Édition du
25 July 2017

Enfants de l’immigration : les nouveaux déracinés


Par Nadjib Achour

« Tués par la Patrie », c’est par cette formule lapidaire que Malek Bennabi évoqua le sort des enfants d’immigrés algériens croisés lors d’une escale parisienne en 1972. En effet, ce dernier écrivait  «  depuis que je suis à Paris, je vois pendant mes déplacements en métro des jeunes au profil algérien. Et la pensée qui m’a saisi, c’est que ces jeunes mourront un jour sans rien connaître de leur pays, de leurs ancêtres, ni rien qui leur rappelle qu’ils sont ou qu’ils étaient algériens. Ce sont peut être des fils de harkis ou d’exilés pour le travail, d’exilés de toutes sortes mais ils ont le même sort. Quand ils mourront, on pourra ériger à leur mémoire, je ne sais où, une colonne comme celle qu’on érige en France « Pour les Enfants Morts pour la patrie ». Mais leur colonne portera cette inscription : « Aux enfants Tués par la Patrie, l’Algérie indifférente ». Et je sais que ce problème ne hante aucun esprit à l’ambassade algérienne. ».1

Malek Bennabi souligna la responsabilité  des  autorités algériennes quant à la politique délibérée d’abandon  de son immigration et menée sur le plan culturel. D’ailleurs, l’amicale des Algériens obtint après une bataille acharnée le retrait du projet soutenu par le Ministre Mouloud Kassem Naït Belkassem, lequel s’était donné pour objectif d’inculquer à la jeunesse algérienne issue de l’immigration les principaux rudiments de sa culture afin de la prémunir des menées laïco-assimilationnistes de l’Etat français, et ce, conformément à l’action menée en France par l’association des Oulémas, l’Etoile Nord Africaine puis le PPA dans les années 30. L’Etat français, dans ses rapports de domination avec son immigration maghrébine, ne fit que réactualiser la politique coloniale qui était de rigueur en Algérie.  Le postulat de base de son action visant, comme naguère, à dépersonnaliser l’enfant d’immigré en le privant de l’apprentissage et de l’exercice de sa langue et de sa religion.

Cette politique d’abandon de l’Etat Algérien conjuguée à celle, dépersonnalisante, de l’Etat français eut comme résultante l’émergence de ce que la société  française nomma par euphémisme les beurs. Le beur désignant l’enfant d’immigré algérien né en France, définition non exclusive puisqu’également appliquée aux enfants de ressortissants d’autres pays du Maghreb, et qui insistait essentiellement sur la rupture existant entre le beur et le pays de ses parents. L’emploi de ce terme a pour finalité le déni, chez l’enfant d’immigré maghrébin, de toute identité, de toute référence à la culture originelle de ses parents. Elle vise à lui signifier qu’il est un être sans passif historique, qu’il incarne et personnifie le néant. Fait significatif, lorsque les ondes FM furent libéralisées au début des années 80, les beurs ne furent nullement classés avec les Maghrébins, mais avec les européens du sud. Ainsi le pouvoir politique français affichait sa ferme volonté d’approfondir la césure séparant les beurs du Maghreb,  en les assimilant à « une nouvelle race » plus proche des espagnols et des italiens que du Maghreb.

L’Etat Français, fidèle à sa logique coloniale, n’a eu de cesse de promouvoir l’émergence d’un personnel beur larbiniste, de  « micros et stylos du colonialisme » dont la fonction première fut d’encenser la politique laïco-assimilationniste, les valeurs de la République… Ainsi il est aisé de voir diverses personnalités de «  la génération beur », qui, à la demande de leurs tuteurs, se font les chantres de la vision camusienne d’une Algérie plurielle, Andalousie manquée et détruite par les Nationalistes Algériens. Car la première chose  que l’on exige du beur et de sa consœur médiatique est de renier le combat mené par un « FLN criminel » ou, à défaut, réduire la portée de son combat au slogan du Front Populaire, expurgeant ainsi la dynamique islamique de la révolution algérienne et du combat mené par le mouvement national pour la défense de la personnalité du peuple algérien.

C’est généralement cette catégorie de beur digne descendant du Bachagha Boualam, à laquelle appartient Yamina Benguigui, Rachida Dati,  Malek Boutih, Fadéla Amara, Nadia Amiri, Yazid Sabeg… que les chefs d’Etat Français emmènent  en promenade en Algérie en compagnie de fervents nostalgériques partisans de l’OAS tels Alexandre Arcady, Roger Hanin…. Une certaine presse dite « algérienne » leur attribuant à tous la qualité d’Algériens et reniant par là-même les fondamentaux du nationalisme algérien et de sa glorieuse révolution……

Le panel beur, ne se limite nullement à ces personnalités médiatiques, néanmoins l’on observe en son sein l’existence de constantes immuables transgénérationnelles et dont la principale est de vivre son rapport à la culture originelle en état de totale extériorité. En effet,  la connaissance de cette culture chez le beur ne se limite qu’à sa plus simple expression folklorique correspondant en cela à l’expression la plus caricaturale de l’imagerie colonialiste, ses escapades estivales attestant de ces faits. Le beur séjournant au Maghreb est familier des stations balnéaires et respecte religieusement l’habitus du  touriste occidental. Il ne s’imprègne nullement de la culture et de la personnalité du pays de ses parents qui ne constituent qu’un somptueux décor exotique tel que celui popularisé par le film un « Eté au Sahara ».  Ayant pour référence cet imaginaire colonialiste, le beur se représente le Maghreb comme un immense lupanar. Alger, Oran, Annaba rivalisent ainsi avec les villes à la réputation sulfureuses  telles Rio de Janeiro, Santo Domingo,  Bangkok. L’une des éminentes figures du mouvement culturel beur, évoque dans un clip vidéo, son séjour festif dans un Bangkok algérien en compagnie d’une star déclassée de la culture de cabarets d’Oran, avec un titre devenu célèbre et aussitôt  consacré comme hymne de la jeunesse beur : « bienvenue chez bylka ». Lorsque le discours est un peu plus élaboré, ce qui est le cas chez quelques écrivaillons beurs, l’Algérie décrite est le contraire de celle chantée par les saltimbanques beurs. Il s’agit d’une Algérie archaïque, embourbée dans le traditionalisme religieux, source, selon les tuteurs attitrés, des échecs de l’Algérie indépendante laquelle n’a pas su se saisir la chance historique incarnée par le colonialisme Français. C’est la thèse que défend notamment la « beurgeoise » franco-assimilée Razika Zitouni dans son « roman » autobiographique  intitulé  « Comment je suis devenue une beurgeoise ».

Le beur ne connait de l’histoire du pays de ses parents que le mythe camusien distillé par l’idéologie dominante, celui d’une Algérie coloniale fraternelle, terre d’occasions manquées qu’évoquent avec nostalgie certains littérateurs  franco-algériens en compagnie des sectateurs de Jo Ortiz, insultant ainsi la mémoire des martyrs de la révolution algérienne. Le beur méconnait la Conquête génocidaire orchestrée par les armées coloniales françaises au XIXème siècle tout autant qu’il ignore tout de l’entreprise de destruction de la personnalité algérienne, à savoir sa religion et sa langue et de l’acharnement employé  par le colonialisme français pour y parvenir. Le beur ignore également l’épopée de ses aïeux qui, face à cette logique de mort et de destruction promue par le colonialisme français, ont su résister armés de leur foi en l’Islam. Il ignore les noms de ces combattants qui ont défendu avec ardeur leur religion, leur pays et ont permis à l’Algérien de se délivrer de la longue nuit coloniale qui s’était abattue sur sa terre.  Les noms de l’Emir Abdel Qader, Lalla Fatma N’Soumeur, du Cheikh El Mokrani, du Cheikh Ibn Badis,  de Messali Hadi, Larbi Ben M’hidi… lui sont malheureusement inconnus.

Mais ceci n’aurait jamais été  possible sans l’abandon précité de l’immigration algérienne et de ses enfants par l’Etat algérien. Certes, celui-ci a fondé  un Centre Culturel, mais coupé de ses ressortissants et inconnu des enfants de l’immigration. L’Etat algérien n’a su mettre en valeur qu’une culture algérienne au rabais,  ne proposant  ainsi à  la jeunesse issue de l’immigration algérienne que le choix d’une identification  à une vulgaire culture de brasseries ou celui d’une certaine  littérature francophile qui se veut nostalgique de  l’époque coloniale et particulièrement  méprisante à l’égard des valeurs du peuple algérien.  Par ce biais, le beur est  tout aussi ignorant de la production des  grands hommes de lettres qui ont donné à la culture  algérienne toute sa noblesse,  du « Prince des poètes »  algériens Mohamed Al Id Al Khalifa à l’auteur de l’hymne algérien Moufdi Zakaria, sans occulter Malek Haddad et Ahmed Rida Houhou, le premier romancier algérien la langue arabe. De la même manière, les écrits  des grands intellectuels algériens Malek Bennabi, Mohamed Cherif Sahli, Abdelmadjid Meziane….lui sont inaccessibles. Le beur face à tout cela, n’a d’autre alternative que de faire adouber Karim du 113, théoricien du Maghreb United, comme simple apôtre de sa culture, ou encore la romancière Faïza Guene consacrés, non sans déraison, par la presse « algérienne », comme les ambassadeurs du mouvement culturel beur, traits d’union des deux rives, et aspirant à la francité.

La politique de viol des consciences menée par les appareils idéologiques de l’Etat français a pétri le beur en le dépossédant de sa culture arabo-islamique. Acculé à l’ilotisme, incapable de penser par lui-même, ignorant la langue de ses parents, et faisant fi de ce que feu Malek Bennabi appelait « le capital historique » incarné par les traditions et l’âme de l’Algérie, le beur a adhéré à un discours produit par d’autres.  Il s’est bricolé une identité hybride de supermarché. Ainsi dépersonnalisé, le beur est ouvert à toutes les  influences existant dans la sphère civilisationnelle qui est désormais la sienne, l’Occident. Il est même l’adepte d’une pratique religieuse désincarnée, se voulant occidentale, et que ses maîtres penseurs l’invitent à adopter, à travers une rhétorique indigéniste où comme naguère dans l’Algérie coloniale, sa qualité de français assimilé est mise en exergue. Ainsi, le beur s’affirme volontiers citoyen français de confession musulmane comme jadis un Mohamed Salah Bendjelloul dans l’Algérie des années 30, niant de facto sa personnalité et son passif historique. Le beur se pense anobli  lorsqu’il proclame, à qui veut l’entendre, qu’il est «  citoyen de français de confession musulmane », un titre que ses pères ont farouchement combattu. Il perçoit ce titre comme la double échappatoire  à sa condition d’arabe ainsi qu’au regard paternaliste du dominant.

Ces mêmes maîtres penseurs ont formalisé (théorisé ?) pour lui la théorie (loi ?) des trois L, à savoir Loyauté envers la France, le respect de la Loi française, et Langue française. Cette formule incantatoire compose la base du catéchisme adressé au beur devenu citoyen français de confession musulmane.  Cette théorie (règle ?) des trois L, véritable plaidoyer pour un discours de la servitude volontaire, était le slogan des indigénistes précités, et de tous les affiliés à la structure coloniale française en Algérie, du garde champêtre à l’instituteur indigène évangélisé tel Rabah Zenati.

Le processus de désoriginalisation (terme inexistant, néologisme pesant, terme consacré le plus approprié = dépersonnalisation) des enfants issus de l’immigration algérienne a abouti à l’apparition d’un phénomène politique particulier et inédit,  conséquence de ce discours indigéniste de français-musulmans. Les beurs descendants d’immigrés algériens ayant vécu les affres du colonialisme français, font désormais leur un discours patriotique français, et se livrent à l’instar des beurs médiatiques, au procès du nationalisme algérien libérateur, au mépris des valeurs ayant fécondé la révolution algérienne. C’est ainsi que risque de se conclure dans l’opprobre et l’indignité l’histoire de l’immigration algérienne qui débuta avec le combat héroïque des nationalistes algériens de l’ENA-PPA et des Oulémas, en passant par la Fédération de France du FLN.


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44 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    10 mai 2010 at 22 h 52 min - Reply

    Cher Nadjib Achour, je ne suis d’accord avec votre développement que s’il s’agit d’émigrés qui ont gardé la nationalité algérienne. Mais pour ceux qui ont choisi de devenir français où est le problème et où est la responsabilité de la France. Si tu choisis d’être français, tu assumes. Où est dans ce cas la dépersonnalisation sournoise opérée par la France ? De même que vient faire l’Etat Algérien ou le gouvernement Algérien dans cette affaire. Ceux ne sont plus des Algériens, non ? Si quelqu’un pense qu’il a fait une erreur en choisissant une nationalité étrangère et bien il revient en arrière, redemande sa nationalité d’origine et il rentre au pays et le problème est réglé. C’est çà la logique non ???? La position de Malek Bennabi à ce sujet concerne à mon avis les algériens immigrés économiques de l’époque coloniale. Je me trompe peut être. Pour l’heure, je crois que la France fait quand même l’effort de faire en sorte que les algériens pratiquent leur religion le plus convenablement possible même si on perçoit de plus un plus un tsunami de xénophobie et d’islamophobie chez les « ultras ». La laïcité permet aux musulmans de France (ou d’ailleurs) d’avoir quand même leur lieu de culte en toute légalité, de trouver de la nourriture et des Mac Do hallal, de fêter les Aîds puisqu’ils ont droit à des jours fériés, etc.. etc… Bon ce n’est pas parfait mais c’est convenable. On est loin de la période que décrit Malek Bennabi qui concerne plutôt la période coloniale où la France avait la volonté malsaine de détacher l’Algérien de sa langue, de sa culture et de sa religion.




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  • shalgVotre nom…
    11 mai 2010 at 13 h 33 min - Reply

    eh ben !! Si j’ai bien compris, je suis inféodé, soit à une « sous culture rainby » soit à une élite « beur » suppôt des valeurs occidentales. Pauvre de moi ! J’ignore qui est l’auteur mais il me fait penser à cette pseudo élite algérienne assénant ses vérités avec un petit zeste de dédain bien sûr sans faire son autocritique.




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  • AS
    11 mai 2010 at 13 h 37 min - Reply

    c’est surement le meilleur article publie sur ce site !

    les papiers ne sont que des papiers, ton hisotire, ton origine, tes traditions sont les seulss heritages que tu transmettras a tes descendants… l’histoire, celle des maghrebins, algeriens et autres colonisés est pas meilleure ni plus mauvaise qu’aucune autre…




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  • Résigné
    11 mai 2010 at 14 h 22 min - Reply

    En finissant cet article alambiqué, j’ai compris pourquoi l’Algérie n’est pas une nation encore et ne le sera peut-être jamais car ses enfants doivent toujours se sentir venu d’ailleurs comme les beurs de Mr Nadjib Achour.




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  • Salim
    11 mai 2010 at 14 h 37 min - Reply

    L’ENSEIGNEMENT PRIVE EN FRANCE.
    Les établissements d’enseignement privé scolarisent chaque année 2 millions d’enfants, soit 17% de la population en âge d’entrer à l’école. En France, 97 % des écoles privées sont catholiques. Les écoles juives sont au nombre de 256 et accueillent 30.000 juifs, soit 30 % des jeunes juifs. Les écoles musulmanes sont en revanche loin derrière. Elles sont quatre en France, situées à Aubervilliers (dpt-93), Lille (dpt-59), La Réunion (dpt-974) et Décines (dpt-69).
    Source : France Soir – 29.06.09
    Note : La communauté juive de France est de l’ordre de 0,8% de la population française. Soit environ 600.000 âmes. â Le nombre de Musulmans de France est estimé à environ 5.000.000 millions d’âmes. ———————————————–
    L’EDUCATION JUIVE EN FRANCE :

    Du heder aux écoles actuelles : l’éducation juive, reflet d’un destin collectif .
    Auteur : Katy Hazan du même auteur
    Katy HAZAN, agrégée d’histoire, a publié en 2000 : Les Orphelins de la Shoah. Les maisons de l’espoir (1944-1960), Paris, Les Belles Lettres.

    Raccourcis. Plan de l’article :

    L’explosion des années soixante-dix.
    45 / En 1966 déjà, une enquête du Joint américain constate l’augmentation (plus de 22 % entre 1962 et 1965) de la demande des écoles à temps plein, qui accueillent 644 élèves dans une douzaine d’établissements secondaires en 1959, 801 en 1962, 1 272 en 1965 ; en revanche, elle note une baisse de fréquentation des jardins d’enfants[35] [35] Écoles juives d’Europe, Recueil, Ernest Stock,1966….
    suite. La croissance est au total plus importante en France qu’en Belgique ou en Italie. Mais ce sont les cours d’instruction religieuse ou Talmud Tora qui se sont développés les premiers et le plus vite, avec 500 enfants en 1950 et 9 000 moins d’une décennie plus tard. En regard, le pourcentage d’élèves fréquentant l’école primaire juive proprement dite est relativement faible, conformément à l’idéologie du franco-judaïsme qui continue de fonctionner peu ou prou jusque dans les années soixante[36] [36] Erik Cohen, op. cit., p. 174, voir les tableaux très…

    46 / L’explosion de la demande est ultérieure, avec une pointe dans les années 1980. En 2002, l’enseignement juif à temps plein concerne 29 000 élèves (sur 120 000 jeunes), dont 25 000 dans des établissements sous contrat avec l’État, pour les trois quarts situés en Île-de-France. Le Fonds social juif unifié (FSJU) fédère directement 36 établissements et 59 % des effectifs. L’augmentation de plus de 9,6 % depuis 1995[37] [37] 9 % pour la maternelle et le primaire, 10 % pour…
    suite — est d’autant plus remarquable que l’enseignement privé enregistre pour l’ensemble de la population une baisse relative continue.

    /47 /On distingue une pluralité de structures, que l’on se bornera ici à passer sommairement en revue. La plus ancienne, celle de l’Alliance israélite universelle, comprend toujours deux établissements en région parisienne, à Pavillon-sous-Bois et dans le XIIe arrondissement de Paris, où l’enseignement est « traditionaliste[38] [38] Il faut entendre par là que la ligne se situe peu ou prou…
    suite », sans compter des intérêts dans au moins trois autres établissements en France. Le second réseau à s’être implanté est celui de l’ORT, soit six écoles techniques et professionnelles, où une place prépondérante est faite à la langue et la littérature hébraïques ainsi qu’à l’histoire juive. Le troisième en date est le réseau d’Ozar Hatorah. Constitué par des Juifs d’Afrique du Nord (sa première école fut fondée à Sarcelles), il propose un projet pédagogique proche de l’orthodoxie. Au cours des années 1980 apparaît le réseau Refuge (Ohr Yossef), avant que, morcelé, il ne donne naissance à des entités séparées.

    48 / La mouvance Loubavitch ne constitue pas un réseau à proprement parler, car chacune de ses sept structures réparties sur tout le territoire a sa pédagogie propre et forme un ensemble cohérent organisant la vie de l’enfant depuis la crèche et le jardin d’enfants (gan), jusqu’aux différents cursus scolaires, y compris après le baccalauréat. Ainsi fonctionne par exemple la cité Sinaï dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

    49 / Les écoles indépendantes (26 % de l’ensemble) constituent la partie la plus hétérogène. Chaque structure a son histoire et son originalité, liée à la personnalité d’un rav. Citons, entre autres, le complexe Merkaz Hatorah du Raincy, inséparable de la personnalité du rav Yaacov Toledano.

    50 / Quant à la Fédération nationale des écoles juives autonomes (FNEJA, 27 % de l’ensemble), elle regroupe à partir de 1990 des établissements ayant des options proches à l’égard de l’État d’Israël, de l’ouverture sur la cité et de l’enseignement juif traditionnel. Les quatre écoles des années cinquante, ainsi que celles de l’Alliance et de l’ORT en font partie, avec une dizaine d’autres.

    51 / Enfin, certains établissements sont le fruit d’initiatives locales, dues aux consistoires régionaux, comme Yaguel Yaacov à Montrouge ou l’école Moria à Nice.

    52 / Ce qui rassemble cette nébuleuse protéiforme ? Un fort attachement à Israël et à l’idéal sioniste, des formes de vie juive respectant au minimum la cacherout et les fêtes, des valeurs juives, un enseignement juif adapté aux programmes de l’enseignement général, le tout appuyé sur les méthodes de la pédagogie nouvelle (Montessori, Freinet, Korczak), et l’utilisation du multimédia.

    53 / Deux écoles sont à cet égard particulièrement en pointe : l’école Ariel, fondée en 1966, et l’école Ganenou, plus récente (1979), l’une et l’autre entièrement tournées vers la pédagogie active. La première entendait récupérer les petits sortis du gan de Rachel Gordin, l’un des tout premiers jardins d’enfants « montessoriens » de l’après-guerre. Cette école active à petits effectifs était en contact, en son temps, avec l’école alsacienne et l’école bilingue[39] [39] Hamoré n°52, « L’école Ariel : méthodes…
    suite, car son projet, également linguistique, passait par un apprentissage intensif de l’hébreu. Le projet de Ganenou fut initié par quatre familles qui voulaient que l’on apprenne à leurs enfants à vivre ensemble un judaïsme pluriel comme dans une école communale israélienne. Les responsabilités sont partagées dans les tâches quotidiennes et les décisions. L’enfant se construit à travers le jeu, suivant son propre rythme, pour arriver à bâtir son projet personnel.

    54/Mais le monde orthodoxe dans ses multiples composantes est actuellement majoritaire dans le système éducatif juif et forme des îlots nettement séparés du reste du corps social.

    Source : http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=AJ_352_0004#s1n8




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  • nomade
    11 mai 2010 at 18 h 02 min - Reply

    cet article m’a aide a comprendre pourquoi fadela amara stigmatise sa propre religion et se prosterne devant les sionistes pour une bouchee de pain.
    les mefaits de la france d’hier et d’aujourd’hui sont incalculables
    hier le nationalisme algerien etait combattu avec des bayonnettes , aujourd’hui on utilise ses propres enfants pour le combattre.
    algerie:l’ eternel laboratoire.
    peuple algerien: l’eternel cobaye.




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  • Ammisaid
    11 mai 2010 at 18 h 49 min - Reply

    Les immigrés sont des Algériens qui étaient obligés de s’exiler pour ne pas crever et leurs enfants n’ont et n’auront, aucune chance d’y retourner. La terre appartient à toute l’humanité et tout ce qui se trouve dans ses entrailles et sur elle aussi. Les causes de nos aliénations sont connues et les solutions sont impossibles à appliquer car ceux qui nous dirigent veulent que cela soit ainsi. Ni ceux d’ici, ni ceux d’ailleurs ne connaissent l’histoire de l’Algérie, ni sa culture, ni ses richesses spirituelles…Rachida Dati ou Fadela Amara ne sont pas tellement différentes de Khalida et Louisa, les journalistes du Drs ne sont tellement différents de ceux de la France, les Temmar et les Khelil ne sont pas tellement différents des Sabeg et des Boutih…
    Tant qu’ils seront au pouvoir dans l’obscurité ne seront persuadés d’être dans la lumière, dans l’ignorance ne seront convaincu d’avoir ouvert les portes du savoir et sur la terre ne seront certains d’être morts et sous la terre nous allons enfin se sentir vivant.
    Fraternellement




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  • ali
    11 mai 2010 at 22 h 38 min - Reply

    Mr Nadjin Achour se sert du nom de Malek Bennabi pour donner de la consitance et un credit à une réflexion qui nous laisse sur notre faim. IL ECRIT:
    1-)Par ce biais, le beur est tout aussi ignorant de la production des grands hommes de lettres qui ont donné à la culture algérienne toute sa noblesse, du « Prince des poètes » algériens Mohamed Al Id Al Khalifa à l’auteur de l’hymne algérien Moufdi Zakaria, sans occulter Malek Haddad et Ahmed Rida Houhou, le premier romancier algérien la langue arabe.

    2-)Les noms de l’Emir Abdel Qader, Lalla Fatma N’Soumeur, du Cheikh El Mokrani, du Cheikh Ibn Badis, de Messali Hadi, Larbi Ben M’hidi… lui sont malheureusement inconnus.

    3-)C’est ainsi que risque de se conclure dans l’opprobre et l’indignité l’histoire de l’immigration algérienne qui débuta avec le combat héroïque des nationalistes algériens de l’ENA-PPA et des Oulémas, en passant par la Fédération de France du FLN.
    Ce n’est pas seulement les qui sont ignorants des grands hommes de lettres algeriens. Vous pouvez visiter les universités d’est en ouest et interroger les etudiants , sur malek bennbi , redha houhou ou mohamed laid al khalifa , vous serez sideré par leur reponse.(je vous fais savoir cher ami que j’ai rencontré un etudiant en pharmacie à l’université Fehat Abbas de Setif) qui ignorait tout sur grand homme . A une question que je lui ai posé à son sujet il m’a repondu c’est un chahid. Alors le procés que vous menez contre les enfants est completement depassé devant l’inculture de notre jeunesse « nationale »

    Les nons de FADHMA NSOUMER , Messali , et EL Mokrani ne servent que de faire-valoir dans la construction de la personnalité nationale qu’on exhibe en des dates anniversaire pour se donner bonne conscience , encore que pour Messali il n’est pas encore rehabilité et la jeunesse Algerienne ignore jusqu’a son existence.

    Vous terminez votre réquisitoire contre les enfants d’emigrés (pour vous les beurs)qui risquent donc de terminer l »epopée de leurs parents dans l’indignité et l’opprobre rien que ça !.
    Mais enfin MR ,Pourquoi ete vous si exigeant de personne qui n’ont rien demandé a « personne » ET POUR QUI PERSONNE N’A JAMAIS RIEN DONNER?.
    Comme l’a si bien relevé @BRAHIM ces gens là sont d’abord des Francais .Musulmans , arabe et ou berbère mais français. Quand l’occasion leur est donnée ils ont toujours répondu présent à l’appel du cœur et de la patrie.La descrition que vous faites d’eux est non seulement fausse mais maladroite et contre productive.
    Je termine en rappelant à @NOMAD que fADELA AMARA QUE JE CONNAIS EST UNE MUSULMANE PRATIQUANTE . OUI JE DIS BIEN PRATIQUANTE .




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  • ali
    11 mai 2010 at 22 h 40 min - Reply

    Mr Nadjin Achour se sert du nom de Malek Bennabi pour donner de la consitance et un credit à une réflexion qui nous laisse sur notre faim. IL ECRIT:
    1-)Par ce biais, le beur est tout aussi ignorant de la production des grands hommes de lettres qui ont donné à la culture algérienne toute sa noblesse, du « Prince des poètes » algériens Mohamed Al Id Al Khalifa à l’auteur de l’hymne algérien Moufdi Zakaria, sans occulter Malek Haddad et Ahmed Rida Houhou, le premier romancier algérien la langue arabe.

    2-)Les noms de l’Emir Abdel Qader, Lalla Fatma N’Soumeur, du Cheikh El Mokrani, du Cheikh Ibn Badis, de Messali Hadi, Larbi Ben M’hidi… lui sont malheureusement inconnus.

    3-)C’est ainsi que risque de se conclure dans l’opprobre et l’indignité l’histoire de l’immigration algérienne qui débuta avec le combat héroïque des nationalistes algériens de l’ENA-PPA et des Oulémas, en passant par la Fédération de France du FLN.
    Ce n’est pas seulement les qui sont ignorants des grands hommes de lettres algeriens. Vous pouvez visiter les universités d’est en ouest et interroger les etudiants , sur malek bennbi , redha houhou ou mohamed laid al khalifa , vous serez sideré par leur reponse.(je vous fais savoir cher ami que j’ai rencontré un etudiant en pharmacie à l’université Fehat Abbas de Setif) qui ignorait tout sur grand homme . A une question que je lui ai posé à son sujet il m’a repondu c’est un chahid. Alors le procés que vous menez contre les enfants est completement depassé devant l’inculture de notre jeunesse « nationale »

    Les nons de FADHMA NSOUMER , Messali , et EL Mokrani ne servent que de faire-valoir dans la construction de la personnalité nationale qu’on exhibe en des dates anniversaire pour se donner bonne conscience , encore que pour Messali il n’est pas encore rehabilité et la jeunesse Algerienne ignore jusqu’a son existence.

    Vous terminez votre réquisitoire contre les enfants d’emigrés (pour vous les beurs)qui risquent donc de terminer l »epopée de leurs parents dans l’indignité et l’opprobre rien que ça !.
    Mais enfin MR ,Pourquoi ete vous si exigeant de personne qui n’ont rien demandé a « personne » ET POUR QUI PERSONNE N’A JAMAIS RIEN DONNER?.
    Comme l’a si bien relevé @BRAHIM ces gens là sont d’abord des Francais .Musulmans , arabe et ou berbère mais français. Quand l’occasion leur est donnée ils ont toujours répondu présent à l’appel du cœur et de la patrie.La description que vous faites d’eux est non seulement fausse mais maladroite et contre productive.
    Je termine en rappelant à @NOMAD que fADELA AMARA QUE JE CONNAIS EST UNE MUSULMANE PRATIQUANTE . OUI JE DIS BIEN PRATIQUANTE .




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  • MissTmourt
    12 mai 2010 at 14 h 07 min - Reply

    Je partage l’analyse de Ali.

    Cet article, derrière un pseudo intellectualisme fait de citations détournées de leur sens, ne nous apprend rien sinon la haine que l’auteur porte aux « beurs » qu’il accablent de tous les maux et surtout son ignorance des réalités françaises dont il a arrêté le compteur du temps à l’époque de De Gaulle.

    J’aimerais lui rappeler que les Fadela Amara n’ont rien à envier, en terme de reniement aux valeurs algériennes et en terme de « larbinisme », aux « Bledard » que sont les Soheib Bencheikh, Mohammed Sifaoui, Malek Chebel, Rachid Boudjedra, Leila Babes et autre Meddeb.

    Pour ce qui concerne Fadela Amara, si l’auteur avait creusé son sujet de façon rationnelle et non émotionnelle, il aurait découvert que l’individu qui se cache dans son ombre, et qui profite avec elle des rétributions du système pour jouer les alibis ethniques, est un pur BLEDARD marocain « Mohamed Abdi ».

    Monsieur Achour, votre démonstration, dont on ne comprend d’ailleurs ni le but ni le sens, est nulle tant dans la forme et que sur le fond.




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  • Rachid 16
    12 mai 2010 at 18 h 36 min - Reply

    Faire l’apologie de Fadéla Amara, c’est bien le signe que les beurs achèvent dans l’indignité l’histoire de l’immigration algérienne. Car je doute que les pionniers du nationalisme algérien étaient sionistes.




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  • ali
    13 mai 2010 at 12 h 54 min - Reply

    @ rachid

    votre post rapelle l’attitude de certains journaux moyen orientaux paraissant à Londres faut-il le rappeler qui ont fait leurs choux gras sur la maternité de RACHIDA DATI hors mariage. « De quoi je me mêle? » .N’avaient-ils donc pas assez de sujets à traité en rapport avec leurs propre société ?.

    Les emigrés economiques Algeriens du siecle passé ne sont pas envoyés en France pour faire des foutouhates que je sache ,pour exiger de leurs enfants qu’ils continuent leur œuvre inachevée.
    L’auteur et ses admirateurs seraient mieux inspirés de se poser des questions sur le PHENOMENE des Harragas qui se jettent en vagues succesives sur les rives sud de la mediterrannée au lieu de cracher leur haine sur des jeunes qui quoiqu’on dise sont plus dignes et plus attachés à leurs racines que certains specialistes du nationalisme sonore et autres chercheurs de poux sur la tête d’un chauve.




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  • Adel
    13 mai 2010 at 15 h 28 min - Reply

    Donc, si je comprends bien les propos de l’auteur de cet article, les émigrés algériens en France devraient rester des êtres déracinés, de génération en génération. Cela ne me semble pas très raisonnable. A partir de la deuxième génération, l’intégration progressive à la société d’accueil est inévitable et c’est de l’absence d’intégration que souffrent les beurs, pas l’inverse.

    L’émigration est un choix individuel qui n’engage que la personne qui le fait, pas le pays d’origine, ni le pays d’accueil. La langue, la religion, la culture, ne vivent que dans des communautés. Les individus isolés et soumis à la pression permanente d’un milieu différent de leur milieu d’origine ne peuvent rien faire pour les conserver, malgré toute leur bonne volonté. La patrie de tout être humain, c’est le pays où il est né et où il vit et fonde une famille. Le traumatisme et le déracinement que subit l’émigré ne peuvent pas se perpétuer indéfiniment dans la mémoire de sa descendance.




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  • Rachid 16
    13 mai 2010 at 19 h 06 min - Reply

    A Miss Tmourt

    En effet, comme vous le rappelez les beurs dépersonnalisés sont proches idéologiquement de ce que l’ancien ministre Belaïd Abdelslem nommait les laïco-assimilationnistes, à la seule différence que ces derniers sont les défenseurs de l’oeuvre de marianne en Algérie et dans l’ensemble du Maghreb.
    Votre démonstration prouve que les beurs marchent avec le vent du néo-colonialisme




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  • Rachid 16
    13 mai 2010 at 22 h 13 min - Reply

    A ali et adel

    J’avoue que votre prose est des plus amusantes, on a l’impression de lire Ferhat Abbas en 1936, lorsqu’il écrit « la France c’est moi », mais lui a finalement trouvé une nation.




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  • ali
    14 mai 2010 at 0 h 12 min - Reply

    @Rachid
    Voyez vous cher ami , utiliser les arguties de la de Si Belaid comme références démontre votre agacement à écouter un autre son de cloche. Je persiste et je signe la dépersonnalisation est d’abord en Algerie. Au lieu de vous occuper de l’avenir des beurs vous ferez mieux de regarder de plus prés votre propre société ou la bigoterie , la mauvaise foi (sans jeu de mots ) , l’incivisme , la corruption , la gabegie et l’incompétence sont les seules vertus qui fleurissent.
    J’aurais aimé vous lire condamnant le viol et le lynchage de 100 pauvres femmes seules à Hassi MESSAOUD par des bandes de nervis , alors que la justice a detourné son regard.
    Mais il est plus facile d’ergoter sur le néocolonialisme , ça fait tellement patriote et puis c’est gratuit. le nationalisme sonore quoi!C’est un créneau saturé essayez autre chose.
    sans rancunes




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  • Rachid 16
    14 mai 2010 at 21 h 07 min - Reply

    A Ali

    Absolument pas, votre argumentaire est connu, vous ne faites que reformuler celui tenu à une autre époque par le mouvement « jeune algérien », et il est triste de voir les enfants de nos compatriotes méconnaître leur histoire et faire leur l’histoire d’un pays Impérialiste qui au passage n’a que faire d’eux. La Faculté algérienne dont je suis issu me donne les outils pour déconstruire votre vision d’une « Algérie barbare », qui était celle du colon au passage. Il se trouve que c’est la civilisation occidentale, qui est vôtre, qui chosifie la femme, mais cela est un autre débat.

    Votre posture est tout de même assez comique,il est ici question des enfants issus de l’immigration qui sont dépersonnalisés, vous refusez la critique d’un échec, votre seul argumentaire est « regardez la situation en Algérie ». Mais la situation en Algérie est connu de son peuple, et l’idéal d’une Algérie meilleure est toujours vivace, ce site en est la preuve, l’Algérien puise dans histoire, les ressources nécessaires pour affronter le réel, mais le beur a quoi? quelle est son histoire? son histoire est de Bugeaud ou d’Abdel Qader?




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  • ali
    14 mai 2010 at 22 h 30 min - Reply

    Justement , ce ce que je ne cesse de vous répéter. Les jeunes enfants issus de l’émigration ne sont pas plus dépersonnalisés que les enfants ALGÉRIENS.. Moi aussi je suis sorti de l’université algérienne.J’habite toujours en Algérie que je ne quitterais pas pour tout l’or du monde.Je travaille et je lutte selon mes modestes moyens pour plus de justice sociale plus d’équité et de tolérance. Le peuple Algérien à droit a sa part de bonheur ici bas .Il a besoin d’être en symbiose avec son époque et il a le droit de de vivre dans la modernité comme tout les peuples de la planète.
    Pour revenir aux enfants de notre émigrations il suffit de voir fierté que resentent les parents de rachida dati , fadela amara , zine edine zidane pour vous rendre compte que leur aspiration premiere est de voir leurs enfants reussir.
    Mais recentrons le débats sur la situation intra-muros.




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  • Adel
    14 mai 2010 at 23 h 16 min - Reply

    @Rachid 16

    Bonjour,

    L’auteur de l’article voudrait que les enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants des ouvriers émigrés en France à partir des années 20 restent attachés à la patrie de leurs ancêtres, l’Algérie – nous parlons, bien entendu, de ceux qui ont choisi de rester en France et qui sont donc Français. Il va même plus loin que cela, puisqu’il porte un jugement négatif sur eux. Il oublie qu’ils sont Français et qu’ils ont choisi librement de l’être. Ceux qui voulaient opter pour la nationalité algérienne et retourner en Algérie pouvaient le faire.

    Pour ce qui est de l’histoire (Bugeaud ou Abd El Kader), je vous renvoie au Président des États-Unis d’Amérique, dont le père est Kenyan d’origine. Posez-lui donc la question. Pensez aussi à tous les descendants d’esclaves noirs transplantés d’Afrique en Amérique, ainsi qu’aux Latino-américains descendants d’Espagnols et de Portugais, mélangés aux Incas, Mayas et Aztèques. Il en est de même pour les Algériens dont les ancêtres sont venus du Yémen ou d’Irak. Quelle est leur histoire? La Kahina ou Hassan Ibn No`mân El Ghassani?

    Les mouvements de populations créent de nouvelles identités et de nouvelles réalités culturelles et sociales. Une nouvelle histoire aussi – qui réconcilie les vainqueurs et le vaincus d’hier. Le métissage culturel, cela existe, et le nationalisme exacerbé est une donnée relativement récente dans l’histoire de l’humanité. Reportez-vous à l’histoire du monde musulman, si vous en doutez.

    Quant à la situation des Algériens des années 30, elle se caractérisait par le fait que ces derniers étaient colonisés et qu’ils n’avaient ni la citoyenneté française, ni la citoyenneté algérienne. Ils étaient régis par le tristement fameux code de l’indigénat, qui leur était imposé par l’administration coloniale. Dans les années 30, Ferhat Abbas voulait pour le peuple algérien les mêmes droits que les Français, car en ce temps-là, l’indépendance lui paraissait être un objectif impossible à atteindre. Les Ouléma avaient la même position. Le mérite de Messali Hadj est d’avoir cru à l’indépendance dès le départ. Le peuple algérien le lui rend très mal, soit dit en passant.

    Cordialement




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  • Rachid 16
    14 mai 2010 at 23 h 20 min - Reply

    A Ali

    Il existe tout de même une sacrée différence entre les algériens et les beurs. L’algérien a une personnalité culturelle façonnée par l’histoire, le beur n’en a aucune, c’est une victime de l’histoire. Les beurs que vous citez en exemple sont eux même critiqués par les gens de leur propre communauté qui finiront dans les oubliettes comme les chantres de l’assimilation qui ont existé chez nous. Et vous faites fi du positionnement politique de ces beurs en tant qu’algériens nous soutenons le peuple palestinien, ce qui n’a jamais été le cas de Fadéla amara ou Rachida dati qui vient juste d’inaugurer la place ben gourion




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  • MissTmourt
    15 mai 2010 at 4 h 23 min - Reply

    A la rédaction,

    Peut on connaître l’origine de cet article ?

    @ Rachid et/ou l’auteur (tellement c’est bonnet blanc, blanc bonnet),

    Si vous connaissiez un tant soit peu votre sujet, vous sauriez que les Fadela Amara et autre Malek Boutih sont détestés par ceux que vous appelez « beurs complices de néo-colonialisme ». Ils sont tout autant détestés que les Sifaoui ou autre Chebel, des « bledards » sortis des universités algériennes mais encore plus royaliste que les français de souche.

    J’avoue avoir souri lorsque vous affirmez que l’École algérienne forme des nationalistes, je ne sais pas dans quelle planète vous vivez ? Les harragas diplômés doivent vous maudire. Et cette petite bourgeoisie algéroise qui ne s’exprime qu’en français entre elle, c’est la faute des « beurs » peut-être ? Encore un peu et vous allez nous dire qu’il n’y a pas de pauvre aussi en Algerie ?

    Monsieur, revoyez votre copie. Ce que vous devriez dénoncer c’est le « khobzisme » et ceux que vous devriez dénoncer ce sont les « khobzistes ».

    La dépersonnalisation qui touche les « beurs » est réelle, tout comme celle qui a touché les « italos-américains » ou encore les portugais de France (1ere communauté immigrée dans ce pays) mais de là à leur imputer le néo-colonialisme qui sévit en Algérie, c’est de la malhonnêteté intellectuelle !!
    Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi LQA a publié ce texte et je réitère ma question sur son origine et la profession de l’auteur.

    =====================
    L’article nous a été adressé par l’auteur. C’est à la rédaction de décider de la publication ou non de tel ou tel article. Nous n’avons pas besoin d’imprimatur pour cela. Ce compatriote donne son point de vue respectable. A ceux qui ne sont pas d’accord, d’avancer des contre-arguments dans la sérénité.
    La Rédaction LQA.




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  • Ammisaid
    15 mai 2010 at 11 h 28 min - Reply

    L’Algérien n’est-il pas, uniquement, un idéaliste têtu et acharné?
    Il n’est jamais satisfait, il n’est pas parfait mais il exige la perfection chez les autres.
    Il juge, sévèrement, les humbles et même les morts qui s’étaient sacrifiés pour sa liberté et sa dignité mais il accepte d’être gouverné par les tyrans, les menteurs et les pervers.
    Il veut libérer le monde mais il accepte la soumission aux traîtres et aux assassins.
    Il se plaint d’être ignoré mais il s’ignore plus que celui qui l’ignore car il l’a trompé, il le hait et il veut qu’il soit son serviteur castré.
    Il fait des constats justes voire parfois parfait mais il propose des solutions susceptibles d’aggraver ses soucis et ses maux.
    Il refuse la domination par celui qui le dirige mais il promet la domination à celui qui ne pense pas comme lui si un jour il arrive au pouvoir.
    Il a peur de se defendre quand il est agressé mais il menace celui qui se défend pour ne plus être agressé. Il tait la vérité et il ment allègrement mais il ose continuer à mentir et à cacher la vérité quand quelqu’un essaye de l’exprimer et de l’approcher.
    Il aime dit-il son frère mais il l’oblige à être, à vivre, à penser et à croire comme lui car il est souvent convaincu que seul lui à raison.
    Il ne fait pas l’effort de changer mais il est horrifié par celui qui tente de changer et de trouver un moyen de vivre libre, digne et autonome dans la société où il a choisi ou il a été accepté après l’avoir demandé.
    Il veut tout mais souvent il se précipite pour l’obtenir et il offre à son ennemi toutes les possibilités pour le devancer, le contrecarrer et le vaincre quelque soit le combat qu’il lui offre pour guerroyer.
    Il veut l’unité mais il est obsédé par les détails, les futilités et les banalités. Il perd un temps immense dans des débats qui renforcent ses divisions et qui l’éloignent des objectifs qu’il s’était assigné pour accéder à la liberté, à la lumière et à la vérité.
    Il fait confiance aux adeptes de la tricherie et de la félonie qui lui tiennent des discours qui flattent son orgueil qui se cache sous sa fausse humilité et il se méfie de ceux qui lui disent il ne sert à rien de prétendre que nous sommes meilleurs si nous n’arrivons pas à faire de ce pays, un pays tolérant et juste qui respectera toutes ses minorités, qui acceptera toutes ses diversités et qui s’occupera de l’intérêt général même si tout ne sera, peut-être, jamais parfait.
    L’Algérien ne veut pas utiliser les erreurs de son passé et de ses aînés, il est convaincu qu’il faudra éliminer tout ceux et celles qui s’opposeront à ses idées quand il aura l’occasion de les leurs imposer.
    L’Algérie est riche, vaste et diverse. Elle doit s’occuper de tous ses fils et de toutes ses filles sans exclusivité si l’Algérien veut exister sans jamais plus se plier devant tous les humains qui constituent l’humanité. Wa Allahou A3lam
    Fraternellement
    ==============
    Très bien dit, cher Ammisaïd. C’est bien beau de critiquer quotidiennement ce régime, mais à voir de plus près, le mal est en nous, avant tout. ان الله لا يغير ما بقوم…….
    Salah-Eddine




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  • Pretoria
    15 mai 2010 at 14 h 50 min - Reply

    @ MissTmourt,

    Je crois, après avoir lu l’article de Mr Achour, qu’il n’est nullement question d’imputer aux seuls beurs la situation qui prévaut en Algérie, pas plus que la condition de ces mêmes beurs n’est à ramener à celle des premières vagues d’immigration portugaises et/ou italo-américaines. Pour les Portugais, vous n’êtes pas sans ignorer qu’ils partagent un même socle civilisationnel que les Français: globalement Chrétien et européen, en dépit de la relative diversité Nord/Sud. Le parcours qu’ils eurent à parcourir pour assimiler le mode de vie français n’est en rien, comparable, à celui des maghrébins issus de l’immigration post-coloniale, d’autant que le passif historique franco-portugais est radicalement différent. Pour les italo-américains, il n’y a pas lieu de parler d’intégration dans un pays d’accueil fondé sur un mode de vie clairement communautariste. Visitez New York et vous y trouverez de nombreux hispano-américains, italo-américains et également des sino-américains, qui ne parlent pas un traître mot d’anglais et occupent pourtant un statut social plusqu’enviable. Là encore, vous vous fourvoyez très clairement en vous essayant à l’analogie entre ces deux catégories que rien ne réunit, hormis la nécessité primaire d’émigrer pour des raisons clairement économiques.

    Je parle en matière de cause, étant moi-même le témoin idéal de la dépersonnalisation qui achève d’atomiser la communauté maghrébine (et spécialement algérienne). Oui, des singularités notables distinguent très nettement le beur de l’Algérien lambda, tout harraga soit-il. D’ailleurs, ces deux catégories ne se fréquentent pratiquement jamais en France. Les beurs, parce que dépourvus de la perspective historique nécessaire à leur devenir, jouent bien souvent le rôle de supplétifs inconscients (ou non) à toutes les entreprises politiques visant à rogner les valeurs culturelles de l’immigration maghrébine. Entre les « vendus assumés », les hypocrites, les aliénés civilisationnels et la racaillerie bas de gamme, cette tendance au khobzisme mérite l’éclairage qui est fait dans l’article de Nadjib Achour.

    La typologie des déracinés suffirait à occuper les passionnés de psychologie comportementale, tant il y a à dire sur les calamités qu’engendrent ce maintien permanent du « no-man’s land » identitaire français. Je confirme l’analyse de l’auteur, et je le fais d’autant plus vigoureusement que ma condition de maghrébin natif de banlieue, est la position priviligiée pour confirmer l’analyse de l’auteur. Les troubles observés en Algérie, s’ils offrent sporadiquement quelques similitudes d’avec le modèle « beur » (notamment la bourgeoisie algéroise acculturée, où les tenants de l’idéologie franco-latine incarnée par Hizb frança), ne sont, encore une fois, en rien comparables avec ce qui se pratique en France.

    Les intervenants qui ont cru bon d’ériger Fadela Amara comme un contre-exemple, ont surtout démontré qu’ils ne connaissaient rien de cette sinistre caricature de « bachagha Boualem ». Du reste, le choix d’invoquer Malek Bennabi pour étayer l’Idée centrale de l’article est très pertinente, cet éminent intellectuel ayant lui-même expérimenté le « beur » des années 70.




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  • bouyilès
    15 mai 2010 at 14 h 54 min - Reply

    Un commentaire sensé Ammisaid.
    J’allais dire ..enfin!Des fois il faut savoir balayer au seuil de sa porte et se dire , pour une fois,qu’a-t-on fait toute une vie durant pour que les choses soient meilleures dans ce bled?
    Je sais que le pouvoir de décision (ou le pouvoir tout court) échappe à beaucoup d’entre-nous ,mais constater l’état actuel de délabrement avancé dans notre pays et ne pas s’indigner et en assumer en partie quelque responsabilité relève de l’inconscience pure et simple.Pis encore,cela pourrait être carrément de l’indifférence!Il m’arrive de réagir à chaud à certains commentaires haineux et de deverser mon fiel ,moi aussi.Heureusement que le modérateur est là pour y remédier après coup.Mais ,franchement ,il faut savoir se remettre en cause de temps en temps et faire un peu son autocritique.
    C’est pas en accrochant tout au dos du pouvoir que nos souffrances seront soulagées.Nous connaissons tous son ingratitude et nous dénonçons constamment ses méfaits.Mais tirer à vue et insulter à tout bout de commentaires tout ce qui est différent de la vision (j’allais dire mirages)qu’on se représente dans sa petite tête, basta. Soyons constructifs et essayons de sortir de cette masse des 90% pour lesquels on a détourné les voix et qui n’ont rien trouvé à redire.
    Soyons citoyens,tout simplement.




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  • Adel
    15 mai 2010 at 15 h 01 min - Reply

    @Rachid 16

    Bonjour,

    «L’algérien a une personnalité culturelle façonnée par l’histoire, le beur n’en a aucune, c’est une victime de l’histoire.»

    L’Algérien de 1962 à 2010, n’est-il pas une «victime de l’histoire»? Quand on n’a pas le contrôle de ses affaires, on subit. Cela est vrai sous toutes les latitudes.

    Pour ce qui est de la personnalité culturelle, je crois qu’il y a lieu de revoir ce concept si l’on veut décrire la réalité du monde d’aujourd’hui où dans le village le plus reculé d’Algérie on peut voir ce qui se passe à des dizaines de milliers de kilomètres de chez soi. Ce ne sont plus les contes de nos grand-mères qui façonnent l’imaginaire de nos enfants mais les cartoons produits aux USA et au Japon.

    Cordialement




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  • MissTmourt
    15 mai 2010 at 17 h 18 min - Reply

    @Pretoria,

    Ce qui distingue Malek Bennabi et l’auteur du présent article, c’est le mépris affiché envers les « beurs ».

    Que cette population soit dans un processus de dépersonnalisation, moi je dirais plutôt dans la création d’une nouvelle identité, ne peut être remis en cause. C’est une évidence et un phénomène naturelle pour toute minorité ethnique qui ne vit pas chez elle. Combien d’italos-américains parlent encore italien ? Il y a en a pas ou très très peu, et je ne vous parle pas des afro-américains dont la langue ancestrale s’est perdue dans les méandres de l’Histoire. C’est pour cette unique raison que je faisais un parallèle avec les portugais de france dont très peu ont conservé leur langue.

    Monsieur Achour, pour nous parler de la dépersonnalisation, se limite à une seule catégorie de la population immigrée, les algériens, alors que ce phénomène en France touche autant les maghrébins que les antillais (qui ne parlent plus le créole) que les noirs africains (qui ne parlent plus le wolof, le peul, le bambara, le linguala, etc..) sans parler des francais d’origine italienne ou espagnole, aussi nombreux que les algériens, qui n’ont conservé de leur origine que le nom de famille (pour ceux qui ne l’ont pas changé).

    Mais ce que je reproche le plus à monsieur Achour, c’est d’affirmer, en faisant appel à des khobzistes notoires comme Fadela Ammara ou encore Malek Boutih, que les « beurs », comme s’ils constituaient une masse compact et organisée comme les DAFistes, sont des agents du néo-colonialisme.

    Les émeutes de 2005, les différentes discriminations quotidiennes (médiatique, politique, judiciaire), les assassinats par une police protégée qu’ils subissent sont passés aux oubliettes dans le jugement, car s’en est un, de monsieur Achour. Il fait également l’impasse sur des individus comme Sifaoui ou Soheib Bencheikh devant qui les Amara et Boutih sont des enfants de choeurs, tout simplement parce que ce sont des « bledars » et que cela n’arrange pas sa pseudo analyse scientifique.

    Dépersonnalisation des « beurs » ? OUI, tout autant que d’autres populations. Agent de néo-colonialisme ? NON, monsieur Achour les véritables agents de la France n’ont pas besoin de Faudel ou de Debouzze pour agir en algérie !!! Trouvez d’autres coupables….




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  • Rachid 16
    16 mai 2010 at 6 h 30 min - Reply

    A adel

    L’algérien n’est en rien une victime de l’histoire, son problème n’est pas identitaire contrairement aux beurs. L’algérien souffre de la faillite d’un Etat qui n’a nullement répondu aux aspirations populaires et n’a pas réalisé les objectifs définis dans la déclaration du 1er novembre 1954.

    Concernant la personnalité culturelle, il existe en Algérie une réalité anthropologique inchangée depuis plus de 14 siècle et qui fonde le socle de notre culture. La mondialisation que vous évoquez et qui semble vous satisfaire est cette occidentalisation du monde qu’évoque Latouche, pour faire bref l’impérialisme occidental qui n’a jamais été d’un quelconque avantage pour les peuples du sud. De ce fait il se combat.




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  • BRAHIM
    16 mai 2010 at 16 h 14 min - Reply

    Je ne peut pas m’empêcher de dire à Nadjib Achour qui écrit souvent , si je ne m’abuse, des articles qui ont leurs intérêts intellectuels sur l’islam, sur les imam de France, sur le Cheikh Bachir El Ibrahimi , sur la culture orientale face à l’occident, sur le marché « islamique » et occidentalisation du monde, etc… etc.. de bien vouloir comprendre que le problème ne vient pas TOUJOURS de l’occident ou de traîtres à la nation arabo-islamique ou des harkis ou des immigrés mais notre problème est interne et inhérent à nous même (et par extrapolation aux arabes eux-mêmes). J’aurais voulu qu’il lise un peu mieux Malek Bennabi pour comprendre le fond de sa pensée et comment il expliquait déjà à son époque l’origine de notre débâcle. Je voudrais pour cela faire part de l’avis de certains observateurs sur cet homme, intellectuel, d’une grande culture (est-ce parce qu’il a côtoyait d’autres cultures ????) Concernant la suprématie de l’occident et les raisons de ses « victoires » sur les autres peuples (par atrocités, dénies de cultures et crimes interposés, il faut le rappeler ! ). Voici ce que disent de lui certains observateurs : « LE VERITABLE INSPIRATEUR DU COURANT ISLAMISTE EST MALEK BENNABI, UN BRILLANT INTELLECTUEL ALGERIEN, AUTEUR DE NOMBREUX OUVRAGES, CHEZ QUI SE REUNISSAIT CHAQUE SEMAINE, JUSQU’A SA MORT EN 1973, UN PETIT CENACLE DE DISCIPLES. MALEK BENNABI, QUI AVAIT ECRIT SUR SA PORTE “NUL N’ENTRE ICI S’IL N’EST INGENIEUR”, ETAIT UN ESPRIT TRES ORIGINAL QUI DISAIT CONSTAMMENT A SES AUDITEURS: “NE POINTEZ PAS VOTRE DOIGT SUR L’AUTRE, MAIS SUR VOUS”. IL RESTE L’INVENTEUR DU CONCEPT DE “COLONIABILITE”: EN EFFET, SELON BENNABI, LE PEUPLE ALGERIEN A ETE COLONISE A CAUSE DE FAIBLESSES INHERENTES A SA PERSONNALITE… » Extrêmement puissant de réalisme. A mon avis, dans ses analyses Malek Bennabi visait aussi bien les dirigeants que les peuples arabes et musulmans. Le plus souvent ne dit-on pas que les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent ? Moi, je pourrais tordre le coup à cet adage en disant que la faute originelle incombe d’abord et avant tout aux dirigeants arabes qui ne font rien pour que leur société évolue et ensuite à ses intellectuels qui baissent souvent les bras devant le fait accompli. Il se trouve en effet que les intellectuels, à de rares exceptions, ont toujours laissé les choses aller dans le déclin par complaisance ou par complicité avec la dictature militaire, l’autocratie, de la monarchie. Le monde arabo-musulman ne doit pas avoir peur de l’ouverture et de la modernité. Pour moi, l’ouverture et la modernité ne veut pas dire occidentalisation. On ne perd pas son âme et sa culture par l’ouverture. Bien au contraire on se renforce. Exemple des Chinois, des Japonais, etc… (pour ne citer que ceux là) qui se développent et se modernisent sans perdre un tant soit peu leur langue et leur culture, au contraire. Chez nous, même l’évocation de Tamazigh, une langue non encore évoluée, fait peur ! C’est incroyable ! Le pas préalable et indispensable pour aller vers l’ouverture et la modernité (tout en gardant son identité et sa personnalit) passe par la démocratie, l’instauration de l’Etat de droit, le respect des minorités, l’égalité entre les hommes et des femmes etc..etc… Les arabes musulmans ont peur de la modernité car ils sont fragiles et ne sont pas sûr d’eux pour se forger une place dans le monde d’aujourd’hui. C’est ainsi que j’analyse les choses. Peut-être que je me trompe. Il a suffit par exemple que quelques chats d’Algériens se convertissent au christianisme pour que des courants s’émeuvent et crie au danger d’extermination de la culture algérienne ! A mon avis, (c’est un avis par ailleurs non majoritaire malheureusement POUR MOI), Il faut que les pays arabes se réveillent en urgence pour prétendre se faire une place dans la « géopolitique mondiale » qui se complique de plus en plus si on l’a compare à l’époque de Malek Bennabi. Pour faire un petit détour, je me remémore une des interviews donnée par le cinéaste égyptien Youcef Chahine où il parlait de sa ville natale Alexandrie. Alexandrie, il faut le rappeler était la principale place de commerce d’Egypte à une certaine époque, grande ville égyptienne brillante culturellement, économiquement et fortement cosmopolite où y vivaient des grecs, des Italiens, des Français, et bien sûr les « Levantins » c’est-à-dire les habitants venus de tout le moyen orient , et aussi …. des minorités coptes et juives. Il disait qu’il pleurait souvent Alexandrie en particulier car elle se dépouille de jour en jour de sa diversité qui faisait sa force et sa vigueur. Bon, je sais bien qu’ Alexandrie n’est peut être pas le bon exemple, mais j’évoque juste cette parenthèse pour illustrer le fond de ma pensée. La mienne, encore une fois évidemment. La monoculture voue inéluctablement à la régression une société où une civilisation donnée. Alors à quand le réveil ? A quand la « renaissance » ! Où est l’urgence, est-elle chez les émigrés ou chez nous ?? Avec tous mes respects sincères.




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  • Pretoria
    16 mai 2010 at 16 h 48 min - Reply

    @ MissTmurt:

    Je trouve au contraire que l’analyse de l’auteur, est en parfaite adéquation avec celle de Bennabi. Tant sur le plan du constat que chacun d’entre eux a pu dressé quant à la condition du « beur déraciné », que sur la manière adoptée pour fustiger cette médiocrité. Je trouve même que l’auteur de l’article défend une position plus « policée » à l’égard d’une communauté pour laquelle Bennabi n’hésitait pas à parler ouvertement de pathologie sociale, de corps boursouflé, d’intellectomanes, de compradores et autres laquais colonisables…. Encore une fois, il s’agit avant tout d’analyser la question en l’intégrant dans une perspective historique objective, ce que les principaux contradicteurs de l’article se sont gardés de faire, attaquant l’auteur plus que les idées. Du reste, je peux largement comprendre que la réalité des « beurs de France » et le sinistre spectacle qu’ils donnent à présenter dans leur quotidien, éveille chez certains d’entre nous de tels sentiments de mépris. C’est là, ma foi, l’expression d’une saine empathie pour qui répugne à se soustraire d’un tel déterminisme. Il suffit de se balader deux minutes dans les grandes métropôles françaises pour s’en convaincre, et là encore, je dispose d’une place de premier choix, étant moi-même natif de ce pays.

    Pour revenir au centre du sujet, la dépersonnalisation du beur en France procède d’un mécanisme radicalement différent des catégories que vous avez cru bon de citer plus haut en exemple, et pour lesquelles je ne partage pas votre avis. Encore une fois, je vous invite à observer de vos propres yeux les réalités qui prévalent dans des pays communautaristes tels que les USA ou l’Angleterre. La situation y est différente à tous les niveaux. Il n’est pas une ville américaine qui n’ait pas son Chinatown, son quartier rital, ukrainien ou hispanique. La Californie compte certains comtés où l’espagnol seul est employé. Il y est même question d’une ville dont le maire est un clandestin mexicain ignorant tout de la langue de Shakespeare. Ces pays ont largement opté pour un modèle communautaire, ce qui est loin d’être le cas en France. Indépendamment des affinités particulières pour chacun de ces deux modèles, ils ont conditionné les devenir des minorités qu’ils impliquaient et les analogies que vous tentez d’établir entre italo-amréicains (qui continuent de parler couramment italien à Little Italy), les portugais et les afro-américains (qui ne risquent plus de reparler leurs langues originelles au regard de leur passif historique) est stérile. Hormis l’impulsion initiale des premières générations d’émigrés, sommées de quitter leurs terres natales pour des raisons globalement économiques, ces différentes communautés ont des parcours radicalement différents. Je vous renvoie également vers la lecture du démographe Emmanuel Todd (Le destin des immigrés) où les disparités sociales relatives aux quatre pays d’accueil qu’il étudie dans l’ouvrage en question (France, Allemagne, Grande Bretagne et USA), sont finement analysées et tendent à récuser le simplisme de votre interprétation.

    Non, la condition des italiens et des portugais nés en France, n’est en rien comparable à celle des maghrébins, sauf à considérer l’émigré comme une abstraction movible échappant aux spécificités inhérentes de leurs Cultures d’extraction et de la Culture d’acceuil. Les interactions sont différentes et cela s’explique très bien. J’ai mentionné plusieurs facteurs: passif historique, pôle civilisationnel et distance culturelle (pour nous cultuelle en plus). Vous ne pouvez dépouiller arbitrairement l’émigré des ses caractéristiques propres et les intervenants qui ont cru bon d’afficher de stériles accusations à l’endroit de Mr Achour feraient bien de s’interroger sur l’animosité dont ils ont fait preuve après lecture de l’article.

    M’est avis que l’article en question a surtout troublé l’agonie des beurs déracinés qui se sont reconnus dans le profil dressé et les « beurs algériens » déracinés pour d’autres raisons qu’il serait vain d’aborder ici.

    Je prétends même que la situation du beur algérien est à distinguer de son homologue marocain et tunisien. Au sein même de l’échantillon maghrébin, surgissent des particularismes encore liés à des crières d’historicité. La complexité en sociologie n’est pas un facteur aggravant, bien au contraire. Les hommes ne sont pas des molécules d’eau et obéissent à des lois qui ne s’appréhendent pas selon les canons de la biochimie. Vous reprochez à Mr Achour la facilité de taper plus facilement sur Amara et consors pour mieux occulter la médiocrité des « blédards ». C’est, selon moi, faire preuve d’une certaine malhonnêteté intellectuelle, car l’article, tel qu’il donne à se présenter ici, ne mentionne aucunement les opinions personnelles de Mr Achour. Vos accusations relèvent donc de la pure spéculation. Prenez contact avec lui et demandez-lui directement ce qu’il pense des khobzistes made in Algéria.

    D’ici là, j’espère très sincèrement que le ton et l’hostilité rabique qui ont pris corps dans cet échange sauront se transformer en quelquechose de plus constructif.

    PS: La communauté antillaise, à laquelle vous faites référence plus haut, est également à considérer selon les perspectives de son « destin » particulier, lequel exige la mise au jour des rapports liant la France à ses DOM-TOM. Là encore, des particularités peuvent se dégager, rendant caduque toute tentative de relier leur devenir à celui des maghrébins, d’autant que le créole est une langue née du viol des consciences opéré sur de longs siècles à l’endroit des esclaves africains. Le créole est, par essence, une hérésie linguistique que certains autonomistes caribéens n’hésitent plus à remettre en question. Là encore, il n’y a pas lieu d’établir la moindre corrélation entre maghrébins et antillais. Le psychiatre Frantz Fanon a, par ailleurs, achevé l’étude poussée des phénomènes de dépersonnalisation et d’aliénation pathologique frappant les martiniquais installés en France. Il y est également question des Fadela Amara de l’époque dans son avatar martiniquais (lire Calixthe Beyala pour s’en convaincre), et là encore, les antillais troublés par son discours venaient se répandre en imprécations stériles et autres reductio ad hitlerum pour se soulager la conscience faisant le jeu d’un néocolonialisme puant et entretenant, par là-même, la logique de domination par « indigènes » interposés. L’Histoire et son éternel retour cyclique, comme dirait Bennabi…




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  • simozrag
    16 mai 2010 at 21 h 12 min - Reply

    J’ai envoyé le texte de l’article à ma fille Razika (avocate stagiaire) en lui demandant son avis, voici sa réponse :

    Bonjour Papa,

    je te remercie de m’avoir envoyé ce texte qui est fort intéressant et riche en références.

    Je partage l’avis de l’auteur mais partiellement seulement.

    En effet, ce texte et le point de vue qu’il dégage est trop pessimiste et généraliste pour englober la réalité telle qu’elle est.

    Les beurs, enfants d’immigrés ne sont pas perdus, ni dépersonnalisés.
    Bien au contraire, la grande majorité des enfants d’immigrés sont fiers de leurs origine et le crient haut et fort. Il ne faut pas confondre leurs lacunes sur le plan de la culture ou de la langue comme un déni total des origines de leurs parents. Le sentiment nationaliste des jeunes immigrés de France, vient non pas d’un passé commun, d’une histoire commune mais plutôt de la fierté d’avoir des parents forts, exilés par besoin qui se sont battus pour reconstruire leurs vie en France. Contrairement à ce que pense l’auteur, les jeunes de banlieues se revendiquent français non par reni de leurs origines, mais pour plutôt pour revendiquer une égalité totale des droits avec les vrais français de souche, ce qui parfois fait défaut en France.

    Il est vrai que malheureusement, nous enfants d’immigrés et qualifiés de beurs, nous ne connaissons que très peu de choses, de l’histoire de nos pays, de notre religion, parfois même de la langue maternelle de nos parents. Mais cela est normal, et logique. Quand on vit et grandit avec des petits enfants français, par peur d’assumer sa différence, en tant qu’enfant c’est dur, on a tendance à suivre le mouvement en dépit de nos origines orientales. Mais en tant que jeune adulte, on a très vite conscience que cette double origine constitue davantage une richesse, qu’un choc. Richesse parce que comme un caméléon, on évolue parfaitement dans deux types d’horizons, l’horizon français, l’horizon maghrébin.

    C’est vrai que l’État français est sans doute responsable de ces lacunes, mais on ne peut lui reprocher de faillir à inculquer les bases d’une autre culture, quand on voit déjà que la France a du mal à assurer une égalité parfaite des droits…

    En revanche, ce reproche peut aisément être fait à l’Algérie et aux algériens eux-mêmes. Ne sont-ils pas les premiers à regarder ces immigrés de travers quand ils viennent passer leurs vacances là-bas en été?
    De même, il n’y a aucun fait qui donne à l’algérien l’envie de revenir vivre dans son pays. Les conditions matérielles de vie y sont difficiles, sans parler du problème de la liberté.

    Alors oui, il est facile de qualifier ces jeunes de « bâtard », ni français, ni arabe, mais clairement on ne peut leur retirer le mérite de réussir malgré un certain climat hostile, voire d’appartenir à l’élite française, tant cloisonnée. Aujourd’hui, ces jeunes sont médecins, avocats, ministres, ingénieur, astronaute…et la France, aussi ambigüe soit-elle, leur a mis des obstacles, mais les a aidé aussi.

    Il faudrait que l’Algérie soit plus compétitive pour donner aux jeunes l’envie de se battre pour elle, cet aspect manque cruellement.

    Mais les parents ne peuvent pas faire les naïfs, ils auraient du s’imaginer qu’en quittant leurs terres natales, le risque c’est de voir leurs enfants peu à peu s’éloigner de leurs marques…

    Pour nous, tes enfants, c’est d’autant plus marqué que nous ne sommes allés en Algérie que 2 ou 3 fois étant tout petits…Wassila mon amie parle couramment arabe car elle y va tous les étés depuis toute petite. Je l’envie vraiment. Je compte prendre des cours mais je n’ai pas bcp de temps je travaille bcp.

    Je suis fière d’être algérienne, et la plupart de mes amis algériens le sont, il n’y a qu’a voir l’effervescence dans les rues de paris lorsqu’ il y a des matchs de foot avec l’Algérie!

    Bisous mon Papa que j’aime!




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  • Hasdenteufel
    17 mai 2010 at 22 h 44 min - Reply

    Chapeau Bas ! Article pertinent !




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  • ALI
    17 mai 2010 at 23 h 30 min - Reply

    @ Racid
    vous ecrivez, je vous cite
    « Et vous faites fi du positionnement politique de ces beurs en tant qu’algériens nous soutenons le peuple palestinien, ce qui n’a jamais été le cas de Fadéla amara ou Rachida dati qui vient juste d’inaugurer la place ben gourion. »
    Votre sentence est doublement erronée. Dire que fadela AMARA ne soutien pas le peuple Palestinien est totalement faux.Femme de coeur , intelligente et progressiste , elle ne peut qu’etre du coté des palestinien.Ni son origine , ni son parcours ni ses engagements politiques ne plaident pour ça.
    Il en est de même pour Rachida DATI. Si elle à inauguré une place  » Bengourion »elle l’a fait en tant officielle de la republique française.
    Je ne comprends pas que vous soulignez ce fait somme toute anodin pour un ministre français , alors que le plus grand pays arabe est entrain de faire de Ghaza la plus grande prison au monde avec son mur en acier.
    C’est tout de même un peu fort de reprocher à des fils d’emigrés leur tiedeur vis a vis des « DANGERS » qui guettent la « OUMA » pour cause d’acculturation quand la mère de la culture arabe et islamique et les monarchies des pétrodollars font copain copains avec les sionistes.
    Encore que sur ce plan la jeunesse emigrée a payé son, tribu
    puisque nombre d’entre eux sont passé par Guatanamo , preuve s’il en est qu’ils ne furent pas tous des acculturés.




    0
  • Pretoria
    18 mai 2010 at 12 h 55 min - Reply

    @ ALI:

    Quelques extraits d’un interview de Fadela Amara, donné à un journaliste de Haaretz lors de son dernier séjour en Isra-HELL:

     » Il est exact que mon père, né sous le colonialisme, était privé de ses droits. Il n’avait pas pu aller à l’école, et je ne peux que regretter ces « intervalles malheureux » qui parsèment l’histoire de la France. Mais il n’y a rien de commun, en cela, avec la Solution finale. Le terrible Holocauste fut l’acte le plus barbare auquel le monde ait eu jamais à faire face. Cela n’est comparable à absolument rien d’autre. Même pas au génocide, au Rwanda. »

    « L’antisémitisme est en train de revenir, sous une nouvelle formule, dans les banlieues, où les Islamistes ont pourri le cerveau de nos gamins. Si nous avions rempli nos rôle comme il aurait fallu, et si nous avions radicalement réduit l’antisémitisme en France, y compris dans l’administration, nous n’assisterions pas, aujourd’hui, dans les banlieues, à sa forme islamiste, ni à son discours, qui a des tonalités fascistes. Tout cela, c’est le résultat de notre lâcheté, et aussi du fait que nous n’avons pas voulu l’admettre, que nous voulions ne pas savoir. »

    « Je suis si terriblement angoissée à l’idée que cela puisse se produire à nouveau, que je ferais n’importe quoi à ce sujet. L’idée de l’adoption de la mémoire d’un enfant disparu dans l’Holocauste – peut-être pas par un élève en particulier, mais par une classe entière – est une idée qui est, à la fois, bonne, efficace et nécessaire. En particulier, aujourd’hui. »

    « Les gens évoquent un si grand nombre de mémoires – colonisation, esclavage, etc… Mais c’est sur l’Holocauste qu’il faut mettre l’accent, parce que nous n’en avons pas suffisamment internalisé (sic!) la mémoire. »

    « Etant quelqu’un qui respecte la démocratie, et opposée aux forces islamistes, j’ai été très très triste, quand le Hamas a remporté les élections… »

    « Quoi qu’il en soit, on ne peut permettre à quiconque de remettre en cause le droit à l’existence d’Israël, comme le fait ce psychopathe de président iranien !… »
    « Quiconque affirme ne pas avoir peur de quelqu’un comme lui est aussi fou que lui ! »

    « S’il existe des gens qui pensent que l’Islam est une religion de terroristes, je dois être en mesure de les entendre dire cela, et de leur répliquer sur ce point : c’est l’essence même de la démocratie « .

    Source NoMedia.
    Article d’Adara Primor, paru le 26 août 2008, dans le quotidien Haaretz.

    PS: Même le journaliste israélien qui l’interrogeait semblait un peu gêné, vis à vis d’un tel comportement servile, si rampant et si dégoûtant.
    Et c’est ministre dans le gouvernement.
    Et d’aucuns continuent de l’appeler « français ».




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  • Pretoria
    18 mai 2010 at 13 h 30 min - Reply

    @ ALI :
    Récapitulons donc sur le cas Fadela Amara :
    1) les 132 ans de colonialisme français en Algérie avec sa conquête génocidaire, ses expropriations massives, ses enfumades, ses razzias, sa torture, son napalmage, sa xénophobie, son occupation…ad nauseam…Tout cela pour la Fadela, c’est (je cite) « des intervalles malheureux qui parsèment l’histoire de France ». Même les nostalgériques de l’OAS ne l’ont pas osé celle-là…
    2) Les Rwandais et leur génocide peuvent aller se faire foutre… Ils n’arrivent pas à la cheville du grand Consistoire et ils peuvent se rhabiller. Non mais pour qui ils se prennent ces négrillons ? Ils ont vraiment cru qu’on chialerait un carnage estampillé « Mitterand Family ». Non, dans « l’échelle de Richter » de la chialerie victimaire avec rétributions pécuniaires et « permis de génocider » exclusif, ils ne sont pas de taille face à la racaille du « Ku Kux CRIFJ ». Au passage, les survivants rwandais, réfugiés en France, ne manqueront sûrement pas d’apprécier qu’une ancienne starlette de SOS-Racisme (l’association qui se proposait de sauver le Racisme, rien que ça) désormais reconvertie dans le néo-conservatisme national-sarközyste, mentionne leur souffrance à l’aune d’une échelle standardisée par les commerçants de la mémoire collective sélective (et dans notre cas hautement élective).
    3) Le grand danger des banlieues selon elle, se résume à la menace « islamiste » et son corollaire logique : l’antisémitisme. On comprend dès lors, pour quoi cette dinde s’est vue offrir un poste de premier choix dans le bunker de la famille « Sarközy de Nagy-Bocsa ». A cseriner le catéchisme atlanto-sioniste de base, discours qu’un caucasien pur souche ne saurait assumer sans se voir taxer de xénophobe, la Fadela et son CAP secrétariat était forcément la seule à pouvoir tapiner pour le compte des dominants et niveau intellectuel, y a qu’à voir ce qu’elle propose aux banlieues pour comprendre à quel genre d’animal on a affaire. Elle son plan « anti-glandouille », elle qui souhaite de tout cœur voir émerger en banlieue « un mouvement gay dans les quartiers sensibles ». Pour elle, la version gay de « Ni Putes ni soumises » pourrait être : « Ni Bouffons ni xxxxxx »(oui ALI, tu ne rêves pas, tu as bien lu) (Source: FAITS & DOCUMENTS n°253 -1er au 15 avril 2008.
    4) Pour ses positions supposées « pro-palestiniennes », on te lit en se bouchant le nez encore une fois. La grande sectatrice de la démo-crassie reconnâit sa grande tristesse à la victoire du Hamas. Comment appelle t’on quelqu’un qui prône la démocratie tout en déplorant le choix qu’un peuple fait, choix qui émane, s’il en faut de ladite démocratie, devant des observateurs internationaux ? Pour la réponse, je me contenterais de citer le passage de l’article ci-dessus, car il me paraît satisfaire au profil de Fadela (comme elle est surnommée dans beaucoup de quartiers) :
    « C’est généralement cette catégorie de beur digne descendant du Bachagha Boualam, à laquelle appartient Yamina Benguigui, Rachida Dati, Malek Boutih, Fadéla Amara, Nadia Amiri, Yazid Sabeg… que les chefs d’Etat Français emmènent en promenade en Algérie en compagnie de fervents nostalgériques partisans de l’OAS tels Alexandre Arcady, Roger Hanin…. »
    5) En dernier lieu, nous apprécierons également le catéchisme anti-iranien, qui la ridiculise plus que de raison, et qui démontre encore une fois l’inconfort de sa posture quant à la démocratie qu’elle ânonne continuellement tout en s’essuyant les pieds dessus. Le président iranien a démocratiquement été élu, tout comme Hamas d’ailleurs… Ca lui colle des allergies ? A elle de se soigner.
    Non ALI, Fadela Amara est tout sauf une notable digne d’être encensée dans cette communauté. A mes yeux, elle n’est rien d’autre qu’une serviette hygiénique usagée, qui se contente de faire où on lui dit de faire… Une belle illustration de ce que Mr Achour dénonce dans son article.
    PS : J’ai épargné la Rachida Datée de péremption… Son diagnostic, est à peu de choses près, similaire bien que d’un autre niveau. On y retrouve néanmoins la même symptomatologie, la même servitude et les mêmes génuflexions de danseuses du ventre (qu’elle remplit comme elle l’entend).




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  • Adel
    18 mai 2010 at 17 h 07 min - Reply

    @simozrag

    Bonjour,

    Merci à vous et à votre fille pour ce témoignage plein de vérité et qui replace les choses dans leur contexte. Tout a été dit.

    Pour ma part, je décèle dans l’article des restes de la pensée unique du FLN des années Boumédiène (qui se souvient de l’autorisation de sortie du territoire national, mesure anti-constitutionnelle imposée aux Algériens par le chef incontesté?)

    Il y a toujours cette volonté d’embrigader des individus libres et qui peuvent à tout moment choisir de retourner en Algérie, mais qui préfèrent rester en France pour des raisons qui ne regardent qu’eux, afin qu’ils soient les porte-parole du régime et les défenseurs de SON Algérie en France. L’auteur de l’article arrive mal à cacher son mépris pour tous ceux qui ne s’inscrivent pas dans cette politique d’allégeance et qui ont choisi d’être français à part entière, sans pour autant renier leur spécificité culturelle et religieuse.

    Cordialement




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  • ali
    18 mai 2010 at 22 h 25 min - Reply

    @PRETORIA
    Vous semblez bien documenté sur les descendants d’émigrés qui ont réussi. Là ou vous voyez acculturation et reniement d’autres voient modernisme et émancipation. Tout le monde ne pense pas comme vous même en Algérie. Je ne partage toutes les idées de Yamina Benguigui Fadela Amara et Rachida Dati , mais je reconnait leur mérite.En fait ce qui derange le plus certains c’est le fait qu’elles soient des femmes et d’origine maghrebine donc musulmanes. ELLE ONT FAIT LEUR CHOIX FORT RESPECTABLE AU DEMEURANT et elles l’assument.
    LE hamas et le président iranien ne sont pas des modeles de democratie loin s’en faut.Je suis d’accord avec vous qu’ils ont été elus par leur peuple respectifs, mais une société sous developpée quand elle est travaillée au corps peut voter contre ses interets. Le hamas precisément n’a pas ma sympathie. lorsque j’ai vu et lu comment sont traités les militants du fatah tombés o=entre leur main , quand je vois comment il gaspillé 60 ans de lutte du peuple palestinien QUI FUT UN MODELE DE DEMOCRATIE DANS LE MONDE ARABE JE SUIS TRISTE. les Arafat ,Dr Habbache , Naef hawatmeh , mahmoud Darwish dont le combat a été annihilé par ces apprentis sorciers. Je souhaite me tromper mais le peuple palestinien merite mieux.
    Puisque le probleme palestinien toujours au centre d’interet j’aimerais avoir votre avis le djidar alfouladhi que oum dounia et mere des arabes et des musulmans est entrain de construire. Il est de mon point de vue plus dommageable pour la cause que les prises de positions de quelques francaises et francais quand bien même ils seraient d’origine Maghrebine.
    J’aimerais aussi avoir votre avis sur le martyr vecu par les travailleuses de Hassi Messaoud dont les bourreaux de 2001 sont revenus à l’oeuvre en 2010 . Voilà des situations qui interpellent.




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  • Pretoria
    19 mai 2010 at 13 h 23 min - Reply

    @ Ali:

    Après avoir misé sur les mérites de ladite immigration, vous investissez désormais le champs de la lutte antisexiste en évoquant lê fait qu’être femme suffirait à me déranger. Là encore, je mesure l’inanité de votre raisonnement, car de jugements, je n’en ai porté qu’à l’aune de propos tenus par les concernés dans des médias qu’il vous sera facile de consulter. Votre catéchisme pseudo-progressiste tendant à me faire culpabiliser sur d’éventuels relents de misogynie ne prend pas avec moi et je constate par ailleurs qu’il souffre d’un manque argumentation patent. Ma dernière intervention repose sur des faits concrets, précis et matériels. Les propos tenus par la Fadela sont tout simplement nauséabonds. Qu’ils aient été tenu par un « double Chromosome X » ou un néanderthalien hirsute et bien de chez nous, me passe à des kilomètres au dessus du crâne. Après, si votre grille de lecture sexuée vous offre de quoi satisfaire votre analyse, sachez qu’elle incarne à mes yeux la défaite de la pensée…ABSOLUE, TOTALE et IRREMDIABLE.

    Pour ce qui est du Hamas et du président iranien, il me semble que plus de 60% des populations consultées (auxquelles nous pourrions également ajouter les Vénézuéliens) ont sciemment choisi leurs représentants sur la base d’élections démocratiques. Que le résultat sortant vous colle de l’acnée, c’est un autre problème. Par ailleurs, j’apprécie également cette infantilisation des peuples palestiniens et iraniens. A vous lire, ils ne savent pas ce qu’ils font…ce sont de grands enfants que l’on manipule au gré d’un sous-développement structurel. Lecture pseudo-marxisante s’il en faut et qui est démentie par le Réel. Le peuple « sous-développé » envoie dans l’espace des satellites. Il est en passe d’accéder à sa propre énergie nucléaire et forme des chercheurs reconnus dans le monde et dans de multiples domaines (nanotechnologies, médecine, physique nucléaire…). N’étaient-ce les embargos-sanctions appliqués par un OXYdant impérialiste qui ne supporte pas la compétition surtout lorsqu’elle émane de peuples suffisamment fiers pour ne pas courber l’échine devant les prédateurs, ces pays joueraient le rôle qu’il leur est prédestiné, à savoir celui de puissants pôles civilisationnels, mais il est plus facile de régurgiter la prose des journaleux merdia-tiques dominants… Hamas pas beau, Ahmadinejad nazi et toute les antiennes stériles qui font les beaux jours automates du prêt-à-gober de votre triste acabit.

    Du reste, ce que je pense du mur criminel érigé autour de la population de Gaza est assez facile à deviner. Je n’ai pas à m’attarder sur la question, puisque votre Oum Dounia (de l’arabité comme de l’Islam) n’est pas celle que j’appelle affectueusement « Immah ». Elle contente peut-être l’orphelin civilisationnel que vous êtes mais l’arabité et l’islamité n’ont le monopôle d’aucune patrie. Apprenez donc à les apprécier loin de ces dépotoirs qui vous érigez en parangon de civilisation d’autant que les modèles exemplaires en la matière sont pléthores… Vous les appelez juste anti-démocratiques, c’est tout. Votre digression sur les travailleuses de Hassi Messaoud procède de la même malhonnêteté, mais je pense vous avoir cerné. Pour vous, il est préférable de multiplier les fronts (qui n’ont bien souvent aucun dénominateur commun) pour atomiser les forces vives. Ainsi l’on voit se confronter dans un même échange la cause palestinienne, le drame de Hassi Messaoud (où vous voyez des martyres) et la situation qui prévaut en Algérie. C’est un coup assez classique. En France aussi, lorsque quelques beurs se sont récemment réunis pour demander des comptes suite à la mort du vigile marocain, ratonné et noyé, on nous renvoyait systématiquement à la corruption de nos élites méghrébines, aux affaires annexes de burqas et de polygamie et toutes les autres fadaises qui tiennent lieu de voies de garage pour anéantir le moindre vélléité d’unité. Votre méthode se calque instinctivement sur cela, mais je vous le répète, elle n’a nulle autre vocation que de se faire hara-kiri avec moi.

    Je reste persuadé que cotre récation rabique, quant à l’article de Mr Achour relève avant tout du trouble qu’il n’a pas manqué d’occasionner dans l’agonie de beurs qui ne demandent sûrement qu’à roupiller tranquille dans l’attente de la prochaine ratonnade. Mais soyez tranquille de ce côté-là, il se pourrait que nous partagions au moins sur ce dernier point, une réflexion commune, car moi aussi, pour des raisons radicalement différentes des vôtres, j’appelle de tous mes voeux ce carnage qui consacrera enfin l’insignifiance du modèle « beur » en France et de tous ces succédanés outre Méditérranée… D’ici là, nous saurons reconnaître les nôtres comme dirait l’autre…




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  • ali
    19 mai 2010 at 18 h 27 min - Reply

    @PRETORIA
    Votre outrance verbale , n’absoudra la pauvreté de vos arguments et la vulgate mille fois ressassée de poncifs écules et redondants . Vous ne complexerais personnes en usant d’un langage vulgaire et désobligeant. Nous sommes sensés débattre comme des adultes , en reconnaissant nos différences respectives sommes toutes évidentes sans insultes ni à priori.
    Oui je reviens sur les martyrs de Hassi messaoud et je sais de quoi je parle.Ces femmes je les ai entendu raconter leur enfer. Je vis en Algerie , et je sais ce que peux endurer une jeune femme venue de relizane djijel ou boussada ppour travailler à des centaines de km de chez elle et se faire violer , voler et lyncher par par une horde de 500 personnes.
    Ce qui est choquant et cruel c’est d’entendre des personnes soit disant intellectuels comme vous détourner le regard et s’occuper de ce que dit ou fait telle ou telle fille d’emigré.
    A la limite , moi les beurs et les beurettes m’indiffèrent. Je vis dans une societé qui a assez de problemes pour m’encombrer de problemes franco-francais. Ma premiére reaction à l’article de MR Achour , part de ce principe. Je trouve que leur acculturation ou leur intégration ou encore leur attachement à leur culture d’origine est tout fait secondaire voir d’aucun intérêt car français ils ont choisi et français ils sont.
    C’est plutôt votre manichéisme et votre egocentrisme qui vous joue des tours . Vous ramener tout à votre grille de lecture et à votre echelle.Quiconque pense autrement , voit autrement ,serait au mieux un débile au pire un malhonnête qui multiplie les fronts pour je ne sais quel dessein obscur.
    Vous dites que vous semblez me cerner .Ne vous fatiguer pas, je vais vous aider.
    Je suis un ALGERIEN qui a l’age de son pays.j’ai fait mes études j’y habite et j’y travaille. Si je n’appartiens à aucune chapelle politique , je n’en demeure pas moins impliqué et actif dans le mouvement associatif . farouchement laïc ,je suis respectueux des idées d’autrui pour peu qu’il ne me les impose de force. Je ne cherche jamais à classer les gens par catégories- marxistes ,islamistes_ berberes – arabes -juif _ou zoroastrien .
    L’etre humain cette belle machine est capable du meilleur comme du pire. Nous devons nous tolérer les uns les autres (avons nous vraiment le choix?)pour essayer de de regarder ensemble dans une même direction. Cette direction ne peut être que le progrès , l’égalité devant la loi , la démocratie , et la condamnation de toute violence même verbale. Je suis convaincu que le renouveau de notre pays et celui de tous les pays arabo-musulmans passe par la libération de la femme de toutes les pesanteurs sociales culturelles et religieuses par la force de la loi.
    entre le modele iranien et turc mon choix est fait.
    Vous dites que l’Iran sous developpé envoie dans l’espace des satellite et maitriseles nanotchnologies. Vous m’en voyez trés heureux pour ce peuple que j’admire et la civilisation plusieurs fois millénaires. L’un n’excluant pas l’autre le peuple iranien merite les deux developpement social ,progrés techniques et DEMOCRATIE.




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  • bouyilès
    19 mai 2010 at 20 h 03 min - Reply

    Je cite l’auteur:
    « C’est généralement cette catégorie de beur digne descendant du Bachagha Boualam, à laquelle appartient Yamina Benguigui, Rachida Dati, Malek Boutih, Fadéla Amara, Nadia Amiri, Yazid Sabeg… »
    Que vous ont fait toutes ces honnêtes gens pour les exposer à la vindicte dans votre article?
    Ils vivent tranquillement chez eux en France et ils contribuent grandement à la prospérité de leur pays.
    Etes-vous jaloux parcequ’ils portent des noms ayant une même consonance que le votre?
    Laissez-les en paix et occupons-nous de nos moutons.
    Quelqu’un a dit:les Beurs c’est comme la confiture,moins il y en a et plus on étale.
    Si vous voulez voyager et vous dépayser un peu ,allez plutot sur ce site:http://dzecho.over-blog.com/pages/VISSOTSKIadmirable_force_de_la_voix-3107327.html
    Rêve garanti.




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  • Pretoria
    20 mai 2010 at 13 h 50 min - Reply

    @ ALI:

    Tâchons d’être bref et efficace… Vous dites:

    « Ce qui est choquant et cruel c’est d’entendre des personnes soit disant intellectuels comme vous détourner le regard et s’occuper de ce que dit ou fait telle ou telle fille d’emigré. »

    Je ne me suis jamais présenté comme un intellectuel. Je me suis juste contenté de commenter un article que j’ai trouvé pertinent, incisif et vrai sur bien des aspects. Les commentaires qui l’ont suivi m’ont paru injustifiés, d’où ma volonté d’intervenir. Le reste de vos digressions ne m’intéressent pas. Le sujet ici, c’est le beurisme, pas le sort des femmes de Hassi Messaoud.

    « A la limite , moi les beurs et les beurettes m’indiffèrent. »

    A vous lire, on ne croirait vraiment pas…

    « Je vis dans une societé qui a assez de problemes pour m’encombrer de problemes franco-francais.  »

    Et bien en ce qui me concerne, la société où je vis actuellement (plus pour longtemps) est elle-même comptable d’assez de problèmes pour m’encombrer de problèmes algéro-algériens, mais l’article en question traite de la condition « beur ». Mes interventions s’inscrivent dans les limites de ce sujet. Vous êtes, pour l’instant, le seul à avoir tenté de greffer des problèmes algéro-algériens (voire moyen-orientaux) à la problématique initiale.

    « …car français ils ont choisi et français ils sont. »

    Vous démontrez là que la question vous échappe totalement. Aucun de nous n’a fait le choix d’être français. Nous sommes le triste résultat d’une décolonisation avortée et le beurisme chez nous, le khobzisme chez vous et tous leurs succédanés, ne sont que les conséquences symptomatologiques de cet échec. Aussi, certains d’entre nous avons pris la décision d’établir un diagnostic (pour paraphraser ce cher Bennabi) et ce dernier doit s’interdire toute complaisance à l’égard de notre condition (celle des maghrébins natifs de France). Mr Achour a eu l’audace de frapper dans une termitière et les réactions récoltées reflètent merveilleusement bien la médiocrité qui ne manque pas de nous exposer à toutes les instrumentalisations, à toutes les aliénations idéologiques et finalement à la dépersonnalisation… J’ai tenté de déconstruire, arguments à l’appui, et en tâchant de citer mes sources, le mythe de l’indigène « ya bon banania » qu’incarne merveilleusement bien la Fadela et sa bande de mauresques défraichies… Jusque là, je n’ai eu comme retour que des reductio ad hitlerum et autres spéculations boiteuses sur la possibilité d’un relent de misogynie… On m’a même encarté au FLN, c’est dire le niveau des contradicteurs.

    « C’est plutôt votre manichéisme et votre egocentrisme qui vous joue des tours . Vous ramener tout à votre grille de lecture et à votre echelle. »

    Dans le genre manichéen, vous n’avez vraiment pas besoin de moi… Vous n’avez fait que seriner le discours dominant: Ahmadinejad/Hamas = Mal absolu, Fatah = Camps du Bien. Fadela Amara = Bien, Mr Achour = Pas bien…
    J’ai perdu mon temps avec vous. Je le mesure mieux aujourd’hui.

    « Quiconque pense autrement , voit autrement ,serait au mieux un débile au pire un malhonnête qui multiplie les fronts pour je ne sais quel dessein obscur. »

    Je vous mets au défi d’étayer vos niaiseries par des preuves concrètes, des citations, quelquechose de palpable.

    « farouchement laïc  »

    Laïcard je dirais même….

    « Je suis convaincu que le renouveau de notre pays et celui de tous les pays arabo-musulmans passe par la libération de la femme de toutes les pesanteurs sociales culturelles et religieuses par la force de la loi. »

    Je vous invite vivement à postuler pour la nationalité française. Vous savez qu’ici, ils en raffolent des comme vous… Peut-être même qu’un poste ministériel serait envisageable. Vous ânonnez plus qu’harmonieusement l’antienne pseudo-progressiste par laquelle on tente d’atténuer les revendications sociales des maghrébins de France. La Fadela dont vous vous faites la groupie, est ministre avec un CAP secrétariat. Vous avez donc toutes vos chances.

    « entre le modele iranien et turc mon choix est fait. »

    Les Turcs dont le gouvernement s’aligne désormais avec les forces antidémo-KHRA-tiques de Damas et de Téhéran? Vous n’y songez pas?

    « Vous dites que l’Iran sous developpé envoie dans l’espace des satellite et maitriseles nanotchnologies. »

    Non, c’est vous, qui le premier, avez qualifié ce peuple de sous-développé, après quoi je n’ai fait que vous reprendre en étalant les performances qu’un peuple sous embargo est à même de réaliser, dès lors que la dignité et l’Honneur sont de mise.

    « L’un n’excluant pas l’autre le peuple iranien merite les deux developpement social ,progrés techniques et DEMOCRATIE. »

    Oui effectivement et plus de 67% (y compris après recomptage) de la population iranienne a porté son choix sur Ahmadinejad, le nazi perse. Les seuls à ne pas l’admettre sont les sectateurs de la démo-crassie à géométrie variable, dans le genre de votre Fadela bien-aimée…




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  • ali
    20 mai 2010 at 23 h 16 min - Reply

    @Pretoria
    Si j’avais deviné que vous êtes « Français « ,comme vos victimes ,jamais je ne vous aurais apporté la contradiction.Sur ce point je vous fais mes excuses. Puisque vous vivez en France je peux comprendre votre jugement sur vos « compatriotes » même si je ne l’approuve pas. Sur le reste je maintiens mes positions. La nationalité Française je n’en ai que faire . Je suis fier de la mienne.
    Le malentendu qu’il y’a eu sur oum dounia et l’arabité n’est pas adressé à un beur comme vous , mais à un « national » qui aurait compris que je faisais allusion au flots de vomis qui a suivi le match Algerie-Egypte … Idem pour les femmes de Hassi messaoud ,je ne vous aurais jamais posé un probléme qui n’est pas le votre si j’avais su.
    Ces clarifications étant apportées je reconnais mon erreur et je fais mon mea culpa. Je voulais recentrer un debat dont je n’ai pas mesuré la sensibilité chez certains .




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  • Pretoria
    22 mai 2010 at 15 h 09 min - Reply

    « Si j’avais deviné que vous êtes « Français « ,comme vos victimes…  »

    Je ne les vois pas comme des victimes. Ils ont fait un choix. On ne leur a pas braqué de fusil sur la tempe. Le cocktail « R’n’B Fever/Mafia K’1 Fry/Plus belle la vie », ils ont choisi de le boire jusqu’à la lie. Grand bien leur fasse, mais qu’on ne vienne pas me parler de « nouvelle identité », d’intégration et d’autres niaiseries dans le genre, pour qualifier ce qui reste de toute évidence une dépersonnalisation aboutie.

    « Puisque vous vivez en France je peux comprendre votre jugement sur vos « compatriotes »  »

    Ils ne sont pas mes compatriotes… Je me considère comme un Algérien « déterritorialisé », fruit d’une immigration criminelle. Ils sont fiers de leur statut de « beurs déracinés ». Rien ne me relie à eux. Notez que j’insiste sur le caractère criminel de l’immigration algérienne, en tant qu’elle se place comme une hérésie eu égard notre passif historique. L’immigration comme phénomène social ne me pose aucun problème particulier. Je conçois aisément que des individus acculés à la précarité ou au danger fassent le choix de l’expatriation, mais je ne comprend pas le choix des Algériens de la première génération: Pourquoi la France? Cette question épineuse ne manque pas de me valoir des discussions animées avec mon père et la génération à laquelle il appartient. Aussi, je maintiens, tout comme vous, mes positions sur les beurs, d’où qu’ils soient par ailleurs.

    « La nationalité Française je n’en ai que faire . »

    Mais elle vous irait à merveille. Je fais juste un constat qui fait suite à nos échanges et à vos prises de positions. Vous partagez, trait pour trait, chacun des critères de recevabilité pour tout postulant à ladite nationalité. Du catéchisme anti-iranien à la kabbale anti-Hamas, votre profil est sarko-compatible. Ici, vous seriez promulgué « médiateur indigène » avec pour fonction d’apporter la bonne nouvelle aux « français de branche ». Vous seriez en quelque sorte l’intermédiaire entre la Civilisation et la Barbarie. A méditer…

    « Le malentendu qu’il y’a eu sur oum dounia et l’arabité n’est pas adressé à un beur comme vous , mais à un « national » qui aurait compris que je faisais allusion au flots de vomis qui a suivi le match Algerie-Egypte … »

    Mais il ne s’agit pas d’un malentendu. J’ai bien compris que vous faisiez allusion à la duplicité du régime fêlon de Moubarak, sommé de faire dans la haine anti-algérienne pour masquer le sinistre bilan de sa gouvernance, sans compter le rôle de supplétif qu’il assume en encageant les Gazaouis derrière le mur de la honte. Nul besoin d’être natif d’Algérie pour comprendre cela. Je me contentais juste de relativiser vos propos quant à l’Egypte, en tant qu’épicentre de l’arabité et de l’islamité. Vous êtes libre de céder à la tentation du monopôle égyptien, mais pour ma part, je n’ai aucun complexe particulier à l’égard de l’Orient. Je respecte cette aire civilisationnelle, en ce qu’elle présente de commun et de continu avec nous, notre pays et nos valeurs et c’est d’ailleurs ceci qui me tient à bonne distance de la facilité que vous avez de voir dans l’Egypte de Moubarak la mère de la Vie.

    « Idem pour les femmes de Hassi messaoud ,je ne vous aurais jamais posé un probléme qui n’est pas le votre si j’avais su. »

    La question n’est pas de savoir si le problème des femmes de Hassi Messaoud est mien ou vôtre. Le fait est que ce sujet n’a strictement rien à voir avec l’objet de l’article. C’est pourtant pas bien difficile à comprendre.

    « Ces clarifications étant apportées je reconnais mon erreur et je fais mon mea culpa. Je voulais recentrer un debat dont je n’ai pas mesuré la sensibilité chez certains . »

    Oui, ce débat méritait bien mieux que les digressions qui l’ont pollué, les reductio ad hitlerum et les spéculations boiteuses à l’endroit de l’auteur… Cette intervention, sera, en ce qui me concerne, la dernière de l’échange.




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  • sofiane
    4 août 2010 at 23 h 06 min - Reply

    svp pouvez me dire pourquoi on parle des différents registres de langues dans différents cadres sociaux par example les niveau de vie un medecin parle pas comme un maçon les bourjoi parlent registres soutenu alr que les gens pas noble parlent registres familier ou vulgaire c mon mémoire fin d’étude si vous pouvez me donner des retouches seulement recard.portugal@hotmail.fr mon msn merci d’avance et dsl pour le dérangement




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  • kader
    12 août 2012 at 15 h 37 min - Reply

    je trouve cet article, aussi xenophobe que des article ecrit par des menbres du fn, je suis algerien ne en france,et je ne me retrouve pas dans ces mots.je n’y trouve que mechanceté et haine, mais nous beurs avons l’habitude, né dans un pays ou tous nous es dificile,cette article nous reproche de vouloir reussir, ou d’oublier qui nous sommes. en deux generations nous enfant d’ouvrier analaphabete, somme devenu avocat medecin prof contremaitre electricien ingenieur, nous avons acquis un savoir faire, nous montons dans les classe social,nous faisons cela pour nos familles, es ce un crime?on demande rien au gouvernement algeriens,ni a nos compatriote algeriens vivant en algerie, mais ne craché pas sur nos visages car notre situations es le fruit d’erreur passé pas les notres, nous regardons l’avenir et nous avançons.pour finir, mon pays c ma famille et ma foie c l’amour que je leur porte.en tant qu algerien, je trouve cette article mauvais, n’incitant qu’a la haine




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  • Congrès du Changement Démocratique