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22 July 2017

Nomination de Zerhouni aux côtés d’Ouyahia : Un poste de vigie de l’Exécutif

El Watan 29 mai 2010

Zerhouni, qui occupait un poste-clé, celui de l’Intérieur tout en gardant son titre de ministre d’Etat, se voit nommé à un poste politique qui s’apparente bien à celui d’un poste de vigie du gouvernement pour le compte du président Bouteflika.

Annoncé à maintes reprises avec plus d’insistance encore depuis les scandales qui ont éclaboussé certains secteurs, notamment ceux de l’énergie et des travaux publics, le président Bouteflika a procédé, hier, à un remaniement ministériel qui présente une double particularité. Celle, d’une part, de prendre acte des événements qui ont secoué le pays et terni son image de marque à l’étranger à travers les affaires de corruption de Sonatrach et de l’autoroute Est-Ouest en remerciant Chakib Khelil, évincé de son poste de ministre de l’Energie, tout en reconduisant par ailleurs le ministre des Travaux publics. Et de renforcer, d’autre part, la structure de l’Exécutif par la création d’un nouveau poste de vice-Premier ministre confié à Nourredine Yazid Zerhouni qui cède son ministère, celui de l’Intérieur, à Daho Ould Kablia. A quoi répond la création de ce poste qui aura sans doute surpris tous les observateurs politiques et pourquoi le choix de M. Zerhouni pour seconder M. Ouyahia qui ne semble avoir eu aucun droit de regard sur ce changement de l’Exécutif.

Le président Bouteflika n’a pas montré le même intérêt pour renforcer l’institution présidentielle par la création d’un poste de vice-président. Le communiqué de la présidence de la République ne prend même pas la précaution d’usage en recourant à la formule politique pour dire que c’est sur proposition du Premier ministre que le président de la République a procédé au choix des membres du gouvernement. M. Zerhouni, qui occupait un poste-clé, celui de l’Intérieur tout en gardant son titre de ministre d’Etat, se voit nommé à un poste politique qui s’apparente bien à celui d’un poste de vigie du gouvernement pour le compte du président Bouteflika.

Le chef de l’Etat a sans nul doute jugé nécessaire et indispensable, à la suite des scandales qui ont secoué le pays, de surveiller de près les activités du gouvernement en nommant un copilote à la tête du gouvernement choisi parmi ses hommes de confiance. L’autre fait marquant de ce remaniement ministériel est le départ inattendu du ministre de la Poste et des Technologies de la communication et de l’information. Son départ du gouvernement et son remplacement par Moussa Benhamadi, un homme de la boîte, n’est certainement pas étranger à la gestion clair-obscur du dossier de Djezzy.

Pour le reste, le changement apporté à l’équipe gouvernementale a consisté pour l’essentiel à des permutations de postes. Ce qui laisse penser que le président Bouteflika est satisfait des rendements des ministres reconduits, y compris de certains qui ont battu tous les records de longévité et que l’on donne partants à chaque remaniement ministériel.

Par Omar Berbiche


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8 Commentaires sur cet article

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  • PhD
    29 mai 2010 at 11 h 59 min - Reply

    c’est quoi la photo a coté de l’article ? une photo d’affiche du film « Le Clan des Siciliens » ?
    Remaniement…pfffff…on prend les memes et on recommence. Normal, faut pas changer une equipe qui gagne !




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  • Rédaction
    29 mai 2010 at 11 h 59 min - Reply

    CHAKIB KHELIL
    Limogeage ou protection ?

    Le Soir d’Algérie 29 mai 2010

    L’énormité du scandale de Sonatrach aura finalement eu raison de Chakib Khelil. Le maintien ou le départ de l’un des piliers du système Bouteflika constituait depuis plusieurs semaines l’un des enjeux lourds du remaniement ministériel.
    L’appartenance autoproclamée du titulaire du poste de l’énergie et des mines au «clan présidentiel» avait donné en pleine crise la dimension de l’acte. Garder Khelil aurait signifié l’inanité des attaques frontales engagées contre lui par des segments importants du pouvoir. En prenant la responsabilité de débarquer l’un de ses fidèles, Bouteflika semble s’être résigné à un compromis qui est largement compensé, cependant, par la nomination de Noureddine-Yazid Zerhouni au poste de vice-premier ministre. Une manière d’afficher une autorité, même relative, face à une adversité de plus en plus incisive. Le départ de Chakib Khelil pose, par ailleurs, une série de problématiques qui méritent d’être évoquées. D’abord au plan de la symbolique. A compter de ce gouvernement, il sera probablement plus difficile à ceux qui se réclament outrancièrement de Bouteflika de continuer à se comporter comme si le président de la République pouvait leur assurer une impunité entière et éternelle. L’équipe des «coopérants», dont Khelil était un membre de premier ordre, n’usera certainement plus de cette indiscipline gouvernementale qui faisait son identité politique. Sur un autre plan, ce départ entérine l’idée que les segments du pouvoir, qui sont partis à l’assaut de la citadelle Sonatrach, ont pris l’option de donner un coup de frein aux pratiques insensées de ministres en charge de grands projets qui avaient fini par mettre en danger les équilibres économiques, politiques et diplomatiques de l’Algérie. Chakib Khelil a-t-il aussi payé en raison d’un affaiblissement général du clan ? On peut penser que c’est le cas, tant il est vrai qu’en d’autres temps, Bouteflika aurait mis tout son poids à endiguer l’offensive menée contre ses hommes. A travers la fin de l’ère Chakib Khelil, il est difficile de ne pas percevoir la fin du règne toutpuissant du clan du président. Bouteflika a certainement accepté de se séparer de Chakib Khelil en exigeant des compensations y compris pour celui qui est désormais l’ex-ministre de l’Energie. De quel ordre sont-elles ? Khelil sera-t-il toujours recyclé à l’étranger ? Bénéficiera-t-il toujours de la même qualité de protection qui le mettrait à l’abri d’éventuelles poursuites judiciaires ? C’est tout le sens du compromis élaboré ce week-end entre Bouteflika et ses vis-à-vis.
    H. M.




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  • Résigné
    29 mai 2010 at 15 h 33 min - Reply

    Si Ouyahia, avait un gramme de dignité, il aurait démissionné sur le champ. Mais c’est trop demander à nos hommes d’État qui ne font que se servir ou servir des clans et jamais le peuple.
    j’ai beau essayé de comprendre l’intérêt général dans ce remaniement ministériel, malheureusement je n’ai trouvé aucun, puisque tous les ministres ayant prouvé leur incompétence ont été tous reconduit dans leur poste.
    Tout compte fait, ils se foutent vraiment de nous. Ils se partagent la manne pétrolière entre clans. Ils s’occupent de l’Algérie utile et ils nous jettent, comme un os, l’Algérie inutile pour nous occuper et nous déchirer avec ses faux problèmes. Vivement la fin du pétrole. Ce jour-là, l’heure de la décantation sonnera, l’ère des clans sombrera et peut-être la lumière jaillira.




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  • Alilou
    29 mai 2010 at 16 h 41 min - Reply

    Ca me rappel ceci:

    Tu me tiens, je te tiens par le bout de la barbichette… (par descence) le premier d’entre nous qui se fera PRENDRE A VOLER aura une Tapette…..




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  • Adel
    29 mai 2010 at 17 h 24 min - Reply

    Ils ont l’air inquiet et soucieux.

    Croyez-vous que c’est le sort du peuple algérien devenu la risée du monde entier ou le destin de l’Algérie qui les préoccupent?

    Que nenni! Ils surveillent le gâteau et veillent au grain.

    Toi, le tortionnaire médiocre reconverti en homme d’État, fais gaffe. Tu risques de connaître le même sort que ceux que tu a expédiés dans l’autre monde. Ta place est déjà réservée là où tu sais.

    Et toi l’inamovible second rôle, le pur produit des laboratoires du DRS, le joker qui sauve les situations désespérées, fais attention où tu mets les pieds. La trappe risque de s’ouvrir à tout moment




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  • le kabyle
    30 mai 2010 at 0 h 06 min - Reply

    Ce n’est pas un poste de vigile que le DRS lui a  »confié » mais tout simplement, une voie de garage…

    Mais ce qui est  »intéressant » c’est ce mano à mano mené par le couple DRS – bouteflika… qui nous mène en barque. Un vrai vaudeville !

    QUI A DIT et surtout ECRIT que boutef et le DRS étaient EN GUERRE et NE S’ENTENDAIENT PAS ? Foutaise que tout celà braves gens ! Tous deux, en réalité, mènent en barque le peuple Algérien à leur parfaite guise… Grands niais que nous sommes ! Si tel était le cas, il y aurait longtemps que le DRS aurait flingué boutef comme il l’avait fait pour Mass BOUDIAF ath yerham rabi !!!

    So, get up stand up ! Stand up for your rights ! (B. MARLEY).




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  • What is Happening to Oil? | The Blogging Expert
    30 mai 2010 at 1 h 46 min - Reply

    […] Le Quotidien d'Algérie » Nomination de Zerhouni aux côtés d … […]




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  • zapata
    30 mai 2010 at 12 h 10 min - Reply

    en change d’hommes jamais le système tout ça c’est de la poudre au yeux. ce qui me dèrrange c’est la carte et le passeport biomètrique la bureaucratie infini et les entreprises française qui vont s’occuper de ce projet…ou est passè la souveraintè de l’algèrie? et ça sèrre à quoi tout cettez guèrre de rèvolution? dèclarer vaut mieux l’algèrie c’est la france et point final? cette hypocrètie maquillè. ya chaouiyas ya les kabyles ya les arabes. montrez vous ? les lâches vous ètes dans l’armèe ..agissez au moins pour la dignitè de vos marthyres…




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