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20 July 2017

LE CONSEIL DES MINISTRES N’ÉTANT PAS CONVOQUÉ DEPUIS SIX MOIS Bouteflika boude-t-il le gouvernement ?


Le Soir d’Algérie, 3 mai 2010
Le gouvernement, coordonné par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, serait-il devenu encombrant pour le président Bouteflika qui, samedi, à l’occasion de la finale de la Coupe d’Algérie de football, a préféré plutôt se distinguer dans une proximité exclusive avec l’armée ?
Sofiane Aït-Iflis – Alger (Le Soir) – À ce niveau de responsabilité politique, le geste et le comportement, nécessairement éloignés de l’attitude dilettante, sont forcément significatifs. Accomplis publiquement et face aux caméras, ils se veulent messages. À décoder, bien entendu. Alors quel message le président Bouteflika a-t-il voulu délivrer ce samedi, depuis l’arène olympique du 5-Juillet où les préposés à l’accueil, à son arrivée, étaient les hauts galonnés de l’Armée nationale populaire, à l’exclusion des membres du gouvernement ? À l’évidence, le président Bouteflika, de moins en moins visible publiquement, voudrait attester que, contrairement à ce que la vox populi a dû colporter, sa présidence ne souffre aucune mésentente avec l’institution militaire. Soit, mais pourquoi ce rappel, s’il en est, de ce que les amours avec l’armée n’ont pas subi d’altération au fil des onze années de règne se trouvet- il accompagné d’une démarcation, au demeurant fortement suggérée, du staff gouvernemental ? Car, il faut le dire, le président Bouteflika a, ce samedi, tordu le coup à la tradition. Des us, disons protocolaires, qui veulent qu’à l’occasion, le ministre à charge du secteur des sports ou, à tout le moins, le président de la fédération, soit aux côtés du président à qui échoit l’honneur de remettre le trophée à l’équipe victorieuse. Or, ni Hachemi Djiar, ni Mohamed Raouraoua, respectivement ministre de la Jeunesse et des Sports et président de la Fédération nationale de football (FAF), n’ont joui samedi de l’insigne honneur de se tenir aux côtés du président Bouteflika. Le reste du gouvernement, à sa tête le Premier ministre Ahmed Ouyahia, a été pareillement tenu à bonne distance du président. Pour d’aucuns, le protocole ainsi marqué souligne une bouderie présidentielle à l’endroit du gouvernement. En droite ligne de cette assertion intervient, on l’aura deviné, cette extrapolation qui propose un remaniement gouvernemental auquel Bouteflika réfléchirait très sérieusement. Les mémoires retiennent encore que le président Bouteflika avait déjà eu par le passé à adopter un comportement similaire à l’encontre de l’exécutif. Un comportement qui devait se solder, on se rappelle, par le débarquement d’Ahmed Ouyahia alors chef du gouvernement et la promotion de Abdelaziz Belkhadem. Le Premier ministre ou, à tout le moins, certains ministres, doivent-ils déjà préparer leurs valises ? On ne saurait s’autoriser une quelconque affirmation, même si la rumeur à propos de remaniement ministériel s’est déjà fait vieille. Depuis quasiment décembre 2009, période à la quelle le président Bouteflika présidait le dernier conseil des ministres. Bientôt un semestre que ce conclave au sommet ne s’est pas tenu, et cela, inéluctablement, n’est pas resté sans susciter le commentaire et la conjecture. La plus répandue des supputations a consisté à convaincre de ce que le président Bouteflika, faute de pouvoir agir, étant donné des rapports de force qui lui étaient défavorables, s’obligeait à garder le gouvernement. Mais, ce samedi, le président Bouteflika a travaillé à donner un coup de balai à ces supputations. Nulle partie, a-t-il voulu montrer, n’entravait son action. Autrement dit, c’est un acte délibéré que d’avoir gardé le gouvernement inchangé. Auquel cas, on serait tenté de comprendre qu’il tenait la perspective éloignée en raison des séparations douloureuses que cela supposait. À prendre en compte ce que l’actualité consigne comme scandales économiques et affaires scabreuses, ce seraient des ministres se recrutant dans le cercle de ses amis proches qui feraient les frais du remaniement gouvernemental. Cependant, en différant sa décision, le président accumule le temps perdu. Une année après sa réélection pour un troisième mandat consécutif, le président Bouteflika reste toujours peu entreprenant, laissant grossir l’image d’un pays à l’arrêt.
S. A. I.


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5 Commentaires sur cet article

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  • le kabyle
    3 mai 2010 at 21 h 03 min - Reply

    Quel est le message de Bouteflika ? Mais il est trés clair me semble-t-il ! Son message en fait dit ceci :

    Ya ss’hah !
    Nestaâraf bikoum !
    Rani, emselem ou m’ketef likoum !
    Chay lelah bikoum !

    Wakha s’yadi benjoum !
    Nestaâraf bikoum !
    El barah wel youm !
    Wallah mane zid en dour fi houmète koum !

    Shah fiya
    Ou saha fikoum !
    Nest’hal el kiya
    Ana li b’ghit !

    Dirou fiya ya syadi
    Ma dère Sidna Mohamed
    Fi….

    A chah felli !
    Neki, matchi tharguaze !
    Neki the vouqjoune amoqrane ci hwit !

    Ana likoum
    Ghoudwa wel youm !
    Ana lamcharak el foum !
    Nest’hale laâssa diale
    H’rawéte leklab !

    Hadi hiya halète
    Li may qadarche rouhou
    Ou li hab yatlaâ
    Laâlali bla derdjat ess salloum !

    Hadi hiya halète
    Li kh’daâ ène nesse ou chaâbou
    Ou li k’dheb aâla rouhou !
    Hata djaou ess hah habsouh
    Bèche i fahmouh
    Fi rouhou…

    Thanmirth.




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  • adel133
    3 mai 2010 at 21 h 54 min - Reply

    je ne vois pas en quoi le froncement des sourcils de Boutef,son éternuement ou son sourire hypocrite et méprisant puisse être interprété,commenté et analysé politiquement. qu’il se réunisse avec sa bande de voyous et de voleurs ou qu’il ne le fasse pas ne change rien à la quotidienneté de notre pays.cet indu monarque mégalomane est là pour la ruine de l’Algérie.




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  • Ammisaid
    4 mai 2010 at 9 h 14 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Ils étaient tous là ceux qui sont assis sur nos têtes portés sans les avoir choisir. Ils nous ne aiment et nous ne les aimons pas. Ils sont là et nous sommes là.
    Entre nous il y a des soldats et des tortionnaires armés jusqu’au dents. Ils sont bien entraînés et ils sont bien contrôles. Ils nous observent et nous les observons. Derrière, il y a la richesse et devant nous il y a la misère et plus loin ceux qui la surveillent afin qu’elle ne franchisse pas la barrière. La barrière meurtrière, électrifiées, atomisée, sans faille, qui crache la mort au moindre son, mouvement et désir qu’émet la misère. Ils sont là, ils nous montrent leur force et leur puissance, ils nous font voir leur bonheur, leur mépris, leur opulence et leur menace immense et impitoyable et ils nous disent voilà devant vous, sur le petit écran de l’unique, le pouvoir insensible, immuable et rigide qui vous dirigent comme des esclaves. Voilà devant nos yeux hagards, nos coeurs terrorisés et nos corps soumis le triangle des Bermuds qui happe ou détruit tous ceux ou celles qui l’approchent.

    LE DESERT = pétrole= dollars

    LES MILITAIRES= les dafistes

    Sa fakhamatouhou
    Ses ministres

    L’assemblée le sénat le fln les partis satellites
    La JUSTICE
    La police la gendarmerie les walis les espions…
    Les courtisans, les serviteurs, les profiteurs…
    L’unique, la radio, les journaux, les zaouias …..
    LES cimetières
    LES PRISONS
    LE PEUPLE ET LA misère
    La drogue, les deuils, la terreur, le chômage, l’alcool, l’exil, le divorce, les orphelins, les divisions, les deuils, le célibat, la prostitution, le diabète et l’hypertension, les veuves, la folie, l’errance, la méfiance, l’intolérance, la colère, la tristesse….
    Les uns sont dans l’écran de l’unique comme une fiction, comme s’ils n’étaient pas réels, comme s’ils étaient dans un film, comme s’ils étaient invincibles et omniscients, comme s’ils étaient éternels et les autres devant l’écran morts mais vivants, réels mais sidéré, hypnotisés et à jamais captés par ce que leurs yeux regardent. Ils ne peuvent rien faire. Que peut faire celui qui est derrière un écran à part subir les images comme nous subissons leur outrage. Et, pourtant, ils nous ressemblent ! Eh, pourtant nous sommes des frères, nous vivons dans un seul pays, nous n’avons des liens de sang qui remontent à des années lumières et nous avons la même histoire, les mêmes valeurs, la même identité, la même religion, les mêmes langues, la même culture…!
    Pourquoi cette haine ? Pourquoi cette hogra?
    Pourquoi cette violence et cette tyrannie ?
    Pourquoi nos divisions ? Pourquoi ce gaspillage ?
    Pourquoi continuez comme ça ? Pourquoi, enfin, ne pas se réconcilier vraiment et sincèrement et revenir à la réalité, à la justice, au mérite, à la fraternité, à la dignité de tous et de toutes, à la solidarité, la vérité, à la liberté…? Pourquoi ….?
    De toutes les façons tout ça ressemble au temps de pharaon
    PHARAON
    HAMANE ET SON ARMEE CARON ET LE TRESOR
    LES ESCLAVES
    Que la délivrance et de la dignité triomphent !
    Fraternellement




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  • kaci
    4 mai 2010 at 9 h 17 min - Reply

    je découvre en toi, mon ami »le kabyle », un grand poète, mais ton interprétation des événements me semble loin du compte. je découvre aussi que ton pseudo est trompeur, car ton essai en kabyle est non concluant et même si tu es kabyle, tu n’es certainement pas kabylophone.
    thanmirth quant même.




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  • le kabyle
    4 mai 2010 at 19 h 26 min - Reply

    Azul agma Kaci ! Pensez ce que vous voulez… c’est votre droit le plus absolu dans la mesure ou vous n’insultez pas ! C’est, donc, tolérable et permissif. Mais, je ne veux pas que vous doutez un seul instant de ma kabylité car je suis un vrai kabichou, voyez-vous, croyez-m’en g’ma ! Je vais même pour vous faire plaisir, au risque de me dénoncer, of course… de vous préciser que je suis natif du côté d’Iaâzouguène (Azazga) plus précisemment de BOUZEGUENE, pas à tmaâmart mais du vilage d’Ait Ikhlef !!! Si vous connaissez… Pas trés loin d’Iaâkourène et sa Fontaine Fraîche, of course… aaahhh a ya h’lil !!!!! Où je m’y rends tous les vendredis pour passer mon weekend… Alors, si le coeur vous en dit, je vous invite ! Mais chuuuuttt !!!! Ne le dites à personne… surtout pas au DRS et à ses sicaires, les barbus qui risquent de me faire la belle en me zigouillant el djaâboub de la trachée artére ! Mais en réalité, ce qui vous dérange en moi, c’est que vous n’acceptez pas que des Kabyles comme moi soient contre et s’opposent même avec la plus grande fermeté à un autre aventurier Kabyle Ferhat ! Manipulé et manipulable à souhait par le DRS comme le fûrent les barbus par ce même DRS !!! Eh bien, oui ! Il existe fort heureusement des Kabyles, des VRAIS ! Pas des vendus comme Ferhat aux despotes du Peuple Algérien qui combattrons ce mercenaire de toutes leurs forces… No way mate ! MANIPULABLES ET MANIPULES PAR LES SERVICES SECRETS ALGERIENS DU DRS A SOUHAIT !!! Pour détruire l’Algérie… Au lieu que ce chanteur se trémousse dans les chancelleries étrangères, il aurait mieux fait d’additionner ses forces à celles des vrais démocrates algériens pour libérer son pays l’Algérie du joug des militaires dictateurs fascistes algériens… En agissant SUR ORDRE du DRS comme il le fait présentement, il concourt à la destruction de son propre pays ou de ce qu’il en reste encore…
    Au fait, si vous ne croyez pas que je sois Kabyle, venez ce weekend à Ait Ikhlef et demandez Mohand Ou Akli METTOUCHI….. Je vous recevrais les bras ouverts !

    Thaârabt wawal n’rabi (Le Chahid – Lounes MAATOUB).

    Thanmirth.




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  • Congrès du Changement Démocratique