Édition du
26 July 2017

A ceux qui font les lois

A ma patrie bien aimée, C’est en litote que je voudrais m’exprimer

Zineb Azouz, le 21 Mai 2010

A ceux qui font les lois

Et piétinent le droit

A ceux qui nous traquent

Nous assassinent et nous matraquent

A ceux qui nous épient

Nous censurent et nous humilient

A ceux qui tuent la mémoire

Et exécutent l’histoire

A ceux qui dans leurs geôles

Torturent, tuent et violent

A ceux qui ordonnent et décrètent

Calomnient, jugent et arrêtent

A ceux qui jettent en prison

Opposants, émeutiers et innocents

A ceux qui répriment et exultent

Injurient, vilipendent et insultent

Les grèves, le boycott et les luttes

A ceux qui ravissent nos voix

Et travestissent nos joies

A ceux qui crachent sur nos disparus

Interdits, excommuniés et exclus

Des mémoires, des cimetières et même des rues

A ceux qui encensent la putréfaction

Des institutions et de la nation

A ces cabots Arrogants

Ces sycophantes insolents

Ces traîtres Moribonds

A ces restes pestilentiels

Et ces coalitions présidentielles

A ces élites muettes

Courtisanes et désuètes

A ces opposants félons

Volages, cajoleurs et sans noms

A cette jeunesse désespérée

Malmenée et piégée

A nos libertés enfermées    A nos ardeurs comprimées et surtout

A ma patrie bien aimée

C’est en litote que je voudrais m’exprimer :

Serait il impossible que, pensant te protéger, tes enfants t’aient à ce point réprimée ?


Nombre de lectures : 2097
13 Commentaires sur cet article

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  • still
    22 mai 2010 at 23 h 07 min - Reply

    Bravo juste et généreuse sœur Zineb ! Chacun a eu son du dans ce poème sublime.




    0
  • el-amel
    23 mai 2010 at 11 h 09 min - Reply

    à tous ceux-là, le poème de Zineb exprime la Vérité du peuple que vous martyrisez, ce poème doit vous rappeler que l’opposition poursuit sa lutte pacifiquement pour la Liberté et la Paix.
    Ce poème témoignera pour la mémoire et contre l’oubli.




    0
  • zaki
    24 mai 2010 at 17 h 01 min - Reply

    bravo




    0
  • Adel
    24 mai 2010 at 18 h 18 min - Reply

    A tous ceux-là, permettez, chère sœur Zineb, que j’adresse ces vers de Mahmoud Darwish:

    Vous qui passez parmi les paroles passagères
    il est temps que vous partiez
    et que vous vous fixiez où bon vous semble
    mais ne vous fixez pas parmi nous
    Il est temps que vous partiez
    que vous mouriez où bon vous semble
    mais ne mourez pas parmi nous
    Nous avons à faire dans notre terre
    ici, nous avons le passé
    la voix inaugurale de la vie
    et nous y avons le présent, le présent et l’avenir
    nous y avons l’ici-bas et l’au-delà
    Alors, sortez de notre terre
    de notre terre ferme, de notre mer
    de notre blé, de notre sel, de notre blessure
    de toute chose, sortez
    des souvenirs de la mémoire
    ô vous qui passez parmi les paroles passagères

    أيها المارون بين الكلمات العابرة
    آن أن تنصرفوا
    وتقيموا أينما شئتم ولكن لا تقيموا يننا
    آن أن تنصرفوا
    ولتموتوا أينما شئتم ولكن لا تموتو بيننا
    فلنا في ارضنا مانعمل
    ولنا الماضي هنا
    ولنا صوت الحياة الاول
    ولنا الحاضر،والحاضر ، والمستقبل
    ولنا الدنيا هنا…و الاخرة
    فاخرجوا من ارضنا
    من برنا ..من بحرنا
    من قمحنا ..من ملحنا ..من جرحنا
    من كل شيء،واخرجوا
    من ذكريات الذاكرة

    أيها المارون بين الكلمات العابرة




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  • Rabinho
    24 mai 2010 at 20 h 32 min - Reply

    Merci @Zineb pour l’initiative !
    et merci @Adel pour le complément !
    Que Dieu vous garde et vous prête son aide ! Amine !




    0
  • Hamid.B
    24 mai 2010 at 23 h 59 min - Reply

    Je consulte souvent votre site mais c’est la premiere fois que je participe, je n’ai pas pu résister à vous écrire, et sans pseudo ! Cette femme me donne du courage.
    @Zineb Azouz,
    Quel talent ! J’en suis secoué et dire en plus que vous seriez prof de maths.
    Le passage sur les disparus est tellement fort que j’ai presque pleuré les gens ne parlent plus que d’identité berbère ou arabe et ont l’air d’oublier ce que subit ce peuple chaque jour.
    Je suis fièr d’être parmi vous et surtout très fier de rencontrer cette qualité.
    Surtout ne baissez pas les bras Madame Zineb.




    0
  • Yahia
    25 mai 2010 at 0 h 23 min - Reply

    Madame Zineb Azouz, J’ai adoré ce poème et surtout ce passage :
    A ces restes pestilentiels,Et ces coalitions présidentielles,
    A ces élites muettes,Courtisanes et désuètes,
    A ces opposants félons,Volages, cajoleurs et sans noms

    Vous résumer avec force et élégance le climat politique de ce pays : pas d’élite, pas d’opposition !

    J’aime beaucoup lire vos commentaires, même si je ne vous suis pas toujours, mais pour ce qui est de ce poème, chapeau bien bas et Bravo !
    Rabi Yahefdak.




    0
  • Zineb Azouz
    25 mai 2010 at 9 h 30 min - Reply

    Merci chers amis pour vos encouragements, merci à Adel de nous avoir fait profiter de ce poème de Mahmoud Darwish dont les poèmes ont l’art de nous rappeler que la nature du pouvoir chez nous ne diffère pas de celle de n’importe quel pouvoir impérialiste ou sioniste.

    Écrire est exutoire, cela ne change rien malheureusement, mais il faut témoigner chacun à sa façon.
    Puis je vous demander d’avoir une pensée pour le jeune BABA NEJAR condamné à perpétuité dans un simulacre de procès. Il a été condamné pour avoir refusé justement de faire de faux témoignages.
    Merci encore.
    ZA




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  • Lies
    25 mai 2010 at 17 h 40 min - Reply

    Bravo chère sœur @ Zineb Azzouz.

    Tu as dit très peu et j’en ai compris tout un livre.

    Ta litote est authentique et sublime.

    Mais au delà de cette sublime vérité, j’ai cru déceler à travers tes brefs et justes propos, quelque chose comme une profonde blessure, c’est comme une grande désillusion que tu viens de vivre, une épreuve qui est venue sur la pointe des pieds te frapper au moment ou ton relâchement confiant était à son summum et qui du jour au lendemain te transforme, te transfigure, comme si tu avais vieillie de dix ans d’un coup (sur le plan mental, s’entend).

    Tu t’es dit assurément que malgré ta riche expérience de la vie et la quasi- certitude de tout connaitre, que tu estimais assez suffisants pour te donner une grande confiance en toi, tu réalises soudain avec effroi que tu t’étais trompée et que tu avais surestimé tes forces.

    Tu as pu prendre la pleine mesure du danger qui t’environnait et toute l’étendue de ta naïveté qui s’étalait, infinie, devant tes yeux.

    Cher Sœur @ Zineb Azzouz, saches que tu ne manque ni d’intelligence, ni d’honnêteté et que tu viens par cette épreuve, de décrocher la palme de l’humilité. Ce qui n’est pas peu de chose.

    La vie t’aime, la providence aussi. Tu n’es donc pas née pour perdre mais pour triompher et faire triompher (des causes).

    Que c’est beau, les épreuves et les déceptions lorsqu’elles nous édifient, nous fortifient et augmentent notre intelligence et notre sagesse et en filigrane notre douceur, au lieu de nous détruire et de faire de nous un temple de la haine.

    Ta litote par laquelle tu nous as parlé est une trouvaille merveilleuse qui témoigne de ton aptitude à trouver les solutions de liberté aux problèmes que posent les prisons les plus obscures et les mieux gardées.

    Comme si on pouvait censurer l’intelligence et emprisonner la liberté! Quelle bêtise?

    Enfin, pour finir saches chère sœur @ Zineb Azzouz que parmi ceux que tu as vilipendé et accusé de forfaiture, dans le pouvoir plus que dans l’opposition, il s’en trouvera beaucoup qui t’admireront et qui te remercieront pour les avoir tirés de leur sommeil et de leur insouciance, voire de leur lâcheté, pourquoi pas, c’est humain.

    Quand on est sincère, vraie et déterminée, on fait chavirer les cœurs les plus endurcis et on apprivoise les hommes les plus impétueux.

    Comme quoi il y a beaucoup de façons de contribuer au changement, au bénéfice de notre chère patrie.

    Encore une fois, bravo.

    L’une des magies du net, c’est que l’intuition occupe une grande place dans la perception et la communication avec les gens.

    Or cette intuition, est souvent infaillible.
    De surcroit chez les esprits éprouvés.
    C’est à dire purifiés des scories qui les empêchent de discerner.

    Fraternellement.




    0
  • Zineb Azouz
    26 mai 2010 at 20 h 07 min - Reply

    Cher @lies,
    Je n’arrête pas de te relire, tu parles comme quelqu’un qui ne me connaît que trop bien, pourtant tu écris mon nom avec un double « z ».
    Tu as de l’intuition, tu as choisi le pseudo de Lies que tu écris avec 4 lettres, serais tu un fan du tétragramme ou de décryptage ? Serais tu Haje ou Mage?

    Tu me donnes l’impression d’avoir si bien lu mon poème, si bien compris ma litote que j’ai envie de te dire :
    Serait il inespéré qu’en réalité, tu ne t’appelles pas Lies ?

    Au delà de ce pouvoir qui nous ronge et nous tue chaque jour un peu plus, j’ai appris à mes dépends que LES PORTES DE L’ENFER nous guettaient tous.

    Tu as pu sentir à travers ce poème dédié à ma patrie bien aimée d’autres blessures, comme celles que ne peuvent vous asséner que des proches.
    Des proches aujourd’hui introuvables et perdus, des proches dont je ne verrai jamais la tombe, des proches qui ont choisi de me léguer quelques cent mille injures, confusions et interrogations.

    Je tiens pourtant à te dire cher @Lies que je n’ai jamais surestimé mes forces, j’ai seulement donné toute ma confiance à des gens qui ont cru sauver leur honneur en sacrifiant leur conscience.

    Tes paroles me consolent mais m’intriguent en même temps.
    Alors pourrais tu m’éclairer ? Auquel cas je te dédie ces vers inspirés d’un drame connu :

    Je serai, s’il le faut, victime indulgente
    Tendre au fer de ta Smala une tête innocente,
    Et respectant la sentence par toi-même bénie
    Je ne fais que te rendre cette âme que tu as nourrie.

    Sincérement,
    ZA




    0
  • Lies
    27 mai 2010 at 17 h 18 min - Reply

    Chère @ Zineb Azouz.

    J’écrirai, dorénavant, ton nom avec un seul z, pour me démarquer de cette  »chedda » qui ne te concerne pas.
    M’en séparer me procure un réel plaisir.
    Je crois imaginer pourquoi tout à coup, elle m’a paru lourde et inopportune.

    Concernant si je te connais, la réponse est malheureusement pour moi, non.

    Je ne te connais que virtuellement, à travers tes contributions sur LQA et quelques informations que j’ai pu avoir sur le net.

    Mais le peu que je sais est déjà édifiant et suscite l’admiration.

    Concernant l’intuition, il est vrai qu’elle tient chez moi une place importante mais j’avoue que tu en es pourvue bien plus que moi.

    Lies est seulement mon pseudo, dans la vie civile je m’appelle autrement.

    Ton poème qui est d’une grande teneur sentimentale, m’a inspiré le commentaire que je t’ai adressé.

    Ce que j’ai dit m’est venu comme ca, bonnement, et franchement je ne pensais pas mériter une réponse aussi ouverte, douce et généreuse de ta part.
    J’étais plutôt inquiet.

    Mon intuition et ta litote, se sont arrangées pour me jouer un tour. Comme dit la chanson : ‘’djit enssayed saydouni’’.

    Voila pour ma réponse à tes questionnements, réponse qui ne saurait attendre davantage, malgré ma frustration de ne pouvoir m’étaler davantage, car il n’est pas aisé de répondre à certains comme on le fait pour d’autres.

    Pour les petits vers que tu m’as dédié à la fin de ton post, je me contente présentement de dire merci en attendant d’être mieux éclairé.

    Si mes paroles t’ont consolé et ont dissipé ce qui a pu légitimement t’intriguer, je serai un internaute heureux (si je puis oser la comparaison) comme un pinson qui a retrouvé l’arbre de sa vie.

    Sincèrement.

    Lies Asfour.




    0
  • Zineb Azouz
    28 mai 2010 at 19 h 54 min - Reply

    @cher Lies,

    Notre pays a besoin de toutes les compétencs et les votre doivent certainement valoir leur pesant d’OR.

    Ceux qui affament violent torturent et tuent dans notre pays pour amasser des fortunes et des lingots d’OR, soupçonnent ils au moins la béatitude et le ravissement que procure une immersion dans le monde esthétique et varié du Nombre d’OR ?

    Oui cher @Lies, je revendique mon amour et mon besoin d’amour pour ma patrie, oui je m’insurge contre ce pouvoir qui tue l’espoir, qui annoblit le clinquant au détriment l’élégant et qui laisse les ragotins réprimer nos saints. Un pouvoir qui aime la haine et haie l’amour.
    Comment puis je cher @Lies parler de ma patrie en taisant mes sentiments et mes attentes.
    Lorsque je traverse le pont près duquel je suis née et que je jette un regard infini sur ce Rhumel qui enlasse le rocher dans une étreinte séculaire, je resens la douleur et la colère de ma ville brocardée et cédée telle une captive.
    Ma ville et mon pays sont entre les mains de ces promoteurs voraces qui délogent les plus pauvres et dérogent à toutes les régles sociales et humaines.

    Merci encore et surtout ne nous prive pas de tes commentaires et de tes intuitions.
    Sinon,
    Le pinson un voyageur infatiguable, un oiseau discret ce qui lui donne de l’avance sur nous, perché il voit tout, sait tout et sans que personne ne le remarque.
    Le prophète Lies (Elie dans l’ancien testament) est cité dans Sourat « El Anaam » et figure parmi les « Salihine ».
    Sincèrement,
    Zineb.




    0
  • Zineb Azouz
    28 mai 2010 at 19 h 58 min - Reply

    @cher Lies,

    Notre pays a besoin de toutes les compétencs et les votre doivent certainement valoir leur pesant d’OR.

    Ceux qui affament violent torturent et tuent dans notre pays pour amasser des fortunes et des lingots d’OR, soupçonnent ils au moins la béatitude et le ravissement que procure une immersion dans le monde esthétique et varié du Nombre d’OR ?

    Oui cher @Lies, je revendique mon amour et mon besoin d’amour pour ma patrie, oui je m’insurge contre ce pouvoir qui tue l’espoir, qui annoblit le clinquant au détriment l’élégant et qui laisse les ragotins réprimer nos saints. Un pouvoir qui aime la haine et haie l’amour.
    Comment puis je cher @Lies parler de ma patrie en taisant mes sentiments et mes attentes.
    Lorsque je traverse le pont près duquel je suis née et que je jette un regard infini sur ce Rhumel qui enlasse le rocher dans une étreinte séculaire, je resens la douleur et la colère de ma ville brocardée et cédée telle une captive.
    Ma ville et mon pays sont entre les mains de ces promoteurs voraces qui délogent les plus pauvres et dérogent à toutes les régles sociales et humaines.

    Merci encore et surtout ne nous prive pas de tes commentaires et de tes intuitions.
    Sinon,
    Le pinson un voyageur infatiguable, un oiseau discret ce qui lui donne de l’avance sur nous, perché il voit tout, sait tout et sans que personne ne le remarque.
    Le prophète Lies (Elie dans l’ancien testament) est cité dans Sourat « El Anaam » et figure parmi les « Salihine ».
    Sincèrement,
    Zineb.




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