Édition du
21 July 2017

PASSEPORT BIOMÉTRIQUE ALGÉRIEN La sécurité des données confiée à des étrangers

Le Soir d’Algérie 30 mai 2010


Enquête réalisée par Tarek Hafid

Contrairement aux déclarations des plus hauts responsables du ministère de l’Intérieur, la réalisation du passeport biométrique électronique a bien été confiée à des entreprises étrangères. Oberthur, Keynectis et Fasver ont été chargés de réaliser ce projet hautement sensible pour la souveraineté de l’Etat algérien et la sécurité des données de ses citoyens. Le document de voyage, sa sécurité et le cryptage des données des citoyens sont ainsi placés entre les mains d’opérateurs français.
Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – Quelle mouche a piqué le directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales ? Le 11 mai dernier, en marge d’une rencontre organisée à Ghardaïa, Mohamed Talbi affirmait à la presse qu’aucune entreprise étrangère n’avait remporté le marché du passeport biométrique électronique (PBE). «Certains détracteurs, qui ne veulent pas de la modernisation de l’état civil, ont dit que le ministère de l’Intérieur avait donné le marché du passeport biométrique à une société étrangère. C’est faux». Etrange sortie médiatique de ce proche collaborateur de Noureddine Zerhouni, dit Yazid, désormais ex-ministre de l’Intérieur. De par ses responsabilités, Mohamed Talbi est censé savoir que ce projet de première importance a été confié à des entreprises étrangères. Il est vrai que de l’extérieur, il est difficile de comprendre le processus mis en œuvre pour l’acquisition d’un système qui devait permettre au gouvernement algérien de se conformer aux exigences imposées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) tout en dotant ses citoyens d’un titre de voyage sécurisé. Mais il est important de préciser qu’en plus du ministère de l’Intérieur, d’autres institutions interviennent directement dans ce projet. A commencer par l’Hôtel des monnaies. Cette institution, qui relève de la Banque d’Algérie, est chargée par l’Etat d’imprimer les passeports. Une mission dont elle s’est acquittée sans problème majeur depuis des décennies. Sauf que la méthodologie appliquée pour la réalisation du modèle actuel diffère totalement de celle du biométrique électronique. Finis les titres de voyage remplis au stylo par un agent de daïra, la technologie biométrique impose le concept de personnalisation. Pour mener à bien cette nouvelle activité, l’Hôtel des monnaies acquiert une série d’équipements pour la réalisation des livrets du passeport biométrique. Cette ligne de production se compose de deux imprimantes Bookmaster One (Pays-Bas) et de trois imprimantes Dilleta 600i (Allemagne), de deux Authenticateur 100 (Etats-Unis) pour la vérification de la personnalisation des données du demandeur du titre de voyage ainsi que d’une perforatrice Bookmaster IP/NP (Pays- Bas). Les deux premiers modèles de machines ont été achetés auprès de l’entreprise allemande Atlantic Zeiser, l’entreprise néerlandaise IAI s’étant chargée de fournir les deux premières imprimantes et la perforatrice. L’Hôtel des monnaies étant une institution très «fermée », il nous a été impossible d’avoir des détails sur les modalités de passation de ces marchés. Cependant, des questionnements subsistent à propos de ces acquisitions. La réglementation en vigueur a-t-elle été respectée ?
Oberthur rafle la mise
Mais la situation semble se compliquer lorsque l’Hôtel des monnaies décide d’acquérir le e-cover : la couverture du passeport biométrique dans laquelle est incrustée la puce électronique contenant toutes les données de son détenteur. Ses responsables optent pour Oberthur Technologies, une entreprise française spécialisée dans le fiduciaire, les documents d’identité et les solutions de paiements électroniques. Oberthur figure parmi les leaders mondiaux dans ce domaine. Selon certaines informations, l’entreprise française aurait livré à l’Hôtel des monnaies une grande quantité de e-cover qui répondent aux spécifications techniques suivantes: «couverture intégrant une puce NPX avec antenne cuivre (RFID) adaptée au système d’exploitation ID One e-Pass V2». Là aussi, le flou total entoure le mode de passation de ce marché. Pourquoi et comment Oberthur a-t-elle été choisie ? Pourquoi cette entreprise française s’est-elle empressée de livrer autant de ecover ? Comment expliquer qu’elle ait été retenue en Algérie alors qu’en France, le marché du passeport biométrique lui a été retiré au profit de l’Imprimerie nationale ? A première vue, il semblerait qu’Oberthur soit parvenu à placer ses produits dans l’objectif de décrocher le reste des contrats pour la réalisation du passeport électronique biométrique et, plus tard, la carte nationale d’identité électronique biométrique. Une stratégie qui finira par se confirmer.
Souveraineté «laminée»

Après avoir effectué un «forcing» sur le e-cover, Oberthur parvient à s’imposer sur le process de lamination. Il faut savoir qu’un passeport biométrique électronique comporte une série d’éléments qui assurent sa sécurité physique. Le laminat, ou inlay, en est l’élément principal. C’est un film protecteur en plastique qui est apposé sur la page contenant la photo et les données personnelles du détenteur du passeport. Le laminat est doté d’hologrammes de sécurité. Il est censé être inviolable. Toute tentative de fraude rendrait le passeport inutilisable. Et là encore, on retrouve l’empreinte d’Oberthur. Le marché a été remporté par Fasver, qui est l’un de ses fournisseurs. La petite PME du sud de la France avait fait une offre pour moins de 600 000 euros. De l’avis de certains spécialistes, la décision de confier la réalisation du laminat à un opérateur étranger est loin d’être judicieuse. La production de ce film de sécurité devrait relever du droit régalien de l’Etat au même titre que le secteur du fiduciaire. L’Hôtel des monnaies aurait pu acquérir des équipements et réaliser, ainsi, son propre laminat.
Keynectis en sous-traitant

Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales intervient à son tour. Au courant de l’année 2009, ce département lance un avis d’appel d’offres national et international restreint pour l’acquisition «d’une solution complète de délivrance et de gestion de certificats électroniques pour une solution passeport électronique et carte nationale d’identité». L’Infrastructure à clés publiques, ou PKI, est un système très complexe qui assure le cryptage et l’authentification des données électroniques. Tous les Etats membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sont tenus d’avoir leur propre PKI. Cette infrastructure garantit la protection des données informatiques des citoyens. Elle fait office de bouclier au système de gestion du passeport et de carte nationale biométriques électroniques. Plusieurs entreprises participent à cet avis d’appel d’offres restreint. Oberthur, qui n’a pas de réelle expérience en matière de PKI, s’engage dans la course. Elle est en concurrence directe avec Keynectis, une entité française spécialisée dans le cryptage de données. Et c’est finalement Oberthur qui remporte ce marché avec une offre financière de 897 990 euros et des délais de réalisation et de mise en œuvre de trois mois. Keynectis, son concurrent, a fait une offre quasiment identique (894 900 euros) et des délais de réalisation de deux mois et demi. Mais cette proposition sera rejetée pour une raison plutôt étrange: l’ouverture des plis de ce marché s’est déroulée le 6 septembre 2009 alors que le dossier de Keynectis portait la date du 9 septembre ! Mais au final, Keynectis n’aura rien perdu. C’est cette entité qui agit en qualité de sous-traitant pour le compte d’Oberthur. La PKI du passeport et de la carte nationale biométriques est donc développée et gérée par Keynectis. Tous ces faits — et il y en a sûrement d’autres — suffisent à démentir les déclarations des officiels du ministère de l’Intérieur. D’ailleurs, il est important de s’interroger sur l’utilité des dernières déclarations du directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Ce haut responsable sait pertinemment qu’aucune institution algérienne ne dispose d’une maîtrise suffisante de la technologie pour mettre en œuvre un tel projet.
Marginalisation
Pire, les pouvoirs publics n’ont, à aucun moment, soutenu les entreprises algériennes pour leur permettre de développer des solutions. C’est le cas, notamment, d’Algérie Télécom qui, selon des sources sûres, aurait participé à l’avis d’appel d’offres pour le projet de la PKI en partenariat avec un groupe étranger; de Sagem Algérie pour les technologies avancées, entreprise privée de droit et de capitaux algériens qui subit actuellement une véritable cabale après avoir remporté le marché de l’Afis criminel de la DGSN, ou encore de HB Technologie qui aurait pu fournir l’e-cover du passeport biométrique et le support de la carte nationale biométrique. Même constat pour les experts et les chercheurs algériens qui travaillent sur la biométrie. Très peu, pour ne pas dire aucun, ont été consultés pour apporter leur expertise dans ce domaine hautement stratégique. Comble de l’ironie, ce n’est que dimanche dernier que ces spécialistes ont été rassemblés à la faveur d’une école d’été sur la biométrie. Objectif des initiateurs de cet évènement: permettre à l’Algérie de développer ses propres solutions dans les cinq années à venir. Trop tard.
T. H.


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26 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction
    30 mai 2010 at 13 h 29 min - Reply

    ELLE A ÉTÉ CRÉÉE PAR LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS POUR CONTRECARRER LES AMÉRICAINS
    Keynectis, une entité très spéciale

    Le Soir d’Algérie 30 mai 2010

    Keynectis est loin d’être une entreprise comme les autres. Cette entité a été créée au début des années 2000 par le gouvernement français, afin de contrecarrer les Etats-Unis dans le domaine, très sensible, des nouvelles technologies et de la protection des données informatiques.

    Les tuteurs de Keynectis lui ont donné naissance un 14 juillet. Une date hautement symbolique pour ce qui est considéré, outre Méditerranée, comme «le pôle français de la certification numérique ». En quelques années d’existence, Keynectis est devenue une entité incontournable de la sécurisation et du cryptage des données. Son secret? Il n’est que partiellement dévoilé. Il est nécessaire de remonter le temps pour tenter de comprendre le rôle de cette entité. Vers la fin des années 1980, la France avait connu une avancée notable en matière de technologie informatique grâce, notamment, à Gemplus. Cette entreprise privée était alors considérée comme le leader mondial de la carte à puce. Une réussite qui ne tarde pas à attiser les convoitises. En 1999, Texas Pacific Group (TPG), un fonds d’investissement américain, devient l’actionnaire majoritaire de Gemplus. La nomination d’un nouveau Pdg, un Américain du nom d’Alex Mandl, éveille les soupçons des autorités françaises. Ces dernières découvrent que Mandl est très lié aux services de renseignement de ce pays et qu’il siège au Conseil d’administration d’In-Q-tel, un organisme spécialisé dans le développement des nouvelles technologies qui agit pour le compte exclusif de la CIA. La reprise de Gemplus tourne à l’espionnage industriel et technologique. Les repreneurs américains affichent leur intention de profiter des brevets développés par le département de recherche de l’entreprise. Il faudra attendre l’année 2005 pour voir Gemplus revenir progressivement dans le giron de la France à la faveur d’une fusion avec son concurrent Axalto. Le nouveau groupe prend le nom de Gemalto. Entre-temps, le gouvernement français décide de créer une structure pour assurer la cryptologie et la sécurisation des données informatiques et gagner des parts de marché à l’international. De par sa sensibilité, ce dossier est supervisé par la Délégation générale de l’armement du ministère de la Défense. Son nom de code est Infrasec. Le projet se heurte à quelques blocages d’ordre réglementaire, notamment sur le plan de la législation européenne qui interdit aux Etats membres de créer des entreprises. Aussi, échaudé par l’affaire Gemplus, le gouvernement français instaure-t-il des barrières de sécurité afin d’éviter la «prédation » des fonds des Américains. Une formule est finalement trouvée: Keynectis sera composée de capitaux privés et l’Etat français en sera en partie actionnaire à travers la toute-puissante Caisse des dépôts et consignations et le Groupe Imprimerie nationale. Ces deux institutions agissent en qualité de garants de la souveraineté française. Dans le rôle des autres actionnaires privés, figurent des acteurs stratégiques de l’industrie française: Sagem Sécurité, Bull, Gemalto, Euro Information, Sofipost et TDH. Ce dernier est, en fait, un fonds d’investissement personnel dans les nouvelles technologies dont le propriétaire est Thierry Dassault. Il est, d’ailleurs, président du conseil d’administration de Keynectis. En 2005, c’est en ces termes qu’il présentait sa stratégie dans les colonnes d’un média électronique: «Il faut que la France soit indépendante dans le domaine de la cryptologie et que nous évitions d’aller en ordre dispersé sur des marchés internationaux. Le but avec Keynectis est de créer une entité française et d’avoir très rapidement des alliances au niveau européen et même mondial. Pourquoi ne pas imaginer que les pays de l’Amérique du Sud, ceux du Moyen-Orient puissent être clients de ce type de cryptologie.» Il est certain que l’Algérie, de par les enjeux politiques et économiques actuels et futurs, est une cible de choix dans le cadre de cette stratégie. Et Keynectis semble avoir bien percé en Algérie. En plus du passeport biométrique électronique, cette entité interviendrait dans le projet de la carte Chifa à travers son actionnaire Gemalto et aurait même participé à l’avis d’appel d’offres lancé en septembre dernier par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) pour «l’assistance à la mise en œuvre de la certification électronique en Algérie».
    T. H.

    Black-out
    Contactés pour les besoins de cette enquête, la directrice de la communication de Keynectis et le représentant d’Oberthur en Algérie n’ont pas répondu à nos sollicitations. Les informations qu’ils auraient pu nous fournir pouvaient contribuer à éclairer l’opinion publique sur le rôle de ces opérateurs dans la réalisation du passeport et de la carte biométriques électroniques.




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  • BRAHIM
    30 mai 2010 at 14 h 36 min - Reply

    Je viens juste de poster un point de vue sur la question du passeport biométrique à la suite de la lettre ouverte de Djameleddine BENCHENOUF au Président. Je veux juste ajouter que le vrai problème est de savoir si la technologie française est plus performante que la technologie américainen, et au delà des coûts comparatifs. Moi je pense que la technologie que propose la société française est nettement moins fiable puisque le gouvernement français lui-même ne lui a pas donné le marché si mes souvenirs sont bons. Mais, je continue à penser en ce qui concerne la confidentialité (et son corrolaire la souveraineté nationale) des données c’est du kif kif au même que ce soit l’une ou l’autre des technologies. La seule façon de protéger la confidentialité c’est que au delà de la filiation, l’Etat civil, la profession, la situation familliale, l’adresse , il faut tout faire pour que des données autres que celles-ci fassent partie intégrante de la basse. Il n’y qu’à s’informer sur les qustionnaires des autres pays pour se rendre compte que les informations sont basiques et ne vont pas au delà. C’est çà la vraie question à mon avis.Il y a des informations propres qui ne regardent personne y compris Bouteflika ou Zerhouni!




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  • l.leila
    30 mai 2010 at 14 h 49 min - Reply

    Bonjour,

    Si @frère Alilou fume du thé, moi je m’angoisse à la lecture de tous ces malheurs! Nous sommes comme des souris dans une souricière.
    En france, il n’était question que de la photographie prise selon une nouvelle technique. Voilà tout simplement ce qui avait changé par rapport aux anciennes pièces d’identité.
    Ah, la malheureuse terre!




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  • brahmi16
    30 mai 2010 at 15 h 43 min - Reply

    @djamel eddine: est ce vrai que le pouvoir va annoncer incessament le retour de la sinistre Autorisation de sortie du territoire?




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  • Abdelkader DEHBI
    30 mai 2010 at 17 h 28 min - Reply

    Le problème central n’est pas tant, celui de savoir, QUELLE est l’Entreprise étrangère ou l’Institution nationale qui va réaliser et partant, pouvoir EXPLOITER, frauduleusement ou officiellement les données numériques – constituant un véritable fichier de police – et qui sont collectées parallèlement aux données biométriques. En effet, les données biométriques (les empreintes digitales et accessoirement le type d’irisation des yeux) sont des données classiques qui ne sont nullement des nouveautés, puisque cela fait plus d’un siècle qu’elles sont utilisées pour l’identification dans la quasi-totalité des pays. En revanche, ce qui pose un grave problème de Libertés publiques, de respect de la vie privée et de la Sécurité des citoyens, ce sont les données très détaillées exigées par le formulaire ; en particulier la formalité humiliante qu’est l’obligation faite au citoyen, de justifier d’un témoin, jouant le rôle de « garant d’identité » – Consciemment ou non, la presse dite « indépendante, semble vouloir orienter le débat vers des questions de forme et de faux patriotisme. Le problème de fond doit demeure : le REFUS et le BOYCOTT d’un passeport de « haff biométrique » qui cache mal une volonté de « vendre » le fichier de toute la population algérienne à on ne sait QUELS intérêts anti nationaux.
    Nous étions convenus dans ce site, de lancer une pétition contre ce passeport de l’indignité. Il est temps ce me semble, d’activer ce projet. Et pourquoi pas réfléchir à un dépôt de plainte contre Zerhouni Noureddine dit Yazid, ex ministre de l’intérieur, pour fait de forfaiture et d’atteinte à la vie privée des citoyens. Je ne pense pas qu’Ouyahia Ahmed s’y opposerait, même s’ils se valent l’un l’autre…..




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  • Mohamed J.
    30 mai 2010 at 19 h 30 min - Reply

    Certification électronique: Infrasec devient Keynectis SA

    par Estelle Dumout, ZDNet France. Publié le 14 octobre 2004

    Cette société rassemble les technologies de certificats électroniques de PK7 et de Certplus. Créée en juillet dernier sous le nom de code Infrasec, Keynectis n’avait pas, jusqu’à très récemment, de structure juridique, ni de nom officiel.

    L’entité formée en juillet dernier, sous l’impulsion de Thierry Dassault, pour rassembler l’essentiel des solutions françaises de signature et de certification électronique a dévoilé son nom officiel. Il s’agit de Keynectis, formé à partir du mot anglais « key » (clé) et du latin « connectere » qui signifie lier.

    Cette société anonyme était connue jusqu’à présent sous le nom de code, Infrasec. Elle est née suite à la fusion des deux fournisseurs français de certificats électroniques: PK7 (filiale de Sagem et de La Poste) et Certplus (filiale de Gemplus, France Télécom et de l’américain Verisign).

    Cette union sacrée franco-française s’est concrétisée après que des rumeurs insistantes ont suggéré que Certplus allait se faire racheter par Verisign (lire notre Recto Verso « Opération chiffon rouge chez Certplus » du 22 avril 2003).

    Keynectis compte aujourd’hui six actionnaires à capitaux français, qui se partagent chacun entre 15% et 18% du capital: Sagem, Gemplus, Bull, l’Imprimerie nationale, Sofipost (filiale de La Poste) et Euro-Information, filiale du groupe Crédit Mutuel. Thierry Dassault, par l’intermédiaire de la branche capital-risque (Dassault Multimedia) qu’il préside au sein du groupe familial, ne s’est arrogé qu’une participation symbolique de 1%.

    Objectif: 5 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel

    Le 24 septembre, Dassault a été nommé président du conseil d’administration de Keynectis, tandis que Pascal Colin a pris les fonctions de directeur général. Ce dernier a occupé auparavant des postes de direction dans des sociétés telles que Thales, Sagem, Matra S&I et EADS.

    Keynectis emploie 30 salariés, pour un capital de départ de 6 millions d’euros en numéraire, et en apport technologique ou commercial. Pour son premier exercice, la société espère atteindre un chiffre d’affaires d’environ 5 millions d’euros. «Kenectis travaille déjà sur la mise en place de sa nouvelle plate-forme de certificats avec un objectif confirmé: doter la France d’un compétiteur national voire européen dans le domaine des infrastructures de gestion des clés», souligne Thierry Dassault dans un communiqué.

    La naissance de la société est intervenue cet été peu de temps avant que le gouvernement n’achève complètement la transposition de la directive européenne du 13 décembre 1999 sur la signature électronique. Le 26 juillet, Patrick Devedjian a signé un arrêté précisant quels seront les organismes accrédités pour reconnaître la qualification des prestataires de services de certification électronique, et comment ses évaluations doivent se dérouler.

    http://www.zdnet.fr/actualites/certification-electronique-infrasec-devient-keynectis-sa-39177771.htm




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  • Abdelkader DEHBI
    30 mai 2010 at 21 h 44 min - Reply

    @ — Mohamed J.
    Merci pour ces précieuses – et précises – informations technico – juridiques. Elles confirment des liens beaucoup plus que suspects qu’entretiennent certains barons du régime – ici Zerhouni – avec les milieux de certaines industries de pointe française très liées au mouvement suioniste mondial – Il faut rappeler par exemple, qu’en 1967, au lendemain de la guerre des Six Jours, le sioniste Marcel Bloch, alias Dassault, Pdg du groupe Dassault avait impunément violé l’embargo décrété par De Gaulle contre Israël, en envoyant 4 avions « Caravelles » bourrées d’armement sophistiqué et d’électronique.– Cette affaire est très grave. Si nous avions un Gouvernement et un Parlement dignes de ce nom, Zerhouni et son complice Ould Kablia, auraient déjà été sommés de s’expliquer devant une Commission Nationale d’Enquête.




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  • still
    30 mai 2010 at 23 h 38 min - Reply

    Moins d’un an apres sa naissance keynecs
    تتعلم الحفافة في ريسان
    اليتامى




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  • Scanner
    30 mai 2010 at 23 h 44 min - Reply

    Voici une contribution que j’avais placé ici même à ce propos il y a quelques semaines de cela. Hélas, le débat avait alors été monopolisé, focalisé et orienté sur un tout autre sujet malheureusement. Quoiqu’il en soit, voici le contenu de la contribution en question:
    Deux intervenants (Réserviste et Lahcène) ont déjà abordé cet aspect de la question, passée malheureusement inaperçu dans le flot des débats, pileux et hidjabiques, suscités autour du nouveau passeport biométrique. Avec votre aimable permission, j’aimerai y revenir brièvement vu le caractère très inquiétant du dit aspect, notamment en ce qui se rapporte à la sécurité du citoyen, du pays et des capacités de ce dernier en matière de défense nationale.

    Au-delà de la forme, les nouvelles procédures imposées par le ministère de l’Intérieur aux citoyens algériens pour l’obtention d’une carte d’identité nationale ou d’un passeport biométriques se distinguent effectivement par leur caractère pour le moins étrange, singulier et alarmant, symptomatique d’une déchéance avérée et certaine de l’État algérien.
    Mettre le citoyen dans l’obligation de citer par exemple les noms de ses collègues de travail, de ses camarades de classe et de contingent pour l’établissement de sa carte d’identité nationale ou de son passeport signifie, au bout du compte, l’obliger et le contraindre le plus officiellement du monde à communiquer, à une «compagnie» étrangère qui n’en demandait pas tant, des renseignements sensibles qui, une fois recoupés, permettent aisément d’établir l’effectif exact de réservistes de l’ANP disponibles en Algérie. Cela permet aussi de déterminer au sein de quelles armes ces réservistes ont effectué leur service militaire (air, terre, mer, défense aérienne du territoire…) et de répartir ainsi ces effectifs par arme. A partir de leurs situations familiales et de leurs âges, on peut facilement se faire une idée précise sur leurs aptitudes opérationnelles en cas de conflit armé. Leurs lieux de résidence permettent de cartographier leur répartition à travers le territoire national et de là, de procéder par exemple à une estimation du temps nécessaire à leur mobilisation, de déduire vers quelles régions, localités et points de défense ils seraient susceptibles d’être déployés, d’évaluer la logistique et les équipements nécessaires à l’intégration de ces effectifs…
    Connaître leurs profils académiques, leurs formations, leurs occupations professionnelles et leurs niveaux d’instruction permettra non seulement d’extrapoler leurs éventuels positionnements dans la chaîne de commandement, mais aussi de juger de leurs capacités d’adaptation au nouvelles technologies caractérisant le matériel militaire disponible et donc de son utilisation… etc.

    La liste serait longue et fastidieuse à énumérer, mais beaucoup parmi nous seraient très surpris de la somme de renseignements, quantitatifs et qualitatifs, que l’on peut tirer après analyses et recoupements juste à partir des noms de camarades de contingent, de collègues de travail et de petits camarades de classe…
    Voilà entre autres méthodes comment, dans les conflits armés modernes, des armées entières peuvent être neutralisées, vaincues et écrasées sans qu’elles puissent combattre.
    Qui ignore aujourd’hui que l’information, quelque soit sa nature, est devenue à elle seule une arme décisive, mais surtout une précieuse marchandise qui se monnaie, s’échange et se transige ? Le ministre de l’intérieur ne peut l’ignorer non plus puisqu’il a passé la majeure partie de sa carrière dans des services de renseignements.

    Alors, sachant cela, on ne peut s’empêcher de se demander où sont les services en charge de la sécurité du pays ? Que font-ils au juste ? A quoi sont-ils occupés ? Comme on ne peut se permettre d’éluder la question suivante: A quoi joue donc Zerhouni ?
    Et puis, qui est Zerhouni ? Quelles sont ses origines ? Où est-il né ? Où a-t-il fait ses classes ? D’où vient-il ? Où se trouve sa principale résidence ? Qui peut vraiment répondre de lui ? Qui peut l’authentifier….




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  • Alilou
    31 mai 2010 at 2 h 03 min - Reply

    Ce qui est plus que necessaire de savoir et de verifier en profondeur c’est l;origine de nos soit disant dirigeants. Ont-ils des origines sioniste ou pas.
    Pas possible qu’ils ne soient pas au courant de cette mascarade.
    Rappelez-vous l’IRAK, apres l’invasion US, la premiere chose a detruire etait les fichiers de l’etat civile.

    J’ai l’impression que les carrottes sont deja cuites sous nos pieds.




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  • Mohamed J.
    31 mai 2010 at 8 h 50 min - Reply

    @ Abdelkader Dehbi.

    De rien mon frère, je n’ai fait que « copier/coller ». 🙂

    Effectivement les sionistes tissent leur trame sur l’Algérie et nous infiltrent de plus en plus. Mais il semble que peu s’en soucient.

    Des informations de ce type, ailleurs dans les sociétés civilisées, font sortir les gens dans les rues. Chez nous le fatalisme érigé en mode de pensée et d’être est omniprésent dans tous nos comportements, nos actes et nos stratégies les plus élémentaires.

    Il faut reconnaitre que nous n’avons aucune once de civilisation et partir du principe qu’il n’existe plus aucune conscience politique en Algérie et qu’il faut la recréer à partir du néant, ce qui n’est pas une tache aisée ou qui soit à notre portée.

    Certes les gens rouspètent, se rebellent, mettent en avant leur caractère d’insoumission qui nous vient de l’Historie lointaine et qui est d’origine culturelle, mais il n’est pas « conscientisé », n’arrive pas à s’élever au degré « politique » dans toutes ses manifestations et demeure un état « sauvage » chez nous tous (pardonnez moi de dire les choses comme ça).

    Si quelques uns n’acceptent pas cette carte dite « biométrique » et qui n’a rien à voir avec la biométrie, la majorité va tenter de l’obtenir pour frimer et la minorité qui la rejette devra s’inscrire obligatoirement dans le lot tot ou tard.

    Maintenant que l’internet est aussi la cible de la censure, plus rien ne peut nous épargner la main mise sur les mentalités pour les amener à encore davantage se soumettre. Il est connu que lorsque la pression s’exerce graduellement et par petites touches sur les individus, elle est acceptée. Il n’ y a donc qu’a exercer des pressions de plus en plus accentuées sur les gens avec étalement dans le temps pour les amener à devenir de manière graduelle de parfaits esclaves tout à fait dociles.

    Difficile alors de les faire sortir de cet état, ils défendent leurs bourreaux becs et ongles.

    Mohamed Jabara




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  • Sécurité Privée | Archives de Sécurité Tube
    31 mai 2010 at 8 h 58 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie » PASSEPORT BIOMÉTRIQUE ALGÉRIEN La … […]




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  • BRAHIM
    31 mai 2010 at 9 h 30 min - Reply

    Je pense que @Abdelkader DEHBI soulève la vraie question car tout le reste ne relève que de la gection économique d’un projet dont la responsabilté administrative, pénale ou autre revient au Minitère de l’intérieur.




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  • Alilou
    31 mai 2010 at 11 h 36 min - Reply

    @ Mohammed J,

    vous venez de soulever un lievre, avec la pression par petite dose.

    On science on appel ca effet grenouille,

    Prenez une grenouille et mettez la dans un contenant rempli d’eau froide, portez le tout sur le feu qui augmente graduellement de temperature, et bien figurez vous que la grenouille ne va pas se rendre compte des changments de temperature jusqu’a sa mort par…. ebulition….

    Salutations




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  • still
    31 mai 2010 at 23 h 30 min - Reply

    Il ne faut pas en vouloir au seul Zerhouni.Il ne peut entamer une telle entreprise sans l’aval du premier ministre, du ministre de la défense et du président de la République tous directement concernés par la sécurité de l’État et du citoyen.Mais , selon toute évidence ce n’est pas le sécurité nationale qui les meut . Au contraire! la sécurité nationale semble leur dernier souci puisque’ ils l’offrent en bonus a la société qui bénéficie de ce marche juteux .Et comme par hasard, le choix se porte sur une société française boudée par ses propres parrains.Heureusement il y a des gens bien en Algérie.Ils sont généreux ,vraiment généreux puisqu’ils déboursent argent….et honneur (pour redresser une societe defaillante?);notre honneur. Le leur , il y a belle lurette qu’ils y ont renoncé.Aujourd’hui c’est le notre qu’ils offrent sur un …plateau d’argent.Ma yansawsh el kheir!




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  • Zineb Azouz
    1 juin 2010 at 0 h 33 min - Reply

    Appréciez comment se gère la question des papiers biométriques en Israél, un pays qui tue en toute impunité sur les terres palestiniennes, à Sidi Boussaid, à Dubai, à Berlin et sur les eaux territoriales internationales.
    Un pays qui nous exporte les pintium, les M-Systems (flash disk et mega puces SIM), la WIIMAX et bien sûr Ariel, Brabara Gould, Zara et autres chiffons, un pays qui va centraliser et traiter nos statistiques, un pays qui fait la loi dans la région parce qu’il sait qu’en face nos gouvernements sont sans foi ni loi, d’abord avec leurs peuples.

    Ce pays est exportateur de Hi-Tech (c’est par exemple l’entreprise Synel Indisutries qui va équiper les stations-service de la compagnie pétrolière Texaco aux Pays-Bas, Belgique et Luxembourg d’un systèmes BIOMETRIQUE de contrôle de présence de leur personnel)
    POURTANT, POURTANT dès qu’il s’agit de l’intégrité et la dignité de sa population, il prends toutes les précautions qui s’imposent,
    lisez ce communiqué du gouvernement :

    « Après des mois de débats houleux, la Knesset a approuvé la loi biométrique qui permettra l’introduction des documents d’identification dits “intelligents” à tous les Israéliens. Dès que la LOI sera entrée en vigueur, la participation à la base de données biométriques sera OPTIONNELLE pendant une période d’ESSAI de DEUX ans.
    : « Si cette période d’essai est fructueuse, le ministère de l’Intérieur sera autorisé à relever les empreintes digitales et le contour facial de tous les Israéliens. Ils seront alors intégrés à leurs documents d’identification. Ceux-ci comprendront une micro-puce qui contient les photos de deux empreintes digitales et du contour facial de son détenteur.

    La loi a été approuvée à 40 voix contre 11, avec 3 abstentions.
    Surnommée la loi “Big Brother” par ses détracteurs, elle devait être approuvée il y a trois semaines, mais ses opposants – dont le ministre des Affaires publiques Michaël Eitan – ont convaincu la coalition de retourner à la table des négociations et de créer un comité ministériel pour discuter du sujet. Ce comité – constitué par Eitan, le ministre des Affaires stratégiques Moshé Yaalon, le ministre des Affaires sociales Isaac Herzog et le président du comité juridique David Rotem – a permis d’arriver au compromis de la période d’essai de deux ans.

    Trois mois avant la fin de cette période, le gouvernement estimera de nouveau l’utilité de la base de données et des documents d’identité “intelligents”. Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur feront part des conclusions à un comité ministériel créé à cet effet. Le ministre de l’Intérieur pourra alors rallonger la période d’essai de deux ans supplémentaires à la fin de laquelle une décision devra être prise ».

    Eh oui ! il faut un loi pour prélever les empruntes des populations et les mettre dans une PUCE…..

    ZA
    ZA




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  • Chérif
    1 juin 2010 at 10 h 26 min - Reply

    C’est quoi cette tendance au « tout rejet » quant nous mêmes, sommes en dehors du temps et des innovations existentielles ?

    Pourquoi ne pas s’investir comme eux et leur « imposer » nos trouvailles et comment se fait t’il que l’école fonlamentable n’a pas réussi à nous pondre ne serait ce qu’un ministre capable de garantir aux algériens, une bouffe raisonnable, dans un espace,7 fois la france !

    Je m’arrête là,non, ça me suffit pour retrouver mes esprits.




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  • Yahia Baghli
    1 juin 2010 at 10 h 57 min - Reply

    Madame @Zineb Azouz,
    C’est toujours un plaisir de vous lire surtout que vous avez été la première à suggérer clairement que le fichier des Algériens avait toutes les chances d’attérir là où on s’y attends le moins.

    Merci pour ce communiqué qui rappelle combien on est en effet des sous citoyens, j’ai presque envie de dire, comme vous l’avez écris dans l’un de vos post, ESCLAVES
    des esclaves qui ne seront plus marqués au fer rouge comme avant, mais qui n’en demeurent pas moins des esclaves.
    Un grand bravo à @still et à @scanner.

    Je voudrais poser une question d’ordre juridique :
    Est ce que oui ou non de telles mesures peuvent être prises sans une loi votée ?

    Merci encore à la rédaction.




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  • still
    1 juin 2010 at 23 h 22 min - Reply

    Considerant l’article judicieux de Zineb Azouz et la reaction du ministere de la repression vis-a-vis des manifestations contre Israel, une question s’impose : Ou se trouvent les vrais sionistes?Vivent-ils exclusivement et specialement en Israel?




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  • Zineb Azouz
    2 juin 2010 at 15 h 13 min - Reply

    Monsieur still,

    Le problème n’est de savoir où se trouvent les vrais sionistes, ils ne s’en cachent pas d’ailleurs, le PROBLEME est de connaître et d’identifier le NATURE DU POUVOIR chez nous et dans tous les pays dits « arabes ».

    Sinon, es sionistes son partout y compris au sud de l’Algérie en tant qu’experts et haut cadres escortés.

    ZA




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  • Alilou
    2 juin 2010 at 15 h 58 min - Reply

    A toutes et à tous mes salutations,

    Si vous n’etes pas encore au courant, il ya un nouvel ordre mondial qui fini d’etre realisé.
    Ca fait des decenies que ce projet existe, la biometrie, le terrorisme, la securité et j’en passe font parti de ce fameux ORDRE MONDIAL, qui existe depuis Roosvelt, alors de grasse, ne me dite pas que c’est maintenant que vous decouvrez que nous sommes fichés, que big brother is watching you, que la geopolitque et geostrategie viennent d’apparaite etc…

    Ceux qui ont 3 longueueres d’avance sur nous savent bien que la survie de leur civilisation et de leur religion et de leur genes passent par l’acces suffisant aux ressources, eau, energie et nouritures,…

    voyez la course maintenant…

    Alors la biometrie and Co est un maillon de plus dans notre enchainement pre-programmé…

    Ali l’esclage en plus prisonnier… live a little…

    Live free or Die hard




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  • still
    3 juin 2010 at 15 h 28 min - Reply

    @ ZA.
    Je voulais dire les leurs ont plus d’égard aux leurs que les nôtres pour nous.




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  • Zineb Azouz
    3 juin 2010 at 18 h 10 min - Reply

    @still,
    A l’évidence les israéliens ont un respect religieux pour la vie (tu ne tueras point), mais pour la vie des israéliens, pas celles des autres.

    Je ne sais pas si vous avez suivi l’affaire de Vanunu Moldekhei, celui qui est interdit de parole actuellement en israél, il a d’ailleurs refusé d’être au prix Nobel de la paix à cause Shimon Peres qu’il considère comme un criminel de guerre, refusant ainsi cette hypocrisie internationale.
    Vanunu a fait 18 ans de prison pour avoir dévoilé au monde le projet nucléaire Israélien.
    Que croyez vous, monsieur @still que des gouvernements arabes auraient fait à leur Vanunu ? Ne l’auraient ils pas, au mieux, décapité sur la place publique ?




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  • still
    4 juin 2010 at 13 h 22 min - Reply

    @ ZA.
    Oui madame, si je me souviens bien, Vanunu Mordekhai avait révélé le programme nucléaire Israélien notamment les fameuses mini-bombes atomiques « a usage topique ».
    Quand aux « Vanunu Arabes » je pense qu’ils se sont tous expatriés car inutiles chez eux : Les gouvernants arabes -parait-il, n’ont d’ennemis que leurs propres peuples qui veulent les « dekoursiller ».




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    9 juin 2010 at 18 h 35 min - Reply

    La passivité de l’élite a rendu la situation catastrophique. La course aux dinars et aux postes supérieurs par d’aucuns,À mon humble avis, a accentué le bradage de notre pays, et permis aux trabendistes de la politique de vendre l’Algérie par tranches aux moins offrants.

    Le silence autour de l’opacité derrière quoi se dissimule l’odieuse arnaque que constitue la décision unilatérale, relative au choix porté à la carte d’identité nationale et au passeport biométrique en est la parfaite illustration, alors et combien même qu’il est à différents égards d’une clarté surprenante, que l’image de marque du pays n’est pas du tout le souci majeur des concepteurs et commanditaires de cette « si belle arnaque ». Ce souci ne peut être évoqué, simplement du fait qu’il ne peut tenir aucune place, et ne peut jouer aucun rôle, l’image de marque de l’Algérie a été deternie, non pas par la qualité et la présentation de notre actuelle carte nationale d’identité, ou alors par la forme et le format du passeport national, mais par l’abus du droit des gens et elle continu de l’être avec les feuilletons, des Cadres injustement incarcérés, la déshonorante affaire des juges faussaires et des faux moudjahidines, Khalifa Abdelmoumene, L’affaire Sonatrach, le crime « presque parfait » du D.G de la Sureté nationale. Autant s’arrêter là car la liste est tristement, douloureusement longue, et si souci il y aurait eu, les billets de banques, en particulier ceux de deux cents dinars, auraient dus être la priorité des priorités, et occuper la première place, sur l’échelle des priorités. Ce n’est pas le cas, pourquoi ? Pour la simple raison que les billets de banque, sont imprimés par la Banque Centrale d’Algérie à Alger, quant à ces cartes d’identité et à ses passeports bio monnayables, ils le seront là, ou le verbe manger se conjugue à la seule première personne, et au seul présent de l’indicatif, au détriment du bon sens et de la loi.
    Le projet relatif à la carte d’identité nationale et au passeport biométriques concerne la nation entière, de ce fait la sagesse constitutionnelle aurait du poussé les décideurs à procéder à une vaste concertation, et prendre en considération l’avis de la base par strict respect au 6éme paragraphe du Préambule de la Constitution Nationale J.O.RADP, N° 76 du 8 déc. 1996, modifiée par la Loi n° 02-03 du 10 avril 2002, J.O N° 25 du 14 avril 2002, Loi n°08-19 du 15 novembre 2008 JO : N° 63 du 16 novembre 2008, rappelant :
    « Ayant toujours milité pour la liberté et la démocratie, le peuple entend, par cette Constitution, se doter d’institutions fondées sur la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques et qui réalisent la justice sociale, l’égalité et la liberté de chacun et de tous.
    En approuvant cette Constitution, œuvre de son génie propre, reflet de ses aspirations, fruit de sa détermination et produit de mutations sociales profondes, le peuple entend ainsi consacrer plus solennellement que jamais la primauté du droit.
    La Constitution est au dessus de tous, elle est la loi fondamentale qui garantit les droits et libertés individuels et collectifs, protège la règle du libre choix et confère la légitimité à l’exercice des pouvoirs. Elle permet d’assurer la protection juridique et le contrôle de l’action des pouvoirs publics dans une société ou règnent la légalité et l’épanouissement de l’homme dans toutes ses dimensions ».

    Regrettablement en ce qui concerne la décision concernant la Carte d’identité nationale et le passeport biométriques, autant l’énoncé de ce paragraphe que le citoyen, ils ont tout simplement été superbement ignorés, combien même et partant du fait que si l’on considère qu’il doit y avoir avantage d’égalité entre gouvernants et gouvernés, il faut admettre aussi que l’exercice de l’Autorité publique ne signifie pas que l’Etat dispose de tous les droits, y compris celui d’imposer des modes de vie, des idées et des décisions qui bafouent la vie privée des citoyens, et échappe à celui de la responsabilité de rendre des comptes pour les agissements qui bafouent le Droit inaliénable des administrés au Nom de l’exercice de leurs Fonctions et de leurs missions, d’autant que chacun est tenu au strict respect de la loi. Donc l’Autorité qui a la charge d’y veiller, elle aussi est tenue de s’y soumettre des lors que, formellement il n’y a démocratie que lorsque la communauté sans exclusion est l’Autorité qui gouverne et que l’Etat ne doit pas être le représentant, mais l’expression universalisée du Vouloir commun, et que la communauté seule, sujet et objet de la volonté populaire, qui est souveraine pour choisir le mode de vie qui lui convient et les représentants dignes de le servir.
    En procédant à un diagnostic minutieux du choix délibéré du fournisseur, combien même ce marché juteux nécessite un avis d’appel d’offre national et international conformément au code des marchés, nécessairement on découvre que ce choix s’est fait de gré à gré, malgré le montant faramineux de l’opération, l’autre question qui méritent d’être posé est : « Faut il conclure que notre pays est dépourvu de spécialistes en la matière, ou alors que nos Ingénieurs et nos techniciens supérieurs en informatique, accusent un déficit de compétence.
    Dans la forme :
    a) Le recours à la carte d’identité et au passeport biométriques ne répond pas à des critères clairement définis, à savoir un débat ou le citoyen aurait son mot à dire, car au bout du compte, tout contribuable qu’il est, il reste l’administré, le premier à être concerné par ces documents qui ne lui sont pas délivrés gracieusement.
    b) N’est-il pas aberrant de constater que l’obtention des dits documents, soumet selon le bon vouloir des décideurs, le citoyen à un parcours (administratif) de combattant sans précédent, et une dépense ruineuse pour le Trésor public, c’est à dire le citoyen. L’imprimé-questionnaire auquel le citoyen est tenu de répondre à des questions qui relèvent du non sens, compte dix (10) feuillets*, un petit calcul mental nous donnera approximativement,
    ce qui suit :

    Nombre de demandeurs,Nombre de dossiers Nombre de feuilles, Nombre de Rames de papier importé C.N.I =
    + 17 Millions de citoyens x 20 documents à remplir et fournir = 340 Millions.
    340 M : 500 = 680 000 Rames de papier x 250 D.A = 170.000.000 D.A
    PASSEPORTS
    + 02 Millions de citoyens potentiels dedemandeurs de passepor, donc 02 millions x 20
    = 40 Millions
    40 M : 500 = 80.000 Rames de papier x 250 D.A = 20.000.000 D.A

    Total du Gaspillage…… 170.000.000 D.A
    20.000.000 D.A
    = 190.000.000 D.A
    Faut-il souligner pour rappel que le papier est importé, au détriment du papier de haute qualité que produisait l’Algérie (Extra strong), avec l’Alpha des hauts plateaux de la région de Saida. Bien sur à ce coût extravagant, il faut additionner le prix de revient global de la carte nationale d’identité et du passeport biométrique
    QUANTITATIF ET ESTIMATIF DDU COUT DE L’OPERATION
    Documents
    Nombre de CNI et Passeports Prix (approximatif) de revient global
    C.N.I
    200 Millions de C.N.I 200 Millions de CNI x 10 € = 02 milliard €
    PASSEPORTS
    20 Millions Passeports 20 Millions : Passeports x 25 € = 500.000.000 €

    Total du Gaspillage……. 2.000.000.000 €
    500.000.000 €
    = 2.500.000.000 €
    Toujours dans la forme il faut souligner le caractère réducteur de l’opération, qui ne tient aucun compte de la situation sociale de la grande majorité de la population, dont le souci principal est le logement et le travail. Aurait l’indécence de demander à un S.d.f, ou à une personne sans emploi, d’avoir une carte d’identité biométrique.

    Dans le fond :

    A la place d’exiger des informations, car c’est beaucoup plus de ca qu’il s’agit que de renseignements. Des informations dont le citoyen devrait être dispensé, en vertu du Décret Exécutif N° 88/131 du 4 Juillet 1988 organisant les rapports entre l’administration et les administrés, l’action de l’autorité administrative devant s’inscrire dans le cadre des lois et règlements en vigueur.
    Conformément à l’Art 21 –Section IV- du dit Décret, et dans le souci d’améliorer en permanence la qualité de ses prestations et son image générale d’expression de l’autorité publique, l’administration doit veiller à la simplification et à l’allégement des procédures, méthodes et circuits d’organisation de son action. Elle élabore des documents, imprimés et formulaires normalisés, simples dans leur conception, succincts et compréhensibles dans leur contenu, attrayants dans leur présentation et lisibles aisément.
    Art. 22 : L’administration doit veiller à ce que les pièces exigées des administrés soient réduites aux seuls documents indispensables à l’examen du dossier sans réclamer, en tout état de cause, des documents non expressément requis par la réglementation en vigueur. Elle devra, en outre, chaque fois que possible, se substituer à l’administré pour demander directement au service ou organisme concerné, les renseignements qu’elle estime nécessaires à l’étude du dossier qui lui est soumis.
    Par ailleurs, à la lecture du formulaire pour la demande du passeport et de la carte nationale d’identité biométriques électroniques, le lecteur averti, se rend compte d’une immixtion à peine dissimulé dans la vie privée des citoyen, en violation flagrante et délibérée du droit et de la loi.

    DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME :
    Ratifiée par l’Algérie, Article 11 de la première Constitution adoptée en 1963. Ou l’Algérie affirme son adhésion au contenu de la D.U.D.H.
    Considérant que les Etats membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des Libertés fondamentales, et combien même Cette Déclaration, ratifiée par l’Algérie affirme à travers son Article 12 que nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, comme ceci est le cas en ce qui concerne la restriction faite aux femmes qui portent le Khimmar religieux, qu’elle se voient dans l’obligation d’enlever afin de fournir des photos d’identité sans ce Khimmar que la Religion de l’Etat algérien (Art 02 de la Constitution) impose à la femme musulmane, ni d’immixtions dans sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Et que toute personne à droit à la protection contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

    PACTE INTERNATIONAL RELATIF AU DROIT CIVIL ET POLITIQES (PIRDCP)
    Par Décret présidentiel N° 89/67 du 16 Mai 1967, l’Algérie a adhéré au Pacte

    Article 18 :
    1. Toute personne (Donc la femme algérienne aussi) a droit à la liberté de penser, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix; ainsi que la liberté de manifesté sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu’en privé, par le culte et l’accomplissement des rites, les pratiques et l’enseignement.
    2. Nul (Nulle) ne subira de contrainte pouvant porter atteinte à sa liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix.
    3. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet que des seules restrictions prévues par la loi et qui sont nécessaires à la protection de la sécurité, de l’ordre et de la santé publique, ou de la morale ou des libertés et droits fondamentaux d’autrui.

    CHARTE AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES.
    Adoptée le 27 juin 1981 à Nairobi, Kenya lors de la 18éme Conférence de l’Organisation de l’Unité Africaine. Entrée en vigueur le 21 Octobre 1986.

    ARTICLE 8 : La liberté de conscience, la profession et la pratique libre de la religion, sont garanties. Sous réserve de l’ordre public, nul ne peut être l’objet de mesures de contrainte visant à restreindre la manifestation de ces libertés.

    En aucun cas, le fait de porter le Khimmar, ou bien la barbe ne constituent une menace pour la paix civile, la sécurité publique ou l’ordre public. Donc ces restrictions sont en vérité l’arbre qui cache la foret, dans laquelle veut-on dissimuler une belle arnaque…

    Alger le 15 Mai 2010

    Nourredine BELMOUHOUB
    Défenseur Libre des Droits de l’Homme




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  • rachid
    12 juin 2010 at 9 h 13 min - Reply
  • Congrès du Changement Démocratique