Édition du
20 July 2017

Communiqué du COMITE INTERNATIONAL DE SOUTIEN A MOHAMED BABANADJAR

Communiqué

« Une  société n’est forte que lorsqu’elle met la VERITE sous la grande lumière du soleil ».

Nous venons d’apprendre par le biais de nos amis militants des droits de l’homme de Ghardaïa  que Mohamed Babanadjar a été transféré de la sinistre prison de Berrouaghia à la non moins sinistre prison  de Babar, dans la wilaya de Khenchela et ce, sans que la famille du détenu, demeurant à Ghardaïa,  ne soit informée.  Selon les informations reçues de Ghardaïa, ce transfert serait en rapport avec une éventuelle visite qu’effectuerait  la Croix Rouge Internationale à la prison de Berrouaghia.

Ce n’est qu’après plusieurs  jours de recherche que la famille Babanadjar a pu localiser son fils à Khenchela. Elle apprendra que Mohamed avait,  pour arracher ses droits élémentaires d’être humain,  été contraint d’observer une grève de la faim illimitée.  Cette action de défense  de la victime de l’arbitraire privée de liberté provoquera le courroux  de ses geôliers  qui useront de brimades, d’insultes (voir communiqué du Docteur Fekhar) et de mauvais traitements. Mohamed se verra enfermé dans une cellule d’isolement, les poignets enchainés et ce, malgré sa grève de la faim et son état physique délabré.

Nous suivons de près la situation de Mohamed Babanadjar  afin d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur  cette atteinte caractérisée aux droits élémentaires de cette victime de l’injustice.

Pour rappel, Mohamed Babanadjar, jeune citoyen de Ghardaïa, âgé de 26 ans avait été accusé du meurtre de Brahim Bazine survenu le 20 octobre 2005, meurtre qu’il nie de toutes ses forces. Il sera condamné en juin 2006 à la peine capitale par la Cour criminelle de Ghardaïa puis rejugé en mai 2009 pour être condamné à la perpétuité par la Cour de Médéa lors d’un procès où la défense démontera toutes les accusations qui n’avaient aucun fondement, en dehors des témoignages contradictoires du fils de la victime, mineur à l’époque. Babanadjar croupit en prison depuis cinq années et a observé plusieurs grèves de la faim pour dénoncer l’injustice dont il est l’objet.

Nous en appelons  au responsable de la Croix Rouge en Algérie afin d’intervenir et de s’enquérir de l’Etat de santé de  Mohamed Babanadjar.

Nous en appelons à toutes les volontés sincères  nationales et internationales afin de  dénoncer  cette situation de non-droit dont est victime ce citoyen Algérien et à se mobiliser pour réclamer  un procès juste et équitable et ce, en regard des nouveaux développements de l’affaire (une déclaration sera faite incessamment par deux membres du comité International de soutien).

Nous en appelons au renforcement du comité international  de soutien à Mohamed Babanadjar en le rejoignant à l’adresse suivante : justice-babanadjar@hotmail.fr

A la famille de Mohamed Babanadjar, nous disons : patience face à  l’épreuve et persévérance dans votre lutte (qui est aussi  la lutte de toutes les personnes dignes et éprises de liberté) pour faire éclater toute la vérité sur cette affaire plus que suspecte dont a été victime votre fils Mohamed qui clame depuis cinq années son innocence. Sachez encore une fois que « nul droit ne se perd tant qu’existe un revendicateur ».

Pour le comité international de soutien à Mohamed Babanadjar.

Dr Salah-Eddine SIDHOUM

Alger le 11 juin 2010

http://algeria-watch.org/fr/mrv/mrvtort/comite_baba_nadjar/comite_soutien.htm

http://www.lequotidienalgerie.org/2010/06/10/urgent-ou-se-trouve-mohamed-babanadjar/


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4 Commentaires sur cet article

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  • Sarouati Amal
    14 juin 2010 at 14 h 30 min - Reply

    On s’insulte, on crie, on blasphème quand il s’agit de débattre de faux problèmes concernant la religion, l’identité ou la démocratie qui en principe sont admis par la majorité des Algériens. On tourne la tête et on se tait quand il s’agit d’atteinte aux droits de l’homme comme c’est le cas ici avec ce malheureux Babanadjar. Pas un seul commentaire. C’est une honte pour nous. Finalement, je crois que nous méritons ce qui nous arrive.




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    • bouzid
      23 novembre 2011 at 7 h 17 min - Reply

      cher sarouati amal l atteinte aux droits de l homme ainsi que tous ce qui est reprocher au gouvernement algerien est commenter a travers le monde.Sache que l état algerien ce permet sans foi n y loi d enfermer tous ce qui condamne ouvertement le pouvoir.Le peuple algerien ne mérite pas ce qu il lui arrive il subi une dictature sans pitié ou le fait de parler ou commenter peu entrainer a sont arrestation est nuire au membre de ça famille.Ce climat de terreur permet a ce gouvernement aure la loi de ce maintenir au pouvoir jusqu’à quant???????????????mouvement du 18 aout 2011




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  • Mohamed J.
    14 juin 2010 at 16 h 42 min - Reply

    @ Sarouati Amel.

    Merci de votre intervention.

    رب امرأة خير من الف رجل




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  • Abdelkader DEHBI
    15 juin 2010 at 21 h 48 min - Reply

    J’ai lu l’intervention de Serouati Amel et je me suis senti interpellé comme tout autre lecteur. Il y a malheureusement probablement des centaines ou peut-être des milliers de cas similaires d’innocents comme Mohamed Babanadja, qui croupissent depuis des mois et des années dans nos prisons d’Algérie. Soyons pratiques : Que pouvons-nous faire, sinon de nous joindre au Comité International de soutien ? C’est à dire peu de choses hélas – malgré les démarches du Comité en question – parce que notre pays est une MONTAGNE D’INJUSTICES.




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