Édition du
28 March 2017

Mostefa BENBOULAÏD, le pur d'entre les purs…


Mostefa Ben Boulaïd est né le 5 février 1917 à Arris au sein d’une famille chaouia aisée des Aurès, région montagneuse du nord est algérien. En 1939, il accomplit le service militaire obligatoire et est mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant la campagne d’Italie, en 1944, il se distingue par son courage, ce qui lui vaut la médaille militaire et la croix de guerre.

Démobilisé au grade d’adjudant, il regagne sa ville natale, il milite dans les rangs du Parti du peuple algérien (PPA). Il joue un rôle important dans l’Organisation spéciale (Algérie) l'(OS), à l’intérieur de laquelle il mène une intense activité de formation politique et militaire des jeunes. Il commence à se procurer des armes en les achetant avec ses propres deniers et participe à l’hébergement des militants pourchassés par les autorités. Il supervise personnellement la distribution des armes à ces militants. En 1948, il participe aux élections de l’Assemblée Algérienne et obtient une large victoire. Cependant, les résultats sont falsifiés par les autorités françaises.

Il est l’un des fondateurs du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA). Il préside la « réunion des 22 » du 25 juin 1954 à Batna, qui vise à établir une vision uniforme autour de la question du déclenchement de la lutte armée. Il est responsable de la zone I des Aurès, lieu qui mobilise fortement l’armée française et connu pour avoir payé un lourd tribut pendant la guerre d’Algérie. Il est l’un des membres du « Comité des six » chefs insurrectionnels. Il est à la direction des opérations du déclenchement de la Guerre d’Algérie du 1er novembre 1954 dans la région des Aurès.

En 1955, il se rend en Libye pour approvisionner les militants en armes. Il participe aux deux batailles d’Ifri el blah et Ahmar Khaddou.

Il est arrêté le 11 février 1955 en Tunisie et est condamné à mort par le tribunal de Constantine, puis emprisonné à la prison centrale de Constantine. Il s’en évade en novembre 1955 avec plusieurs autres détenus dont Tahar Zbiri — un des auteurs du coup d’État manqué en 1967 contre Houari Boumediene — et ce grâce à la complicité d’un gardien de prison, Djaffer Chérif, issu de sa région natale. Au cours de cette évasion un de ses compagnons chute, se blesse et sera par la suite guillotiné. C’est en commun accord, au tirage au sort, que l’ordre d’évasion s’est déroulé.

Mostefa Ben Boulaïd décède le 22 mars 1956 avec Abdelhamid Lamrani — un de ses proches collaborateurs — dans le maquis à la suite de la détonation d’un poste radio piégé parachuté par l’armée française d’après la version officielle.

Héros national, dans les Aurès et dans le reste de l’Algérie, son buste orne les places principales de Batna et de Arris.

Source: Wikipédia


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14 Commentaires sur cet article

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  • Anonyme
    29 mai 2010 at 16 h 32 min - Reply

    […] […]




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  • Zineb Azouz
    29 mai 2010 at 17 h 48 min - Reply

    Merci pour ce rappel,
    Je passe très souvent à côté de la prison d’où Mostefa Benboulaid s’est évadé.
    Presque en face vous trouvez la somptueux cabinet du Wali et l’une des entrées du tristement célèbre CTRI de Constantine. C’est ainsi que l’on honore entre autre la mémoire de BENBOULAID, un homme qui ne s’est pas battu parce que lui ou sa famille manquait de quoi que ce soit…..

    Rabi Yarhma Echouhada.
    ZA




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  • benmostefa allemagne
    29 mai 2010 at 18 h 45 min - Reply

    le cas du grand moudjahid mostefa benboulaid, messali hadj n´avait pas rompu le contact le responsable des aures. benboulaid. lattitude de ce dernier lors de son proces le 22 juin 1955 de claration expriment son attachement au programme de mtld la compagne engagée par le mtld pour sa liberation compagne non menée par le fln et sustout la lettre qu´il transmis a messali par l´intermediaire de son avocat maitre stiebbe son autant d´indices permettant d´etablir une filiation. benboulaid etait´il pour autant messaliste? rien ne permet cette affirmation categorique le mtld. pour sa part revendiquera cette appartenance. mostefa benboulaid grand dirigeant du mtld commandant en chef de l´aln plusieurs fois condamné a mort par les tribunaux francais arraché de prison par les messalistes lachement assassiné le 27 mars 1956 par les emissaires du fln (d´apres les messalistes). temoignage de y.dechzelles avocat: de messali hadj cette lettre n´a jamais pu etre retrouvée elle n´est dans tous les . jamais parvenue a son destinataire messali. sur le cas du chahid benboulaid. y.courriere:le temps des leopards et le 11 choc. dansces deux ouvrages la version presentée et celle de l´explosion d´un poste piégé par les militaires francais dans leur rapport. s.broberger: evoque l´hipothése d´une liquidation de cher moudjahid benboulaid par adjoul ajoul son lieutnant thése reprise par. c- paillat dans les dossiers secrets: le mtld a toujours expliqué que benboulaid avait ete assassiné par le fln. les circonstances de la mort du pére des et pére de l´algerie restent encore un sujet de controverse. que allah le tout-puissant lui accorde sa miséricorde et l´acceuille en son vaste paradis. mostefa benboulaid nle 5 fevrier 1917 a arris fils de petit proprietaire fonciers il succéde a son pére et devient meunier de profession. mobilisé en 1939 il fait la guerre dans l´armée francaise est reformé puor blessure en 1942. puis remobilisé en 1943-1944 a khenchela adjudant. rendu a la vie civile il devient president de la corporation des marchands de tessus de l´aures a cette epoque il obtient une license pour exploiter une ligne de cars arris-batna . benboulaid adhére au ppa-mtld en 1946 et se presente le 04 avril 1948 aux elections a l´assemblée algerienne. il est elu trionphalment avec 10000 voix. mais l´administration coloniale annule l´election a nomme un caid beni oui-oui (abdelkader) il commence a etre suivi de pres par la police francaise un rapport officiel de services francais parle ainsi du grand moudjahid benboulaid un homme du peuple un homme d´action tres evolué conscient de la situation des algeriens de leur desir d´evolution. un rapport de la gendarmerie de batna en date du 27 06 1947 signale ses activités pour l´achat d´armes . a suivre . allah yarhamah oua yarham echouhadas salam aleikoum .




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  • benmostefa allemagne
    29 mai 2010 at 19 h 36 min - Reply

    le 15 aout 1954 benboulaid a ce moment un des principaux responsables de l´OS dans les aures et accumule un important depot d´armes qui servira le 1 novembre 1954 . membre du comite centrale du mtld . il essaie vainement en compagnie de salah maiza et hamoud el-hachmi de convaincre messali de taire ses divergences avec la direction du parti pour engager le mtld dans la voie de la lutte armée a cet effet il se rend a niort (france) voir messali et a de longues conversations quotidiennes avec lui du 22 au 26 fevrier 1954 il echoue dans cette tentative et devient membre fondateur du CRUA il repporte ses espoires sur les centralistes avec lesquel il rompt. apres s´etre convaincu de leur refus d´accepter le recours a l´action revolution il est blesse par la police dans le sud tunisien en se rendant a la reunion du 25 octobre 1954 qui fixela date de dclenchement de la revolution le 1 novembre 1954 il est a la tete de la wilaya I d´ou il dirige le declenchement de la revolution . (le 15 auot 1954 benboulaid quitte les aurés pour tripoli afin d´y porter deux dont l´une destinée a un certain hamimed qui n´etait autre que benbella.)




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  • Abdelkader
    29 mai 2010 at 20 h 26 min - Reply

    ainsi meurent les hommes sincères et courageux, la crème, l’élite, le sang vif, la fierté,le sublime courage de ce valeureux chevalier, pour l’Algérie qu’il aimait tant, qui voyait en elle qu’elle allait devenir un paradis – mais hélàs, dans ce pays, où il n’y a point de JUSTICE, pleine de hogra, d’oppression mentale et physique, elle a accouché de la corruption pure – que Dieu accueille autour delui LES CHOUHADAS
    LES HOMMES SINCERES QUI AIMAIENT CE PAYS, à tous les chouhadas de ne point pardonner là où ils sont, aux dévoreurs du sang et de la chair des algériens, que la géhenne les engloutisse pour le mal qu’ils font subir
    à ce pauvre pays




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  • D B
    29 mai 2010 at 20 h 48 min - Reply

    Tous ceux, à Batna, qui ont connu « El Mostfa farès el fadjr »(Le cavalier de l’aurore)m’ont dit de lui que c’était un homme bon et attachant, courtois et bienveillant. Bel homme, aux yeux bleus d’azur, si El Mostfa, un des fondateurs de la Révolution algérienne, et qui vivait dans une aisance relative, avait tout abondonné pour se consacrer à son idéal. Dans les Aurès, il avait réussi la gageure de réconcilier deux tribus en guerre depuis des temps immémoriaux, des frères ennemis, les Touabas et les Ouled Abdi. Au moment où il avait crée le maquis aurésien, il avait laissé des enfants en bas âge, dont un nourrisson. J’ai eu l’honneur d’avoir deux de ses enfants comme camarades de lycée. Le Lycée portait le nom de leur père, mais ils étaient d’une modestie, et d’une gentillesse remarquables. Abdelhak et Abdelhaï, si mes souvenirs sont bons. Des dignes fils de leur père. Il m’arrive de penser à eux. Je me demande ce qu’ils sont devenus. Et ce qu’ils pensent de ce que ce régime a fait de ce pays, que leur père a si dignement servi. Allah yerhmek ya Si El Mostfa.




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  • veritas
    30 mai 2010 at 0 h 12 min - Reply

    d’apres ce que j’ai lu c’est les egyptiens de nasser qui ont assassiné le valeureux martyr benboulaid avec un post radio « offert » aux maquisards du fln.
    benboulaid ne voulait pas l’hegemonie egyptienne sur le combat du peuple. ils l’ont eu et voila le resultat aujourd’hui!!!!!




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  • A.By
    30 mai 2010 at 5 h 47 min - Reply

    Oui effectivement, la version officielle de sa mort est attribuée à la détonation d’un poste radio militaire « piégé » et parachuté dans la zone à Benboulaid dans les Aurès par les services de renseignements français, le SDECE, plus précisément par son bras armé, le 11ème Choc. Tout avait été minutieusement préparé depuis les « facilités » de son évasion de la prison de Constantine, sa filature par la suite, sa localisation et après l’exécution final du projet macabre entrainant la mort de Benboulaid et cinq autres personnes avec quelques blessés au Q.G de la wilaya. C’était le capitaine Krottoff du 11ème Choc qui avait suggéré à son supérieur le patron du SDECE de l’époque, le colonel Jacques Morlane, l’idée de piéger un poste de radio de communication imposant de longue portée, fonctionnant seulement et expressément au courant alternatif afin qu’il serait transporté sans aucun doute auprès d’une génératrice, laquelle cette dernière se trouvait bien entendu au Q.G de la wilaya, sous le nez de Benboulaid. Une idée simple, mais diabolique. Les services français avait su que leur poste radio avait accompli sa mission deux mois en fait après l’explosion.
    A.By




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  • Jeff
    30 mai 2010 at 9 h 20 min - Reply

    Certes, BENBOULAID est le pur produit du nationalisme algérien. Il était méssaliste de la première heure et il est mort messaliste. Une vérité historique. Boudiaf lui a menti en lui confirmant l’intégration totale de MESSALI dans le déclenchement du 1 Novembre.
    Il n’a jamais eu une vision du pouvoir mais juste la libération du pays du joug colonial.




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  • ahmed
    30 mai 2010 at 9 h 36 min - Reply

    lors du passage de boutef a batna il s’etait rendu au domicile des benboulaid,et ces derniers dans une humilité désarmente lui ont bien insinué que les enfants de mostefa ont tous reussi dans leurs vie grace et uniquement a leurs perseverences,leur travail.et que leurs pére etait bien mort pour l’algerie et non pour un quelqconque privilége « c’etait E X T R A O R D I N A I R E »

    la seul chose que je « reproche a cette noble famille » c’est d’avoir laisser boutef et l’ENTV rentrer a la maison d’un valeureux chahid.




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  • ahmed
    30 mai 2010 at 9 h 58 min - Reply

    et je crois meme que benboulaid dans une humilté toute musulmane n’acceptera jamais ses pseudo de fares el fedjr,ou le pur parmi les purs ,ni qu’un representant des DAF franchir le seuil de sa porte.




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  • narry
    20 août 2010 at 0 h 46 min - Reply

    allah yerham chouhadas;des hommes comme si mostefa y aura plus jamais en algerie, .A l’epoque l’ennemi etait la france,maintenant c’est la hogra et l’injustice qui detruisent ce pays a petit feu.comment ces chouhadas ont laissé leurs enfants ,leur foyer pour le maquis ,ma foi ce ceux eux qui ont ecrit l’histoire ,quelle honte de laisser le pays pourrir comme ça apres tout tant de sacrifices!!!!tahya l’algerie ta3 les hommes et les femmes dignes( il en reste encore)




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  • Mostefa-Hamou
    20 août 2010 at 12 h 57 min - Reply

    Bonjour,
    Mon père m’a dit que l’administration française du temps du colonialisme avait forcé tout les nominatifs « Mostefa » à se distinguer par l’adjonction devant ou derrière le nom d’un nom ou d’une particule quelconque afin de les distinguer tant ils étaient nombreux.
    Quelqu’un peut-il me donner davantage de renseignement sur ce fait svp ?
    Je suis à la recherche de l’histoire de mes ayeux pour au mieux comprendre mon histoire Aujourd’hui.
    Merci




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  • Babzman – Mustapha Ben Boulaid condamné à mort, le 21 juin 1955
    26 juin 2014 at 14 h 44 min - Reply
  • Congrès du Changement Démocratique