Édition du
28 March 2017

FIFA, Busines et propagandes d’Etat.

Par Zineb Azouz

La FIFA, fédération internationale de football est la seconde association sportive au monde, après le CIO (comité international olympique), son slogan est « le bien-être des jeux pour le bien-être du monde », une responsabilité et un engagement qui ne dit hélas rien sur la véritable nature de cette fédération.

Présidée par le suisse Joseph Blatter dont le salaire annuel, tenu secret avoisine les 4 millions de Dollars, dotée d’un directeur de marketing (Un brillant de chez Adidas, monsieur Thierry Weil), la FIFA avec un mode de fonctionnement calqué sur celui des multinationales qui la soutiennent  affiche  une santé financière presque insolente en ces temps, de paraît il, crise.

La FIFA organise la Coupe du monde de football depuis 1930  et la Coupe des confédérations depuis 1992, mais ce n’est pas tout, elle organise aussi la Coupe du monde des moins de 20 ans (1977), la Coupe du monde des moins de 17 ans (1985), la Coupe du monde de futsal (1989), la Coupe du monde féminine  (1991), la Coupe du monde des clubs (2000), la Coupe du monde féminine des moins de 19 ans (2002), la Coupe du monde interactive (2004), la Coupe du monde de beach soccer (2005) et la Coupe du monde féminine des moins de 17 ans (2008).

En quelques années les tournois et les coupes du monde sont devenus un véritable événement, une sorte de  poule aux œufs d’or pour tous les prédateurs de la planète, qui pour une fois ne se sentent ni salis ni attaqués par leurs activités liées à la pollution, la spéculation ou à l’armement ; dans un combat perdu d’avance, peu de gens s’aventurent à critiquer ce qu’est devenu le sport, et qui entre nous oserait s’attaquer à ces formidables valeurs « sportives » que sont  l’honneur, la fraternité, la solidarité, la bonne santé, le rapprochement des peuples (on en a vu un exemple avec l’Algérie et l’Egypte)  et même la lutte contre la violence ?

Nous y reviendrons plus loin, mais il faut déjà savoir que beaucoup de sociologues, de philosophes  et de professionnels étudiant de près le sport et les comportements qu’il génère le classent comme source de violence et d’aliénation planétaire.

Revenons à la FIFA et à la coupe du monde 2010.

Du foot-busines et des footballeurs-Stars.

Pour avoir une petite idée de la démesure et de l’indécence des nouvelles idoles de la planète, il faut juste se rappeler qu’en en 1971, l’ancien défenseur français Marius Trésor gagnait, l’équivalent de 2500 euros par mois, l’attaquant Thierry Henry perçoit[1] aujourd’hui près de 1,5 millions d’euros mensuels !

En audience cumulée, il y aura cette année près de trente milliards de téléspectateurs prévus et environ 73 000 heures de retransmission dans 214 pays. A  raison de 74 matchs,  le Mondial est l’événement le plus médiatisé de la planète !

Entre  droits de retransmission,  contrats publicitaires,  billetterie et  partenariats, la FIFA amasse une véritable fortune, estimée cette année à près de 3 milliards de dollars, dont une partie est bien sûr versée aux joueurs sous forme de primes et aux clubs (les plus importants, comme le Real Madrid, Barcelone ou Chelsea).

A rappeler qu’en plus des  célébrissimes Coca Cola et McDonald’s, tenez vos bien, la FIFA,  compte parmi ses partenaires  Budweiser, une marque de  bière ! Vous l’avez compris pour votre bien être, celui de vos artères et de votre forme, la FIFA vous conseille et vous encourage à consommer du  BigBurger bourré de ketchup et de mayonnaise que vous pourrez soit accompagner de Coca Cola, soit de bière si votre équipe a par exemple perdu le match !

Sans vouloir rentrer dans les détails techniques, il faut aussi savoir que les partenaires sont classés en trois catégories, les FIFA partners, qui détiennent des droits sur tous les événements organisés par la FIFA (Adidas, Coca-Cola, Emirates, Hyundai – Kia Motors, Sony et Visa), les FIFA World Cup sponsors qui détiennent, quant à eux, des droits sur la Coupe du monde et la Coupe des confédérations qui, elle aussi, a lieu tous les quatre ans (Budweiser, Castrol, Continental, McDonald’s, MTN et Satyam) et enfin, les National supporters qui sont les entreprises qui se trouvent dans le pays organisateur du Mondial et de la Coupe des confédérations, et qui ne détiennent que des droits locaux.

Si vous visitez le site de la FIFA, vous serez frappés par la prolifération des paris en ligne qui lui sont directement liés, le phénomène a pris une telle ampleur que beaucoup de traders ont préféré quitter les bourses pour s’attaquer à ce nouveau marché.

Les jeux du hasard, encore une valeur liée à l’esprit sportif revisité par la FIFA et les usuriers de la planète qui ne ratent aucune occasion pour dépouiller les plus fragiles.

La FIFA et la liberté de la presse.

Un aspect encore peu connu de la FIFA et qui, cette année a été clairement dénoncé par certains journalistes, il ne s’agit pas seulement des droits de transmission de moins en moins accessibles aux chaînes de télévision des pays pauvres, mais des clauses que la FIFA a imposé aux journalistes accrédités, comme par exemple l’interdiction de distribuer leurs produits à moins de 800 mètres des stades, l’interdiction de citer les noms des hôtels où logent les joueurs, mais la plus choquante, la plus invraisemblable et la plus floue est celle qui exige que les reportages ne portent pas préjudice à la FIFA.

En d’autres termes, les journalistes qui ne veulent pas perdre leur accréditation doivent savoir que s’ils  veulent continuer à couvrir la coupe du monde, ils ne doivent surtout pas critiquer la FIFA.

Malgré toutes les protestations de l’association mondiale des journaux et de l’agence de presse africaine afin d’obtenir des engagements écrits de la FIFA de pas retirer les accréditations sans entretien, la Fédération refuse tout dialogue et toute concession.

Avec tous les profits que la FIFA génère pour elle et pour ses partenaires, une question s’impose ?

Qu’est ce que l’Afrique du sud aura gagné ?

Dans son discours du 31 Mai, le président de la FIFA, J. Blatter a encore une fois parlé de la responsabilité sociale du football et des ressources qui permettront à cette dernière d’apporter sa contribution au développent social, toujours, par le football (ceux qui connaissent Adidas, par exemple savent déjà combien il est difficile d’y croire).

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En 2006, le slogan de la FIFA fût « A time to make friends », que d’autres ont réécrit « A time to make money », surtout lorsqu’on sait par exemple que  la maison close Artemis créée pour l’occasion en 2005 sur 3 000 m2se trouve tout près du Stade olympique de Berlin (Une autre notion de l’amitié que la FIFA n’a pas remarqué).

Revenons à l’Afrique du sud qui a du investir près de 3,24 Milliards d’euros  (La Coupe du monde accueillie par la France en 1998 avait coûté environ 1,6 milliards d’euros) dans les infrastructures liées bien sûr exclusivement à la coupe du monde et devant répondre aux  exigences draconiennes de la FIFA.

Des stades surdimensionnés ont été construits ou réhabilités, des autoroutes ont été élargies, le pays s’est doté d’un nouvel aéroport à Durban et un train luxueux et rapide desservant les quartiers chics de Johannesbourg, le Gautrain.

Le coût total des neuf stades, par exemple, était estimé à 120 millions d’euros mais a coûté en définitive UN milliard d’euros, soit presque dix fois plus !

Mais peut être que tous ces travaux ont quand même généré des emplois, non ?

Environ 100000 emplois ont en effet été créés[2], mais vont disparaître dans moins de cinq ans, nous revenons en détail sur les conditions de travail des ouvriers et des ouvrières qui vivent les affres du nouvel apartheid dit socio-économique.

Dans un pays où les  20 % des ménages les plus riches (Blancs en majorité, avec une nouvelle classe ultra minoritaire de Noirs apparue après l’apartheid) s’accaparent des 62% des revenus,  où près de la moitié vit avec moins de 1,50 euros par jour, où le taux d’inflation est de 29%, et où le taux de chômage dépasse les 40% si l’on compte ceux qui ont cessé de chercher du travail,  les consortiums  de la construction ont multiplié par 5 leur gains tout en se permettant de payer les ouvriers noirs bien sûr, 309 euros par mois, et ce, après plusieurs mouvements de grèves.

Selon « the United Nations Statistics Division », le minimum vital en Afrique du sud est estimé à 468,5 Euros mensules.

Vous me direz que là,  la FIFA n’ y est pour rien, pourtant la plupart des investisseurs doivent passer par un cahier de charges et répondre aux exigences de la fédération qui n’hésite pas à mettre la barre très haut en matière gazon et d’infrastructures aux allures de palaces, ne pourrait elle pas peser de son poids pour exiger un minimum de droits pour les normes de travail ?

Où se cache donc le développement social par le foot ?

Pour embellir la ville, savez vos que tous les marchands ambulants ont été chassés par la force, privés ainsi de leur unique source de revenu et que les quartiers pauvres ont été rasés dans toutes le villes organisatrices et remplacés par des passages commerciaux flamboyants pour touristes, comme au Cap, où vingt mille personnes ont été déplacées de force, ainsi que le souligne un rapport de l’ONU présenté en mars dernier à l’Assemblée générale des Nations unies[3]

Les pauvres en Afrique du sud habitent des huttes (shack dwellers), ils attendent des habitations décentes depuis 1994, date de la promulgation de l’article 26 de la constitution qui stipule bien sûr que chacun a droit à un logement.

Grâce à la coupe du monde ils auront de nouveaux abris et très loin du centre ville.

Le pire, c’est que d’après David Garcia (Le Monde Diplomatique) et selon toute vraisemblance, le gouvernement fera des coupes drastiques dans les comptes publics pour amortir les dépenses, dont la rentabilité à court terme sera dérisoire. L’argent économisé, qui correspond au budget affecté à la construction de logements pendant dix ans, aurait notamment permis de loger 250 000 personnes à Johannesbourg, par exemple où les bidonvilles et les sans-abri sont légion.

Je me permets d’ouvrir une parenthèse et de faire remarquer que l’expulsion des pauvres de tous les centres urbains est devenu une politique mondiale dans les pays dits émergents et dont on veut faire des devantures pour les touristes et autres investisseurs sans foi ni loi. Sous prétexte d’embellissement, des millions de pauvres dans le monde sont chassés le plus loin possible des villes-centres d’affaires.

Ce à quoi nous assistons à la rue de Roumanie à Constantine ou à Johannesbourg relève de la même idéologie !

Et la FIFA apparaît alors encore une fois comme un relais, un pilier et un soutien inconditionnel à toutes les politiques de vassalisation par cette mondialisation sauvage et inhumaine.

N’oublions  le volet sécuritaire dans l’organisation de cette coupe du monde et sans lequel dame FIFA ne se déplace pas et ne conçoit pas de progrès social, en effet  dans un pays qui compte une moyenne de 20 000 meurtres par an, le gouvernement sud-africain a claqué pour l’occasion 150 millions d’euros pour garantir l’ordre public pendant la manifestation sportive. Plus de 40 000 policiers ont été spécialement recrutés et formés – notamment par la gendarmerie française. Environ 200 000 gardiens de la paix sont mobilisés pour faire face à la criminalité ainsi qu’au hooliganisme (un sujet dont on évite de parler), ils auront à leur disposition des équipements antiémeutes, des fusils d’assaut, des hélicoptères, des véhicules blindés, des caméras de surveillance plantés dans tout le pays, un système de protection aux frontières, et même des sous-marins et des avions de chasse (1). Sans oublier les 420 000 agents de sécurité privés présents sur tout le territoire et bien sûr une cinquantaine de tribunaux spéciaux.

Quelle ambiance festive !

L’OSEO, l’œuvre suisse d’entraide ouvrière vient de dresser dans son dossier de presse, un rapport accablant intitulé « hor$jeu-Un carton jaune pour J. Blatter » et qui résume la situation :

« Des quartiers pauvres ont été rasés ; les ouvriers ont construit les stades pour des salaires de misère ; des vendeurs de rue ont été chassés des rues et privés de leur source de revenu. Bref, la majorité de la population sud-africaine est restée hors jeu. »

Comme à chaque fois qu’un pays décroche l’organisation de la coupe du monde, on veut nous faire croire à l’aubaine et au miracle d’une relance  économique  que cet événement devrait provoquer, certains vont même jusqu’à affirmer que les victoires au foot agissent comme des euphorisants et des stimulateurs de la consommation. On sait par exemple qu’en 1998 il n’y eut aucun boom de la consommation en France, et qu’en réalité les préparatifs et les rénovations de stades et des routes  coûtent beaucoup plus chers aux pays organisateurs que ce que rapporteraient les retombées hypothétiques d’une coupe du monde (tourisme, billetteries,….)

Dans le meilleur des cas la coupe du monde est une diversion inespérée pour des politiques en échec des gouvernemants incapables d’offrir une autre idée de la solidarité nationale (Napoléon, ne disait il pas, que c’est par des promesses et des festivités que l’on gouverne un peuple !), servant soit à réhabiliter des pays ou des gouvernements noyés par des scandales de tout genre, soit à conquérir de nouveaux territoires transformés pour l’occasion en véritables vitrines, comme c’est le cas pour l’Afrique du sud, soit, osons le dire, dans des sociétés où les masses sont de plus en plus exploitées, de plus en plus sous payées, de plus en plus manipulées et sous informées, le foot, à travers ses spectacles et les frénésies qu’il généré et qu’il jugule en même temps n’est que le nouvel opium des peuples.

Le foot et les propagandes d’Etat : le Sport est assurément politique.

Le foot est loin de servir le budget des Etats, bien au contraire, il contribue activement à dilapider les fonds publics au grand jour, à tort et à travers, avec la complicité et le silence de tous, dans nos dictatures bien sûr mais aussi sous des régimes dits  les démocratiques.

Certes  ailleurs, personne n’oserait subventionner des billets d’avion pour aller supporter l’équipe nationale, comme c’est le cas chez nous où le budget de l’Etat ne nous concerne pas (c’est une affaire de famille) mais attention le discours des dernières années dans les pays occidentaux est très inquiétant, le patriotisme par le foot est définitivement installé dans les « mœurs » politiques.

Pourquoi les gouvernements, toute tendance confondue se sentent ils de plus en plus obligés de participer et de se fondre carrément dans ce spectacle du foot, au point de la presque mystification ?

On a entendu  des ministres suggérer, voir affirmer que c’est un devoir que de supporter l’équipe nationale, parler de grand bonheur,  de communion et même de  fête nationale.  Tout cela n’est pas gratuit, rassurez vous.

Il faut se rappeler que les plus grands clubs du monde appartiennent à de grosses sociétés ou des hommes d’affaires fortunés (je n’oserai pas parler de mafieux), ce qui n’empêche pas les gouvernements de continuer d’injecter des centaines millions d’Euros dans la marmite.

En France par exemple, grâce à un article glissé dans une loi sur le tourisme passée inapercçue, votée en juillet 2009, les stades ont été déclarés d’intérêt général. L’Etat et les collectivités locales peuvent ainsi soutenir, avec de l’argent public, la construction de stades privés.

L’Olympique lyonnais, coté en Bourse (Qui l’eût cru ?)  Va s’offrir un stade à 500 millions d’euros. Grâce à la nouvelle loi, 40% de la somme, soit 200 millions d’euros, pourront être financés par des collectivités locales. Entre temps on occupe les masses avec la Burka et la qualification ou pas des bleus.

Souvenez vous des slogans français de 1998 : « On a gagné » ou « Qui ne saute pas n’est pas Français », et qui se sont exportés  chez nous avec d’autres variantes qui sont reprises jusque dans les fêtes de mariage :

N’est ce pas là tous les symptômes d’une euphorie collective dans laquelle les masses, pour une fois dans leur vie, ne se sentent plus perdantes et où la victoire d’une équipe dont les joueurs sont tout sauf des citoyens ordinaires, est vécue comme la leur. A force de vibrer tous en choeur, « On a Gagné ! On a Gagné ! » On ne peut que le ressentir profondément et y croire pleinement, et plus le nombre est important, plus l’effet est appréciable.

C’est par ce type d’identification que l’on comprend un peu les extases de ceux qui n’ont rien face à des joueurs qui étalent avec insolence richesse et opulence.

La propagande des Etats et des gouvernements en faveur d’un foot inspirateur de rêves d’euphories et surtout d’illusions n’est pas fortuite, elle prends pleinement son sens lorsqu’on connaît les défaites cuisantes de toutes les politiques face aux véritables défis des sociétés, à savoir l’éducation, la santé, la justice et la paix.

Chez nous plus qu’ailleurs, aurions nous des valeurs communes et des bonheurs à partager avec ceux qui nous piétinent, nous expulsent, nous asservissent, nous torturent et s’approprient nos richesses et nos espoirs ?

Est-ce par le foot que nous allons nous réconcilier avec notre gouvernement, nos ministres et notre entv ?

Toutes les méthodes sont bonnes pour contrôler émotionnellement, idéologiquement et pourquoi pas sentimentalement les masses et les peuples[4] et le sport est devenu, comme je l’ai dis au début, l’Opium des peuples.

Les stades sont les arènes des temps modernes, même si depuis, le statut et les conditions de vie des gladiateurs ont beaucoup évolué.

Je conclurai, si vous le permettez par cette phrase  de Youcef Benderbale, porte parole du CBSB,  Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens et l’un des passagers du Marmara, la fameuse flottille :

«Aujourd’hui, notre plus grand risque est que la coupe du monde de football nous détourne de la pression que nous devons maintenir pour exiger la levée du blocus de Gaza et des sanctions contre Israël »

Zineb Azouz,

Le 15 Juin 2010.


[1] « Pourquoi le foot business va dans le mur », Alternatives économiques, juin 2010.

[2] Lire Footafric. Coupe du monde, capitalisme et néocolonialisme, de Ronan David, Fabien Lebrun et Patrick Vassort, L’Echappée, Montreuil, 2010.

[3] Report of the Special Rapporteur on adequate housing as a component of the right to an adequate standard of living, and on the right to non-discrimination in this context, Raquel Rolnik, Assemblée générale des Nations unies, New York, 18 décembre 2009

[4] Les travaux de Fabien Ollier, philosophe et directeur de la revue Quel sport !, sont particulièrement enrichissants, il y développe le concept d’aliénation planétaire et d’intégrisme footbalistique


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21 Commentaires sur cet article

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  • Mohamed J.
    16 juin 2010 at 0 h 25 min - Reply

    Epoustouflant ! comme toujours, une démonstration articulée et qui ne laisse pas de place aux a peu près. Merci chère soeur.




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  • simozrag
    16 juin 2010 at 4 h 25 min - Reply

    Le foot est devenu une tentation (fitna) universelle dont on ne se rend pas compte. Il exerce une fascination de plus en plus irrésistible sur les gens.

    L’engouement pour ce phénomène a pris des proportions telles qu’on peut l’assimiler à une nouvelle forme d’idolâtrie. Seulement, son extraordinaire pouvoir euphorisant contribue à occulter ses effets pervers.

    L’amour du football dépasse chez beaucoup de gens les limites du raisonnable. La passion de ce jeu leur fait oublier les devoirs les plus sacrés et les plus impératifs.

    La responsabilité, la famille, les rendez-vous, la prière, l’invocation de Dieu sont relégués au second plan. C’est précisément pour cette raison, en l’occurrence le détournement de l’invocation de Dieu, que le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches divinatoires qualifiés d’abomination, œuvre du diable, ont été prohibés.

    La folie qui s’empare des foules à l’occasion des matches, les injures, les gestes déplacés, les violences meurtrières exercées dans les stades et hors des stades, montrent combien cette activité est loin d’être une simple distraction.

    Même devant le petit écran, les téléspectateurs, tellement emportés par l’émotion frénétique du jeu, ne parviennent à contrôler ni leurs gestes ni leurs paroles.

    De manière quasiment inconsciente, ils se répandent en cris de joie ou de colère, huant tel joueur, acclamant tel autre, tapant du poing sur la table, cassant, balançant des objets, etc.

    La perte d’un match est souvent l’occasion non pas d’une déception passagère mais d’un deuil qui frappe tout le monde, les individus, les familles, le pays, le peuple.

    C’est la preuve que l’ivresse du football est plus pernicieuse que l’ivresse du vin.

    Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, entre supporters, sont très fréquents. Les cordons de sécurité autour des stades s’imposent à l’occasion de chaque grande rencontre.

    Dans nombre de pays, les compétitions sportives font de plus en plus appel à de grands déploiements policiers ou militaires, pour limiter les dégâts.

    On observe ça et là des batailles rangées, des bagarres, des scènes de lynchage, des voitures incendiées, des émeutes sanglantes, impliquant aussi bien les joueurs que les spectateurs.

    Les exemples d’affrontements sanglants entre supporters sont légion. Rares sont les match qui se déroulent sans incidents.

    Le sport est certes une activité bénéfique pour la santé physique et mentale, mais là, il devient autre chose qu’un simple exercice physique.

    Il recouvre des réalités différentes de celles qu’on veut nous faire croire. Outre la violence qu’il suscite, le football est, comme vous l’avez si bien démontré, un espace de business et de trafic de tous genres, un forum de propagande politique et idéologique, un véritable opium des masses.

    Un opium qui fait oublier aux peuples leur misère et apaise leurs mécontentements à l’encontre des dirigeants. Donc, un bon moyen de canaliser la colère des masses populaires.

    Comme l’anesthésie qui permet au chirurgien de pratiquer n’importe quelle opération sur le corps du patient. C’est pourquoi les pouvoirs publics n’hésitent pas à faire de gros investissements dans ce domaine au détriment des populations et de leurs besoins les plus pressants.

    D’ailleurs, la plupart des autorités, sinon toutes, profitent souvent de l’euphorie d’un match de football pour augmenter les prix de certains produits de première nécessité, comme le pain ou l’essence.

    En outre, le stade est le lieu tout indiqué pour les propagandes politiques et électorales.

    Si l’on considère l’affairisme des grandes firmes multinationales, en particulier celles du tabac et de l’alcool, les opérations grandioses de marketing et de sponsoring liées à cette activité, comme étant des pratiques plus ou moins légales, il ne fait pas de doute que le football sert d’abri à de multiples activités mafieuses.

    Le trafic de stupéfiants et de produits dopants, le blanchiment de l’argent sale, la fraude fiscale, la vente, l’achat et l’échange des joueurs, la corruption des équipes, des responsables, des footballeurs, des instances dirigeantes, tous ces trafics se développent à merveille dans un terreau fertile appelé ‘‘sport’’.

    Les clubs sont, tels des repaires de brigands, la cheville ouvrière de ces trafics.
    Les révélations sur les détournements de fonds, le trafic de drogue et la corruption à grande échelle en rapport avec le foot ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Dans tout cela, ce qui est difficile à expliquer, c’est l’emballement des peuples en voie de développement.Même les plus démunis suivent le mouvement.

    Si le football est un moyen de divertissement pour les occidentaux, il est au contraire une calamité pour les peuples du tiers-monde. Il ne fait qu’endormir ces peuples, accentuer leur misère et leur sous-développement.

    Il les empêche de travailler, de réfléchir, de produire, de rechercher des solutions à leurs problèmes et à leur misère. On n’a pas le droit de s’amuser quand on a faim, quand on est dans le dénuement le plus complet, privé de tout, de soins, de logement, de savoir; bref, du strict minimum vital.

    Ce n’est pas à cause du fait que la distraction serait le droit ou le privilège exclusif des nantis et que les moins nantis n’en seraient pas dignes. Loin s’en faut, c’est tout simplement parce que la distraction, bien qu’elle réponde à un besoin, n’est pas une priorité et ne doit pas nous faire oublier l’essentiel.

    En Islam, le sport est une activité licite, cela est indiscutable. Mais l’obsession du football présente des signes caractéristiques d’idolâtrie susceptibles de le rendre illicite.

    Cela sans compter les multiples inconvénients matériels liés à cette activité. Quel que soit l’aspect sous lequel nous l’examinons, nous ne trouvons que désolations et amertumes en plus de l’intoxication mentale qu’il génère.

    Enfin, ce sport maudit est un désastre pour les peuples et un moyen satanique pour les détourner des problèmes essentiels.
    Merci Madame Zineb Azouz de nous avoir, encore une fois, réveillé d’un grand sommeil, espérant que nous n’allons pas nous rendormir !
    Cordialement




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  • khaled
    16 juin 2010 at 10 h 16 min - Reply

    Well done chère Zineb.

    Ma contribution (Déjà poste dans une rubrique)

    Le football symbolise l’illusion d’égalité du capitalisme. C’est un pur produit de l’idéologie capitaliste. C’est l’illusion que toutes les équipes ont une égalité absolue de chances de gagner. C’est donc l’illusion d’un monde parfait, regi par des lois logiques et claires et où le meilleur gagne. Les classes sociales sont sensées ne pas exister. Tout le monde est égal. Le football (tel que pratiqué aujourd’hui) est apparu au milieu du 19ème siècle. Est-ce une coïncidence que c’était l’époque de la consolidation du capitalisme et de la propagation de son idéologie? Chaque aspect du football symbolise la société (par exemple l’arbitre est le système de justice, le gardien est le le système de défense, etc…), mais juste comme petite indication, a-t-on jamais vu des supporters issus de la classe dominante s’égosiller sur les gradins ou avoir l’air défait parce que l’équipe de leur ville a perdu? Combien d’entre eux sont-ils issus des classes dominantes? Le sport organisé fait partie de l’idéologie. Petite indication: tous les sports qui donnent une égalité de chances à tous sont nés avec le capitalisme. Jusque là le sport ne se pratiquait qu’entre membres de la même classe. Par exemple, au moyen âge un noble ne se serait jamais “abaissé” à avoir comme adversaire un serf ou un bourgeois. Les spectateurs s’identifient à leur équipe, qui représente leur ville, village ou nation. Pour un petit pays pauvre, gagner en football donne donc l’illusion qu’on est l’égal des grands pays capitalistes. Pure illusion qui a d’ailleurs besoin d’être renouvelée tous les ans ou quatre ans. Si l’on regarde les choses de ce point de vue, non seulement on ne sera pas affecté par la perte d’un match, mais on ne voudra même pas savoir qui joue, quand et contre qui.

    Amicalement




    0
  • El Menfi
    16 juin 2010 at 17 h 06 min - Reply

    Madame Zineb Azouz,
    Plein dans le mile, Bravo !

    Je retrouve de la qualité et du professionalisme dans ce que vous dites, vous déplacez le débat sur le terrain politique, vous arrivez même à faire le lien avec les explulsés de Constantine et la flotille.
    Personnellement je n’avais encore jamais relevé la contradiction entre FIFA, sport et MacDo.

    C’est honteux et c’est en plus universel.
    J’espère que les lecteurs de LQA vous liront pour voir que l’essentiel ou le pire ne se situe pas dans la tenue ou la teinture blonde de nos joueurs.

    Juste une question, madame, si vous le permettez :

    Faites vous partie de ces dames qui n’aiment pas le foot ?

    Merci encore à LQA pour tous ces efforts et ces reflexions de haut niveau.




    0
  • massal
    16 juin 2010 at 17 h 32 min - Reply

    Une petite contribution : an 82,l’offensive sioniste contre le Liban (résultat : liquidation del’OLP et sa dispersion à travers les pays arabes)a eu lieu au moment du match Algerie-Allemagne (c’était un vendredi).




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  • Youcef
    16 juin 2010 at 17 h 53 min - Reply

    Madame Zineb Azouz,
    j’ai été l’un de vos étudiants, on a toujour un peu de mal à comprendre tout ce que vous dites,mais avec le temps je comprend pourquoi vous aviez toujours des problémes avec l’administration.
    Vous ne vous souvenez pas de moi, mais je suis fier de vous meme si je n’ai pas tout compris et que comme beaucoup de gens je suis un peu fou de foot

    j’habite au chalet, donc pas loin de la rue de roumanie et ce que vous avez écris m’a fait très mal, j’ai beaucoup de camarade qui ont été expulsé. nous ne relfechissons pas bien, j’ai envie d’expliquer à mes voisins ce que vous dites mais j’ai peur de leur réaction, le foot c’est tout pour eux.

    alors madame Azouz pouvez vous m’aidez à expliquer le peu que j’ai compri dans votre article.




    0
  • Fadel
    16 juin 2010 at 18 h 16 min - Reply

    Enfin des choses intéressantes à savoir sur la FIFA et le foot.

    Un article très riche qu’il faut lire et relire.

    L’auteur, Madame Zineb Azouz affiche sa couleur politique mais cela n’enlève rien à la qualité et à l’effort fournis.

    En qualifiant les joueurs de gladiateurs des temps modernes, je trouve, sauf votre respect, que votre plume est aussi tranchante qu’un sabre.
    Vous êtes une femme courageuse et très bien informée.

    Merci.
    Fadel.




    0
  • Mohammed
    16 juin 2010 at 19 h 58 min - Reply

    Tout ce que vous dites est assurément vrai, Madame Zineb Azouz, je vous remercie infiniment de nous avoir édifié sur la canaillerie de cette « institution ». Ce que je trouve triste c’est la rareté d’écrits comme le votre – du moins chez nous- pour sensibiliser les gens sur cette escroquerie qui rivalise d' »intelligence » et d’indélicatesse avec les auteurs de scandales financiers internationaux celebres; La fifa est parfois meme encensée par la presse sous le couvert de la rigueur, du souci de l’équité , et que sais-je encore!
    Merci encore une fois pour la qualité de votre intervention tres fouillée.

    Mohammed




    0
  • Sélim Ier
    16 juin 2010 at 20 h 02 min - Reply

    Madame Zineb Azzouz

    J’espère pouvoir revenir sur votre excellent et très révélateur document sur les « coulisses de l’exploit » ou « l’ironie du sport ». Pour l’heure, je vous fais part de la dernière info de l’AFP relative aux « blacks mic-macs » des « responsables » de la FIFA aux mains moites et aux dessous de table :

    AFP – 16/06/2010 à 17h27

    Mondial: incident diplomatique après l’arrestation de deux Néerlandaises
    Arrêtées à cause de leurs jupes !

    « C’est insensé qu’une peine de prison plane au-dessus de la tête de deux femmes pour avoir porté des jupes orange dans un stade de football », a réagi mercredi le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Maxime Verhagen. « L’arrestation et l’inculpation sont une réaction disproportionnée », a-t-il ajouté.

    Le gouvernement sud-africain n’a pas souhaité réagir dans un premier temps.

    Les deux jeunes femmes, interpellées dans la matinée, ont comparu devant un TRIBUNAL D’EXCEPTION créé pour le Mondial qui les a remises en liberté contre une caution de 10.000 rands (environ 1.000 euros).

    Leur arrestation fait suite à une plainte de la Fédération internationale de football (Fifa) pour « publicité clandestine » lors du match Pays-Bas/Danemark lundi à Soccer City.

    Une trentaine de jeunes femmes accortes s’étaient présentées au stade vêtu de mini-robes orange, offertes par le brasseur néerlandais Bavaria, qui n’est pas un sponsor de la Coupe du monde.

    Le groupe avait été arrêté et ses membres interrogés par la police pendant plusieurs heures.

    Les strictes règles de la Fifa – qui a touché plus d’un MILLIARD DE DOLLARS de recettes marketing – avaient déjà suscité l’irritation en Afrique du Sud avant le Mondial, notamment chez les vendeurs à la sauvette.

    Mercredi, la Fifa a été dénoncée lors d’une manifestation de 3.000 personnes à Durban (sud-est), qui ont défilé en scandant « Dehors, la mafia de la Fifa ! »

    « Le gouvernement a pris tout l’argent des contribuables pour la Fifa », s’est emporté l’un des organisateurs de la manifestation, Desmond D’sa.

    « S’il y a de l’argent pour les stades, il ne devrait pas y avoir de sans-abri et de gens qui vivent dans des bicoques », a renchéri un co-responsable, Allan Murphy.

    L’Afrique du Sud, où 43% de la population vit AVEC MOINS DE DEUX DOLLARS PAR JOUR, a dépensé près de QUATRE MILLIARDS D’EUROS pour construire et rénover les dix stades, des routes, des aéroports, des dessertes ferroviaires…

    Parmi les manifestants se trouvaient des centaines de gardes de sécurité privés qui travaillent dans les stades, en conflit avec leur employeur Stallion pour des questions de salaires depuis dimanche.
    Pour assurer le bon déroulement du calendrier de matches, la police a pris le contrôle de quatre stades hôtes du Mondial (Durban, Le Cap, Port Elisabeth et Ellis Park à Johannesburg).




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  • Zineb Azouz
    16 juin 2010 at 23 h 13 min - Reply

    Chers amis,
    Si Mohamed.J, vos mots me touchent et m’encouragent. Merci.

    Monsieur @massal,
    Malheureusement et grâce à votre remarque pertinente sur l’année 1982, je me rends compte que les stratégies d’aliénation et de contrôle des médias remontent à plus loin que ce que je signale.

    @El Menfi,
    Je vous avoue que quand j’étais petite fille j’aimais beaucoup regarder jouer les allemands, mais au fond je m’ennuie très vite et j’ai du mal à suivre un match de foot. Satisfait ?

    Monsieur Youcef,
    Malheureusement je ne peux pas vous situer, mais vos mots me touchent au plus haut point et j’aimerais bien vous revoir (je suis au même département).
    Il faut faire la différence entre la pratique du sport, l’admiration que l’on peut avoir pour une équipe ou pour un type de jeu et les spectacles honteux pendant lesquels comme par hasard, on s’intéresse à nous, on nous donne la demi journée, on laisse les gens conduire en sens inverse et à toute allure jusqu’à des heures tardive,…..et où on tente de vous faire croire que le respect pour le pays et le drapeau c’est juste pendant les matchs, alors que juste avant ou juste après des familles sont expulsées par la force pour je ne sais quel plan urbain décrété et pour lequel la population sans voix n’a jamais été consultée, des centaines de foyers privés sont ainsi parqués comme des bêtes dans des F2 à 40 Km du centre ville, c’est dire du lieu de leur gagne pain .
    dites à vos copains que c’est avec l’argent qui aurait pu les reloger ou leur créer des emplois, qu’entre autre l’équipe nationale (dont la majorité des joueurs ignore tout de leur mode sous-vie) se permet ce train de vie, ces entrainements en Suisse, ces avions de luxe et bien sûr ces supers primes en Euros.
    Encore une fois merci pour votre franchise et votre sincérité.

    Cordialement,
    ZA




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  • Zineb Azouz
    17 juin 2010 at 0 h 00 min - Reply

    Monsieur simozrag,

    Votre contribution, j’allais dire votre formidable plaidoirie contre les nouvelles idolâtries m’honore au plus haut point.

    Je ne connais pas le sens profond de « fitna », par contre je sais que de tout temps le cérémonial et le décorum ont toujours attiré les foules et attisé les passions. Lorsque les romains organisaient leurs spectacles avec les gladiateurs et les lions, ils offraient en même temps à la foule du pain et du vin, c’était là, l’ancêtre de la télé-réalité.

    Aujourd’hui, les sponsors dont on voit les marques et les couleurs sur les tee-shirts des joueurs et les murs des stades nous rappellent qu’il faut « s’abreuver » pour bien hurler.

    Vous complétez sereinement et solidement mon texte en apportant le point du vue du religieux sur la question (chose que personnellement j’évite, on pourra en discuter une autre fois si vous le voulez bien) et rien ne vos échappe surtout lorsque vous faites cette analyse comportementale du supporter qui exporte la vulgarité et la violence des stades jusque dans son salon en présence de sa famille.

    Pour ne pas alourdir le texte, je n’ai pas trop parlé du dopage, encore moins du fameux club italien sous la coupe d’un berlusconi, mais comme vous le dites à juste titre, tout ce beau monde mafieux et exécrable.

    Je ne sais pas si c’est ce sport qui est maudit ou si c’est notre passivité et notre apathie qui nous enfonce chaque jour un peu plus vers la damnation.

    Merci encore cher monsieur pour ce noble et impressionnant appel.

    Zineb Azouz.

    Avez vous remarqué Monsieur Simozrag que la majorité des supporters ne pratiquent aucun sport et que lorsqu’ils ne sont pas dans les stades, c’est assis sur un canapé qu’ils se défoulent, à s’empiffrer de cacahuètes, de caca-cola, de bière et/ou bien sûr à fumer.




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  • Abdelkader
    17 juin 2010 at 0 h 19 min - Reply

    Madame,

    Article intéressant et très riche confirme que le sport c’est plutôt de la grande business. Les joueurs de Hockey comme ceux du foot ou du Base-ball gagnent des salaires qui découragent le travailleur normale et encouragent le gain facile par tout les moyens possibles.

    Toujours étonnant de voir ces vedettes plus grandes que natures, pourtant ce n’est que du foot.




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  • Mohamed
    17 juin 2010 at 3 h 36 min - Reply

    Bonsoir,

    Je pense qu’il serait naif de notre part de penser une seule minute que notre equipe nationale et le mega coup de pousse de boutef est un soudain reveil de patriotisme. On ne peut resister et faire l’analogie entre Nelson Mandela et A. Bouteflika. L’un a utilise le sport pour reunir tout un peuple (comme le temoigne le film « Invictious ») et l’autre qui a probablement admirer le film mais a utilise le sport pour d’autres fins. Meme, si comme la majorite des Algeriens j’aime le foot, il n’en reste pas que notre equipe nationale reste un pur produit d’une aventure a une dimension politique fantaisiste. Tout le monde sait que M. Raouraoua est en mission a caractere politique pour faire du foot la nouvelle meque des Algeriens. Avec un carnet de cheque en monnaie forte signe a blanc, notre cher president de la FAF traverse le monde en compagnie de plusieurs consultants et d’intervenants et pas sur des vols easyjet svp pour visiter, consoler voir supplier ces joueurs qui peut etre ont eu un petit reveil patriotique (apres que l’equipe des bleus ne leur a pas offert de poste) et apres un pelerinage au stade 5 juillet. Le foot en Algerie n’a pas progresse, seulement les responsables politiques aujourd’hui poussent a le privatiser dans le but d’incendier ce pays et d’occuper son peuple au quotidien tandis que la mafia continue a pier les resources naturelles et les biens publics.

    Personne n’est dupe.

    Apres la coupe du monde, je parie qu’il y aura tout de suite un follow-up dans notre foot. Les matchs amicaux de l’EN vont continuer apres les vacances d’ete en attendant le demarrage du championat « privee ». La mascarade va continuer et les dollars continueront a etre verses dans cette entreprise politique diabolique.




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  • Mohamed Nassim
    17 juin 2010 at 6 h 20 min - Reply

    Mme ZA ce que vous avez ecrit est tres claire et convaiquant pour les gens d’un certain niveau intellectuelle. Mais comment peut-on expliquer a la jeunesse algerienne que le system pourit continue de droguer avec cet opium qui est le foot et l’E.N.? une grande majorite des jeunes en Algerie voient un horizon sombre sans le moindre espoire mais ils oublient tous leur problemes et ne parlent que du foot h24/7. Parmis ces gens fou du foot un grand nombre d’entre eux ne pratiquent aucun sport. Les regimes de Bouteflica et de moubarek ont tous deux utilise le foot pour droguer leur peuple et le devier de ses vrais problemes et priorites.




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  • Liès
    17 juin 2010 at 6 h 23 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Bonjour chère madame @ Zineb Azouz.

    Mon post ci-dessous se veut une confirmation et un complément de ce que vous avez diagnostiqué, révélé et dénoncé avec une admirable maitrise méthodologique.

    Vous avez décrit à travers la FIFA un des aspects du capitalisme mondiale qui depuis la chute du bloc soviétique s’est donné la liberté d’aller au bout de sa logique de maximisation des profits par tous les moyens qui sont en sa possession. Et il n’en a pas lésiné.

    Il a eu donc toute la latitude pour noircir tranquillement toute la matrice, noircissement (utilisation et exploitation outrancière) qui rentre dans la logique de la rentabilisation, en n’omettant aucune maille, pas même celle du sport, incluant le football (soccer) à travers son gérant, l’institution de la FIFA.

    Le sport, donc est tombé dans son escarcelle et il en a fait une industrie florissante.

    Dans tous ses aspects et disciplines le sport est géré comme l’est une entreprise économique.
    Selon un organigramme avec des services différents qui interagissent entre eux tout en se complétant. Services : production, marketing, finances, ressources humaines, matériel, des intrants et output etc.

    Et rien désormais n’y échappe.
    Parallèlement au football de la FIFA, on y retrouve également la F1, les Jeux Olympiques, la Boxe mondiale dans ses différentes version (wbc, wba, ibf etc.), il y a le Tennis avec ses tournois internationaux (Wimbledon, Roland Garros, Open Usa, et Open Australie etc.), et il y a et il y a, je ne peux tous les citer (Golf, courses des motos, des autos, des bicyclettes, des chevaux, des chiens, la parade des chiens de compagnies, les jeux extrêmes, les concours de danse, de bouffe et autres exhibitions pour battre des records, Guinness en particulier, etc. etc.)

    Et autour de ces manifestations sportives planétaires (ou l’argent coule a flot) comme la coupe du monde de football, viennent se greffer, des droits de retransmissions et des contrats, commerciaux et publicitaires pour booster davantage la consommation qui comme chacun le sait est le levier principale de la croissance économique (environ 60% du PIB).
    Elle permet de réaliser des investissements qui permettent à leur tour de créer des emplois pendant la réalisation des projets et pendant leur mise en exploitation.

    C’est un système économique libéral vieux comme le nouveau monde, dont la date de naissance coïncide avec la découverte de l’Amérique et la perte par les Arabes, de l’Andalousie et qui plus tard au XIX siècle, a montré la pleine étendue de son expansion pendant la révolution industrielle.

    La révolution industrielle est selon Wikipédia le nom qui désigne le processus caractérisé par le passage d’une société à dominante agraire et artisanale à une société commerciale et industrielle.

    Le problème aujourd’hui est que ce SYSTÈME EST ARRIVÉ A SES LIMITES, à cause d’éléments qui lui sont imputables et qu’il n’arrive plus à contrôler et des éléments qui lui sont incontrôlables parce que liés à l’environnement et aux lois de la nature.

    Parmi les éléments qui échappent à son contrôle, il y a d’abord la logique économique elle même qui fait que les ressources naturelles sont limitées pendant que les besoins humains sont illimités.

    Pendant que la population mondiale ne cesse d’augmenter, elle est estimée à six milliards d’âmes, les ressources au contraire, déjà limitées, s’amenuisent progressivement.

    Une terre capable de nourrir 4 milliard, peut difficilement faire vivre 6 milliard, et encore moins 12 milliard.

    Ce qui incite les dirigeants du monde à faire des choix douloureux, et parfois même révoltants parce que considérés par les couches les plus vulnérables et défavorisées d’injustes.

    Si à cette contrainte majeure on ajoute, les effets (les méfaits est le terme le plus approprié) que cette surexploitation des ressources occasionne à l’environnement, qui se traduit par le réchauffement de la planète et donc de la désertifications des sols et le plus grave, de la rareté de l’eau et de la difficulté à mobiliser les ressources hydriques, on s’aperçoit que gérer le monde avec les habitudes, les outils et méthodes actuelles, non seulement ne sera plus possible dans quelques années, mais risque si l’on ne repense pas le système mondiale et son fonctionnement en y incluant plus de solidarité et moins de guerre, d’être irrémédiablement apocalyptique.

    C’est pourquoi rappelez vous, j’ai écrit mon article précédent intitulé  »est ce la fin d’une triste et douloureuse époque? ».

    Le monde ne peut plus se permettre de continuer à fonctionner comme il l’a fait jusqu’ici.

    Le défi est plus moral qu’économique.

    Moraliser la gestion des affaires publiques, changer nos habitudes de consommation, encourager les actions de solidarité et d’entraide et promouvoir la notion de tolérance et de rapprochement entre les gens différents, faire tomber les barrières surtout celles crées par les dogmes religieux et leurs sponsors, multiplier les sports et les loisirs pour l’épanouissement et l’équilibre des gens, notamment les jeunes, et surtout réhabiliter l’école pour qu’elle devienne un lieu de savoir universel, et reconstruire le système des soins de santé.

    Le retour au travail de la terre, à l’artisanat, et au travail productif au lieu et place de celui spéculatif, doivent être encouragés.

    Voila succinctement les défis du changement et du nouveau système mondial à mettre en place.

    Un système plus humanisé et moins gaspilleur et moins spéculateur, ou les excès doivent être combattus.

    A mon sens, la coupe du monde fait partie de ce que l’on appelle l’industrie du divertissement.
    Elle représente à mon avis la dernière cartouche du capitalisme libéral qui a voulait diversifier sa gamme de produits afin de prolonger ses jours.

    L’idée en soi, n’est pas mauvaise, si ce n’est que l’humanité ne peut perpétuellement vivre de rêves et de privations.

    Il faudra donc repenser le système mondial et l’ordre en vigueur jusqu’ici, qui a atteint ses ultimes limites.

    Et pour cela nous faisons confiance au génie des hommes, et en particulier à la sagesse et à la perspicacité de ceux qui ont la capacité d’influer sur le cours des événements.

    Ce sont eux et seulement eux qui instaureront la justice et l’hygiène de vie dans ce monde en danger de perdition.

    Dans ce nouveau monde le peuple palestinien recouvrera ses droits, et les humains coexisteront sur la surface de la terre quelques soient leurs couleurs politiques, philosophiques ou religieuses.

    (Concernant la solution au drame palestinien, il me semble avoir lu quelque chose de similaire dans l’un de vos post).

    C’est à faire et nous le feront. L’ère des heurts violents et des confrontations sanguinaires est révolue.

    Une nouvelle ère de paix et de justice commence.

    Le changement, subrepticement, sans clameurs, ni grands discours, est en train de se mettre lentement et surement en place.

    L’Algérie ne sera pas en reste.

    Présentement beaucoup lui prédisent un sombre avenir, ils parlent de balkanisation, d’irakisation, de tchetchenisation, de soudanisation avec l’émergence d’un Darfour.

    Leur inquiétude est, somme toute, légitime.

    Moi je prédis un havre de paix, qui sera possible grâce à la mue que va connaitre le monde entier et dont j’ai signalé ci-haut la nature et les contours.

    Mais ca ne se fera ni par Bouteflika, ni pendant son règne, ni par son entourage, ni par les gens de sa génération politique.

    Dans une quinzaine d’année tout au plus, il nous sera possible d’accéder à cette Algérie nouvelle qui a accaparé et nourri les rêves et les espérances de plusieurs générations passées.

    Ce n’est ni une chimère, ni une utopie, ni une fabulation.

    C’est juste une promesse qui va s’accomplir. Inéluctablement.

    Fraternellement.




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  • Mohamed j.
    17 juin 2010 at 14 h 23 min - Reply

    Une question de pseudo d’abord. Il apparait que plusieurs internautes signent Mohamed et je dois dire que j’utilise mon prénom et l’initiale de mon nom ou mon nom complet, soit Mohamed J. ou Mohamed Jabara. Je reviens à jnsplu juste après ce post, de toute façon je suis un inconnu dans tous les cas, j’ai vécu en tant que tel et je mourrai en tant que tel.

    En ce qui concerne la mondialisation et la géostratégie actuelle et malgré mes maigres connaissances, je m’en vais donner un avis et explorer queslques pistes.

    Je ne crois pas que les grincements de l’économie mondiale soient dus à la surpopulation mais plutot à la distribution injuste des richesses et de la production mondiale. Les plus riches s’enrichissent et les plus pauvres s’appauvrissent en raison de l’échange inégal qui cantonné d’abord au départ dans le giron des états nations naissants en raison du désir capitaliste et non pour une quelconque notion de patrie ou de patriotisme qui s’est greffé sur ce désir pour le renforcer, les à fait déborder et coloniser la planète.

    Puis le reflux nécessaire pour mieux exploiter les anciennes colonies sans les gérer, les couts de gestion de ces colonies étant devenus trop importants elles ont été « libérées ». Il devient maintenant urgent de mondialiser la production et la distribution. Pourquoi ? Tout simplement parceque le capital repose sur la main d’oeuvre et l’exploitation de celle ci en tant que simple marchandise et que le capital n’a pas d’états d’âme il n’a besoin que de marché, indépendamment des personnes qui le forment. Son but premier est de fructifier de faire le bonheur de ses détenteurs et il n’a cure des valeurs autres que matérielles.

    Mais il a aussi besoin de sécurité au long terme.

    Nous sommes à un tournant du monde et des changements importants et graves se dessinent. Depuis que le Capital industriel et surtout financier existent et surtout depuis que ce dernier à pris une nouvelle tournure une fois que la parité du dollar Or à cessé d’être dans les années 1970 et que la planche à billets de la banque centrale américaine est devenue un instrument d’exportation de l’inflation intérieure américaine sur les marchés internationaux. Nous avons des guerres toutes les 50 années, à quelques années de plus ou de moins. Voila 65 ans que la dernière guerre mondiale a cessé et des foyers de tension apparaissent ici et la mais ne s’élargissent pas, la dissuasion est trop forte depuis l’avènement de la bombe atomique. Mais il faut reconnaitre qu’avec l’Iran, les chinois et les Russes ne savent plus sur quel pied danser et la situation se complique, surtout avec l’entrée en lice du brésil et de la Turquie, puissances emergeantes aux côtés de l’Iran et la position de la Chine qui semble pro iranienne. Le conflit global est il en train de se dessiner sous nos yeux ?

    Ou bien emergera t il un gouvernement mondial qui consacre définitivement la suprématie des puissants sur les plus faibles et sécurisera encore pour un temps le capital ?

    La FIFA dans tout ça ? Elle ne fait qu’utiliser les règles consacrées du capitalisme: piller le monde au profit du dieu argent.




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  • Zineb Azouz
    17 juin 2010 at 14 h 29 min - Reply

    Chers amis,

    Je suis très fière de la qualité de toutes ces interventions, je dois vous l’avouer, avec l’engouement et la sensibilité qui accompagne le sujet, j’avais trop peur de n’intéresser personne.
    Vous soulevez chacun à sa façon des questions cruciales et profondes.

    Monsieur Mohammed,
    L’absence de presse indépendante pèse de tout son poids, et ce n’est d’ailleurs pas que pour le profit que les Maîtres du monde investissent dans les médias, essayez de faire publier le 1/10 de ce qui est dit dans ce forum et vous verrez les réponses de nos journaux.

    Monsieur Mohamed Nassim,
    Vous m’interpellez sur un sujet de la plus haute importance et qui dénote que votre engagement est sincère, en effet comment atteindre les maximum de compatriotes ? Comment convaincre ? et dans quelle langue parler ?
    L’étudiant Youcef fait le même constat.
    Ce que je pourrais vous proposer, c’est de faire des vidéos (comme le fait si bien notre ami H’chicha), traduire tout ce que vous jugez important à véhiculer, et dans toutes les langues, à commencer par Derja et Tamazight.

    Quant à Monsieur Salim ler, je suis restée sans voix à la lecture de votre post MILLE MERCI et MILLE FOIS BRAVO, j’aurais aimé me tromper un peu,mais là la FIFA n’a pas traîné avec ses tribunaux d’exception ! Votre information devrait circuler au maximum.

    Monsieur Mohamed,

    C’est une excellente chose que vous nous parliez d’INVICTUS, ce film de Clint Eastwood qui se base sur des faist réels.
    En fait j’ai évité de le citer car je ne voulais pas aborder le sujet de l’ANC et de Mandella, je n’oserai pas critiquer (je n’y songe même pas) un mandela, mais il faut juste savoir que l’émancipation, la lutte contre la racisme et la drogue par le sport, Mandella y a a beaucoup cru et a tout fait pour que l’afrique du sud émerge et donne une autre image à travers le rugby par exemple (il s’est battu pour que la coupe du monde de rugby ait lieu dans son pays peu après l’abolition de l’apartheid)
    Selon Wikepedia,
    « Invictus » est le poème préféré de Nelson Mandela.
    Il se fonde sur la propre expérience de l’auteur, l’écrivain William puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d’hôpital, suite à son amputation du pied.

    Cher Lies,

    Comme d’habitude tes paroles regorgent d’espoir et ton analyse du capitalisme sauvage est sans appel.

    Je ne voudrais pas paraitre encore une fois pessimiste, amis par rapport à la population croissante, sais tu que dans la présentation de Bill Gates à la dernière conférence Bilderberg, il a été question de projets eugénistes pour abaisser les chiffres de la population mondiale (je t’en dirai plus si tu veux sur un autre post).

    Encore fois tu refuses de me dire à quelle fontaine tu te ressources pour rester aussi zen et aussi positif. Merci encore.

    Cordialement,
    ZA




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  • Zineb Azouz
    17 juin 2010 at 14 h 53 min - Reply

    Cher Mohamed.J,

    Je viens de lire votre post, et je dois vous avouer que moi aussi j’étais un peu perdue, Mohammed est un prénom que beaucoup de gens portent avec fierté et amour et te concernant il n y a pas de confusion, puisque tu rajoutes le « .J »

    Revenons à ta très intéressante contribution et lorsque tu parles de super Etat, tu as plus que bien visé, le signe le plus visible est le courant majoritaire de la monnaie unique qui a commencé par l’Europe et qui avance à petits pas vers d’autres régions que les décideurs du monde sont en train de ocnfigurer.

    La FIFA reproduit les règles dominantes d’aliénation des masses, de maximisation du profit, de détournement de la fiscalité, de conquêtes de nouveaux territoires et de nouvelles distractions et bien sûr d’exploitation.

    Cordialement,
    ZA




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  • Mohamed Jabara
    17 juin 2010 at 18 h 57 min - Reply

    @ Zineb Azzouz.

    Oui j’ai senti que vous étiez un peu perdue d’ou ma clarification. Mais mon style d’écriture est souvent un peu gauche je l’avoue , j’espère n’avoir froissé personne. Après lecture de votre message j’ai relu le mien et je me suis aperçu qu’il pourrait dire ce que je ne voulais pas dire, parfois je suis impossible je demande pardon à tous ceux qui pourraient se sentir visés.

    Je n’ai rien contre le prénom de Mohamed ni contre les internautes qui l’utilisent et comme vous le dites je suis fier d’avoir ce prénom. Ce que j’avais présent à l’esprit c’est que si nous abandonnions tous tous ces pseudos, nous pourrions nous faciliter la vie, après tout on prend des risques même en traversant la rue, c’est à dire tous les jours et même sans ça on peut avaler de travers et mourir sur le champ et on mange tous les jours plusieurs fois dans la journées. Statistiquement le risque est élevé. Alors les pseudos ne vont rien protéger d’autant que maintenant avec notre « gix » national tout se sait par l’IP quel que soient les astuces. D’ailleurs j’ai l’impression que les pseudos connus sur le site ont diminué leur production depuis quelque temps.

    SUR CE:

    Absolument, la fifa fait partie du système et l’utilise au mieux de la même manière qu’une multinationale comme vous l’avez dit, comme certains de nos compatriotes utilisent au mieux de leurs interets notre système national. On pourrait etre tentés de dire que ce ne sont pas ces derniers qui sont à blamer, mais que la distribution et redistribution des flux dans la trame sociale doit prendre d’autres chemins, privilégier d’autres situations et d’autres carrefours, afin que la majorité soit incluse dans cette trame et ne se sente pas rejetée et laissée pour compte. Cela ne peut avoir lieu sans changement profonds dans la manière de concevoir la politique, dans la manière d’orienter le pays, de définir ses stratégies, ses priorités et son projet national.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    17 juin 2010 at 20 h 46 min - Reply

    PASCAL BONIFACE CHERCHEUR POINT DE VUE GEOPOLITIQUE le coffre fort suisse

    Voila le mondial a vraiment commencé avec les matches chocs et les surprises.

    3 à 0 pour l’Uruguay face à l’Afrique du sud! Cela donne un peu de relief à la performance française face à la même équipe (et je me rappelle qu’un membre de l’entourage des bleus me disait avant France-Uruguay qu’il craignait qu’en cas de but rapide de l’Uruguay on en prenne trois dans la foulée), même si cela n’arrange pas nos affaires et met à l’équipe de France une pression supplémentaire avant le match contre le Mexique.
    Mais c’est surtout la performance suisse qui est à souligner face aux archi favoris espagnols. La possession du ballon a été entièrement pour la Roja (74%), mais c’est la Nati qui a gagné. Les Suisses n’ont pas pris un but en mondial depuis 1994 (face à l’Espagne!)! Bon ok c’est facile, ils n’ont pas participé aux éditions 98 et 2002. Mais aucun but pris en 2006 avec trois matchs en poule et une défaite aux penaltys en 8è. L’inviolabilité des buts égale au secret bancaire ou à la neutralité! La Suisse dont la neutralité a été déclarée en 1516 (après la défaite de Marignan) et reconnue par les autres Européens apres 1815. Ce qui frappe surtout dans ce pays ou un référendum est venu interdire les minarets, où la droite nationaliste se porte à merveille alors que les étrangers représentent 20% de la population, c’est la composition de l’équipe nationale. La Nati est très mélangée, et pas seulement du fait des 4 langues officielles (allemand francais italien romanche). Gelson Fernandes le buteur n’a pas le « profil type » du Suisse pour paraphraser Brice Hortefeux… Il vient du Cap Vert. Nkufo vient du Congo, Yakin et Derdiyok de Turquie… Le football peut-il être un facteur d’intégration en Suisse? Là encore, il faut raison garder. La victoire des « blacks blancs beurs » en 98 n’a pas résolu le problème du racisme en France. Il a constitué un argument pour lutter contre. Un bon parcours de la Nati ne va pas éliminer la droite nationaliste en Suisse, mais fournira des éléments pour lutter contre leurs thèses.




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  • Mohamed Jabara
    18 juin 2010 at 0 h 46 min - Reply

    Voici un article de mécanopolis que je reprends ici:

    Mondial de football 2010 : Dégénérés de tous les pays, réveillez-vous !

    « Faouzi Elmir (Lyon) »

    Ça y est, c’est parti pour tous les dégénérés de la terre qui vont se régaler pendant un mois à l’occasion du mondial de football 2010 qui se déroule en Afrique du sud du 11 juin au 11 juillet. Cet événement sportif international mérite une attention particulière, car la coupe du monde du football n’est pas une simple manifestation sportive, médiatique, financière, économique voire politique, elle est aussi une pathologie sociale secrétée par un type de société et un mode de production, le mode de production capitaliste.

    Les jeux et la compétition ont certes existé rappelons-nous (rappelons nous la fameuse boutade de Néron, le pain et les jeux pour le peuple) mais ils n’ont jamais pris une telle dimension planétaire au point d’envahir la vie quotidienne des hommes. D’abord, les jeux étaient confinés dans une zone géographique, une ville ou un village, et leur but était seulement le plaisir du spectacle et l’émotion intense qu’ils produisaient. Le sport et le loisir étaient l’apanage des gens riches disposant du temps libre et des loisirs. Avec l’avènement du capitalisme, le sport et les loisirs deviennent un rouage du pouvoir politique et l’un des innombrables mécanismes qui composent la machinerie mise en place progressivement, consciemment ou inconsciemment, par les classes dominantes pour orienter utilement et pour canaliser l’énergie psychique et physique des masses. Ceux qui se focalisent un peu vite sur le sport en général et sur le football en particulier qualifié de peste et de nouvel opium des peuples se trompent lourdement, car ils ignorent l’action analgésiante et abrutissante d’autres relais et d’autres institutions tels que l’école, l’université, la radio, la télévision, le divertissement, la musique, le loto, le PMU, les casinos, la science, la technique, la médecine etc qui concourent chacun dans son domaine propre à la dégénérescence mentale et intellectuelle des masses. À ceux qui s’alarment du danger du sport et du football, nous leur disons, n’exagérons rien, le sport et le football ne sont pas plus dangereux pour notre santé mentale et intellectuelle que les émissions de Philippe Bouvard et d’Arthur à la radio et à la télévision, qu’un concert de Johnny Halliday, à Bercy, les séries télévisées, Star Académie, la ferme célébrité ou n’importe quelle émission de télé reality. Ceux qui s’en prennent uniquement au sport et au football rendus responsables de l’abrutissement des masses, inversent l’ordre des priorités, car ils oublient ou feignent d’oublier que le processus du décervelage des hommes dans nos sociétés actuelles commence non pas dans les stades mais à l’école au sein de laquelle prend source la dégénérescence mentale et intellectuelle des futurs générations. En réalité, les rois des stades n’y sont pour rien dans le décervelage des masses, ils sont là seulement pour entretenir la débilité ambiante. Le sport en général et le foot en particulier sont une parmi d’autres institutions jouant chacune le rôle d’agent d’entretien de l’abrutissement et de la dégénération mentale et intellectuelle des masses. Une fois la mission de l’école est terminée, c’est à d’autres institutions de prendre le relais pour entretenir continuellement l’état d’abrutissement et de dégénération des masses sans lequel le système capitaliste ne pourra ni fonctionner ni perdurer. Au-delà de ces considérations générales, toute la question est de savoir pourquoi le football a pris l’importance que l’on sait dans nos sociétés actuelles.
    LE FOOTBALL, ARME POLITIQUE ET IDÉOLOGIQUE CONTRE LES CLASSES EXPLOITÉES
    Si le football a envahi notre vie quotidienne et il est devenu si populaire, c’est parce qu’il s’est révélé historiquement comme une arme de combat des classes dominantes contre les classes exploitées. Il faut savoir qu’une classe dominante ne peut jamais asseoir sa domination qu’en dégénérant mentalement et intellectuellement les classes dominées. Cela veut dire concrètement que les classes exploiteuses doivent tout faire pour empêcher les classes dominées de prendre conscience des mécanismes qui sous-tendent leur domination. À cet égard, le football, pour ne pas parler d’autres sports, fut une arme politique et idéologique d’une redoutable efficacité dont s’étaient servis la bourgeoisie et les capitalistes au XIXème siècle pour briser l’unité et la conscience de classe des dominées et des exploités. C’est seulement cette perspective qui explique pourquoi le football est devenu si populaire et pourquoi il a pris une telle importance planétaire. Il n’est d’ailleurs pas étonnant de constater l’émergence simultanée, durant les trois dernières décennies du XIXème, du football comme sport de masse et comme institution et l’école publique, gratuite et obligatoire, car l’un et l’autre sont de nature à empêcher la naissance d’une conscience de classe entre toutes les victimes de l’exploitation capitaliste.
    Pour mieux comprendre pourquoi le football, jadis sport élitiste, est devenu aujourd’hui un sport de masse et même le sport le plus populaire de tous les temps, il faudra le replacer dans le contexte de l’époque qui lui a donné naissance. À l’origine, le football, comme le rugby, était un sport pratiqué par la riche aristocratie anglaise et par ses enfants qui fréquentaient les prestigieux collèges des publics Schools. Dans l’esprit de ses promoteurs, le football visait à empêcher les garçons des publics Schools d’aller rôder dans les rues et sur les terrains du voisinage. Jusqu’aux années 1870, le football faisait partie de l’éducation militaire des gentlemen et de l’Upper middle class et il participait à l’éthique sportive de la classe aristocratique fondée sur la maîtrise de soi, le contrôle des pulsions, le respect des codes et l’exaltation de la virilité(manliness) physique et morale. Géographiquement, le football était localisé au sud de l’Angleterre. Mais à partir des années 1870, le football, jusqu’ici sport élitiste et aristocratique par excellence, commence à intéresser la classe politique et les capitalistes anglais pour son triple rôle d’intégration politique et sociale, de défoulement physique et de décharge psychique pour les ouvriers. Ce faisant, le football était perçu comme un moyen efficace pour créer des masses aliénées en empêchant la coalition des ouvriers et en étouffant dans l’œuf toute velléité de prise conscience politique de classe.
    La soi-disant démocratisation du football était commandée en réalité par des impératifs politiques et idéologiques visant à lutter contre la force montante et menaçante du trade unionisme et à soustraire les ouvriers anglais de l’influence grandissante des idées socialistes et communistes. Le football, comme d’ailleurs l’école à la même époque, était considéré par les bourgeoisies et les classes politiques de l’époque comme l’antidote des projets éducatifs mis en place par la Première Internationale pour contrecarrer l’emprise de l’idéologie dominante sur les ouvriers et dotant derniers d’un rudiment d’éducation politique nécessaire à leurs futurs combats de classe. Car, pour la Première Internationale, l’éducation et l’instruction faisaient partie intégrante de tout projet et de tout mouvement d’émancipation politique et idéologique de la classe ouvrièrei C’est justement pour combattre les projets éducatifs de la Première Internationale et pour empêcher les ouvriers de s’instruire et de s’éduquer en suivant les conférences et les cours d’éducation politique institués par les sections de la Première Internationale en Angleterre d’abord et ensuite sur le continent et aux Etats-Unis, que le patronat et les capitalistes avaient créé dans les centres industriels, dans les quartiers, dans les usines, des clubs de football. Le club de football était considéré comme le meilleur rempart contre l’instruction et l’éducation des ouvriers. Ce n’est pas un pur hasard si les premiers clubs de football s’étaient implantés dans les centres industriels, c’est-à-dire les lieux où étaient massivement présents les syndicats anglais, les Trade union. C’est pourquoi les premiers lieux privilégiés d’implantation des clubs de football ont été les entreprises et les centres industriels, dans les ports dont certains entrepôts appartenaient aux compagnies maritimes anglaises. Ce sont par la suite les cadres et les techniciens travaillant pour les chantiers navals anglais à l’étranger qui furent les principaux artisans de l’exportation du football sur le continent et en Amérique latine. Cela montre que les clubs de football étaient une arme politique et idéologique entre les mains des bourgeoisies et des classes dominantes pour contrer les projets éducatifs des dirigeants du mouvement ouvrier et pour empêcher la naissance d’une conscience de classe et d’une solidarité entre les ouvriers de tous les pays.
    Outre cette mission de soustraire les ouvriers à l’influence des Trade uions et des courants socialistes et communistes, le football était appelé à remplir une deuxième mission, celle faire naître et de propager dans les masses l’esprit du chauvinisme et de la guerre. Le football, comme d’ailleurs tous les jeux de combat organisés, boxes, tennis, escrime, vélo etc a partie liée avec l’état de guerre permanent, la compétition et la lutte pour l’existence qui caractérise la société capitaliste. En effet, le gros problème pour les classes dominantes de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle, était de mobiliser leurs peuples qui devaient servir de chair à canon pour leurs futures guerres impérialistes et colonialistes. Le football était conçu comme un moyen assez commode pour stimuler l’instinct combatif et l’esprit d’agressivité et de chauvinisme des masses et des peuples qui ont tendance à plutôt à être pacifistes. Le football avait donc pour mission de préparer les masses et les peuples aux futures guerres et aux futurs conflits militaires. C’est pourquoi, avant toute guerre, étaient organisés un peu partout dans les pays capitalistes des matchs de foot, et même dans les coins les plus reclus des territoires, pour créer et préparer une ambiance belliqueuse en excitant et en exacerbant le chauvinisme et la nationalisme des classes populaires. Cette relation entre le football et l’instinct combatif a d’ailleurs été révélée par des statistiques effectuées durant la première guerre mondiale montrant la présence d’une forte proportion de joueurs de football dans les armées anglaises, françaises, allemandes etc. Ce phénomène devient compréhensible quand on sait que le football prépare psychologiquement au combat et à la guerre et son public est animé par la même exaltation des vertus guerrières que le soldat. Le football, comme tous les sports de combat, stimule la force musculaire, affermit la force de résistance surtout nerveuse et crée de la discipline. Le football endurcit, aguerrit et immunise contre la tendance à éviter et à fuir la douleur. Dans le football comme dans l’éducation militaire, on cherche à canaliser la pulsion combative en la stimulant et en la plaçant sous la dépendance étroite d’un donneur d’ordre. On peut dire sans se tromper que l’émergence du football comme sport de masse n’est nullement étrangère aux grandes boucheries du XXème qui ont laissé sur les champs de bataille une centaine de millions de morts.
    CONCLUSION
    La coupe du monde de football montre que la dégénérescence mentale et intellectuelle n’est plus l’apanage d’une seule zone géographique mais qu’elle est devenue un phénomène planétaire. L’internationalisation du capital et la mondialisation de l’économie, loin d’être des bienfaits pour l’humanité, ont contribué, bien au contraire, à l’abrutissement généralisé et à affligeante dégénérescence mentale et intellectuelle des êtres humains. IL va sans dire que la coupe du monde du football est une véritable aubaine et pour les multinationales capitalistes qui vont pouvoir s’engraisser encore un peu plus, pour les mass médias privées et publiques qui vont se sucrer royalement tout en participant comme à l’accoutumée à l’abrutissement des masses, pour la classe politique en France qui va saisir une occasion en or pour infliger deux ans ferme au monde du travail en augmentant l’âge de la retraite de 60 à 62 ans, et enfin pour les masses dégénérées du monde entier dont le degré de dégénérescence mentale et intellectuelle va monter encore d’un cran.
    Sur la question de la dégénérescence mentale et intellectuelle des masses, il convient d’écarter deux malentendus lourds de conséquences. Le premier est que le phénomène de dégénérescence mentale et intellectuelle des hommes n’est pas une fatalité et il n’est nullement dû à une prétendue nature humaine immuable ou à un programme génétique qui prédestine les individus à devenir dégénérés mentalement et intellectuellement. La dégénérescence mentale et intellectuelle des sociétés capitalistes s’inscrit dans un projet et elle est le produit d’une volonté politique affirmée et imposée par les classes dominantes qui misent sur l’ignorance des êtres humains pour mieux les dominer. Le deuxième malentendu est que la dégénérescence mentale et intellectuelle des masses ne saurait être attribuée à une quelconque carence ou à une quelconque pénurie de savoirs existants, mais à une stratégie délibérée des classes dominantes visant à refouler les savoirs contestataires et la culture émancipatrice en ne laissant émerger dans l’espace social que les manifestations et les pseudo savoirs conformistes destinés à reproduire les rapports de domination et de soumission. Le sport en général et le football en particulier font partie d’une vaste machinerie politique qui englobe l’école, la famille, l’armée, la police, la rue, le livre, les bibliothèques, les mass medias, la science, la technique, la médecine, l’industrie culturelle de divertissement, l’université etc et qui n’a qu’un seul but: abrutir, dégénérer et décerveler.
    À l’occasion du Mondial du football qui est suivi et regardé par des dizaines des milliards d’êtres humains, à raison de 500 à 600 millions de téléspectateurs pour chaque match, il est urgent de lancer un SOS à l’ensemble de l’humanité, en faisant écho à la fameuse et dernière phrase du Manifeste du parti communiste « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! », « Dégénérés de tous les pays, Réveillez-vous ! »
    Faouzi Elmir, pour Mecanopolis
    Retrouvez Faouzi Elmir sur son blog Le Bulletin de l’International
    Article :
    http://www.mecanopolis.org/?p=18117




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