Édition du
20 July 2017

Presse de service ou presse indépendante ?

Par Radjef Saïd

Nous célébrons dans quelques jours la journée mondiale de la presse. Mais que peut-on dire de la presse algérienne et de la qualité intellectuelle de nos journalistes à la lumière des événements douloureux qui ont marqué l’histoire des deux dernières décennies de notre pays ? Cette presse a-t-elle glané comme elle le prétend ses galons de presse indépendante ? Près de 200 journalistes et travailleurs de ce secteur ont été assassinés dans des circonstances obscures, lors de « la sale guerre ». La presse est-elle pour autant victime de l’islamisme armé ou bien a-t-elle été associée pleinement au complot des généraux ? La presse algérienne est-elle libre ou bien sert-elle seulement de « masque démocratique » à une junte qui veut à tout prix cacher sa trahison au serment de novembre, son inconscience et sa responsabilité dans les crimes contre l’humanité ? La presse algérienne dérange t-elle l’ordre établi ou bien elle est comme le lui reprochent ses adversaires, l’élément essentiel dans la propagande du pouvoir, l’entreprise d’abrutissement, d’appauvrissement et d’aliénation de l’imaginaire collectif ? Loin des clichés habituels, des apparences et des faux semblants généralisés, notre presse n’a-t-elle pas consciemment stigmatisé le bellicisme, l’exclusion, la haine,le régionalisme ; n’a-t-elle pas soutenu le mal et la bêtise et surtout n’a-t-elle pas produit les arguments si nécessaires à un régime barbare pour régner en maître absolu et de prendre en otage notre destin ?

Selon les estimations établies par des universitaires qui préparent leurs thèses et mémoires de fin de cycle, au moins 15ooo personnes ont travaillé dans le secteur de la presse privée depuis 1990 à ce jour, alors que le nombre de « titres » a largement franchi les seuils des 14o « canards » Il est cependant utile de souligner que la majorité des effectifs qui a meublé les rangs de la presse provient du secteur de l’Education. Des PEF et des instituteurs qui ignorent tout des techniques de la communication et de l’information. Partant de cette situation, les directeurs de publication et les éditeurs de presse, faisant travailler leurs effectifs au noir et le plus souvent sans salaires, n’ont pas rencontré de résistance intellectuelle pour transformer leurs journaux respectifs en école chargée d’assurer la promotion de la république et de la démocratie « militarisées ». Une dévouée au culte des généraux contre l’entendement, la raison et la pensée rationnelle.

Avant l’avènement du multipartisme et l’ouverture du champ médiatique, la presse algérienne se limitait à peine à quelques quotidiens à l’instar  de El Chaab, El Moudjahid lancé en pleine guerre de libération par Abane Ramdane, El Djemhouria, El Nassr, Horizons et El Massaa comme quotidiens du soir. S’ajoutent à cela une poignée d’hebdomadaires tels que Algérie Actualité , Révolution Africaine , El Djeich , l’Unité, une chaîne de télévision unique et quelques stations  radiophoniques qui se sont taillées le monopôle de l’expression et du lectorat journalistiques.

S’agissant des titres présents aujourd’hui dans les kiosques, on dénombre pas moins de 7o. Ce qui a engendré une concurrence féroce non pas pour restaurer un journalisme d’investigation responsable, mais a qui va se prostituer le plus à l’ordre de la junte.  Le désir éperdu d’être bienséant et de servir au mieux les maîtres du moment, d’ici et d’ailleurs. Au moment ou des canards de la première heure de l’ouverture médiatique ( Liberté, El Watan, Le Soir, El Khabar) font preuve de réussite inégalée, d’autres nés dans la douleur d’octobre 88 ont subi les affres du régime pour disparaître à tout jamais. Ce fut le cas notamment de La Nation, El Manar, El Haq, Libre Algérie…En guise de cette réussite, les deux quotidiens El Khabar et El Watan se sont offerts deux imprimeries. Toutefois, il y a lieu de rappeler  que l’Etat, pour encourager la création de nouvelles entreprises de presse en 1989, a offert deux années de salaires aux anciens journalistes de la presse du parti unique. Concernant les tirages, on assiste de jour en jour à des nombres pléthoriques dans la presse nationale. A ce titre , l’exemple d’Echourouq dont le tirage tourne autour d’un million d’exemplaires par jour, est édifiant.  D’ailleurs, il n’est pas le seul a marquer cette tendance. El Khabar autour de 5oo ooo ; El Nahar de 4oo oo  et El Watan avec 25o ooo exemplaires. Il s’agit là de chiffres astronomiques, si on fait le parallèle avec la réalité du tirage au Maghreb, au Moyen Orient et dans certains pays de l’Europe. A quoi sert cette tendance si elle n’est pas accompagnée d’éléments nécessaires à  l’éveil de la conscience et à l’épanouissement des valeurs citoyennes et démocratiques ? Et d’abord ou ces journaux puisent-ils leur argent pour atteindre une telle performance ? La publicité que le régime control totalement. Plusieurs journaux se permettent de consacrer plus de 12 pages de publicité par jour pour un total de 24 pages  avec une tarification des plus salées en sus. Or, de par le monde , la loi stipule  que la quote-part de la réclame ne doit  pas depasser le tiers de la surface rédactionnelle. Par ailleurs, il y a lieu de souligner un autre avantage qui n’est pas des moindres dont bénéficie notre presse bien pensante. Certains journaux profitent à ce jour des largesses locatives presque symboliques de la Maison de la presse  du 1er mai et celle de Kouba. Qui dit mieux ? Pourtant nous sommes dans un régime totalitaire qui ne tolère pas la liberté d’expression.  Souplesses du régime ou complicité de la presse qui a accepté l’affront de se placer sous la tutelle du Ministre de l’Intérieur ? S’ajoute à cela un code de l’information qui tarde a venir. Comme si les propriétaires de la presse, en guise de reconnaissance au pouvoir, refusent de remettre la question du code de l’information sur la table des négociations. Acquis démocratiques et posologie démocratique à l’algérienne. Décidément tout est spécifique dans cette Algérie des généraux.


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15 Commentaires sur cet article

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  • le kabyle
    30 avril 2010 at 11 h 19 min - Reply

    Une presse de service comme son nom l’indique et la désigne n’est JAMAIS  »indépendante » mais toujours DEPENDANTE des services….. y compris et SURTOUT cette  »presse » dite  »libre » et  »indépendante »
    chez nous, en Algérie.

    Le DRS contrôle ABSOLUMENT TOUT en Algérie ! Et ce serait vraiment faire preuve d’une trés grande niaiserie de notre part que de prétendre le contraire ! belhouchet, salima tlemçani et tant d’autres journaleux à plat-ventristes, lâches et veuls….. sont bien là pour le confirmer !

    That’s the true reality, no way !

    GET UP STAND UP ! STAND UP FOR YOUR RIGHTS !!! (Bob MARLEY).

    Thanmirth.




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  • SAID
    30 avril 2010 at 15 h 38 min - Reply

    C’est un article qui comporte,certes, des faits avérés.
    A aucun moment vous ne citez LE MATIN de BENCHICOU, qui a quand meme marqué son époque par ses prises de positions.
    Dans quelle categorie le situez-vous ?
    Salutations




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  • brahmi16
    30 avril 2010 at 17 h 44 min - Reply

    Comme dans tous les régimes totalitaires,cela coule de source.La question ne mérite meme pas d’ etre posé.




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  • bouyilès
    30 avril 2010 at 17 h 48 min - Reply

    « belhouchet, salima tlemçani et tant d’autres journaleux à plat-ventristes, lâches et veuls….. sont bien là pour le confirmer !  »
    Je pense que c’est des insultes gratuites parce qu’ils ne peuvent pas vous répondre.Vous ne faites que vous insulter vous-même.

    Mais puisque le presse est si limitée dans sa liberté d’action ,pourquoi ne pas militer pour un retour au bon vieux temps d’el-Moudjahid,comme ça on évitera un gaspillage inutile de papier à longueur de journée.
    On aura aux infos du soir notre journal chéri de l’Entv et on sera le peuple le plus heureux du monde.

    Sinon on doit organiser la liberté de la presse en proposant à nos journalistes professionnels d’écrire le matin dans leurs canards respectifs en utilisant leurs brosses à faire luire et d’intervenir le soir sur les forums libres d’internet pour y deverser leurs quatre vérités.Comme ça ils auront le beurre et l’argent du beurre.

    Ou bien cette autre idée:Créer une Coopérative de la Télévision Libre Algérienne (COTLA).Ils seront tous intégrés à titre d’actionnaires moyennant une contribution et on aura une télé qui battra tous les records d’audience.C’est une affaire rentable et la pub fera le reste.Nos journalistes pourront s’exprimer librement et casser du DRS à tout va.
    Succès garanti.Et on dira enfin que la presse a conquis sa liberté.




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  • le kabyle
    30 avril 2010 at 19 h 06 min - Reply

    Eléméntaire, mon cher ! Comme disait si bien notre brave WATSON ! La réponse à votre troublant questionnement est toute simple : connaissez-vous
    personnellement voire réellement Mohamed BENCHICOU ?

    That’s the question, my dear !

    Et s’il vous plaît, ne nous sortez surtout pas l’histoire des deux années passées à El-Harrach, de grâce ! saadi, hanoune, errougia et toute la clique boulitique….. sont passés par la ‘ »prison » et voyez aujourd’hui ce qu’ils ont devenus ! Alors, svp ! Un peu de respect pour le Peuple Algérien, please…

    Mais je vous renvoie quand même pour votre gouverne, si vous vous donnez la peine de consulter l’ex-site d’un certain Hicham ABOUD qui produit les photos-copies des actes d’achats en pleine propriétés et de constitution de S.A.R.L. de sociétés établies à Paris et en France où les noms du Sieur Mohamed BENCHICOU ainsi que celui de sa Dulciné de femme y figurent avec émargement de leurs propres signatures….. Alors quid, cher Ami ? Où se trouve la part de vérité da




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  • le kabyle
    30 avril 2010 at 19 h 52 min - Reply

    Désolé Monsieur SAID ! J’ai été subitement shunté… par qui ? Yo no sé hermano ! Mais bon, je continue.

    La question qui se pose à tout être doté de faculté mentale saine : d’où Monsieur BENCHICOU a-t-il obtenu TOUT cet argent qui se chiffre à plusieurs centaines de milliers d’Euros ? Si ce n’est plus….. Mais, glissons quand même ou du moins surfons subreptissement sur la vague pour ne pas faire trop de remous… But, there’s an another question ! If it’s not his monney, from where he’s got all this monney ? Fichtre….. bonté divine ! Et si ce n’est pas son propre argent qui lui a remis toutes ces grosses sommes faramineuses ??? THAT’S THE QUESTION !
    Elémentaire mon cher Watson ! Elémentaire….. Mais nous savons TOUS pour un cas presque aussi similaire, celui du quotidien « liberté » le bien nommé que son directeur Abrous OUTOUDERT est du même village que le sieur REBRAB ! Lequel a bâti sa fortune colossale grâce à l’argent à lui « donné » ou « remis » c’est selon l’interprétation que vous en faites mais qui tendent toutes les deux vers une seule et même destination : LES GENERAUX ALGERIENS ! Et comme tel….. les SERVICES ALGERIENS ou plus précisemment encore, le D.R.S. !!! Vous voyez où je veux en venir, n’est-ce pas ?

    Et ceci répond parfaitement à votre question : QUE LA PRESSE ALGERIENNE EST TOTALEMENT SOUMISE ET CONTROLEE PAR LES MILITAIRES ALGERIENS et par voie de conséquence et donc ipso facto par le D.R.S. !!!

    Ainsi, la quadrature du cercle est formée… CQFD.

    NEK YIDHEKH NEMTSEFHAM !!! HAKA NAGH KHATI ?

    Thanmirth DA SAID.




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  • Mahieddine Lachref
    30 avril 2010 at 19 h 57 min - Reply

    Bonjour Chers amis, frères et soeurs.
    Merci Said pour ton papier qui, même si il ne dit pas tout, ouvre quand même les portes à ceux qui voudraient savoir quelques ce qui se passe dans les salles de rédactions de certains journaux mais surtout les ravages auxquels donne quotidiennement naissance le téléphone de Fawzi et des ses auxilieires. Maintenant, j’aimerais poser une question à notre frère Said, pas l’auteur de cet article mais celui qui a posté un commentaire où il évoque avec admiration le matin de Benchicou. Savez-vous quelques choses sur les Arouches? Pourquoi le Matin les a soutenus? Quel était son objectif? Qu’est ce qui vous penser que le Matin était indépendant? Je crois qu’il faudrait confier à des gens trés compétents et surtout maitrisant tous les domaines des sciences humaines pour qu’ils nous expliquent la démarche démobilisante de l’Etat algérien. Quant à M. Benchcicou dont j’apprécie la poésie mais presque jamais les idées, je vous dirais simplement que si Belhouchet, Boughanem, Outoudert, et tous les autres sont des instruments, l’ancien dircteur de le Matin était un acteur et il était à lui seul le porte parole d’une cartaine famille de notre soldatesque nationale.Merci.
    Fraternellement.




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  • le kabyle
    30 avril 2010 at 20 h 54 min - Reply

    Je n’insulte nullement ces « journalistes » et je n’en ai nullement le droit de le faire… Je ne fais que mettre en exergue ce que TOUT LE MONDE SAIT ET CONNAIT SUR LA PLACE AVEC UNE PARFAITE EXACTITUDE ! Sans plus… Ce sont des faits averrés et connus par TOUT le monde !!!

    Cher Monsieur et avec tous mes respects à votre personne, il serait absolument falacieux et hypocrite de notre part de continuer à nous voiler la face alors que nous sommes entrés de plein pied dans l’ère de l’INFORMATIQUE où nous pouvons en une frqction de seconde avoir TOUS les renseignements que nous désirons sur tel ou tel autre information sur tel ou tel autre personne… PLUS RIEN NE PEUT PLUS ETRE CACHE AUX GENS sur cette planète qui est devenue un petit village (dixit MME. Hillary CLINTON).

    Alors, si vous voulez continuer à vivre sous l’empire des medias dirigés et dirigistes comme au temps des années de plomb du FLN, c’est votre choix le plus absolu qu’il faille respecter car n’engageant que vous sans plus… PAS MOI !!!

    Alors si vos « journaleux » que vous défendez veulent bien me répondre, marh’va yissene !!!

    Mais je crois que la réponse vous a été toute donnée lorsque Monsieur Mahieddine LACHREF vous a magistralement répondu « …à ceux qui voudraient savoir qu’est-ce qui se passe dans les salles de rédaction de certains journaux…… LE TELEPHONE DE FAWZI et de ses auxiliaires… ».

    Réveillez-vous crénom de dieu !!!!! KOULCHIT MEKCHOUF….. YA DINE ALLAH WENE TOUMA MAZAL GHAFLINE OU GHALQUINE AALA ROUAHTIKOUM….. VOUS N’ETOUFFEZ PAS BON DIEU DE BON DIEU !!!!!

    Thanmirth.




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  • moura
    30 avril 2010 at 21 h 29 min - Reply

    @lachref
    J’ai une petite reponse(en partie) à ta question. moi meme delegué des archs,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,un certain nombres d’autres( une quainzaine de communes) ne partageant pas la ligne directrice et certains agissements( les emeutes et les casses et ulac smah ulac) nous avons été dans les redactions (liberte,el watan et le matin) pour leur proposer un autre son de cloche,tous ont refusé et pôur le matin,reçu par benchicou lui meme;voila sa reponse;jamais je ne diffuserai de tels sons.




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  • Adel
    1 mai 2010 at 0 h 34 min - Reply

    Dans tous les pays développés, il existe un grand nombre de publications de qualité, à caractère culturel et scientifique, qui ne parlent pas de politique et ne dérangent donc pas le pouvoir, mais qui font cependant un énorme travail d’éducation dans tous les domaines. Ce genre de publications n’existe pratiquement pas chez nous et cela n’a rien à voir avec le DRS. C’est plutôt la médiocrité ambiante et l’incompétence généralisée qui sont en cause.

    Il y a également une presse à caractère général, qui répercute les informations ayant trait à l’actualité et fait des analyses qui peuvent mettre les gouvernants ou les chefs d’entreprises sur la sellette. Mais force est de constater que même dans les pays démocratiques, cette presse n’est pas une presse indépendante au sens strict. Il y a des journaux liés aux forces de l’argent et aux partis politiques de droite et des journaux liés aux partis politiques de gauche. Ce sont toujours les journaux liés à l’opposition politique du moment (de droite ou de gauche) qui dénoncent les tares et les méfaits du pouvoir et les journaux de gauche qui dénoncent les magouilles des banquiers et des grosses entreprises capitalistes. Le bon journalisme, c’est d’abord un journalisme militant, qu’il soit de gauche ou de droite, et c’est à ce titre qu’il constitue un contre-pouvoir. Il y a aussi des journaux, tels Le Monde, en France, qui se veulent indépendants, mais n’est-ce pas l’exception qui confirme la règle?

    En démocratie, l’État garantit la liberté d’expression et le délit d’opinion n’existe pas. Il est toutefois évident que les différentes institutions qui composent l’État de droit ne peuvent exister qu’ensemble, car elles se soutiennent mutuellement. La démocratie est un tout.

    Parmi les maux qui rongent notre pays, il y a l’incompétence, la médiocrité et l’absence de convictions. Les journaux dits indépendants ou privés en souffrent tout autant que les partis politiques et les universités.




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  • le kabyle
    1 mai 2010 at 11 h 41 min - Reply

    Merci Monsieur MOURA de bien avoir voulu confirmer la chose. Ainsi donc, il nous suffit de grater juste un tout petit peu la couche supercielle pour que tout apparaisse au grand jour. Ce sont de telles informations VERIDIQUES dont nous avons réellement besoin pour dénoncer et débusquer tous les thuriphéraires du pouvoir diabolique qui nous assassine quotidiennement depuis 62. Le séjour en « prison » que le zig a « subi » n’est en fait qu’une couverture politique préparée à l’avance pour le mettre dans le circuit sans éveiller les soupçons des gens honnêtes. Comme « ils » ont préparé SAADI, HANOUNE, KHALIDA et tant d’autres… Et ils en préparent encore bien d’autres, ne vous en faites pas ! La relève quoi…..

    Les journalistes et le journalisme dont parle le frère Adel a court dans les pays à démocratie avancée pas dans des pays anti-démocratiques comme le notre. Oui, le journalisme peut et doit constituer un CONTRE POUVOIR dans des pays qui se respectent. Car les journalistes FACONNENT l’opinion publique et complètent en quelque sorte l’action partisane des partis politiques. Pour ce faire, les journalistes et en aucun cas ne doivent émarger aupres des services… et c’est bien pour cela qu’on les nomme ou qu’on les désignent de journalistes indépendants appartenant à une presse réellement indépendante ! Car ils deviennent véritablement un CONTRE-POUVOIR au système en place. Comme devrait l’être la JUSTICE ! Mais ceci, n’est malheureusement pas le cas chez nous… La réalité est là ! Elle est criarde. Bien sûr que nous eûmes des journalistes de valeur voire de trés GRANDE VALEUR !!! Mais ils ont été butés par nos services parce qu’ils ne voulaient pas se soumettre à leurs désidératas… Ceux-là sont de vrais journalistes au sens noble et professionnel du terme ! Ce n’est pas le cas de ce belhouchet le fourbe à qui les services lui arrange un « attentat » râté pour lui préparer la couverture nécessaire… Et comme par hasard, quelque temps aprés, il reçoit un prix à Nez-York city, s’il vous plaît…! Aaah lil a rabi aaahlil ! Comme le disait si bien LOUNES at yerham rabi…

    L’ALGERIEN de 2010 n’est plus L’ALGERIEN des années 60 voire 70, 80, 90 et actuellement… Il a grandi et mûri ! Et celà plus personne ne pourra le lui contester. Internet fait son oeuvre, grâce à dieu ! Les Algériens arrivent maintenant à se forger une opinion tous seuls sans passer par le carcan obligatoire étatique et ses voies sybilines… Tout compte fait, il ECHAPPE au CONTROLE de l’Etat, du Pouvoir et donc du SYSTEME ! C’est celà qui fait peur aux tenants du régime et de son bras armé séculier le DRS ! Le Peuple ALGERIEN n’est plus dupe….. même s’il doit faire sa REVOLUTION grâce à l’INTERNET !!! Nous nous retrouvons exactement dans la même situation que celle évoquée par feu BOUDHIAF at yerham rabi qui avait répondu aux français NOUS FERONS LA REVOLUTION MEME AVEC LES SINGES DE LA CHIFFA S’IL LE FAUT !!!

    Alors, aujourd’hui, nous vous disons exactement la même chose NOUS FERONS LA REVOLUTION MEME AVEC INTERNET S’IL LE FAUT !!!

    Mais nous vous BATTRONS ! Comme nos aînés le firent avec la France…

    Hassède, ASHFOU FELLANA !!!

    Thanmirth.




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  • Le petit reporter
    1 mai 2010 at 13 h 24 min - Reply

    LA PRESSE AUX ORDRES DE LA FINANCE

    Le cardinal Hoffner disait :

    « Dans le monde d’aujourd’hui, l’influence des hommes dans les positions clés de la presse, de la radio et de la télévision est dans une large mesure supérieur au pouvoir des parlements. Quelques milliers de ces faiseurs d’opinions décident de ce qui doit être imprimé, programmé. En république fédérale (et dans le monde, C2moi ) , soir après soir, 50 millions de personnes s’installent devant leur télévision pour regarder ce que deux cents privilégiés ont choisi pour elles. Ainsi est créée une conformité de pensée sans exemple dans l’histoire ».

    Cette force extraordinaire, créatrice de courants d’idée parmi les peuples, un groupe d’hommes, plus connu sous la dénomination de « magnats de la finance internationale », en ont saisi très vite toute l’importance et ont organisé cette force à leur profit.

    Ceux qui sont aux faits des arcanes de l’industrie des mass-médias, n’hésitent pas à écrire que les trois quarts des journalistes sont de petites fripouilles au service de grandes crapules.

    À propos d’une citation de John Swinton,
    ancien rédacteur en chef du New York Times,
    lors d’un banquet, le 25 septembre 1880.
    À New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880, le célèbre journaliste John Swinton se fâche quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :

    « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »

    (Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)

    La Presse qui devait être créatrice de courants d’idées parmi les peuples, a été détourné de cette fonction et ne sert plus de nos jours , sous le fallacieux prétexte de « courant d’opinion » qu’à exciter les individus les uns contre les autres , ceci pour le plus grand profit de la Haute finance internationale apatride.

    Combien se vérifie alors cette parole d’Isaac Crémieux :

    « Comptez l’argent pour rien, comptez les honneurs pour rien, comptez tout pour rien ; si vous avez la Presse vous aurez tout le reste. »




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  • radjef said
    2 mai 2010 at 12 h 46 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Peut être il est vrai que nous disons n’importe quoi. Dans ce cas que celles et ceux qui ont des choses plus sensées a dire, ecrivent et parlent. Comme ça ils vont eviter d’induire en erreur les algériennes et les algeriens. Partout à travers le monde la presse n’est pas libre. C’est vrai. Mais a travers le monde la presse refuse de verser dans le mercenariat. Ce qui n’est pas le cas de notre presse bien pensante qui veut nous obliger a tout prix à nous prosterner devant le mal, la betise, la mediocrité et l’imposture. Plus que cela, la presse algerienne de façon ridicule, s’est octroyée le droit de decider qui est intellectuel et qui ne l’est pas, qui a le droit de s’exprimer et qui n’a pas le droit de le faire…On a encore dans l’esprit cette image d’un Mouloud Mammeri, d’un Kateb Yacine ou d’un Mohamed Dib ou d’Assia Djebar en train d’attendre la benediction et le feu vert d’un directeur de publication inculte pour se faire publier dans la presse de leur pays…Addi Lahouari doit a chaque fois arrondir les angles pour se faire publier, alors que Sensal, Ghezali, Chalabi…sont proscrits.Cette presse qui veut nous faire adorer la betise et le narcisme de ceux la qui ont usurpé le titre d’intellectuel pour donner du credit aux theses de la junte…




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  • Zehira Houfani
    2 mai 2010 at 16 h 44 min - Reply

    La presse algérienne n’est ni libre, ni indépendante. Et le rôle qu’elle a joué dans la tragédie algérienne en s’alignant avec le pouvoir lui a ôté toute crédibilité. Ceci dit, la presse est a l’image de la société. Avec la perte des valeurs et le déclin de l’esprit patriotique qui s’observe aisément dans l’image qu’offre aujourd’hui l’Algérie, on peut déduire que la presse n’a pas mis son pouvoir au service de l’intérêt public. Sinon, comment expliquer sans manque d’empressement a investiguer les affaires qu’elle dénonce dans ses colonnes. Dans les pays ou la presse joue son rôle, des scandales comme ceux de l’autoroute, par exemple, ne se termineraient pas dans les tiroirs. Les journalistes suivraient ces dossiers jusqu’à faire tomber toute la hiérarchie pyramidale des responsables. On est encore loin de cet esprit de la mission journalistique qui impose la rigueur et l’éthique pour servir l’intérêt public au lieu des clans au pouvoir




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  • radjef said
    3 mai 2010 at 9 h 20 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Le journal qui a le courage de dire et le devoir d’informer n’est pas content. Mais alors pas du tout. Il est a deux doigts de demander l’ouverture d’une enquete internationale sur l’assassinat des journalistes…Liberté, independant du peuple qui a elu domicile dans les bunkers de la gendarmerie, n’a pas manqué de deplorer le calvaire des journalistes algeriens à l’occasion de la journée mondiale de la presse. Toutes ces larmes versées, toute cette compassion des brigades de Liberté en constatant la precarité qui frappe le journaliste algérien…Mais quel talent! Quel courage! Quelle analyse! Mais surtout quelle solidarité intellectuelle lorsque il s’est mit a hennir comme un chameau pour denoncer la salve des critiques emanant des cercles du pouvoir contre une corporation…mercenaire au service de la junte. Mais qui donc a dit que le ridicule tuait!




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  • Congrès du Changement Démocratique