Édition du
28 March 2017

L’utilisation du fait berbère comme facteur politique dans l’Algérie coloniale

Pr Mahfoud Kaddache

In Oumma.com

Le fait berbère qui au Maghreb et en Algérie n’échappe à personne a souvent été utilisé pour appuyer une politique de division entre les différents éléments de la population algérienne. Depuis les débuts de la conquête le particularisme berbère n’a pas cessé d’être souligné par les courants historique, sociologique, littéraire. Militaires, administrateurs, hommes politiques autant sinon plus que les hommes de sciences se sont posé des questions sur l’origine des Berbères, leurs rapports avec les Arabes et le caractère insolite de leur islamisation.

On a même utilisé la dénomination Berbérie, finalement abandonnée car révélant maladroitement un dessein racial et politique. Les réponses données par de nombreux savants aux questions posées obéissaient souvent plus à des considérations idéologiques qu’à des préoccupations scientifiques et cherchaient plus à faire ressortir les différences entre Berbères et Arabes qu’à souligner les apports considérables et l’empreinte indélébile qui furent ceux d’une langue et d’une culture.

L’objectif diviser pour régner apparaissait avec les premières études ; il s’agissait de ne pas courir avec le Berbère colonisé du XIXème, le risque d’un échec comme ce fut le cas avec Rome et le christianisme[1]. Il ne fallait pas laisser le Berbère cramponné à l’Islam, ni tourné vers l’Arabe, ni vers l’arabisation.
L’objet de cette communication, dans le cadre du temps qui nous est imparti, n’est pas de faire une étude complète de l’utilisation du fait berbère comme facteur politique durant la période coloniale – cette étude reste à faire – mais de souligner quelques étapes d’une politique qui pour avoir connu des revirements n’en est pas moins restée fidèle à la devise : diviser pour régner.
Pour la colonisation, les Kabyles pas plus que les Arabes n’étaient acquis à la France. Vaincus, ils restaient indomptés pour ne pas dire indomptables. Aussi sont-ils souvent présentés comme « vains, fiers, entêtés, ignorants et fanatiques, capricieux et méchants, fourbes et voleurs ». Leur solitude dans les montagnes en fait « des sauvages, qui ne cherchent qu’à se nuire, se détruire, et se livrent à leurs penchants haineux, farouches et vindicatifs.

Ils sont faux et soupçonneux… »[2]. Même leur indépendance est considérée comme n’étant que la « passion immodérée du vol, la pratique absolue du brigandage ». Les Berbères restaient « insaisissables comme les Numides leurs aïeux ». Ce sombre tableau de la société kabyle, nous le trouvons dans de nombreux ouvrages[3]. Mais ces Kabyles étaient préférables aux Arabes car ils apparaissaient les moins éloignés du type européen, une fusion avec est possible, « ils seront les premiers à s’assimiler si jamais des musulmans s’assimilent »[4].
Et de comparer le Kabyle et l’Arabe, le premier autochtone, montagnard sédentaire, sociable, professant des sentiments égalitaires, partisan de la propriété individuelle, âpre au travail comme le paysan français, alors que le second étranger au pays, homme des plaines, de steppes, nomade et barbare dans l’âme, un sauvage intelligent aux mains de qui la terre devient fatalement un désert…imbu de préjugés, aristocratique, partisan de la communauté des terres, s’abandonnant à l’indolence de la vie pastorale.

Ces idées répandues par de nombreux hommes de science étaient courantes non seulement au début de la conquête mais durant tout le XIXème siècle[5]. Elles devaient éclairer la politique algérienne qui optait pour un espoir basé sur les Kabyles « nature sauvage et inculte, mais pleine de sève et de vigueur »[6].
Et de renchérir sur le fossé qui opposait Kabyles et Arabes. Les premiers sont les ennemis naturels des Arabes qui les ont refoulés dans les montagnes. « Cette antipathie subsiste encore assez pour qu’il n’y ait jamais lieu de redouter une tentative de coalition des deux races ». L’organisation politique et sociale du Berbère, son habitude du travail, ses notions de liberté lui ont donné une supériorité incontestable sur la race arabe. L’Islam pratiqué par les Kabyles est jugé très superficiel, tiède.

La fusion, l’assimilation pouvaient en conséquence être réalisés en Grande Kabylie. Non seulement on espérait assimiler les Kabyles, mais on pensait qu’ils pourraient être les intermédiaires qui transmettraient aux Arabes, les mœurs, les coutumes, la civilisation française. On alla jusqu’à concevoir la possibilité de faire des Kabyles, des auxiliaires de la colonisation ; on rêva de la création de villages kabyles, antennes de la colonisation en pays arabe, qui isoleraient les tribus arabes et remplaceraient avantageusement les garnisons militaires européennes susceptibles d’être diminuées ou rappelées en cas de guerre.
Les villages auraient chacun 25 fusils et 500 hectares, seraient installés dans les régions méridionales, pourraient surveiller les tribus et « leur démontrer par un exemple pratique et constant la supériorité de la vie sédentaire sur leur existence nomade et féodale »[7]. Liorel reprend les mêmes idées et pense que « le Kabyle serait ainsi l’élément colonisateur par excellence, celui que nous devrions employer pour faire de l’Algérie une véritable France »[8].

Ageron a eu bien raison d’intituler son chapitre le mythe kabyle. Le mythe a inspiré une politique ; on s’appuya sur les traditionnelles djemaas tout en cherchant à utiliser habilement les chefs ; on commença par introduire les juges de paix en Kabylie occidentale, l’administration voulut rétablir les çoffs, défendre les coutumes kabyles surtout dans la mesure où les coutumes s’opposent à la loi musulmane, il fallait respecter les kanouns, même ceux qui « sont immoraux »[9].

Des tentatives furent faites pour franciser les noms, faciliter, populariser la naturalisation, rechercher « la fusion ethnique ». Il fallait favoriser les Kabyles, donner une place importante à la langue kabyle par l’octroi de primes substantielles aux fonctionnaires français (1882) et la construction plus intense d’écoles en Kabylie.

On a même proposé la constitution d’un département spécial regroupant toutes les populations parlant kabyle. Si on ne le fit pas, on créa en 1898 une représentation spéciale dans les Délégations financières où la section kabyle siégeait à part de la section arabe. Les Kabyles eurent, compte tenu de leur nombre, une représentation plus importante (6 délégués kabyles contre 15 Arabes).

On ne renonçait pas à l’application de la politique de division. Le Temps le dit clairement « la sagesse la plus élémentaire nous conseillait de maintenir, d’accroître les différences qui les séparaient des autres indigènes »[10]. L’assimilation échoua, ni le nombre des naturalisés, ni celui des convertis n’étaient satisfaisants. On en vint à accuser l’Administration d’avoir favorisé l’Islam et l’arabisation. On incrimina le système administratif à l’arabe : bach-agha, grands seigneurs pour gouverner des populations habituées à une gestion démocratique, cadis chargés de juger les procès civils, arbitrés auparavant par les djemaas.

Si les Kabyles étaient attachés à l’Islam, c’est à cause de la « croisade musulmane au nom de la France par l’administration militaire »[11] ; elle a rendu les Kabyles « plus mahométans qu’avant la conquête » et leur a permis de se regrouper autour des chefs religieux, de se rapprocher des Arabes dans les différentes sectes religieuses. « L’Islamisme a donc poussé plus profond ses racines », et les vrais principes musulmans tendent à se substituer aux anciennes coutumes locales. Aux dires de Charveriat, les zaouïas se seraient multipliées au détriment des écoles françaises, les constructions de mosquées auraient été le fait des autorités qui furent invités à rehausser par un éclat officiel la solennité de l’Islam.
Bref, l’assimilation avait échoué, le fossé qui séparait les Kabyles et les Arabes paraissait comblé pour ceux qui constataient cet échec. Est-ce à dire qu’on renonçait au mythe kabyle et à une politique berbère fondée sur la distinction entre Arabes et Kabyles ? Non car « le fossé reste assez large » pour qu’un habile politique parvienne à la maintenir, au grand avantage de la domination française. « Sans éveiller le sentiment d’une nationalité kabyle qui, heureusement, n’existe pas, il faut entretenir en Kabylie l’hostilité, tout au moins, l’opposition à l’égard de l’Arabe », affirmait Charveriat.

Il faut établir une différence dans les signes même de la pensée, maintenir l’antagonisme à la base ; remplacer les caractères arabes par les caractères français, écrire la langue kabyle en caractères français[12]. Même en 1924 Peyronnet rappelant Fournel[13] regrette qu’on n’ait pas tenu compte de ses conseils : « ne pas traiter uniformément deux races qui sont distinctes, manifester clairement son choix, sa préférence pour les Berbères et baser sur ce choix une politique plus hardie ». L’orientation des études restait la même. Toutes les questions étaient étudiées sous l’angle français.

« Que voulons-nous ? » s’interrogeait Peyronnet. Que l’Afrique de demain soit une Afrique éminemment française ? » Et parmi les autres questions posées celles, sur l’importance de l’Islam, de l’arabisation, restaient les plus importantes : il importe si l’on veut avancer quelques opinions sur leur francisation (les Berbères), de savoir à quel point ils ont subi l’influence des deux principaux conquérants de l’Afrique, à quel point ils ont été islamisés, à quel point ils ont été arabisés.

Car « l’islamisation des Berbères n’est pas aussi profonde qu’on pourrait le croire. » Certes, il y eut des esprits clairvoyants, des savants qui reconnaissaient la vanité de cette politique, et qui se rendaient compte « de la vaine opposition des prétendus Berbères aux prétendus Arabes »[14] tous soumis à la loi coranique et cela non sous l’effet d’une quelconque politique administrative, mais parce que l’islamisation était un facteur fondamental de la société algérienne.

Il ne semble pas nécessaire d’insister sur le rôle joué par l’Islam dans la résistance à la conquête et à la domination coloniale en Algérie. Les Chorfas qui furent très nombreux en Kabylie[15], les confréries en particulier celle des Rahmania avec le cheikh Al Haddad en 1871 donnèrent souvent au patriotisme algérien un caractère mystique.

Robert Montagne était arrivé à la conclusion évidente que la France n’avait pas précipité l’islamisation des Berbères pour une bonne raison que les Berbères étaient islamisés depuis de longs siècles, et que la France n’avait pas commis la faute de mettre entre les Français et les Berbères « le rempart infranchissable d’une religion particulièrement intransigeante et souvent hostile à l’Occident », les Berbères seraient bien étonnés, s’ils apprenaient au fond de leurs montagnes, que certains chrétiens ou musulmans des villes mal informés, espèrent ou redoutent qu’ils ne se convertissent à la foi chrétienne »[16].

Il est obligé de constater que dans leurs îlots montagneux, les Berbères ont été touchés par la marée montante de la civilisation arabe, et « que toute l’histoire du Maghreb est dominée depuis plus d’un millénaire par un même événement, la lente destruction des institutions des autochtones, l’assimilation progressive des vieilles populations africaines par les tribus arabes et la civilisation islamique »[17].

Après la première guerre mondiale, l’ampleur de l’émigration kabyle tant dans les villes algériennes qu’en France attira à nouveau l’attention des savants et des hommes politiques sur les Kabyles. Déjà en 1898 dans une brochure, L’ouvrier et le colporteur[18], un délégué financier kabyle attirait l’attention des autorités sur les services que pouvaient rendre à l’industrie française « ces montagnards travailleurs et intelligents ». Les premiers kabyles à traverser la Méditerranée furent des conducteurs de bestiaux qui séjournèrent à Marseille ou des colporteurs qui allaient dans les villes d’eau. En 1905, des Kabyles travaillaient dans le midi de la France.

En 1913 on recensa 4 à 5000 employés dans les usines du Nord et les usines des régions parisiennes et marseillaises. Les Kabyles étaient majoritaires dans l’émigration en France, ils allaient au contact des organisations politiques françaises de gauche et des syndicats, s’initier à la lutte politique. En effet, les travailleurs kabyles participèrent en nombre important à la création de la première organisation nationaliste, l’Etoile Nord Africaine ; parmi les dirigeants figuraient 5 Kabyles sur 8.

Au niveau des travailleurs il n’y avait pas de problème de minorité kabyle ; l’adhésion à l’Islam, la situation de colonisé, d’émigrant, la communauté de pensé dans la recherche d’une formulation nationaliste de la question algérienne étaient les plus sûrs garants de l’unité. Non seulement l’assimilation apparut comme vaine, mais pour le régime colonial le danger était grand avec l’action conjointe des Kabyles ou des Arabes au sein d’un mouvement nationaliste qui, bien qu’ayant un caractère prolétaire très marqué, ne reflétait pas moins l’influence du nationalisme arabe[19].
Le danger était encore plus grand avec la participation d’éléments kabyles au mouvement des Oulamas ; les Berbères voyaient dans la renaissance de la langue arabe, l’arabisme et le nationalisme musulman la condition du réveil politique et l’émancipation de l’Algérie. Au cours des années 1930, le berbérisme, la question kabyle, préoccupaient les hommes politiques, les hommes de science et les Kabyles en premier.

Le Dahir berbère provoqua non seulement des remous au Maroc, mais aussi en Orient, et en Algérie. Le berbérisme était soutenu par une exploration scientifique plus sérieuse : des recherches d’ethnographie, de sociologie, d’histoire avaient mis en relief le fait berbère et donnaient aux intellectuels kabyles le désir de connaître leur passé et de faire le recensement des valeurs culturelles berbères[20].
Des essais de vulgarisation, des œuvres littéraires évoquèrent la romanisation de la Berbérie, parlèrent de la « résurrection de l’Algérie latine » et affirmèrent la vocation occidentale sinon latino-chrétienne du monde berbère[21].
Le danger de division apparut plus grand encore lorsque le berbérisme se trouva affirmé par quelques intellectuels kabyles. Les efforts des missions chrétiennes, en particulier des Pères Blancs, avaient obtenu quelques résultats individuels. Dans le contexte du dahir berbère en 1930, de l’appel lancé par Chekib Arslan « l’œuvre du christianisation des Berbères par les missionnaires, protestants et catholiques », on crut à une menace sérieuse contre l’Islam.

Certaines associations dont les membres étaient en grande majorité Kabyles (Association des instituteurs d’origine indigène, Union catholique indigène, Ligue des citoyens français d’origine indigène) militèrent en faveur de la naturalisation, de l’assimilation non seulement politique (ce qui, jusqu’en 1942, était désiré par l’ensemble des intellectuels) mais morale et culturelle. L’évolution était conçue dans le cadre de la culture française et de la patrie française, avec une attitude indifférente voire hostile à l’égard de l’Islam[22]. La laïcité militante de l’école républicaine trouvait de nombreux adeptes parmi les instituteurs – la langue arabe était considérée comme une langue étrangère.
Le mouvement religieux réformiste ne niait pas le fait berbère, l’admettait avec sérénité, mais refusait de le voir utilisé pour dresser les Berbères contre l’Islam et l’arabisme. Dans son histoire de l’Afrique du Nord, Embarek El Mili[23] accorde une place importante aux Berbères, ne nie pas le caractère berbère du peuplement mais insiste sur son enrichissement grâce au courant culturel arabe et à l’Islam.

A la tête du mouvement réformiste il y avait de nombreux Kabyles, les rédacteurs du journal : Ach-Chihab faisaient souvent suivre leur nom de l’ethnique al-Zawawi (du pays kabyle). Le chef du réformisme musulman en Algérie, le cheikh Ibn Badis signait I-Badis al-sanhagi. Les Oulamas kabyles défendaient avec la même ardeur que les autres Oulamas, l’Islam, la langue arabe, et l’arabisme. La formule de Ben Badis « le peuple algérien est musulman et à l’arabisme le rattachent les liens du sang », le slogan « l’Islam est notre religion, l’arabe notre langue, et l’Algérie notre patrie » étaient proclamés partout, même par les Kabyles qui ignoraient la langue arabe.
Les Oulamas considéraient les activités berbéristes comme une manœuvre de division lancée par les milieux colonialistes. Tewfik al Madani[24] dénonça « ceux qui veulent faire servir l’histoire aux ambitions politiques de leur pays et prétendent que les Berbères sont d’origine germanique ou latine car ils n’ont d’autre but que de persuader les Berbères qu’étant de sang européen et appartenant à l’Europe et à sa civilisation ils doivent rentrer dans son sein ».

Le cheikh Ibn Badis[25] dans un article retentissant rappela : « Les fils de Ya’rub (les Arabes) et les fils de Mazigh (les Berbères) sont unis par l’Islam depuis plus de dix siècles. Et tout au tout au long de ces siècles, ils n’ont pas cessé d’être étroitement liés les uns aux autres, dans la mauvaise et la bonne fortune, dans les jours de joie et les jours d’épreuves, dans les temps heureux comme dans les temps difficiles de sorte qu’ils forment depuis les âges les plus reculés, un élément musulman algérien dont la mère est l’Algérie, et le père l’Islam.
Les fils de Ya’rub et ceux de Mazigh ont inscrit les marques (ayat) de leur union sur les pages de l’histoire avec le sang qu’ils ont versé, sur les champs d’honneur pour assurer la suprématie de la Parole de Dieu et avec l’encre qu’ils ont coulée au service de la science.
Après cela, quelle force est-elle capable de les séparer ? Ils ne se sont point divisés du temps qu’ils étaient les plus forts ; comment pourraient-ils alors que ce sont d’autres qu’eux qui détiennent le pouvoir ? Par Dieu, non. Et toute tentative pour les diviser ne fera que renforcer leur union et consolider leurs liens ». Sur le plan pratique les Oulamas firent de grands efforts pour lancer en pays kabyle comme dans le reste de l’Algérie des médersas, où les enfants soumis à la même pédagogie nationaliste faisaient les mêmes devoirs, étudiaient les mêmes thèmes sur al watan, l’Islam et l’arabisme, chantaient les mêmes nachids à la gloire d’une seule patrie algérienne.
Le parti nationalisme s’implanta solidement en Algérie à partir de 1936, l’Etoile Nord Africaine et à sa suite le PPA apparaissaient comme l’expression de tous les Algériens qui voulaient voir leur pays accéder à une vie nationale excluant par définition toute idée de particularisme. Les Kabyles avaient milité de bonne heure au sein du parti nationaliste de l’Etoile. Les liens noués dans l’émigration servirent à lancer le parti dans les montagnes kabyles où le maquis avait toujours été le refuge de ceux qui refusaient la domination étrangère et de ceux qui se mettaient hors la loi.

La clandestinité y trouvait un cadre propice, le parti nationaliste avait dans ces montagnes des hommes d’action prêt à appuyer toute action révolutionnaire et à prendre les armes. Aux travailleurs émigrés, s’étaient joints les couches populaires des villes et des campagnes algériennes, des commerçants, des petits fonctionnaires, quelques notables, et surtout les jeunes étudiants, sportifs, scouts.

Dans toutes ces catégories, les Kabyles figuraient en grand nombre. Leur expérience politique en France, leurs multiples déplacements, leur intégration dans la plupart des centres urbains algériens, leurs progrès dans l’école française leur permirent de dégager une élite qui prenait activement part à l’organisation, à l’édification et au combat du mouvement national.

Le monde kabyle se retrouvait partout présent, dans les villes, à Tizi Ouzou comme à Alger ou à Constantine, dans le nord comme dans le sud du pays, en Algérie comme dans les milieux de l’émigration. Il se sentait chez lui au milieu des autres Algériens. Sa présence dans tous les mouvements algériens, les médersas, les scouts, les étudiants, les Oulamas, le mouvement nationaliste ne laissait aucune possibilité à l’expression d’un particularisme berbère. Le monde kabyle, comme celui des autres régions s’identifiait avec l’Algérie.

Le mythe kabyle, le berbérisme, facteurs de division, d’aggravation du fossé entre les Arabes et les Kabyles, le berbérisme facteur d’une culture arabe dont il refusait la sève, repoussant la solidarité avec l’arabisme, voire même l’Islam n’avaient pas dépassé le cercle des doctrinaires de la colonisation et de quelques rares individualités.

La masse kabyle malgré la répression[26] ne suivait pas. Il faut cependant noter en1949 au sein du parti nationaliste une petite crise berbériste. De jeunes militants s’en prirent au caractère arabe et musulman du nationalisme affiché par le PPA, et voulurent répandre un certain nombre de thèses où était affirmée cette formule : à savoir que l’Algérie n’est ni arabe, ni berbère, l’Algérie est algérienne[27].

La crise fut très passagère et se termina par le départ de quelques militants. Le mouvement national avait, et avec l’assentiment de la grande masse de ses militants, un aspect culturel fondé sur des valeurs islamiques communes à toutes les populations d’Algérie, et un aspect politique basé sur l’unité de la patrie algérienne.
Dans le mouvement national, comme dans la réalité géographique et humaine du pays, les Kabyles ne formaient pas et ne forment pas une minorité.
Les milieux administratifs ne renonçaient pas au berbérisme. La manœuvre coloniale apparut à la veille de la guerre de libération[28], nettement et grossièrement dans le petit ouvrage de l’Houssine Mtougui, condensé de toute la thèse berbériste.

Le grand scandale pour l’auteur est que les Berbères « surtout dans les villes aiment assez qu’on les prennent pour des Arabes » « car les Berbères ont bien tort de s’incliner devant ce gobinisme oriental, car ce n’est pas en reniant ses origines qu’on se grandit, c’est en avouant, en les revendiquant et de leur rappeler qu’ils n’ont rien à gagner à se recommander de la civilisation arabe », car « l’arabe classique est une langue morte, la civilisation dite arabe c’est bel et bien une civilisation berbère, elle ne doit rien aux Arabes, la Berbérie n’a jamais été l’Orient, elle en est plus que jamais éloignée. » L’avenir c’est le continent européen, la Berbérie « est devenue l’intermédiaire indispensable entre l’Europe occidentale et le continent noir, elle se situe sur un axe nord-sud dont les événements font le plus apparaître la solidarité… L’Eurafrique, les Etats-Unis français d’Eurafrique l’avenir est là. »
Durant la guerre de libération, les Algériens d’origine kabyle comme les autres Algériens ont participé, dans des conditions déterminées par le degré de politisation, les conditions géographiques – plaines ou montagnes, villes ou villages, les circonstances locales, plus que par le caractère de l’ethnie berbère ou arabe. L’élément kabyle a fourni à la Révolution des chefs militaires, des chefs politiques, non pas en fonction de son caractère kabyle mais en fonction de sa participation à la lutte, comme ce fut le cas pour les autres Algériens.

Les militaires français ont été tentés de jouer sur le particularisme kabyle[29], en 1959, ils affirmaient encore[30] « les Kabyles se différencient nettement des Arabes par la langue, le droit, et certains traits de mentalité collective » et reprenaient la conclusion d’un élu : « la Kabylie au même titre que n’importe quelle région de France… a la ferme volonté de s’intégrer au peuple français. » A la veille du cessez-le-feu, la partition leur apparaissait encore comme une solution possible[31].
En tablant sur le particularisme kabyle, en attaquant le ciment religieux et culturel, la politique coloniale a scellé la cohésion arabo-berbère[32]. Dans le fait berbère, il n’y a place ni au particularisme religieux, sur le plan du dogme comme sur celui du droit malgré certaines coutumes, ni au particularisme politique, sur le plan national, les Kabyles étant partout en Algérie ne constituent pas une minorité[33] et n’en ont pas la mentalité.

Mahfoud Kaddache, « L’utilisation du fait berbère comme facteur politique dans l’Algérie coloniale », in. Actes du premier congrès international d’études des cultures méditerranéennes d’influence arabo-berbère, Alger, SNED, 1972, page 269-276.


[1] A . Laroui, l’Hisoire du Maghreb, 1970, en particulier l’introduction et p. 94, J. Ougrour, « Le fait berbère » essai de démystification dans Confluent n° 23_24, sept-oct 1962.

[2] E. Lapène, Tableau historique et politique sur les Kabyles, 1846, pp 20-21

[3] Voir la bibliographie donnée par Ch. Robert Ageron, Les Algériens musulmans et la France 1968, et ses chapitres sur le « mythe kabyle » et la politique berbère, pp 267-292, Cambon et la politique kabyle, pp 481-484, la politique kabyle de 1898 à 1918, pp 873-890. Citons parmi les plus importants travaux : Abbé Raynal, Histoire philosophique et politique des Etablissements et du commerce des Européens dans l’Afrique septentrionale, 1826. Daumas et Faber, la Grande kabylie 1847. Carette, Etude sur la Kabylie proprement dite, 2 vol, 1848. Warnier, l’Algérie devant  Duval, la Politique de Napoléon III en Algérie, 1863. Bibesco, « les Kabyles du Djurdjura », dans la Revue des deux Mondes, avril 1865 – mars 1866. Pomel, Des races indigènes de l’Algérie (Arabes, Kabyles et Juifs). Du rôle que leur réservent leurs aptitudes, 1871. Gastu, Le peuple algérien, 1884. Clamageran, l’Algérie, 1883. Leroy-Beaulieu, l’Algérie, 1887. P. Bert, Lettres de Kabylie, 1885. C. Sabatier, « L’essai sur l’origine, les évolutions successives et l’état social actuel des Berbères sédentaires », dans Revue d’Anthropologie, 1882, pp 413-442 et « Etudes sur la femme kabyle », dans Revue d’Anthropologie, 1883, pp 56-69. Masqueray, Formation des cités chez les populations sédentaires de l’Algérie, 1886. A Hanoteau et A. Letourneaux, La Kabylie et les coutumes kabyles, 1893, tome 1, p 381.

[4] P. Charveriat, A travers la Kabylie et les questions kabyles, 1888, p 123

[5] J. Liorel, Kabylie du Jurjura, 1892, p 536. J. Morizot, « L’Algérie kabylisée » dans Cahier de l’Afrique et l’Asie, VI 1961, p 70.

[6] P. Charveriat, op cit, p 129

[7] Au capitaine, les Kabyles et la colonisation de l’Algérie, 1864, p 3

[8] J. Liorel, Kabylie du Jurjura, 1892, pp 543-544

[9] Cité par Ageron, op cit., p 287

[10] Cité par Ageron, op cit., p 875

[11] P. Charveriat, op cit., pp 222-226

[12] J. Liorel, il proposa de remplacer le taleb arabe par un « clergé national berbère qui éliminerait peu à peu l’élément fanatique, les marabouts arabes »,op cit., p 540

[13] Peyronnet, Le problème nord-africain, 1924, voir l’introduction

[14] Doutté cité par Ageron, p. 874

[15] Cf. rôle joué par le chérif Bou Baghla. Cf. réponse d’une tribu kabyle, rapportée par Robin, l’Insurrection de la Grande Kabylie en 1871, p 29 : « Nous ne renoncerons jamais à notre religion, si le gouvernement veut nous y contraindre nous lui demanderons un moyen de quitter le pays, si nous n’en trouvons pas, nous préférons la mort plutôt que d’embrasser votre religion ». Belkacem Ben Sedira cité par Ageron, p 275 rapporte que les Kabyles sentant qu’on voulait faire de leurs enfants des petits « Roumis » estiment qu’ils n’ont plus « qu’à travailler » une route pour aller se jeter à la mer.

[16] R. Montagne, La vie sociale et la vie politique des Berbères, 1931, p 18

[17] R. Montagne, op cit., p 10

[18] Cité par Morizot, op cit., p 87

[19] Voir en particulier les numéros d’El Ouma entre 1931 et 1933, et les manifestations des émigrants algériens à Paris en faveur de la Syrie.

[20] Surtout H. Basset, Essai sur la littérature berbère, 1920

[21] En particulier les œuvres de L. Bertrand

[22] Voir par exemple l’étude de R. Zenati, instituteur naturalisé français, directeur de la Voix indigène sur le problème algérien, dans Renseignements coloniaux, et Documents (supplément de l’Afrique française, avril 1938, pp. 50-53). Dans cette étude présentée comme le « produit d’un greffon français sur un figuier kabyle », Zenati dénonce « l’action des Oulamas et de l’Etoile Nord Africaine qui emploient deux forces singulièrement efficaces : la mystique islamique et le nationalisme « outni ou territorial » »

[23] Embarek al Mili, cité par l’Afrique française, 1933, pp 389-390 : « On ne peut voir dans les habitants de l’Ifriqiya qu’un peuple berbère puisqu’il est impossible de distinguer en eux quoi que ce soit qui ne soit pas berbère ».

[24] Cité par l’Afrique française, 1933, p 389

[25] Ibn badis al Sanhagi, Ech-Chihab, février 1936

[26] Titres du journal nationaliste El Maghrib al Arabi sur la très sévère répression qui s’abattit sur la Kabylie : « La Kabylie sous la répression de l’impérialisme oppresseur » (25/7/48). « En Kabylie les colonialistes continuent leurs lâches expéditions punitives » (25/7/48). « Les forces policières colonialistes à la reconquête de la Kabylie » (6/8/48). « Par ses expéditions punitives le colonialisme français ne réussira pas à détacher la Kabylie du mouvement national » (9/10/48).

[27] Titre d’une brochure : l’Algérie Algérienne, s.d.

[28] L’Houssine Mtouggui, Vue générale de l’histoire berbère, 1950

[29] Mohamed-Chérif Sahli posa le problème dans Al Istiqlal, 12 octobre 1956 : « Personne ne nie qu’il existe en Afrique du Nord des Arabes et des Berbères, plus exactement des arabophones, mais la fusion ethnique sur une large échelle, la communauté de l’histoire, de la religion, de la culture et des institutions ont réduit leurs différences à de simples caractéristiques régionales. Une évolution irréversible a ainsi conduit les Berbères à s’intégrer définitivement au monde arabe, qui sur le plan ethnique n’a jamais été essentiellement arabe, la langue et la culture même populaire l’emportent sur la race ».

[30] Si Mohand ou Ramdane, la Grande Kabylie et ses problèmes (Publication du centre d’études régionales de Kabylie), Mémoires et travaux, t. III pp. 29 et 92

[31] El Moudjahid, organe central du FLN 16/3/1960, p. 10 : « La partition est fondée sur une conception directement héritée des officiers d’affaires indigènes (pour qui l’histoire du Maghreb repose sur l’antagonisme Berbères-Arabes) ». « Quant à la Kabylie, il est facile pour un ethnographe comme M. Servier d’établir des distinctions fondées sur les coutumes, les costumes, l’hjstoire ancienne des tribus, des dialectes… etc. Mais depuis toujours et bien avant 1830, les Algériens de Kabylie ont essaimé à travers toute l’Algérie se livrant au commerce et à l’artisanat dans les villes, effectuant des travaux saisonniers dans les plaines. Aujourd’hui où les travailleurs « kabyles » sont partout même en Europe et en France, quel territoire assigner à la « communauté kabyle ? » Si l’on veut baptiser territoire kabyle tous les lieux où vivent les « Kabyles » en proportions notables, des arrondissements de Paris entiers, de Lille, de Marseille deviendront « territoires kabyles » ! »

[32] J. Ougrour, op cit., p 627

[33] Voir Mqidech, « Une minorité berbère » dans Partisans, mai-août 1972 à côté d’articles consacrés à la guerre de libération nationale au Bangladesh et à la question de l’Irlande.


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93 Commentaires sur cet article

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  • Abdelkader DEHBI
    16 mai 2010 at 19 h 50 min - Reply

    Merci M. le Webmaster, pour cette excellente initiative, d’avoir redonné la parole au regretté Professeur Si Mahfoud Kaddache en donnant par là-même, l’occasion aux générations plus jeunes, de prendre toute la mesure des immenses dégâts sociopolitiques et culturels occasionnés au peuple algérien par une politique coloniale implacable, fondée sur la devise archiconnue du « diviser pour régner » et qui ne s’est jamais démentie à ce jour.
    Une politique qui semble se « réactiver » aujourd’hui sous nos yeux, près d’un demi siècle après l’indépendance, à la faveur d’une de ces conjonctures politiques épisodiques, liées à la nature des rapports plus que malsains et plus qu’ambigus qui ont trop souvent caractérisé les rapports de notre pays avec l’ex puissance coloniale.
    De quoi s’agit-il cette fois-ci ? La subite réactivation du berbérisme quasi sécessionniste du « MAK » brandi depuis quelques temps par une poignée de pantins et d’aventuriers, usurpant le droit de parler au nom de millions d’algériens qui ne leur ont rien demandé, semble en dernière analyse, n’être qu’une triste séquence de ce jeu de ping-pong avec l’Histoire, dont semblent user et abuser, les nains politiques, aujourd’hui au pouvoir à Paris comme à Alger :
    – Paris : Vous parlez de « repentance » et de reconnaissance des crimes coloniaux ? Nous faisons une Loi sur les « bienfaits » du colonialisme !
    – Alger : Nous préparons une Loi criminalisant le colonialisme !
    – Paris : Nous « réactivons » les revendications sécessionnistes du MAK !
    D’aucuns crieront sans doute, à la caricature. Qu’importe, quand on sait aujourd’hui, le très bas niveau de conscience politique qui règne aujourd’hui, de ce coté-ci comme de l’autre de la Méditerranée, où l’on assiste à deux modes de gouvernement aux antipodes l’un de l’autre : la surexcitation d’un M. Sarkozy, adossé au lobby sioniste, répondant à la léthargie morbide d’un M. Bouteflika rongé par la maladie, les exigences de ses « parrains » et la corruption de son propre clan.
    Pour autant, il n’est pas question ici de nier l’existence de problèmes socioculturels et linguistiques dans certaines régions de notre pays ; problèmes qui sont surtout récurrents en Kabylie mais dont le caractère purement socioculturel interne à notre pays, disqualifie ipso facto, toute ingérence extérieure, surtout venant de l’ex puissance coloniale qui n’a eu de cesse, depuis son incursion dans notre Histoire, de susciter et d’instrumentaliser la division entre soi-disant berbères et soi-disant arabes, une division qui n’a jamais existé tout au long des siècles antérieurs à la période coloniale.




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  • fateh
    16 mai 2010 at 20 h 13 min - Reply

    merci frere jamal=eddine de me replonger presque 30 ans en arriere. J’avais ete etudiant de FEU MR. KADDACHE a la faculte centrale et croyez-moi c’est une sommite que l’on regrette de ne plus rencontrer.
    J’ajoute en effet que c’est lui qui a eu le courage d’inviter D’AL-MOULOUDH en automne 1978 dans un amphiteatre plein a craquer,mais ou a regner un silence quasiment religieux, devant cet autre grand homme…WALLHI ce sont des souvenirs imperissables qui m’ont tjrs donne l’espoir que ce merveilleux pays .malgre toutes les tentatives de destruction de son peuple, il restera -INCHALLAH a jamais debout…
    Mille merci frere JAMAL-EDDINE.




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  • thirga
    16 mai 2010 at 21 h 06 min - Reply

    Ce passage de M.Kadache «  »…Et de renchérir sur le fossé qui opposait Kabyles et Arabes. Les premiers sont les ennemis naturels des Arabes qui les ont refoulés dans les montagnes. » » conforte et contredit la sentence de M. Zerhouni Yazid qui dénonçait le 14 juin 2001, au journal de 20 heures de l’Unique de son chef Bouteflika les Montagnards qui ont osé descendre dans la Capitale…




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  • BRAHIM
    16 mai 2010 at 21 h 42 min - Reply

    @Abdelkader DEHBI , c’est absolument vrai que le colonialisme a tout fait pour diviser le peuple algérien en jouant sur le berbérisme notamment. Pour le MAK, tout de même, çà m’étonnerait que le Sarkozisme ait quelque chose à voir dans cette histoire. Mais apparemment tu es plus informé que beaucoup d’entre nous. Donc on te croit sur parole que la France est derrière le MAK. Moi à longueur de post sur LQA , j’ai cru que c’est la DRS qui est derrière. Mais bon, chacun ses sources. Maintenant même si ton information est juste en ce qui concerne le colonialisme, il aurait été plus approprié que vous rappeliez que le régime algérien d’après l’indépendance (par FLN interposé) sous le règne de Ben Bella (….nous sommes arabes, nous sommes arabes, nous sommes arabes), de Boumedienne et aujourd’hui de Bouteflika (que nous combattons aujourd’hui , nous les adeptes du changement), que le régime donc a tout fait pour étouffer la culture Berbère, sujet de controverse depuis 1947 à ce jour. Pour bien cerné l’histoire, il faut parler de TOUS les évènements. C’est par la transparence totale qu’on peut arriver à un dialogue constructif. Il ne faut pas que l’HISTOIRE se raconte que du côté qui arrange égoïstement chacun de nous. Mahfoud Kaddache analyse bien les évènements historiques de la division que le colonialisme a voulu instrumenté, objectif auquel il n’est pas arrivé il faut le souligner, mais il faut dire aussi que le régime Algérien de l’après indépendance à fait pire que diviser, puisqu’il n’a pas voulu du tout reconnaître ni entendre parler de la culture berbère, notamment Kabyle. C’était la censure totale avec une « gestion particulière » de la question kabyle pendant de longues années (je n’ai pas besoin de citer les dates) sans que le reste de la population algérienne ne bronche. Puisque on n’arrête plus de parler que de cette question arabe-amazigh- kabyles et bien moi aussi je vais m’y mettre. C’est la meilleur façon de s’unir contre le système, parait-il ? !




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  • Zineb Azouz
    16 mai 2010 at 22 h 00 min - Reply

    L’ethnographie à la quelle continuent se référer beaucoup de nos mouvements berbères est, rappelons le à l’origine une science dont l’objet est l’étude descriptive des mœurs et coutumes des populations primitives !

    Ce n’est que très récemment et depuis que les grands idéologues du colonialisme se font petits que cette science s’applique à autre chose, comme par hasard, par exemple, aux populations des banlieues.

    L’auteur de cet article, Monsieur Kaddache a eu le courage et la probité de dénoncer que le fait « berbère » pour le colonisateur est une fonction utile uniquement pour contrer l’islamité de cette Afrique du nord qui ne doit surtout pas fédérer autour de valeurs libératrices.
    Les pères Blancs, (société des missionnaires d’Afrique, fondée en Algérie en 1868 par Mgr Charles Lavigerie, archevêque d’Alger) dont la mission était d’évangéliser « la barbarie » se sont particulièrement intéressés à l’ethnographie des populations dites berbères, alors qu’au départ, très influencés par leurs contacts en Syrie et au Liban, ils prétendaient juste aspirer à un dialogue avec l’islam au point qu’ils exigèrent de leur missionnaires une parfait connaissance de la langue arabe, mais très vite ce fût plutôt ce type de consignes :
    Vous parlerez la langue des gens, Vous mangerez leur nourriture, Vous porterez leur habit (gandoura et chachia, d’où l’appellation pères blancs)
    En missiologie chrétienne, cette méthode porte un nom, c’est l’inculturation, terme désignant la manière d’adapter l’annonce de l’Évangile dans une culture donnée.

    Contrairement à ce qui s’est passé en Orient où le christianisme était « chez lui » et n’avait de leçons à recevoir de personne, encore moins d’une église qui ne pratiquait pas la langue de Jésus, en Afrique cette dernière s’est sentie investie d’une double mission, Christianiser et civiliser les peuples africains et récupérer cette terre romano chrétienne qu’était l’Afrique du nord.

    On comprend mieux pourquoi l’ethnographie a pris une grande place dans les travaux des pères blancs qui ne sont plus occupés de la langue arabe ni du dialogue inter religieux, c’est ainsi que les meilleurs dictionnaires, pas seulement kabyles, Chaouis ou Targuis sont l’œuvres des missionnaires en Burnous blancs de Charles Lavigerie, mais aussi par exemple ce fameux dictionnaire français-kirundi (langue parlée au Burundi)

    Mais, le plus grand scientifique père blanc de ce temps-là est sûrement l’archéologue Alfred-Louis Delattre (1850-1932). Delattre, qui concurrence aisément avec les meilleurs archéologues de son temps, passe sa vie avec son équipe à la colline de Byrsa, à Carthage en Tunisie à y excaver les vestiges puniques, romains et chrétiens. On lui compte 250 publications quelques 25 écrits d’importance
    Ce qui nous intéresse ici c’est que son équipe rassemblait entre autre Mgr Lavigerie lui-même dont le but était d’étudier (à la recherche de preuves) l’histoire et l’archéologie de l’Église d’Afrique ainsi que Mgr Anatole Toulotte (1852-1907) qui fut un membre important de cette équipe et qui publie une étude sur la langue arabe parlée au soudan (On retrouve un terme très à la mode chez nous), mais aussi une douzaine de publications qui traite uniquement de l’archéologie, de la géographie et de l’histoire et des cultes de l’Afrique du Nord chrétienne.
    POURTANT SON TRAVAIL PERMIT AUSSI DE METTRE UN TERME AU MYTHE DE LA ‘CHRETIENTE KABYLE’. Sachez bien sûr qu’il n’est pas aisé d’accéder à tous ces travaux mais que tous les moyens seront mis à votre disposition si vos recherches ne se bornent qu’à langue dite « berbère » et à l’église Africaine.

    Ceci ne doit pas bien sûr nous décourager à investir le champs linguistique, mais ceratines vérités historiques sont toujours utiles, surtout que tous les moyens sont mis pour que l’islamité, l’amazighité et l’arabité continuent de s’opposer.
    N’est ce pas là quelque part l’héritage de Mgr Lavigerie qui vivait très mal l’islamité de cette terre ?

    Je conclurai par ce petit paragraphe :

    « Du matin au soir on attend au loin l’appel du muezzin. Les jeunes séminaristes se sentent mal à l’aise dans ce voisinage qui n’aboutit à aucun dialogue. Ils partagent les mêmes sentiments que le Père Girard. Ils se décident enfin : ils vont le voir : « Monsieur le Supérieur, nous avons entendu votre appel d’hier soir. Nous sommes volontaires pour aller vers les Algériens. » Le vieux prêtre ne cache pas son émotion. Il les encourage à prier, réfléchir, partager, avant d’aller plus loin »

    Cordialement,
    ZA




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  • El hadj
    16 mai 2010 at 23 h 14 min - Reply

    Mahfoud kadache! je ne le connais pas vraiment , je n’ai pas eu l’occasion de lire ses ouvrages mais je constate juste qu’il parle du fait berbere utilisé par les colons et je suis entièrement d’accord. la question à se poser est ce que l’islamisme n’a jamais été utilisé par les colons? est ce que l’arabisme n,a jamais été utilisé par les colons?
    Est ce qu’il y’a quelqu’un qui pourrait me dire pourquoi la france coloniale encourageait l’enseignement de l,arabe dans les prisons?
    Est ce qu’il y’a quelqu’un qui pourrait me dire pouquoi en 1830, les premiers colons ont brulés toutes les archives faisant réfeérences à la berberie?
    Moi je dirais le contarire de ce que mahfoud Kadache pense. Les français ont bcp plus encouragé l’identité arabe de l’algérie. comme je l’ai bien mentionné dans l’autre article précedent à la une, noatamment à l,approche du cessez le feu.
    Sachez bien que c’est juste une reflexion de ma part, sachez bien que je maitrise bien l’arabe , le kabyle, le chaoui et le m’zab un peu moins.
    Et cette chance d’apprendre ces dialectes berbres ce n’est pas le pouvoir qui me l’a offert mais c’est par amour à ma patrie et ma culture. autre chose, je ne vois pas de contradiction entre le fait berbre et l’islam. Il me semble que le coran l’a bien indiqué, l’islam n’est pas venu en qfrique du nord pour changer notre identité ni notre langue«INA ARSSALNAHOU DINA LILAALAMINE».
    À moins que l’islam pour certains personnes signifie arabe !
    sala aalikoum




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  • SDTQ
    17 mai 2010 at 0 h 09 min - Reply

    الاستعمارالفرنسي الغاشم لم يستطع زرع بذور الفتنة في قلوب الجزائريين لأن هؤلاء يعرّفون أنفسهم با: المسلمين. لكن هذا الإستعمار زرع بذور الفتنة بزرعه بذور العروبة كما فعل لورنس في المشرق. قبل دخول الإستعمار الأوربي كل منطقة  » الشنوا » و الأوراس و الورسنيس و الأطلس البليدي و غيرها تتكلم الأمازيغية. اللذين زرعو الحقد والفتنة هم البعثيون و على رأسهم أحمد إبن بلة اللذي تحدا امازيغ الولاية الأولى: الأوراس و الولاية الثالثة: القبائل في كلمته المشهورة:  »نحن عرپ » ثلاث مرات. أ كان يتحدى الفرنسيين ؟ لا !! كان يتحدى العدو الداخلي . و لا ننسى هواري بومدين اللذي إتهم، بلا عار، كل سكان منطقة جزائرية با: العنصوريين.
    تفتيت الجزائر المحتمل لا يكون سببه المزعوم بهم إنّما سببه سيكون المتشددون بجعل الأمازيغ أجانب في عقر دارهم. اللّه يسطر و يهدينا إلى الطريق المستقيم.




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  • al
    17 mai 2010 at 0 h 58 min - Reply

    en 2010 on parle encore de colonialisme et je ne sait quoi, c’est affreux, c’est le peuples qui arrache leur liberté leur indépendance europe de l’est thailande les exemples ne manque pas .. , la démocratie!! la ou il ya un peuple souvrian aspirant a la modernité il l’arracheras de force ou de,
    MAK il n’est ni francais n’est israélien ni saoudien ou je ne sait quoi, c’est l’aboutissement logique dune idéologie dévastatrice et négatrice de la personnalité algérienne depuis 62 A nos jours




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  • Lies
    17 mai 2010 at 1 h 24 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Avant d’aborder le fait Kabyle développé par le professeur Mahfoud Kaddache, je dois au préalable donner mon appréciation, qui est partagée par beaucoup, du colonialisme, ou du phénomène colonial, pour dire assez rapidement que le colonialisme est un phénomène abject.

    Afin de ne pas se perdre en conjectures, et par souci de faire rapide et précis, je dis simplement en peu de mots, que la France coloniale, ne cherchait ni a pacifier l’Algérie, ni à la civiliser, ni à la christianiser.

    Ce qui l’intéressait c’est la conquête définitive de ce beau et riche pays afin de s’approprier toutes ses richesses et jouir de ses bienfaits qui sont divins.

    Je n’exagère rien et je pèse mes mots.

    Pour cela il fallait faire de cette contrée une colonie de peuplement, jouir des incommensurables richesses, et utiliser les autochtones comme main d’œuvre à bon marché, avec cette possibilité déconcertante par sa sauvagerie qu’avait le colon de mettre fin à la vie de l’autochtone quand il veut et ou il veut sans s’encombrer des motifs.

    La France coloniale avait la haine et la méfiance maladive du kabyle et de l’arabe, dont elle ne faisait la moindre distinction.

    Mais comme toute force coloniale, il fallait pour s’imposer et réaliser ses objectifs, appliquer la devise redoutable du ‘’diviser pour régner’’, et il fallait juste inventer pour cela les subterfuges.

    Quoi de mieux que de faire jouer la rivalité entre ‘’Kabyles’’ et ‘’Arabes’’, que l’histoire pour des raisons d’intérêts occultes, n’a pas réussi à gérer, voire à solutionner par des actes de justice et d’équité.

    La France coloniale a testé plusieurs scenarios, l’expérimentation a été toujours partielle.

    Tantôt, elle privilégie le Kabyle au détriment de l’arabe (dans les intentions seulement), tantôt c’est l’inverse. Et le professeur Kaddache le décrit fort bien dans son article.

    Tantot c’est le Kabyle qui trouve grâce aux yeux de la France coloniale car dit-elle, il est proche du type européen, tantot c’est l’arabe qui trouve la grâce à ses yeux car elle dit de lui qu’il a des origines nobles et quand il donne sa parole c’est son honneur qu’il engage, pour souligner sa fiabilité.

    Il va sans dire que tout ceci n’est que félonie, ruse et hypocrisie.

    Mais dans le fond, la France coloniale s’est toujours méfiée du Kabyle, qu’elle considère (et ce sont ses propres aveux) comme étant intelligent, vicieux, endurant et capable à long terme d’entamer sa vigilance, éprouver ses engagements, et par conséquent lui jouer des mauvais tours.

    Les stratèges de l’entreprise coloniale on beaucoup lu sur les habitants de nos contrées, notamment Ben Khaldoun qui était leur livre de chevet et leur référent incontesté.

    Or, Ben Khaldoun, avait décrit le comportement social des berbères islamisés et arabisés, comme étant des êtres peu fiables, versatiles, soupçonneux, coléreux, sans vision avenir, portés sur les razzias etc.

    Sans remonter aux causes et au processus qui les a menés à ce genre de comportement, quand bien même cette description serait-elle vraie.

    Le mal est fait, malgré quelques éloges tardifs, car Ben Khaldoun avait fourni aux envahisseurs (notamment la France coloniale) et à ceux qui se sont autoproclamés ses chefs, le prétexte pour le violenter, le châtier, le laminer, l’asservir, le réprimer, le déporter, l’affamer et mettre par l’assassinat un terme à sa vie, sans avoir le moindre problème de conscience.

    Qu’il soit arabes ou kabyles, la France coloniale appliquait indistinctement à l’un et à l’autre, le même régime génocidaire.

    Et pour mieux illustrer la félonie, la ruse et l’hypocrisie du colonialisme, lequel pour diviser ce qu’EST DEVENU UN MÊME PEUPLE, avait prétendu préférer le Kabyle à l’arabe, pour ses capacités et prédispositions naturelles à l’assimilation, voilà que ce même colonialisme, reniant les raisons qui étaient à la base de la conquête (qu’il n’est pas vain de rappeler l’essentiel d’entre elles à savoir la pacification, la civilisation et la christianisation), le voila en train de s’acoquiner avec les zaouïas dont il fit la promotion en leur accordant la représentativité sur le peuple algérien, en encourageant le maraboutisme, en facilitant l’accès à la langue arabe en permettant la prolifération des écoles coraniques, au détriment des Kabyles, des djouads qui étaient d’authentiques chefs de tribus, et de la majorité des chefs chorfas.

    C’est un sujet complexe qui peut mener loin, alors que dans le même temps, on doit être bref pour faciliter la lecture aux internautes.

    C’est juste pour dire que la France coloniale, par ces actes réfléchies et prémédités, voulait instaurer un apartheid, dresser un mur culturel, linguistique et économique entre la communauté européenne et la communauté indigène, difficilement franchissable.

    Quelle belle fiction, ce colonialisme qui vient pour nous instruire et nous émanciper!

    La QUESTION est : que faut-il faire maintenant, aujourd’hui même, pour sortir de ce labyrinthe obscur et dépasser ces clivages qui nous empoisonnent la vie?

    La RÉPONSE à mon avis est qu’il FAUT rendre à l’Algérien ce qui lui a toujours appartenu.

    Toutes les dimensions constitutives de son identité et de sa personnalité doivent lui être restituées. Wa bla mziya. C’est un droit pour le Kabyle et pour l’arabe; mieux, c’est une nécessité.

    Les algériens sont complémentaires, le Kabyle ne peut se passer de l’Arabe et vice versa.

    Quand bien même on le voulait, on ne le pourra pas, parce que les siècles de vie commune sur la même terre ont forcé la fusion des uns avec les autres, qu’il est rendu difficile de dire aujourd’hui, avec conviction et preuve, qui est qui, concernant tous les Algériens.

    De deux nous somme devenus UN, désormais.

    Ce que nous devons faire sans tarder : s’interdire les raisonnements, les positions, les affirmations qui divisent.

    Ni l’Arabe ne doit continuer à humilier le Kabyle, ni le Kabyle ne doit considérer l’Arabe comme envahisseur.

    Ce qui nous reste à réaliser ensemble, maintenant, c’est l’Algérien d’aujourd’hui, l’algérien nouveau, qui replacé dans tous ses attributs historiques, culturels, identitaires, cultuels et sociologiques, est à la fois, définitivement, amazigh, arabe, musulman, chrétien, juif, agnostique, athée, déiste ou païen.

    Bref le citoyen algérien parfait, absolument libre et formé pour faire ce qui a de mieux pour les autres et par extension pour son pays.

    Cela lui suffit amplement et richement pour être lui-même, algérien authentique et fier, qui s’assume comme tel, en s’affranchissant de l’Orient et de l’Occident qui comme des boulets accrochés à ses pieds l’empêchent d’avancer et de réaliser des victoires pour sa prospérité et son harmonie.

    Il suffit d’un rien, une once de sagesse véritable, pour que l’Algérie devienne un grand pays et ses enfants, un grand peuple.

    Le reste : État de droit, bonne gouvernance, démocratie s’instaureront dans la foulée, presque automatiquement.

    Fraternellement.




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  • batni
    17 mai 2010 at 1 h 26 min - Reply

    A Mr Abdelkader DEHBI ,
    On ne peut pas tout mettre sur le compte de l’impérialisme, la colonisation, la France et que sais-je encore. L’Algérie est indépendante depuis une éternité, mais la langue Berbére n’a pas encore droit de cité dans son propre pays. C’est l’idéologie imposée par les Oudjistes et autres marsiens qui a crée cette injustice. Vous étiez Mr Abdelkader DEHBI un témoin privilégié, au lendemain de l’indépendance, de cette injustice qui a été érigée en politique et qui a rendu une partie de nos compatriotes presque étranger dans leurs propres pays.
    Le FLN nous a bercé pendant une internité avec  »sa main de l’étranger », je pense que c’est une insulte au génie du peuple Algérien que d’utiliser ce genre d’inepties.




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  • khaled
    17 mai 2010 at 8 h 08 min - Reply

    Mon père me disait qu’une balle de fusil tirée par un soldat français de faisait aucune différence entre un arabe ou un kabyle.




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  • BRAHIM
    17 mai 2010 at 8 h 59 min - Reply

    @Zineb Azouz, pour moi il n’y a rien « d’insolite » à ce que les religions se concurrencent pour s’imposer dans une société donnée et pour asseoir leur influence tant que cela reste du domaine du religieux. C’est leur « rôle », si je peux parler ainsi. Maintenant, je veux bien que vous m’expliquer pourquoi et au nom de quoi, sur le plan historique c’est à dire si on refaire à l’histoire du Maghreb depuis la nuit des temps, pourquoi donc le christianisme est d’après vous une « acculturation » de l’Algérie (vous vous utiliser le terme inculturation) alors que l’islam est plutôt « culturation » de l’Algérie. Le but de ses deux religions n’est-elle pas la reconnaissance, la soumission à l’amour de DIEU ???? Est-ce que les arabes chrétiens du moyen orient sont « acculturé » ou non ? Ont-il le droit d’être et arabes et chrétiens en même temps sans que cela soit considéré comme une « catastrophe ». Les kabyles ou les autres algériens ont-il le droit « d’épouser » la religion chrétienne ou autre sans qu’ils soient « excommunier » par les gardiens du « temple » Algérie ? Les « missionnaires » pères Blancs (en Kabylie ou ailleurs) n’ont fait que leur travail de propagation de la foi tel que leur dictent les préceptes du livre comme le font par ailleurs les « missionnaires » musulmans pour la propagation de l’islam. En quelques sortes les religieux ne font rien d’autre, aussi bien les uns que les autres, que de faire le job que leur dicte les livres pour ramener le maximum de fidèles dans leur rang. UN Algérien qui choisit le christianisme, le boudisme ou je ne sais quoi doit-il être déchu de sa nationalité et de son algérianité. Voilà comment j’interprète les choses. Je parle à l’aise de ces questions religieuses car je ne suis ni qu’un côté d’une « vérité religieuse » ni de l’autre. Maintenant que le colonialisme ait appuyé, encouragé et conforté cette pratique c’est l’évidence même et c’est une autre paire de manche !.




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  • bouyilès
    17 mai 2010 at 9 h 02 min - Reply

    Il y a des questions qu’on évoque toujours au passé avec des attaques qui prennent toujours la même direction et tous les justificatifs possibles pour défendre une idéologie(arguments scientifiques(?) à l’appui)qu’on prétend comme une vérité inébranlable et qu’on défend coûte que coûte quelles que soient les conséquences.
    Arrêtez de nous parler du colonialisme,de la défense des valeurs islamiques,de la grande oumma,de la manipulation étrangère,de l’unité nationale qui nous désunit,on est entre nous,on se connait et on est condamné à vivre ensemble.
    Je voudrais bien qu’on nous parle du présent et des propositions pour l’avenir pour aplanir ces questions qu’on reconnait, au préalable, comme justes mais auxquelles on n’apporte rien de concret,hormis les bonnes paroles.
    Les gens du MAK par contre font des propositions concrètes ,mêmes s’ils sont minoritaires ,mais qui peuvent à l’avenir porter leur fruit à cause de l’argumentaire qu’ils développent et qui bien souvent tient la route.
    Les kabyles apprennent l’arabe depuis la nuit des temps et de ce coté là vous n’avez rien à craindre.Ils sont même plus arabisés que les arabes purs et durs.On aimerait par exemple que les arabes se mettent à l’apprentissage du kabyle ou du chawi ou du mozabite ou du targui ou de n’importe quel dialecte berbère, à défaut de laisser Tamazight dans son stade actuel de sous-développement et de ne rien entreprendre pour qu’elle occupe une place digne dans son propre territoire,ça peut constituer le premier signe d’attraction des uns vers les autres et la premiere lutte contre le phénomène de repoussement inter-algériens.C’est la moindre des choses et un premier pas pour la reconnaissance de l’autre.Et personne ne parle encore d’officialisation,d’usage au niveau de l’état,de la justice,des médias etc,etc.
    Chiche…comme dirait Dehbi sur un autre post.




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  • AREZKI M de Bejaia
    17 mai 2010 at 9 h 04 min - Reply

    Je pense que , par mimétisme de l’ancienne puissance coloniale, nos gouvernants dans le souci de rester au pouvoir, en l’absence de toute prospective d’édification d’une NATION ALGÉRIENNE, maintiennent cette politique en vie.
    L’ALGÉRIE est algérienne dans toutes ses dimensions culturelles, cultuelles, linguistiques et c’est tout.
    Son histoire millénaire est connue. Le ressourcement est indispensable pour construire l’avenir.Cela ne peut être possible qu’avec un régime démocratique dont la seule légitimité doit être tirée du peuple qui doit recouvrer sa souveraineté.
    Hommage rendu aux héros de la révolution. Avec l’indépendance, l’étape suivante nécessite d’autres méthodes et bien sûr d’autres hommes( M.LACHERAF in « introduction au bilan d’une histoire dans Algérie, nation et société).
    Les intellectuels doivent militer très activement pour cette nation, ce peuple et l’abreuver de SON HISTOIRE. Il est impensable de croire que les algériens se sentent ennemis, alors qu’ils ont toujours démontré leur fraternité devant l’adversité et pour cela il suffit de revisiter les épopées de la résistance face aux différentes invasions qu’a connu la région de l’est à l’ouest et du nord au sud.
    Nous faut-il un ennemi étranger pour ressouder les rangs?
    L’émir Abdelkader,poursuivi par l’armée française a été défendu par des milliers de kabyles qui lui ont garanti leur aman.
    Les wilayas combattantes durant la révolution armée 54/62 avaient des djounouds de toutes les régions.




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  • adam
    17 mai 2010 at 9 h 52 min - Reply

    La vaine tentative de revenir à cette utopique opposition arabe-berbère est à imputer à la maffia qui nous gouverne,car la révolution de novembre à mis fin aux rêves de tous les ennemis de cette nation et a consacré une ALGERIE une et indivisible. Elle devait aussi enfanter UNE « ALGERIE ALGERIENNE – ALGERIE MUSULMANE » pour laquelle sont morts un million et demi de martyrs. C’était malheureusement compter sans le clan d’oudja et leur pantin benbella.
    Enfin, ce n’est que partie remise et WE SHALL OVERCOME un jour, très prochain incha ALLAH.




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  • IDIR
    17 mai 2010 at 10 h 39 min - Reply

    A Zineb AZOUZ

    Les meilleures paroles viennent, également, de la part des femmes, j’ai été captivé par ce témoignage.

    Extrait : Sandrine LEFEBVRE en appelle donc aux gens du livre : juifs, chrétiens et musulmans pour inverser la tendance et léguer aux générations futures un monde juste préoccupé par la sauvegarde d’un des plus grands dons que Dieu ait fait à l’homme : la terre.

    Source : http://oumma.com/_Sandrine-Lefebvre_

    Pardonnez-moi de faire cette parenthèse : Ceci nous concerne tous, nous devons encourager l’Argentier de l’Etat algérien à racheter Djezzy. Arrêtons définitivement la corruption et les « Micmacs » commerciaux des années noires.
    Fraternellement




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  • Autochtone
    17 mai 2010 at 11 h 11 min - Reply

    Cet article dit tout le contraire de ce qui s’est passé. D’abord il n y avait pas d’Algérie. Ensuite il n y avait pas de peuple mais des peuples. Et c’est justement ce qui dérangeait la France. Elle qui rêvait à un grand royaume arabe rattaché à la France, là voilà qui se trouve en face de peuples qui ne sont pas Arabes.

    D’où les fameux bureaux Arabe installé en Kabylie pour arabiser les Kabyles à commencer par leur patronymie et leurs nom de lieux. La France à même essayer d’arabiser la Kabylie par ce qu’ils ont appelé « les déplacement de populations » Sachez que Baghliya en basse Kabylie a été peuplé de gens venus du désert.

    Ses derniers ne supportant pas le froids ne connaissant pas la langue est n’ayant pas pu s’intégrer sont reparti au file du temps.

    Donc vous ne pouvez pas accuser la France, uniciste et jacobine qu’elle est de faire la différence parmi un peuple. La preuve la France maintient toujours sa politique pro arabe avec sa célèbre « politique Arabe de la France »




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  • AS
    17 mai 2010 at 12 h 34 min - Reply

    Excellent article !




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  • Alilou
    17 mai 2010 at 12 h 54 min - Reply

    Bonjour a toutes et a tous,

    @ Lies, j’ai vraiment apprecier vos ecrits.
    Concernant l’article du relatant le Pr Mahfoud Kaddache, rien a redire, c’est claire.

    Je me pose une question qui tarode mon microscopique cerveau:

    Combien d’arabes vivent en algerie,
    combien de berberes sont des vrais berberes,
    combien d’arabes sont certtain qu’ils sont des vrais arabes et vis-versa.

    Moi je suis sur de 2 chose:

    Je suis ALGERIEN, né sur la terre ALGERIENNE, de pere et de mere ALGERIENS nés tous les deux en Algerie et mes arrieres arrieres arrieres grans parents sont nés tous en Algerie, et preuve a l’appuis, je parle Berbere, Arabe, Algerien, etc…

    Ni la France, Ni le gouvernement de nains ni amar bouzouare ne manipulera mon cerveau .. microscopique pour me faire changer d’avis ni m’utiliser pour arriver a ses fins CAD divisier notre peuple, notre nation ma Patrie.

    Alilou le Patriote…




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  • Résigné
    17 mai 2010 at 14 h 38 min - Reply

    Et que dirait-on de l’utilisation du fait arabe comme facteur politique dans l’Algérie indépendante ?
    Il a causé plus de dégâts que l’utilisation du fait berbère comme facteur politique dans l’Algérie coloniale.
    Il n’y a pas eu d’équivalent du MAK pendant la période coloniale.




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  • amazigh
    17 mai 2010 at 16 h 50 min - Reply

    moi je ne comprends pas cette attitude de certains ici et cette obstination de parler de « kabyles » et d' »arabes » , comme si les algériens devaient obligatoirement appartenir à l’un ou à l’autre de ces deux fausses ethnies.

    ces deux « peuples » sont en réalité inexistants en algérie , il n’y a pas de peuple kabyle , ce peuple n’est rien d’autre qu’une invention de la france coloniale , le mot « qabayel » était à la base utilisé par les citadins pour désigner les habitants sédentaires des campagnes , car ces territoires étaient alors divisés entre tribus , qui chacune possédait son territoire bien défini , en aucun cas il signifiait les berbèrophones et encore moins les berbèrophones de la région du djurdjura . Ce sont les français qui ont inventé ce nom francisé de « kabyle » et qui l’ont progressivement restrain aux berbérophones des montagnes de l’est immédiat d’Alger .

    les algériens sont des berbères à l’origine , à plus de 80% , appartenant à deux grandes familles : les senhaja le long de la cote , d’annaba jusqu’à Chlef et Relizane (dont ces fameux « kabyles » d’aujourd’hui), et les Zenata , à l’intérieur du pays , des Aurès au nord du Maroc . et la majorité d’entre eux étaient encore berbèrophones au moment de l’arrivée des français en 1830 (plus de 50% des algériens étaient berbèrophones) . et la langue arabe était surtout parlée dans les villes et leurs alentours immédiats , car c’était la langue officielle, la langue de l’enseignement, de l’Etat , du commerce, etc , durant tout le moyen age maghrébin et au-delà.

    quant aux arabes, il n’y en a que très peu , présents dans le nord du sahara , comme el oued et biskra, djelfa , etc , et toujours nomades, mélés aux berbères , bien sur .

    s’agissant de la culture, et bien , en gros c’est la meme chez tous les sédentaires du nord de l’algérie, presque tous d’origine berbère , et la religion est la meme également , avec bien sur des petites spécificités culturelles propres à chaque région, et une différence culturelle naturelle entre citadins et paysants.

    nous sommes un seul et meme peuple , alors arretez avec ces histoires d’arabes et de kabyles , ces deux peuples sont inexistants , artificiels , inventés par le colonisateur.

    vive l’algérie.




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  • Mohamed J.
    17 mai 2010 at 16 h 52 min - Reply

    La qualité des commentaires de cet article est remarquable de sagesse et d’argumentation, l’exception confirme la règle.




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  • benamina
    17 mai 2010 at 17 h 22 min - Reply

    1/Dire(cf certains commentaires)que la France coloniale a arabisé la kabylie (patronymes et toponymes)est une grossière manipulation et une burlesque contrevérité du MAK et de ses précurseurs. tous ce qu’il y a, c’est que la colonisation a instauré en Algérie à partir de 1882 l’état civil. l’opération a duré de 1890 et 1891 et a touché tous le territoire algérien dans les mêmes conditions et avec les mêmes retombées (erreurs de transcriptions, anomalies, aberrations et attribution de noms différents à des personnes de mêmes familles), sans arrières-pensées ni malveillances ciblant une ethnie ou communauté particulière. il n y avait pas de julius, héraclius, maximus, romulus transformés en ramdane, moussa,kamel, aissa ou said. pour les toponymes, bien au contraire, la France a francisé les noms de lieux autant qu’elle a pu et ce n’est qu’à l’indépendance que la situation normale a été rétablie.

    @ceux qui croient nous complexer ou nous embarrasser avec leur refrain ressassé avec malveillance que le nom Algérie est une création du colonialisme,ils doivent savoir que la première puissance mondiale, les états-unis ont vu le jour en 1776, l’Australie en 1901, Belgique 1831,bolivie 1825,bresil 1822, canada 1867, chili 1818, colombie 1819, islande 1920, italie 1860, Mexique 1813, norvege 1905, suisse 1848, nouvelle zelande 1852, bulgarie 1870, pakistan 1947, albanie 1912, panama 1903, hongrie 1918, paraguay 1811, hollande 1806, pologne 1918, grece dans sa forme moderne 1822. alors messieurs l’algerie en 1832 n’est pas très loin du plus récent ni du plus ancien.




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  • Abbas
    17 mai 2010 at 17 h 48 min - Reply

    Charles-Robert Ageron :  » Politiques coloniales au Maghreb ».P.U.F., Paris, 1972.

    « La politique kabyle en Algérie et la politique berbère au Maroc m’ont paru dés longtemps (depuis que je posais la question dans la Revue historique d’avril 1960 : La France a-t-elle eu une politique kabyle?) avoir été les véritables clés de la « politique indigène » de la France au Maghreb. J’estime en avoir fourni la demonstartion… »




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  • Zineb Azouz
    17 mai 2010 at 22 h 16 min - Reply

    Monsieur @Brahim,

    Je vais essayer de vous répondre à propos de l’inculturation et de l’acculturation, mais auparavant, et pour ne pas trop nous éloigner de notre sujet (le fait berbère), permettez moi de réagir sur votre première phrase à savoir, qu’il est en effet de bonne guerre que les religions se «concurrencent», vous oubliez un facteur majeur qu’on n’a pas le droit de négliger, à savoir que nous ne sommes pas en terrain neutre, nous sommes en Algérie et exactement en Kabylie peu après les insurrections de 1871, des insurrections qui se sont achevées dans une répression féroce (déportation, impôts de guerre, condamnations à mort, exil, déplacement de populations…), pour rappel et selon Charles-Robert Ageron, la répression « fiscale » aurait coûté aux tribus kabyles 70% de leur capital !!
    Toute une population s’en est trouvée précarisée, déstabilisée et presque coupée de tous ses modes de fonctionnement ancestraux, les Kabyles découvraient par exemple, pour la première fois les Orphelinats, structure dont les pensionnaires allaient former les premiers contingents des kabyles Chrétiens. !
    Et c’est dans ce contexte traumatique que le projet fantasmatique de Mgr De Lavigerie visant à ressusciter l’Église antique d’Afrique et à rendre aux Africains leur religion première (le Christianisme) est né (voir les excellents travaux de Karima Dirèche).
    La Tunisie qui l’intéressait aussi de ce point de vue était clairement moins accessible que l’Algérie définitivement conquise.
    Et c’est toujours dans ce contexte que Mgr De Lavigerie activa les thèmes classiques du mythe berbère: origine nordique, prétendue tiédeur de la pratique de l’islam, organisation sociale différenciée, sens inné la démocratie, statut plus libéral de la femme… et tous les éléments qui pouvaient différencier les populations berbères des populations arabes et surtout arabophones, allant même jusqu’à organiser des rencontres avec les kabyles du Djurdjura, des rencontres dans lesquelles il renforçait l’idée que les Berbères ont été islamisés par la contrainte et la violence et qu’il était naturel qu’ils réintégrent la supposée religion de leurs ancêtres, balayant d’un revers de main douze siècles d’histoire arabe et musulmane en Afrique du Nord.
    Revenons à votre question :
    L’inculturation est un concept THÉOLOGIQUE ayant pour but la transformation des authentiques valeurs culturelles par leur immersion dans le christianisme, et par là, l’enracinement du christianisme dans les diverses cultures humaines, et de ce point de vue l’étude des dits DIALECTES est un pilier incontournable surtout que l’église autorise et encourage les traductions du Missel romain (livres des chants, messes,…) et de la bible.

    L’acculturation est un phénomène sociologique dû au contact direct entre des groupes d’individus de cultures différentes.

    Il va de soit, Monsieur @Brahim que je ne fais ici que rappeler humblement des faits et que je ne porte aucun jugement sur les Algériens, qui en 2010 auraient décidé d’être Chrétiens, Mazdéen ou Boudhistes.

    J’ajouterai que les missionnaires n’ont pas été seuls dans l’histoire et qu’ils ont essayé de profiter d’une conjoncture de pure prédation dont les buts sont clairs, comme le rappelle, à juste titre monsieur @Lies, pour la troisième république on ne faisait pas trop de différence entre les indigènes, et forts du succès de la laïcité, ils ont tout fait pour freiner les ardeurs des écoles catholiques au détriment de l’école de jules Ferry.
    Il était ainsi naturel que l’arabe était la seule langue des indigènes, puisqu’à leur arrivée, c’était la seule langue écrite trouvée, Mohamed, Mohand ou Mouhata relevait du même genre de sous citoyen.

    Le fait berbère ou le mythe du berbère mérite toute notre attention au-delà de nos divergences, car si au départ il fût le point d’appui du fantasme de l’Afrique Chrétienne (et Latine), d’une Afrique enfin reconquise et pacifiée par le feu et le sang, il n’en demeure pas moins que LE POUVOIR ILLÉGITIME a lui aussi instrumentalisé, alimenté et tiré profit du fait berbère pour asservir, diviser et couper la population de toute source d’épanouissement et de ses droits les plus élémentaires à pratiquer la langue de ses ancêtres, réussissant à une très large échelle à faire en sorte que les langues de ce pays ne cohabitent que dans l’antagonisme, l’adversité et le mépris.
    En faisant croire à une fausse hégémonie de la langue arabe sur le reste ils n’ont fait que la délégitimer, réussissant à instaurer la seule langue dans laquelle ils excellent, celle de la démagogie, de l’incompétence, du mensonge et de la manipulation.

    Cordialement,
    ZA




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  • Ammisaid
    18 mai 2010 at 5 h 24 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Dans les siècles de lumière de l’occident se nichent beaucoup d’ignorance et des vastes nuées d’obscurités.
    Dans les siècles d’obscurité de l’orient se cachent des centaines de milliers d’îlots de lumières et de savoir aux vertus illimitées.
    La terre appartient à ceux qui l’habitent et à chaque génération qui part, une autre succède d’une façon discontinue depuis que notre père Adam (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) et notre mère Hewa avait posé leurs pieds sur elle.
    Toute est là. Tout ce que Dieu a crée. Tout ce que nous allons savoir, nous allons le savoir et tout ce que nous allons ignorer, nous allons l’ignorer. Rien ne pourra s’opposer aux décrets divins. C’est comme ça que nous le l’acceptons ou que nous le refusons. Ceux qui s’étaient sacrifiés pour la liberté et la dignité de notre pays sont enterrés, ils ne peuvent pas être ressuscités. Ils nous ont laissé leur erreurs et ils nous ont laissé leurs victoires. Ils n’ont emporté avec eux que leurs actes.
    Nos langues, notre culture, notre unité, nos valeurs, notre religion et toutes nos richesses matérielles sont entre nos mains. Elles sont semées dans toute l’Algérie et elles se trouvent partout où sont éparpillées les Algériens et les Algériennes.
    Soit, nous allons tout réunir, tout développer, tout partager équitablement, améliorer ce qui est insuffisant, diminuer nos défauts et s’ouvrir au monde, soit nous allons continuer sur cette voie d’autodestruction, de mensonge, de rapine, d’exclusion et de guerre cyclique.
    Il n’y a que deux voies. L’une, elle emmène vers la ruine, la désolation et la misère. Et l’autre, elle emmène vers la prospérité, la fraternité et à la dignité. Le choix sera fait par le peuple où sera imposer par le pouvoir et ses soldats. Les soldats qui ne sont où ne seront que des Algériens commandés par des Algériens où commandés par des étrangers si nous continuons à s’entre-déchirer et à s’entre-tuer pour des futilités et des banalités.
    L’histoire est têtue. Elle refuse de soumettre. Elle reste souveraine malgré que certains essayent à coup de milliards de dollars et à coup de millions de morts innocents de la falsifier, de la posséder et cacher avec elle leurs lâchetés, leurs tares et leurs traîtrises avérées. Nos chikours ne profitent pas plus que nos de nos richesses. Ils nous appauvrissent et les autres les appauvrissent. Ils nous terrorisent et les autres les terrorisent. Nous ne sommes pas souverains, ils ne le sont pas.
    Maintenant, ils ont atteint un stade de soumission aux puissances étrangères duquel ils ne pourront plus sortir. Ils sont prisonniers de ceux qui protègent leurs crimes de toute sorte. Nous libérer d’eux est le seul moyen de libérer l’Algérie de tous les prédateurs qui se trouvent sur la terre et profitent de nos richesses. Et, cette libération ne sera possible que par une unité sincère de toutes les bonnes volontés qui se trouvent à l’intérieur et à l’extérieur de l’Algérie. Wa Allahou A3lam
    Fraternellement




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  • zapata
    18 mai 2010 at 13 h 15 min - Reply

    appliquè la charte de la summam primautè du politique sur le militaire et de l’intèreiur sur l’èxtèrieur tèl qu’èlle à ètè ècrite en 1956..et tout le rèste suivera son chemin la politique de sèparation c’est la france qui est dèrière pas plus..ètre arabe ou kabyle ou chaouis pèrsonne n’a choisi ces origines.cetre la langue est importante dans l’identitè d’une nation mais ce n’est pas une fin en soi car l’inde possède 23 langues officielle et plus de 1000 dialècte et ils n’arrivent à communiquer rien qu’avec l’anglais.moi je mètrisse l’arabe,le kabyle,le français,l’anglais, et je suis entrein d’apprendre l’italien je suis très souple et très sociable avec les gens je ne pèse pas les gens selon leur règion car les critères hummain son pèrsonnel et ceux qui sont positif sont ceux qui sont èstimès par la majoritè des citoyens et ça s’applique dans le monde entier..alors politser les choses plus qu’elle mèrite ça veut dire mon but c’est le pouvoir l’argent et le prèstige pas plus…l’algèrie c’est son règime qu’il faut changer car ceux qui alimentent ce règime ne sont pas tous kabyle ni arabe ni chaouis..etc c’est un coktèl d’algèriens…alors lorsque on met l’algèrie sur des bases institutionnel solide ce jour là on pourra dire que nous allons avoir un etat algèrien..car si en va jouer sur la politique de l’autonomie on va crèer des population a l’intèrieur de l’autonomie car l’èsprit tribal fèodal ne pourra jamais laisser les choses tranquille et l’ègoisme algèrein est très connu dans se sens.vive l’unitè national multiculturelle..hommage a abane ramdane et ferhat abasse larbi ben m’hidi et tout les brâves de l’algèrie.




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  • salim
    18 mai 2010 at 13 h 18 min - Reply

    zapata vous avez tout rèsumè…merci




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  • Akli
    18 mai 2010 at 17 h 48 min - Reply

    salam
    Zapata tu veux lire ce que pense les congressites de la soummam des berberistes et le sort qu’ils leur reservaient alors lis la lettre qu’ils ont adressé à la fédération de France et signée ABANE, KRIM, OUAMRANE, MELLAH tous Kabyles Fhoula avec BENMHIDI ET ZIROUT…

    ils ordonnent tous simplement de liquider les berbéristes ces baathistes kabyles qui font le jeu de la France…




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  • maicha
    18 mai 2010 at 17 h 56 min - Reply

    Bonjour
    Le combat est entre les berbères arabomusulmans et les berbères grecolatins…

    Parmi les grands militants qui ont combattu les berbéristes et soutenu la ligne arabo-islamique du Parti citons quelques noms emblématiques : Ramdhane Abbane, défenseur acharné de l’unité du peuple algérien, chef, successivement, des wilaya de Sétif et d’Oran du PPA-MTLD, membre du Comité central du PPA-MTLD en 1950, animateur principal du Congrès de la Soummam, Belkacem Krim, chef de la Kabylie du PPA-MTLD 1949-1954, divisée en deux wilaya : Grande et Basse Kabylies, l’un des six membres du CRUA initiateurs du Premier Novembre 1954, Vice-président du GPRA, signataire des Accords d’Evian, Amar Ouamrane, chef de la wilaya de la Basse-Kabylie 1952-1954, colonel de la wilaya 4 au cours de la guerre de libération, membre du CCE 1957-1958 (Comité de coordination et d’exécution du FLN), Aïssat Idir, membre du Comité central du PPA-MTLD 1951-1954, premier secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens 1956, assassiné par les forces de sécurité françaises en 1957, Belkacem Radjef, l’un des pionniers de l’Etoile Nord-africaine (1926), membre lui aussi du Comité central du PPA-MTLD 1952-1954. Ajoutons qu’en pleine guerre de libération, les six acteurs du Congrès de la Soummam adressèrent une lettre à la direction de la Fédération de France du FLN l’engageant à mener une bataille résolue contre les «berbéristes» et autres contre-révolutionnaires…

    Benyoucef BEN KHEDDA les origines du premier novembre 1954




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  • BRAHIM
    18 mai 2010 at 21 h 24 min - Reply

    Cher @maicha , et DONC qu’elle a été la reconnaissance envers ses bèrbères arabo-musulmans comme tu les appelles après le 19 mars 1962 ? Rare sont ceux qui en donnent un jugement constructif sur tous ces patriotes dont ,malheureusment,les meilleurs sont déjà morts tués soit par le colonialisme soit par leurs lâches « compagnons » pour certains d’entre eux avant l’indépendance même!




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  • Rabah Mansour
    19 mai 2010 at 10 h 04 min - Reply

    L’Algérie notre vaste pays est ce que l’Histoire a fait d’elle.Mais il faut reconnaitre pour la vérité historique et sans tourner autour du pôt que les Arabes sont arrivés en Afrique du Nord à la fin du 7°siècle avec à leur tête un certain Okba Ibn Nafâa.Certes ils nous ont convertis de gré et surtout de force à leur religion mais c’était surtout des guerriers armés jusqu’aux dents.Les Français avec Bugeaud,Lavigerie etc… n’ont pas fait pire.Alors rendons à César ce qui appartient à César et comportons nous en Algériens et seulement en Algériens.Certes l’Islam et la langue arabe sont intimement liés mais il faut surtout regarder l’avenir et assimiler les leçons de notre tumultueuse histoire sans se renier.Ce n’est pas en invoquant à tout bout de champs la main de l’étranger,allusion au précédent colonisateur que les choses s’éclairciront.La gestion post-indépendance est catastrophique sur tous les plans,mais sur le plan identitaire c’est le fiasco total.On a falsifié notre histoire et même celle de notre révolution pour se donner une légitimité.Pour ces gens-là un bon bérbére est un bérbére arabo-islamiste sinon c’est un agent de la France ce qui ressort d’ailleurs à travers certains commentaires.C’est triste de constater que certains qui se disent intellectuels par hypocrisie ou par leur proximité avec les cercles du pouvoir en soient arrivés à soutenir ces théses.




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  • zapata
    19 mai 2010 at 13 h 40 min - Reply

    je suis bèrbère je suis fière de l ètre ça veut pas dire que je ni l ‘autre et ça veut pas dire que je tiens le monopole de la connaissance..etc la force de l’algèrie c’est son unitè national avant tous..les èrreurs existent et aussi les dèpassement mais avec un èsprit collèctif et conscient les solutions existent l’algèrien n’est pas exigeant seulemment il à besoin d un guide rèel pas plus….je vous rèspècte tous merci.




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  • AFULMAN
    19 mai 2010 at 15 h 17 min - Reply

    Le mythe de la politique bèrbère de la France a été démonté magistralement par le Pr Salem Chaker dans son ouvrage « Imazighen:Ass-a ».La France coloniale qui avait les moyens nécessaires pour une politique berbère,n’a entrepris aucune politique d’alphabétisation en langue kabyle,ni dévellopé une presse en langue kabyle tout au long de sa présence en Algérie.Par contre il y avait bien des écoles en langue arabes,les collèges franco-arabes,une presse en arabe.Je suis kabyle,j’ai été scolarisé en 1958 à Vgayet (Béjaya),et vers 1960,nous avions un cours de langue arabe(une ou deux fois par semaine?) dispensé par un maitre kabyle,M.Aissat.Il y a bien une certain penchant ou admiration des français pour les kabyles,mais jamais de politique kabyle.Et la France de l’époque avait tous les moyens pour ça.
    Il y a eu plutot arabisation de l’état civil,des noms de villes et villages et tribus par les « bureaux arabes » installés par le colonialisme français.Mais les mythes ont la peau dure!N’oublions pas que l’article de M.Mahfoud Kadache,date de 1972,bien avant le printemps kabyle de 1980,et le printemps sanglang de 2001!




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  • Kabyle-Algérien
    19 mai 2010 at 16 h 40 min - Reply

    L’analyse est for intéressante mais hélas subjective par endroits. Il y a la formule « divisier pour régner » qui revient sans cesse…mais diviser entre qui et qui finalement? Cela reviendrait à dire qu’avant 1830 Kabyles et Arabes étaient de tous points de vue unis. Il faut relativiser quand même, le colonialisme a certes joué sur les différences existantes pour asseoire une certaine politique mais aller jusqu’à insinuer que rien ne séparait l’Arabe du Kabyle avant leur venue est assez fort comme affirmation. Le fait de parler deux langues différentes est en soi suffisant pour voir le monde de deux manières différentes! Un peu d’honnêteté intellectuelle ne ferai de mal à personne. Les problèmes que nous avons aujourd’hui ne viennent pas de nous tomber sur la tête et je suis convaincu que le plus tôt que nous les regardons en face le plus tôt nous trouverons des solutions. Un Kabyle qui aime l’Algérie.




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  • BRAHIM
    19 mai 2010 at 18 h 22 min - Reply

    Cher internaute @Rabah Mansour, en lisant ta contribution j’ai pensé qu’il serait intéressant de faire d’aller un peu plus loin que la question « berbère » et d’aller un peu plus loin dans l’histoire de notre pays et de remontre plus loin que la naissance du mouvement national après la deuxième guerre mpondiale. J’ai l’impression que sur LQA , on est en train sur ce site de parler de questions d’HISTOIRE avec un grand H. Pourquoi pas ? Mais c’est bien de s’occuper de l’histoire de notre pays que depuis la fin de la seconde guerre (particulièrement de la guerre de libération 1954-1962) mais ne faut-il pas parler aussi de l’histoire de l’Algérie depuis les romains et surtout depuis l’avènement de l’islam. Et justement cher internaute @Rabah Mansour, ta contribution m’a amené à chercher à en savoir un peu plus qui est Okba Ibn Nafâa.Voilà ce que j’ai trouvé:
    Oqba Ibn Nafi Al Fihri ou Oqba Ibn Naafi né en 622 et décédé en 683, est un général arabe envoyé en 670, à la tête des armées musulmanes, par Muawiya Ier, calife omeyyade de Damas dans le but de propager l’islam et d’étendre ses territoires. Oqba Ibn Nafi Al Fihri est né dans les dernières années de vie du prophète Mahomet. Ce membre de la tribu des Quraych est le neveu d’Amru ben al-As2, lieutenant du premier calife omeyyade Muawiya et gouverneur de l’Égypte musulmane. Les premiers raids musulmans en Afrique du Nord, comme celui de 647 qui défait l’armée de l’exarque Grégoire à Sbeïtla, voient les troupes revenir à leur base égyptienne sans occuper le territoire. C’est donc Oqba qui assure l’occupation permanente du Fezzan3 puis de l’Ifriqya dont le calife omeyyade lui confie le gouvernement en 663. C’est dans une plaine, à soixante kilomètres de la côte tenue par les Byzantins et loin des montagnes, bastion de la résistance berbère, qu’il choisit d’installer en 670 le camp qui donne naissance à la ville tunisienne de Kairouan, sur la ligne de confrontation entre Byzantins et musulmans. Il y édifie la Grande Mosquée de Kairouan et, tout à côté, le siège du gouverneur4. On le rappelle au Moyen-Orient en 675 mais il reprend son poste en 681-682 sous le règne du calife Yazid Ie. Avec le soutien de tribus berbères, il mène un raid contre Tanger. Selon la tradition, Oqba Ibn Nafi Al Fihri aurait conduit son cheval jusque dans les parages de Massa (Maroc) et prit Allah à témoin qu’il ne restait plus de territoire à conquérir vers l’ouest. La région n’est cependant pas convertie à l’islam avant le début du XIe siècle. Il meurt lors de la défaite de son armée contre les soldats berbères menés par Koceila6. Selon le récit d’Ibn Khaldoun, c’est la Kahena qui a ordonné la mort d’Oqba Ibn Nafi Al Fihri 7. Son tombeau se trouve au centre de l’agglomération de Sidi Okba à Biskra en (Algérie) où il est vénéré comme un saint8.
    Il serait bon que les historiens (les vrais, authentiques) vérifient si cette biographie est juste ou déformée. Il serait bon que les historiens vérifient si l’islam a été introduite pacifiquement comme le disent certains et que la religion musulmane, qui fait partie intégrante de la culture algérienne, a été faite pacifiquement ou non. Est-ce que l’introduction de l’islam s’est faîte avec une fleur au fusil. Quand on aborde l’HISTOIRE d’un pays , on ne décide pas « d’un début » mais on va « au début » . C’est un débat comme un autre.




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  • taha djermouni
    19 mai 2010 at 20 h 35 min - Reply

    S il est aisé de comprendre l utilisation du fait berbere pendant la periode coloniale.Car la France etait parfaitement dans son role.Ce qui n est pas du tout comprehensible ( je me refuse de le comprendre)c est l utilisation du fait arabe durant toute la periode post-independance(48ans) par le pouvoir algerien sans que personne ne leve le petit doigt,coté communauté arabophone,pour crier:Attention DERIVE!!!.Alors Coupables,levez vous!.Cessez d accuser l Etranger!.A l independance,on a preféré faire dans la provocation(Nous sommes arabes a 3 reprises!!).Quelle pire offense a l egard d un amazighophone que celle là?.Quelle pire frustration que celle là pour des algeriens qui se sont jetés corps et ame pour la liberation du pays?.Convenons en qu il y a de graves disparités en termes de droits linguistiques et culturels entre les deux communautés.Convenons en qu il y a domination de l une sur l autre.Convenons en enfin qu il y a URGENCE de mettre en oeuvre un programme massif de rehabilitation et de mise a niveau de la langue etla culture amazighes avant que l algerie ne sombre dans le chaos.A vous qui etes appelés a en juger! l heure est grave.Fraternellement.




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  • zapata
    19 mai 2010 at 21 h 14 min - Reply

    le rèspèct ça se mèrite ça se donne pas ..pèrsonne n’a nièer la civilisation française et pèrsonne n’a nièer le savoir faire français seulemment on est entrein de payer les consèquences des sèrviteurs de l ‘èsprit colonial…l’algèrie souffre d ‘un ègocentrismme profond rèeveillez vous des sujet stèrile s.v.p




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  • GODEL
    19 mai 2010 at 21 h 34 min - Reply

    à @AFULMAN ou a un autre,permettez moi a vous poser une question qui est d’ordre technique ,puisque vous avez dit que La France coloniale qui avait les moyens nécessaires pour une politique berbère,n’a entrepris aucune politique d’alphabétisation:
    -Est ce que la France ou n’importe quelle autre puissance était capable de faire revivre une langue qui n’est pas écrite depuis 2 millénaires ?

    Vu qu’il n’existe aucun ouvrage qui trace l’histoire de la Numidie par sa propre langue,il est difficile de trancher.
    Les seules œuvres, tardives, ont été écrite en arabe par Les Ibn Khaldoun (Abderrahman et Yahia) ,El Bekri,et c’est grâce a eux qu’on connait un peu l’histoire et quelques traits spécifiques aux peuples de la berbérie.




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  • Rabah Mansour
    20 mai 2010 at 8 h 53 min - Reply

    Merci mon chèr@Brahim pour la leçon d’Histoire sur l’épisode Okba Ibn Nafâa.On est trés loin des bérbéres arabo-islamistes et des bérbéres gréco-latins.Décidemment la devise »diviser pour régner »chère aux colonialistes français a fait des émules.Peut-être même qu’elle éxistait avant leur arrivée et qu’ils n’ont fait que la copier.




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  • Dudesert
    20 mai 2010 at 12 h 16 min - Reply

    @ GODEL

    Ma mère est vivante et ne parle ni l’arabe, ni le Français. Par ailleurs, elle a bien combattu le colonialisme Français.
    Avant de traiter des questions techniques et historiques, je me pose une seule question : Pourquoi le volume horaire de la chaine II allaient en diminution depuis l’indépendance?

    salutations




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  • zapata
    20 mai 2010 at 13 h 04 min - Reply

    mes frères algèriens l’algèrie de 2010 veut des solutions rapides et èfficases par ordre de prioritè
    les algèriens souffrent dans toutes les sens on à besoin d’hommes sincères..l’algèrien patine encore il n’est mème pas sorti de l ‘ètat animal ventre et bas ventre (rèspèct pour tous)..l ‘identitè et tout ce qui suit on est d’accord seulemment l’amèrture de la qualitè de vie ne laisse jamais les citoyens tranquille unifions nous sur des bases solides c’est ça l ‘urgence ècouter bien si ALLAH a voulu que nous sorions une seul nation il l’a fait au dèbut de la crèation de l’homme. la tèrre et tout l ‘univers lui appartient alors l’hummanitè et plus que les faux problèmes et si nous ètions tous sourd muèts ?PAR quel language on va communiquer? KABYLES ou ARABES ou CHAOUIS…ETC SOYONS LOGIQUE
    l’algèrie est notre payer à tous..admèttant un kabyle veut se marier d’une fille arabe ou le contraire l ‘envis dèpasse le rèspèct dans ce cas car ni la prèssion des parents ni autre qui va empècher car l’âme hummain n’est pas basè sur l’identitè elle est basè sur les sentimments que pèrsonne n’a le droit de controler ni d’empècher…et à force d’aimer une pèrsonne on apprendra ça langue son histoire…etc avec joie…..corriger moi si javais tort merci




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  • Winna
    20 mai 2010 at 16 h 19 min - Reply

    @GODEL

    « Est ce que la France ou n’importe quelle autre puissance était capable de faire revivre une langue qui n’est pas écrite depuis 2 millénaires ? »

    Pour vous, la langue berbère était pas morte jusqu’à 1830, elle n’existait plus avant sa transcription. Expliquez-moi, techniquement comme vous le dîtes, l’existence encore de cette langue, de sa poésie et d’un certain nombre de qanouns villageois transcrits qui remontent pour celui qui concerne l’exhérédation des femmes à 1748.
    Visiblement vous liez l’existence d’une langue à sa transcription ou à son écriture. La langue des sioux ou des navajos, le breton ou le corse, n’existent pas puisqu’elles ne sont pas écrites. Amicalement.




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  • Alilou
    21 mai 2010 at 1 h 12 min - Reply

    salut a tous,

    Merci Zapata de bien vouloir essayer de tourner le volant et de passer la marche avant, on n’est pas nombreux a le faire, car la majorité tire vers l’arriere, il faut augmenter le nombre des gens qui veulent avancer pour tirer cette sacrée charette ALGERIE,

    Le levier de vitesse est coincé sur la marche arriere,

    Pendant que le reste de l’humanité regarde vers le futur, nous on a les yeux rivés sur le passé.

    A baba que j’ai mal au coeur.

    Il est ou mon thé que je le fume pour que je reete eveillé car le cuachemard continu.




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  • thirga
    21 mai 2010 at 6 h 16 min - Reply

    Beaucoup de sujets ayant traits à l’Histoire de l’Afrique du nord, à ses populations, à son passé, à son identité ou à ses Héros finissent en des batailles rangées. Deux clans s’affrontent. A Ceux qui défendent bec et ongle leur appartenance à ce pays, à son identité, à son passé sans exclusion et ceux qui ne voient dans ce pays qu’un désert social,culturel, historique sans racines sans origines sans langues ne reconnaissant d’existence qu’à des envahisseurs venus d’ailleurs, des colonisateurs, des étrangers venus tjrs pour civiliser jusqu’à oublier même leurs lieu de provenance à commencer par les phéniciens… jusqu’à ceux qui veulent constitutionnaliser leur criminelle colonisation pour ne pas dire génocide en acte civilisationnel




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  • Mohamed J.
    21 mai 2010 at 12 h 15 min - Reply

    @Alilou.

    Il est vrai que tes interventions sont souvent très pertinentes. Mais mon frère je dois te dire que tout est relatif. Chacun à des compétences et peut avoir le choix et doit l’avoir afin d’exprimer sa façon de voir sans qu’on vienne faire un jugement de valeur sur ce qu’il a dit, car cela crée de l’autocensure. Il faut convaincre certes, mais il ne faut pas pousser à l’autocensure. Et convaincre c’est argumenter, expliquer, donner les raisons, le pourquoi des choses, pour permettre à l’autre de se situer par rappport à nos idées à l’aide du référentiel qui lui est propre et que chacun de nous possède. Aucun de nous n’est investi de la tache d’amener obligatoirement les autres à penser comme lui, dans une société il y a une infinités de courants philosophiques, politiques, etc..Il peut selement leur suggérer une idée qu’il pense meilleure, mais sans jugement de valeur, sans tenter de discréditer les leurs, sans qualifier leurs idées de négatives et la sienne de positive. Notre moi, notre égo d’algériens doit réapprendre à vivre en société après que ce système l’eusse à ce point maltraité qu’il a fini en chacun de nous par prendre des proportions gigantesques.

    Nous discutons sur ce site avec l’espoir de nous enrichir mutuellement, bien qu’en raison de l’ouverture du forum à tous les aalgériens il y ait des niveaux de perception différents et c’est tout à fait normal, nous avons eu des formations différentes, des expériences différentes et nous avons des ages différents. Mais il y a une constante qui devrait se dégager de nos propos: Le respect. Respecter les autres c’est gagner leur confiance, gagner leur sympathie, établir le premier lien d’une communication fluide et utile.

    Salutations fraternelles.




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  • Mohamed J.
    21 mai 2010 at 12 h 26 min - Reply

    @Brahim.
    Merci pour l’exposé sur Okba.
    J’ai une petite question sur la sémantique. Quel est l’apport présent de savoir comment s’est faite l’islamisation de l’Algérie et si c’est par la force ou par l’esprit et à quoi peut il viser sur le plan de l’unité nationale de l’Algérie ?




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  • GODEL Le mystique
    21 mai 2010 at 13 h 02 min - Reply

    Excuse moi Winna ,car ma terminologie était moins rigoureuse en confondant le tout avec une partie.En effet, l’écrit est l’image de la langue orale,loin d’être morte,et ce que je voulais dire techniquement ,sans ces écrits,un peuple ne peut véhiculer oralement ni histoire,ni savoir ni même pas sa phonétique ,car cette dernière se déforme au fil du temps.
    A ce que je sache ,la préhistoire s’est achevée il y a quelques milliers d’années lorsque les humains ont inventé et utilisé l’écriture, en Mésopotamie chez les Sumériens ,ancêtres des langues sémitiques(environ 10000Avant J.C),et ceci pour montrer l’importance du script.
    Vous évoquez la langue des sioux donc les langues amérindiennes.L’« homme de Kennewick » est le nom donné aux restes d’un homme préhistorique retrouvés près du fleuve Columbia, dans l’État de Washington. Son interprétation fait l’objet de controverses dans la mesure où certains auteurs considèrent qu’il présente des traits anatomiques le rapprochant des Européens plutôt que des Asiatiques qui est l’origine commune des amérindiens, et qu’il pourrait donc traduire une vague ancienne de peuplement de l’Amérique depuis l’Europe…En suivant cette logique,l’Amérique n’est qu’une redécouverte de lointains cousins!…A l’occasion,et selon la logique de Mr THIRGA ,les européens,ne doivent pas évoquer leurs racines indo-européennes,qui remontent aux langues et peuples asiatiques,de même pour les sioux et apaches…même les celtes-ibères doivent décamper vers le rift kenyen…
    A mon avis ,la véritable identité d’un peuple,réside dans la sagesse,les valeurs spirituels ,la science ,la connaissance approfondis.
    La source de tout nos maux,quelles soient identitaire,linguistique,politique,religieuse:est la superficielité ,la corruption intellectuelle et l’ignorance.




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  • Rabah Mansour
    21 mai 2010 at 14 h 04 min - Reply

    @Akli
    Le FLN de Abbane et de Ben M’hidi n’a jamais combattu les berbéristes qui étaient engagés corps et âme pour la libération du pays.Ce FLN avait par contre combattu les partisans de Messali Hadj qui s’étaient par la suite alliés à la France pour contrer ce même FLN en Algérie et surtout en France.Les berberistes ne sont pas partisans de l’arabo-islamisme idéologie séctaire qui ghétoïse les Arabes et les Musulmans et qui les coupe du reste du monde.




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  • houda
    21 mai 2010 at 14 h 32 min - Reply

    bonjour
    @ Mohammed J. , je crois qu’il nous est demandé nous musulmans de vérifier si nos aïeux ont embrassé l’islam de gré ou de force. Dans le cas où ils l’ont fait sous la contrainte est bien il ne nous reste plus qu’à renier notre islam, tout bonnement. N’est-ce pas ce qui est sous entendu par ces remarques là ?




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  • Al taalibi Al Antar Al Qorichi
    21 mai 2010 at 15 h 23 min - Reply

    Aux sources de la politique arabe de la France : le Second Empire et le Machrek
    (Article de ARBOIT Gérald (prés., annot.) )

    Informations

    Entre tradition et opportunité…
    Entre professionnels et amateurs…
    La définition d’une action publique
    Les contingences d’une définition géopolitique

    Aux sources de la politique arabe de la France, pour explorer les origines d’une des questions récurrentes de la période actuelle, les entrées possibles étaient nombreuses, des plus récentes aux plus anciennes : de Gaulle, le Mandat français sur la Syrie et le Liban, les opérations militaires avortées en Égypte. Mais, pour saisir la genèse d’une politique digne de ce nom, c’est-à-dire globale, ces événements ponctuels ne pouvaient être retenus. Pourtant, certains pouvaient apparaître comme fondateurs. Ainsi de Gaulle (1), mais il n’était que l’héritier d’un système de pensée relatif au monde arabe, élaboré bien avant lui. Et nul besoin n’était de remonter à Bonaparte au pied des Pyramides pour en trouver l’origine (2). Malgré les apparences trompeuses que laissa l’historiographie républicaine, la France contemporaine empruntait beaucoup de ses traits au règne de Napoléon III.

    Bien plus que ne l’avait fait le Premier Empire, le Second Empire a offert au pays ses cadres politiques et économiques. Dans une certaine mesure, le même constat peut être fait au niveau de la politique étrangère. Malgré l’admiration que l’on peut avoir pour le premier des Napoléon, il laissa à la fin de son règne une France diminuée, territorialement, économiquement et politiquement ; sa vision avait essentiellement été européenne, et le continent se fermait à l’influence de la France. L’issue du Second Empire paraît laisser les pays dans le même état. Mais, à y regarder de plus près, si la république put rapidement aligner ses gloires coloniales qu’étaient Doumer, Gallieni, Lyautey, c’est bien que Napoléon III embrassa le monde entier. On pense aussitôt à l’Algérie, au Sénégal, à l’Indochine.
    L’expansion coloniale n’était qu’un des aspects de la politique mondiale de l’Empereur (3). Dans sa biographie politique de Napoléon III, Philippe Séguin n’hésite pas à en faire le premier chef d’état français « à mériter le titre de mondialiste » (4). La révolution et le Premier Empire s’étaient seulement limités à l’Europe. Quant à la Restauration et à la monarchie de Juillet, elles n’eurent guère les moyens d’avoir des ambitions (5). Avec Napoléon III, nous approchions le plus sûrement des sources de la politique arabe de la France.

    Entre tradition et opportunité…

    Un trait flagrant de la diplomatie de l’Empereur consistait en un tiraillement entre des éléments tirés de la tradition et d’autres offerts par l’action. Les premiers trouvaient évidemment leur origine dans l’histoire de France, ou plutôt dans l’idée que l’Empereur s’en faisait. Son éducation avait été faite en Suisse, au château d’Arenenberg, où il résida auprès de sa mère. De ce fait, sa vision de la France était d’abord celle d’un étranger. Il ne fallait pas oublier la lignée prestigieuse dont il était issu. Ces éléments traditionnels concouraient inévitablement à lui forger une idée de son pays à travers des prismes qui n’étaient plus valables. La nostalgie ne permettait pas de poser un regard cohérent sur les affaires de France. De même, la recherche de propositions pour le présent dans l’exemple qu’offrait le Premier Empire avait conduit le jeune prétendant à formuler un projet romantique. Et cruellement européen.
    Parfois, ce romantisme le conduisit à embrasser une vision plus mondiale. Son esprit s’égara à imaginer un canal interocéanique au Nicaragua (6), à prôner une colonisation de l’Algérie et de la Guyane à la course effrénée aux territoires de la monarchie de Juillet (7). Dans ces questions coloniales, il puisait son inspiration dans les travaux saint-simoniens du père Enfantin (8). Son approche était alors plus économique que politique. Aussi, délaissait-il des zones qui n’attiraient pas la convoitise coloniale de la France et de l’Angleterre, parce que dépourvues d’intérêts économiques majeurs. C’était notamment le cas du Machrek, cet Orient proche tant qu’il était envisagé comme le berceau du christianisme, mais si lointain du moment qu’il s’agissait de le percevoir comme une entité politique. De ce point de vue, le futur Napoléon III ne se départissait pas de ses contemporains.

    Lorsqu’il eut à prendre en main les affaires du pays dans cette région (située entre Occident et Extrême-Orient), il se souvint de ses idées saint-simoniennes. Il se rappela notamment que le rôle dirigeant devait revenir à une élite d’hommes d’action, l’état ne se contentant que d’un arbitrage. Napoléon Ier n’avait pas agi différemment dans son approche de la question. Il avait laissé faire son représentant près la Porte et ses consuls au Levant (9). Pour établir sa politique levantine, Napoléon III se servit des mêmes instruments. Son attention étant accaparée par les affaires européennes, le Machrek resta l’affaire de quelques spécialistes à Paris, journalistes, politiques et techniciens, et de professionnels sur place, consuls et militaires. Au département des Affaires étrangères (10), les affaires orientales n’intéressèrent vraiment que trois des neuf ministres qui s’y succédèrent ; et encore, seuls deux comptaient parmi les quatre grands ministres qui se succédèrent de 1852 à 1869. Thouvenel (11), Moustier (12) et La Valette (13) avaient une connaissance pratique des questions agitant la région ; ils avaient été ambassadeurs près la Porte avant leur nomination à la tête du Département. Tous trois eurent à affronter, à la tête de la diplomatie française, les emballements politiques du Machrek, tant en Syrie qu’en Égypte. Sur ces affaires, ils semblèrent jouir de plus de libertés que sur celles concernant la politique européenne ou le Mexique. Mais, leur influence restait limitée par le peu de cas que l’Empereur faisait de l’opinion de ses ministres (14).

    Par ailleurs, les interférences étaient nombreuses entre les opinions du responsable de la diplomatie française et le souverain. Ce dernier était vulnérable aux influences de son entourage. Face aux pressions de la famille impériale le prince Napoléon à gauche, l’impératrice Eugénie à droite, les interventions du responsable de la politique extérieure de la France avaient peu de poids. Elles n’en avaient guère plus devant l’opinion des représentants des puissances étrangères, notamment Lord Cowley, qui avaient facilement accès à l’Empereur. Enfin, les avis du ministre des Affaires étrangères étaient souvent battus en brèche en conseil par ses collègues de la Guerre ou de la Marine. Pour le premier, l’Orient se limitait surtout à l’Algérie (15) ; lorsqu’il était amené à désigner des officiers pour des missions au Levant, il les prenait dans les contingents de l’armée d’Afrique. Mais, le Maghreb n’était pas le Machrek et les intérêts des militaires se heurtaient forcément à ceux, différents, des diplomates. Pour la Marine, la Méditerranée orientale n’avait guère d’importance stratégique propre, hormis dans le cadre d’initiatives internationales. Ce fut notamment le cas pendant les crises grecque, égyptienne et syrienne sous le règne précédent et au cours de la guerre de Crimée durant celui de Napoléon III. La prochaine ouverture du canal de Suez l’amena à chercher à baliser la mer Rouge ; à l’occasion, elle trouvait l’appui des négociants et armateurs français au Moyen-Orient. Ce fut le cas à la fin de l’année 1868, avec l’offre de développement de Chayk Sa’îd, sur le détroit de Bâb al-Mandab, par un mandataire de la maison Rabaud de Marseille (16).

    En d’autres endroits encore, les intérêts de la France rencontrèrent ceux de ses commerçants. Ce fut surtout le cas en Égypte, où le programme de civilisation de Muhammad ‘Alî, soutenu par la monarchie de Juillet, avait permis la constitution d’une forte communauté française. Autrement, la politique française à destination du Machrek n’intéressa guère les milieux économiques métropolitains. Marseille, port de l’Orient, s’intéressait déjà à l’Asie, où l’Angleterre tolérait encore qu’une autre nation partageât les miettes de son empire. Les autres ports français étaient tournés vers les Amériques. Seule la guerre de Sécession détourna les milieux cotonniers des États-Unis pour l’Égypte (17). Mais, cet intérêt ne fut pas durable.
    L’action de la France au Machrek restait donc du domaine de la Haute Politique. Contrairement à des questions sensibles pour l’Empereur comme l’Italie ou le Mexique, elle relevait uniquement des ministères et de leurs agents. La population n’en était guère informée. De toute façon, elle ne disposait aucunement de moyen d’agir sur les affaires du pays. Toutefois, son émotion suite aux massacres de chrétiens ou sa participation massive à l’introduction des titres de la Compagnie Universelle du canal de Suez ne manquèrent pas d’influencer l’attitude impériale. Mais, il ne s’agissait que d’interventions ponctuelles.

    Or, l’élaboration d’une politique, si elle se faisait à partir de traditions, ne pouvait souffrir l’inconstance, la négligence. En Orient notamment, il était pratiquement exclu que Napoléon III se substituât à sa diplomatie officielle. Le manque de vision d’ensemble du souverain, dans sa définition d’une politique mondiale, laissait ainsi le champ libre aux différents ministères. Ces derniers s’appliquèrent donc à combler le vide idéologique laissé par l’Empereur. La France manifestait l’espoir d’une domination ou, au moins, d’une influence dans le cadre d’une rivalité impériale avec la Grande-Bretagne. D’où une stratégie condamnée à s’appuyer sur une tactique au coup par coup. La France n’entrevoyait de destinées glorieuses qu’en Europe ; les expéditions lointaines, comme celle de Syrie, ne s’engageaient qu’au hasard des événements, selon des vues qui affectaient un certain désintéressement. De plus, les différents ministres ne voyaient pas cette politique arabe du même point de vue. À la guerre, le maréchal Randon était peu favorable au dispersement de ses troupes ; aussi renâcla-t-il à laisser les troupes aux ordres de Thouvenel lors de la crise entre Maronites et Druzes (18). À l’éphémère département des Colonies (19), le prince Napoléon eut à faire face au scepticisme de Walewski, dans le cas du projet d’implantation en mer Rouge. Concernant ces terres vierges de colons, mis à part Britanniques, au débouché du canal de Suez, la diplomatie française semblait à cours d’imagination… En fait, l’extrême prudence du ministère des Affaires étrangères se justifiait par sa longue opposition à toute politique indisposant Londres.

    Entre professionnels et amateurs…

    La direction de l’action politique en destination du Machreck incombait, seule, au Département des Affaires étrangères. Ce ministère possédait les services nécessaires à la conduite de la politique extérieure décidée par l’Empereur. À Paris, outre le ministre des Affaires étrangères et son cabinet, se trouvaient les services permettant la préparation de la politique à destination du monde arabe : les directions politique et consulaire, l’école des « Jeunes de Langues » formant les interprètes (20). En Orient, il disposait seul de moyens de renseignements et d’action permanents grâce au réseau consulaire. En effet, un décret de la Convention, du 14 février 1793, avait rattaché les consulats au ministère des Relations extérieures. Ainsi prenait fin le privilège du département de la Marine, institué par Colbert. Dès lors, les postes français établis au Levant relevaient de l’ambassade de Constantinople. Ce dernier répondait à une longue tradition, dont l’origine se trouvait dans le régime capitulaire, initié au XVIe siècle dans les échelles du Levant et de Barbarie. Les Français y jouissaient du premier rang (21).

    Entre 1848 et 1870, la configuration de la représentation consulaire au Machrek varia peu. Dix consulats y étaient installés ; les consulats généraux de Beyrouth, Jérusalem et Alexandrie commandaient toute l’activité, politique et commerciale, de la France dans la région. La vie dans ces différents postes était variable. Certains échappaient à la chaleur et aux tempêtes de sable, aux épidémies de choléra, aux vols et aux meurtres grâce à un subit intérêt politique, jaillissant à la suite d’un massacre de chrétiens ou d’un bras de fer au sujet des Capitulations. D’autres brûlaient d’ennui sous le soleil, attendant une improbable mission dans quelque contrée du désert arabique, transformant les agents en géographes, en historiens ou en archéologues. Pourtant, tous avaient en commun, du fait du régime capitulaire, la jouissance de nombreuses prérogatives, tant au niveau des immunités et des pouvoirs en matière de police qu’en matière judiciaire.
    Les agents étaient donc de vrais ministres publics. Comme tels, leur personne était inviolable. Ils ne pouvaient ni être retenus prisonniers, ni être jugés par une instance judiciaire locale. Leur pouvoir était symboliquement marqué par un droit de préséance dans les églises sur l’ensemble du corps consulaire de la résidence. Et, souvent, le pouvoir des consuls se résumait à cette survivance de l’Ancien Régime. Car, leurs privilèges variaient à travers le Machrek, d’un poste à l’autre, suivant l’usage qu’il avait été fait antérieurement des capitulations. D’une façon générale, ils étaient importants là où le commerce ou les intérêts politiques français l’étaient.
    Les exigences propres à l’administration de la justice sur leurs nationaux au Levant et à Mascate leur avaient créé une obligation toute spéciale. Certes, aucun ne jouissait de la juridiction criminelle sur ses nationaux ; seule une exception était tolérée pour les équipages des vaisseaux de commerce faisant relâche dans les eaux levantines. Ils devaient se borner à informer directement l’ambassadeur à Constantinople de toutes les circonstances des affaires judiciaires. Mais, ils bénéficiaient de pouvoirs de police importants pour contrôler la communauté nationale et veiller à l’état sanitaire du pays. Surtout, les consuls français au Levant étaient dotés d’une juridiction civile, commerciale et pénale. Bien que restreinte, se résumant à leurs nationaux et à un simple arbitrage dans les affaires litigieuses, civiles et commerciales, elle offrait à un citoyen français de ne pas être justiciable devant un tribunal arabe, ni pour ses crimes et délits, ni pour ses contestations avec un étranger.

    L’action diplomatique de la France échappait aux consuls. Elle était définie par les ministères parisiens, plutôt que par le réseau consulaire au Machrek. Les premiers formaient en effet la ligne décisionnelle d’une politique arabe de la France, tandis que le second en était sans conteste l’épine dorsale. De ces postes disséminés à travers le Proche-Orient émanaient tous les renseignements servant à l’élaboration des orientations diplomatiques de la France. Ils provenaient essentiellement de leurs contacts avec la communauté française de leur ressort. L’évolution des conditions de transport en Méditerranée amenait également de nouveaux Français, parfois auxiliaires de l’influence diplomatique nationale. En effet, parmi les nombreux voyageurs qui débarquaient, de plus en plus nombreux, dans les ports du Machrek, il n’était pas rare que se cachât un agent des Affaires étrangères, de la Guerre, de la Marine ou de l’Instruction publique.
    Les premiers venaient explorer le désert syrien, cet hinterland de la Montagne libanaise, véritable enjeu de puissance pour la France et l’Angleterre. Il était aussi un objectif de politique extérieure, depuis que le général Bonaparte avait échoué dans sa conquête de Saint-Jean d’Acre du fait des incursions bédouines. Enfin, il représentait une autre route terrestre pour les Indes. Certains agents français au Levant, comme le jésuite anglais William Palgrave/Michael Cohen, se souvenaient de la mission du chevalier de Lascaris, à la fin du Premier Empire (22). Fin août 1861, il proposa au gouvernement français, soit l’Empereur, soit son ministre des Affaires étrangères, un projet d’union franco-wahhabite (23). Elle se formerait en deux temps : d’abord réunir toutes les tribus du Nadj autour d’un objectif commun, l’expulsion d’Arabie, de Syrie et de Mésopotamie de la Porte et de l’Angleterre ; ensuite l’union, sur la base du christianisme, de ce nouvel empire à la France. Mais ce parrainage n’était que de circonstance. La France qui devait intervenir dans cette entreprise jésuite était la protectrice des chrétiens d’Orient (24). Tentée deux fois, en août 1861 et en février 1862, l’opération échoua deux fois. Inquiété de ces velléités francophile, le pro-délégué apostolique en Syrie, Mgr Valerga, demanda l’éloignement du père jésuite (25).

    De même, Paris préférait laisser agir ses propres agents. D’autant qu’elle disposait sur place de spécialistes, ponctuellement comme en Syrie ou en mer Rouge le secrétaire interprète Charmes Scheffer. Elle entretenait également des missions militaires au Machrek pour mener à bien de telles opérations de renseignement. Les vaisseaux mouillant dans les différents ports des échelles du Levant étaient tous à même de procéder à des reconnaissances topographiques ou hydrographiques. En Égypte, malgré les vicissitudes de la succession de Muhammad ‘Alî, des officiers étaient présents depuis la monarchie de Juillet (26). Au Liban, d’autres accompagnèrent la mise en place du nouveau Règlement organique de juin 1861. Dans de nombreux cas, il s’agissait d’offrir les concours de la France à la constitution d’états modernes.

    Les missions du ministère de l’Instruction publique tenaient plus du prestige que de la mission civilisatrice. Elles concernaient les vestiges archéologiques de Mésopotamie, de Palestine ou de Phénicie. Elles étaient le fait de scientifiques, comme Caignart de Saulcy (27), Renan (28) ou le duc de Luynes (29). Elles offrirent la gloire à certains fonctionnaires, qu’ils fussent de l’administration des Beaux-Arts comme Mariette (30), ou des Affaires étrangères, comme Delaporte (31) et Fresnel (32). Victor Place, consul à Mossoul, eut moins de chance : les résultats de ses recherches disparurent dans le Tigre et sa carrière se brisa à Calcutta (33)… Ces hommes n’influaient pas directement sur la politique arabe de la France. Mais, ils concourraient utilement à conforter sa position face à l’omniprésence des agents politiques, militaires et scientifiques anglais. De même, la présence d’une forte communauté ouvrière française, ou sous protection française, sur le chantier du canal de Suez agissait favorablement dans le sens des intérêts du pays. Même si la diplomatie officielle s’en tenait à l’écart, cette entreprise était la vitrine idéale de la mission civilisatrice de la France. Cependant, il était vrai que l’attitude de Ferdinand de Lesseps ne plaidait pas toujours en sa faveur.

    La définition d’une action publique

    La politique arabe du Second Empire était donc la conjonction de différentes influences. Au sommet de l’état, la définition des grandes orientations à destination du Machrek dépendait plus de la bonne entente des ministres des Affaires étrangères, de la Guerre et de la Marine que des grandes orientations de l’Empereur. Aussi sur le terrain, les agents français étaient souvent amenés à élaborer une action sans y être autorisés au préalable. Souvent bien préparés à une mission consulaire ou militaire, ils l’étaient moins pour gérer une crise qui, compte tenu de l’endroit, ne manquait pas de devenir internationale. Ainsi, le consul général de Jérusalem, Paul Émile Botta (34), face à l’affaire des Lieux saints. La question du protectorat religieux de la France avait été posée, à la suite du retour de la Syrie sous l’autorité de la Porte, ouvertement, par la Russie et, de façon détournée, par le Saint-Siège. Cette situation était apparue de façon éclatante à la fin de la Monarchie de Juillet ; elle perdura jusqu’en mai 1850, lorsque la diplomatie de Louis-Napoléon se lança sur une scène orientale, où depuis deux ans elle n’avait guère paru. L’objectif était autant de politique intérieure, l’adhésion des catholiques au régime, qu’internationale, le retour en Orient de la France. Mais cette question de prestige rencontra l’intérêt opposé de Nicolas Ier, dont l’influence s’étendait aux pèlerins de rite grec.

    En raison de la valse des ambassadeurs de France à Constantinople et des ministres des Affaires étrangères à Paris, le consul fut amené à définir une réponse. La question portait sur une violation de sanctuaires chrétiens ; la solution se trouvait dans le retour à l’esprit des Capitulations. La France avait été reconnue protectrice des catholiques de l’Empire ottoman. Mais, la faiblesse de la jeune république incitait les puissantes Autriche et Russie à réclamer des droits similaires. Derrière ces velléités égalitaires se cachait en fait la volonté de se partager les dépouilles de la Porte. De fait, les enjeux échappaient largement au consul. Se crispant sur la seule question des Lieux saints, il perdait de vue la dimension internationale de la crise. Quant aux puissances européennes, elles négligeaient la dimension locale de cette « querelle de moines ». De fait, la guerre de Crimée ne résolut en rien la question du protectorat français.

    À Jérusalem, un nouvel agent de contestation était apparu. Faisant apparemment jeu commun avec le consul Botta, le patriarche catholique, Mgr Valerga, cherchait en fait à s’imposer sur les représentants français (35). Lui aussi entendait remettre en cause le système capitulaire. Son action témoignait du désir de l’église catholique romaine de jouer toutes les cartes de la protection des chrétiens au Machrek à son seul profit, plutôt qu’au seul bénéfice de la France. Cette alliance de fait cessa avec le renvoi de Botta (36) et la nomination d’un nouveau consul, Barrère (37) ; ce dernier devait rester quatorze ans à ce poste, démontrant la volonté du gouvernement impérial de préserver le statu quo issu de la guerre de Crimée dans la gestion des Lieux saints. Fin janvier 1862, le changement de position de la France apparut clairement, délaissant la crispation sur les avantages du protectorat pour une action concertée avec la Russie (38). L’opposition pontificale, qui commençait à recevoir un appui diplomatique de la part de l’Autriche, n’en fut que renforcée. À la chute de Napoléon III, la France avait cependant résolu la question la plus immédiate, celle de son prestige. Mais, le protectorat restait un édifice fragile, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de Jérusalem. La crise syrienne ne tarda pas à le montrer…

    La guerre de Crimée avait contribué à créer une tension, dans l’empire ottoman, entre communautés musulmanes et chrétiennes. L’agression russe était largement perçue comme une attaque occidentale contre le Dar al-Islam, cette terre sacrée aux yeux de tout musulman. Qu’importait que la France et la Grande-Bretagne se fussent rangées aux côtés de la Sublime Porte, tout chrétien apparaissait comme un ennemi. Les concessions arrachées au Sultan lors du Congrès de Paris, en faveur des minorités chrétiennes, et la large opulence dans laquelle elles vivaient, grâce à leurs activités commerciales, renforcèrent ce ressentiment populaire. Il ne tarda pas à se muer en fanatisme, suite à la crise économique qui s’abattit sur le Machrek. Des émeutes eurent lieu d’Alep à Naplouse à compter de la fin 1858. Les puissances européennes considérèrent ces événements comme une simple affaire ottomane, du moment que la Porte semblait gérer cette crise.
    Le massacre de Djeddah les poussa à modifier leur façon de voir. Dans la nuit du 15 juin 1858, une insurrection causa la mort des consuls de France et de Grande-Bretagne. La violation de l’intégrité physique de ces représentants consulaires impliquait inévitablement une réaction de leur pays respectif. Une enquête fut diligentée par Paris et Londres afin de régler au mieux, et de concert avec la Porte, ces événements (39). Seulement, les commissaires européens n’étaient pas prêts à imaginer que cette poussée de fanatisme fût le signal d’un embrasement général en Syrie, en Crète et dans les Balkans.
    La situation dans la première province ottomane concernait bien évidemment la politique arabe de la France. Les rapports consulaires mentionnaient la montée de la tension chez les musulmans. Ils signalaient aussi l’effort d’apaisement des autorités locales. Puis, ils ne purent que rapporter l’ampleur d’un désastre imminent. À cette instabilité interconfessionnelle s’ajouta au même moment, suite au décès du vieux gouverneur nommé en 1840, Haydar Abîllama’, une lutte d’influence au sein du district chrétien de la Montagne libanaise (40). Compte tenu du contexte, les consuls français et britannique, Edmond de Lesseps et Noël Moore, se gardèrent d’intervenir dans ces querelles de clan. Mais, chacun avait son candidat, comme la Porte et chacun des seigneurs féodaux de la Montagne d’ailleurs.

    Le choix du nouveau gouverneur chrétien par Constantinople entraîna immanquablement la sécession d’une partie de la Montagne (41). En cherchant le soutien des paysans, sans lesquels ils ne pouvaient espérer faire valoir leur bon droit, les opposants provoquèrent en fait leur chute. Loin de se rebeller contre l’autorité établie, les ruraux se levèrent contre les privilèges féodaux (42). Cette discorde dans le camp chrétien, de l’automne 1858 aux premiers mois de 1860, servit de détonateur pour un embrasement de toute la Syrie. Les efforts du consul de France, Edmond de Lesseps jusqu’en mai 1859, puis Stanislas Bentivoglio (43), pour ramener la tranquillité dans le camp chrétien se révélèrent vains et ne servirent qu’à renforcer l’antagonisme intercommunautaire. L’assassinat d’un ouvrier chrétien, début mai, suffit à déclencher un massacre général (44). En un mois, il y eut près de six mille tués, des dizaines de milliers de réfugiés, dont le dénuement était un autre facteur de décès (45).
    Cette nouvelle flambée de violence provoqua l’indignation de l’Europe. La France était décidée à agir (46). Mais l’équilibre européen commandait une intervention combinée de l’Europe, en fait de la France et de la Grande-Bretagne, avec l’appui de toute autre bonne volonté (47). Deux mois furent nécessaires. Et le résultat n’était pas à la hauteur de la générosité prêtée par Napoléon III à l’Europe. Seule la France fournissait un corps expéditionnaire, la Grande-Bretagne offrant le concours de sa marine. L’Autriche, la Russie et la Prusse ne consentaient qu’à faire partie de la commission européenne qui devait surveiller la pacification du pays. Et réfléchir au nouveau statut de la Montagne, le deuxième en vingt ans.

    Pendant ce temps, désirant limiter au minimum la latitude des Européens, la Porte dépêchait son propre corps expéditionnaire pour restaurer l’ordre ottoman en Syrie. L’objectif assigné à son commissaire était de mener sa mission à terme avant le débarquement des troupes françaises. En aucun cas, elle ne devait atteindre Damas (48). Cette mauvaise volonté de la Porte entrava aussi bien l’action du corps expéditionnaire que des commissaires européens. Les militaires furent rapidement contraints à mener garnison à Beyrouth et dans les grandes villes de la Montagne. Leur présence ramenait les habitants. Mais, il est clair que Druzes et chrétiens auraient de grandes difficultés à revivre en bonne intelligence.
    Ce constat était également celui des diplomates. Mais, toute la difficulté résidait dans la possibilité à amener la Porte à la même observation. D’autant que le commissaire ottoman, Fu’âd Pacha, s’y entendait pour paralyser leur action, avec le concours actif de son collègue anglais. En face, les représentants français ne semblaient pas en mesure d’offrir une position arrêtée. Le général Beaufort d’Hautpoul, frustré de devoir se contenter d’une simple promenade militaire dans la Montagne, se laissa aller à songer à la Haute Politique. Se souvenant de ses années d’Algérie, il se fit le chantre d’un « Royaume Arabe » de Syrie confié à son ancien ennemi réfugié à Damas, l’émir ‘Abd al-Qâdir (50). Sa conduite magnanime durant les massacres lui valait la reconnaissance de toutes les parties. Mais, il ne se révéla pas à la hauteur des espérances françaises. Quant aux représentants anglais, lord Dufferin, et ottoman, ils préféraient une solution purement syrienne. Alors, l’officier se souvint de son séjour au Liban trente ans auparavant et proposa de confier le gouvernement du Liban au descendant de l’ancien émir de la Montagne (51). Cette fois, ce fut aux diplomates français de rejeter cette proposition (52), contraire à leurs travaux en faveur d’une union de la Syrie. De Paris, le ministre des Affaires étrangères constatait avec dépit cette division (53). Aussi, Thouvenel décida-t-il de pousser son commissaire à faire étudier cette possibilité par la commission (54). Mais les discussions n’avançaient pas. Neuf mois après le début de ses travaux, aucune avancée significative n’était à noter.

    Pour sortir de l’impasse, Thouvenel entreprit de transférer la commission de Beyrouth à Constantinople (55). Dans le même temps, il fit pression sur les chancelleries européennes pour qu’elles acceptassent une autonomie de la Montagne libanaise sous la tutelle d’un gouverneur chrétien. En moins d’un mois, les vues françaises triomphaient d’un an d’immobilisme. Le 7 juin 1861, le nouveau Règlement organique du Mont-Liban était signé par toutes les puissances européennes et la Porte. Le lendemain, les premières unités françaises quittaient le Machrek. La promenade militaire, si elle avait été un échec, se terminait politiquement bien. Quant au  » Royaume Arabe « , Napoléon III devait se charger de tenter de lui donner vie en Algérie (56). Bizarrement, il ne chercha pas à tenir le même discours teinté d’arabisme en Égypte, pourtant la seule nation arabe, au sens occidental du terme.

    Les contingences d’une définition géopolitique

    Pendant que la Syrie oscillait entre crise économique et crise professionnelle, l’Égypte entérinait le plan de civilisation légué par Muhammad ‘Ali. Après un bref intermède défavorable, durant le règne réactionnaire de ‘Abbâs, entre 1849 et 1854, la France était appelée à y jouer un rôle de première envergure. Ses nationaux représentaient la première colonie du pays. Ils occupaient des postes dans toutes les administrations. Ils étaient aussi bien présents dans la finance que dans le commerce. Mais, à force de maladresses, Paris laissa passer sa chance. Les événements révolutionnaires de février 1848 en étaient en partie responsables. Faute de disposer des moyens politiques de s’opposer au projet anglais de chemin de fer, la France ouvrait la porte à l’Angleterre et s’obligeait à abandonner son soutien à l’indépendance politique de l’Égypte (57). Privée de ce moyen d’action, même sous les règnes des francophiles Sa’îd et Ismâ’îl, elle dut se contenter de reprendre son influence culturelle. Ce faisant, elle servait les projets d’émancipation des vice-rois vis-à-vis du sultan. Des architectes du Paris d’Haussmann firent le voyage d’Égypte. Les écoles de médecine et de droit, fondées par des Français sous le règne de Muhammad ‘Ali, rouvrirent leurs portes. Des missions d’étudiants reprirent le chemin de la France où deux écoles, l’une fondée sous le premier vice-roi, la Mission égyptienne (58), l’autre créée ex nihilo en 1869, l’école égyptienne (59), les attendaient. À celles-là s’ajoutait, en Égypte, le réseau des écoles catholiques, largement stipendiées par le gouvernement français. L’Institut d’Égypte, fondé par Bonaparte, fut rétabli. Image culturelle de la nouvelle Égypte, il était aussi le symbole de la primauté culturelle française (60).

    Dans cette oeuvre de réorganisation du pays, la France ne sut pas traduire en terme de coopération culturelle officielle les honneurs individuels dont les vice-rois couvaient des citoyens français. La seule exception notoire fut la présence d’une mission militaire, surtout à compter de 1861. Mais, là où les égyptiens attendaient un geste fort, comme la nomination du maréchal Mac-Mahon à sa tête (61), le ministre de la Guerre se contenta de reprendre la politique qui avait présidé avant 1854. Des officiers étaient envoyés à Alexandrie pour s’occuper des fortifications. Seulement, l’Égypte demandait plus. Seule l’action des chefs de mission, le général Princeteau, entre 1863 et 1864, qui avait déjà commandé dans le pays sous l’ancien régime, et le colonel Mircher, à compter de 1864, put faire évoluer ces impératifs (62). Des écoles d’application furent ouvertes. Les officiers français prirent du service dans l’armée égyptienne. Leur influence fut telle qu’en 1863, un contingent de soldats du vice-roi fut envoyé combattre au Mexique.
    Cette participation était avant tout une démonstration d’amitié de Sa’îd. Mais, elle témoignait aussi de l’influence de la France dans le pays. D’essence purement culturelle, elle retouchait enfin au politique. Toutefois, ce gage égyptien commandait un geste de Paris. L’affirmation nationale de l’Égypte remettait en cause la vassalité à la Porte. Le soutien d’une puissance occidentale était nécessaire aux vice-rois. L’appui de la France était naturellement souhaité (63). Encore eût-il fallu que Paris disposât d’une politique. Les impératifs de sa politique européenne la contraignaient à une entente avec Londres. Or, placée sur la route maritime des Indes, l’Égypte était une question d’intérêt national en Grande-Bretagne. Face au retour en puissance de la France auprès du vice-roi, elle en était revenue à sa politique traditionnelle d’influence contraire auprès du sultan. Aussi, aurait-il été logique que le gouvernement de Napoléon III soutînt les desseins d’Ismâ’il en faveur de l’indépendance de l’Égypte. La volonté conjuguée d’immobilisme de Paris, de Constantinople et de Londres condamnait le vice-roi à un combat solitaire et, au regard de sa déchéance en 1876, perdu d’avance.

    La timidité du soutien politique de la France tranchait avec l’arrogance dont elle faisait preuve dans son concours à la spoliation des richesses du pays. Ses représentants n’hésitaient pas à abuser de la menace pour faire valoir des prétentions financières pas toujours vérifiées (64). En fait, dépourvus d’instructions politiques, ils se bornaient à défendre ses ressortissants (65). Cette attitude valait aussi bien pour les négociants d’Alexandrie, soucieux de compenser leurs pertes commerciales par les largesses du trésor vice-royal, que pour la grande oeuvre du règne de Napoléon III en Égypte, le canal de Suez. Opération éminemment privée pour les diplomates français, elle suscita évidemment l’opposition acharnée de la Grande-Bretagne. Comme des capitaux français étaient engagés, le gouvernement français tenta, chaque fois que cela était possible, des médiations afin de débloquer la situation. En juillet 1865, l’Empereur s’engagea même personnellement pour lever l’hypothèque anglaise (66). Dans le même temps, sa marine cherchait à assurer la pérennité de l’entreprise en tentant de s’implanter sur un de ses débouchés géographiques (67). En mer Rouge, l’assassinat d’un agent consulaire français, Henri Lambert, offrit le prétexte à une installation (68). De par ses activités économiques, il avait été amené à sillonner les rivages du détroit de Bâb al-Mandab. Au point de susciter l’inquiétude des représentants anglais et de précipiter son cruel destin. Cependant, il avait engagé des négociations avec quelques chefs Afars, à propos d’un mouillage en baie d’Obock (69). Géopolitiquement, cette terre n’avait d’intérêt qu’avec l’ouverture du canal de Suez. En 1865, les obstacles étaient encore nombreux dans le désert égyptien. Aussi, le ministre de la Marine jugea-t-il utile de la posséder, mais en aucun cas nécessaire de la protéger par les vaisseaux de l’Empereur. Quatre ans plus tard, lors de l’ouverture du canal, il était trop tard pour changer de position. Les voiles françaises s’étaient faites trop rares et les questions allemandes occupaient dorénavant la diplomatie française.

    L’oeuvre de Ferdinand de Lesseps eut deux autres conséquences sur la politique arabe de la France. La première tenait à son appréciation géopolitique. Dans une perspective de soutien au percement du canal, Paris avait été amené à délaisser les régions où sa présence, notamment économique, ne correspondait à aucune réalité. Ainsi, dans le golfe arabo-persique, aucun vaisseau français ne vint croiser entre 1843 et 1865 (70). La seconde conséquence était une nouveauté dans cette seconde moitié du XIXe siècle : l’exportation de capitaux comme arme diplomatique. À la suite de la Compagnie Universelle du Canal de Suez, de nombreux capitaux se déversèrent sur le Machrek. L’Égypte était la destination la plus séduisante, le vice-roi étant toujours à court de liquidités (71). Politiquement, le contrôle de la dette flottante servait la politique française. Mais, la concurrence était rude et la puissance financière des groupes parisiens mal assurée (72). La Syrie ne représentait pas le même attrait spéculatif. Les investissements concernaient seulement la route carrossable reliant Beyrouth à Damas. Le potentiel économique que représentait la soie n’intéressa pas réellement les industriels français.
    Assurément, ces initiatives françaises, tantôt diplomatiques, tantôt militaires, tantôt financières, ne formaient pas une réelle politique arabe à destination du Machrek. Elles ressemblaient plus à une série de tâtonnements, plus ou moins chanceux, plus ou moins audacieux, qu’à une réelle politique. Toutefois, deux lignes directrices se dégageaient clairement. La première était résolument chrétienne, l’autre prenait conscience du rôle intermédiaire de cette région, entre Occident et Extrême-Orient. L’unité de cette politique bicéphale tenait à un souci du monde arabe. Cet arabisme avant la date trouva à s’exprimer au Liban. Mais, les contingences géopolitiques de l’action française l’occultèrent en Égypte, cette nation arabe en devenir. Cette pensée formait le cadre de l’action future de la France. Mais, la IIIeRépublique s’en détourna. En fait, elle n’avait guère les moyens d’agir dans cette région stratégique pour la domination mondiale de la Grande-Bretagne. De plus, la politique algérienne la détournait d’une politique de puissance au Machrek. Il fallut attendre le retour au pouvoir de Charles de Gaulle pour en revenir à des cadres, des orientations diplomatiques, une ligne établie un siècle auparavant…

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    Informations

    Auteur :

    ARBOIT Gérald (prés., annot.)

    Revue :

    Revue du Souvenir Napoléonien

    Numéro :

    433

    Mois :

    févr.-mars

    Année :

    2001

    Pages :

    39-51

    Notes

    (1) Voir Gérald Arboit, « De Gaulle et le Liban », in Histoire & Anthropologie, n°4, 1993, pp.73-76 et « De Gaulle au Liban », in Les Cahiers de l’Orient, n°32-33, 1994, pp.209-219.
    (2) Jacques Frémeaux, La France et l’islam depuis 1789 (Paris, Presses Universitaires de France, 1991), et Henry Laurens, Le Royaume impossible, La France et la genèse du monde arabe (Paris, Armand Colin, 1990).
    (3) Voir Annie Rey-Goldzeiger, Jacques Thobie, « La France coloniale de 1830 à 1914 », in Jean Meyer, Annie Rey-Goldzeiger, Jacques Thobie, Histoire de la France coloniale…, I (Paris, Armand Colin, 1991), pp.461-492.
    (4) Philippe Séguin, Louis-Napoléon le Grand (Paris, Grasset, 1990), p. 170.
    (5) Voir Gérald Arboit, Aux sources de la politique arabe de la France. Le Second Empire au Machrek, doctorat, 1999, Strasbourg III (L’Harmattan, 2000). Nous nous abstiendrons de renvoyer à ce travail au cours de cet article.
    (6) Louis-Napoléon Bonaparte, « Projet de jonction des océans Atlantique et Pacifique au moyen d’un canal », in Œuvres de Napoléon III, II (Paris, Plon, 1856), pp.461-543.
    (7) Ibid., « Nos colonies dans le Pacifique », Le Progrès du Pas-de-Calais du 14 juin 1841, in Ibid., pp.3-8.
    (8) De la colonisation de l’Algérie (Paris, 1843), 2 vol.
    (9) Voir Gérald Arboit, « L’impossible rêve oriental », in Revue du Souvenir napoléonien, n°402, 1995, pp.27-36.
    (10) André Martel, « Le Second Empire », in Jean Baillou, Les Affaires étrangères et le corps diplomatique français, I (Paris, éd. du CNRS, 1984).
    (11) Archives du Ministère des Affaires étrangères (AMAE), Dossiers personnels, 1resérie, vol.306 et Yves Bruley, « Thouvenel (Édouard) », in Jean Tulard, Dictionnaire du Second Empire (Paris, Fayard, 1995), p.1260. Voir aussi Lynn M. Case, Édouard Thouvenel et la diplomatie du Second Empire (Paris, Pédone, 1976).
    (12) AMAE, op. cit., vol.239 et Francis Choisel, « Moustier (Desle Marie René François Lionel, marquis de) », in Jean Tulard, op. cit., pp.857-858.
    (13) AMAE, op. cit., vol. 193 et Yves Bruley, « La Valette (Charles, marquis de) », in Ibid., p.714.
    (14) Voir les propos de Napoléon III au prince Albert de Saxe-Cobourg, en octobre 1862. L’Empereur affirmait que ces « grands rouages » ne devaient « rien faire sans [son] assentiment » [Alain Plessis, De la fête impériale au mur des fédérés (Paris, Points Seuil, 1973), p.38]. Voir aussi Bernard Gaudillière, « Conseil des ministres », in Jean Tulard, op. cit., pp.342-343.
    (15) Sur l’histoire des bureaux arabes, voir Jacques Frémeaux, L’Afrique à l’ombre des épées. L’administration militaire française en Afrique blanche et noire (1830-1930) (Paris, 1992).
    (16) AMAE, Mémoires et Documents (MD) Turquie, vol.132, lettres de Frédéric Van Den Broek à Moustier du 25 janvier, et réponse du 23 mars 1869, f.22-25 et 26-27.
    (17) David S. Landes, Banquiers et Pachas (Paris, Albin Michel, 1993), pp.77-82, 117, 236-237.
    (18) Voir ses Mémoires, II (Paris, Typographie Lahure, 1877), p.33.
    (19) Jean Martin, « Ministère de l’Algérie et des Colonies (1858-1860) », in Jean Tulard, op. cit, pp.830-831.
    (20) AMAE, MD Turquie, vol.170 et 171 ; Maurice Degros, Les Jeunes de Langues de 1815 à nos jours, in Revue d’Histoire Diplomatique, vol. XCIX, 1985, pp.45-68.
    (21) Alex de Clercq et M.C. de Vallat, Formulaire des chancelleries diplomatiques et consulaires, 2 (Paris, 1869), pp. 383-384.
    (22) Voir Gérald Arboit, Un jésuite au service de la France du Second Empire : les missions du pre Cohen dans les déserts de Syrie et d’Arabie, in Revue d’Histoire ecclésiastique (Louvain-la-Neuve), 2000. Sur Lascaris, voir Gérald Arboit, Le dernier rêve oriental de Napoléon, in Revue de l’Institut Napoléon, 1995, n°163, pp.55-72.
    (23) AMAE, MD Turquie, vol. 123, lettres à Napoléon III et à Thouvenel du 31 août 1861, f.33 et 31
    (24) Archivum Romanum Societatis Iesu, Syria, 4, VIII (7), claircissement sur la nation arabe… du 19 juin 1861.
    (25) Archivio Segreto Vaticano (ASV), Segretaria di Stato, 1864, rubr. 280, fasc.3, lettre à Mgr Barnabo du 19 septembre 1863, f.20-23.
    (26) Voir Hugues Mircher, Un officier français, chef de mission de coopération militaire au XIXe siècle, in Revue Historique des Armées, 1986-4, pp.86-96.
    (27) F. de Saulcy, Voyages autour de la mer Morte et dans les terres bibliques (Paris, 1853) et F. de Saulcy et l’abbé Michon à Jérusalem et en Terre Sainte, in Revue des Deux Mondes, 1852, pp.401-420; Sur sa mission de 1863, F. de Saulcy, Voyages en Terre Sainte, 2 volumes (Paris, 1865) ; Francis Choisel, « Saulcy (Louis Félicien Joseph, Caignart de) », in Jean Tulard, op. cit., p.1167.
    (28) Ernest Renan, Mission de Phénicie, I (Paris, 1865) et Lockroy, Voyage en Syrie. Mission de M. Renan en Phénicie, in Tour du Monde, 1863 ; Henri Tronchon, Ernest Renan et l’étranger (Paris, Les Belles Lettres, 1928), pp.78-88, 91-107, 115-154.
    (29) Honoré d’Albert de Luynes, Voyages d’exploration en Mer Rouge, à Pétra et sur la rive gauche de Jourdain. Ouvrage posthume publié par ses petits-fils, sous la direction de M. le comte de Vogué, 4 vol. (Paris, 1871-1876).
    (30) AMAE, Affaires Diverses et Politiques égypte, vol. 1_bis, Mariette, expédition scientifique 1852 ; Gilles Lambert, Auguste Mariette. L’Egypte ancienne sauvée des sables (Paris, J.-C. Lattès, 1997)
    (31) Ibid., Dossiers personnels, op. cit., vol.95.
    (32) Maurice Pillet, L’expédition scientifique et artistique de Mésopotamie et de Médie (1851-1855) (Paris, éd. Honoré Champion, 1922).
    (33) AMAE, Correspondance Consulaire et Commerciale (CCC) Bagdad, vol.11, lettre de Place à Turgot du 1er_mars 1852, f.96. Ibid., Correspondance Politique des Consuls (CPC) Bagdad, vol.4, procès-verbal du naufrage, non daté [juin 1855], f.200-202. Ibid., CPC Mossoul, vol.1, lettres de Drouyn de Lhuys à Place du 24 octobre 1852, de Place à Drouyn de Lhuys du 8 novembre 1852, des 10 avril et 20 juin 1853, f.41-42, 45, 58, 60. Archives Nationales, F21, 548, lettre de Place à Fould du 16 mars 1853. Maurice Pillet, op. cit., pp.87, 144.
    (34) AMAE, Dossiers personnels, op. cit., vol.41.
    (35) Sur l’action du patriarche catholique, voir ASV, Delegazione Apostolica del Libano, rubr.221.
    (36) AMAE, op. cit., lettre de Walewski à Botta du 13 mai 1855.
    (37)Ibid., vol. 18.
    (38) Ibid., Correspondance Politique (CP) Turquie, vol.353, lettre de Thouvenel à Moustier du 31 janvier 1862, f.95.
    (39) AMAE, CPC Djeddah, vol.2, rapport du captain de la Royal Navy J.S. Pullen au brigadier Coghlan du 24 juin 1858, f.33-44. CP Turquie, vol.336, lettre de Thouvenel à Walewski du 20 juillet 1858, f.192-196. MD Turquie, vol.104.
    (40) Kamal Salibi, Histoire du Liban du XVIIe_siècle à nos jours (Paris, Naufal, 1977), pp.155-157.
    (41) AMAE, CPC Beyrouth, vol.11, lettre de Lesseps à Walewski du 11 janvier 1858, f.169-176.
    (42) Dominique Chevallier, Aux origines des troubles agraires libanais, in Annales E.S.C., 1959, XIV, pp.35-64.
    (43) AMAE, Dossiers personnels, op. cit., vol. 206 et 27.
    (44) Service Historique de l’Armée de Terre (SHAT), G4, 1, lettre de Beaufort d’Hautpoul au maréchal Randon du 9 septembre 1860, f.5.
    (45) AMAE, CCC Beyrouth, vol.7, lettre de Bentivoglio à Thouvenel du 1er août 1860, f.243-249 ; Ibid., CPC Beyrouth, vol.12, lettres de Bentivoglio à Thouvenel des 23, 26, 27 et 28 juin 1860, f.74-89, 99-98, 99-106, 112-121 ; Ibid., MD Turquie, vol.145, procès-verbal de la 7e_séance de la Commission internationale de Beyrouth du 30 octobre 1860, f.25 ; SHAT, G4, 1, lettre du général Beaufort d’Haupoul au maréchal Randon du 9 septembre 1860, f.6-8.
    (46) AMAE, CP Angleterre, vol. 717, lettre de Thouvenel à Persigny du 17 juillet 1860, f.219-221.
    (47) Ibid., lettres de Persigny à Thouvenel des 22 juin et 18 juillet 1860, f.155-156 et 226-227.
    (48) AMAE, CP Turquie, vol.347, lettre de Thouvenel à La Valette du 28 octobre, f.109-110 et CP Angleterre, vol.718, lettre à Chateaurenard du 29 octobre 1860, f.147-148.
    (49) SHAT, G4, 2 divers rapports du capitaine Moch, membre du comité de reconstruction de Dayr al-Qamar.
    (50) Ibid., 1, lettre de Beaufort d’Hautpoul à Abd al-Qâdir du 20 août 1860.
    (51) AMAE, Papiers d’Agents, Thouvenel, 223, vol.2, lettre de Beaufort d’Hautpoul du 31 août 1860, f.135-140.
    (52) Ibid., MD Turquie, vol.139, lettre de Béclard à Thouvenel du 28 décembre 1860, f.457-459.
    (53) Ibid., lettres de Thouvenel à Béclard des 26 octobre 1860, vol.139, f.23-24, et du 11 janvier 1861, vol.140, f.20-21.
    (54) AMAE, MD Turquie, lettres de Thouvenel à Béclard du 26 octobre 1860, vol. 139, f. 23-24. et du 11 janvier 1861, vol.140, f.20-21.
    (55) Ibid., CP Turquie, vol.149, lettre de Thouvenel à La Valette du 29 mars 1861, f.454-455.
    (56) Lettre sur la politique de la France en Algérie, adressée par l’Empereur au maréchal Mac Mahon, duc de Magenta, gouverneur général de l’Algérie (Paris, Impr. Impériale [26 juin 1865]).
    (57) AMAE, CP Turquie, vol.306, lettre de La Valette à Drouyn de Lhuys du 4 août 1851. CPC Égypte, vol.24, Alexandrie, extrait d’une dépêche de Malmesbury à Cowley du 16 avril 1852, f.65.
    (58) Ibid., ADP Egypte, vol.1, lettre de Benedetti à Drouyn de Lhuys du 16 avril 1849.
    (59) SHAT, 1_MR 1679, lettre de Mircher à Niel du 22 février 1870.
    (60) Henry Laurens, Le Royaume impossible, La France et le genèse du monde arabe (Paris, Armand Colin, 1990), pp.47-48.
    (61) AMAE, ADP Egypte, vol.2, lettre de Thouvenel à Mac Mahon du 16 août 1861.
    (62) Voir leur abondante correspondance au SHAT, 1_MR 1678.
    (63) AMAE, CPC Egypte, vol.38, lettre d’Ismõ’¯l à Drouyn de Lhuys du 25 mars 1866, f.122-125.
    (64) Ibid., CPC Egypte, vol.30, Alexandrie, lettre de Beauval à Thouvenel du 10 mai 1862, f.226.
    (65) Ibid., vol.45, Le Caire, lettre de Poujade à La Valette du 18 mars 1869, f.210-211.
    (66) Archives diplomatiques, 1865, pp.400-413. Ferdinand de Lesseps, Lettres, journal et documents pour servir l’histoire du Canal de Suez, IV (Paris, Librairie Académique Didier et Cie, 1880), pp.476-493.
    (67) Voir l’article de Jean Tulard, Napoléon III et Chypre, in Revue de l’Institut Napoléon, 1962, pp.126-128.
    (68) Archives Nationales, BB4, vol. 764, rapport de Fleuriot de Langle à Hamelin du 28 juillet 1859, f.148. Sur son action, voir Roger Joint Daguenet, Aux origines de l’implantation française en mer Rouge : vie et mort d’Henri Lambert, consul de France à Aden (1859) (Paris, l’Harmattan, 1992).
    (69) AMAE, MD Afrique-Mer Rouge, vol.1, lettre de Lambert à Hamelin du 5 juillet 1858, f.43-44.
    (70) Ibid., CPC Bagdad et Mossoul, vol.4, lettre de Tavernier à Drouyn de Lhuys du 31 août 1853, f.109. vol.5, lettre de Peretié à Drouyn de Lhuys du 27 mars 1864, f.229.
    (71) Voir le très bon ouvrage de David S. Landes, op. cit.
    (72) Voir Gérald Arboit, « L’utilisation de l’arme financière dans les relations internationales au XIXe siècle : l’exemple de l’affaire Cernuschi sous le Second Empire », in Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 46-3, juillet-septembre 1999, pp.545-559.




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  • thirga
    21 mai 2010 at 16 h 19 min - Reply

    @GODEL Le mystique: Bien exprimé, la source de tous nos maux est bien cette trahison du passé que vous appelez « la corruption intellectuelle et l’ignorance ». Il y a un début à tous même pour les adeptes de l’apocalypse sans faire l’apologie de l’étrange étranger.
    PS/ J’ai apprécié l’oeuvre de Camps sur la résistance et le particularisme de notre société malgré toutes les invasions d’étranges étrangers.




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  • Winna
    21 mai 2010 at 16 h 38 min - Reply

    @GODEL

    Mille fois d’accord avec la conclusion de ton dernier post. Amicalement




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  • GODEL Le mystique
    21 mai 2010 at 18 h 30 min - Reply

    Excuse moi monsieur Dudesert ,Je n’ai pas pu situer votre réaction par rapport à mon problème. A ce que je sache ,la liberté et le combat pour elle, n’a pas de langue.Par chaine2,vous insinuez ,la mauvaise prise en charge de la langue berbère depuis l’indépendance ,Quoique je suis pour l’émancipation pour toute les langues(y compris l’arabe ,car l’arabe officiel,est stérile) ,mais vous oubliez le gros problème :L’ALGERIE tout entière est en banqueroute depuis 62,sur toute les dimensions.




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  • Mohamed J.
    21 mai 2010 at 20 h 32 min - Reply

    Les questions d’identité et de religion relèvent elles du domaine objectif ou subjectif ? Peut on être « scientifique » en défrichant ce qu’il y a autour de son identité ou de sa foi ? Et meme si on est « scientifique » peut on convaincre les autres ?

    Dans un pays comme le notre ou il y a deux identités de base et une foi qui se scinde en d’innombrables acceptions, comment dire aux gens: voila la vérité « scientifique », tenez vous en à ça et plus de discussion, fin de toute polémique sur le sujet ?

    N’est il pas évident que ce sont des sujets qui ne risquent pas d’aboutir à consensus ?

    N’est il pas plus constructif d’accepter toutes les options pour en faire une Algérie plurielle, sans qu’une partie tente d’imposer son diktat aux autres ?

    Mais en mettant les prémisses pour une Algérie future qui dépassera ces clivages, par une instruction appropriée de l’Histoire, une instruction des langues du terroir et là question de taille: Si le Kabyle accepte d’apprendre le kabyle, le mozabite accepte d’apprendre le mozabite, quel dialecte amazighe apprendre aux enfants arabophones à part la derdja ? N’est il pas plus urgent d’avoir un consensus sur la langue amazighe d’abord, qui n’est à l’heure actuelle objet d’études que de la part de Kabyles en majorité, les représentants des autres parlers n’ont ils pas leur point de vue à donner sur ça ?

    N’est il pas vrai qu’accepter l’Algérie, c’est accepter ce qu’il y a en elle, un substrat amazighe sur lequel s’est construite notre arabité à travers l’Islam ? Qui peut contester que nous sommes tous amzighes ou presque ? Qui peut contester que nous sommes en majorité musulmans et que nous avons été arabisés par l’Islam ?

    Ne devons nous pas cesser de nous donner mutuellement des leçons sur nos origines ? Ne sont elles pas claires dans nos esprits, bien que chacun les perçoit à sa manière ?

    Il n’ y a aucune vérité scientifique qui puisse convaincre les gens de leur identité, même si on prenait nos gènes et qu’on les analysait pour les trouver identiques, la pensée chauvine persistera, car il s’agit d’un sujet ou il ne peut y avoir de consensus.

    Aller dire à quelqu’un qu’on à toujours abreuvé d’arabité qu’il n’est pas arabe c’est l’amener à renier son identité et à se positionner en ennemi de l’amazighité.

    De meme dire à quelqu’un qui tient à son amazighité que nous sommes arabes lui hérisse les cheveux. Est ce intelligent de le faire et dans quel but ? Les deux identités se confondent en l’Algérien et les scinder revient à dénier à une partie de la population le droit à l’identité algérienne qui est supérieure à toute autre considération identitaire.

    L’Algrérie n’a pas besoin de définir son identité, elle a besoin de rétablir l’égalité devant le droit, l’égalité devant la justice, l’égalité en tout.

    Le reste viendra tout seul.




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  • BRAHIM
    21 mai 2010 at 21 h 08 min - Reply

    Cher @Mohamed J., je te renvoie la question : »Quel est l’apport présent de monter en épingle la question berbère (et d’ailleurs PLUS kabyle qu’autre chose) avec les élucubrations du MAK interposées. Pourquoi le problème refait surface maintenant. Je ne condamne personne, car la démocratie veut que tout un chacun se prononce sur tous les sujets, par la force ou par l’esprit, comme vous le dîtes. Quelle est l’apport d’un débordement de la question MAK pour l’étendre à la manière d’écrire Tamazight, à « ceci » ou à « cela » alors que comme vous dîtes l’urgence aujourd’hui est de se concentrer d’abord et avant tout sur le changement …. dans l’union ? Mais au-delà de çà, puisqu’il que la « question kabyle » n’est pas considérée tabou par plusieurs d’entre nous qui en débattent en toute liberté, je ne suis posé tout simplement la question de savoir pourquoi l’introduction de la langue et de la civilisation arabe par l’expansion et par les conquêtes (rudes et meurtrières comme n’importe quelle conquête) le serait-elle ? Oui, il faut bannir tous les tabous. C’est vrai, non ? Pourquoi un fragment de l’histoire de son pays doit être éludé et ne pas être accepter et reconnu. Je me suis posé cette question après avoir constaté la légèreté et le non solidarité consciente ou inconsciente des algériens « non berbère » au cours de l’histoire vis-à-vis de ce problème depuis le mouvement national sans compter toutes les « péripéties » de l’après indépendance. Il faut crier haut et fort que le pouvoir actuel (armée +FLN) que nous sommes en train de combattre (étrangement ensemble) a tout fait pour étouffer la langue berbère et à tout fait pour la considérer comme un ennemi de la nation. Le pouvoir a tout fait pour perpétuer la pensée unique et continue de le faire au jour d’aujourd’hui malgré la soi disant « constitutionnalisation » de la langue. Le jour où on laissera les berbères s’occupaient eux-mêmes et librement de la manière de développer leur langue, on pourra dire qu’il y aura un début de détente et une chance de couper la route aux aventuriers de l’extrémisme. Le berbère a toujours été considéré comme un virus (au sens médical) et un danger pour la culture arabo-islamique dominante. Aussi, je me suis dis, puisque on veut parler de l’histoire avec un grand H, et bien remontons le plus loin possible pour montrer que ce n’est pas l’arabe et l’islam qui sont en danger, pour l’heure, dans notre pays mais le berbère et …. la démocratie par extension. Faire croire aux Algériens que l’histoire de l’Algérie n’a commencé qu’avec le « MNA » ou le « FLN » uniquement et exclusivement est UNE volonté politique partiale de regarder l’HISTOIRE et de ne la voir que par le seul trou de sa serrure. Quand on se hasarde à ouvrir la boîte de pandore …….. Il faut assumer. Il ne faut pas faire de la phrase de Montaigne “vérité en deçà des Pyrénées, fausseté au-delà”, une règle. Aussi n’ayant pas peur de la vérité historique même si elle bouscule nos certitudes. C’est là le seul l’objectif de ma contribution. J’ai décidé, finalement, de ne plus éluder ce type de sujet et de donner mon avis comme le font librement les autres internautes.Avec mes respectueuses salutations et à bientôt sur le net.




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  • Résigné
    21 mai 2010 at 21 h 52 min - Reply

    @Mohamed J
    Vous écriviez:  » L’Algérie n’a pas besoin de définir son identité, elle a besoin de rétablir l’égalité devant le droit, l’égalité devant la justice, l’égalité en tout  »

     »Le reste viendra tout seul »

    Tout est dit mon frère.




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  • Adel
    21 mai 2010 at 22 h 13 min - Reply

    Chaque individu n’a qu’une seule vie à vivre. Quand il vient au monde, il ne choisit ni ses parents, ni sa patrie, ni sa race, ni sa langue, ni sa religion. Telle une graine qui germe dans le sol où elle est tombée et donne une plante qui pousse et doit s’adapter aux conditions climatiques où mourir, il se développe en absorbant progressivement tous les éléments immatériels que le milieu dans lequel il vit lui présente. Avec le temps, ces éléments constituent son identité.

    Arrivé à l’âge adulte, il est en mesure de mettre à l’épreuve de la réalité l’efficacité des outils qu’il a acquis en même temps que son identité et de les situer dans un ensemble plus ou moins grand (village, région, pays, etc.) Sa langue s’écrit-elle? Permet-elle l’abstraction? Est-elle parlée par ceux qui détiennent le pouvoir? Sa religion est-elle majoritaire ou bien fait-il partie d’une minorité en voie de disparition?

    Que se passe-t-il ensuite?

    S’il s’avère qu’il a une langue maternelle qui ne s’écrit pas, ne permet pas l’abstraction philosophique et scientifique ou que sa religion est celle d’une petite secte (telle celle des Amish aux États-Unis), ou bien encore que sa patrie est pauvre en ressources, doit-il obligatoirement y renoncer? L’histoire nous montre que toutes les sociétés humaines, tant qu’elles peuvent exister en tant que sociétés, s’accrochent à leurs identités et leurs territoires respectifs jusqu’à la limite de leurs forces. Elles ne cèdent que sous une contrainte qui s’exerce de manière forte et durable et leur identité souvent ne disparaît que lorsqu’elles sont exterminées par les occupants étrangers.

    Comment se fait-il que les dialectes amazighs aient tenu tête à trois langues de civilisations majeures, le punique carthaginois, le latin des Romains et l’arabe (sans parler du français)? N’est-ce pas là un véritable miracle? Cela ne dénote-t-il pas une vigueur exceptionnelle? Qu’on songe un peu, en comparaison, à ce qui est arrivé à la langue des anciens Égyptiens, dont la civilisation n’est plus à présenter.

    Ce joyau qui a traversé les millénaires, ne sommes-nous pas tenus de le préserver, quitte à utiliser en parallèle, dans le domaine scientifique, des langues plus évoluées?




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  • GODEL Le mystique
    21 mai 2010 at 23 h 33 min - Reply

    Les nations puissantes nous ont dépassé par la science.(ça me rappelle le rafale qui a criblé feu Boudiaf…allah yarhamou le pauvre naif )
    Nous les sous developés,on est des sortes de laboratoires et pire,des cobayes pour eux.
    Le comble,c’est que ,on ne différencie pas encore entre ce qui est scientifique de ce qui est subjectif.
    Même le sujet devient objet,dans un univers irrésolu (Popper).
    La linguistique depuis de Saussure , Chomsky et Wittgenstein ,est devenue une science ,qui relève même du logicisme mathématique.
    Niels Bohr répondit : « Einstein, cessez de dire à Dieu ce qu’il doit faire …. »
    Einstein répliqua:Dieu parle avec nous par un langage mathématique,L’univers est régit par une logique,codé mathématiquement,nous on essaye de comprendre ce langage…
    On va pas dire à ces deux grands savant que la foi n’a pas de place ici quand même.




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  • benamina
    22 mai 2010 at 9 h 30 min - Reply

    @l’internaute rabah mansour(21mai2010 à 14h04) je vous défie de nous citer un berbéristes, un seul berbériste qui ait participé à la guerre de libération 54/62, bien sûr du coté du FLN. A moins que vous insinueriez que abane et krim sont des berbéristes. dans ce cas là vous nous expliquerez comment se fait-il que ces deux leaders ont adressé après le congrès de la soumam une lettre au chef de la fédération de France (à l’époque), salah louanchi, lui ordonnant de LIQUIDER en PRIORITÉ les BERBÉRISTES avant même de s’occuper des messalistes.

    ps: désolé pour cette remarque déconcertante. nous sommes sur un journal algerianiste et je ne pouvais laisser passer une aussi grosse bourde




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  • yazid
    22 mai 2010 at 9 h 35 min - Reply

    je soumets a debat ce texte de LOUNIS AGGOUN copié du site « hoggar » qui est une reponse a une intervention d’un certain BENAISSA . c’est en rapport avec le sujet et très intéressant .

    Or, c’est parmi ces interventions que se trouve celle de Benaïssa d’où est extrait ce passage terrifiant :

    « Toute la subversion et la gesticulation berbériste, délirante et réductrice, sous toutes ses facettes, soi-disant démocrate et laïcarde, anti-arabe, chrétienne par quête de carte de séjour, relève de ce registre d’ingérence française impudente et revancharde. Conduits par des islamophobes et francophiles, portés par la haine, plutôt que par l’amour – mille fois légitime – d’une langue que nous chérissons – quant à nous – et conservons au bout de nos lèvres et au fond de nos cœurs, en lui réservant le monopole dans nos foyers, le projet berbériste gréco-latin n’a aucun avenir. Il mourra comme toutes les autres tentatives, visant à saper sous le masque fallacieux de la quête identitaire, le socle spirituel de notre peuple ».

    Ces propos ne sont pas l’expression épidermique d’un excité, dans une dispute où il perd le contrôle de ses nerfs, mais les propos réfléchis, soupesés et déclinés après mûre réflexion dans un texte qui prétend exprimer l’esprit d’ouverture et le souci de justice de son auteur. Par quelle logique un texte censé donner un avis individuel sur l’amnistie des massacres de la décennie 1990 conduit-il son auteur à dériver ainsi jusqu’à vouer à « mourir » ce qu’il nomme un « projet berbériste » qu’il appréhende « sous toutes ses facettes », tout projet impliquant des idées et des hommes. Lorsque l’on sait que ce « projet » rassemble la quasi-totalité des Kabyles, que s’y sont ralliés depuis 1980 les Berbères des Aurès, du M’Zab, les Touaregs et un nombre incalculable d’arabophones, on devine que cette phrase ne promet rien d’autre que l’hécatombe. De la quête de justice à l’apocalypse, n’y aurait-il donc qu’un trait de plume ?

    On pourrait dire que ce n’est là que l’expression sans conséquence d’un homme sans profondeur, qui mesure difficilement la portée de ses propos. Il n’en est rien : nous sommes même au cœur de la problématique algérienne. Banaliser le « projet » éradicateur que porte ce texte, c’est laisser le monopole de la réponse à d’autres éradicateurs : c’est précisément cela qui s’est passé durant toute la décennie 1990. C’est ce type de discours ultra-minoritaire qui a permis aux généraux de dénier aux Algériens dans leur intégralité le droit au chapitre, le droit à l’humanité et, mutatis mutandis, le droit à la vie.

    En 1995, Jean-Louis Debré alors ministre de l’Intérieur, avait interdit la diffusion en France d’un précédent ouvrage des éditions Hoggar, Livre blanc sur la répression en Algérie, au prétexte qu’il pourrait nuire à l’ordre public. Des ouvrages qui dévoilent l’imposture du régime algérien, qui le démasquent comme le promoteur le plus assidu du terrorisme, sur son sol et à l’étranger, à Paris notamment, n’a donné lieu à aucun écho dans les médias les plus importants en France. Aujourd’hui, les gouvernements qui se succèdent dans ce pays n’ont qu’une hantise, empêcher la parole des opposants algériens d’atteindre les mass media, car ils risqueraient de dire des vérités qui ébranleraient le régime français. Tout cela procède d’un a priori, qui est le prolongement même des crimes qui se commettent quotidiennement en Algérie, selon lequel il est préférable de museler les Algériens (à n’importe quel prix) sans quoi ils ne proféreraient que fiel et diffuseraient des idées contraires aux valeurs universelles. Dans les faits, il s’agit d’une omerta sans raison officielle avouable à laquelle ces propos offrent une justification.

    Paradoxalement, la publication de ces propos, pour inacceptables qu’ils soient, est salutaire. Car c’est dans des silences – imposés par les armes ou consentis par lâcheté, par calcul mesquin ou par hypocrisie – que s’engouffrent toutes les impostures, toutes les spoliations, les crimes contre l’humanité. C’est d’avoir omis de se saisir des débats le concernant au premier chef que le peuple algérien a été spolié de question essentielles qui auraient pu lui permettre de s’affranchir du joug tyrannique après 1988. Bon nombre d’intellectuels, algériens ou non, quoique hostiles à la junte militaire, ne voyaient pas d’un mauvais œil l’intervention des généraux en janvier 1992. C’était une façon comme une autre de les laisser faire le sale boulot, quitte à intervenir plus tard pour reprendre l’initiative – ils oubliaient que les tyrans n’ont pas pour habitude de renoncer volontiers à leur pouvoir mais plutôt à tout faire pour le consolider. Cette même hypocrisie vaut dans bien des domaines (c’est d’ailleurs cela qui fait que des choses si simples sur l’Algérie paraissent si compliquées) : celui qui a trait à l’identité plurielle des Algériens n’échappe pas à cette règle. Combien d’intellectuels arabophones jugent que la dictature a au moins cela de salutaire qu’elle empêche les Kabyles de « nuire » à l’idée qu’ils se font de l’identité algérienne : arabe, bien entendu. Aujourd’hui encore, c’est cet abandon consenti qui permet que soit menée une campagne de démantèlement du pays, par une sorte de contrat consenti et renouvelé par tacite reconduction.

    L’opinion de Benaïssa constitue-t-elle la partie émergée d’une opinion largement répandue dans le milieu islamiste ? On l’ignore. Monsieur Benaïssa a au moins le mérite de l’exprimer, de l’assumer. Il offre ainsi l’occasion de quelques clarifications. Nul avenir viable n’est en effet concevable qui se fonde sur des non-dits, sur des déclarations et des révélations faites sous cape, en aparté ou sous le sceau de l’anonymat ; c’est une qualité qui se fait rare que d’assumer ses idées, les idées claires ayant cette inévitable et fâcheuse tendance à contrarier les extrémistes de tous les bords, à faire le lit d’intérêts occultes qui ne peuvent s’accommoder de la transparence. Voilà pour l’aspect positif, car, pour tout le reste…

    Tout est dans l’art grotesque de la confusion, de l’amalgame, de la manipulation. En se dissimulant derrière des extraits du Coran prônant la tolérance, l’amour, le pardon, la justice, l’auteur s’en prend ainsi violemment à des cibles qui, regroupées, constitueraient donc bon gré mal gré l’humanité entière, dont personne ne trouverait grâce à ses yeux, toutes vouées à des fins apocalyptiques.

    D’abord le raccourci qui consiste à prêter des projets fantoches à la France, sans nuance, sans la moindre précision. Dans cette dialectique, ce seul mot, « France », condamnerait donc 62 millions d’individus, parmi lesquels des millions de nourrissons, sans distinction de race ni de religion, de sexe ou d’âge, de convictions politiques ou philosophiques. Entre la collusion attestée avec le régime militaire algérien d’une minorité agissante – constituée d’hommes politiques, médiatiques et des acteurs économiques sans scrupule largement identifiés – et la France faite d’un peuple qui n’est en rien concerné par ces dérives, qui paye lui-même la facture de cette collaboration honteuse, en en sacrifiant le tribut humain (attentats de Paris), social et économique (les dividendes financiers de cette prédation ne profitant en rien au peuple français), il y a une marge que la décence interdit de franchir. Mais les millions de Français qui ne portent aucune responsabilité dans ce drame et, parmi eux, les milliers qui, par leur action, par leurs écrits ou par leurs prises de positions honorent la France – notamment tous ceux qui contribuent à faire connaître la vérité sur les crimes dont les islamistes même ont été la cible –, sont une réponse éclatante contre de si légères accusations.

    La francophobie procède du même délire mental et du vice intéressé que l’islamophobie qui couvre les spoliations qui fondent le nouvel ordre international. C’est le fait d’une minorité qui aliènent les peuples du tiers monde mais aussi les peuples des pays occidentaux. C’est le fait d’une minorité que les manifestations monstres à Paris, Berlin, Rome, Madrid ou Londres dénoncent sans ambiguïté.

    Le second amalgame consiste à passer du « je » à un « nous » indéfini, subrepticement, sans transition. Qui est « nous » ? Ceux qui se sont exprimés dans ce livre collectif ? Englobe-t-il tous les militants islamistes et, plus encore, tous les sympathisants du FIS ? S’agit-il même des Algériens dans leur intégralité ? Ce texte qui prétend condamner les pratiques meurtrières du régime en assume tous les relents totalitaires.

    C’est par ce procédé manipulatoire d’un « nous » anonyme que le DRS a manipulé la mouvance islamiste – qui a délégué à des charlatans le soin de sa propre communication – pendant une décennie : les conséquences ne sont pas anodines. L’heure est venue pour tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces propos qui les engage de l’exprimer publiquement ; les canaux pour le faire ne manquent plus à l’ère d’Internet. Car la nature dit-on a horreur du vide et le vide laissé par des élites assassinées (physiquement ou intellectuellement) attire décidément l’ignorance « magnifique » et des projets morbides.

    Contributeur dans cet ouvrage, je vais quant à moi répondre sur l’aspect « berbériste gréco-latin francophile » de cette intervention – toutes qualifications que j’endosse sans réticence –, voué semble-t-il à une mort certaine. Car le « nous » dont Benaïssa se fait le porte-parole ne s’est donné aucune frontière puisque, bien au-delà du champ religieux, il induit aussi les Berbères dans leur intégralité.

    D’abord, les Berbères n’ont jamais affirmé être en « quête identitaire » ; ils savent parfaitement qui ils sont : des Berbères. Leur combat n’est pas de se découvrir mais de se débarrasser des entraves qui les empêchent de vivre en conformité avec cette culture, cette langue, ce mode de vie, qu’ils n’ont jamais perdus, valeurs qu’ils allient fort bien avec le respect d’autrui, avec la générosité, toutes valeurs millénaires que l’islam tolérant qu’ils ont fait leur n’a jamais démenties.

    Il faudrait un ouvrage entier pour traiter toute cette question mais un infime résumé d’histoire récente s’impose. Ce sont notamment des berbéristes qui, depuis les années 1930, ont pris leur destin en main contre la colonisation et qui ont mûri le projet qui a abouti à l’indépendance en 1962, indépendance qui a été confisquée par des hommes qui ont tenu un discours qui est l’exacte réplique de celui de Monsieur Benaïssa. Ce sont des berbéristes qui, en 1949, se sont rebellés contre le despotisme de Messali Hadj dont l’étroitesse de vue et les penchants totalitaires ont contribué à écarter du commandement de la révolution ce que l’Algérie avait alors de plus instruit, de plus attaché à la dignité et à la liberté, laissant le champ libre à des comploteurs qui sont à l’œuvre aujourd’hui (en uniformes et armés, c’est plus commode, contre des gens qui ne proposent que des idées). Ce sont des berbéristes qui, durant tout le règne de Boumediene, l’ont défié, de façon active au sein de l’université algérienne, sinon par leur rejet ostensible d’un système qu’ils abhorraient. Ce sont les berbéristes qui ont été à l’origine du Printemps berbère, en avril 1980, qui a sorti le pays de la peur. Les berbéristes ont depuis mené un combat transparent, celui de la démocratie et du respect des cultures algériennes, berbérophone et arabophone, du respect de la pluralité. Ce sont des berbéristes qui, dès 1985, voyant certains de leurs anciens camarades dériver, les ont dénoncés dès les premiers instants, qui, en 1988 – alors que l’univers entier tombait tête baissée dans la manipulation –, ont éventé leurs projets de collusion avec le régime dont ils pressentaient toute la vénalité. Ce sont des berbéristes qui, durant toute la décennie 1990, ont empêché (sans tambours ni trompettes) la Kabylie de sombrer dans la manipulation et préservé l’Algérie d’une guerre civile qui aurait bien convenu à ce régime terroriste. Ce sont les berbéristes qui ont empêché la militarisation de la Kabylie et constitué un rempart contre le projet assumé des généraux de « barbarisation » du pays. Ce sont des berbéristes qui, durant toute cette période, se sont abstenus de participer aux simulacres de vie politique et les berbéristes seront là pour porter haut les idées de liberté, aussi longtemps qu’il le faudra.

    À ce projet porteur de liberté, d’épanouissement, de justice sociale, de tolérance, de vie qu’ont mené sans relâche les « berbéristes », Benaïssa répond par un texte effrayant. En une phrase, il résume l’idée assénée depuis 1962 par les dirigeants algériens à l’égard des Berbères : « Vous pouvez à la rigueur parler votre patois chez vous, mais il est exclu d’en faire une langue officielle. » L’expression « berbériste gréco-latin » qui sonne comme une injure dans ce discours a trait, pour les non-initiés – au mode de transcription sur lequel se sont mis d’accord l’ensemble des spécialistes de linguistique et de lettres berbères. Voilà plus de soixante ans que des hommes respectables, des universitaires compétents, des personnalités engagées, au rang desquelles Mouloud Mammeri, planchent sur la question, loin de toute démagogie et d’instinct de violence, en tenant compte de tous les facteurs scientifiques, économiques, culturels, en dépit du danger, au mépris des interdits, pour s’accorder finalement sur un mode de transcription aux vertus multiples.

    Leurs résultats constituent une avancée en ce sens que ce choix autonome, délibéré, affranchi, échappe à la colonisation des esprits et des moyens. Elle permet à cette langue et à sa culture de combler sans effort un retard que lui ont imposé les colonisations successives. Elle permet d’échapper aux tutelles anciennes, présentes et futures – c’est sans doute la seule expérience d’espèce réussie – qui n’ont qu’une idée : réduire, satelliser, corrompre, anéantir.

    C’est une avancée, face aux « fondamentalistes » de la langue qui préconisent le maintien exclusif de la transcription ancienne, le tifinagh, ce qui limiterait les lettrés à quelques centaines de personnes en comptant large. C’est une avancée, face aux dictateurs qui dénient aux Algériens le libre arbitre, qui concèdent par « apaisement » la reconnaissance de l’« existence » des Berbère, à qui ils concèdent une transcription, mais en caractères arabes. Pour eux, le berbère ne peut au mieux qu’être une sorte d’excroissance de la culture officielle. Ces adeptes de l’écriture arabe ne comptent évidemment pas initier une quelconque production dans ce mode de transcription, ils ne font que s’ériger en instance tutélaire, en dictateurs d’une linguistique dont ils ne veulent de toute façon pas, qu’ils tolèrent provisoirement, les Berbères qui accepteraient de s’y souscrire apportant là la preuve de leur allégeance à ces puissants, dans un cheminement qui ne sert qu’à amortir le choc vers une disparition inéluctable de cette culture. C’est bien sûr une avancée – qui laisse toute latitude à quiconque de lui préférer l’arabe, le français, le hébreu ou le peul – face aux adeptes « d’une langue que nous chérissons […] et conservons au bout de nos lèvres et au fond de nos cœurs, en lui réservant le monopole dans nos foyers », c’est-à-dire une langue « morte ».

    Les intellectuels et les scientifiques berbères ont choisi quant à eux une approche rationnelle, débarrassée des entraves idéologiques et des tabous stérilisants. Leur approche, sans se prétendre exclusive, a abouti à l’élaboration d’un mode de transcription fondé sur les caractères latins, auxquels s’ajoutent quelque signe diacritiques et deux caractère grecs, le gamma et l’epsilon pour des sons spécifiques. Les scientifiques ont cette particularité qu’ils se donnent les moyens qu’ils jugent les plus efficaces, charge à la population ensuite de les assimiler ou de les rejeter. C’est notamment ainsi que les occidentaux ont adopté les caractères arabes en numération, et les exploitent depuis si longtemps qu’ils sont devenus les leurs sans que l’on puisse suspecter leur esprit d’être contaminé ni en matière de religion, ni philosophique ni politique par cet emprunt arabe.

    C’est ce « projet » que toute une société – « sous toutes ses facettes (scientifiques, militants, simples citoyens, hommes, femmes) – a façonné, dans des conditions très difficiles, que Benaïssa projette de vouer à la « mort », par une sorte de logique dont personne ne connaît les subtilités et que chacun, semble-t-il, devra tenir pour acquise : c’est cela le totalitarisme.

    Reste à savoir qui peut tirer les dividendes de ce texte. L’islam ? On peut en douter lorsqu’on s’aperçoit que l’auteur, en s’appuyant sur des extraits du Coran choisis parmi les plus humanistes, secrète un projet qui se résume à faire « mourir ». Les victimes du terrorisme ? L’auteur n’en fait quasi pas référence. Les algériens en exil ? Non, puisqu’il se fait le prolongement du discours xénophobe de certains Français. Aux Algériens en Algérie ? On chercherait en vain à déceler dans le texte la moindre mention de quelque merci à l’égard de ce peuple ? À qui alors ? Il donne raison à tous ceux qui affirment que les Algériens sont indignes de liberté, indignes de débat, indignes de pouvoir, indignes de culture quelle qu’elle soit, indignes du statut même d’humains : le DRS ! La révo(manipu)lation continue…

    Lounis Aggoun
    Paris, le 11 juin 2005




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  • bouyilès
    22 mai 2010 at 14 h 21 min - Reply

    @benamina:votre algérianisme veut tout simplement dire arabisme-antiberbère que je qualifierai de primaire.
    Vous parlez si bien de « liquidation  » (quel joli mot!Cette action de se débarrasser de quelqu’un sans aucune forme de procès.Et dans tout ça ,qui décide de qui est qui?)et comme je pense que vous ne pouvez pas être témoin des propos tenus par X ou Y durant la révolution ,je vous prie de bien vouloir nous prouver vos sources.
    Ou est-ce toujours confidentiel « secret-défense »? En tout cas les règlements de comptes,c’est bien connu dans certains milieux.




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  • Mohamed J.
    22 mai 2010 at 14 h 41 min - Reply

    @ Adel.

    Bonjour cher ami, bonjour à tous.

    Citation « Ce joyau [Tamazight] qui a traversé les millénaires, ne sommes-nous pas tenus de le préserver, quitte à utiliser en parallèle, dans le domaine scientifique, des langues plus évoluées? ».

    Mais bien sur que nous devons le préserver, il fait partie du patrimoine national et une nation qui se respecte protège tous ses patrimoines sans exclusive.

    Et je dirai plus, il ne faut pas seulement le préserver, mais le développer, l’unifier, en faire une langue au sens moderne, une valeur qui permettra de cimenter la société algérienne de demain. Comme tu le dis, si l’enfant grandit dans un environnement ou le Tamazight est parlé par tout le monde au coté de l’arabe parlé, il s’en imprégnera et ce bilinguisme précoce n’en sera que bénéfique et renforcera l’unité de ce pays pour lequel des millions d morts se sont sacrifiés.

    Que leur sacrifice ne soit pas vain !




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  • zapata
    22 mai 2010 at 15 h 50 min - Reply

    s.v.p soyons algèrien pas plus ce qui touche l’un touche l’autre….etc laisson les calculs ègoistes et ègocentrique a la poubèl on vit une foi et si nous tournous au tour du pot ça vaut dire on ne sortirera jamais de l’aubèrge.rèpodez tous sincèremment : si un algèrien est malade et si ce dèrnier est arabe ou kabyle ..etc il aime que les gens de ça tribu ou règion puis il ne trouve aucun tebib qui va trouver le remède de ça douleur puis il entend parlè d’un tebib qui n’est pas de ça règion exemple et qui le dètèste et que ce tebib c’est le seul qui possèda le rèmède de ça maladie? tèrminer la suite..on est tous fière de notre algèrianitè multiculturelle et c’est notre force..politiser les choses plus qu’elle mèrite c’est un dèsastre..l’algèrie souffre de la malavita la mal vie on se haie gratuitemment et eux on tèrminer leur mission ils ont fait le beur et l’argent du beur et plus tard nous sauront les nouveaux khrèmassine biomètrique..peuple algèrien rèveiler vous regarder les choses en face. bèrbère ce n’est pas une fin en soi arabe ce n’est pas une fin en soi chaouis ce n’est pas une fin en soi….je ne suis pas un hypocrite walah c’est ma conviction profonde, j’aime le bien pour tous le monde j’ai trop souffert dans ce pays souffrance d’èsprit j’ai vècu en europe certe j’ètais heureux momontanemment mais j’ai choisi de revenir et j’ai pas regrètèr c’est plus que ça. une goute de douleur de chaque algèrien ne sera jamias remplacè par un siècle de vie en europe…hèlas peut ètre je suis un fou..merci




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  • Rabah Mansour
    22 mai 2010 at 19 h 00 min - Reply

    @Benyamina
    Je ne sais pas ce que vous comprenez par bérbériste.Pour moi un bérbériste est quelqu’un qui ne renie pas ses origines.Ce n’est pas parcequ’on est musulman qu’on devient automatiquement arabe ou pire:arabo-islamiste.Je vous fais savoir chèr intérnaute que ceux qui se réclament de la bérbérité n’ont jamais utlisé la violence envers qui que ce soit sauf lorsqu’il s’est agit de libérer notre patrie l’Algérie.Par contre ceux qui se réclament de l’idéologie arabo-islamiste ont ensanglanté et ensanglantent toujours notre pays,ça vous ne pouvez pas le nier.Pour ce qui est de l’immense patriote qu’était Abbane Ramdane,il a ordonné à la Fédèration de France du FLN de réduire les partisans de Messali Hadj qui étaient un danger pour la Révolution vu que leur zaïm s’est opposé à l’insurrection du 1°Novembre 1954.Je vois que pour vous les bérbéristes sont des traîtres ce qui est totalement faux.Ceci est entretenu à dessein par ceux qui éstiment qu’un bérbére doit être soumis à l’arabo-islamisme ou éliminé comme l’ont été Abbane,Krim et tant d’autres.
    Alors n’essayez pas de faire d’eux des partisans inconditionnels de cette sinistre idéologie.




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  • chaabane
    22 mai 2010 at 19 h 43 min - Reply

    Salam Alikoum
    RAbah MAnsour
    Vous voulez nier un fait historique bien établi avec des témoins encore vivants. La majorité des kabyles pour ne pas parler du reste de la population étaient contre les berbéristes lors de la crise De 1949.Puis durant la révolutioin. Pour ne citer que les plus illustres des antiberbéristes: ABANE, KRIM, , Mohammedi Said AISSAtIDIR, AMIROUCHE, OUAMRANE, RaDJEF BELKACEM, ALI MELLAH, AHMED BOUDA, FERNANE HANAFI, et la liste est longue…
    Le terme liquider les berbéristes se trouve dans le texte ecrit par les chefs de la SOUMMAM que vous pouvez trouver par tout…
    Il faut dire que les chefs nationalistes kabyles avaient saisis le danger des berbéristes à l’époque car il faisait le jeu de la France coloniale. Comme aujourd’hui il se positionne au côté de l’imperialosionisme contre la OUMMA Arabomulmane et s’inscrivent ouvertement dans une logique antiarabe et antiislamique.
    Il est claire que BENBADIS le berbere arabomuslman n’a rien avoir avec Jean Amrouche le BERBERE grecolatin Il existe bien 2 types de berbéres s’inscrivant dans des perspecticves civilisationelles différentes et opposées les berbéres arabisés par l’Islam et ceux latinisés par la France.. Il suffit de regarder autour de soi pour s’en rendre compte.




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  • benamina
    22 mai 2010 at 22 h 33 min - Reply

    @rabah mansour, moi je vous parlais des berbéristes en tant que mouvement politique nostalgique de l’Afrique du nord gréco-romano-latino-chrétienne, raciste, anti-arabe et anti-musulman, assimilationniste et contre-révolutionnaire au moment de la guerre d’indépendance (à cet effet je vous réfère aux témoignages sur youtube d’un des leaders du mouvement, rachid ali yahia qui parle de véritable guerre avec le FLN, avec assassinats de militants de FLN et affrontements sanglants. de même que la lettre des leaders de la révolution après le congrès de la soumam aux chefs de la fédération du FLN de France, lettre authentique reproduite dans le livre de benyoucef benkheda: « abane, benmhidi, leur apport à la révolution algérienne » édition dahlab, livre et lettre évoqués à maintes reprises sur ce site même). Vous, au lieu de répondre directement, vous vous êtes dérobé en invoquant le bérbérisme comme quête de l’identité et la défense de la langue maternelle (quête et amour, somme toute naturels et légitimes mais qui n’autorisent pas le rejet et l’imprécation contre l’autre).dans un précédent commentaire vous vous êtes commis d’une horrible contre-vérité en affirmant que les berbéristes ont participé en masse à la révolution de novembre, je me suis senti le devoir de vous contredire, comment des gens traités et traqués comme des contre-révolutionnaires dangereux pour la révolution de novembre pouvaient-ils participer ACTIVEMENT à cette entreprise ?




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  • Rabah Mansour
    22 mai 2010 at 22 h 42 min - Reply

    @Chaabane
    Je ne veux pas polémiquer,mais sachez chèr internaute que pour moi Jean Amrouche et Abdelhamid Benbadis sont les enfants de Tamazgha malgré qu’ils aient embrassé des religions differentes.Continuez à diviser les bérbéres et les faire s’entretuer comme l’ont toujours fait vos semblables depuis la nuit des temps.Les colonisateurs des Phéniciens aux Français ont ce point commun de nous diviser pour nous dominer et même pire de nous pousser à nous entretuer pour leur grand bonheur.Je suis sûr que le grand peuple bérbére pacifique et pacifiste saura déjouer les piéges tendus par ses ennemis et oppresseurs d’hier et d’aujourd’hui.Toujours est-il pour moi tous ceux qui habitent cette contrée sont chez eux et je n’ai aucune animosité envers eux même s’ils ne se réclament pas de la bérbérité mais quils ne nous imposent pas leurs moeurs et coutumes.




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  • benmostefa
    23 mai 2010 at 10 h 30 min - Reply

    toujours arabes. kabyles.arabophone berberophone chaouiophne mozabitophone touargophone. c´est trop. ce racisme.regionalisme. sectarisme.clanisme. baraket men hed le paticularisme heritage de ces colonialistes ces odieux criminels. (yakfina men-hed el onsoria) fréres contre fréres? allah yahdikoum. merci




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  • thirga
    23 mai 2010 at 13 h 19 min - Reply

    Entre temps, les Arabes chrétiens et leurs freres arabes musulmans (Egypte, Liban, Syrie, Palestine…) vivent leur spirutualité sans acroc si ce n’est l’activisme du Hisbollah et le Hamas encouragés par leur parrains Perses. Ce site réussit souvent à créer de vrais débats riches et forts interessants pour le bien etre des Algeriennes et des Algeriens. Des internautes et toujours les memes perdent leur sang froid dès que l’ombre de tout ce qui de près ou de loin se rapportent au(x) berbère(s), à Tamazight apparait. Apparemment c’est viscéral! Maaza, maaza wa law tarat!
    Ne parlez avec la bouche des morts et surtout pas des chouhadas! Abane ne pouvait etre aussi intolerant et ignoble pour se renier. Pour lui, l’urgence était l’Independance nationale. D’ailleurs, ses assassins lui reprochent d’avoir dit que la révolution algerienne est stritement algerienne ni EST ni Ouest, ni Nasser Masser.
    Pour ce qui est de la prétendue crise berberiste, c’est plutot un reniement identitaire, une crise démocratique. Hadj Messali s’est découvert d’autres repères et d’autres maitres. Les faits sont tetus. Ils a fini par etre rattrapé par son retrournement contre le nationalisme ALGERIEN. En écartant Ait Ahmed, il fourvoya l’OS dans l’explosion en nommant le marocain Benbella. En usant de faux fuyants quand au déclencement de la révolution, il entra dans l’anonymat…




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  • BRAHIM
    23 mai 2010 at 13 h 57 min - Reply

    Au lieu de s’étendre sans limite sur les hauts et les bas de la révolution algérienne et sur les hommes qui l’on faites, avec une ferveur patriotiques sans pareil pour beaucoup d’entre eux, avec des comportements de voyous pour certains d’entres et même des erreurs d’appréciations de situations complexes de l’époque pour d’autres, il faut d’abord et avant tout exiger du pouvoir Algérien que tant des hommes politiques de la trempe de Sarkozy et de Kouchner sont au pouvoir, il faut mettre en veilleuse les relations politiques et économiques avec la France et les laisser au stade actuel sans perspectives même s’il le faut patienter jusqu’à la fin du deuxième mandat (possible) de Sakorzy. Même si le FLN (c’est-à-dire l’APN ou le Sénat) n’exige pas de reconnaissance des crimes du colonialisme, les patriotes devraient, de leur côté, le rappeler à la France coloniale chaque fois que c’est nécessaire. Le PROBLEME de l’histoire de la guerre de libération, qu’il faut par ailleurs faire écrire à tout prix par les historiens (mais en temps de PAIX car l’Algérie est toujours en guerre civile, en guerre des clans et non encore guérie de ses « blessures et drames intérieurs » de l’époque et d’aujourd’hui) ce n’est pas de vociférer que la faute vient de « X » ou de « Y » car sans l’ouverture des archives de guerre par la France et par une frange des « malgaches » du côté algérien, rien ni personne ne pourra faire jaillir la VERITE. Ce n’est pas avec des « Sarkozites » fabriqués en partie par les ultras de l’Algérie française et qui font main basse sur la France d’aujourd’hui d’un côté, et des « malgaches » qui ont détournés l’histoire de notre pays d’un autre côté, que le bout du « tunnel de la vérité » de l’histoire est proche. Alors, pour l’heure, laissons dormir en paix les martyres, qui sont, je le suppose, heureux de n’avoir pas survécu au cauchemar de l’indépendance ….. après celui vécu lors de l’horrible guerre d’indépendance.




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  • zapata
    23 mai 2010 at 13 h 58 min - Reply

    l’algèrie est un pays qui n’a pas de chance ses enfants ce jalousent manquent d’esprit de discipline ils se plaisent dans l’intrigue. quelle ègalitè quelle libertè pouvons nous attendre de tels moeurs.la libertè se gagne sur les champs de bataille certes mais elle se gagne lorsque le citoyen domine ses mauvais penchants et ses mauvais instincts et surtout lorsque il respecte la loi.le drame de l’algèrie c’est l’esprit tribal féodal basé et le culte de la personnalité…ferhat Abbas autopsie d’une guèrre chapitre assasinat de abane ramdane…mes frères l’algèrie a besoin d’hommes qui peuvent faire avancer les choses ..la suite c’est le terrain qui jugera…merci à tous




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  • zapata
    23 mai 2010 at 15 h 24 min - Reply

    un bèrbèriste qui défend en rage sa bèrbèritè et qui vit en france, ses enfants sont dans les meilleures universités et il passe ses vacances en hollande..etc puis il pousse les jeunes citoyens à mourir pour sa cause pour qu’il puisse parler au micro et filmer sur une chaine de tv ..etc et le pauvre citoyen algèrien aucune culture aucune santè aucun avenir rien ..et puis il payera pour des schizophrènes..je ne pense pas qu’un vrai bèrbère est limité car les bèrbères qui ont marquè leur universalitè parlent au nom de l’hmanitè…viva zapata




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  • Mohamed J.
    23 mai 2010 at 15 h 38 min - Reply

    @benmostefa.

    Laisse les se défouler mon frère, il faut qu’ils vident leur charge même s’ils doivent conduire le pays au chaos. Ils ne t’écouteront pas, car lorsque les sentiments identitaires prennent le devant, la raison recule. C’est pour ça que le prophète (saaws) disait: » Abandonnez la, elle sent mauvais » en parlant de la 3assabya(l’ethnisme ou l’Ethnicisme).




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  • hamza
    23 mai 2010 at 21 h 59 min - Reply

    Salam
    je remets un commentaire que j’avais déja posté poour le même sujet en espérant elever un peu le niveau du débat pour sortir su misthamourtisme etroit…
    Le berbérisme ou le baathisme ou le kemalisme Voilà des conséquences direct de l’Humanisme séculier et marchand. L’obscurantisme humaniste continu à tyranniser les esprits de l’ élite muslmane qui se contente de reproduire le modèle politique et philosophique de l’occident moderne. Ainqi Toute voie menant à l’émancipation intellectuelle est obstruer
    L’identité psychologique est présentée comme une fin en soi, est confinée au domaine psycholinguistique et l’affirmation de la différence référée exclusivement à la langue et à l’héritage collectivo-ancestrale. C’est l’exaltion d’une identité psychologique berbére ou arabe se suffisant à elle-même ; coupée de ses prolongements supérieur expose à des conséquences
    Au sein du courant humaniste le dualisme cartésien débouche sur L’évacuation pure et simple de l’esprit au motif qu’il est une simple abstraction théorique. L’existence humaine est reléguée à son cours zoologique
    Par opposition L’identité spirituelle est le rattachement explicite a une tradition régulière pour en assumer le dogme le rite et la loi. L’identité psychologique
    Les valeurs spirituelles passent au premier plan pour reléguer en arrière les barrières raciales, psychologiques linguistiques et géographiques. ici la spiritualité à l’état latent est disponible pour toute identité psychologique apte à l’assumer. C’est ainsi que l’histoire de l’islam est un jalonnement ou un édifice dont chaque pierre est la réflexion spécifique produite successivement par les identités psychologique qui ont eut a l’assumer comme motivation existentielle à l’instar des arabes, des berbères des perses des Mongols des turcs et les negro africains. Socialement et historiquement ces identités psychologiques expriment toutes et chacune à sa façon la vérité islamique une, assumée comme mode de vie et comme support nécessaire et suffisant vers le but suprême de tout homme la réalisation spirituelle et l’accès à l’immortalité.
    L’ arabité et la berbérité doivent s’inscrire obligatoirement dans cette perspective islamique qui perpétuent aisni la continuité des traditions régulières abrahamiques assumées par les peuples du Maghreb durant les siècles antéislamiques .




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  • Adel
    24 mai 2010 at 0 h 37 min - Reply

    @hamza

    Bonjour,

    «L’identité spirituelle est le rattachement explicite a une tradition régulière pour en assumer le dogme, le rite et la loi.»

    Cela est un peu sec, vous ne trouvez pas?

    Le nationalisme chauvin est certes nocif, mais un peu de «chair et de sang» pour aller avec la spiritualité ne me semble pas être contraire à l’esprit de l’islam. Les langues, les costumes, les chants et les danses, la gastronomie, bref, tout ce qui est le produit du génie des peuples et donne de la couleur à l’existence souvent dure des humbles de ce monde et leur procure un peu de joie de vivre, participe aussi à la «sunna de Dieu sur sa terre» (sunnat Allah fi ardhih).

    Cordialement




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  • Alilou
    24 mai 2010 at 1 h 27 min - Reply

    Salut a toutes et a tous,

    J’ai navigué sur pas mal de forums de tous genres et de pas mal de pays, et je reviens a admirer la quantité de savoir qu’on voit et lit sur les notre et spécialement sur LQA, unique en son genre, tous les jours que je li les postes de mes compatriotes sur LQA a chaque fois je m’enrichi plus et a chaque fois je suis admiratif et fier de ce que recèle ma patrie comme intellectuelles de tout genres, c’est un trésor immense et infini, plus je me rends compte de ca et plus mon cœur saigne de voir autant de savoir éparpillé, ya de quoi enrichir 100 fois wikipedia et la remettre à jour, comment peut-on enfin donner mettre ce savoir au service de notre nation pour la hisser a sa place réelle ???

    Que cette diversité de savoir et savoir faire de chacun de nous puisse nous servir de levier pour nous accepter tous mutuellement et de nous aimer en tant que humains et Algériens afin de servir a construire une Nation Algérienne fier et hisser notre étendard étoilé au dessus de notre terre Algérienne fière et prospère pour tous ces fils sans distinction aucune et gloire a nos valeureux martyres.

    S’il ya un quelconque reproche à faire a la diversité, il faut le faire a Dieu car il est responsable de toute la diversité sur terre. La diversité est une richesse et il faut de tout pour faire un monde avançons tous ensemble, main dans la main et le sourire aux lèvres.

    DIEU nous a créée en peuples et tribus différentes afin de nous connaitre les uns les autres, on nous rapprochons de l’autre on commencera a le connaitre et par connaitre on commencera a l’aimer et ainsi il sera notre ami et non notre ennemi.

    pardon si j »ai tord.

    salutations




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  • zapata
    24 mai 2010 at 9 h 49 min - Reply

    MR ALILOU je vous remercie du fond du coeur.le vèritable art du commendemment est la culture general et celui qui se renferme dans ces idèes trouvera raremment avec qui il s’entend..car tout les ètre hummain partage huit choses: la naissance et la mort.la rencontre et la sèparation.la maladie et la guèrison.la joie et la tristesse.seulemment ils se diffèrent dans la programation mental negatif ou positif.




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  • BRAHIM
    24 mai 2010 at 11 h 51 min - Reply

    @Alilou? Barak ellah oufik ya kho !




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  • zapata
    24 mai 2010 at 14 h 59 min - Reply

    walah walah walah ..l’algèrie est gèrè par l ‘èsprit colonial et ces mèthodes .les partisants de la france mère patrie sont en algèrie sous couvert de la lègitimitè rèvolutionnaire.ils ne veulent pas que ce pays avance car les intèrèts de la france partiront en fumèe….mais une fausse note va boulvèrser le monde et nous irons avec..patience




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  • Oumerr
    28 mai 2010 at 2 h 16 min - Reply

    Bonjour,
    @benamina
    Je n’aime pas cet adjectif de berbèriste utlisé a tord et a travers,inventé pour la premièere fois par Messali et ses colaborateurs immédiats pour désigner non pas des traitres mais d’authentiques patriotes militants de la première heure du glorieux PPA mais qui ont osé posé au sein de leur parti la question d’identité qui continue à nous empoisonner la vie 50 ans après l’indépendance. Parmi ces militants qui se sont engagés corps et âme dans le FLN je te citerait 3 qui malheureusement ont été assassinés par leurs compagnons pour crime de @berbèrisme » alors qu’ils avaient rejoint le maquis , Bennai Ouali, Amar Ould hamouda et Mbarek Ait menguellet. Quant aux nombreux autres je me contenterait de feu Idir Ait Amrane auteur de l’hymne amazigh du PPA « Ekker a mmis Oumazigh » dirigeant du FLN 54 a Tiaret, de Mabrouk Belhocine secrétaire de Abane et Krim, de Omar Oussedik dirigeant du FLN Wilaya 4 de Said Oubouzar ou Sadek hadjeres sans parler des membres fondateurs de l’association Tiwizi qui prirent la décision de la dissoudre et rejoindre les maquis du FLN pou la plupart mourrir au combat.
    La traîtrise est loin d’être du côté de ceux qui ont été injustement qualifié de Berbéristes et mal compris par contre elle a été du côté de leurs adversaires les plus durs qui ont pris les armes contre le FLN dans le cadre du MNA et collaborérent avec les forces coloniales.
    Avant d’accuser Monsieur il faudrait d’abord vous documenter et commencer par lire la contribution de ces militants de 49 dans la brochure « L’ Algérie libre vivra@ » sous le nom collectif de « Idir El Watani » réedité poar l’un de ses auteurs: le vénérable Sadek Hadjeres.
    Fraternellement
    Oumerri




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  • abdelkader
    28 mai 2010 at 15 h 39 min - Reply

    @ mr oumerr. 1 qui a provoquer la crise berberiste de 1949 ( demander a mr ait ahmed el houcine qu´il a ete mis a la touche par messali hadj pour deviation de berberisme) 2 mr sadek hadjeres c´est comuniste (PCA) il n´est ni ena. ni ppa.ni mtld. merci




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  • benamina
    29 mai 2010 at 14 h 03 min - Reply

    @oumerr, faux, archi faux, ce que vous dites !! les militants du mouvement dont il est question se définissent eux même en tant que berbéristes. il n y a qu’à lire leur littérature, la rhétorique de leurs leaders.vous dites ‘qui ont osé poser la question de l’identité’. oui, dans le secret en créant une structure parallèle, le ppk et en adoptant une rhétorique anti arabe et anti musulmane.quant aux noms que vous citer, ils ont peut-être tenté de rejoindre la révolution mais à titre individuel et en se démarquant nettement de leur ancienne obédience. pour avoir une version différente de celle à laquelle vous êtes habitué, allez sur sur youtube et tapez: » rachid ali yahia crise berberiste de 1949″ et écoutez les témoignages d’un témoin vivant qui n’a pas le scrupule de dissimuler sa véritable obédience. si vous voulez faire l’amalgame forcé entre berberisme en tant que mouvement politique raciste islamophobe ouvertement déclaré et quête généreuse et sincère d’identité et défense de son parler maternel (penchant naturel et légitime) alors abane, krim, ouamrane, mohamedi said, mohand oulhadj, amirouche qui ont vigoureusement combattu les autres sont eux aussi berbéristes.




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  • Oumerri
    30 mai 2010 at 5 h 19 min - Reply

    Azul fellawen. Essalamou alikoum

    @benamina

    Pour revisiter l’Histoire et profiter de ses enseignements pour le bien de notre NATION,il faudrait ôter nos oeillères idéologiques qui ne font qu’obscurcir la vision.
    Mr Sadek Hadjeres a bel et bien été militant du PPA jusq’après la fameuse crise de 1949, il a effectivement rejoint le PCA ensuite et fut de ceux qui ont négocié avec Abane et Ben Mhidi l’adhésion des communistes algériens au FLN-ALN.
    Cette histoire du PPK qui n’a existé que dans l’esprit de certains a été alimenté par le journal ultra-colonialiste l’Écho d’Alger, les témoignages historiques ne manquent pas. Informez vous, lisez les déclarations de ces patriotes au lieu de les accuser soixante après de n’importe quoi. Ils étaient à des années lumières de ce que vous les accuser eux qui défendaient sincèrement une prise en compte de l’ensemble des richesses historiques et culturelles du pays sans aucune discrimination.
    Je vous invite encore une fois sincèrement à consulter la brochure « L’Algérie libre vivra » rédigée en 1949 par le collectif constitué de Sadek Hadjeres, Mabrouk Belhocine et Yahia Henine, que vous pouvez trouver a l’adresse:
    http://soummam.unblog.fr/2009/04/23/crise-du-ppa1949-algerie-libre-vivra-idir-el-watani-telechargeable-en-pdf/
    Vous découvrirez que ces militants n’ont absolument rien de racistes ni d’islamophobes, et ceux qui osent se réclamer de leur lignée tout en tenant un langage exécrable que je condamne avec vous de toutes mes forces ne sont que des menteurs ou des ignorants.
    Lisez les témoignages dans la presse nationale d’un Mabrouk Belhocine et Sadek Hadjeres, ou encore le livre de feu Mohand ouidir Ait Amrane « Ekker a mmis Oumazigh » paru a Alger dans les années 90.
    Concernant Ali Yahia Rachid, il n’a jamais parlé de PPK, ni d’organisation anti quoi que ce soit, ce qui’il y avait à l’époque c »était une sorte de cercle de réflexion sur l’identité et l’avenir du pays animé par de jeunes intellectuels du PPA qui pensaient que définir l’Algérie uniquement par l’arabité est un mensonge historique et qu’il fallait poser la question d’identité tout de suite alors que d’autres comme feu Abane Ramdane et Hocine Ait Ahmed pensaient qu’il serait toujours temps d’en discuter après l’indépendance. On sait tous ce qui s’est passé après 62, il aura fallu des luttes, des larmes et même des morts pour qu’on reconnaisse une évidence comme le fondement amazigh de notre identité et le caractère nationale de notre langue historique encore vivante aux quatre points du pays.
    Il faut reconnaitre que ces « berbèristes », comme vous aimez toujours les désigner, étaient plutôt des visionnaires et que si on les avait écouté a l’époque au lieu de les diaboliser on aurait évité pas mal de problèmes et d’incompréhensions.
    Vous parlez d’adhésion individuelle au FLN comme si ces gens avaient créé un autre parti entre 49 et 54 ce qui est faux. la preuve est que les principaux accusés de la crise en l’occurence Bennaî OUali et Amar Ould Hamouda ont été assassinés alors qu’ils venaient de rejoindre les maquis de la wilaya 3, poursuivis par la haine de ceux qui sont restés fidèles de Messali jusqu’à la veille du premier novemnbre , quant aux survivants ce sont pour la plupart ceux qui ont soit rejoint le maquis dans d’autres wilayas ou qui ont servi le FLN a l’étranger en tant que militants armés ou civils. En tout état de cause aucun de ceux qui furent accusés de « berbèrisme » en 49 n’a trahi l’Algérie et leurs noms sont connus.
    Il ne sert a rien de travestir l’Histoire.
    Fraternellement
    Oumerri




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  • thirga
    31 mai 2010 at 7 h 25 min - Reply

    Lassant que de vous lire @BENAMINA. On croirait que vous traversez les ages pour faire disparaitre les IMAZIGHEN (Berbères ou Barbares à votre choix) de la terre de leurs ancêtres voire comme création de Dieu! Même les sionistes ne font pas autant contre leurs frères de sang, les Palestiniens et vice versa. Ait Ahmed a été éjecté de son poste de responsable de l’OS pour son lieu de naissance (né en Kabylie) « quoique Marabout ». Vous devriez vous posez beaucoup de questions et vous attarder sur cette période charnière de l’Algérie contemporaine. Elle est la clé de notre bonheur et aussi de notre drame en vous lisant. A mon sens ou à mon niveau de compréhension, le premier différend est une crise démocratique. Ce fut l’absence de démocratie chez le Zaim car le district de Kabylie qui comprenait le tiers de l’ensemble des militants PPA/MTLD s’est vu retirer son statut de district pour devenir partie du district du Titeri avec la nomination d’Ait Ahmed comme chef de l’OS. Le point de divergence le plus grave entre les nationalistes « autochtones » et le Zaim fut la réduction de notre l’Histoire nationale à 14 siècles par ce Zaim dans son mémorandum à l’ONU…Autre question importante on ne parle de Kabylie jusqu’à l’indépendance que dans les mouvements nationaux indépendantistes :Etoile nord africaine, PPA, MTLD, OS, MNA, FLN/ALN? Vive l’Algérie démocratique et sociale.




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  • lahcen
    31 mai 2010 at 10 h 23 min - Reply

    benayamina@
    prenez éxemple sur les juifs aprés 3000ans d’érrance dans le monde et ils n’ont pas perdu leur langue ,et ils sont arrivés a reconquerir leur pays.
    ce n’est pas un miracle divin!!!!!,vous les assimilés vous voulez etre plus roi que le roi.




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  • benamina
    31 mai 2010 at 11 h 55 min - Reply

    mais messieurs, je n’ai fait disparaitre personne !!!! je n’ai fait que dire une réalité, que les bérbéristes en tant que mouvement politique, militant, organisé, développant une rhétorique ethno-raciste n’a pas participé à la guerre de libération. et qu’au contraire il a été sévèrement combattu par le FLN au même titre que le MNA. pourquoi, cette chasse aux sorcières ? pourquoi cette tentative de museler toute opinion qui ne vous arrange pas.




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  • Alilou
    31 mai 2010 at 12 h 54 min - Reply

    A toutes et a tous,

    Il faut cesser de donner de l’importance a ceux qui ne méritent pas, on leur répond par le silence.

    Le silence est d’or et la parole d’argent…

    On a autre chose sur le feu

    salutations

    Ali y’en a marre




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  • benmostefa
    31 mai 2010 at 13 h 53 min - Reply

    qui a dit les arabes sonts des etranges. dans la crise berberiste de 1949. (farhat ali de tizi-rached) adversaire de messali pendant la (crise berberiste) en 1949 blesse de plusieurs coups de revolver par le grand moudjahid et nationaliste krim belkacem. oui krim belkacem il n´est ni raciste ni regionaliste c´est un vrai algerien. et grand valeureux moudjahid. gloires a nos valeureux martyres. merci




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  • Mohamed J.
    31 mai 2010 at 22 h 05 min - Reply

    @ Lahcen.

    « prenez éxemple sur les juifs aprés 3000ans d’érrance dans le monde et ils n’ont pas perdu leur langue ,et ils sont arrivés a reconquerir leur pays.
    ce n’est pas un miracle divin!!!!!,vous les assimilés vous voulez etre plus roi que le roi ».

    Faux mon frère !!
    l’hébreu actuel ne représente qu’un dialecte, en l’occurence le yidish dont les tenants l’ont imposé au reste de la communauté juive. Veux tu imposer un dialecte amazigh au reste des Algériens ?




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  • Oumerri
    1 juin 2010 at 0 h 59 min - Reply

    Salut,
    @Benamina

    Ellah Yehdik, les documents et témoignages historiques existent et prouvent que la crise était politique et a concerné 2 courants d’un même parti indépendantiste mais qui a malheureusement été gérée par la violence par la direction du PPA-MTLD.
    Je vous défie de nous donner le nom de cette organisation « berbèriste » qui a été contre le FLN, plus encore je vous défie de nous citer un seul nom parmi tous ceux qui ont été impliqués dans la crise de 49 qui ont trahi l’Algérie.
    Ce sont ce genre de mensonges qui ont miné notre Algérie et si on veut s’en sortir il faut commencer par se respecter et chercher plutot les meilleurs moyens de s’unir pour construire ensemble l’Algérie démocratique et sociale pour laquelle se sont sacrifié nos aînés.
    Toutes mes excuses pour les compatriotes que ce débat a ennuyé mais je ne pouvais me taire devant le mensonge et la mauvaise foi.

    Fraternellement
    Oumerri




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  • GODEL Le mystique
    1 juin 2010 at 15 h 08 min - Reply

    Salut à tous!
    Mr Lahcen,votre assertion est tout a fait contraire pour l’exemple hébraique.
    -Vous avez dit errance ,preuve que les juif ont quitté leurs terre.Il existe dans l’histoire de grandes migrations comme les indo-européens d’entre eux les germaniques (pays d’origine aryanna l’actuel Afghanistan).
    Vous comparez un drame(la plus grande mensonge du siècle:je te conseille de lire Shlomo Sand_Comment le peuple juif fut inventé ) a un problème qui est la promotion des langues bérbères ,car supposons que les amérindien décident un jour de retourner au Tibet d’où ils sont originaires et d’y instaurer la langue apache aux tibétain,ça vous parait logique?
    -L’hébreu liturgique (donc de la torah)est totalement différent du yiddish.
    -Peut on accepter que les assyriens d’Irak imposent leur langue a tout le reste(arabes,kurdes,turkmènes..)
    Je ne suis pas contre le développement des langues,mais il faut être un peut objectif.
    Fraternellement!




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  • Rabah Mansour
    11 juin 2010 at 17 h 07 min - Reply

    Bravo @Oumeri d’avoir mis les points sur les « i » à certains internautes qui veulent faire croire à l’opinion publique que ceux qu’ils appellent « bérbéristes » ont trahi l’Algérie en guerre et que les « messalistes » ont mené cette guerre jusqu’au bout et ont signé les accords d’Evian.On aura tout vu.Plus le mensonge est gros plus il a des chances d’être cru.




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  • Congrès du Changement Démocratique