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23 March 2017

“Il faut protéger le bébé Sonatrach”

Après le RND, ce bébé né avec des moustaches, voici la Sonatrach, un autre bébé âgé de 47 ans !!!!

PREMIÈRE SORTIE DU NOUVEAU P-DG DE LA COMPAGNIE PÉTROLIÈRE, CHEROUATI
“Il faut protéger le bébé Sonatrach”
Par : Khaled R., Liberté, 20 mai 2010

Pour sa première sortie médiatique depuis sa nomination à la tête de Sonatrach, Noureddine Cherouati est paru serein, tentant de défendre comme ses prédécesseurs la compagnie pétrolière nationale, éclaboussée par un scandale
sans précédent dans l’histoire économique du pays.

“Il faut protéger le bébé. Sonatrach nous fait vivre tous (elle fait vivre tous les Algériens). Regardez les progrès réalisés dans les wilayas de l’intérieur (accès des populations dans des coins reculés au gaz, à l’électricité. C’est grâce aux recettes dégagées par les exportations d’hydrocarbures de Sonatrach. Le scandale Sonatrach n’est rien par rapport aux campagnes mains propres menées en Italie. L’essentiel, ce sont les enjeux auxquels fait face notre compagnie face à la concurrence internationale, son développement à l’international. Le scandale Sonatrach, c’est un épiphénomène. Dans d’autres pays, on ne médiatise pas les scandales de leurs compagnies pétrolières avec autant de détails. Il faut faire attention à l’impact que de tels écrits peuvent provoquer”, a confié le nouveau P-DG de Sonatrach.
Quant à la paralysie de Sonatrach depuis l’installation de son P-DG sous instruction judiciaire, Mohamed Meziane, et l’incarcération notamment de deux de ses deux vice-présidents mis en cause dans des affaires de malversation liées à des passations de marchés, Benamar Znasni et Belkacem Boumediene, il avancera les mêmes arguments : Sonatrach fonctionne. Elle produit et exporte comme prévu les quantités d’hydrocarbures. Concernant le blocage dans la prise de décision consécutive à ce scandale et à des défaillances dans sa gouvernance, il affirme que “j’ai redressé (avec ses collaborateurs) Naftal, (à l’époque engluée dans de graves difficultés financières), ce ne sera pas complexe de redynamiser la compagnie pétrolière nationale”. Allusion à l’époque où il était directeur général de Naftal. On a donc un P-DG fort de ses trente ans d’expérience au sein du secteur de l’énergie qui contrairement à son prédécesseur ne sera pas effacé. Contrairement à ce qu’on imaginait, ce n’est pas un relais de Khelil, le ministre de l’Énergie, ni un membre parachuté à la tête de Sonatrach. Un signe de la position affaiblie par le scandale du premier responsable du secteur. C’est en fait la Présidence qui aura rejeté tous ses candidats, selon une source sûre : Feghouli, le P-DG par intérim, Zitouni, le secrétaire général, Benoughlis, la directrice chargée de la planification économique. Ouyahia aura cependant usé de son influence pour que Cherouati, le président de l’Agence de régulation des hydrocarbures soit nommé P-DG de Sonatrach alors qu’il préparait au regard de son âge (62 ans) son départ à la retraite.
Dans la foulée, le nouveau top management, contrairement à l’équipe de Meziane, décapitée par le scandale ne fait pas partie du clan de Khelil. Ils sont issus quasiment de Sonatrach. Ils sont compétents, selon un ancien responsable de la compagnie. Saïd Sahnoune, cadre plus jeune, nommé vice-président Amont, a une riche expérience du terrain, il a été responsable de la région de Hassi R’mel avant de devenir directeur des associations. Yasmina Hamdi, désignée vice-présidente chargée de la commercialisation, est une élève d’Ali Hached, le conseiller du ministre de l’Énergie, qualifiée de fine connaisseuse des enjeux du marché international du gaz, Abdelkader Benchouia, vice-président Aval, accumule une longue expérience dans le raffinage. Saïdani, désigné vive-président TRC, est un responsable en vue de Sonelgaz. Il était président de la filiale gestionnaire des réseaux de transport à Sonelgaz ; Cherouati a donc de quoi s’appuyer pour bien tenir le gouvernail.
En conclusion, la sortie de crise de gouvernance à Sonatrach repose sur les épaules du nouveau P-DG de Sonatrach. Diplômé de l’École nationale polytechnique d’Alger et avec l’atout d’une longue expérience en tant que manager, il devra s’imposer dans le cadre de ses prérogatives, face à un ministre monopolisant la prise de décision, en vue de rassurer les partenaires étrangers, parvenir à des solutions techniques face à l’essoufflement des gisements et renouer avec la dynamique à l’international. Bref, sortir de la paralysie actuelle, une conséquence de l’éruption causée par le scandale Sonatrach. Cherouati semble avoir le caractère, selon des sources concordantes. Il faudra, cependant, attendre pendant au moins quelques mois pour être fixé sur la direction que prendra Sonatrach.


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7 Commentaires sur cet article

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  • hadjdey
    21 mai 2010 at 14 h 52 min - Reply

    Tout scandale fait obligation a l’etat d’en informer son peuple,il n’y a que la transparence qui puisse rendre la confiance en Algerie.Trop de scandale,il faut que cela cesse.Dans les pays qui se respectent,apres le jugement definitif de ces voyous en col blanc;ils meriteraient d’etre executés publiquement.
    Rappelons nous en 1970 l’affaire SNTR.




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  • EL HASSI
    21 mai 2010 at 16 h 24 min - Reply

    LE NOUVEAU PDG DE SONATRACH N’EST PAS UN diplomé DANS LE DOMAINE PETROLIER, C’est un produit du sérail, et pour connaitre le secret de sa nomination, il faut chercher à comprendre pour pourquoi il a été mis à l’écart durant deux ans (2000 – 2002)par CHAKIB.

    LE FAIT QU’il soit remis sur rail par le même CHAKIB pour occuper le poste de Président du comité de l’ARH depuis Novembre 2005 dans le cadre de l’application de la catastrophique nouvelle loi sur les hydrocarbures (05/07, veut dire qu’il sera toujours la voix de son maitre, docilement soumis.

    CHEROUATI EST BIEN PLUS muselé que son predecesseur MEZIANE qui lui au moins est du domaine pétrolier.

    Reconnaissant quand même une qualité à si CHEROUATI le retraité…., sa longue expérience manageriale, mais c’est vraiment très inssuffisant par rapport aux missions techniques qui l’attendent à sonatrach la vache laitiére et non pas le bébé comme il a dit, lui.

    Sortie médiatique ratée pour si CHEROUATI.




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  • BRAHIM
    21 mai 2010 at 21 h 49 min - Reply

    @EL HASSI, cherrouati le nouveau PDG comme Méziane , l’ancien PDG ont tous les deux fait leur carrières INT2GRALEMENT dans le domaine pétrolier soit en entrepris soit dans l’administration centrale. Mais le problème est ailleurs. Quel est le gestionnaire algérien qui peut se permettre de gérer « scientifiquement » et dans les intérêts supérieurs de l’Algérie seulement,une entreprise sans l’oeil du maître qui ne être celui de l’armée par président ou le chef de gouvernement interposé. C’est là où le bas blesse !




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  • liatim
    22 mai 2010 at 12 h 25 min - Reply

    il faut protéger pluto les bandis de sonatrac qu’il arète de se foutre du peuple c’est encore mieux comme ça ça fait des année qu’ontles connaits qu’il prenne pa des gents pour des mullés




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  • EL HASSI
    22 mai 2010 at 15 h 26 min - Reply

    @ au compatriote BRAHIM :
    Nous sommes sur la même longueur d’onde pour ce qui est des dessous de la nomination du nouveau PDG de SONATRACH, Mr CHEROUATI le retraité !!! 5/5.

    Néamoins, je tiens à apporter une clarification de taille pour ce qui est de formation subie par lui et son predecesseur, MEZIANE le violeur des lois.

    Le premier cité est éleve de l’Ecole Nationale Polytechnique est le second de l’INH de BOUMERDES.

    Il me semble utile de vous presenter des éléments de reponse pour nous partager sur le sujet de formation de ces deux acteurs qui en réalité n’en est pas un :

    1)1963, Boumerdès est devenu une ville universitaire de rayonnement africain et arabe. La ville a été le siège du Centre Africain des Hydrocarbures et des Textiles (CAHT) en 1964.

    En 1973, le CAHT a été transformé en deux écoles d’ingénieurs et de techiciens supérieurs :

    – Institut National des Hydrocarbures et de la Chimie (INHC)
    – Institut National des Industries lègères (INIL).

    D’autres écoles ont connu le jour depuis, avec notamment l’Institut national de génie mécanique (INGM) en 1977, l’Institut Algérien du Pétrole (IAP)en 1974, l’Institut National de la Productivité et du Développement Industriel (INPED) en 1976, et l’Institut national d’électricité et d’électronique (INELEC) en 1977.

    2) L’École nationale polytechnique d’Alger est une école d’ingénieurs fondée en 1925. La diversité architecturale de ses bâtiments témoigne des différentes extensions et des élargissements des domaines de compétence de cette école.

    En 1962, l’école polytechnique à accueilli les premières réunions du gouvernement provisoire d’Algérie. Sous l’égide de l’UNESCO, l’école a rouvert ses portes pour la première promotion des ingénieurs de nationalité algérienne.

    À ce jour, elle a formé près de 40000 techniciens supérieurs. Ses ingénieurs sont accueillis facilement au sein des entreprises ou compagnies informatiques en Algérie.

    L’école nationale polytechnique d’Alger (ENP) a des liens avec plusieurs industriels nationaux à l’image de de Algerian Softwares, Fahd Constructions et Della Soft. L’école nationale polytechnique (ENP) fait aussi partie du programme « Ambassador School » de la société Schlumberger spécialisée dans les services pétroliers. BP Algérie a également signé avec l’ENP un accord par lequel les étudiants pourront bénéficier de leçons théoriques ; à travers cela, on peut évidemment détecter et découvrir les jeunes talents pour les recruter ensuite dans les installations de BP en Algérie.
    Domaines de formation pour l’Ecole polytechnique :

    * Génie Civil
    * Génie Mécanique
    * Génie Industriel
    * Génie Chimique
    * Génie Minier
    * Électronique
    * Électrotechnique
    * Automatique
    * Métallurgie
    * Génie de l’Environnement
    * Hydraulique
    Sources de WIKIPIDIA.

    Selon le communiqué de presse du 3 Mai 2010 relatif à l’installation de Mr CHEROUATI en qualité de PDG de SONATRACH, il est bien dit que ce dernier est formé à l’Ecole nationale polytechnique d’Alger promotion « 1971 » sans que soit donné de détail sur la spécialité suivie par lui, pour les raisons que vous avez si bien détaillées dans votre commentaire ya si BRAHIM, cher compatriote.

    Donc, Mr CHEROUATI à sa sortie de ladite Ecole, l’enseignement des HYDROCARBURES n’existait pas chez nous.

    Fraternellement dit.
    EL HASSI.




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  • BRAHIM
    24 mai 2010 at 12 h 33 min - Reply

    Cher frère @EL HASSI, je suis d’accord avec toi et en plus « Polytechnique » n’a rien à voir avec « INH ».




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  • EL HASSI
    25 mai 2010 at 0 h 09 min - Reply

    Cher frère@BRAHIM :
    Ému par ta fraternelle réaction, je tiens à t’exprimer toute ma gratitude et ma reconnaissance sur la valeur de vos commentaires de niveau intellectuel sur ce site des militants aspirant arriver à vivre dans un ETAT de droit.

    Je tiens à t’avouer que mes précédentes clarifications sur la vache laitière Sonatrach ont étaient faites dans la précipitation, car MEZIANE le violeur des lois a effectivement étudié dans l’école nationale polytechnique d’Alger (Diplôme d’ingénieur Génie Chimique) en plus à l’IAP de BOUMERDES (Diplôme d’ingénieur Raffinage et Pétrochimie, en cycle entreprise) comme le prouve son CV (Voir le lien : http://www.algerie-dz.com/article14391.html)

    Je suis revenu à la charge pour te dire que toi aussi tu as répondu dans un sens de vérité.

    Nous sommes donc égaux dans nos réponses dans notre commune lutte pour l’épanouissement d’un ETAT de droit avec la contribution de tous les fidèles du journal LQA et les citoyens épris de paix.

    Merci LQA de bien vouloir publier.
    EL HASSI.




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