous les balcons du général-major, Abdelmalek Guenaïzai, ministre délégué à la Défense. Sans succès. Les forces de police, présentes en nombre, les ont rabroués. Refoulés sans ménagement, les manifestants se sont regroupés, 100 m en contre-bas, face à la Cité des sciences. Ils sont venus des quatre coins d’Algérie, la mine défaite, leurs misérables dossiers médicaux en bandoulière, quémander sur le perron du MDN quelques fuyants « droits ». Une pension d’invalidité, une prise en charge médicale, une couverture sociale, des facilitations pour l’accès à l’emploi… une reconnaissance, même tardive, des services rendus à la patrie.

    « Ce n’est pas beaucoup, comparé à ce que touchent ceux que nous avons combattus hier, les armes à la main. Les anciens terroristes sont mieux considérés que nous : ils ont des pensions, des logements, des privilèges en tous genres, alors que nous, nous n’avons même pas de quoi payer un médicament, une radio… ! », s’indigne Fateh Rouachdia, porte-parole du collectif des militaires contractuels réformés. Rouachdia, reçu au MDN avec une délégation de son collectif, ne semble pas convaincu par les « professions de foi » faites par les responsables des services spécialisés du MDN. « C’est le 3e rassemblement, explique-t-il, que le collectif tient en moins de trois ans. Le dernier en date a eu lieu le 2 févier dernier. » « Ils nous avaient promis d’étudier nos doléances, nous leur avons même transmis un premier quota de 185 dossiers, mais depuis rien n’a été fait », regrette Rouachdia.

    Abandonnés à leur innommable misère sociale, les contractuels de l’ANP, atteints de maladies chroniques alors qu’ils étaient en service actif, (parmi eux figurent des diabétiques, des asthmatiques, des tuberculeux, des insuffisants rénaux, des estropiés, des déficients mentaux et même des sidéens) donnaient hier une piètre image de l’Armée nationale populaire, une institution réputée ne jamais « lâcher » un des siens. Pourtant, c’est bel est bien le cas, estime Zouaoui, ancien sergent-chef, membre des troupes d’élite, démobilisé suite à un accident de la circulation dans lequel il a perdu une jambe. « On a signé ma radiation en deux temps trois mouvements, comme si toutes les années sacrifiées à la lutte antiterroriste n’avaient jamais comptées. » Après 13 ans de service, Zouaoui est radié des effectifs, à quelque mois près de l’expiration de son contrat.

    La commission (militaire) d’expertise médicale a refusé de lui reconnaître son « accident de travail ». « Sur le certificat de radiation, les médecins de la commission ont porté cette mention : NIS, non imputable au service, et un taux d’invalidité à 100% qui ne vous donne droit à aucune pension, ni indemnité », ajoute-t-il. Misère sociale et bureaucratie militaire, le ras-le-bol est porté à son paroxysme. « Je n’ai que mon carton de rendez-vous à l’hôpital central de l’ANP. C’est le seul document qui me rattache encore à l’armée. » Il est séropositif, il s’appelle Mohamed, sa carrière de fantassin s’est arrêtée un 14 juin 2004, à Béchar. 7 ans après son incorporation, les médecins décèlent chez lui le virus du sida.

    Hospitalisé à Aïn Naâdja, il est radié des effectifs un an après. Le NIS en front de page, un carton de rendez-vous délivré par le service des maladies infectieuses du HCA. « Moi, je voulais juste continuer à travailler comme d’autres séropositifs, maintenus à leur poste. Nous sommes 85 sidéens dans ce collectif. Que Guenaïzia regarde un peu de ce côté. Chouf fina Hadarat ! »

    Par Mohand Aziri




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