Édition du
21 July 2017

Mort suspecte d’un gardé à vue au commissariat central à Saïda

Ses voisins bloquent la route

Mort suspecte d’un gardé à vue au commissariat central à Saïda

La voix de l’Oranie 05 juin 2010

Nadri Nourdine, âgé de 31 ans, marié et sans enfant, est mort vers le coup de 1h 45’ du matin du mercredi dernier après avoir été arrêté et mis en garde à vue au commissariat central. En effet, la veille, soit mardi dernier, la victime a eu une rixe avec un automobiliste, pas loin de l’hôtel El Forsane, après l’avoir touché par son véhicule. Alertés, les éléments de la police judiciaire et de la Protection civile qui se sont présentés sur les lieux, ont eux aussi des démêlés avec cette même personne.
Après que son frère, Kadirou, est intervenu pour le calmer, Nordine, qui est un malade mental à 80% et en état de dépression, a été embarqué au commissariat et mis en garde à vue. Selon son frère, «les policiers ont battu Nouredine à l’intérieur du commissariat», affirmant «qu’il l’a entendu crier trop fort et sans s’arrêter». Cette situation l’a «poussé à s’enquérir de l’état de son frère». Il sera vite rassuré quand «on lui a dit qu’ils étaient en train de le calmer». Une heure après, Nourdine fut conduit à l’hôpital où il recevra deux injections de calmant avant son retour aux geôles. Son frère quitta le commissariat pour revenir le lendemain avec des vêtements et du café. Il était 8h00 du matin. Arrivé sur les lieux, on «lui dit de revenir plus tard.» Une heure après, Kadirou revient et là on lui annonce le décès de son frère Nourdine. Apprenant cette mauvaise nouvelle, toute la famille et les citoyens du quartier El Mejdoub ont  bloqué la route nationale qui relie Saïda à Bechar pour protester et manifester leur colère en demandant de connaître la vérité sur le décès de leur voisin qui a eu lieu à l’intérieur même du commissariat avant d’être dispersés par les forces de l’ordre public. La famille, munie de photos prises après l’autopsie, affirmant que son enfant a été battu à mort lors de son arrestation et durant son séjour au commissariat, demande l’ouverture d’une enquête pour éclaircir cette affaire de mort qui reste, pour elle, «suspecte». Suite à ce drame, un responsable dudit commissariat a démenti toutes les déclarations du frère et déclara qu’une enquête a été ouverte pour aboutir à la vérité de ce fâcheux accident.

B. El Merini




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4 Commentaires sur cet article

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  • le kabyle
    5 juin 2010 at 21 h 20 min - Reply

    Voilà encore une nouvelle fois la preuve probante et tangible pour ceux qui ne veulent pas croire encore qu’il existe malheureusement, EN ALGERIE, des Algériens qui assassinent et torturent impunément d’autres Algériens qui sont pourtant leurs propres frères…

    Alors, ya « SI » Ksentini, qu’avez-vous à dire sur cet acte ignoble ?




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  • brahmi16
    5 juin 2010 at 21 h 39 min - Reply

    A qui le tour? La liste macabre est ouverte, la gachette facile.ceux qui doivent nous proteger ont perdus la téte, il fait avouer qu’ il y a de quoi l’etre, en plus, ils sont assurés de l’ impunité.La schizophrenie ,les frustations ,la mal vie, etre mal dans sa peau,les brimades, les injustices, les abus de pouvoir ,les coups montes,etc,cela vous transforme en machine à tuer.




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  • moufdi
    5 juin 2010 at 21 h 54 min - Reply

    XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

    Allah yerham ce citoyen assassine dans les locaux de la  »police » …

    ========================
    Ne généralisez pas, cher compatriote. Comme dans tous les corps et corporations, il y a des bons et des mauvais, voire des criminels.
    La Rédaction LQA




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  • citoyen
    6 juin 2010 at 10 h 11 min - Reply

    encore un guermah mais malheuresement ds une region apolitique allah irehmou.




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  • Congrès du Changement Démocratique