Édition du
26 July 2017

Krim Belkacem, un héros tué par les embusqués de la Révolution…


Krim Belkacem est un révolutionnaire algérien et un des dirigeants du Front de libération nationale. Né le 14 septembre 1922 à Draâ El Mizan en Kabylie, il a été assassiné à Francfort le 18 octobre 1970.

Titulaire d’un certificat d’études à Alger, Krim Belkacem obtient un emploi auprès de la municipalité de Draa al Mizan. Son père, inquiet de l’intérêt de son fils pour les idées nationalistes, hâte son passage sous les drapeaux. Le jeune homme se retrouve mobilisé en 1943 dans le 1er Régiment des Tirailleurs Algériens où il est promu caporal-chef.

Démobilisé, Krim Belkacem adhère au PPA (Parti populaire algérien). Les autorités françaises se rendant compte de son influence sur la population le convoque le 23 mars 1947 pour atteinte à la souveraineté de l’État. Aprés avoir pris l’avis du P.P.A, il prend le maquis. Des menaces et des mesures de rétorsion sont exercés sur son père qui refuse de livrer son fils. En représailles, il dresse une embuscade contre le caïd (son propre cousin) et le garde-champétre. Le garde-champétre est tué. En 1947 et 1950 il est jugé pour différents meurtres et condamné à mort par contumace. Il devient responsable du P.P.A-M.T.L.D pour toute la Kabylie et à la tête des 22 maquisards qui composent son état-major et multiplie les contacts directs avec les militants et la population.

Son plus proche collaborateur est Amar Ouamrane. Le 9 juin 1954, Krim rencontre à Alger Ben Boulaid, puis Boudiaf et Didouche, qui parviennent à le convaincre de la nécessité d’une troisième force.

Il passe un accord avec les cinq responsables du groupe des 22 rompt avec Messali en août 1954, sans tenir au courant les militants de son initiative. Devenu le sixième membre de la direction intérieure du F.L.N les six chefs historiques, Krim est le responsable de la zone de Kabylie au moment du déclenchement de l’insurrection, le 1er novembre 1954.

Il entre au C.E.E au lendemain du congrès de la Soummam en 1956 et domine le F.L.N-A.L.N en 1958-1959 comme vice-président du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) et ministre des Forces armées.

Belkacem, qui a quitté l’Algérie après la bataille d’Alger, est alors allié à Ben Tobbal et Abdelhafid Boussouf contre Abane Ramdane. Vice-président du Conseil et ministre des Forces armées du GPRA en 1958, ministre des Affaires étrangères en 1960, de l’intérieur en 1961, il entame les négociations avec la France Accords d’Évian en 1962.

Belkacem s’oppose à la création, par Ahmed Ben Bella, Houari Boumedienne et Mohamed Khider, du bureau politique du FLN. Il ne tarde pas à être forcé de se retirer. Après le coup d’État du 19 juin 1965, Krim Belkacem revient en politique dans l’opposition à la dictature. Accusé d’avoir organisé une tentative d’assassinat contre Boumedienne il est condamné à mort par contumace par la justice algérienne. Exilé à Francfort, Krim Belkacem y est assassiné le 18 octobre 1970; probablement avec la complicité des services secrets algériens de l’époque. Belkacem a été réhabilité. Depuis le 24 octobre 1984 il repose au Carré des Martyrs.

NB/Je précise que si le titre est de moi, le texte a été trouvé sur le web, sans source citée. DB


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3 Commentaires sur cet article

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  • bouyilès
    28 mai 2010 at 16 h 14 min - Reply

    Un article vraiment cochon à propos de Krim Belkacem est diffusé ce matin sur les site du Matindz.Je ne vois pas l’intérêt et le but de cette ignoble manoeuvre.
    Un article traitant en grande partie de la vie privée de ce héros de la révolution et visant exclusivement à le salir.
    Pourquoi?Allez savoir pourquoi.




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  • fateh
    28 mai 2010 at 17 h 14 min - Reply

    salam frere jamal eddine
    Merci pour cette breve biographie, qui semble etre une reponse a un article ordurier signe hafid paru ce metin dans un journal online et qui finalement a tout simplement ete censure….Mr. Benchikou s’est carrement abaisse a un niveau qu’une personne digne et de principe n’aurait jamais accepte une pareille insulte contre unmilitant qui a consacre sa vie a la cause nationale, pour que des benchikou puissent se permettrent de l’insulter.




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  • Dahmani
    28 mai 2010 at 17 h 43 min - Reply

    Il n’y a pas de révolution sans victimes. Et l’Algérie en a eu ses leurs.

    Tous les pays ont connu plus ou moins des épisodes similaires. Patriotes tombés en disgrace, faux révolutionnaires ou ceux de la dernière heure, érigés en héros, ainsi de suite. Faire des procès des uns et des autres risque de créer des amalgames. Surtout que Krim Belkacem fut Réhabilité depuis. Et tant mieux pour sa mémoire.

    Le nombre d’Algérien innocents tués pendant la guerre d’indépendance par le FLN n’est pas négligeable, sans oublier le nombre de victimes dû aux règlements de compte entre FLN-MNA. Ceci dit le FLN représente le courant le plus légitime de cette indépendance.

    Quant à Boumedienne en dehors de ses pratiques parfois peu orthodoxes pour asseoir son pouvoir sur le Pays, il fut un président sincère et loyale.

    Cordialement




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