Édition du
23 July 2017

« Les algériens se sont battus pour libérer la terre et non pas la langue »

Le professeur à l’Université de Tizi Ouzou, Nacira Achi, à El Khabar :
« Les algériens se sont battus pour libérer la terre et non pas la langue »

Le professeur Nacira Achi de l’université de Tizi Ouzou, considère la langue comme un élément de l’identité, en plus de la race, la religion, la terre, et l’appartenance à un peuple. C’est à-dire la différence entre les langues n’est pas un obstacle pour la constitution de l’identité. Selon cette dernière, le vrai ciment qui relie ces éléments les uns les autres est bel et bien la volonté à construire un avenir commun, ajoutant que la création de différences dans les aspects précédemment évoqués contribueraient à détruire cette volonté de coexistence. Le professeur Achi pense que la seule et unique vérité c’est la « terre » et que si l’on ne croit pas à cet élément, les autres ne seront d’aucune utilité, tout en assurant que les algériens avaient pris les armes pour libérer leur terre occupé et non pour la « langue ».
Elle a, par ailleurs, insisté sur le fait que les auteurs d’expression française n’avaient pas renoncé à leur origine algérienne ni à leur religion ou à leur appartenance à cette terre, rejetant dans ce contexte l’accusation faite à Mohamed Dib. Elle croit en effet que les positions politiques et idéologiques de l’auteur ne l’ont pas amené à sacrifier son identité algérienne, déclarant que le débat sur la différence entre francophones et arabophones est purement politique. La même interlocutrice a donné  l’exemple du Maroc et la Tunisie, où la question de la langue ne se pose pas, « nous ignorons jusqu’a présent avec quelle langue transcrire Tamazight parce que le contexte politique ne permet pas l’ouverture d’un débat sur ce genre de sujets », déclare-t-elle.



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47 Commentaires sur cet article

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  • Ammisaid
    14 mai 2010 at 11 h 43 min - Reply

    Les Algériens se sont battus pour libérer la liberté d’être ce qu’ils sont. Mais, malheureusement, chacun veut par la force ou la conviction que l’Algérien soit ce qu’il veut qu’il soit. C’est l’intolérance qui règne et que certains veulent qu’elle continuasse à régner. L’Algérie est ce qu’elle pour qu’elle devienne comme un groupe ou une région ou…soit comme il ou elle veuille il faudra encore du sang, du sang, du sang et du sang et tout les ingrédients qui doivent l’accompagner. Un peu d’humilité fera certainement du bien à la vérité. C’est tout !
    Je cède toutes mes convictions orgueilleuses pour un peu de fraternité et surtout une vraie paix.




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  • nomade
    14 mai 2010 at 11 h 51 min - Reply

    cette dame a 1000 fois raison.




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  • Alilou
    14 mai 2010 at 12 h 08 min - Reply

    Bonjour,

    La terre, libérer cette terre qui comme une maison dans laquelle vivent tous les Algériens, elle leur donne le gite et le couvert. Mais cette terre est prisonnière d’une bande de voyous.
    Comme une maison close, avec au pas de la porte le proxénète qui surveille tout ce qui entre et sort.
    A la différence que cette maison close (ALGERIE) n’est pas habitée pas des Prostituées. Mais par des Femmes et des Hommes dignes, à qui on a confisqué la liberté de faire de cette maison ALGERIE, le Taj-Mahal de l’Afrique du nord.

    Je voudrai rajouter ceci au débat:
    Il ya quelque jour on a observé un événement céleste incroyable à des milliers d’années lumière de notre maison, la naissance d’une étoile, 12 fois plus grande que notre astre le soleil, cette découverte a été le fruit du travail de centaines d’astrophysiciens du monde entier, qui parlent différentes langues, mais que la langue de la science (ANGLAIS) leur a permit de développer des technologies de pointe capables de nous faire partager un tel événement unique en soit. Et nous qu’est-ce qu’on fait ????

    On perd notre temps en conjecture, à débattre si le berbère en doit l’écrire en lettre latine ou en hiéroglyphes, ou en signaux de fumée ou en lettre arabe, ou tout simplement arabiser la totalité de notre nation afin de revenir 15 siècles en arrière.

    Je n’ai rien contre les langues, je suis polyglottes, du berbère au chinois en passant par l’arabe, mais je dis qu’il serait temps de laisser de coté ces chamaillerie de langue et d’aller de l’avant avec la science si on veut être parmi les premiers de la classe, et ce n’ai pas par défaut de savants algériens, mais par défaut de gens sensés, et lucides que le débat essentiel au jour d’aujourd’hui est de comment remettre l’Algérie sur les rails de l’avenir.

    Car le train avance ne recule pas et le temps aussi.

    Amicalement.




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  • amazigh
    14 mai 2010 at 12 h 55 min - Reply

    tout a fait raison ,nos freres arabophones qui veulent,nous arabisé par la religion ou par amour du moyen orient ou a cette belle langue qui est l’arabe devraient méditer,nous sommes des amazighs et nous tenons a notre langue maternelle plus que jamais.




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  • arabi
    14 mai 2010 at 13 h 29 min - Reply

    Nous perdons notre temps à discuter de langues alors que d’autres pays imposent leurs langues par les technologies qu »ils maitrisent et développent.
    Regarder ce qui se passe sous les montagnes suisses ou les nations du monde dans un esprit de collaboration ont construit le plus grand accélérateur de particules , juste pour tenter d’expliquer la genèse de l’univers.
    Toutes les langues s’y retrouvent. Quels sont les absents?




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  • Sassi
    14 mai 2010 at 13 h 30 min - Reply

    In my opinion..,
    Des écrivains Algériens écrivent en français, des étudiants Algériens étudient en France des livres en français qu’on peut consulter… tous ça c’est bon, c’est un plus, c’est une richesse… le problème n’est pas la!
    Un jour, dans un pays Européens, je me suis présenté au consulat du Portugal pour demander un visa. J’ai passé deux heures au sein du consulat ou il y’avait que des citoyens portugais. Je jure que je n’avais pas entendu un seul mot en une autre langue que le portugais!
    Le lendemain j’ai fait une expérience. J’ai appelé le consulat Algériens et demandé un des service administratifs, mais en parlant en langue arabe…, la dame qui me répondait me disait..quoi quoi quoi, …!
    Notre problème est sérieux, je ne suis pas sure que nous méritions d’être un peuple Independent si nous continuons comme ça.
    Je ne suis pas spécialiste en linguistiques, mais pour moi le problème est simple:
    1. La langue de la science, de la technologie, de l’art, du cinéma, du commerce, de la communication internationale, c’est indiscutablement l’anglais. Pourquoi perdre son temps énergie et argent a apprendre le français au lieu de l’anglais?
    2. Pourquoi rendre ce service a la France en enseignant sa langue? Est-ce qu’ils enseignent la notre? Est-ce qu’ils nous respectent au moins? A nos yeux ils sourient au fond d’eux ils nous regardent comme des esclaves qui imitent leurs maitres!
    Et d’ailleurs, n’ai-je pas le droit de confondre entre la langue et le monsieur français qui a occupé mon pays 132 ans durant lesquelles mon peuple n’avait le droit qu’à la pauvreté, la maladie et l’ignorance. Est-ce que je dois juste oublier 132 ans d’obscurantisme colonial français? Qui parmi vous a une grand-mère ingénieure, docteure ou avocate? Pourquoi?
    Conclusion: le français est pour les français. En Algérie, cette langue ne peut rivaliser avec l’arabe sur la première place ni avec l’anglais sur la deuxième.




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  • Rabinho
    14 mai 2010 at 13 h 55 min - Reply

    @amazigh
    Notre problème aujourd’hui n’est ni la langue ni la religion ! c’est la terre ! Comment la libérer des mains des nains qui nous suffoquent et abusent de nous !




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  • Alilou
    14 mai 2010 at 15 h 02 min - Reply

    D’aprers ce que je viens de lire vous rejoignez tous mon avis, que c’est une perte de temps de parler encore des langues et du Francais.
    Nous avons 2 langues nationales, l’Arabe et le Berbere.
    Nous devons nous orienter a maitriser la langue de Sheakspear.

    A l’exemple de l,INDE et du Pakiston, 2 anciennes colonies de l’ampire Britanique, qui aujourd’Hui sont 2 puissance Nucleaire.

    Aucune colonie Francaise n’a depassé le seuil de la re-invention de la roue, toutes sous-developpées les unes plus que les autres.
    Heureusement que le Quebec est tombé dans l’Ampire Anglophone autrement ce serait devenu une republique bananiere de la France.

    Basta, Focus on Science and Technology by studying English language at first. Make something totally new with new raw material, and forget about the past that makes us today live as in the past.




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  • samir
    14 mai 2010 at 15 h 50 min - Reply

    la lutte de libération reste un exploit historique dont chaque algerien est fiére.nos parents ont eu le courage de s’opposer aux oppresseurs comme des siecles avant eu nos ancetres l’ont fait.cette abnegation de sois même,ce sacrifice,ce courage reste notre fiérté.des hommes et des femmes se sont sacrifiés pour que nous,leurs enfants puissions vivre dans la dignité.ils se sont sacrifiés pour que l’on ne soit plus traités de ratons,de bougnoules.50 ans aprés,fernadez a été remplacé par nezzar & co.l’injustice est flagrante,l’independance confisquée par une clique de voyous opportunistes qui s’est appropriée la gloire des vaillants moujahidines.ces voyous ont fait le serment d’avilir notre peuple,de l’apauvrir.ces voyous ont jurés de nous en faire bavé car ils savent que l’algerien n’accepte pas l’humiliation.ils ont occulté notre histoire si riche et si diversifiée en nous opposant les uns aux autres alors que nous sommes les enfants d’une même terre et d’une même civilisation.ces voyous continuent de se maintenir au pouvoir en créant des haines entre les freres et soeurs d’une même famille.ils ont réussi à créer une algerie à deux vitesses:l’une minoritaire qui s’est appropriée les richesses du pays comprenant aussi bien des militaires que des civils, arrogante, impitoyable, l’autre majoritaire qui regroupe tous les laissés pour compte,ceux qui arrivent (et souvent n’arrivent pas) à joindre les deux bouts de fin de mois,celle qui cherche dans les poubelles de quoi se nourrir,celle qui souffre en silence.le moment n’est il pas venu de mettre fin à cette tyrannie?nous sommes la majorité,nous avons le pouvoir d’en finir,nous en sommes capable.nos ancêtres nous ont montré le chemin à suivre.une fois débarrassés de cette secte,alors nous parviendrons certainement à nous entendre sur l’essentiel.




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  • amazigh
    14 mai 2010 at 17 h 42 min - Reply

    raVinho@
    oui, notre probléme c’est un peu de tout ,on utilise la religion,la langue ,pour fuire ,divisé l’ensemble des algeriens,monter les uns contre les autres ,alors qu’il suffit de se réaproprier notre patrimoine,notre culture algero algerien,nous n’avons pas besoin de singer les autres ,soyons nous meme tout en etant a jour sur les choses importante de la vie tel que le progrés la technologie etc…,liberer notre chez soi pour ensuite imposé un dictat ne marchera pas non plus,mais se respecter oui.




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  • Rabinho
    14 mai 2010 at 19 h 17 min - Reply

    Tous mes respects a vous @amazigh
    Nous sommes du même bord et notre projet est commun !
    Libérer le pays de ces nains qui nous confisquent notre indépendance !

    Salutations




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  • BRAHIM
    14 mai 2010 at 20 h 25 min - Reply

    @samir, mon frère ce que tu dis est exactement l’objectif sur lequel doivent se concentrer les vrais patriotes. Le vrai clivage ce n’est pas entre les berbères et les arabes qui font partie intégrante de l’Algérie. Le vrai problème ce n’est pas la minorité berbère dont le droit a l’existence ne peut en aucun cas être renié par la majorité arabe au risque d’une dérive dont on ne pas encore connaître les contours et les limites. Le vrai problème c’est, comme tu le dis si bien, le fossé qui a été engendré par la MINORITE SECTAIRE qui a confisqué le pouvoir depuis 1962 (pour ne plus le lâcher) au profit d’une classe de nantis qui a pris la place des colons et au détriment des zaoualiya qui ne voient pas encore le bout du tunnel. Le vrai problème donc, c’est la combine et la « dextérité » des dévoyés du FLN (auxquels se sont ralliés ses dernières années des partis appendices) qui, en connivence avec l’armée, ont tout fait pour faire croire que le peuple algérien est et restera toujours un peuple mineur et que la démocratie , la liberté et l’Etat de droit ne sont pas fait pour l’Algérie. Et dire que l’Algérie justement aurait pu un exemple pour les pays qui sont sorti de la nuit coloniale. Combien de temps DE perdu et de rendez-vous manqué ? Je terminerai en disant à cette racaille qui nous dirige : Que Dieu vous maudisse ou vous abhorre,… ou vous anathématise, … ou vous excommunie (référence : chanson sous titrée de Aît Menguellet déjà postée sur le site LQA).




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  • babelouedcity
    14 mai 2010 at 20 h 35 min - Reply

    ATTENTION ALGERIENNE – ALGERIEN ATTENTION
    le regime sanguinaire assassin d’appartheid d’algerie veut semer la division pour mieux regner

    Révélation d’Arnaud Montebourg : « Ziari m’a confié que la loi sur la criminalisation du colonialisme n’aboutira pas »

    http://www.lematindz.net/news/3106-revelation-darnaud-montebourg-ziari-ma-confie-que-la-loi-sur-la-criminalisa.html

    NOUS SOMMES RESPONSABLES DE CES DRAMES QUI SECOUENT NOTRE NATION ET PEUPLE.
    NOUS DEVONS multiplier la preparation de la future GENERATION POUR RE-FAIRE NOVEMBRE 1954-62.

    Nous avons la conviction que ce regime dictateur d’appartheid criminel est ANTI ALGERIE alors
    1. des-obeissance totale,
    2. renier la justice du regime dictateur et pouvoir d’appartheid et la remplacer par la justice du peuple cad il faut enregistrer chaque jugement en details, le lieu, l’heure, la date, le nom du juge et du procureur ou representant de cet etat d’appartheid pour un futur jugement du peuple contre ces juges et les representants du pouvoir assassin et de leur famille dans une algerie etat de droit.

    Nous avons le devoir et le droit pour une algerie libre et vraiment independante.

    La revolution de 1954-62 a ete volé/violée par les traitres venus d’Oujda et de Tunisie qui sont la main prolongée de la france coloniale.




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  • still
    14 mai 2010 at 20 h 36 min - Reply

    « Les algériens se sont battus pour libérer la terre et non pas la langue »

    La terre a été libérée, soit. Sommes-nous pour autant libres?
    Il serait vraiment hypocrite de répondre a cette question par la positive.
    La liberté du corps et de l’espace physiques ne font pas d’un être humain une entité libre. La liberté de l’esprit est primordiale .On ne peut se prétendre libre si l’on est mentalement asservi, si l’outil de la pensée -la langue en l’occurrence- nous a été imposé, car la langue ESt le médium de la culture. La culture EST le moule de l’esprit et de la personnalité.
    Et puis on ne peut même pas prétendre être libre si l’on ne parle qu’une seule langue, a priori sa langue maternelle. Car alors, on est prisonnier de sa propre culture, de son propre héritage .Si vous êtes né et avez grandi dans certaines conditions sociales, culturelles et politiques données, votre esprit sera moulé selon ces conditions. Vous résisterez combattrez quiconque essaiera de changer ce moule auquel vous étés conditionné. Vous ne serez vraiment libre que lorsque vous aurez découvert -notamment à travers d’autres langues- d’autres schémas sociaux, culturels spirituels et que vous aurez choisi en connaissance de cause le schéma qui vous sied. Encore qu’un schéma préconçu quelque soit sa « perfection » heurte surement des aspects hérités dont on ne voudrait pas se passer. Le meilleur schéma est celui composite qui, comme celui élaboré dans l’Appel du 19 mars, concilie l’essentiel et le meilleur de l’héritage national et universel.

    Pour le reste, je suis d’accord avec sassi.




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  • Hadher
    15 mai 2010 at 0 h 14 min - Reply

    Les autres peuples cherchent parce qu’ils n’ont pas encore trouvé la vérité; ils ne sont pas sûrs de la trouver mais ils continuent de chercher. Nous, nous ne cherchons plus parce que nous avons trouvé la Vérité. Voilà pourquoi nous ne nous cassons plus la tête.




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  • Mohamed J.
    15 mai 2010 at 13 h 14 min - Reply

    Mon avis est que cette dame à en effet raison, libérer un territoire est la première condition pour récupérer l’indépendance de l’État, la deuxième condition, l’existence d’un peuple, n’a jamais été une question jusqu’à l’heure actuelle le peuple Algérien s’est toujours affirmé en tant que tel uni et indivisible.

    Malheureusement la libération du territoire ne s’est pas accompagnée par la prise du pouvoir par le peuple et l’État Algérien est resté boiteux.

    Si le peuple Algérien avait un but précis avant et pendant la révolution qui était de bouter l’occupant étranger de son territoire, à la limite une exigence naturelle, j’allais dire animale puisque même les animaux défendent leur territoire, le problème qui s’est posé pour notre peuple après l’indépendance est de nature politique et requérant une conscience dans ce domaine qui commence à peine à s’éveiller et que les charlatans essaient de détourner à leur profit.

    La question de savoir si c’est le peuple qui doit asseoir sa domination sur le territoire ou seulement ses représentants, n’est pas évidente pour la masse qui exprime son adhésion aux thèses du pouvoir en ce qu’il représente l’État, abstraction qui n’a pas d’ancrage dans notre culture essentiellement orale habituée au concret, le roi, le sultan, l’aguellid, le chef…

    Le rôle des élites n’est il pas d’amener les masses à comprendre leur relation à la terre et au pouvoir, pour les amener à davantage se souder et produire une culture d’abstraction du pouvoir qui les relie à l’État ?

    Si on devait définir les priorités, commencerait on par le savoir ou par la nourriture ? Si on choisissait la nourriture choisirait on de la produire nous mêmes ou de l’importer et si on devait la produire n’aurions nous pas besoin de savoir pour améliorer notre rendement ? Et pour acquérir ce savoir a t on besoin de revoir notre Histoire afin de récupérer notre identité, nos langues afin d’en acquérir d’autres sans nous aliéner ou devrons nous abandonner nos parlers inscrits dans notre continuité Historique ? Sans ancrage dans le temps passé l’Algérie peut elle avancer ? Tout est lié dans une société. L’apprentissage du parler berbère à l’évidence est un devoir national de tout algérien, car la berbérité est le substrat sur lequel se constitue notre nation. Apprendre le berbère ne signifie pas rejeter l’arabe qui demeure notre langue liturgique et qui participe à cimenter notre identité nationale depuis des temps immémoriaux mais connaître les deux ne suffit plus à l’heure actuelle pour entrer dans l’ère de la science. La suprématie à l’heure actuelle est à la langue anglaise et demain peut être à la langue chinoise, qui sait. Nos enfants ne sont pas nous et il ne nous appartient pas de choisir pour eux ce que sera demain car demain est le leur. Nous pouvons cependant faire en sorte qu’ils puissent choisir librement. Et c’est pourquoi il faut libérer la terre de toute forme d’autorité qui ne s’assoit pas sur la volonté générale des hommes et femmes qui la peuplent.




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  • batni
    16 mai 2010 at 2 h 15 min - Reply

    A @Rabinho,
    Notre problème actuel est vraiment la langue, tout autre problème est secondaire. Personnellement je suis pret a accepter la pire dictature si ma langue est valorisée. C’est la chose la plus sacré pour moi.




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  • karima
    16 mai 2010 at 11 h 39 min - Reply

    Je trouve les francophones beaucoup plus algeriens dans leurs reactions que les Arabophones.Meme en utilisant la langue francaise, les francophones emettent des sons, cris,des emotions et j’en passe profondement algeriens par contre les Arabophones ont toujours besoin de s’associer aux Arabes de l’Orient.On a l’impression qu’ils se sentent orphelins sans cette appartenance qui, sans vouloir nuire a cette region, nous nous a rien apporter de concret.




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  • Mohamed J.
    16 mai 2010 at 13 h 38 min - Reply

    @ Batni.

    O combien tu as raison ! La langue nous permets au moins d’être nous mêmes quand nous insultons nos bourreaux qui ne comprennent pas, n’empechent s’ils continuent à nous maltraiter, ce n’est pas très important du moment que nous pouvons parrler entre nous.

    @Karima.

    Oui, c’est très logique ce que vous dites. Les francophones quand ils parlent utilisent des tournures de styles prancophones auxquelles la France nous a habitué pendant 132 ans tandis que les arabophones nous ramènent des consonnances « étrangères » à notre culture pro-française et nous déracinent en nous faisant sentir que nous appartenons à une communauté de sous développés. Tu as parfaitement raison.




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  • houda
    16 mai 2010 at 15 h 05 min - Reply

    @ karima, vous en tant que francopohones vous vous associez à qui ? à l’Occident bien entendu.
    Chacun a sa qibla, les arabophones c’est la mecque, quant aux francophones je n’en sais rien.




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  • karima
    16 mai 2010 at 15 h 34 min - Reply

    @ Mohamed J.:La France n’a jamais eduque ou instruit le peuple algerien.Il etait deja eduque et en plus la France tout en essayant de nous deracines elle a toujours preserve sa langue des populations autochtones.Donc les Algeriens ont acquis la langue francaise pas grace a l’ecole francaise mais plutot a leur ouverture d’esprit.La France n’a pas reussi a annihile l’idendite du peuple mais le peuple etait intelligent en faisant de la langue francaise un du.Comme a dit Kateb Yacine si je me trompe pas : la langue francaise est un butin de guerre.Une francophone saurait remettre a sa place quelqu’un qui l’insulte comme a fait Assia Djebbar dans son livre :la femme aux sept sepultures:, les arguments des arabophones sont tres terre a terre.Ils tombent toujours dans la meme insulte, hizb franca, leur argument est vide et sans ame.Je dois dire que j’aime les langues sans exceptions mais bien sur que j’ai des preferences, j’aime l’arabe, le berbere et je suis habituee au francais que je considere comme ma troisieme langue.Voila moi j’ai algerianise la langue francaise, croyez-moi c’est un plus si vous regardez la chose d’un angle droit et scientifique.En somme j’ai surmonte mon complexe d’x colonisee du moins je pense jusqu’a nouvelle experience.Salutations.




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  • GODEL
    16 mai 2010 at 15 h 35 min - Reply

    @ Batni
    En attendant un millénaire a peu près ,car c’est un temps qu’il faut pour qu’une langue se perfectionne et serait apte à se mesurer à l’anglais pour ne pas dire l’arabe,on doit arrêter tout progrès…
    Disons on peut même revenir a l’ère jurassique pour trouver ce qui est plus sacré pour vous…
    Ne t’en fait pas!
    Demain ,il se peut qu’un autre dictateur (de préférence un oujdiste ,car ils sont maitre dans le domaine )prenne les rênes du pouvoir et prendra la décision ,une sucette disons ,pour ce peuple bébé ,et taire les berbéréphones a jamais.
    Il peut même faire une solution a l’arménienne.
    Excusez moi ,au prochain millénaire ,quand l’anglais sera une langue morte ou archéologique.




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  • Mohamed J.
    16 mai 2010 at 18 h 27 min - Reply

    @ Karima.

    Bonjour.

    Vous dites que la France ne nous a pas inculqué sa langue qu’elle n’a jamais éduqué ou instruit le peuple Algérien.

    Il y a trois étapes dans la colonisation de la France.

    1- La première étape se voulait juste une question de vengeance du régent d’Alger qui réclamait les 8 Millions or que nous devait la France et qu’elle a refusé de payer jusqu’à présent, d’où la fameuse histoire de l’éventail. Il n’ y avait dans cette stratégie aucune idée de conquête ou de colonisation.

    2- Mais l’appétit vient en mangeant et il fut décidé d’étendre la conquête à quelques parcelles du littoral jugées stratégiques.

    3- Puis vint l’étape de colonisation proprement dite et de l’extermination du peuple Algérien à la manière des indiens d’Amérique par les enfumades, les pogroms qui durèrent jusqu’à 1945 mais la forte natalité des Algériens eut raison de la forte mortalité qui s’opérait dans leurs rang. L’espérance de vie était réduite à son strict minimum. L’algérien était un sous homme et la loi de l’indigénat considérait nos ancêtres presque comme des animaux, à la personnalité juridique quasi inexistante. Cette loi n’a été abrogée qu’en 1927 mais les pratiques qu’elle a induites se retrouvent jusqu’en 1945.
    5% de la population se partageait 95 % du PIB et 95 % se contentait des 5 % restants.

    4- Pour faire taire les révoltes et les circonscrire, la France s’est attachée à diviser le peuple Algérien et à encourager les velléités de différenciation en son sein.

    5- En 1947 la France coloniale instruite par les évènements du 8 Mai 1945 et dans le cadre de sa politique d’assimilation qu’elle avait concoctée pour casser l’identité nationale déjà bien ébréchée par les politiques de division, autorisa l’accès formateur à la fonction publique puis après le 1er Novembre, l’instruction dans les écoles publiques Françaises qui devint obligatoire pour les Algériens à partir de 1957. Je ne parlerai pas du plan de Constantine qui obéit à la même logique. La France n’à effectivement instruit les Algériens que pour casser la révolution et pour défendre ses interets.

    6- A son départ, 200 000 personnes environ sur 8 millions se retrouvent instruites de la langue Française et seules en mesure de pérenniser l’administration. L’administration d’ l’État naissant à hérité de la langue et des pratiques, toutes les pratiques y compris la barbarie, de l’État colonial et 40 ans plus tard on se retrouve avec une situation pire qu’en 1962.

    7- Les gens font des études en arabe mais se retrouvent francophones, il ont une crainte horrible d’être taxés d’arabisants au motif que les tenants de cette langue sont des nuls. Les héritiers zélés des héritiers de la France coloniale travaillent inconsciemment à pérenniser l’héritage. Il faut dire aussi que ceux qui ont fait des études poussées pendant l’ère coloniale, qui leur ont permis de prendre réellement les rênes de l’administration soit les ont faites à l’étranger, soit faisaient partie des familles privilégiées pro-Françaises. En ce qui concerne l’ouverture d’esprit qui a fait que les Algériens ont appris la langue Française, je me permets de rappeler que la bureaucratie Française obligeait les Algériens à parler la langue de l’administration pour pouvoir satisfaire aux obligations qu’elle leur imposait.

    7- Puisqu’on parle de langue arabe. En 1966 et conformément aux accords d’Evian, l’Algérie demande à la France des enseignants pour un nombre total de 14.000 ce que la France refuse déclarant ne pouvoir offrir que 4000 enseignants. L’alternative du pouvoir de l’époque fut d’arabiser l’école sans plan préétabli et le canard enchainé en 1966 titrait : »l’Algérie a opté pour l’arabisation, d’ici quelque temps et avec un peu de chance, on n’y parlera plus ni l’arabe ni le Français» . Pourtant, les véritables arabisants maitrisent plutôt bien l’anglais qui est loin devant le Français sur tous les plans.

    8- Ces enseignants égyptiens, Irakiens, syriens et autres arabes venus du moyen orient remplir le vide incommensurable que la France a laissé à son départ après une guerre infernale que nous n’aurions pu mener à terme sans l’aide des pays arabes tant décriés aujourd’hui, ces enseignants, n’étaient certes pas triés sur le volet mais il fallait parer au plus pressé. Le pari de la quantité est réussi, il faut au moins reconnaître cela à ce pouvoir qui a été plus ou moins injuste selon les périodes, reste maintenant à parfaire la machine et à améliorer les prestations, cela ne peut se faire avec les mêmes méthodes, il faut laisser place à la compétence, la dictature à fait son temps, elle n’est non seulement plus utile, mais est néfaste et les pratiques coloniales doivent cesser.




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  • Mohamed J.
    16 mai 2010 at 18 h 40 min - Reply

    @ Houda.

    Bonjour.

    Il y a quelques jours quelqu’un à dit à juste titre sur le forum que ce n’est pas la langue qui fait les Hommes mais que ce sont les Hommes qui font la langue. Ce n’est pas la langue non plus qui fait ce qu’il y a en l’Homme, la foi n’a rien à voir avec la langue sauf au musulman de s’imprégner de sa langue liturgique pour pouvoir apprécier les versets du Coran dans leur splendeur originelle mais ça ce sont des degrés qu’on ne peut réclamer à tous. Mimouna connait Dieu et Dieu connait Mimouna comme on dit chez nous. A chacun sa conception et aucune conception n’est fausse.

    C’est pourquoi je me permets de vous dire fraternellement qu’il y a meme des Français et autres Européens et occidentaux de souche dont la Quibla c’est la Mecque on ne peut juger de ce qu’il y a dans la tete des gens cela n’appartient pas à l’homme seules les apparences lui permettent de juger et elles sont souvent trompeuses.




    0
  • Rabinho
    16 mai 2010 at 19 h 21 min - Reply

    …suite…

    Le peuple Algérien attend de son élite de ses intellectuels des solutions qui le sorte de son léthargie imposée par un système sans foi ni loi !

    Je considère que ce site est conçu pour des patriotes qui militent pour les causes justes et des intellectuels qui peuvent pousser en avant la masse populaire en puisant de leur matière grise et en se mettant aux services de la nation sans restriction aucune !

    Malheureusement , depuis que je fréquente ce site , très peu de gens se sont montrés à la hauteur du besoin attendu par notre Algérie !
    Le reste , franchement , c’est des pauses café pour garnir leur solitude lancinante !

    Avec tous mes respects , essayez de vous relire et comparez vous aux individus des autres nations !

    Il y a l’essentiel puis le secondaire , hiérarchisez vos idées , triez vos besoins vos attentes et faites une analyse fonctionnelle basée sur du rationnel en favorisant l’intérêt général sur l’intérêt personnel !
    Puis concentrons nous sur l’essentiel ! Car le temps est précieux et nous en rendrons compte plus tard pour son exploitation rationnelle ou non !

    La franchise est souvent amer !

    Avec tous mes respects à toutes et à tous !




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  • BRAHIM
    16 mai 2010 at 20 h 13 min - Reply

    @Mohamed J. vous dîtes à propos des cordonniers envoyés en Algérie pour enseigner : « il fallait parer au plus pressé ». Il faut croire que les pays arabes (surtout l’Egypte) avaient un « respect incommensurable » envers l’Algérie. J’ai eu en seconde (années 60) un professeur d’arabe qui nous parler en cours ni de la grammaire, ni des maths en langue arabe mais de l’émerveillement qu’Il ressentait devant la situation de l’Algérie même au lendemain de son indépendance. Cela suppose que ce qu’il vivait en Algérie même après 130 ans de colonialisme, c’est mieux que dans son pays. Cela se passer à Bgayeth (ex Bougie), au lycée Ibn Sina (ex collège classique et moderne). Il y avait deux Egyptiens et un Syrien, très sympathiques et plein d’humour par ailleurs, mais ils remerciaient le Bon Dieu d’être tombé sur l’Algérie en tant que « coopérant » même avec tous les « problèmes » que tu soulèves de l’Algérie de l’époque. C’était mieux, pour eux, qu’en Egypte ou en Syrie. Je te jure que c’est la vérité. @Mohamed J., je parle en connaissance de cause : c’est, comme on dit, le privilège de l’âge.




    0
  • Mohamed J.
    16 mai 2010 at 20 h 25 min - Reply

    @ Rabinho.

    Suite à quoi ?




    0
  • Mohamed J.
    16 mai 2010 at 21 h 06 min - Reply

    @ Brahim.

    Il y a une dizaine d’années je suis allé dans un quartier voisin refaire les garnitures de freins, avant que l’importation ne soit ouverte et qu’il y avait des pénuries de tout et en attendant que l’ouvrier meprépare le travail, qui devait avoir dans les 35 ans je regardais à droite et à gauche et mon regard fut accroché par un diplome d’ingénieur en pétrochimie collé au mur. J’en fais la remarque au type en lui disant que ce diplome risquait de se déteriorer s’il restait là et il me dit que c’était le sien et qu’il n’en avait rien à faire puisqu’il n’y avait pas de travail de toute façon. C’est la situation de l’Egypte que tu décris. Est ce qu’il n’est plus ingénieur parcequ’il n’a pas trouvé de travail ? Ce sont des jeunes comme lui qui pourtant ont fait des miracles à l’étranger.




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  • karima
    16 mai 2010 at 21 h 11 min - Reply

    Mohammed J :il y avait combien d’intellectuels algeriens au depart de la France.Faites vos recherches et vous verrez que la France a tout fait pour annihiler notre identite pas en instruisant le peuple mais plutot en essayant de l’abrutir mais la France n’a pas reucu par contre les injustes, pour etre polie, qui nous gouvernent sont en voie de reussir d’apres les commentaires qui ne sont point des oints de vue mais plutot des insultes.@ Houda, Dieu connait ma quibla et ce qui m’importe, je n’ai pas l’habitude d’etaler mon moi religieux comme il n ya que moi et Dieu qui le connaissent.




    0
  • BRAHIM
    16 mai 2010 at 22 h 01 min - Reply

    Non @Mohamed J., je te parle du niveau culturel ou pédagogique de ces soi-disant professeurs. Ils n’avaient pas du tout le niveau ni en langue arabe, ni en math, ni en poésie, ni ami ali !




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  • Ammisaid
    16 mai 2010 at 22 h 19 min - Reply

    YIWEN = Wahed = Un =….. 1
    Akvayli= kbayli = Kabyle….
    Muslim = Inslem= Musulman….
    Etc…
    Quelle est la différence ?
    Toutes les langues disent la même chose. Elles racontent la vie, ses sentiments, ses émotions, ses idées…C’est tout !
    La langue n’est pas vitale pour communiquer avec l’univers, pour acquérir le savoir, pour adorer son seigneur, pour garder l’espoir, pour aimer avec son coeur…
    La langue c’est un outil comme tous les autres outils qui sont au service de l’humain pour saisir, comprendre, utiliser…ce qui l’entoure.
    Apprenez autant de langues que vous pourrez, cela sera un plus, cela ne sera jamais un moins.
    Quand quelqu’un sait qui il est, d’où il vient, où il va…il ne doit pas avoir peur des autres humains. La planète terre est devenue une maison, gardons notre personnalité de base, notre Algérianité et sortons conquérir le monde confiant et sans peur. C’est tout ! Plus nous serons nombreux et unis, plus nous serons écoutés et respectés. C’est tout !
    Fraternellement en arabe, en kabyle , en français et cardiaquement à toutes et à tous




    0
  • Mohamed J.
    16 mai 2010 at 23 h 08 min - Reply

    @ Brahim.

    Ok Brahim. Message reçu. Cela ne change cependant pas grand chose à la situation. Ou une minorité de Francophones formée par des profs Français de niveau respectable ou des profs Orientaux ayant traficoté leurs diplomes et que nos dirigeants n’ont pas soumis à des tests de compétence. La faute incombe à qui ?

    Et je ne pense pas quand meme qu’ils étaient tous des traficants, bien que je n’ai pas eu le déplaisir d’étudier chez l’un d’eux. Ah si j’ai eu un prof de musique Egyptien qui était excellent. On l’appelait Abdelhalim Hafedh. Mais il n’y avait pas que les Egyptiens, il y avait je crois beaucoup de nationalités.




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  • houda
    16 mai 2010 at 23 h 17 min - Reply

    bonsoir tout le monde
    Tout d’abord @ karima, je m’excuse de m’être emportée de la sorte, je n’aime pas polémiquer et j’ai horreur des étiquettes, vous traitez les arabophones de non-nationalistes, de quel droit portez vous ce jugement sur eux ?
    Concernant la langue je rejoins Ammisaid, avant tout la langue c’est un outil de communication, la preuve on est entrain de discuter en français sur ce site là pourtant on n’est pas français !
    le prophète (qsssl) nous a exhorté à apprendre les langues, pour vous dire que l’islam n’est contre aucune langue, il n’y a qu’à voir la Turquie, l’Iran, le Pakistan… qui ont gardé leur propre langue et qui sont très majoritairement musulmans. Pour le cas des pays du Maghreb qui se sont majoritairement arabisés (de langue) il doit y avoir une explication à ce phénomène, et je trouve inconcevable de rejeter une langue qui existe depuis 15 siècle qui de plus est la langue du coran (livre sacré des musulmans)alors qu’on s’accommode du français sans état d’âme.




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  • karima
    17 mai 2010 at 1 h 06 min - Reply

    @Ammisaid, merci.




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  • Adel
    17 mai 2010 at 2 h 03 min - Reply

    La dichotomie maghrébine arabisant-francisant (et non pas arabophone-francophone) n’en finit pas de faire couler de l’encre…pardon: de faire crépiter les claviers.

    Excluons d’abord de nos propos les Algériens francophones, c’est-à-dire ceux qui ont oublié leur langue maternelle (derja ou dialecte amazigh) et qui parlent en francais à la maison. Il constituent une infime minorité complètement aliénée.

    Disons ensuite clairement que la dichotomie dont il est question ne concerne que les gens instruits, ceux qui ont reçu leur enseignement soit en arabe scolaire, soit en français, et, qu’en 2010, elle concerne principalement les Algériennes et Algériens formés par l’école algérienne – ceux qui ont eu la chance d’arriver au certificat d’études primaires avant 1962 ayant aujourd’hui largement dépassé l’âge de la retraite (les plus jeunes, ceux qui avaient 12 ans en 62, ont 60 ans).

    Pourquoi les intellectuels arabisants et les intellectuels francisants n’arrivent-ils pas à trouver un terrain d’entente? Parce que la langue arabe et la langue française ne donnent pas accès aux mêmes sources, les diplômés en lettres arabes étant nourris d’auteurs arabes classiques tels Al-Moutanabbi et Al-Djâhidh et les lettrés en langue française étant abreuvés aux oeuvres de Victor Hugo et Balzac, les deux groupes ayant été formés par l’école algérienne, rappelons-le. Mais au fond d’eux-mêmes, tous deux portent la même culture populaire orale authentiquement algérienne – je parle toujours des Algériens , dont je m’enorgueillis de faire partie, profondément imprégnés de cette culture populaire et qui lui restent attachés. Cette culture populaire que l’école – qu’elle parle arabe ou français – s’évertue par tous les moyens à leur faire oublier et mépriser.

    Pour ma part, je considère qu’Al-Djâhidh et Balzac, constituent un enrichissement pour l’Algérien de 2010, mais le noyau de sa culture authentiquement algérienne reste à élaborer, à exprimer sous une forme «savante» qui puisse rivaliser avec les oeuvres impérissables léguées par l’époque glorieuse du monde musulman de culture arabe. Comment? C’est là que se trouve le défi à relever pour sortir réellement de la «taba3iyya», car enseigner les œuvres de Balzac ou d’Al-Djâhidh à un jeune algérien moyen, c’est du pareil au même, c’est le renvoyer à un univers qui n’est pas maghrébin, qui n’est donc pas le sien. N’est-ce pas là que commence le mépris de la culture populaire algérienne que professent avec la même constance, et ce depuis l’indépendance, arabisants et francisants? Une école qui n’enseigne pas aux jeunes enfants l’amour de la culture vivante qui parle de la terre et de la société qui les ont vus naître, dans une langue parfaitement adaptée à leur univers mental et affectif, peut-elle former de Algériens authentiques respectueux de leur peuple et fiers de leur culture? Sommes-nous donc condamnés à nous transplanter si loin de notre patrie – à l’Est et au Nord – pour trouver des nourritures spirituelles valables? N’est-il pas grand temps pour nous de nous recentrer sur notre terroir, de revisiter nos saints, nos guerriers et nos poètes, ceux qui ont parcouru nos montagnes et nos déserts, qui ont aimé et haï, construit et pillé, résisté et plié, sur cette terre généreuse qui est la nôtre, depuis la nuit des temps? Non, notre terre n’a pas été – n’est pas – stérile. Ce sont plutôt nos esprits qui se sont fermés et n’entendent plus ses pleurs et ses rires.

    Oui, nous avons libéré la terre et nous devons maintenant libérer les langues, car, sans cela, nous serons condamnés à tourner indéfiniment en rond, «ki ennahla el3amiya»…

    Le chantier est vaste mais les esprits éclairés font cruellement défaut, hélas.




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  • Mohamed J.
    17 mai 2010 at 11 h 07 min - Reply

    @Karima.

    Bonjour.

    Je n’ai à aucun moment pensé vous blesser par mes propos et si je l’ai fait croyez que ce n’était nullement mon intention, la communication par l’écrit n’est pas toujours parfaite meme si on y fait attention. Sans intention il n y a pas de crime vous en conviendrez et me pardonnerez.

    Je vais essayer de recentrer le débat afin que nous puissions nous comprendre.

    Que les intellectuels aient été formés par la France coloniale durant sa présence ici, ou qu’il aient été formés après son départ sur le substrat culturel qu’elle a laissé et que toute façon sa langue véhicule, ils ne peuvent ne pas être imprégnés des valeurs de la civilisation que la langue véhicule nécessairement.

    C’est donc que leur algérianité prend une direction nécessairement opposée à celle que les arabisants imprégnés des valeurs de civilisation également véhiculées nécessairement par cette langue.

    Nous aboutissons à deux visions du monde et on ne peut juger quelle est la meilleure car ce jugement ne peut se faire de l’intérieur de la bulle ou on se situe. Il faut en sortir et voir les deux bulles de l’extérieur. Alors il nous apparaît que la langue joue un rôle dans la formation de la pensée en ce qu’elle imprègne l’etre humain des valeurs qui en sont à la base. Donc il est tout a fait normal qu’arabophones et francophones n’aient pas les memes réactions, chacun d’eux puise ses archétypes dans une langue autre, l’une ayant plus d’attaches avec sa culture et l’autre devenant de plus en plus présente dans sa culture depuis la tombée des résistances et des barrières liées à la colonisation et qui font que la langue Française, langue des anciens dominants à revêtu cette importance qui la fait passer pour la langue de la force, de la puissance et de la science ce qui est tout faux, la France actuelle est en perte de vitesse à tous points de vue. Serait ce le syndrome de Stokholm ? Agit il à l’échelle sociale ?

    D’autre part c’est le peuple Algérien qui est sorti vainqueur face à la puissance coloniale aidée en son temps par tous les pays de l’OTAN et qui n’a pu avoir raison d’une poignée d’homme décidés que le peuple, tout le peuple soutenait. Si les différents pouvoirs algériens qui se sont succédé avaient renforcé cette conviction et reconnu et admis l’amazighité de l’Algérie avec son arabité dés le début et travaillé à consolider l’identité nationale au lieu de tenter de la réprimer, elle ne se serait pas dissoute autour de chimères importées de France et d’orient, les unes ramenant l’évangélisme, l’athéisme et autres valeurs et les secondes ramenant l’islamisme, le panarabisme et par voie de conséquence favorisant le berbérisme par opposition, autre conséquence de la gestion catastrophique des identités.

    Nous en sommes à présent à nous demander si les francisants sont plus Algériens que les arabisants, s’ils sont plus ouverts ou plus archaiques, si leurs expressions sont plus près du terroir ou plus loin, etc…

    La langue arabe est présente dans notre culture depuis 14 siècles alors qu’effectivement le Français comme vous me le faites remarquer indirectement ne l’est qu’après l’indépendance bien qu’il était en germe avant. Mais la langue arabe qui est présente dans notre culture algérienne est une langue acculturée, locale et bien qu’il soit vrai que le fait que ce soit notre langue et qu’elle nous rapproche des arabes, notre substrat amazigh différent des substrats des pays arabes nous fait réfléchir autrement et utiliser autrement les tournures de phrases en arabe et c’est je crois ce fait que vous vouliez mettre en lumière, l’influence des pays arabes sur notre pays provient de la langue arabe.

    Effectivement, cette influence se ressent dans le domaine aussi bien religieux que profane. L’influence française aussi. Toutes ces influences sont normales , elle découlent de la faiblesse de notre pays, passée et présente, dans tous les domaines. Nous devons en garder ce qui est bon pour nous et maintenir le cap améliorer nos forces, reconstruire notre algérianité, nous unifier, devenir solidaires. L’arabisme, l’islamisme, le « francisme », le berbérisme, sont des accidents de l’Histoire qui disparaitront bientôt, si la justice est rétablie dans le pays, toute la justice et la liberté qui va avec. Sans ça les clivages iront en s’amplifiant.

    Ce qu’il faut restaurer c’est l’Algérie arabe, amazighe, musulmane, moderne.




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  • Mohamed J.
    17 mai 2010 at 12 h 35 min - Reply

    @Adel.
    Bonjour.
    J’aurais vu ton commentaire avant de poster le mien je ne l’aurais pas posté.




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  • Alilou
    17 mai 2010 at 13 h 09 min - Reply

    A toutes celles et ceux qui ne cessent de parler de langue arabe et berbere je vous demande de reflechir un tant soit peu, on est entrain d’essayer de noyer le poisson dans un verre d’eau.

    Notre probleme en tant qu’Algerien n’est pas la langue, c’est le regime qui en 50 ans a fait plus de ravages que le colon en 130 ans, on est devenu des abrutis au service des nains de jardin.

    Notre nation au 21e siecle n’arrive meme pas a produire des clous made in Algeria avec des machines fabriqués chez nous.
    Nos cerveau sont gangrénés par des tas de faux problemes, alors que le vrais probleme est l’heritages de nos chouhada mort pour rien, car si vous pensez reellement que nous sommes independant, vous vous trampez, on n’est pas independant en rien du tout. Nous sommes encore dependant a 100%, dans tout et de tout meme nos tetes.

    On doit revenir a L’essentiel.

    Je vous jure que je ne vais plus lire LQA, je ne vais plus intervenir, je suis devenu pessimiste et deprimé en 3 mois de temps.




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  • sam
    17 mai 2010 at 16 h 18 min - Reply

    Actuellement il y’a un vrai problème des langues en Algérie. Globalementon le système scolaire forme des analphabètes bilingues. Comment sefait’il que des gens ayant fait les études jusqu’au certificat d’études dans l’ancien système écrivent mieux et ont une culture plus développée que des universitaires?
    J’ai un cousin qui a été à l’école pendant cinq année dans les années soixantes, et c’est lui qui rédige les demandes de stages de son fils et de sa fille qui sont…diplomés universitaires? Je suis sûr que chacun de vous connait dans son entourage des diplômés universitaires incapable de rédiger en français, n en Arabe d’ailleurs. C’est une vraie catastrophe. Ce que j’ai remarqué c’est qu’avec l’anciens système, quand tout était en français, les gens continuent chez eux à lire des bandes déssinés, des livres ou des journaux, en français, ce qui améliorer leurs vocabulaires et leurs cultures. Alors que parmi les arabisant, à part ceux faisant des études litéraires, ne lisent pas des livres, bandes dessinés en Arabes, et comme ils ne lisent pas non plus en français, puisque ce sont des arabisants, le résultat est qu’ils restent médiocre dans ces deux langues. Voilà à courir deux lièvres, on attrape aucun. Je pense que la meilleur solution est d’étudier d’abord dans sa langue maternelle, qui est plus facile pour acquérir le b.a-ba, et ensuite étudier les langues étrangères. Avec le recul, je trouve absurde que dans mes premiers jours à l’école, on me demande d’apprendre bêtement « ayna lkito, tahta lmindhadati », alors que on me l’aurait dit dansma langue kabyle « andat umcic, atan daw tabya », j’aurais plus consacré mon attention et ma concentration aux mots, à la structures des phrases …etc. Le résultat c’est qui, oui j’était frustré dés mes premiers jours à l’école, et la chanson est lancée: apprendre bêtement tout ce que demande l’enseignant. On a eu des gosses qui apprennent bêtement des textes de dizaines de lignes, et qui n’ont même pas compris le contenu, et même parfois…à la fac. C’est cela le résultat de cette arabisation tel que je l’ai vécu. Je vous venir avec vos sabot « c’est pas l’arabisation, bla-bla, bla-bla ». En résumé j’était frustré pendant mes études d’avoir eu des profs kabyles, enseignant en francais ou en arabes, donner un respect surdimensionné et exagéré à ces langues et méprisant leurs langues kabyles. Ils ne vous permettent même pas de vous adresser à eux en kabyle. C’est vraiment ahurissant. Imaginez la même situation inverse en France: Apprendre aux enfant du CP, d’apprendre des phrases bétement en Kabyle « Anidat umci, atan daw tabya ». Les parents d’élèves et la police vont immédiatement venir et envoyer en prison l’enseignant kabyle en question, en l’accusant de fous!! Je suis convaincu que si les Kabyles étudiez dès la première année primaire dans leurs langue, ils seraient mieux instruit, et apprendraient facilement les autres langues plus tard, que ce soit l’arabe, le français, ou l’anglais. Au lieu de ça on a des universitaires qui ne maitrisent même pas les notions élémentaires de l’écriture. Un prof à la fac m’a même dit « j’ai l’impression que certains bacheliers ne savent même pas ce que c’est qu’une phrase ». C’est dramatique.




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  • Rabinho
    18 mai 2010 at 14 h 32 min - Reply

    A tous mes compatriotes !

    Je rejoins @Alilou dans son dernier post pour redire ce que j’ai déjà dis !
    @Alilou l’a dit et l’a redit , je l’ai dis et je le redis ;

    Mais apparemment il y a quelque chose qui cloche ! comme un certain somnambule collectif !

    Permettez moi cette franchise et ce point de vue !

    Vous semblez assez instruits , d’une culture assez bonne , mais d’une conscience un peu loin de l’espérance ! Vu le coté qui prime dans vos discutions et dans lequel vous vous laissez emporter sans aucune limite et vous vous approfondissez naïvement tout en s’éloignant de l’essentiel !

    A vous lire , pas tous , vous me semblez tels des collégiens surdoués s’échangeant des connaissances , fruits de leurs recherches et de leurs efforts consentis pour rivaliser entre eux et se montrer entre collègues combien on est persévérant !

    Vous vous laissez emporter facilement dans des sujets qui vous semblent intéressants , et ils sont secondairement intéressants , mais au fond se sont des détournements prémédités par ceux qui sont plus intelligents ou de même intelligence que nous , mais qui ont des fins utiles contraires aux nôtres ! De ce fait nous nous éloignons beaucoup trop de l’essentiel pour ne discuter que le secondaire à savoir la langue , la religion , l’histoire …alors que le pays n’est pas encore indépendant !

    Il serait naïf de notre part de considérer qu’on n’est pas infiltré par certains pseudos opérant pour le régime et le DRS !

    Réveillons nous les gars et soyons à la hauteur de notre intelligence et notre degré culturel !

    Posons nous la question récurrente de l’heure et hiérarchisons nos idées !

    Dites vous bien que vous êtes les bâtisseurs d’une nouvelle Algérie ! Ordonnez chronologiquement vos idées et vos taches et abordez l’essentiel en prenant en considération le facteur temps qui joue un rôle prépondérant quant à la valeur et la qualité du produit fourni !

    Qu’avons nous fourni jusqu’à présent ?

    Le problème actuel de l’Algérie réside dans son régime , ni la langue ni la religion ni l’histoire ne sont d’actualité ! Il serait vain d’en discuter en passant à coté de l’essentiel ! Car dans ce cas là nous passons pour des cancres ou des idiots instruits en culture générale c’est tout !

    Avec tout mes respect à tous !




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  • Touati
    20 mai 2010 at 15 h 45 min - Reply

    La langue constitue le véritable vecteur culturel d’une société. En Algérie, le problème linguistique cache en réalité les deux visions deux sociétés qui coexistent depuis la colonisation. Une société ancrée dans son repere arabo-musulman et une société occidentalisante qui estime que notre retard est lié a l’Islam. Cette réalité a été mise en évidence par les écrits de Malek Bennabi. De nos jours , ces deux courants continuent a s’affronter. Il me semble que les « modernistes » n’ont pas réellement un véritable ancrage dans la société. Voulant que mon fils ne a l’étranger et désirant apprendre l’arabe, j’ai du l’envoyer en Syrie. Qu’aurait-il appris en Algerie ? Du charabia, du créole. L’arabe est dite langue officielle en Algerie alors qu’en réalité cette langue est marginalisée par la pseudo élite et les milieux d’affaire. Le développement et la construction d’une société moderne doit passer par une révolution culturelle ou la langue arabe doit jouer son role de civilisation.
    Assalm




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  • BRAHIM
    22 mai 2010 at 14 h 57 min - Reply

    L’arabe est dite langue officielle en Algerie alors qu’en réalité cette langue est marginalisée par la pseudo élite et les milieux d’affaire ??? Cher internaute @Touati çà mérite des explications plus détaillées et plus approfondies. N’est-ce pas en raison simplement au fait que la langue arabe a perdu progressivement de sa « puissance » scientifique et culturelle depuis le 11 ème siècle et dont les raisons sont multiples. Aujourd’hui, l’école et l’université algérienne est incapable de former des étudiants en mesure de répondre à l’offre d’emploi dans divers domaines techniques, technologiques, industrielle, scientifique, commerciale. Cela est du d’abord à la faiblesse de la langue qui ne se dévelloppe et ne progresse pas comme l’on fait les autres langues, à l’absence d’un encadrement compétents et de haut niveaux, à l’inconscient des politiques qui n’accordent pas l’importante requise, ni une priorité à ce segment fragile (et pourtant stratégique) qu’est l’école ou l’éducation d’une manière générale. Ne parlons pas du domaine de la Recherche Développement où les algériens sont les derniers déjà statistiquement enterme de nombre de chercheus par habitants. Alors , mon frère @Touati, heureusment qu’il encore quelques « francisant » ou « anglicant » qui arrivive à tenir la route (et encore je suis généreux) dans le gouffre dans lequel s’enfonce notre pays dans le domaine culturel.C’est une apréciation à travers le trou de ma serrure. Je ne sais pas si je suis dans le juste ou dans le faux.




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  • Adel
    22 mai 2010 at 16 h 55 min - Reply

    @Touati

    Bonjour,

    « Voulant que mon fils né a l’étranger et désirant apprendre l’arabe, j’ai du l’envoyer en Syrie. Qu’aurait-il appris en Algerie ? Du charabia, du créole.»

    Si j’ai bien compris, vous parlez d’une sorte de séjour linguistique de quelques semaines pour votre enfant et non pas d’une scolarisation.

    si c’est bien de cela qu’il s’agit, alors permettez-moi de faire quelques remarques:

    1- Votre enfant n’apprendra pas l’arabe standard en Syrie, mais l’arabe syrien.

    2- En ce qui me concerne, je peux vous garantir que la langue que je parle à la maison avec mes enfants est celle que m’ont apprise mes parents. C’est une variété de l’arabe algérien parlé dans l’Algérois. Je présume qu’il en va de même pour la grande majorité des Algériens. Cette langue n’est ni du charabia, ni du créole.

    3- Si votre langue maternelle est une variété d’arabe algérien, alors pourquoi ne l’apprenez-vous pas à votre enfant? Est-ce du charabia?

    4- Si vous voulez que votre enfant apprenne l’arabe algérien, cela ne peut se faire qu’en Algérie. Si c’est l’arabe standard, cela ne peut se faire qu’à l’école, car, à ma connaissance, cette langue n’est parlée dans aucun pays arabe, chacun ayant sa variété particulière (égyptien, irakien, syrien, saoudien, etc.)

    Cordialement




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  • khaled M
    30 juin 2010 at 20 h 00 min - Reply

    Le quotidien d’Algérie pas quotidien d’Oran
    Achi nacira est une enseignante au seine de département de lettre arabe à l’université de tizi ouzou
    Je sui fier d’elle et je souhaite de la rencontrer prochainement car elle a posé une problématique vraiment importante
    Je vous encourage madame achi de continuer comme ça et de sauver l’honneur de département lettre arabe de tizi ouzou ne soyez pas comme les autres enseignants qui détruisait le département




    0
  • khaled M
    30 juin 2010 at 20 h 12 min - Reply

    Ce sujet pourra nous porter très loin madame achi nacéra
    Ce sujet aussi peut nous faire tomber dans des contradictions énormes
    Ce sujet nous dépasse autant que des chercheurs dans le domaine de la littérature
    Ce sujet est purement politique

    poster par khaled m
    quotidien d’oran
    le 28/06/2010




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  • djamal
    2 juillet 2010 at 20 h 18 min - Reply

    الأستاذة عشي معروفة بتواضعها و احترامها الكبير للطلبة
    الأستاذة عشي نصيرة تعمل حاليا كأستادة في قسم اللفة و الأدب العربي
    أستاذة محترمة لم يذكرها أي أحد بسوء عكس الأساتذة الآخرين الذين يصب الطلبة عليهم سخطهم في كل حين

    أستاذة متفهمة تعرف ما يدور في نفسية الطالب
    أستاذة لا تبخل بعلمها هكذا عرفتها عندما كنت طالبا عندها سنة 1999
    أستاذة عشي إن بقيت كما أعرفها ستحقق الكثير من النجاحات
    إنها في الحقيقة لا تستحق أن تدرس بين أشباه الأساتذة الذين لا نلومهم على عدم كفائتهم و لكن نلومهم لإنحطاط أخلاقهم
    العلم يمكن أن يستدرك و لكن الأخلاق لا
    فجاهل متخلق أشرف و أفضل و أنبل من عالم و مثقف عديم الأخلاق
    الأمم الأخلاق فإن ذهبت ذهبوا
    العلم مكتسب أما الأخلاق فطرة و وراثة




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  • nacer
    2 juillet 2010 at 20 h 34 min - Reply

    تعتبر الأستاذة بجامعة تيزي وزو نصيرة عشي، أن اللّغة هي عنصر من عناصر الهوية، إلى جانب عناصر أخرى كالعرق، الدين، الأرض والشعور بالمصير المشترك، بمعنى أن الاختلاف اللّغوي لا يعتبر عائقا في تشكيل الهوية، لكن الرغبة في تشكيل مصير مشترك، هي الإسمنت الذي يجمع العناصر الأخرى، كما ترى أن تحطيم هذه الرغبة في العيش المشترك، يتم بصنع الفروق في الجوانب المذكورة سابقا، الدين، اللغة، العرق. وترى نصيرة عشي أن الحقيقة الوحيدة والأكيدة هي الأرض  »التراب »، بالمعنى المجرّد، فإذا لم يكن الإحساس بهذا العنصر، فكل العناصر الأخرى تنتفي. وتضيف  »الجزائريون حملوا السلاح من أجل تحرير الأرض المستلبة ولم تكن ثورتهم من أجل اللغة ». لتؤكد أن الذين كتبوا بالّلغة الفرنسية، لم يتخلّوا عن عرقهم الجزائري ولا عن الديانة ولا عن الرغبة في الانتماء للأرض. وهنا ترفض الأستاذة اتهام البعض لمحمد ديب بالاستلاب، لأنها ترى أن موقف الكاتب السياسي والإيديولوجي، لم يجعله يضحّي بانتمائه للجزائر. وتضيف أنه في الواقع أن كل العناصر الأخرى المكونة للهوية مكتسبة، الدين بالفطرة، اللّغة بالتعلم والعرق لا يختاره أحد، فالعنصر الوحيد الثابت هي الأرض، أما الحديث عن الاختلاف بين الفرنكفوني والمعرّب هي قضية مرتبطة بالنظام السياسي، فمثلا التجربة اللّغوية في المغرب أو تونس حسمت، لتضيف  »نحن إلى حد الآن مثلا لم نفصل بأي لغة نكتب الأمازيغية، لأن الإطار السياسي لا يسمح بفتح النقاشات حول هذه المواضيع ». فالهوية حسب الأستاذة لها أيضا إطارها السياسي، الاجتماعي والثقافي. ولذلك عندما يفتح النقاش تظهر الاتجاهات والتيارات وهنا يقع الإشكال.
    Ya doctura Achi Nacira ou nacéra
    nous vous demandons de nous donner vos arguments
    on vous attends




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  • Congrès du Changement Démocratique