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20 July 2017

Les enfants gâtés du système

Jeune Afrique

25/05/2010 à 10h:44 Par Cherif Ouazani

Un scandale financier, un assassinat, un vaudeville politico-économique…  Trois affaires récentes mettent en lumière le comportement délictuel des « fils et filles de ». Enquête sur une impunité ayant presque force de loi.

La mise sous contrôle judiciaire, le 13 janvier, de Mohamed Meziane, PDG de Sonatrach, est due essentiellement aux agissements de son fils Fawzi, impliqué dans une affaire de trafic d’influence. Un mois plus tard, l’assassinat du colonel Ali Tounsi, directeur général de la Sûreté nationale, par un de ses plus proches collaborateurs, est, lui aussi, selon les premiers éléments de l’enquête, lié aux activités économiques délictueuses de la progéniture du meurtrier. Dernière affaire en date : la démission fracassante d’Azouaou Mehmel, patron de Mobilis, opérateur de téléphonie du groupe public Algérie Télécom, motivée par le refus de sa tutelle d’entériner sa décision d’écarter la directrice de la commercialisation, Sihem Djenouhat, fille du numéro deux de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA, centrale syndicale), par ailleurs ­membre influent du Rassemblement national démocratique (RND, du Premier ministre Ahmed Ouyahia).

Un mal endémique

Un scandale financier, un meurtre et un vaudeville politico-économique. Résultat : les frasques des « fils et filles de » alimentent toutes les conversations. Dans le Sud, on les appelle « Ouled Qiyada » (« fils du commandement ») ; et dans le Nord, « Aït Tchipa », mêlant malicieusement le tamazight et un anglais arabisé pour dire « fils de tip » (pourboire), autrement dit de pots-de-vin. Civils et militaires, magistrats et banquiers, élus et administrateurs, syndicalistes et cadres, le mal touche tous les rouages de l’Algérie d’en haut. C’est même l’une des caractéristiques du système.

Au niveau national ou local, la progéniture de la République a toujours fait des siennes, et ses abus nourrissent le scepticisme des Algériens à l’égard de leur justice. Porter le nom d’un homme politique influent, d’un officier supérieur ou d’un puissant magistrat procure privilèges et promesses de rente. Certes, ils ne sont pas tous impliqués dans des activités illégales, seule une minorité affichant l’arrogance du pedigree. Mais il n’en demeure pas moins que leur comportement et leurs privilèges expliquent en partie le désamour des citoyens pour leurs gouvernants.

Si les promesses de démocratisation de l’enseignement ont été tenues (6 000 étudiants, dont à peine 1 000 jeunes femmes, à l’indépendance, en 1962, contre près de 2 millions aujourd’hui, dont 60 % d’Algériennes), l’égalité des chances, thème récurrent du discours officiel, n’a jamais été une réalité. « Les bourses d’études à l’étranger ont toujours été monopolisées par les “fils de” au détriment des majors de promotion, déplore un ténor du barreau. L’Agence pour la coopération internationale, qui les distribue, est dépendante du ministère des Affaires étrangères et veille à servir en premier lieu les fils de la nomenklatura. Résultat : une discrimination dans la constitution de l’élite, un diplômé de Harvard ou d’Oxford étant toujours avantagé par rapport à un juriste formé à la faculté de droit de Ben Aknoun. Le plus souvent, le diplôme est inutile dès lors que l’ascendant est un homme puissant, le népotisme étant le mode de fonctionnement du système et la cooptation le critère de recrutement. » L’atout du pedigree joue également pour de simples homonymes. Porter le même nom qu’un général peut ouvrir droit à de multiples opportunités, pour peu que l’on fasse preuve d’habileté.

Réseaux d’influence

Les « fils de » actifs dans la sphère économique ne baignent pas tous dans l’illégalité, utilisant parfois leurs réseaux d’influence pour adapter la réglementation en fonction de leurs intérêts. Par exemple, ils s’arrangent pour que le créneau économique qu’ils occupent soit quasi monopolistique en faisant voter une nouvelle réglementation imposant des conditions draconiennes pour la création ou la représentation de sociétés concurrentes.

En Algérie, comme ailleurs sans doute, le rang politique, économique ou administratif du père assure à ses enfants une position centrale dans la passation des marchés publics. La bonne santé des cours pétroliers ces dernières années a permis à l’économie algérienne de passer du statut de pays soumis aux injonctions des institutions de Bretton Woods à celui de nouveau riche dépensant sans compter pour la mise à niveau de ses infrastructures et disposant d’un confortable matelas de devises (près de 150 milliards de dollars en réserves de change). Avec 30 milliards de dollars en moyenne annuelle, le montant des marchés publics ne peut qu’attiser les convoitises. Les proches de ceux qui décident sont donc les mieux placés pour en tirer profit. Ils créent des sociétés de consulting ou de négoce, usent de leur proximité avec le « décideur », et deviennent de facto intermédiaires. C’est le cas de Fawzi Meziane, le fils de l’ex-PDG de Sonatrach, qui s’est érigé en interlocuteur obligé des fournisseurs d’équipements ou de prestations du groupe pétrolier public et dont les agissements lui ont valu d’être incarcéré, en compagnie du fils d’un ex-dirigeant d’une ­banque publique. Preuve que les « fils de » agissent également en réseau.

Indécent Bling-bling

L’arrestation de Fawzi Meziane et la mise en examen de son père sont-elles l’exception qui confirme la règle selon laquelle les enfants gâtés du système et leurs parents trop bienveillants bénéficient d’une certaine indulgence ? Avocat de Meziane père et fils, Me Miloud Brahimi tranche : « Il n’y a pas d’impunité, et plusieurs affaires le prouvent, comme celle de l’ancien wali de Blida, relevé, jugé et condamné pour les délits commis par son fils, lui-même emprisonné. C’est la nature du système qui veut que la justice ne soit pas la même pour tous. » Les écarts sont pourtant légion. Il y a quelques années, le fils d’un haut fonctionnaire a séquestré, torturé et laissé pour mort un rival amoureux. L’affaire fit grand bruit. Le tortionnaire fut certes interpellé. Poursuivi pour un chef d’inculpation passible de cinq ans de réclusion criminelle, il fit quelques mois de prison à El-Harrach, avant d’être élargi quelques mois plus tard.

Les « fils de » malmènent allègrement l’État de droit. Comme lors de cette prise d’otages avec demande de rançon dans une ville de l’intérieur du pays. La police avait tendu un piège aux ravisseurs lors de la remise de la rançon et arrêté un individu en moto chargé de la récupérer. La qualification des faits ne souffrait d’aucune ambiguïté. Malgré le flagrant délit, le tribunal a relaxé le motard et prononcé… un non-lieu. Renseignement pris, il s’agissait de l’ami d’enfance du fils d’un général, patron de la région militaire. « Jouer de son nom pour s’enrichir est de bonne guerre, dénonce Redouane, militant de Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), une association particulièrement active en milieu estudiantin. En revanche, l’influence sur les décisions de justice est inacceptable. »

L’autre caractéristique des enfants gâtés du système qui met en rage le quidam est le côté bling-bling. Lors des cérémonies protocolaires, les parkings réservés aux véhicules officiels abritent parfois les Ferrari, Lamborghini et autres Hummer de cette progéniture qui n’a plus froid aux yeux. La situation sécuritaire a imposé un dispositif de protection aux personnalités de l’État et à leur progéniture. Et quand un Aït Tchipa s’éclate en boîte de nuit, il est accompagné de ses gardes du corps. La musique électro n’adoucissant manifestement pas les mœurs, l’arme de poing dont il bénéficie sert d’argument de séduction, voire de menace, agitée au nez des filles récalcitrantes et des rivaux. « Tous les moyens sont bons pour accumuler du capital, témoigne Nabil, jeune cadre d’une banque publique. J’en connais qui négocient leurs privilèges. Ainsi, une carte d’accès aux plages des résidences d’État se négocie 50 000 dinars [520 euros] et un badge pour un véhicule privé 100 000 dinars. C’est le tarif qu’applique la fille d’un chef de parti islamiste influent ou le fils d’un syndicaliste de renom. Leurs parents résidant au Club des pins, ils ont le droit de recevoir régulièrement leurs amis. Au début de chaque saison estivale, ils adressent leur liste aux services de sécurité chargés de la protection du site. Ces derniers leur délivrent autant de cartes d’accès et de badges véhicules qu’ils souhaitent. Cette liste est devenue source d’enrichissement pour les “fils de”. »

Autre moyen de s’enrichir : faire figurer son prestigieux nom parmi les actionnaires d’une entreprise. Cela facilite grandement l’accès à de juteux marchés et parfois plus. Ainsi cet homme d’affaires astucieux qui a réussi à obtenir l’agrément pour sa compagnie aérienne, alors que la réglementation s’y oppose depuis le scandale de Khalifa Airways. Comment ? En proposant à Tewfik Bendjedid d’être son associé. Pour convaincre le fils de l’ancien président de la République de faire partie de l’aventure, il lui a offert des parts du capital de la compagnie sans contrepartie financière. Il n’y a là rien d’illégal… si ce n’est l’existence juridique de la société.


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18 Commentaires sur cet article

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  • Alilou
    26 mai 2010 at 21 h 36 min - Reply

    Bon sang de ….

    Une algerie a 2 vitesses,

    Churchil disait un jour  » La vie est injuste, heureusement qu’il ya la mort »

    Qui reste encore propre dans notre bled ???? Mickey.




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  • fess
    27 mai 2010 at 12 h 21 min - Reply

    ALLAH est Grand et Juste c’est pour cela que tout a une fin,oui la mort existe,et ces gens la payeront pour sur les privileges qu’ils se sont octroyes aux depents des algeriens.(car a voir leurs gueules et leurs noms ils n’ont rien d’algeriens)




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  • Zineb Azouz
    27 mai 2010 at 13 h 16 min - Reply

    Ce que relate cet article dépasse l’imagination. Où vivons nous ? A quoi ressemblent ces discothèques et ces clubs des pins ?

    Le plus grave et c’est prévisible me diriez vous, c’est que ces pratiques se généralisent.
    La promotion de la corruption, de la chipa, des passe-droits, des faveurs, des privilèges et de l’injustice bien sûr est théorisée dans la société, c’est à dire justifiée et « légitimée » .
    Les uns vous diront : « Haki fi el pétrole », les autres « Neddi kima Addaw » ou encore « mon fils est au chômage depuis 7 ans, je donne chipa pour le sauver »
    Cette culture de l’impunité et de la banalisation de tout ce qui n’est pas éthique.

    Chacun à son échelle es devenu corrupteur et corruptible, je vois par exemple les enseignants qui ne reculent devant rien pour que leurs enfants s’inscrivent dans le même département, se classent premiers au concours de post-graduation pour être recrutés bien sûr, et ce qu’on fait pour les enfants, on le fait pour la fiancée. Ceci porte un nom à l’université : El Achira

    Dans tous les secteurs, du gros bonnet au plus petit, tout le monde se sert à sa façon dans sa petite zone d’influence.

    Merci pour cet article.
    Cordialement,
    ZA




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  • Alilou
    27 mai 2010 at 14 h 29 min - Reply

    Salut

    Je parlais de ca avec mon cousin ce matin et il me repondit qu’il n’y a que Dieu qui puisse y remedier…

    Dieu a dit dans le Quran ( Ina Allaha la youghayirou ma bikawmine hatta youghayirou ma bianfoussihim)

    En resumé ( Dieu ne change pas le peuple a moins que se peuple ne prenne son courage pour se changer lui meme)

    On a les chefs qu’on merrite.

    En se qui concerne la Chippa sachez que chaque homme a un prix (Depend du nombre de zero apres le 1…)

    Je continue de fumer mon thé…




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  • ALAOUI Mekki
    27 mai 2010 at 14 h 30 min - Reply

    @ Zineb Azzouz
    Ne vous inquiétez pas « satan les a tous tentés » ( la aghwiannahoum ajmain illa aibadouka el khalicine )
    Celui qui joue avec satan il ne sortira jamais indemne.
    DIEU QUAND IL VEUT ÉGARER QUELQU’UN IL LUI DONNE DES AILES ( l’exemple de la fourmi quand dieu lui a sonné les ailes , elle est passée à coté d’un lézard qui l’a engloutie )




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  • Zineb Azouz
    27 mai 2010 at 14 h 58 min - Reply

    Bien dit @ALAOUI Mekki.

    Nous attendons tous désespérément le Lezard.

    ZA




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  • Salah Bouzid
    27 mai 2010 at 14 h 59 min - Reply

    “Them belly full, but we hungry;
    A hungry mob is a angry mob.“ Bob Marley

    La fête continue.




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  • samir
    27 mai 2010 at 16 h 42 min - Reply

    il ne depend qu’à nous d’en finir avec cette pourriture.malheureusement les leaders manquent dans notre pays.jusqu’à présent tout le monde se plaint mais personne ne veut franchir le rubicon.cette classe dite d’intelctuelles et de sois disant élite montre son incapacité à réunir le peuple algerien afin qu’il prenne son destin en mains.




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  • Adel
    27 mai 2010 at 19 h 06 min - Reply

    Après avoir lu un post dans lequel notre aîné Abdelkader DEHBI défend la mémoire de Boumédiène (http://www.lequotidienalgerie.org/2010/05/23/benbitour-a-oran%C2%ABles-competences-sont-les-nouvelles-forces-de-changement%C2%BB/#comment-16123), je ne pus m’empêcher de penser en mon for intérieur que toutes les qualités du défunt dictateur et actions positives mises à son actif étaient annulées par une seule action éminemment négative et qui a complètement transformé le peuple algérien : c’est sa dictature qui a enraciné la peur dans les cœurs des Algériens. Il a réactivé la peur ancestrale du gendarme, allié du colon, celui dont la présence signifiait toujours brimades et humiliation. Cette peur que nous croyons vaincue à jamais grâce aux sacrifices endurés durant la guerre de libération, Boumédiène et ses sbires lui firent de nouveau appel pour maintenir tout un peuple sous leur botte et le faire marcher droit. Oui, nous avions peur. Et c’est cette peur maladive qui nous paralyse à ce jour et nous empêche de mettre tous les malpropres qui dirigent le pays et leur hideuse progéniture dehors.

    Dans une démocratie véritable, les citoyens – tous les citoyens, du Président au chômeur – ont peur de la loi. Les Algériens ne craignent pas la loi. Ils craignent l’arbitraire des puissants. Ils savent ce qu’il en coûte de tenir tête à quelqu’un qui porte une tenue ou qui a le bras long. La seule chose qui peut s’opposer à la force aveugle de celui qui n’a de comptes à rendre qu’à son protecteur est une force encore plus puissante, le chef du DRS étant le «capo di tutti capi», le seigneur le plus puissant, celui devant qui tout le monde courbe l’échine et tremble.

    C’est cette peur, semée en nous par Boumédiène et ses sbires de la SM, qui empêche les Algériens honnêtes de s’opposer aux agissements mafieux des généraux, de leurs hommes de paille et leur exécrable progéniture.

    Vivement que toute cette racaille soit balayée.




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  • brahmi16
    27 mai 2010 at 20 h 36 min - Reply

    j’ ai peur que toutes nos vociferations et nos lamentation virtuelles ne soient inutiles.ce pouvoir agit en terrain conquis, il n’ a de compte à rendre à personne.Tout et n’ importe qui s ‘achète dans ce pays.nous sommes tous manipules, instrumentalisés, nous ne savons plus qui est honnète et qui est hypocrite.Le mal a triomphé du bien ,Pour la simple raison que le mal est symbolisé par un indiviudu violent,fourbe,cupide, rusé,lache,sans scrupule, alors que la personne honnète(le bien) n’ osera jamais utiliser les memes armes qu ‘utilise le mal et qui remettent en cause ses valeurs morales .Faire fortune est leur but unique et à n’ importe quel prix.




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  • ALI
    27 mai 2010 at 21 h 44 min - Reply

    @ Z Zazzouz
    Pas seulement à l’université Madame. Ca commence hélas plus bas.
    J’ai 02 filles qui sont au collège. Elles sont plutôt bonnes à l’école.La semaine dernière elles m’ont demandé de leur payer des cours supplémentaires de maths. Je leur ai dit mais , je vais vous aidé , on va réviser ensembles. Papa tu comprends pas , mais la prof qui va nous faire les cours elle va nous faire les mêmes exercices que ceux que nous aurons le jour de la compo. J’ai voulu avoir le coeur net , j’ai laissé faire.
    Figurez vous que les problèmes qu’ils ont traités en cours payants leur ont été donné le jour de la composition.

    Y’ a-t -il quelque chose à ajouter?.

    Quant aux petits délinquants fils des corrompus , je crois que la solution serait que les internautes dénoncent leur turpitudes et leurs magouilles en mettant en avant le nom de leurs parents et ou de leurs protecteurs. Même s’ils se sentent intouchables se serait bien que tout un chacun soit informé de leur méfaits.




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  • Zineb Azouz
    28 mai 2010 at 18 h 08 min - Reply

    Monsieur @ALI,
    Dans un pays où les urnes à double fond sont la règle et où la censure et la terreur font la loi, en corollaire vous ne pouvez avoir que cette école que vous décrivez.
    Si vos filles disent non elles seront harcelées, marginalisées et même si elles méritent plus que la moyenne elles seront sanctionnées pour l’exemple.
    Si vous leur apprenez à se battre, en tant que filles, croyez moi, elles auront du mal plus tard à se trouver une place dans la société qui carbure aux clichés comme « Bent Nass ».

    Je ne voudrais pas vous décourager, bien au contraire, mais si je puis me permettre, apprenez à vos filles à prendre plaisir à raisonner, elles ne pourront alors qu’aimer toutes les matières et pas seulement les maths.
    Peut être par leur tenacité et leur bonne conduite elles arriveront à se faire admettre et surtout à dépasser leurs craintes sans passer par le circuit parallèle, celui du « trabendo » des cours particuliers géré parfois par nos dignes inspectreurs de l’éducation.
    (Si vous le voulez je peux vous aider à dépasser certaines difficultés des mathématiques au moyen, c’est un plasir pour moi de partager mes humbles connaissances et de barrer un tant soit peu la route aux mercenaires de benbouzid)

    Il faut dénoncer sans tomber ni dans la délation ni dans la vulgarité mais il faut que tous les délinquants soient désignés et identifiés.
    Cordialement,
    ZA




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  • hanif
    28 mai 2010 at 19 h 55 min - Reply

    un million et demi de martyrs pour offrir le pays et ses richesses à cette pègre fait mal au coeur et confirme ce qu’a écrit un grand penseur  » toutes les révolutions sont pensées par des sages, menées par des fous seul les traitres en profitent  » En Algérie les sages ont été éliminés durant la révolution, ceux qui l’on confisquée exercent toujours le pouvoir politique et se sont transformés en traitres prédateurs, heureusement l’histoire est entrain de démaquiller la version officielles sur la révolution, le livre de Sâid Sadi est un premier pas, en remuant les crimes du colonialismes les opportunistes politiciens de l’alliance présidentielle ont remué et remonté en surface les dérapages durant la révolutions , les luttes de clan qui ont permis l’instauration du régime actuel et ont permis de dévoiler sa vraie nature et de mieux comprendre les origines de la crise politique dans laquelle se trouve le Pays depuis 62




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  • hanif
    28 mai 2010 at 19 h 58 min - Reply

    un million et demi de martyrs pour offrir le pays et ses richesses à cette pègre fait mal au coeur et confirme ce qu’a écrit un grand penseur » toutes les révolutions sont pensées par des sages, menées par des fous seul les traitres en profitent » En Algérie les sages ont été éliminés durant la révolution, ceux qui l’on confisquée exercent toujours le pouvoir politique et se sont transformés en traitres prédateurs, heureusement l’histoire est entrain de démaquiller la version officielles sur la révolution, le livre de Sâid Sadi est un premier pas, en remuant les crimes du colonialismes les opportunistes politiciens de l’alliance présidentielle ont remué et remonté en surface les dérapages durant la révolutions , les luttes de clan qui ont permis l’instauration du régime actuel et ont permis de dévoiler sa vraie nature et de mieux comprendre les origines de la crise politique dans laquelle se trouve le Pays depuis 62




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  • ALI
    28 mai 2010 at 23 h 01 min - Reply

    @ Z AZZOUZ
    Je vous remercie pour vos conseils et votre disponibilité à nous aider à dépasser certaines difficultés en mathématiques. Il m’a suffit d’une petite révision ,le temps de m’habituer à la terminologie en arabe pour retrouver le réflexe.Là n’était pas le problème. Ce qui m’a choqué ‘est qu’un prof ou plutôt les profs d’une matière déterminée se mettent d’accord pour un sujet à donner le jour des compositions puis , ils proposent aux élevés des cours payants pour leur faire réviser les sujets en question. Comme ça tout le monde est content. Les parents qui croient que les cours payants étaient la raison des bonnes notes de leurs enfants. les prof qui arrondissent leur fin de mois et les levées qui n’auront plus à réfléchir puisque il suffit d’apprendre machinalement les réponses et les reproduire le jour J.
    Pour ma part j’ai décide de ne plus jamais donner centimes pour ces charognards qui sali le métier le plus noble qui soit. Mes filles que j’aurais pu inscrire dans une école privée pour faire chic comme certains resteront à l’école publique, pour apprendre à hurler avec les loups. Nous les aidons moi et ma femme chacun selon sa spécialité et ça se passe plutôt bien. Mais je dois être vigilant , j’assisterais désormais aux réunion des parents d’élèves et passerais plus souvent voir leur profs.
    pour revenir à nos délinquants je suis entièrement d’accord avec vous ,il ne faut pas faire dans la délation ni dans la vulgarité. Mais ces brigands doivent être renoncés publiquement. Deux évènements rapportés par la presseme font mal au cœur chaque fois que je me le remémore. La mort du correspondant local du journal el wattan à Tebessa. Rappelez vous ce journaliste qui s’est suicidé en avalant une bouteille d’acide suite à l’injustice que lui a fait subir un petit Kaid local . En effet suitez à un article ou il a mis ce sinistre individu  » président de la chambre de commerce , ce dernier n’a pas trouver mieux que de kidnapper le journaliste en plein jour et en plein centre ville et le rouer de coups et l’humilier. Devant tant d’injustice le pauvre journaliste s’est donné la mort. Et SAAD GUERBOUSSI (c’est son nom) continue à jouir de son argent mal acquis en toute impunité.
    L’autre injustice que vis très mal personnellement est celle faites aux jeunes femmes de Hassi Messaoud. Ni l’imam qui fut à l’origine de la tragédie par son prêche incendiaire , ni les meneurs qui fait actes de barbarie ni les journalistes indignes qui ont traité d’honnêtes travailleuses en femmes de joie ne furent inquiétés. Ni le nombre des victimes ni les immenses traumatismes qui leur furent causés n’ont pesé dans la balance de notre justice aux ordres .Cette tragédie restera à jamais gravée comme une tache noire sur le fronton de la justice et de l’Etat algerien .




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  • still
    29 mai 2010 at 12 h 06 min - Reply

    Je suis bien heureux de ne pas être un « fils de… ».




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  • Zineb Azouz
    29 mai 2010 at 13 h 23 min - Reply

    Bravo Monsieur @still ! Quelle finesse, en un mot et encore, vous dites tout.

    Monsieur @Ali,
    Votre mémoire est intacte, et comment pourrait il e nêtre autrement face à ces injustices.
    On brule des femmes pauvres qu’on prends le soin de salir auparavant (et comme par hasard dans ce genre decas quand les défenseurs de l’honneurs attaquent ils ne trouvent aucuc homme dépravé avec ces prostituées, c’est drole non ! elles sont toujours seules dans des gourbis)
    On tu un journaliste qui a refusé de se plier aux SAAD de la ville
    On égorge des bébés, on vends les sujets d’éxamen, on bourreles urnes, on tue les opposants et on efface la mémoire des Algériens en glorifiant les faux héros.

    Sinon, Bravo pour votre décision de ne plus payer les cours, il faut se battre c’est notre seule issue.

    ZA




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  • Hacene
    30 mai 2010 at 11 h 25 min - Reply

    Bonjour a tout le monde

    et surtout a Mme Z AZOUZ .

    Chere mme Azouz j’adhere entierement a votre anlyse ,qui est en realite’ un excellent constat, je dirai meme un diagnostic de certitude en ce qui concerne la maladie qui gangrene notre chere societe’ et notre pays .
    cependant il est tout a fait logique qu’il y aient tant de fleaux ( corruption , cupidite , roublardise ) dans un pays ou l’échelle des valeurs est complètement inversée’ .je vous cite 03 exemples revelateurs .
    1/ que pensez vous du frere qui est tres bon en math et qui n’aide pas son frere a reviser ces examens
    2/ que pensez vous de la tante maternelle qui fait des cours particuliers ,a son cousin maternel avec de l’argent et sans auccun scrupule elle se plein le jour de son mariage de ne pas recevoir de cadeau de la part de cette même tante .

    3/ que pensez vous de certains prof de medecine qui veulent a tout pris faire hériter une professions a leurs enfant sans passer par des examens comme le reste des candidats

    le jour ou le paraitre et devenu une norme qui regit la societe , ca a etait la porte ouverte a l’enrichissement facile et par tout les moyens.
    au point ou il ya un adage populaire qui dit  » dieu donne moi un enfant ( kafez)QU’UN ENFANT KARI ..INSTRUIT . ET el kfaza EN ALGERIE rime avec roublardise de nos jour .

    chere Mme Z AZOUZ depuis que l’argent s’est introduit comme catalyseur dans les relations humaines entre les gens , ces dernieres se sont tellement détériorées au point ou il n’ya que les alliances contre nature qui regnent en lois.

    il n’ya pas si longtemps ,nous algeriens , avions des revenus modestes et nous etions tres heureux.

    bon courage Mme Z AZOUZ ,et le combat et long .

    Merci




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