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29 March 2017

Benbitour à Oran«Les compétences sont les nouvelles forces de changement»

par Ziad Salah, Le Quotidien d’Oran, 23 mai 2010
C’est en étudiant l’expérience des pays de l’Amérique Latine, de l’Europe de l’Est et du Sud et au cas de l’Indonésie que Ahmed Benbitour, ex-chef de gouvernement, a pu bâtir son analyse de la situation actuelle de l’Algérie. C’est ce qu’il a annoncé au début de son intervention devant ses hôtes, militants de partis politiques, syndicalistes et universitaires réunis, vendredi en fin d’après-midi, à Oran. L’expérience des pays cités permet, selon Benbitour, de dégager deux hypothèses. La première est que tout système autoritaire porte en lui les germes de sa désagrégation. La seconde : le changement vient de l’intérieur quand trois conditions se réunissent. Il les énumérera d’une manière très pédagogique : quand la pression de la société est très longue et accentuée sur le pouvoir ; quand les conditions d’alliance des forces de changement sont réunies et quand il y a un élément déclencheur de ce changement.

A propos de ce dernier point, il citera comme exemple la mort du Général Franco en Espagne. Concernant l’Algérie, Benbitour fait part de sa conviction que le changement ne peut pas venir de l’intérieur du système. Interrogé sur la nature du changement qu’il évoque, il précisera qu’il s’agit de changement de gouvernance. La nature du pouvoir algérien – «autoritariste et patrimonialiste» d’une part et «les formes de distribution de la richesse, d’autre part» – empêche la réunification des chances de changement du système politique algérien, expliquera-t-il. Il notera que la nature rentière du système conjuguée à la prédation mènera inéluctablement à la corruption. Pour Ben- bitour, la corruption est inscrite dans la nature du système lui-même. «Transposer ce système en Suisse, pays réputé par sa rigueur, donnera exactement la même situation». Au passage, l’intervenant critiquera les grands projets engagés par l’Algérie. Le grand risque qui guette l’Algérie est que «l’Etat défaillant» dérive vers un «Etat déliquescent». Quand le pétrole ne pourra plus jouer son rôle de maintien de l’Etat, le risque de déliquescence de l’Etat se précisera, ajoute-t-il. Il avancera même des dates: «C’est entre 2025 et 2035». Abondant dans ce sens, il dira que «la perte de la morale collective» participera pleinement à cette déliquescence. En clair, une somalisation….. Benbitour, qui a lancé son initiative dite CICC (Cercles d’Initiatives Citoyennes pour le Changement), préconise pour «sauver l’Algérie» une démarche basée sur trois axes. Le premier consiste à «innover le travail politique». Pour lui, l’entrisme ou toute velléité de vouloir changer le système de l’intérieur, en participant aux élections et en investissant les institutions actuelles, est voué à l’échec. Le préalable est de socialiser la citoyenneté, estimera-t-il. Le parti en tant que cadre d’exercice du travail politique devient inopérant, affirme-t-il. Le second axe est «l’innovation des instruments du travail politique». Il estime que l’outil Internet et les réseaux sociaux offrent des opportunités extraordinaires de se regrouper et d’échanger autour d’un projet. Il rappellera les résultats d’un sondage publié récemment parlant de 20% d’Algériens qui se connectent régulièrement sur la toile. Il insistera lourdement sur la nécessité d’avoir «une vision» qui servira de cap à atteindre. Enfin, il préconisera de «parier sur de nouvelles forces». Lors des débats, il précisera sa pensée sur ce sujet en disant: «Les nouvelles forces sont les compétences. Les masses et les élites ne sont pas porteuses de changement.» Après l’exposé de son initiative dite CICC, Ahmed Ben bitour a répondu à certaines interrogations de l’assistance. A un ancien cadre du FLN qui lui fera part de son pessimisme, il parlera des potentialités que recèle l’Algérie. Il citera juste le facteur humain en disant que l’Algérie bénéficiera, dans la prochaine décade, d’une embellie démographique inestimable. Et d’expliquer que la tranche 6 ans – 59 ans, c’est-à-dire une tranche en mesure de travailler et de produire, constituera l’essentiel de la pyramide des âges dans un proche futur. D’un autre côté, il expliquera que l’Algérie est actuellement de richesse, de capital financier et de capital humain. Donc, elle a tous les arguments pour se départir des pressions extérieures et de pouvoir négocier sa place dans le concert des nations en position de force. Concernant les compétences comme probable force porteuse de changement, il dira que le monde change à une vitesse vertigineuse à telle enseigne que le capital savoir qu’a accumulé l’humanité durant toute son histoire a doublé en l’espace de sept ans. Donc, l’Algérie doit impérativement mettre le paquet sur la science et le savoir, d’autant qu’Internet offre des possibilités extraordinaires d’accès à ce savoir. On reprochera à Benbitour sa «dénégation du réel» et sa sous-estimation des luttes livrées sur le terrain par les syndicalistes et certains militants associatifs. Mais pour lui, l’Algérie manque «d’architectes» du changement tant souhaité. Son initiative, encore à l’état probatoire, vise à rendre visible et opérationnel cet acteur.


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58 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    23 mai 2010 at 15 h 50 min - Reply

    Le clan Boutef se repositionne et revient en force malgré la santé du « prizidène » et Bernbitour demande du temps au citoyens pour changer le régime. Paraît-il, l’Algérie ne se « Soudanisera » pas avant 2025! Bien que je partage certains aspects de son analyse, Benbitour veut laisser « le temps au temps », j’ai l’impression.




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  • Rabinho
    23 mai 2010 at 16 h 31 min - Reply

    D’après Mr Benbitour rien ne donne l’espoir d’un éventuel changement dans un moyen terme ! Quant aux facteurs influant permettant le changement ; a savoir :
    1 – quand la pression de la société est très longue et accentuée sur le pouvoir ;
    2 – quand les conditions d’alliance des forces de changement sont réunies et
    3 – quand il y a un élément déclencheur de ce changement.
    Le premier facteur est systématiquement cyclique , selon le degré de conscience de la masse ou le degré de gravité de la vie de cette masse ! ça varie entre 15 à 25 ans chez une population telle que la notre ! Plus la masse est consciente plus le cycle est court ; et l’inverse est vrai !
    «la perte de la morale collective» retarde énormément le cycle de révolte !
    Le second facteur est très vague ! il en dépend entièrement du premier !
    Quant au troisième , l’élément déclencheur , tel que projeté dans le texte est un élément divin hors portée des personnes , en l’occurrence une mort subite de Fakhamatouhou et rien d’autre ! C’est logique et c’est un droit sur tout être vivant !
    Cependant , dans tous les cas le facteur humain et son apport est curieusement absent ! On compte sur la solution divine qui risque de ne pas arriver jusqu’à l’éternité !
    Dieu ne changera pas un peuple si ce dernier n’aspire pas au changement !
    A mon avis l’ALGERIE est condamnée pour l’éternité au pire ! C’est un pays délaissé par les siens et ignoré complètement ! On dirait qu’on se plais dans la médiocrité , la fatalité et la déliquescence permanente !
    Nos yeux n’observent rien ou n’observent que la l’obscurité et nos esprits sont occupés ailleurs ou bloqués pour l’éternité ! Car même nos intellectuels se plaisent dans la fatalité et mentent à eux-mêmes en occupant leurs esprits par des faux débats qui n’ont d’intérêt que pour des cyniques citoyens jouant les patriotes !
    Il faut redéfinir le mot INTELLECTUEL , car en aucun cas il ne définit l’INSTRUIT !
    Dans ce cas , on a des instruits mais pas d’intellectuels !
    L’intellectuel est quelqu’un dont l’esprit est en quête du changement permanent , de jour en jour jusqu’à l’éternité !




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  • Adel
    23 mai 2010 at 16 h 49 min - Reply

    M. Benbitour me semble être un homme honnête et compétent, qui a de bonnes intentions et qui veut le bien de l’Algérie.

    Il reste que son initiative, bien que fort louable, ne s’inscrit pas dans le champ politique. Il considère le changement de système comme un projet dont le succès repose sur un bon management. Il a une vision de technocrate. Il manque à son initiative un ingrédient essentiel : le militantisme, dans le sens que ce mot avait durant la colonisation. Militer signifie s’opposer, dénoncer, s’exposer, prendre des risques. S’opposer à qui? A ceux qui détiennent le pouvoir et en abusent.

    Le régime algérien a prouvé qu’il est passé maître dans l’art de la manipulation et il a survécu à toutes les crises, car il ne recule devant rien. Ceux qui nous dirigent n’ont qu’un seul but : se maintenir au pouvoir, quel qu’en soit le prix pour le peuple algérien.

    La mobilisation pacifique des plus larges couches de la population ne peut être réalisée que par un travail politique comme celui que faisaient Ferhat Abbas, Messali Hadj et leurs compagnons entre 1925 et 1950. Il faut redonner vie au feu qui dort sous la cendre; il faut réveiller l’espoir en un avenir de justice et de liberté.

    Le succès de l’action politique passe par les sentiments, l’élan généreux du cœur, tout autant que par l’analyse froide et rigoureuse.




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  • Zineb Azouz
    23 mai 2010 at 17 h 43 min - Reply

    Je ramarque un changement qualitatif dans le discours de monsieur Benbitour, il n’est par exemple plus question de « mauvaise gouvernance », il est question de changement radical avec une autre génération, mais là je ne puis m’empécher de poser une question :

    Pourquoi lorsque le Dr Sidhoum et tant d’autres disent la même chose depuis un bout de temps, ils ne passent sur aucune antenne et dans aucun quotidien ?
    Merci de m’éclairer.
    Cordialement,
    ZA




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  • Abdelkader DEHBI
    23 mai 2010 at 18 h 17 min - Reply

    M. Ahmed Benbitour, semble avoir beaucoup d’atouts en mains pour convaincre : fils de Chahid, technocrate de haut standard, compétence et intégrité reconnues. Cependant, et loin de moi tout esprit paternaliste, je trouve qu’il doit prendre clairement et publiquement ses distances – comme de la peste – avec certains hauts gradés de la hiérarchie militaire, comme les généraux Khaled Nezzar et autres Mohamed Lamari, principaux responsables du putsch de Janvier 1992 contre la Souveraineté du Peuple et principaux commanditaires des crimes imprescriptibles perpétrés contre ce même Peuple, durant la décennie noire qui s’en est suivie.




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  • BRAHIM
    23 mai 2010 at 19 h 15 min - Reply

    Chère @Zineb Azouz, la réponse à votre question est simple : Monsieur Sidhoum ne fait pas partie et ne veut pas faire partie du sérail et c’est un militant sincère pour le changement sans chemins détournés.Et pour cela , il n’a aucune chance de passer dans les médias « lourds » ou « légers ».OK ?




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  • bouyilès
    23 mai 2010 at 19 h 58 min - Reply

    Moi ce Monsieur Benbitour ne m’inspire pas confiance,alors là pas du tout.Je ne sais pas pourquoi.
    Pourtant il développe des idées et des suggestions qui peuvent quelquefois constituer les solutions aux problèmes de ce pays.Mais ce n’est pas ce coté-ci des choses qui me gène.Sa mine de ‘bon élève’ et de son manque flagrant de poigne et de courage joue largement en sa défaveur dans mon jugement et je ne souhaite pas que mon pays soit dirigé par des gens de cette trempe.
    J’espère ne pas me tromper.




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  • bahriali
    23 mai 2010 at 20 h 17 min - Reply

    le seul atout que je lui trouve ce sont ses origines du sud, y’en a mare « est ,ouest on est gavés », de plus j’aime bien la mentalité ,le calme,la ponderation et la gentillesse de ces populations du sud ,ils sont sous representer dans la vie économique,médiatique ,politique,sportif culturel,alors que la richesse économique de l’algerie leur appartiennent.




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  • Mohamed J.
    23 mai 2010 at 20 h 50 min - Reply

    @Zineb Azzouz.

    J’ajouterai une autre question. Est ce qu’il a eu l’autorisation pour tenir son assemblée et si oui, pourquoi la ligue des droits de l’Homme ne l’a pas eue.




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  • iker
    23 mai 2010 at 21 h 17 min - Reply

    A defaut définir un projet clair en matière de politique économique (le pays est livré à des agents étangers) sociale et culturelle.
    Préocupé par le partage du POUVOIR de la rente,le régime multiplie les sorties de circonstance de personnes du ou proche du sérail.
    benbitour passe d’une analyse à l’autre c’est pour mieux semer la confusion dans les esprits,cet agissement interessé est sans considerations aux aspirations de LA MAJORITÉ pour un changement veritable.
    les patriotes honnêtes et consequents savent que ce régime n’est ni fléxible ni reformable.




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  • wah fkir
    23 mai 2010 at 22 h 25 min - Reply

    Un leurre et un attrape-nigaud, la « technocratie » de Benbitour. Les diplômes n’ont jamais été un gage d’honnêteté ni d’intégrité. Les Doctors qui ont participé à maintes gouvernements depuis 1962 se sont avérés aussi corrompus que les analphabètes qui les côtoyaient. Quand à Benbitour un rapide aperçu de l’homme à travers sa prédilection pour la politique d’investissement « tout azimut », au prix même de l’endettement, signale qu’il est le cheval de Troie des FMI-Banque Mondiale. Doublé du fait qu’il est leur agent et employé fidèle. Méfions-nous de ces addictes de l’usurerie qui ont fait leur apprentissage dans les cercles bancaires et qui arborent des diplômes en sciences occultes plus qu’en sciences du bon sens. Les conditions pour le choix des gestionnaires est : l’intégrité, le patriotisme, le respect de la loi, le respect de la transparence, le sens poussé du pragmatisme, armé d’expérience et d’un minimum d’ouverture sur la science. Après tout science sans conscience n’est-elle pas que ruine de l’âme? Les inventeurs d’armes de destruction massive sont recrutés parmi les académiciens et beaucoup brandissent leur PHD et prix Nobel comme paravent à leur cynisme. Leurs diplômes font-ils d’eux des personnes honorables et respectables ? Je crois que non! Le petit fellah qui rentabilise sa parcelle de terrain est plus méritant que tous les faiseurs de beaux discours utopiques qui cultivent, eux, leurs relations avec les usuriers impitoyables, les banksters new yorkais !




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  • el-amel
    23 mai 2010 at 22 h 47 min - Reply

    « le monde change à une vitesse vertigineuse » sauf le régime algérien et ses sbires.
    Pour « sauver l’Algérie », une démarche basée sur trois axes : 1)transférer les militaires qui sont derrière le rideau dans leur caserne, 2) rendre le « bébé SONATRACH » à ses parents = le Peuple et 3) votre mise à la retraite et laissez la place aux Intellectuels.




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  • hocbeg
    23 mai 2010 at 22 h 56 min - Reply

    à Adel.

    à mon avis, avoir une opinion politique veut dire avoir une idée, un point de vue sur une situation et avoir des propositions à faire en fonction de ce qu’on a fait comme constat ou diagnostique.

    C’est ce que fait MR BENBITOUR, avec en prime sa capacité rare à prévoir des situations qui, souvent, se réalisent!.

    Dire qu’il faudrait qu’il appartienne d’abord à un parti ou « militer », c’est du KHORTI, excusez ce terme!.

    les partis existants actuellement n’ont aucun crédit, toutes tendance confondues.

    Le constat de MR BENBITOUR est partagé par pratiquement touT le monde. Les jeunes qui ne connaissent pas la politique tel que vous la conceviez et les moins jeunes, plus au moins politisés, c’est à dire s’intéressant plus que la moyenne à la chose politique.

    S’il continue dans cette persévérance, il ralliera, j’en suis certain énormément de jeunes à ces cotés car il est tout simplement honnête et convaincant.

    MR BENBITOUR, continuez votre compagne en vous déplaçant à travers toutes les villes du pays, vous verrez que vous avez des admirateurs et beaucoup de gens à vos cotés, et vous serrez certainement étonné de l’aura dont vous jouissez.

    On vous attend à Bejaia.




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  • elmoubarek
    23 mai 2010 at 23 h 10 min - Reply

    Essalem aliekoum
    EL HOUKM YOUEKHED WA LA YOUTA HADHA EZZAMAN OUALA…
    EL HOUKM YOUTA LI INSSANE WALAW KANA FI SIDJN LAW KANA A LA SOURAT WA AKHLAK WA ELM SIDNA YOUSEF ALLIEH ESSALEM.




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  • Rabinho
    23 mai 2010 at 23 h 45 min - Reply

    Si…
    L’ennemi mortel de la nation et de l’état algérien est sans aucun doute l’Algérien lui-même !

    Il en a vraiment marre de la vie qu’il mène , du traitement reçu , de la vision du monde qui l’entoure , de ses représentants cyniques , de son histoire camouflée , de son indépendance confisquée , alors il se pousse au suicide , s’autodétruit , fait le « hara-kiri » car il n’est pas fier de ce qu’il est ! L’Algérien veut être tout sauf Algérien ! On le remarque à travers ses habilles son comportement ses aspirations et même ses rêves ! POURQUOI ?

    Nul part dans monde on ne trouve des kamikazes qui préfèrent offrir leur corps aux poissons que de rester en vie et subir une vie indigne sans espoir et sans horizon aucun !

    Nul part dans le monde on ne trouve de jeunes qui collent aux murs à longueur de journée !

    Nul part dans le monde on ne trouve des hauts cadres qui se font emprisonner par des milliers en même temps sans motif aucun !

    Nul part dans le monde on ne trouve des entreprises étatiques qui ferment leurs portes par centaines en même temps !

    Nul part dans le monde on ne trouve des responsables qui font la chasse aux têtes , aux intellectuels , aux intègres et aux honnêtes !

    Nul part dans le monde on ne trouve des gens qui massacrent et brûlent les écoles , tuent des maîtres , des enseignants et rackettent à tort et à travers les gens !

    La faute est bien sure au peuple Algérien , car il n’a pas su prendre sa destinée en main !
    La faute est au peuple qui a fait confiance à des charognards !
    La faute est au peuple car , vulnérable , on peut lui endosser tout sans réagir !
    La faute est au peuple source de toutes les crises et les corruptions !

    C’est très facile de porter le chapeau au peuple ! N’est-elle pas une lâcheté ?




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  • BRAHIM
    24 mai 2010 at 12 h 26 min - Reply

    Tout à fait d’acord avec toi sauf dans ta proposition de modification de la constitution il faut se poser la question qui est la tienne avec juste un PETIT ajout : « Faut-il inscrire dans une nouvelle constitution, l’obligation par l’état de cesser toute politique basée sur le régionalisme et DE L’UTILISATION DE LA RELIGION A DES FINS POLITIQUES, avec pour principe tangible la répartion équitable des richesses nationales entre tous les Algériens sans discrmination ».çà c’est complet et là je suis à 100% en accord avec toi!




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  • D B
    24 mai 2010 at 16 h 19 min - Reply

    Il est vrai qu’on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi Monsieur Benbitour continue de jouir d’une certaine visibilité dans la presse algérienne. C’est un fait, et une vraie question. Sachant que les opposants radicaux au régime sont quasiment interdits d’accès à la presse en général, et à la télévision en particulier, les apparitions relativement fréquentes de Monsieur Benbitour dans la presse écrite suscitent la curiosité. S’il est vrai, en effet,que la télévision lui reste fermée, Monsieur Benbitour parvient néanmoins à s’exprimer dans des journaux à fort tirage. Qu’est ce qui a permis cela ? Sont-ce les relations qu’il a gardées avec des personnalités influentes du régime ? Est-ce le ton extrêmement prudent, voire ampoulé, qui habille ses interventions?
    Peut être les deux à la fois.
    En tous les cas, je crois que nous devons être réaliste. Parce que cela est conforme à la dure réalité de la situation « politique » de notre pays. Il n’est pas nécessaire d’être un grand analyste pour comprendre que Monsieur Benbitour n’a pas d’autre choix, s’il veut continuer à s’exprimer, que d’user de ces chicanes de contrôle pour rester présent, un tant soit peu, sur la scène publique. A la guerre comme à la guerre, si l’on peut dire. Le seul problème, cependant, réside dans le fait que les espaces qui lui sont ouverts, et la teneur même de ses interventions, presque ésotériques, ou du moins destinées à une élite, à des initiés, ne parviendront pas à la multitude. Et c’est là un des secrets de la politique de communication du régime. Permettre à des intellectuels, et à des opposants formels, de laisser libre cours à leurs analyses de la situation, tant que leur cœur de cible reste une minorité d’intellectuels et qu’ils ne transgressent pas le cadre invisible qui leur est imparti. En clair, tant qu’ils se soumettent, de leur propre chef, à une sévère autocensure.
    Cela permet au régime de donner le change, et de faire croire à ceux qui ne connaissent l’Algérie que de façon superficielle, sans risquer de réveiller l’opinion publique algérienne dont la gestion « politique » et donc médiatique, relève d’une toute autre logique. Parce que le régime sait que le danger pour sa survie ne viendra pas des « intellectuels », mais de la multitude, si la jonction est faite entre elle et ses élites véritables, celles qui ne l’ont jamais trahie. Et qui se vouent à elle, qui sont prêtes à tout lui sacrifier. C’est la B.A BA de toute dynamique révolutionnaire.
    La multitude, quel mot atroce, mais combien réaliste, est une matière exclusivement réservée à la gestion directe et exclusive du régime. Ainsi, les articles de presse qui traitent de la réalité quotidienne des populations, et qui sont lus de monsieur tout le monde, se limitent au seul traitement de l’information brute. L’information ne peut y être traitée que de son seul aspect factuel. Le commentaire analytique qui pourrait relier ou expliquer l’évènement par la causalité induite par la nuisance du régime y est strictement prohibé, par une autocensure quasi consensuelle. Sauf lorsque le niveau, la prudence ampoulée, et la complexité de l’analyse le soustraient naturellement à la compréhension générale.
    A la télévision, la censure est beaucoup moins subtile. Aucun discours qui vise la nuisance du régime, même si l’expression est est complexe, même si elle n’use que de codes ésotériques, n’y est admis. Pour la simple raison que le régime craint que les populations ne se libèrent progressivement de la gangue d’apolitisme dans laquelle elles ont été sciemment enfermées, des décennies durant.
    Certains pourraient me rétorquer que nos dirigeants sont trop grossiers, trop brutaux, pour imaginer une telle machination. Le fait est que cette situation est induite par des facteurs qui se sont mis en place par une sorte d’automatisme, au fil des dictatures. L’organe a été crée par la fonction. Il en est résulté une sorte de monstre systémique qui fonctionne de lui même. Il n’a pas été mis en place de façon ordonnée et méticuleuse, mais aujourd’hui qu’il existe, qu’il fonctionne, et qu’il permet la pérennité de ce régime, ce système de censure, d’autocensure et de liberté d’expression en trompe l’œil, au demeurant fort simple, et qui repose tout entier entre les mains d’une poignée de décideurs, se trouve être d’une redoutable efficacité.
    Et c’est pour cela que ceux qui sont autorisés à s’exprimer sur la situation désastreuse de notre pays, même s’ils sont intègres comme Monsieur Benbitour, prêchent dans un vrai désert, un désert d’autistes, comme s’ils parlaient une langue inconnue. Et ceux dont le discours pourrait provoquer une réaction propre à libérer le pays, ceux qui parlent vrai, qui appellent les choses par leur nom, qui ne s’encombrent pas de subtiles métaphores, qui jettent un éclairage cru sur la vraie nature du régime, qui le montre sous le seul qualificatif qui lui convient le mieux, d’association de malfaiteurs, sans se perdre dans de stériles conjectures, et qui pourraient donc provoquer une prise de conscience collective, ceux là ne sont pas admis à s’exprimer. Au prétexte comique qu’ils pêchent par trop de simplisme.
    Il leur reste une seule possibilité, s’ils veulent mettre leur discours en conformité avec l’action qu’ils appellent de leurs vœux: Créer leurs propres médias! Ceux qui sont en place ont été neutralisés par le régime. Même s’il subsiste en leur sein des individualités ramarquables de talent de d’intégrité. A fortiori qu’elles doivent déployer des montagnes d’ingéniosité pour exprimer l’indicible. Mais, par ce biais même, elles en deviennent inaudibles de la multitude.
    Un seule possibilité. Se passer des médias actuels, et trouver la voie pour faire parvenir un discours révolutionnaire au peuple algérien.

    Internet est déjà un pas vers cet objectif. Il reste à créer une chaîne de télévision. Et ce jour là, le contexte sera autre, et nous ne nous poserons plus la question de savoir pourquoi Monsieur Benbitour est admis à s’exprimer dans la presse algérienne, puisque lui même sera libre de s’exprimer, sans se brider, et qu’il pourra contribuer à désintoxiquer les multitudes que nous sommes devenues.
    DB




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  • hamid
    24 mai 2010 at 16 h 58 min - Reply

    Mr. Benbitour
     » Radical change  » we heard that so many times. How about this Mr.prime minister, what if the coming weekend General Nazar or Toufik invite you for a barbecue or a nice tea are you going to attend, or you will just say, you know what guys you have a lot off blood in your hands , sorry I am not coming !
    No doubt in my mind, Mr. benbitour will definitely say MY Generals I will be more than happy to come and be with you and be part of your joyful  » kaada ».
    That’s also change, kind of change Mr Benbitour, right!




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  • Adel
    24 mai 2010 at 17 h 00 min - Reply

    @hocbeg

    Bonjour,

    J’ai parlé de militantisme et j’ai bien pris soin de préciser qu’il s’agissait du militantisme tel qu’il était pratiqué par les pionniers du nationalisme algérien.

    Lorsqu’un peuple est complètement découragé, démobilisé – c’était le cas pour les Algériens après 1871 et c’est le cas aujourd’hui -, il a besoin d’hommes et de femmes qui lui redonnent le goût de se battre, pas seulement par des analyses et des diagnostics que seuls une minorité peut comprendre, mais aussi par un travail en direction des plus larges couches de la population. Les intellectuels seuls n’ont jamais pu mener à bien une révolution. Si le peuple n’est pas prêt à se battre contre la tyrannie, ils ne peuvent pas aller loin.

    Les problèmes de l’Algérie ne sont pas uniquement des problèmes de mauvaise gouvernance. Ils découlent en grande partie du blocage de la société et de la perversion de toutes les valeurs par une classe dirigeante parasitaire, coupée du peuple et de la réalité qu’il vit, médiocre, incompétente, corrompue, sans scrupules…

    Ces hommes sans scrupules qui ont fait de l’Algérie leur propriété privée doivent être clairement désignés et dénoncés. Ils doivent être sommés de partir.

    Mais peut-être que je suis vieux-jeu.

    Cordialement




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  • Zineb Azouz
    24 mai 2010 at 18 h 33 min - Reply

    Merci cher Djamal Eddine pour cette analyse exhaustive à propos du « qui s’exprime comment et à quelle condition » dans nos dits médias lourds.
    Tu réponds amplement à ma question.
    Au passage tu me confirmes quand même que l’intégrité de monsieur Benbitour ne l’empêche pas de montrer « pâte blanche » juste pour continuer d’exister, pire, par son image de « prud’homme » il contribue même à « blanchoyer » ce régime et à réhabiliter des quotidiens qui ne sont que les portes voix des « patrons de ce pays ».

    Le point le plus inintéressant que tu soulèves à mon humble avis est celui du décalage avec les masses et que seul pourrait combler un discours sans détoure et surtout sans les visqueux arguments des technocrates et des scientistes en passeports diplomatiques.
    Nous en avons en effet assez des ces palabres pour ne pas dire de ces soliloques qui ne contribuent qu’à creuser le fossé et à rendre inaccessible des concepts aussi élémentaires que LA LEGITIMITE et LA JUSTICE.

    Cette rupture avec l’Algérie profonde est un sérieux handicap :
    Combien d’Algériens ont accès au web ?
    Combien ont le plaisir et le privilège de lire D.B. lorsqu’il parle avec des arguments imparables mais oh! combien accessibles d’associations de malfaiteurs » ?
    Combien d’Algériens lisent en Français ?
    Je ne sais pas mais je garde espoir !

    Monsieur @Mohamed J., me trouverez vous trop aigrie si je vous disais :
    Et combien d’Algériens savent que la ligue des droits de l’Homme n’a pas eu l’autorisation de se réunir ?

    Cordialement,
    ZA




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  • D B
    24 mai 2010 at 19 h 59 min - Reply

    Merci pour ton commentaire, chère Zineb. Je veux juste dire, à la décharge de Monsieur Benbitour que je respecte beaucoup au demeurant, pour sa probité, et son engagement aux côtés de son peuple, qu’il n’a pas une grande marge de manœuvre. Soit il accepte d’évoluer dans ce contexte, délimité et normé, soit il s’isole. Et à choisir, en toute objectivité, je préfère qu’il tente de dire le peu qu’il peut dire, plutôt que d’être complètement zappé. Il ne faut pas oublier que Monsieur Benbitour a été chef du gouvernement, et qu’à ce titre ses implications, surtout si elles vont à contre courant des postulats du régime, ont un impact, aussi minime soit-il. Les ruisseaux font les grandes rivières.
    Peut être que, pas à pas, même si je n’y crois pas beaucoup, nous parviendrons à forcer le blocus. En usant de ses relations avec le régime, encore que c’est beaucoup plus complexe, et bien moins manichéen qu’on ne pense, Monsieur Benbitour reste une voix importante, même si elle n’est pas décisive, des aspirations de notre peuple. Nous pourrions être tentés d’appeler cela de l’entrisme. Encore que ce terme évoque des politiciens qui prennent le beurre et l’argent du beurre, en nous faisant croire qu’ils le font pour nous.
    Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Sur un plan objectif, Monsieur Benbitour a son utilité. Et elle n’est pas négligeable. Je dirais même qu’elle est très importante. En l’occurrence. Et très sincèrement, je préfère de loin le travail de fourmi de Monsieur Benbitour, qui se fraie doucement un chemin dans cet immense foutoir qu’est devenue la politique de notre pays, aux vociférations sans lendemain de certains gueulards qui n’obtiennent pas d’autre résultat sur le terrain que l’admiration béate, et versatile, de badauds de la politique. Un peu comme le bagou racoleur, et faussement passionné, de charlatans du souk hebdomadaire.
    Il n’en demeure pas moins que si nous voulons casser le monopole du régime sur l’expression politique, nous devons créer nos propres moyens de communication, et squatter tous ceux qui nous donnent l’occasion de placer ne serait-ce qu’un mot.




    0
  • Zineb Azouz
    24 mai 2010 at 20 h 46 min - Reply

    Je reste admirative, cher Djamal Eddine de ton analyse qui ne peut être que source d’espoir.
    Il est vrai que mon commentaire n’autorise que la lecture binaire, alors que toi, tu procèdes par un maillage très fin de la réalité afin d’en extraire le maximum d’informations utiles (Cette méthode est reconnue en mathématiques et n’est pas à la portée de tous, Bravo !)

    Le blocage et la déliquescence sont tels, qu’on ne peut sans doute pas se payer le luxe de tout mettre dan le même sac, même si comme toi, je n’aime pas le dogme de l’entrisme, mais ne dit-on pas que la goûte d’eau finit par avoir raison du rocher!

    Ceci dit, la création de notre propre espace d’expression et de communication surtout s’impose de plus en plus à nous et il faut y réfléchir sérieusement.
    Je pose trop de questions en ce moment, mais est ce seulement une question de finances ?
    Merci encore.
    ZA




    0
  • BRAHIM
    24 mai 2010 at 21 h 23 min - Reply

    Chère @Zineb Azouz , vous remercier ci dessus un certain Djamal Eddine pour une analyse exhaustive à propos du « qui s’exprime comment et à quelle condition » dans nos dits médias lourds, mais je ne l’ai trouvé sur le blog. C’est pour moi interressant de le lire aussi où puis-je trouver cet article. Merci




    0
  • hocbeg
    24 mai 2010 at 21 h 44 min - Reply

    Bonsoir Adel.

    Non, vous n’êtes pas du tout vieux -jeu et je respecte parfaitement votre point de vu plein de bon sens.

    Mais ce que soutiens c’est que le problème de notre pays est un problème de … gouverance justement!.

    A mon avis, vous exagerez quand vous dites que la situation actuelle ressemble à celle de 1871, et que le seul moyen de redresser la situation est de passer à la révolution.

    Immaginez un seul instant que nos gouverants actuels decident d’être fermes mais justes et honnetes. Je vous assure que tout le peuple suivera et redeviendra travailleur et créatif et en un temps record!

    Un ami m’a dit tout récemment que les « tunisiens manquent de … civisme parcequ’ils ne mettent pas de cintures de sécurité alors que nous , Algeriens, on a automatiquement ce reflexe dès qu’on est à l’interieur d’un véhicule!! ».

    je vous cite cette annecdote juste pour vous dire que nous pouvons, nous Algeriens, d’être disciplinés, civiques et travailleurs à la condition que les decisions nous concernant, même si elles sont fermes , inhabituelles et dures , soient justes. Alors, dans ce cas on les respectera et on les appliquera.

    salutations.




    0
  • D B
    24 mai 2010 at 22 h 01 min - Reply

    @zineb
    Pour rester dans le faisable. C’est à dire la possibilité, ou plutôt la nécessité d’actions concrètes. Il nous est loisible, si tant est que nous le voulions vraiment, de commencer par nous lancer dans l’aventure, de façon tangible. Je parle de la communauté LQA.
    Voici ce que je propose:
    1/ Lancer une télévision numérique, comme celle de Rachad. Une chaîne qui émet au moins une heure par jour. Avec des relais sur youtube et dailymotion.
    Pour cela, nous aurons besoin de techniciens, de bénévoles, et d’argent pour rémunérer au moins deux personnes. Un animateur et un technicien.

    2/Étoffer LQA de façon à en faire un média structuré et présent sur le terrain. Pour cela, nous aurons besoin de collaborateurs sur tout le territoire national, tous bénévoles, qui deviendront des correspondants locaux, et au moins d’un journaliste permanent qui les coordonne. Pour le reste Salah Eddine, qui a pris la lourde responsabilité de gérer le site, malgré sa profession et ses responsabilités familiales y pourvoit largement. Avec l’aide admirable de Samir, à la barre technique. Je sais, pour l’avoir fait, que c’est très dur.Il faut y consacrer plusieurs heures par jour pour le faire, dans un climat souvent ingrat. Parce que la modération des forums, qui peut sembler anodine, y est souvent sujette à des déchirements.
    Dans ce cadre, il faut prévoir d’insérer des encarts publicitaires dans la presse algérienne, pour faire connaitre LQA.Une publicité payante, qui se résume en quelques mots: « Lisez LQA http://www.lequotidienalgerie.org »
    Si la presse refuse de publier ces encarts, cela procèdera à la montrer sous un jour peu flatteur, et lui sera compté dans l’appréciation des Algériens sur son rôle. Et de toute façon, si ces encarts ne seront pas publiés, cela aura un retentissement qui augmentera la notoriété de LQA.
    Pour le moment, ce sont les propositions que je fais. Elles nécessitent, de notre part à tous, une contribution. Cela, pour être mis en pratique, a besoin que nous nous investissions, en argent et en qualification. Chacun à la mesure de ses capacités.
    A nous de discuter de tout cela. Et d’avancer.




    0
  • hocbeg
    24 mai 2010 at 23 h 21 min - Reply

    A DB.

    j’ai découvert votre journal il y a à peine un mois.

    Il me plait et les débats m’interessent.

    de temps en temps je participe et j’emet mon avis.

    Croyez moi que je suis de temps en temps déçu par les débats alors je reconnais n’avoir jamais été censuré.

    Pourquoi alors être décu me diriez vous?.

    On dirait que ce qui vous interesse à traiter ce ne sont pas les problèmes de l’ALGERIE dans le fond mais plutôt, dans certains cas, faire dans la phraséologie, à la limite de la poésie comme c’est le cas avec ZINEB AZOUZ!!

    je veux dire que nous devons être réalistes tous!

    Faisons quelques chose, chacun à son niveau de résponsabilité, pour faire avancer notre Algerie par des propositions conctètes!

    cordialement.




    0
  • Yahia BAGHLI
    25 mai 2010 at 0 h 53 min - Reply

    @bouyilès, @Zineb Azouz, @BRAHIM,
    Vos appréhensions sont légitimes et je vous trouve très francs dans vs commentaires, car en effet rien n’est clair avec ces opposants d’El Watan ex-hauts fonctionnaire du pouvoir, mais malgré tout @D.B. m’a beaucoup aidé à avancer et à comprendre certaines verités.

    Je reste par contre très déçu par les propos de @Abdelkader DEHBI qui suggere à Benbitour de prendre « clairement et publiquement ses distances » par rapport à nos généraux génocidaires.

    Et vous monsieur DEHBI, qu’attendez vous pour prendre vos distances par rapport au groupe de Oujda et de votre maître Boussouf ?
    Après tout Khaled Nezzar et Lamari ne sont parmi nous que grâce à un certain Boumédienne qui s’est si bien entouré des traîtres issus de l’armée française, mais là ausi inutile de vous proposer de prendre vos distances.




    0
  • radjef said
    25 mai 2010 at 8 h 44 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@D B, Z Azouz, bonjour. je partage amplement vos remarques au sujet de Mr Benbitour.@Adel, bonjour. C’est toujours un plaisir de vous lire. Nous n’avons ni de militants ni d’intellectuels engagés.Nous avons un pouvoir bête et une opposition encore plus bête.C’est comme l’histoire de cet éleve qui n’a pas appris ses leçons. Le jour des examens, pour se rattraper, il copie sur l »eleve le plus mauvais de l’ecole.




    0
  • Zineb Azouz
    25 mai 2010 at 10 h 29 min - Reply

    A hocbeg,
    Si vous trouvez que Djamal Eddine Benchenouf sur ce site ne cherche pas à traiter les problèmes de fond de l’Algérie, éclairez nous, car je sens que c’est dans les bas fonds que nous allons bientôt atterrir.

    DB propose de créer une chaîne de TV et parle CONCRÈTEMENT des détails techniques.

    DB est exilé (et ce n’est pas du virtuel, croyez moi) pour avoir entre autre, CONCRÈTEMENT dénoncé des généraux « dealers » de grande envergure et sous couverture de GIA.

    DB témoigne à visage découvert au risque de ne jamais pouvoir revoir son pays, afin que CONCRÈTEMENT, des milliers d’Algériens sachent qu’il est avant tout possible de résister.

    NON monsieur, on ne fait pas de la E-OPPOSITION sur sur ce site, et personne n’a de temps à perdre avec la phraséologie (synonyme de bavardage), c’est une insulte que vous portez à tous les intervenants !

    Personne ne vous empêche de nous apporter votre témoignage sur votre patron, votre quartier, votre ministre et votre pays en général, qu’on le veuille ou non c’est un premier pas vers le changement CONCRET que de pouvoir dire la vérité, et pour ce faire, je ne connais d’autres moyens que les phrases.

    Donc si vous voulez faire des propositions plus concrètes pour faire avancer le pays, qu’à cela ne tienne !

    Quant à la poésie que vous semblez classer parmi les dérivées de la phraséologie, sachez que le poème que j’ai écris relève du témoignage, je me suis exprimée sur des sujets qui ne me semblent pas ne pas faire partie de mal profond de ce pays.

    Certaines plumes n’ont elles pas directement amené à l’exil ou au peloton d’exécution ? Cheikh Bachir El Ibrahimi à l’honneur sur notre site, et pour ne citer que son cas, en est un excellent exemple.

    Cordialement,
    ZA




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  • Zineb Azouz
    25 mai 2010 at 10 h 40 min - Reply

    Cher @BRAHIM,
    Je ne comprends pas votre question à propos de « qui s’exprime comment et à quelle condition dans nos dits médias lourds »
    en fait, j’ai juste donné un titre pour résumer la réponse de D.B (celle de 16h19′)
    Il n’a à ma connaissance pas écrit d’article à ce sujet, même si ses deux interventions feraient l’objet d’un excellent papier (et tant pis si en plus, ses phrases riment aussi bien).

    Ai je répondu à votre question ?
    Cordialement,
    ZA




    0
  • Si Salah
    25 mai 2010 at 11 h 14 min - Reply

    Il ne faut pas être Elliot Ness pour savoir que le DRS pense à l’après Boutef. Le type a 73 ans sonnés, en plus de la maladie, donc voilà pour les évidences. D’autres Lapalissades : après des années de Boukorruption, le DRS voudrait bien placer l’un des très rares politiciens « crédibles » qui soit auréolé du label « apparemment propre ». Les DRS sait cela et…Benbitour aussi. Donc la permission d’intervenir dans les medias s’explique d’elle même vu que le DRS tient la presse (mais pas la télé).

    Mon sentiment est que l’Algérie avec Benbitour à sa tête avec un DRS chapeautant toujours le pays serait encore plus dangereuse que celle de Boutewfika, car la corruption est avant tout un système DRS, et il se trouve par pure coincidence que c’est Boutef qui y est englouti en ce moment.

    Avec Boutewfika nous avons un système pourri avec un président pourri.

    Avec Benbitewfik, nous aurons un système pourri avec un président « propre ».

    A choisir, je prends le premier. C’est moins hypocrite.

    D’après un des corolaires de Murphy : tu prends une cuillère d’eau propre, tu la verses dans une piscine d’eau d’égouts et tu remues, tu obtiens de l’égout. Tu prends une cuillère d’eau d’égouts, tu la verses dans une piscine d’eau propre et tu remues, tu obtiens…de l’égout.

    J’en arrive à ma conclusion, cher DB : nous voulons une rupture radicale avec le système. C’est seulement avec des gens qui revendiquent cette radicalité que nous feront un bout de chemin. Le reste, c’est du maquillage. Point barre.

    Si Salah




    0
  • liberté
    25 mai 2010 at 14 h 31 min - Reply

    Salam,

    Je pense qu’il faudrait donner la parole à des politologues Algériens sincéres pour commenter l’intervention de Mr Benbitour comme ça se fait dans les pays démocratiques.

    Amitiés




    0
  • Adel
    25 mai 2010 at 16 h 48 min - Reply

    @hocbeg

    Bonjour,

    Permettez-moi de réagir au post que vous avez adressé à notre ami DB. Vous dites:

    «Faisons quelque chose, chacun à son niveau de responsabilité, pour faire avancer notre Algérie par des propositions concrètes!»

    Voilà me semble-t-il une attitude que nous retrouvons souvent chez nos compatriotes. Elle consiste à s’exclure du lot de ceux qui doivent faire quelque chose pour l’Algérie. En effet, votre proposition aurait eu beaucoup plus d’impact si elle se terminait par…une proposition concrète!!!

    Pardonnez la brutalité de ma réaction, mais je voulais juste vous montrer que, souvent, ce qu’on reproche aux autres, c’est ce dont on se rend soi-même coupable sans le savoir.

    Ma proposition concrète est la suivante : Chacun de nous, au réveil, doit se dire : «Comment puis-je faire avancer la cause de la démocratie dans mon pays?» et réfléchir pendant au moins un quart d’heure à la question.

    Pour moi, la participation à LQA est un premier pas pour sortir de l’isolement et la léthargie. LQa est une sorte de cercle virtuel où se rencontrent des Algériennes et des Algériens de tous bords pour s’informer, échanger des idées et participer à la dynamique de changement pacifique qui se met difficilement en place. En fréquentant régulièrement le site et en y participant activement, chacun de nous devient un élément qui agit consciemment pour le changement.

    Je ne suis plus très jeune et je ne suis animé que par l’amour de mon pays et la colère qui me submerge chaque fois que je pense à la situation désastreuse qui est la sienne. Je ne suis pas très actif sur le terrain et je le regrette. Je pense, toutefois, que nous pouvons tous, hommes et femmes, en particulier les jeunes – étudiants, travailleurs et chômeurs -, tout en faisant partie de la communauté LQA, agir quotidiennement autour de nous pour le changement, ne serait-ce qu’en faisant connaître le site et en en parlant avec nos amis ou collègues de travail. C’est en élargissant le cercle, pour y inclure toutes les régions d’Algérie, ainsi que la diaspora et toutes les couches sociales, que nous contribuerons à faire de l’Appel du 19 mars un pôle de rassemblement et de proposition pour le changement pacifique de système politique, pour la démocratie et l’État de droit.

    C’est ce que fait aussi M. Benbitour, me direz-vous. Effectivement. L’un n’empêche pas l’autre et nous aimerions voir aussi les organes d’information que son mouvement a mis en place parler de l’Appel du 19 mars et amorcer une dynamique de rassemblement. C’est par le dialogue que nous pourrons créer un large mouvement en faveur de la démocratie et l’État de droit qui pèsera de tout son poids au moment décisif.

    Tous ensemble demandons haut et fort à boutef, toufiq et tous ceux qui les soutiennent de partir et de laisser les Algériens choisir librement leurs représentants.

    Amicalement




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  • Rabinho
    25 mai 2010 at 17 h 40 min - Reply

    @ D B
    En fin voilà quelque chose de concret ! Dieu soit loué !
    Il faut passer à l’action , plutôt que de débattre à longueur de journée sur des sujets d’ordre général , ou tout le monde a un avis , une vision et « prend-pied » ( une pause café )!
    Cher @ D B je vous tire chapeau pour votre proposition dont je suis preneur pour contribuer à sa réalisation . Sur ce , Je m’engage sur mon honneur à vous verser mensuellement une cotisation dans la limite de mes possibilités financières ! Et ça serait avec plaisir , honneur et devoir que je le fasse ! Car j’ai toujours attendu une participation concrète qui peut nous pousser un peu en avant et ne pas rester à rabâcher pour rien !

    Cependant , c’est un honneur et un devoir pour moi , de m’inscrire parmi les premiers à assoir une telle proposition sur le terrain pratique !

    Les Algériens sont très généreux et participerons en masse quant il s’agit d’honneur et de fierté !

    Merci cher @ D B , que Dieu vous garde et vous protège et vous donne la bonne santé morale et physique !

    Nous serons là au rendez vous !

    Twakalou 3la allah !




    0
    • D B
      25 mai 2010 at 22 h 37 min - Reply

      @Rabinho
      Merci pour votre réponse. J’avoue que je suis ému. Que Dieu vous garde aussi, ainsi que tous ceux qui vous sont chers.
      J’espère que votre admirable exemple fera des émules. Et que notre chaîne de télé web sera bientôt lancée. Avis à tous les connaisseurs en la matière pour venir assister notre cher Samir, dit H’chicha.




      0
  • Rabinho
    25 mai 2010 at 18 h 37 min - Reply

    @liberté

    La décision de la masse en vaut mille fois la décision d’un spécialiste !
    La masse joue le rôle d’un filtre , d’un tamis , il ne laisse passer que ce qui mérite de passer ! Et très rare ou l’avis de la masse soit faux !
    Donc cher(e) @liberté , les politologues sont des êtres issus de cette masse et quelque soit leur intelligence en la matière , elle ne diffère pas trop de l’avis de la masse !
    Le plus crédible dans les votes , les sélections et tout ce qui ressemble à ça est l’avis de la masse plus que l’avis d’une ou deux personnes !

    Nous avons rien contre Mr Benbitour , au contraire il n’a que respect et considération de notre part à tous ! Mais dans cette dernière intervention , vous remarquez qu’on ne reconnait pas le Benbitour qu’on a l’habitude de connaitre ! C’est un discours de quelqu’un d’autre ! Vague et pas logique , alors que le vrai Benbitour est contraire de celui là !
    Tout bêtement , nos points de vue se sont réunis et ont converger , alors qu’on ne voulait pas nuire à quelqu’un qu’on respect affectueusement !

    L’instinct de l’humain est fiable quant il est sincère ! On peut le prendre comme argent comptant sans aucun risque de se tromper ! Et quand c’est toute une masse , alors cela devient presque une évidence !

    Tous mes respects !




    0
  • Salah Bouzid
    25 mai 2010 at 18 h 51 min - Reply

    Nous avons vu d’autres personnes intègres (Ali Yahia Abdennour, Lahouari Addi, Mohamed Harbi) s’exprimer dans ces journaux (El Watan, Le Quotidien d’Oran) et je trouve ces interventions complémentaires (compétences, protestations salariales, combat syndical).

    Je ne sais pas si ceci est à créditer à l’indépendance de la presse ou à une stratégie de certains cercles du pouvoir à créer un débat qui les aiderait à atteindre certains de leurs objectifs.

    Mais avancer que les masses ne sont pas porteuses de changement, c’est méconnaitre la réalité et je crois que c’est plutôt le contraire qui est vrai; chez nous, ce sont toujours les masses qui nous tirent vers le changement, même si ce changement ne plait pas à tous, et je pense que les compétences freinent souvent le changement.




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  • Kamel Bouras
    25 mai 2010 at 18 h 55 min - Reply

    Je pense que Benbitour soit 1) pense que l’on peut changer le pouvoir reel (DRS), soit 2) qu’il peut jouer au plus fin avec lui.

    Dans les 2 cas, il fait fausse route. La SM est plus vorace, plus experimentée et plus dangereuse que jamais. 2)Benbitour n’a pas le quart des capacités manoeuvrieres de Boutef, et ce dernier, aprés 11 ans,
    ne peut que constater qu’il ne deboulonnera jamais le DRS, qui lui, ne tient pas à un seul homme.

    Je pense que le pouvoir est comme un melange de Sida, d’Ebola, et de Grippe H1N1. Quiconque s’y frotta par le passé ne peut plus esperer en guerir.

    Kamel




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  • Abdelkader DEHBI
    25 mai 2010 at 20 h 02 min - Reply

    @ — Yahia BAGHLI :

    – Vous vous adressez à moi en écrivant :
    « « Et vous monsieur DEHBI, qu’attendez vous pour prendre vos distances par rapport au groupe de Oujda et de votre maître Boussouf ? – Après tout Khaled Nezzar et Lamari ne sont parmi nous que grâce à un certain Boumédiène qui s’est si bien entouré des traîtres issus de l’armée française, mais là aussi inutile de vous proposer de prendre vos distances. » »
    En réponse :
    1°) – j’aimerais tout d’abord vous rappeler que j’ai démissionné de la fonction publique depuis 1974, mais je réponds volontiers à votre provocation en vous demandant à mon tour, qu’est-ce que vous entendez par « groupe d’Oujda » ? une appellation fourre-tout, que l’on utilise au gré de l’intention du moment – toujours péjorativement – pour désigner, soit les résistants affiliés à l’OCFLN, soit une partie des effectifs du MALG, soit enfin, l’Armée des frontières ayant à sa tête l’EMG commandé par le défunt Si Boumédiène. Personnellement. Pour ma part, c’est cette dernière définition que je considère comme étant la plus correcte, de par le rôle décisif que l’EMG et l’Armée des frontières ont joué dans la prise du pouvoir dès l’Indépendance avec toutes ses conséquences, positives et négatives à la fois. De ce point de vue, je ne peux donc en aucune manière, compte tenu de mon modeste statut de simple résistant affilié à l’OCFLN, appartenir au groupe dit d’Oujda qui désigne dans les faits, de hauts gradés de l’ALN et des hommes politiques de stature nationale.
    2°) – S’agissant du défunt Boussouf, je ne l’ai jamais considéré, ni lui ni aucun autre homme comme étant mon « maître », parce que, en tant que musulman, je n’ai pas ce genre de culture dans les rapports entre humains, Le Seul Maître qui mérite cet attribut étant Le Créateur. En tout état de cause, j’ai eu l’occasion, dans d’autres colonnes, de condamner à titre de citoyen, le rôle de Boussouf dans l’assassinat du défunt Abbane Ramdane.
    3°) – En ce qui concerne le défunt Si Boumédiène, laissez-moi vous dire qu’au-delà des erreurs ou même des fautes politiques qu’on pourrait lui reprocher – à tort ou à raison – je m’honore d’avoir eu le privilège de travailler épisodiquement mais directement avec ce grand Président, durant la période comprise entre 1965 et 1973, sur des dossiers précis, liés en particulier aux questions de Planification – en tant que Rapporteur Général de la Commission du Plan puis de la Commission Nationale l’Environnement.
    Bien entendu je n’oublie pas de préciser sur un tout autre sujet, que les Nezzar et les Lamari et autres gradés issus de l’armée coloniale, n’avaient pas droit au chapitre sous le règne de Boumédiène qui avait suffisamment d’autorité morale et politique pour les tenir. C’est à Chadli et à Larbi Belkheir qu’il faut imputer la responsabilité de l’importance prise par les « DAF » et de l’émergence, au niveau politique, des agents de « Hizb França ».
    Libre à ceux qui veulent se joindre à la curée anti Boumédiène – et je m’efforce d’user de termes polis – de le faire aujourd’hui, plus de 30 ans après sa mort, mais je fais partie des citoyens qui considèrent que c’est le seul vrai Chef d’Etat que l’Algérie ait eu depuis l’Indépendance. L’actuelle discorde nationale portant sur l’Histoire de la Révolution Algérienne et des hommes qui en furent les symboles est une manipulation de plus, orchestrée depuis les officines traditionnelles de l’ancienne puissance coloniale et de ses relais. Comme toujours, le bon sens populaire saura faire les lectures qui s’imposent.




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  • hocbeg
    25 mai 2010 at 22 h 12 min - Reply

    bonsoir.

    @ ZINEB AZOUZ

    Vous excusez mon niveau qui est juste moyen en langue française.
    par « phraséologie » je voulais dire l’art de faire de belles phrases et non  » bavardage ». Si je me suis trompé de sens de ce mot, alors je m’excuse sincèrement.

    Quant aux informations que vous m’avez donné sur D.B, je vous assure que j’ignorais tout ça auparavant et que je viens de découvrir qui est D.B en lisant votre réplique.

    @ Adel.

    Je crois que c’est moi qui suis finalement vieux-jeu car je me sens très loin non seulement des idées que vous défendez mais de celles que défend la majorité des intervenants sur ce site.

    En écrivant « Faisons quelque chose, chacun à son niveau de responsabilité, pour faire avancer notre Algérie par des propositions concrètes!» je voulait dire, chacun dans son domaine de compétence et dans son activité quotidienne! Que chacun d’entre nous fasse sont travail le plus correctement possible!

    « comment puis-je faire avancer la démocratie dans mon pays » est pour moi une question qui a son importance certes, mais pas la plus importante!

    Cette question, devraient se la poser chaque matin les députés, les activistes politiques, les médias, etc….

    Moi, qui suit simple salarié dans une entreprise, me pose plutôt la question suivante: Comment faire sortir notre Algérie du sous développement.

    Ma conviction c’est qu’on a besoin non pas de démocratie – pour avoir eu son avant goût au début des années 1990- mais plutôt d’une dictature éclairée!!

    Nos voisins, la Tunisie et le Maroc, avancent à pas de géants pourtant ce ne sont pas des démocraties.

    Dans ces pays il y a peu de cadres qui s’exilent à l’étranger pourtant ce sont des dictatures. Les forces vivent Tunisiennes et marocaines préfèrent rester et créer dans leurs pays pourtant ils n’ont pas notre liberté de tchatche!!

    Je ne parlerai pas des dictatures chinoises, Turques et mêmes, … égyptiennes !!. Qu’on reconnaisse que ces pays avancent et pourtant ce ne sont pas forcément des démocraties.

    En Algérie, ceux qui ne volent pas ne sont empêchés de le faire que par … leurs consciences!! Toutes les conditions s’y prêtent et toutes les institutions ou presque, sont défaillantes mais, … pas tous les cadres !!

    Il y a encore beaucoup de gens honnêtes et à tous les niveaux de responsabilité et dans tous les secteurs ( dieux merci) et c’est ce qui a empêché notre pays de … sombrer!

    Salutations.




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  • radjef said
    26 mai 2010 at 10 h 00 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Kamel Bouras, bonjour. La classe politique algerienne pour justifier son incapacité à prendre en charge les revendications du peuple et donner un sens à ses trahison, nous sort l’argument de l’invincibilité du DRS. Le DRS n’est ni fort, ni fort et encore moins une institution noble. Il est le même le contraire de ce qu’on veut nous faire croire. Certes cet organisme fait dans la violence, la corruption et la terreur pour se maintenir, mais la classe politique sait ce qu’il ya lieu de faire pour que cela cesse. L’argument du DRS pour justifier sa veulerie et sa cupidité ne tient plus la route. Tout comme le pouvoir en place, nos dirigeants politiques qui se posent les depositaires des principes de la democratie et de la republique, font dans dans le terrorisme politique et intellectuel pour ne pas perdre le controle des partis qu’ils dirigent. Le DRS, une fois de plus, est une foutaise, un grand zero à la puissance n que nos valeureux opposants ont habillé d’une invincibilité et de pouvoirs suprahumains…Nos dirigeants, notamment ceux de l’opposition, doivent apprendre a penser à l’avenir du pays et non pas au leur.




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  • Zineb Azouz
    26 mai 2010 at 12 h 29 min - Reply

    Monsieur @hocbeg,

    Je vous prie d’accepter mes excuses si je vous ai offensé, j’étais sûre que vous connaissiez le parcours de dajmal Eddine Benchenouf ou du moins sa belle plume rebelle.
    Vos propos sont sincères et lorsque vous parlez de la Tunisie et du Maroc, j’ai presque envie moi aussi de vous dire qu’en voyant la déliquescence et l’impunité qui sévissent dans nos institutions et nos universités, je ne peux m’empêcher de comparer au moins avec nos voisins qui sont tout sauf libres, mais dont les pays sont loin d’être aussi rongés et aussi désespérants que le notre. Pour preuve, nous envoyons nos meilleurs élèves en formation en Tunisie et au Maroc, et encore s’ils veulent bien d’eux !
    Poussés dans nos derniers retranchements, Il est alors naturel de souhaiter, ne serait ce que pour souffler un peu, une dictature « éclairée » et « nationale ».
    Pourtant, je repousse de toutes mes forces cette tentation.
    La liberté ne se troque pas, quand bien même il fallait sacrifier la paix civile.

    Lorsque vous dites que nos n’avons pas besoin de démocratie, je vous réponds que nous n’avons pas besoin de CETTE DÉMOCRATIE qui recycle dans les déchets de l’histoire et qui brade les nations et leurs richesses au Wall street.

    Encore une fois, je vous prie d’accepter mes sincères excuses et suis malgré tout ravie d’avoir contribué à vous éclairer un tant soit peu sur le parcours et les écrits « indiscrets » et « irrévérencieux » de D.B à propos de nos dictateurs INÉCLAIRES.

    Cordialement,
    ZA




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  • Kamel Bouras
    26 mai 2010 at 15 h 39 min - Reply

    @radjef said: non mon ami, le DRS tient le pays. Ce n’est pas à son honneur, car il le fait par la violence, la corruption et la terreur, mais il tient le pays, quand bien meme nous voudrions tous que ce ne soit pas le cas.
    Essaie donc de faire une marche de soutien à l’EN au bas des Tagarins…

    A mon humble avis, il faut des fois hair son ennemi au plus haut point, mais jamais le sous-estimer. Toufik a vu defiler Chadli, Boudiaf, Kafi, Zeroual-I, Zeroual-II, Boutef-I, Boutef-II, Boutef-III, tous ont essayé ou revé de le degommer, sans succés. Je ne compte pas les dizaines de 1iers ministres, et les centaines de ministres que le chef du DRS a marché dessus. Sans parler bien sur et surtout des dizaines de milliers de tués et disparus par le fait de Toufik et sa machine de la mort…

    20 ans d’experience, ou ma zaal….le DRS une coquille vide?

    Ma ami: on ne tue pas un chien enragé en pretendant qu’il ne fait pas mal quand il mord…On essaie de l’anesthésier en prenant la precaution de porter des habits protecteurs…voilà mon propos.

    Kamel




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  • abdou
    26 mai 2010 at 16 h 00 min - Reply

    dehbi@
    Non cher monsieur ,boumedien nous a bridés et c’est lui qui a accepter d’integrer les DAF,c’est de la haute trahison,cequi l’importer c’etait son koursi et uniquement son koursi,tout les autres choix etait CATASTROPHIQUE que se soit idéologique,politique ,économique, et aujourd’hui encore on en paye ses choix désastreux et dans pratiquement tout les domaines ,je ne doute pas de son patriotisme « quoique!!!!!!!!integrer des gens douteux tels que les DAF!!!!!!! ».Mais patriotique cela ne suffit pas pour diriger une nation,un peuple un pays .Je pense que sa seul reussite c’est la creation de la police politique soit « un etat dans un etat  » et qui dispose d’un buget,d’un pays,et je dirais meme de nous ,puisque ils ont meme le droit de vie et de mort sur nous.voila sa reussite.




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  • Adel
    26 mai 2010 at 17 h 19 min - Reply

    @hocbeg

    Bonjour,

    Avez-vous lu le texte de l’Appel du 19 mars (http://www.lequotidienalgerie.org/2009/03/19/appel-au-peuple-algerien/)? Qu’en pensez-vous?

    Pour revenir à votre dernier post, je pense qu’il est du devoir de tous les Algériens et Algériennes de donner le meilleur d’eux-mêmes dans leur travail (pour celles et ceux qui en ont un), de faire preuve de civisme et d’essayer, dans la mesure de leurs moyens de participer à la vie sociale de leur quartier ou leur village, en aidant ceux qui ont besoin d’aide et en participant à des tâches d’intérêt commun.

    Il me semble cependant que ces recommandations sont valables pour un pays qui vit une situation normale de stabilité et de prospérité. Est-ce le cas de notre pays?

    Tout le monde sait que nous dépendons totalement du pétrole et du gaz. Nous n’avons pour ainsi dire pas d’économie. Nous sommes des rentiers. Les institutions de l’État et les entreprises nationales sont infestées de voleurs. Nous sommes classés parmi les derniers dans tous les domaines. Je vous épargne tous les détails concernant le chômage, la crise de logement, les maux sociaux, la misère qui s’installe partout, nos hôpitaux devenus des mouroirs, le niveau de nos universitaires qui régresse, nos administrations qui compliquent la vie du citoyen au lieu de la faciliter, etc., etc.

    Peut-on, chacun de son côté, continuer à faire semblant que tout va bien et vaquer à nos occupations sans trop nous inquiéter? Ce serait le cas, si nous avions des gouvernants capables de faire face à cette situation désespérée. Avez-vous confiance en boutef, toufiq, ouyahia, zerhouni, nezzar, belkhadem et le reste de la bande? Pensez-vous que ces gens-là méritent la confiance du peuple algérien?

    Pour ma part, je suis convaincu qu’ils ont assez fait de mal à notre pays et qu’ils doivent partir. Qui les remplacera? Il n’y a pas d’autre solution que la démocratie. Donner la parole au peuple qui choisira les hommes et les femmes qu’il estimera dignes de confiance. Il n’y a pas d’autre solution que l’État de droit qui garantira l’indépendance de la Justice, la liberté d’expression, des élections libres et transparentes à tous les niveaux. La démocratie permettra au peuple de révoquer celles et ceux qui échouent et de les remplacer par d’autres. La démocratie permettra de promouvoir les compétences.

    Vous pensez qu’un dictateur éclairé sortira l’Algérie du marasme. Où est ce dictateur éclairé? Est-ce l’imam el mahdi, moul essâ3a? Depuis 1962, le système politique algérien est un système dictatorial. Ce système a étouffé la société et infantilisé le peuple. Il a permis à une classe militaro-bureaucratique médiocre et corrompue de prendre possession de tous les rouages de l’État et de l’Armée et de piller l’économie nationale au vu et au su de tout le monde, sans que personne ne puisse leur demander des comptes. Nous vivons sous l’État d’urgence depuis 1992. Ceux qui tiennent les rênes du pouvoir peuvent faire ce qu’ils veulent et seuls les puissances étrangères sont en mesure de faire pression sur eux, le peuple algérien étant à leurs yeux entité négligeable.

    La seule alternative à ce système pourri est la démocratie et l’État de droit. Toutes les énergies doivent tendre vers ce but.

    Amicalement




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  • iker
    26 mai 2010 at 18 h 37 min - Reply

    en ALGERIE les problèmes de base ne sont pas encore résolus.
    les ratages historiques culminent dans le contexte de la MONDIALISATION à la perte de la souvraineté.
    nous sommes entrain de vivre le debut de la fin de la dissolution d’un pays qui n’a jamais mis en valeur les principes essentiels DE L’INDEPENDANCE.
    j’ai tendance discupler LES MASSES face à l’irresponsabilité des élites.
    le PEUPLE n’a jamais eu aucune possibilité de réussir ses revendivations.
    les intelectuels continuent de reproduire le même systeme aberrant et mystificateuret et à inscrire leurs actes dans la tradition de la TRAHISON.
    leurs paroles et leurs écrits ne sont qu’un brassage de la fumée et de vent.
    cette élite ne peut ni ne pourra m’apprendre à aimer le pays.




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  • radjef said
    26 mai 2010 at 20 h 24 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Kamel Bouras, bonsoir. Pourquoi donc le DRS tient-il donc le pays? Parceque en face de lui, il y a du vide, de la complaisance, du mensonge, de la connivence et des ambitions stupides. Said Saadi, Louiza Hanoun, H Ait Ahmed, S Hadjres, Ferhat M’henni,Addi Lahouari, Mouloud Hamrouche…et tous les etats majors politiques du pays en ce qu’ils ont d’elites et d’universitaires savent ce qu’il y a de faire pour liberer le pays des mains du DRS. Mais beaucoup parmi ces gens, au lieu de livrer bataille à cette institution pilotée de Paris et de Washington, ils preferent jouer aux victimes du pouvoir…Une fois de plus, le DRS n’est ni une organisation invincible ni une institution qui regorge de talent et de competence. C’est ramassis de mercenaires et d’affamés auxquels la providence a souris en 1958…Le DRS fait la pluie et le beau temps, parceque sur le terrain il n’existe aucun adversaire pour l’affronter.




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  • hocbeg
    26 mai 2010 at 22 h 15 min - Reply

    bonsoir tout le monde.

    j’aime particulièrement lire les interventions de ZINEB Et de Adel pourtant ils sont mes exactes contraires dans leurs façon de voir les choses.

    ZINEB qui fait de trés belles phrases ( elle a un français parfait) nous dit qu’elle est prête a sacrifier … la paix civile! c’est à dire tout ce qu’il y a de plus précieux dans la vie d’une société.

    face à cette attitude, franchement, je n’ai rien à dire à cette brave dame.

    Madame, Vous avez certainement vos propres raisons et surement de bonnes raisons d’ailleurs pour avoir cet état d’esprit, je pourrais vous comprendre.

    à Adel.

    Oui, je viens de lire l’appel du 19 mars et je ne peux qu’être à 100% d’accord avec le contenu et les idées qui y sont lancées. Mais la différence que j’ai avec vous, Adel, c’est que moi, je suis réaliste!

    Moi, je sais que l’idéal que je cherche personnellement et ce dont je rêve à titre privé a très peu de chance d’être partagé avec beaucoup de monde.
    C’est pour cela que je moi, je cherche a obtenir un dénominateur commun avec les autres et non à voir mes seules idées se réaliser.

    C’est pour ces raisons que je trouve que MR BENBITOUR répond parfaitement à cet objectif parce qu’il met le problème de « gouvernance » au centre de ses préoccupations et je trouve qu’il voit juste! Il est très bien placé pour être un grand rassembleur autours de l’essentiel des idéaux que nous partageons.

    amicalement




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  • Yahia BAGHLI
    26 mai 2010 at 22 h 21 min - Reply

    @Abdelkader DEHBI,

    Vous me décevez encore davantage !

    Je PRENDS A TEMOIN les internautes que selon vous :

    -Le défunt Boussouf n’a eu qu’un rôle, j’imagine tout petit, dans l’assassinat de ABANE et que pour ce petit delit il ne mérite pas le grade de CRIMINEL

    -que c’est un honneur et un plaisr d’avoir travaillé avec le Défunt Boumédienne, qui n’a commis que de petites erreurs, encore plus petites que celles de Boussouf.

    -pire, que nezar et lamari du temps de Boumedienne n’étaient presque pas nés, Zegar aussi j’imagine et le tueur d’Annaba dit le manchot et les centres de torture et la police politique et le quotidien El Moujahid et Messaadia et le colonel bencherif (qui a commis la petite erreur de chaabani, bien sur vous me direz que c’est ben bella qui a donné l’ordre et que boumedienne avait tout fait pour s’y opposer) devenu ministre, et tant d’autres, sans oublier bien sûr le dauphin, le chouchou du sérail, le grand moujahid Abdelaziz Bouteflika qui lui aussi est une invention de Chadli.

    Merci monsieur @Adel, je reviens de loin et j’ai presque envie d’appeler au secours après ce que vient de nous écrire monsieur DEHBI.

    J’avoue que je suis très troublé par ce qui se trame dans ce pays.

    Pouvons nous aspirer au changement avec de telles lectures ?
    Que ceux qui se considérent victimes de l’Algérie de Boumédienne s’expriment.
    Pour ma part, j’ai eu ma dose et je n’aborderai plus ce sujet qui relève peut être de l’histoire, bien que Bouteflika (comme produit direct ou indirect de boumédienne) fasse bien partie de l’horrible présent.




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  • BRAHIM
    26 mai 2010 at 22 h 45 min - Reply

    Je comprends très bien le sens du post de @radjef said. Effectivement on en a marre d’entendre des individus ou des partis politiques critiquaient et être contre le régime ou le système mais restent dispersés et refusent de s’unir pour mettre fin au drame Algérie. Moi aussi parfois j’ai envie de dire aux Ait Ahmed (FFS), Mehri (FLN), Hamrouche , Said Sadi (RCD), Louisa (PT), Benbitour, Touati (FNA), Sadek Hadjres, Ferhat M’henni,Addi Lahouari etc… etc… (je cite au hasard) faîtes quelques choses ensemble pour faire bouger les choses et pour déloger les prédateurs, sinon disparaissaient car on en a marre de vous entendre pleurer à longueur de communiqué. A peu de chose prêt vous critiquer tous de la même manière le « système » mais vos actions sont inefficaces. Et donc bougez-vous ou disparaissez. Le peuple n’en peut plus et …..il commence même à douter de vos velléités à changer les choses. La considération que l’on a quelque part envers vous commence à s’étioler et à faner sérieusement. Le peuple n’a plus d’espoir et risque de vous oublier définitivement, même vous ! Je pense si je ne me trompe pas que c’est le message de @radjef said !!




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  • Hamid.B
    26 mai 2010 at 22 h 53 min - Reply

    Plus que d’accord avec @abdou, surtout que @Abdelkader DEHBI nous a habitué à d’autres types de déclarations vis à vis du pouvoir.
    Que se passe t’il ?

    Monsieur @Radjef Said, votre phrase (C’est ramassis de mercenaires et d’affamés auxquels la providence a souris en 1958) résume tout et réponds par la même occasion à ceux qui font la différence entr l’ère de boumédienne et celle de boutfelika.
    Le pouvoir n’a pas changé de nature depuis 1958 !
    Et si nous voulons vraiment oeuvrer pour la changement, celui du l’appel du 19 mars et dans lequel beaucoup se retrouvent, c’est sur des bases solides et des lectures crédibles qu’il faut partir.
    Merci à LQA de nous offrir cet espace.




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  • Zineb Azouz
    26 mai 2010 at 23 h 59 min - Reply

    Monsieur @hocbeg,

    Lorsque je dis que je ne troque pas la liberté même s’il faut sacrifier la paix civile, je fais allusion aux dites « dictatures éclairées » qui en effet offrent une sorte de paix civile comme celle que nous convoitons presque aux tunisiens (puisque nous des milliers à aller en Tunisie pour un peu de paix et de repos)
    Bien sûr, et au risque de me répéter,je résiste à cette tentation malgré, mon fragile statut de femme et mes aspirations à la paix, car je me refuse à toute tractation aussi infime soit elle avec les détenteurs du pouvoir et des pouvoirs par la force, les armes et la terreur.
    Pour les dictateurs la paix civile est synonyme de pacification et de contrôle des populations.

    Je vous remercie Monsieur @hocbeg, pour votre franchise et votre sincérité.

    Monsieur @Radjef Said, Monsieur @BRAHIM,

    Ceux que vous citez ne sont en majorité que des opposants en réserve du pouvoir et non pas de la république, comme dirait Salah eddine Sidhoum, des opposants DU pouvoir et non pas AU pouvoir.

    Ils ne s’uniront jamais, ils se plaisent trop là où ils se trouvent et ne veulent pas prendre le risque de jouer une fois de plus leur crédibilité avec le peuple.
    Ceci n’échappe pas bien sûr au drs qui ne peut que couler encre des jours heureux, et de ce point de vue Monsieur Radjef n’a malheureusement que trop raison.

    Je le redis à ma manière :

    A ces élites muettes
    Courtisanes et désuètes
    A ces opposants félons
    Volages, cajoleurs et sans noms
    VOUS NE NOUS DUPEREZ PAS PLUS LONGTEMPS

    Cordialement,
    ZA




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  • Abdelkader DEHBI
    27 mai 2010 at 13 h 52 min - Reply

    Il faut être d’une mauvaise foi tenace – ou avoir subi un vrai lavage du cerveau – pour continuer contre l’évidence, à vouloir tenir le défunt président Boumédiène, mort depuis plus de 30 ans, pour responsable de tous les maux qui frappent notre pays : dégénérescence morale de notre société, dépolitisation des masses, corruption institutionnalisée et pérennité d’un pouvoir illégitime, criminel et corrompu.
    Au lieu de prononcer des jugements provocateurs ou de s’aligner d’une manière moutonnière sur cette mode politique qui consiste aujourd’hui, à discréditer la Révolution nationale de Libération et tous les hommes qui l’ont symbolisée. Soyons objectifs et essayons de relativiser les responsabilités de chacun « en son temps » selon la règle d’or : – ولا تـزر وازرة وزر أخـرى – Encore une fois, il n’est pas question ici d’encenser Boumédiène et d’en faire un homme parfait ou un dirigeant sans reproche ; mais il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de constater qu’il n’y a aucune commune mesure entre le passif de Boumédiène, et les passifs de ceux qui lui ont succédé, de Chadli à Bouteflika, en passant par les parenthèses de Boudiaf, de Kafi ou de Zeroual. A commencer par constater que :
    – 1°) – Boumédiène, lui, aura été un Chef d’Etat à part entière, en tant qu’il n’était pas la créature de la mafia militaro sécuritaire et financière qui exerce aujourd’hui, la réalité du pouvoir, en particulier depuis le putsch de Janvier 1992. Il ne demandait pas lui, l’autorisation à la SM de l’époque, pour démettre un ministre ou en nommer un autre, comme c’est le cas aujourd’hui de Bouteflika aux prises avec le DRS.
    – 2°) – Boumédiène avait, lui, la haute main, et sur l’appareil militaire et sur l’appareil politique. Peut-on en dire autant, (hormis le bref passage du défunt Président Boudiaf), des pantins qui lui ont succédé en acceptant le rôle infâme d’hommes politiques-liges ?
    – 3°) – Boumédiène avait lui, un projet de société pour l’Algérie ; qu’il fut bon ou mauvais, on peut en débattre. Peut-on en dire autant des Chadli et autres Bouteflika dont l’Histoire retiendra l’incompétence avérée du premier et la corruption criminelle du second ?
    – 4°) – Boumédiène a conduit une véritable politique étrangère de l’Algérie – dont Bouteflika n’était que le petit commis voyageur – une politique étrangère fondée sur une ferme volonté d’indépendance de l’Algérie vis-à-vis des deux Blocs de l’époque et sur le soutien sans réserve à tous les Mouvements de Libération à travers le monde, en particulier à la Palestine. Peut-on en dire autant aujourd’hui d’un pouvoir policier et collaborationniste, qui joue un rôle indigne de supplétif de l’impérialisme US, au nom d’une prétendue guerre internationale contre le terrorisme qui cache mal une vraie Croisade contre l’Islam?
    – 5°) – Imagine-t-on un seul instant le peuple algérien qui a vécu à l’ère de Boumédiène, scander « des visas ! des visas ! », à l’occasion du passage d’un Président français, comme ce fut le cas, lors de la visite de Chirac à Alger en 2005 ?

    La liste pourra s’allonger à l’envi, mais je m’arrête là. Vous êtes libres de professer les opinions que vous voulez à l’endroit de cet homme mais de grâce, respectez celles des autres.




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  • abdou
    27 mai 2010 at 16 h 43 min - Reply

    monsieur dahbi ;boumediene n’a pas été élu au suffrage universel cela suffit a le discrediter. Maitenant qu’il aient la main sur l’appareil politique et militaire cela va de sois comme dans toute les dictatures.
    Zeroual ,chadli etc… est juste la suite du désastre qu’il a provoqué au depart « 62 » « 65 »,il avait un boucher en l’occurence merbah qui lui balisé le chemin de sa logique uniciste ,et tout le reste n’avaient qu’a se tenir tete basse.
    Aujourd’hui on est pas sorti de cette logique DRiSte de boumediene,c’est cela l’évidence monsieur dahbi,et puis la meilleur preuve c’est juste d’aller voir qui siege à d’el mouradia pour s’en convaincre,il essaye de mettre la main sur ceux qui l’on fait venir et il n’arrive pas, car le BB monstre a grandi ,il s’est émancipé,il a la main sanglantante de plus de 200000 algeriens.




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  • bouyilès
    27 mai 2010 at 16 h 55 min - Reply

    Si je comprends bien M.Dehbi ,on peut conclure que Boumedienne endosse à lui seul la responsabilité de toutes les mascarades de son règne et que des circonstances atténuantes peuvent être accordées à ses successeurs puisqu’ils partageaient cette responsabilité avec l’équipe de la SM qui donnait le tempo.
    Ce n’est qu’une simple lecture que je fais mais qui ne change rien au degré de pourriture de ce système qui nous pèse sur les épaules depuis 50 ans.
    Hormis la parenthèse Boudiaf,bien sûr.C’était la seule lueur d’espoir.




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  • Meskine
    27 mai 2010 at 17 h 47 min - Reply

    Salam alikoum
    Benbitour….!!! et le quotidien d’oran!!!
    donc c’est toujours les militaires… ca a était toujours le cas…
    moi je pense qu’on va entendre parler beaucoup de ce benbitour les jours a venir!!
    bon sang!! on risque pas de sortir de l’auberge des putschistes.. ils auront toujours quelqu’un quelque part pour redorer le blason !! mais ou les trouvent t-ils? ils ont osé repêcher boutef au fins fonds du désert arabe ou il rêvé de devenir prince, et ils ont exaucer son vœux mais pas celui de son bougre de frère…
    et maintenant benbitour!! mais vraiment comment qu’ils font pour trouver de si fidèles pantins?!!
    comment que des docteurs de renommée peuvent être endoctriné par des militaires rigides et ignorants quoique malins!! on disait que boutef était plus malins qu’eux, mais je pense qu’il est loin d’être ce renard qu’on nous décrivait, car il a mit toute sa confiance dans des rappasses affamés et sans scrupules, ouyahia ne fera pas l’affaire comme président, enfin d’ici dix ans!!
    larbi belkhir est mort certes, mais toufik et consorts ont bien pigé la leçon, et ils n’auront jamais peur de l’avenir tant que leurs seigneurs de france veillent sur eux!!
    alors benbitour-ouyahia feront l’une des plus belles vitrines que nos putschistes peuvent offrir à nous peuple d’ici bas!!




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  • Rabinho
    27 mai 2010 at 18 h 15 min - Reply

    Quoi qu’il en soit , l’humain n’est un pas un saint , il n’est pas épargné des erreurs ou des fautes !
    Nul n’est à l’abri des erreurs !
    Il faut en juger les intentions ( les circonstances atténuantes ) et pas les faits en tant que tels !

    Il est facile de détruire , mais construire est une rude tache nécessitant beaucoup d’effort intellectuel et des moyens adéquats !

    Ceci dit , en dépit de tout , respectons la mémoire de nos morts , et si possible , citons ce qu’ils ont fait de bon ou de bien et pas autre chose !
    Je dirais même que c’est méprisable de les denier et les réduire à moins que rien !
    Vous auriez été à leur place , vous auriez commis sans doute des erreurs ! Tout est relatif !

    En outre denier nos martyrs ou nos responsables , ceci remet en question toute l’histoire de l’Algérie et la réduire à une infirmité qui ne fait pas honneur aux Algériens ! Est ce c’est votre but ?
    – Que serait la France devant l’infirmité de notre histoire ?
    – Que seraient les charognards et les traitres d’aujourd’hui devant la méconnaissance des Boussouf , Boumediene et autres ?
    – Que penserait la génération future de ses héros et son histoire ?
    – Que serait la gloire de l’Algérie devant la France ?
    – … etc .

    Soyons lucides , conscients et responsables des propos injectés négligeablement . La guerre de libération de l’Algérie n’est pas finie , d’autant plus envers la France qui refuse jusqu’à l’heure actuelle de reconnaitre ses torts et fait l’impossible , cout que cout , pour nuire à l’histoire de l’Algérie !

    Ces nains deviennent des géants devant l’infirmité de notre histoire et de nos martyrs !

    Au moins soyez honnêtes et logiques avec vous-mêmes ! Citez les avantages et les inconvénients et pas seulement les inconvénients ! Comme ça vous serez crédibles et responsables devant vos lecteurs , la génération future surtout !
    Laissez les faire leur propre lecture ! Ne salissez pas les gens , surtout , les morts ! C’est contre les concepts de l’Islam !

    Remontez nous le moral en citant les bonnes choses SVP !




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  • abon
    27 mai 2010 at 20 h 45 min - Reply

    Monsieur Benbitour semble avoir mûri son sujet contrairement à ce qu’il nous a présenté à la veille des dernières « …. » éléctions présidentielle. Monsieur Benbitour nous peaufine un vrai programme dynamique pour un vrai redressement basé sur l’action citoyenne et non sur la rente, Monsieur Benbitour prend la mesure de la déchéance du sytème scolaire et propose une orientation qui mérite d’être chiffrée. In-Challah la fin du tunnel.




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  • Congrès du Changement Démocratique