Édition du
30 March 2017

Farouk Ksentini récidive : «Le pays respire, voyage, veille, célèbre ses festivités et pratique sa religion dans une paix retrouvée

IMPULSIFS, S’ABSTENIR DE LIRE !

KSENTINI À PROPOS DES RESPONSABLES DES DISPARITIONS
«Où sont les preuves?»
L’Expression, 29 Avril 2010

Farouk Ksentini s’interroge sur l’absence d’archives

Les disparitions ne sont pas le fait des institutions. Ce sont des actes isolés commis par des agents de l’Etat.

«Le recours à la justice paraît au mieux comme un parcours sans fin pour les uns et l’épuisement à terme de l’institution de la justice.» Cette déclaration est de Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Cncpphd), laquelle est censée contenir la réponse à ceux qui soulèvent la question de l’impunité. Ils avancent l’argument selon lequel la réconciliation nationale n’a pas débouché sur la condamnation des coupables. Farouk Ksentini évoquait principalement le cas des disparus lors du séminaire sur les victimes du terrorisme et la réconciliation nationale. «La situation dont nous débattons se rapporte à des faits vécus il y a de cela des années au moment où l’Etat a failli disparaître et où ses institutions ont eu à subir des attaques en règle à l’aide d’explosifs et autres engins destructeurs», souligne-t-il.
Avant de poser une question de fond: «Où sont les archives et les documents pour la tenue de procès équitables?» Pourtant, des disparitions forcées ont été signalées durant ces années et il convient d’identifier leurs auteurs. Aussi, ces disparitions ne sont pas le fait des institutions. Ce sont des actes isolés commis par des agents de l’Etat. Le plus important étant qu’il «n’existe pas d’archives ou de témoignages fiables».
Par ailleurs, Ksentini a défendu la Réconciliation nationale. Pour lui, notre pays a vécu de longues années de deuils, de sang et de larmes. C’est une violence «rarement connue ailleurs et cela au nom d’un islam étranger à nos valeurs et à nos traditions». L’Etat algérien a failli disparaître sous les coups de boutoir d’un islamisme intégriste. Cette situation de violence qui avait atteint des proportions sans égales «ne pouvait être résolue» que par le retour à la paix, devenu le credo de tous les citoyens algériens, que ce soit à la ville ou à la campagne. Au frémissement de dialogue suscité par la politique de la Rahma avait succédé en 1999 une action de plus grande envergure: la Concorde civile. La Réconciliation nationale a suscité, poursuit-il, un large commentaire dont certains «n’avaient pas l’innocence apparente» dont ils s’étaient affublés, niant ainsi l’impérieuse nécessité de ce projet. La première question dont il faudrait sûrement débattre, poursuit le juriste, est bien entendu, celle qui consiste à discuter de l’opportunité et du bien-fondé de la démarche de réconciliation.
Sa conviction profonde est qu’au-delà des institutions et des hommes, le pays ne pouvait se passer de cette démarche devenue inéluctable et dont les acquis sont devant nous.
«Le pays respire, voyage, veille, célèbre ses festivités et pratique sa religion dans une paix retrouvée et qu’il convient de renforcer encore davantage.»
D’autre part, la Réconciliation nationale n’a jamais été le tombeau des droits de l’homme. Sur un autre plan et c’est probablement l’une des questions qui resurgissent le plus souvent lorsqu’une démarche de réconciliation nationale est entamée, il y a effectivement proximité et rapports entre réconciliation ouverte, amnistie et impunité.
Est-ce à dire que le modèle algérien de Réconciliation nationale est entaché de ce désir d’amnistie qui se veut un moyen de dissimuler la vérité, de protéger des coupables au détriment de la justice pénale indispensable? La question est posée par Ksentini.
A cette question, il ne dévoilera qu’une partie de la réponse. «Le pardon ne signifie ni l’oubli de l’offense ou de l’acte criminel subi ni l’absolution d’atrocités vécues». Il est, pour lui, vecteur de reconstitution d’un tissu social endommagé au niveau des corps, des affectivités, des comportements et des relations intergroupes et entre individus. Considéré sous cet angle, le pardon n’est pas synonyme d’impunité, précise Ksentini.

Achira MAMMERI


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11 Commentaires sur cet article

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  • zaki
    29 avril 2010 at 15 h 55 min - Reply

    allah yehdik ya farouk ksentini,toi aussi tu vas mourir un jour,kifech tekabel moulak?




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  • fareed
    29 avril 2010 at 16 h 39 min - Reply

    Shame on you-kohbzizte




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  • brahmi16
    29 avril 2010 at 17 h 10 min - Reply

    je pense que nous avons perdu definitivement monsieur Ksentini.Meme FREUD aurait renoncé à le traiter, car c’ est un cas desespéré.Comme des milliers d’ autres qui sont incrustés au sein du pouvoir et qui font semblant de vivre humainement. Pour eux,la vie d’ un etre humain est équivalente à celle d’ une mouche.je persiste à croire que leurs genes ont été programmés pour repandre leur cruauté et leur haine ,et ils l’ ignorent, bien evidemment.c’ est leur juste punition.




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  • FATOU
    30 avril 2010 at 0 h 44 min - Reply

    LES DAFISTES ONT DISPARUS 20 000 PERSONNES ASSASSINATS EXECUTIONS SOMMAIRES .DISPARUTIONS FORCES DU VRAI ALGERIEN PAR DES GENERAUX CRIMINELS PROMOTION LACOSTES MALGUITES VS ALLEZ PAYES YA T. P.I ET CPI




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  • nomade
    30 avril 2010 at 1 h 54 min - Reply

    un des responsables , par telecommande,du genocide algerien , en l’occurence charles pasqua , vient d’ecoper de deux annees de prison fermes.
    ce sinistre personnage , raciste jusqu’a l’os , etait un soutient indefectible , sinon le promoteur de la junte des dafistes criminels dans leur macabre expedition contre le peuple algerien.
    a quand le tour de son collaborateur l’ex prefet marchiani.
    j’espere que cette peine sera maintenue contre tout appel .
    encore une fois le peuple algerien se venge , a sa maniere, d’une facon indirecte.
    eux ont dit : yed eddoula touila (la main de l’etat est longue): moi je dis: yed rabi ettouel(la main d’allah est plus longue)




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  • fateh
    30 avril 2010 at 12 h 03 min - Reply

    salam …
    En ce vendredi jour de RAHMA ET DE PIETE, je prie ALLAH que ce MENTEUR, CORROMPU MORALE ET SERVITEUR DE CE POUVOIR DE CRIMINEL QU’IL FINISSE SA VIE DANS LA HONTE ET LHUMILIATION….
    WALLAHI JE FERAI DES DOUAAS PENDANT LE SOUJOUD DE CETTE PRIERE DU VENDREDI AFIN QUE CE BOY COMME VOUS LE DITES FRERE JAMAL-EDDINE PUISSE PAYER AVANT QU’IL NE QUITTE CE BAS MONDE….PARCEQUE DES PREUVES IL N’Y A QUE CA…J’AI DU MAL A ME RETENIR ,C’EST POUR CA QUE JE PREFERE NE PAS CONTINUER…
    CHOUKRAN




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  • Zineb Azouz
    30 avril 2010 at 13 h 24 min - Reply

    Cher Dajmal Eddine,
    Merci de nous avoir averti à l’avance et en rouge, mais je n’ai pas pu m’empêcher de lire le titre et la moitié de l’article, je suis incorrigible !
    Ceci dit, Salah eddine ou toi auriez pu modérer pour nous (ne serait ce que par pure charité en ce jour saint) un tant soit peu ces provocations et cet affront qu’il porte aux morts sans tombe et à un pays sans épitaphe.

    Serait il malveillant de ma part de vous demander l’adresse ou le nom de la sublimissime province citée par ce boufre et ce damné ?

    Me permettez vous au passage de vous proposer de créer sur LQA la rubrique « Chez Mme la marquise » ?

    Merci d’avance,
    ZA




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  • le kabyle
    30 avril 2010 at 21 h 59 min - Reply

    Wallah ma tahshème !
    Wallah illa iîb aâlik !
    Kifash ghoudwa taqdère t’qabel rabek ou mallik !
    Ya khanzir, ya li khalqak sabhanou har fik !

    Lekdheb kharedj mène foumak ou iînik !
    Ya vougato essahère dial el malik !
    Toul ahyatek wa shaâb yènaâl fik !
    Soubha waâchiya nar el gadiya Inch’Allah takoul fik !

    Ya vougato el malik
    Yehraq n’har li zeydouk fih emmalik !
    Tediha kahla djemra lasqa fi sh’warbik !
    Aâla foumek el moudhi techwik…!!!

    Ench’Allah !
    A Sidi Rabi Al Maâvoud !
    Ashfou fellana ouk !
    O Avocat Diabolique !




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  • el-amel
    1 mai 2010 at 11 h 35 min - Reply

    « le modèle algérien de Réconciliation nationale » c’est « effectivement proximité et rapports entre réconciliation ouverte, amnistie et impunité. » c’est un colloque international pour le modèle du far west algérien. Et Ksentini déclare qu’il «n’existe pas d’archives ou de témoignages fiables» il ne sait pas « Qui tue qui ? » et la question pour traiter la problématique de ce far west est «Où sont les archives et les documents pour la tenue de procès équitables?» en Suisse avec l’argent volé au Peuple.




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  • sbs
    1 mai 2010 at 19 h 06 min - Reply

    @ fatou

    Malheureusement, derrière la cpi, il y a des Etats, des gouvernements qui défendent leurs intérêts et qui se fichent complètement du peuple algérien. Ca ne pourra changer que lorsque on réussira à intéresser leurs opinions publiques mais quand et comment??




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  • Lila
    12 mai 2010 at 20 h 05 min - Reply

    Ksentini le vieux qui mange EL DJIFA tu vis sur le dos des morts. Toi tu ne mange même pas dans la marmite de la corruption mais dans celle de « Djifa » même les avocats les plus pourris n’ont pas acceptés de faire le sale travail que tu fais espèce de larbin rat d’égout.




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