Édition du
30 March 2017

A propos d’une certaine presse privée Ou la machine destructrice médiatique au service de la corruption et de la désarticulation de notre imaginaire.

Par Mahieddine Lachref

Un des rares sages des temps modernes, dont je ne me rappelle plus le nom, aurait bien fait de conseiller aux intellectuels d’essayer par tous les moyens de gagner la sympathie des médias. Mais quand ces médias sont les moyens les plus orientés vers la destruction de ces derniers, que faut-il faire ? Continuer à les courtiser ? Décidément, je ne saurais répondre à cette question. Ce que j’aimerais, en revanche, avancer est plutôt relatif au danger que représente la machine destructrice médiatique, particulièrement en Algérie, qui, en s’investissant dans la corruption et la désarticulation de notre imaginaire collectif, la dilapidation de notre capital symbolique ainsi que la création d’univers carcéraux à l’intérieur de notre système psychique, programme, à long terme, la disparition –déjà en cours- de la nation algérienne.

Il y a quelque semaines, dans un entretien qu’il a accordé au Quotidien privé El Watan, le célèbre journaliste Arezki Ait Larbi, la langue sans os, à déclaré que la presse algérienne n’a qu’un seul rédacteur en chef, le DRS en l’occurrence. C’est faux ? Absolument pas et ceci d’autant plus que cette information a été vérifiée à plusieurs reprises lors notamment des grands « dévoilements » qu’a connus l’Algérie. Cependant, une question se pose : pourquoi le rédacteur Suprême d’El Watan ne censure-t-il pas Arezki Ait Larbi lorsqu’il dévoile, d’une façon aussi brutale, une telle information sensée discréditer toute la presse nationale, machine de propagande pro-militaire par excellence et s’acharne-t-il à censurer, avec des ciseaux bien affûtés, Djamel Zenati lorsqu’il dit «Faut-il rappeler que la philosophie libérale, fondement de la démocratie occidentale, tire ses racines du christianisme. Pourquoi l’islam serait-il alors un obstacle à la démocratie ? Pourquoi ce qui est admis pour le christianisme ne le serait-il pas pour l’islam ? » « Je reste convaincu que l’islam, tant dans son corpus que dans son histoire, recèle énormément d’idées et de faits à même de contribuer à fonder ce que l’on pourrait appeler la voie algérienne de transition démocratique. Sur diverses questions l’islam est en avance sur beaucoup de philosophies se réclamant de la libération de l’homme. » « Ce qui est universel c’est l’aspiration de l’homme à la liberté et au bien être. Et il s’y emploie à les atteindre par des chemins toujours plus singuliers les uns que les autres et c’est ça qui est passionnant dans l’Histoire. » « Une chose est cependant certaine, l’Algérie est condamnée à faire sa transition démocratique. Regardez le monde. Des grands ensembles se créent, des alliances se nouent, des stratégies s’ébauchent et des dynamiques se développent. Doit-on et peut-on rester en marge de cette effervescence planétaire et se complaire dans cette hallucination collective ? » Le DRS a-t-il compris que le peuple algérien représente un danger fort considérable pour la survie du régime capitalo-militaro-totalitaro-esclavagiste en place plus quand il sait ce qui ne va pas en lui-même que quand il sait ce qui ne va pas autour de lui ? Le DRS a-t-il compris qu’il est plus salvateur pour le peuple algérien de savoir ce qu’il est, ce qu’il n’est pas et ce qu’il veut que de savoir que c’est l’ANP qui fait la pluie et le beau temps dans tous les domaines de la vie en Algérie ? Le DRS a-t-il enfin compris que les propos de quelques rares « Djamel Zenati » qui existent un peu partout en Algérie sont plus « révolutionnaires » que ceux des nombreux « Arezki Ait Larbi » qui n’arrêtent pas de battre tous les pavés sans que le moins du monde le peuple s’intéresse au bruit de leur fureur ? Décidément, c’est toute la problématique du changement dont tout le monde et que la majorité dessert-par ignorance ou par lâcheté- qui s’exprime dans cette optique. Intervenant au congrès du PPS (Maroc), récemment, en s’interrogeant sur la réalité de la militance dans les pays du Maghreb ainsi que sur l’avenir de cette région de l’Afrique, Hocine Ait Ahmed a vivement mis le point sur les deux aspects, intrinsèques et extrinsèques, relatifs à la question du changement en déclarant en fait que « Entre des archaïsmes, que l’adoption des nouvelles technologies croit pouvoir masquer judicieusement, et la loi d’airain d’un monde sans pitié pour les faibles, militer pour un monde meilleur, ici et maintenant, passe par une douloureuse et constante explication. Explication, sans cesse repoussée, par des pouvoirs politiques que leurs choix enchaînent à des postures autoritaires puis répressives puis carrément hostiles à l’égard de sociétés qu’ils ne cherchent même plus à comprendre. Explication biaisée, au sein même de nos sociétés, où elle finit par se confondre avec la longue litanie de tout ce qu’il faudrait changer autour de nous et qui oublie de commencer par ce qui doit changer en nous. » Nous n’avons  nullement envie, à travers cette remarque, de porter préjudice à quoi que ce soit. Mais, faut-il le dire, la différence entre Arezki Ait Larbi et Djamel Zenati est que le premier croit pouvoir changer le système en le dénonçant et que le deuxième, conscient de la rigidité de notre système socio-culturel, essaie de donner aux Algériens quelques instruments heuristiques, méthodologiques et intellectuels pour se changer d’abord eux-mêmes, étant donné que « l’illusion démocratique » à elle seule ne peut jamais façonner le comportement citoyen d’une personne et ce aussi imprégnée soit-elle de l’esprit de la démocratie, à faire ensuite sortir l’Algérie de l’impasse historique dans laquelle elle se trouve. Ceci, nous le disons non pas pour désapprécier l’un et hisser au pinacle l’autre, la réalité étant que nous apprécions la rigoureuse quête démocratique des deux, mais seulement, dans un esprit de pédagogie citoyenne, pour mettre le point sur la démarche « tendancieuse » du premier dont l’optique militante est à prédominance berbériste, ce qui rime parfaitement avec la logique sectarisante du même DRS  qu’il dénonce sans cesse, ainsi que pour démontrer, un tant soit peu,  la stratégie communicative pour le moins nihilisante de notre presse nationale.

Revenons maintenant à notre chère presse nationale, presse de propagande pro-militaire et instrument majeur de corruption de notre imaginaire collectif. En fait, alors qu’elle boycotte les activités d’un mouvement politique  derrière lequel  se trouvent des personnes intègres et qui prônent une ligne d’action pacifiste, légaliste et nationaliste, Rachad en l’occurrence ; alors qu’elle ne souffle aucun mot ni sur Salima Ghezali, ni sur Salah-Eddine Sidhoum, ni sur Abdelkader Dehbi, ni sur Mohammed Ziane Cherif, ni sur Mohammed Samraoui auquel on dénie même son droit de réponse à des calomnies insidieuses publiées dans le Quotidien El Watan, etc. ; alors qu’elle ne parle presque jamais des activités des partis politiques de l’opposition démocratique, elle s’érige en porte-parole de tous les mouvements extrémistes à l’image du MAK dont elle n’a pas hésité à qualifier le leader comme étant « le Roi de la Kabylie » combien même  le mouvement qu’il dirige ne bénéficie de quasiment aucune sympathie en Kabylie, et s’ingénie à être une véritable tribune de prédication pour les mouvements que l’on qualifie communément de « terroristes » en entretenant, religieusement,  le fantasme de la terreur et du massacre à travers la propagation à outrance d’informations terrorisantes.

Par ailleurs, force est de constater que, depuis quelque temps, le réseau Internet est devenu un vrai point de rencontre entre les Algériennes et les Algériens. Conçu initialement par les Services spéciaux qui ont œuvré dur comme fer pour son amplification, comme instrument, au même titre que la presse, de corruption de notre imaginaire collectif à travers l’introduction d’idées perverses, notamment les sites pornographiques qui, selon une petite  enquête que nous avons nous-mêmes réalisée dans le milieux universitaires algérois, sont les plus visités par les étudiant algériens, ainsi que certains sites extrémistes prêchant le ritualisme militant d’une certaine frange  d’islamistes, Internet semble avoir échappé à ses contrôles du DRS. La presse nationale perdant de plus en plus de sa crédibilité pourtant mal entretenue dés le départ, tous les espaces d’expression et de manifestation étant fermés, les militants algériens, ou encore ceux qui veulent que l’Algérie soit ce que ses vrais « libérateurs » ont voulu en faire, s’intéressent de plus en plus aux débats, aux forums, aux différentes discussions organisées en ligne, ce qui fait rageusement peur à notre police politique. Mais que faut-il faire pour empêcher les Algériennes et les Algériens qui, après s’être libérés de tous leur fantasmes dans le petit espace de liberté que leur offert Internet, commencent à se poser des questions sur leur avenir commun et donc à faire de la politique ? Fermer Internet ? Une mauvaise solution qui risque de salir l’Algérie au plan international et ce d’autant plus que El Watan, le fidèle porte-parole du DRS, est là pour ne s’occuper que de la sale besogne. En fait, ce journal qui semble être une référence pour tous les Algériens en matière d’information, d’opinion et d’analyse va consacrer un dossier à Internet. L’intitulé ? C’est choquant : Internet sous haute surveillance. Cliquez vous êtes surveillé. A bien lire ce dossier qui, d’apparence, dénonce la restriction des libertés, on ne saurait ne pas se rendre à l’évidence. En lisant, dans les colonnes du journal « référence » des phrases comme « Tout est écouté : les e-mails qui, de toute façon, ne sont pas cryptés (sauf dans le cas du https), les chats du genre MSN, où les conversations sont cryptées mais décodées grâce un algorithme dont on dit qu’il a été fourni aux Algériens par les Américains et toutes les plateformes sociales, Twitter ou Facebook, ou même la téléphonie par Internet comme Skype. « Aucun système n’est inviolable », expliquent encore les experts en la matière », « On peut même, à distance, sourit malicieusement un expert, activer le microphone du PC et écouter ce que vous dites chez vous, dans votre salon, ou tout voir, dans le cas où une webcam est présente », « Le top ? Ecouter un téléphone portable éteint, dans lequel on a intégré un logiciel qui active la transmission audio et la retransmet en direct au centre de contrôle », « L’équipement installé serait l’un des plus sophistiqués au monde », « Ne souriez plus, les services de sécurité sont chez vous. », on ne peut pas ne pas poser des questions sur les non-dits qu’elle recèle.  En effet, dans un livre-phare écrit par l’immense philosophe Michel Foucault, surveiller et Punir, beaucoup de questions ont été abordées, notamment celles consistant à démontrer, à travers des exemples et une certaine stratégie analytique joignant le questionnement perçant aux nouveaux instruments de la psychanalyse et des sciences sociales, comment  peut-on construire un univers carcéral, une prison, dans le système psychique d’un individu et l’amener ainsi à se résigner devant le fait accompli. Si l’on se fie à la réflexion foucaldienne qui est fondée sur des exemples  concrets tirés de la réalité socio-historique de la France, on déduirait facilement que, en disant tout ce que nous avons cité, El Watan veut essentiellement semer la peur et la panique dans les esprits, les démobiliser psychologiquement et briser en eux toute velléité révolutionnaire ou simplement qui vise au changement. Cette idée ne nous est pas tombée du ciel ; au contraire, c’est  à travers l’observation, à base de faits concrets, que nous y sommes arrivés.  Cliquez chers concitoyens et concitoyennes, participez à la réalisation de la si attendue transition démocratique, l’Algérie de demain vous attend.


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28 Commentaires sur cet article

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  • Yahia
    7 juin 2010 at 18 h 49 min - Reply

    Le plus grand mensonge qu’on a raconté aux algeriens, c’est le fait de dire qu’on a une presse libre ou pluraliste.Ce qui est arrivé c’est que le chaab et al moudjahid ont enfanté une serie de journaux. Comme les enfants mal élevés d’un couple.Generalement, ils sont plus intelligent(aus ens negatif du terme) et plus rusés que les parents. Ainsi on voit ces series de journaux se partager les roles.Un tire à gauche l’autre à droite.Un parle du football , l’autre parle des projets. Un se montre pudique l’autre se montre trés critique. Par exemple echourouk sait trés bien comment garter les algeriens à l’endroit où il aiment se faire grater et le ton utilisé est bien choisi. Quand les gens commencent à comprendre ils créent d’autre journaux etc, etc….




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  • Zineb Azouz
    7 juin 2010 at 19 h 31 min - Reply

    Un grand bravo à Monsieur Mahieddine Lachref pour son analyse de lapresse « indépendante » et pour El Watan qui se pense différent des autres torchons, parce que de temps en temps il trille sur le volet quelques personnalités plus ou moins bien notées par le baromètre des intuitions et des impressions populaires.
    Mais chasser le narurel il revient au galop, avec monsieur Zenati par exmple, lesvieux ciseaux aux ont vite rerpis du service.
    Qu’ils nous écoutent, qu’ils nous surveillent, qu’ils nous censurent en baillonant les compétences et en asservissant le peuple, Grâce aux Berline Noires et à leur courageuse descendance camée, nous sommes, malgré eux, les spectateurs priviligiés de leur desquamation.
    ZA




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  • Mohamed J.
    7 juin 2010 at 20 h 33 min - Reply

    Article remarquable. L’ennemi de l’intellect c’est la cupidité. Dès que quelqu’un devient cupide, il cesse d’être un intellectuel et encore, s’il l’est à ce moment. L’égo empeche la pensée d’être libre et la ligote dans l’espace temporel, l’empêchant dd’intérioriser son vécu mais extériorisant le moi dans la réalité. C’est notre problème en Algérie. Nous devenons prisonniers de nos désirs et nous éloignons des valeurs qui font une société et qui sont fondés sur le bon sens et la rationalité et parfois sur une saine idéologie ou des sentiments religieux.

    Ce qui fait notre presse c’est la manne publicitaire et les journaux à « fort tirage » sont l’objet d’attentions en haut lieu et des instructions ont été données d’acheter leurs journaux par toutes les entreprises publiques et administrations pour tous les cadres. Un petit calcul, à vue de nez, permet de situer cet apport significatif.




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  • brahmi16
    7 juin 2010 at 20 h 35 min - Reply

    je voudrais rajouter à cette analyse ,le fait que le pouvoir algerien agit en terrain conquis ,il peut tout tolerer,sans aucun risque, au contraire ,il peut se permettre le luxe de susciter , d ‘orienter de les catalyser, pour mieux les maitriser ,ces debats virtuels . Chacun de nous laisse libre cours à sa colere et à sa revolte,du moment que cela ne depasse pas le cadre de la discussion, le pouvoir ne peut qu’ etre satifait.Ces debats sont de vrais defouloirs pour les opposants virtuels que nous sommes,mais sans reels danger pour la junte qui tient de mains de fer le pays .c’ est ainsi que nous faisons inconsciemment le jeu du pouvoir,on s’ exteriorise ,on ‘eclate,on se devoile ,mais sans impact sur le cours des evenements.Le regime tient solidement le pouvoir, il a reussi à annihiler les opposants ou les activistes purs et durs ,les poussant à s’ expatrier ou à se retirer de la vie politique, certains ,de guerre lasse, ont fini par tout abandonner ,d’ autres ont ruinés toute leur capital santé ,devant la lacheté et la trahison, parfois de leurs meilleurs camarades.Aux utopistes endurcis, à ceux qui baignent dans une naive beatitude , il ne faut pas se voiler la face et reconnaitre que Tout s’ achète et que tout se vend.Il faut appeler un chat, un chat.Le combat est trop inegal.Le mal ,le mechant ,(la traitrise)aura toujours le dernier mot, parce que le bon, le gentil(le sentimental) ,ne pourra jamais utiliser les memes armes que son adversaire.Excusez moi? c’ est maladroit, mais je ne connais pas d’ autres formules plus explicites.

    =================
    Non, mon cher compatriote, les hommes et les femmes dignes ne se vendent pas et ne s’achètent pas. Et il y a en Algérie des hommes et des femmes dignes. Ceux qui ont vendu leur dignité et leur âme, ne sont que des r’khass (pour reprendre un langage de notre terroir et avec tout le respect aux lecteurs et lectrices) qui ne représentent nullement les Hommes Libres de notre Algérie profonde.
    Evitez de généraliser, mon cher frère.
    Amicalement.
    Salah-Eddine




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  • lemgabri
    7 juin 2010 at 22 h 52 min - Reply

    Une Grande Journaliste poussée a la porte par le lobby qui n’existe pas. Faut dire que c’était une coriace: http://www.youtube.com/watch?v=Aeqb8h0I-Bg

    Les Juifs en Palestine, Helen Thomas à la retraite

    Le siège d’Helen Thomas était vide ce lundi matin, au premier rang, lors du briefing quotidien du porte-parole de la Maison Blanche, accompagné aujourd’hui de l’amiral Thad Allen (le tsar de la marée noire). La doyenne des correspondants à la Maison Blanche, sous un feu roulant de critiques pour avoir souhaité aux Juifs d’Israël de « rentrer chez eux, en Pologne, en Allemagne… » ne s’est pas présentée ce matin. Peu après, en fin de matinée, le groupe Hearst qui l’employait, a annoncé via ce laconique communiqué que son éditorialiste a pris sa retraite, avec effet immédiat. Le 4 août prochain, Helen Thomas doit fêter ses 90 ans et comptait bien encore prolonger son record de longévité dans la salle de presse de la Maison Blanche (elle y a couvert tous les présidents depuis Kennedy). Mais il y a des limites assez claires à Washington à ce qu’on peut dire sur l’histoire du peuple juif, cet épisode l’aura rappelé de façon exemplaire.




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  • Sécurité Privé | Archives de Sécurité Tube
    8 juin 2010 at 7 h 36 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie » A propos d’une certaine presse privée Ou … […]




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  • papousse
    8 juin 2010 at 7 h 42 min - Reply

    Un article hautement à saluer, puisqu’il touche un vecteur vital de notre multidimensionnel marasme : la désarticulation de notre imaginaire.
    Si par exemple, un jour, des volontés sincères voudraient faire le nettoyage dans les écuries d’Augias, ils n’ont qu’à commencer dans la presse écrite. Très facile, découvrez qui sont derrière ces journaux réellement et vous allez savoir qui sont les vrais marionnettistes de tout ce cirque tragique depuis plus de 60 ans.
    En ce qui concerne la philosophie de Michel Foucault, son coup d’envoi fut fatal et en direct lors de l’assassinat de Boudiaf. 33 millions d’algériens furent résigné à jamais en conclusion avec un terrorisme d’État qui avait duré 10 années lequel est toujours en vigueur.
    Pourquoi les propos de Zenati ont été charcutés par El-Watan ?
    Par ce qu’ils n’étaient pas loin du discours de Boudiaf.
    En Algérie tout est factice, excepté le peuple et le DRS…tout ce qui est entre eux ne sert que de façade.
    En Algérie, dès qu’on veut parler de la vraie histoire ou d’expliquer le vrai Islam, les boucliers se lévent…on ne veut pas articuler notre imaginaire.




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  • D B
    8 juin 2010 at 9 h 11 min - Reply

    Propagande militaire? Ces termes me paraissent inappropriés à la circonstance. Cela supposerait que la presse est au service de l’armée,en tant qu’institution, pour des objectifs purement militaires. Or, la véritéest autre. Si effectivement les barons du régime sont des militaires, leur main mise sur la pressse obeit à des contingences qui n’ont rien à voir avec la mission intrinsèque de défense du territoire, mais à une stratégie de pouvoir personnel, et de pillage des resssources nationales. Nous sommes donc dans un contexte mafieux. Et la presse est donc sous la coupe d’une olligarchie, militaire et civile, qui l’utilise pour manipuler les populations, afin de garder le pouvoir, et s’en servir à des fins d’enrichissement personnel et illégitime. La presse est donc une complice active d’une association de malfaiteurs.
    Ces propos peuvent paraître excessifs, ils n’en reflètent pas moins la dure réalité. Du moins à mon humble avis.




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  • Zineb Azouz
    8 juin 2010 at 11 h 03 min - Reply

    J’aurais aimé que notre presse fasse de la propagande militaire, se qui m’aurait en effet rassuré sur l’identité de cette institution.
    J’aurais aimé que nos généraux par exemple aient gagné leurs galons sur des champs de combats, en libérant des territoires ou je ne sais quel autre exploit (je ne parle pas bien sûr de ceux qui ont livré des batailles dans les sous sols relevant des centres de détenions secrets où l’on doit compter effectivement de vértibales héros ou hères, je ne sais pas)
    Malheureusement, nous avons des barrons, nous avons de s gradés, des hommes armés, sur-puissants, qui controlent les ports, le prix du sucre, des couches bébés, qui détiennent les urnes et bien sûr qui ont la main sur la presse et sur l’expression citoyenne libre.
    Le rôle des journaux est de ce point de vue crucial et impardonnable.
    Pour les tenants du pouvoir, ne manquant pas de moyens financiers, ils ont à leurs service un contingent de compétences chargé de nous donner l’impression que la presse indépendante est existe, pour preuve ils peuvent dénnoncer de temps en temps un malfaiteur, un douanier ou un banquier et même critiquer le président, mais sans plus.

    On fait du statu quo, et sur l’essentile la presse fait bloc, sont interdits de cité les mêmes sujets sensibles et les mêmes individus incontrolables (aux yeux de leurs maîtres).
    Qui ose citer le drs ? Qui ose parler du budget militaire ? pour ne citer que ces deux petits points.

    ZA




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  • brahmi16
    8 juin 2010 at 12 h 15 min - Reply

    @SALAH EDDINE, je vous voue un grand respect ,mais il fait quant meme reconnaitre que les hommes dotes de qualités morales ,intransigeant sur les principes humanistes et imprégnées de valeurs universelles ,ne sont pas légion.s’ils etaient assez nombreux ,jamais le pays n ‘aurait ete une proie facile pour ces predateurs.Dans les pays democratique ,les militaires les policiers ,les gendarmes et les services secrets font profil bas.Bien plus, ils sont la cible de toutes sortes de galejades , souvent on les compare à de simples d’ esprit et sont l’ objet de moqueries.on le voit bien la télé.Par contre chez nous, dans les pays totalitaires, ils incarnent, le droit, la justice, le pouvoir et……. la puissance » divine ».N’ est ce pas pas là, mon cher Djamel eddine ,la preuve irrefutable que l’algerie est deficitaire en matiere d’ hommes honnètes ,integres, competent et courageux .Si les militaires se sont emparés et gardés le pouvoir durant un demi siecle ,il faut avouer qu’ il n’ y avait personne compétent et capable, pour s’ y opposer.LA nature ayant horreur du vide.A propos de presse; tous les patrons de journaux et les journalistes ont des accointances avc le DRS( faire partie du sérail)sinon avoir fait carriere dans les services de securité ou faire partie du grand cercle des charognards, il faut pas donc s’ etonner, ils peuvent s’ engueuler ,s’ insulter, mais tout cela n’ est qu’ une vaste mascarade,le dindon de la farce c ‘est nous.




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  • lemgabri
    8 juin 2010 at 16 h 06 min - Reply
  • leila.S
    8 juin 2010 at 17 h 33 min - Reply

    tant que l’Algérie est sous l’emprise d’une poignée de dictateurs,ce pays ne connaitra pas de presse indépendante;car cette dernière est mise au service du système en place pour assurer sa survie, donc il faut mobiliser toutes les bonnes volontés afin de provoquer un changement radical et pacifique pour pouvoir ensuite ouvrir les portes des libertés individuelles et collectives et notamment la liberté de presse.




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  • kada
    8 juin 2010 at 19 h 08 min - Reply

    Les journalistes ayant signé (et non écrit) les articles sur la corruption sont à la solde des responsables notamment de la caserne Antar Hydra, qui ont désigné le colonel Faouzi en tant que responsable chargé de l’information et de la presse.
    La mission principale de cet énergumène consiste d’abord à garantir l’engagement de toute personne physique ou morale demandant un agrément à exécuter les ordres venant du DRS, sous peine refus de l’agrément
    le processus de publication, tel qu’il m’a été révélé par un élément du DRS en état d’ivresse avancée :
    Après les présentations auprès des procureurs des personnes représentant un intérêt certain ou s’inscrivant dans l’objectif recherché à travers les affaires soulevées, le colonel Faouzi organise les fuites en les communiquant à ses sbires: (sergent garcia (Tlemcani et suivants placés à El Watan, TSA, Le soir etc).
    De cette manière, s’il y a protestation puisque le dossier est censé être sous l’effet du secret de l’instruction, le bous émissaire c’est les avocats et le tour est ainsi joué.
    Pourquoi sont organisées ces fuites? le plus important c’est pour faire pression sur les magistrats (mise sous mandat de dépôt, maintenir le mandat de dépôt par la chambre d’accusation, condamnation) et si jamais les magistrats ne marchent dans l’exécution du plan tracé à la caserne Antar, le colonel khaled (un autre énergumène qui fait réunir les magistrats la nuit pour faire prononcer un jugement décidé ailleurs- ex affaire FLN) fera ce qu’il faut pour une mutation dans l’intérêt du service.
    Voilà la triste réalité et les journalistes notoirement connus contribuent activement à ce drame et se font passer pour des journalistes indépendants, travaillant dans un journal reconnu.
    La honte quoi!




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  • bouyilès
    8 juin 2010 at 20 h 15 min - Reply

    Il a donc parlé sous l’effet de l’alcool,notre James Bond de pacotille.Ce que vous dites est fort intéressant Kada.
    Pour renverser tout ce chateau de cartes qu’est ce service,je suggère qu’on importe une bonne centaines de blondes longilignes des pays nordiques et qu’on les mettent en contact avec tous les gradés de nos services .Effet du whisky aidant,ils vont vider tout ce qu’ils ont dans le ventre et dans le crâne.




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  • radjef said
    8 juin 2010 at 21 h 23 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. La presse algerienne veut nous faire croire que le DRS est un corps invincible, fort et intelligent. Elle veut nous faire plonger dans une psychose collective en nous faisant croire que ce corps de securité est present partout autour de nous. Il nous surveille même dans les toilettes. Nous n’avons rien a cacher; il peut nous surveiller autant qu’il le veut. En revanche, le DRS un corps composé des revolutionnaires de la 25 heure, des repris de justice, de ratés d’ecole, de criminels,d’assassins sadiques, de corrupteurs es qualité a des choses a cacher. Mais comme il est un corps peuplé d’imbeciles et d’affamés qui pensent l’excés est une vertu et non un vice, il a confié la mission de couvrir ses arrieres à une corporation encore plus imbecile que lui, la presse. Messieurs les intellectuels algeriens, l’argument du DRS ne tient pas la route. Un intellectuel qui s’avoue vaincu devant un tas d’imbeciles qui ont construit leur reputation sur le mythe avant même d’avoir livrer bataille, est-il veritablement un intellectuel? Que vaut son intelligence et que valent ses diplomes, si un ignorant ou une brute le fait trembler au point de renoncer a ses convictions?




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  • lemgabri
    8 juin 2010 at 21 h 53 min - Reply

    J’ai une petite question: qui est derrière TSA ?




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  • moura
    9 juin 2010 at 9 h 31 min - Reply

    @Radjef
    je pense que vous sous estimé le drs;j’ai été amener dans des circopnstance que je n’arrive pas à comprendre ,malgres 9 années apres,d’avoir eu le privilege de diriger le pringtemps dit noir,donc je sais de quoi je parle;une organisation secte qui a pu manipulé du debut jusqu’a la fin le pringtemps 2001,qui au passage aucun gouvernement ne peut resister à une telle pression insurrectionnelle en l’occurence le drs n’est pas une structure à sous estimer.




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  • Mahieddine Lachref
    9 juin 2010 at 10 h 42 min - Reply

    Bonjours chers camarades. Monsieur D B, Mme Zineb Azouz, dans cet article, je n’ai pas vraiment parlé de propagande militaire, mais de la presse en tant que machine de propagande pro-militaire. Quand on sait que l’Algérie est, depuis 1956, prise en otage par un groupe de militaires qui, dans la vie de tous les jours comme dans la vie politique où les Algériennes et les Algériens sont sensés donner sens à leur destin commun dans un esprit de dialogue, de débat pédagogique et de tolérance « citoyenne », loin de toutes les vicissitudes de l’égocentrisme et de la suspicion, privilégient -et font tout pour ce faire- la gâchette sur la cervelle, on je peut pas ne pas mettre le point sur cette esthétique de la terreur et cette philosophie de « tu bouges tu meures » qui meublent la chambre noire de notre presse nationale. Ceci étant dit, j’aimerais ajouter que je ne suis pas un fanatique de l’antimilitarisme, d’autant plus que la conjoncture internationale nous impose de part et d’autre, une certaine vigilance, mais de là à faire du militarisme un mode de vie et « une sociologie de la survie », comme c’est le cas chez nous, même quand tout le monde dirait « bravo les gâchettistes! » je serai là pour dire, tout seul, « à bas le militarisme ». Essayons de lire ou de relire Rhinocéros de Eugène Ionesco.
    Amicalement
    Mahieddine




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  • Dragon
    9 juin 2010 at 16 h 05 min - Reply

    oh cher amis,
    Dans le monde de la presse il y a plusieurs propriétaires privé mais toujours un seul patron, il réside entre Hydra et Ben Aknoun, comme la plus part le savent très bien . on ne fait pas du journalisme mais du commerce d’information au profit du system, quelque journaux sont même prêt à se laisser manipuler et faire de l’intox au profit de quelques avantages.je ne penses pas que nous avons une presse muselé mais plutôt piégé par la dependance totale en matiere de ressources ( Pub, impression et meme les autoritées fiscacal)et donc en qq sorte elle doit abdiqué face aux désirs du system; maintenant concernant nos journalistes ,nous savons tous qu’il ya pas d’investigation réelle, surtout dans les gros dossiers. aucun journaliste n’a le courage d’aller de l’avant et donner une image neutre du sujet.la devise du monde mediatique Algerien est chedd akteb ya Ahmed ou plutot FAXILOU




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  • Abdelkader DEHBI
    9 juin 2010 at 19 h 13 min - Reply

    @ — Mahieddine Lachref :
    La seule réserve que je voudrais soulever pour ma part, sur votre excellent article, c’est lorsque vous écrivez :
    «  » » »Ceci étant dit, j’aimerais ajouter que je ne suis pas un fanatique de l’antimilitarisme, d’autant plus que la conjoncture internationale nous impose de part et d’autre, une certaine vigilance,.. » » » »
    — En effet, si personne n’a le droit de mettre en doute le moins du monde, le patriotisme, la compétence et l’intégrité d’un grand nombre d’officiers – supérieurs ou subalternes – en particulier dans les rangs de la nouvelle génération de l’Institution muilitaire, je ne suis pas certain en revanche,qu’on puisse en dire autant, quant à la hiérarchie militaire supérieure qui s’est accaparée du pouvoir réel en prétendant « sauver la republique » (sic)alors qu’elle constitue dans les faits, un pouvoir politico-mafieux, sur lequel continueront de peser de graves présomptions de crimes imprescriptibles que ni M. Bouteflika, leur complice objectif, ni ses lois scélérates ne pourront absoudre.– De ce fait, le clan des putschistes ne peut être moralement gratifié de nourrir la moindre « vigilance », sinon à l’endroit de sa propre pérennité en tant que pouvoir. — Il suffit de voir par exemple, cette quasi allégeance montrée par ledit pouvoir, à l’égard des officiers de l’OTAN, de passage à Alger, chose inimaginable il y a à peine une vingtaine d’années ! …




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  • radjef said
    9 juin 2010 at 21 h 09 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @moura, bonsoir. Wallah hadha mahalbet! C’est notre lacheté et nos pretentions demesurées qui ont fait la force de cette camora.Tout le monde sait cela, mais tout le monde fait semblant de ne pas le savoir. Mais a force de faire semblant de ne pas voir, on est devenus veritablement aveugles. Et le borgne est roi au pays des aveugles.




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  • Ammisaid
    9 juin 2010 at 21 h 47 min - Reply

    La plume qui dit la vérité est cassée, enterrée, affamée, terrorisée ou exilée. Celle qui continue à écrire n’écrit que pour manger, que pour sauver sa pensée et que pour plaire à celui qui regne par la violence, la sauvagerie et l’absurdité. Le constat est fait et il n’y a pas un élement, un objet, une substance, un animal, un atome, un être…qui constituent l’Algérie qui ne le savent pas d’un savoir total et absolu. L’Algérie meskina, mhgoura et yatima. Heblouha, ksourouha…oumazal ! Ils ne doutent pas de leurs mensonges, ils les ont institutionnalisé, constitutionnalisé et tamponée avec le sceau de la prophetie. Le journalisme est un art, ils l’ont el3arisé. Tout ce qu’il y a la haut, au dessus de nos pauvres têtes n’est que pure illusion, la vraie vie et la vérité sont en bas, cachées jalousement dans les coeurs des zawalis. Ce peuple qui subit et qui patiente faute d’un projet de lutte clair et sincère qui sera mené par des hommes qui aiment l’Algérie.
    Tout est beau, riche et fort en Algérie, sauf les dirigeants et ceux qui les soutiennent dans cette oeuvre maléfique de destructions de cette beauté, de cette richesse et de cette puissance diverse et rare du fait de sa rareté. Ah ! S’ils savaient cardiaquement tout le mal qu’ils font à l’Algérie ! Ah ! s’ils savaient combien est ephémere cette vie de luxure imméritée ! Ah ! s’ils savaient combien est etroite la tombe dans laquelle ne seront tous et toutes enterrés !
    Ah! S’ils savaient que chaque acte, chaque intention et chaque parole (dite ou écrite) sont comptés !
    Ils savent pas et nous, malheureusement, nous ne savons pas comment leur faire comprendre que la seule solution pour le bien de notre pays et de son peuple et qu’ils partent loin pour jouir, tranquillement, de tout ce qu’ils leurs ont volé. AKA !
    Fraternellement




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  • Mahieddine Lachref
    10 juin 2010 at 9 h 02 min - Reply

    Bonjour chers camarades. Monsieur Dehbi, merci pour votre remarque. Je m’explique cependant. En disant que « je ne suis pas un fanatique de l’anti-militarisme », je projette plutôt mon propos dans l’a-venir. J’aurais pu mettre à la place de « je suis » « je serai »; c’est en fait une façon pour moi, à travers cette projection, de mettre en garde ceux-là qui ont la triste habitude de nous reppeler que dans tous les pays du monde, l’armée et les Services de Sécurité d’une manière générale jouent un grand rôle, mais qui oublient que l’ANP et le DRS en Algérie ne jouent qu’un seul rôle: maintenir en sursi et en résidence surveillée toute la société algérienne. Ces deux institutions, en quelques sorte, ne font que renforcer, chaque jour un peu plus ce que les politologues appellent « la logique de l’Etat contre la nation ». Pour résumer, je ne serai pas un FANATIQUE de l’antimilitarisme lorsque l’armée rejoindra, une fois pour toute, les casernes.
    Fraternellement
    Mahieddine




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  • brahmi16
    10 juin 2010 at 13 h 43 min - Reply

    @Ammisaid,cher ami vous savez bien que ces gens là, n’ ont pas un cerveau d’ humain,c ‘est un cerveau hypotrophié d’au moins un hemisphére (cerveau limbique) ,ils sont donc dans l’ incapacité de comprendre la souffrance de la population ,leur gène ont été programmés que pour semer haine et discorde.c est plus fort qu’ eux ça les depasse,c ‘est comme cela et on n ‘y peut rien.Ils ne pourront jamais assimiler les vertus humanistes dont sont dotés les gens normaux.Pour confirmer cette hypothèse ,cher ammisaid, il y a une etude qui a été publié dans toute la presse internationale il y a quelques semaines et qui etabli que l’ individu n ‘a pas les memes sensibilités à la souffrance des autres.
    « Le cerveau des racistes a du mal à s’identifier de manière spontanée à la souffrance physique des individus d’autres groupes ethniques. La preuve en a été faite en montrant à des sujets des images d’aiguilles plantées dans des mains de diverses couleurs », écrivent les auteurs de l’étude conduite par les universités italiennes de Bologne et Rome, ainsi qu’un centre du CNRS à Lyon. Il existe
    des cerveaux insensibles à la douleur physique des autres et à la souffrance physique des individus appartenant à d’autres groupes ethniques ou sociaux. « les autres » ce qu’on connait le moins,leur souffrance, nous indifférent plus ou moins. azul .




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  • GODEL LE MYSTIQUE
    10 juin 2010 at 22 h 39 min - Reply

    A la naissance on nait tous égaux,du moins pour nos facultés humaines et émotionnels.En particulier ,la douleur,mais a l’age adulte on peut devenir à des degrés variés insensible voire indolore.
    Par exemple ,les mystiques soufi,par des exercices mentales,ils peuvent dompter leurs douleurs et souffrances ,morale ou physique.
    L’histoire retient uniquement ces derniers.
    La saga des politiciens machiavélique adopteront la méthode « rationnelle » et un processus d’amnésie volontaire,pour devenir insensibles aux « cris » des opprimés.




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  • saluetous
    18 juillet 2010 at 12 h 53 min - Reply

    au-dessus de tout soupçon

    Chalabi El-Hadi, préface de Hocine Zahouane

    La thèse de Chalabi El-Hadi est que la presse algérienne ne mérite pas pleinement la réputation démocratique qui lui est volontiers conférée au nord de la Méditerranée. Pour lui, nombre de journalistes de ces médias viennent de la presse de parti unique et ils ont un statut de parafonctionnaires. Pour l’auteur, il s’agit en fait d’une presse administrée. Ses différents titres et les engagements de ces derniers ne seraient en somme que la résultante d’une clientélisation par les différents clans de l’appareil militaire. Et la plupart des mises à mort médiatiques seraient des exécutions sur ordre.

    Certains estimeront que ce livre est sévère. S’il dit que l’actuelle presse algérienne est tout de même différente de ce qu’elle était à l’époque du parti unique, ce sont les continuités qui ressortent surtout. Toutefois, ce texte, qui est un pamphlet au bon sens du terme, est à méditer, certes sans se départir d’un oeil critique, par ceux qui pensent que les réalités politiques algériennes sont moins simples que les médias français ne les présentent souvent.




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    19 juillet 2010 at 23 h 51 min - Reply

    Combien méme le journalisme, ce 4éme Pouvoir est-il sensé étre un Art, une Mission et un Devoir, ayant le courage de reconnaitre et de dire que la presse chez nous (a quelques rares exceptions) semble étre pétri dans un matériau de faussaires,ce au détriment de l’Ethique et de la Déontologie. Alors posons là cette question : qui a terni l’image de l’algérie? si ce n’est les portes plume et les salisseurs de papier.




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  • Zineb Azouz
    20 juillet 2010 at 17 h 19 min - Reply

    Monsieur Nourredine BELMOUHOUB,

    Le rôle de notre presse a été et reste impardonnable et inqualifiable, ils ont presque tous accepté d’être des scribouillards aux ordres de patrons véreux et à plat ventre devant la junte militaire.
    Ils n’ont même pas été les figurants de l’information, ils ont déformé les événements, désinformé le peuple et surtout occulté les pires crimes et les scénarios les plus abjectes, livrant ainsi leur propre corporation à la précarité et au crime organisé.




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  • Congrès du Changement Démocratique