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22 July 2017

Lahouari Addi : « Le livre de Sadi a délégitimé les fondateurs du régime »

El Watan, 18 juin 2010

« Le livre de Saïd Sadi est un essai, non une écriture académique de l’histoire, parce que son auteur n’est pas un historien. Il n’a pas parlé seulement de la Kabylie. Il ne faudrait pas que ce livre soit perçu comme un ouvrage d’un Kabyle qui défend la mémoire d’un Kabyle. L’auteur a utilisé un symbole national, qui est le personnage de Amirouche », a déclaré, mercredi, le politologue Lahouari Addi, lors d’une conférence qu’il a animée à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. « Sadi a parlé d’un personnage national pour délégitimer les fondateurs du régime qui n’ont même pas pu se défendre. Le régime est idéologiquement épuisé », a martelé le conférencier avant d’ajouter que ce régime est issu « du coup de force de 1962. Il ne subsiste que grâce à la rente pétrolière et la violence ». Pour le professeur de l’Institut d’études politiques de Lyon, en France, l’histoire de l’Algérie indépendante « est une succession de complots et de trahisons », car, a-t-il estimé, « le peuple reste toujours un acteur abstrait ». Evoquant la période post-indépendance, l’orateur a laissé entendre que « Boumediène a freiné la Constitution de la société civile en Algérie. Il était intellectuellement limité. D’ailleurs, son projet utopique était voué à l’échec. Il voulait construire une nation apolitique pour contrôler la société ». L’invité de la communauté universitaire de Tizi Ouzou a relevé également que « Boumediène n’a jamais été un combattant de l’intérieur ». Sur un autre volet, Lahouari Addi a précisé que le FFS n’a pas été créé par les Kabyles seulement. Et pour étayer ses propos, il a indiqué que « le FFS a été créé par des personnalités de dimension nationale comme le commandant Si Moussa qui revendiquait le multipartisme avec Aït Ahmed juste après l’indépendance. » –

Par F. Bouhaci


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28 Commentaires sur cet article

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  • aldjazairi
    18 juin 2010 at 12 h 15 min - Reply

    Le livre de M.Said SAADI a mis à jour que le peuple algérien est,depuis 1962, l’otage d’un groupe qui a privatisé l’Algérie et a réduit le peuple à des domestiques.
    Ce groupe a commencé par éliminéer toutes les intelligences (ABBANE, KHIDER, KRIM , KHEMISTI,AMIROUCHE , CHAABANI ,BOUDIAF …..)
    et imposer l’exil ou le silence à d’autres ( AIT AHMED, FARHAT ABBES, BENTOBAL,
    BENKHADA ,DAHLEB, LAMINE DEBAGHINE…..)
    Un homme politique respectueux et membre du G P R A nous a dit ,un jour , » l’Algérie est entre les mains de la 5e force, elle est l’otage d’une oligarchie qui méprise le peuple parcequ’il est grand par la sa révolution  » et je comprends aujourd’hui pourquoi aucun haut resposable n’a été jugé
    même si il procéde à vendre l’Algérie ou à jetter délébirement ses richesses dans la mer , car il appartiennent tous au mêle clan.Un ancien ministre disait à un citoyen  » l’Algérie est à nous on fait ce qu’on veut et on jettera l’argent mieux que la donner à un ghachi comme vous « 




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  • Amrouche
    18 juin 2010 at 15 h 24 min - Reply

    Voilà un intellectuel qui dit les vrais choses. Il est difficile de lutter contre un pouvoir qui détient la rente avec laquelle il peut se payer une clientèle pour voter oui, des organes de repression, des journaux pour sa propagande, fabriquer des partis politiques, des associations qui ne se réveillent que durant la période des éléctions ou pour accompagner un vrai opposant du régime vers l’abattoir.
    Le plus grave c’est que la mentalité de rentier a été encouragée et le travail dévalorisé. Je me rappelle que dans les années 80, ma mère qui avait 70 ans a vendu ses 3 poules pondeuses au village pour faire la chaîne au SOUK-EL-FELLAH et acheter des oeufs importés.

    Un auteur que je conseil vivement à ceux qui fréquentent le site du Quotidien d’Algérie (notamment son livre « L’Algérie et la démocratie »).




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  • Cubain
    18 juin 2010 at 15 h 30 min - Reply

    Analyse pertinente du professeur Ladi Lhouari sur l’idee profonde du Dr Sadi contenue dans son livre.Ladi Lhouari enfin un intellectuel dont les Algeriens doivent etre fiers.Il reste maintenant à donner un prolongement concretement realisable sur le terrain à cette idee pour mettre dehors les heritiers de ses fondateurs du regime.




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  • Zineb Azouz
    18 juin 2010 at 17 h 55 min - Reply

    Serait il possible que la rédaction nous procure l’intégralité la conférence de Monsieur Addi ?

    Je ne fais trop confiance aux résumés d’El Watan, et j’aimerais réagir à ce qui est écrit, entre autre à propos du « coup de force  » de 1962 et non pas du « coup d’Etat » et bien sûr à ce qui me paraît plus sensible voir plus grave et qui est repris dans cette phrase « Sadi a parlé d’un personnage national pour délégitimer les fondateurs du régime qui n’ont même pas pu se défendre ».

    Merci d’avance.
    ZA




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  • BRAHIM
    18 juin 2010 at 19 h 13 min - Reply

    Chère @Zineb Azouz, je ne vois pas où vous voulez en venir mais il n’y pas d’interview sur El Watan mais juste cet article tel que rapporté par LQA. Où est le problème si on se base déjà sur cet article.




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  • ABDERRAHMAN
    19 juin 2010 at 14 h 49 min - Reply

    SAID SAADI EST COMPLICE DES GÉNÉRAUX IL A APPELÉ L’ARMÉE A S’OPPOSER AU CHOIX DU PEUPLE EN 1992




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  • amazigh
    19 juin 2010 at 18 h 31 min - Reply

    a Abderrahman
    juste une précision, il n’y a pas eu de choix du peuple en 1992, il y’a eu une mascarade voulu par le pouvoir pour justifier l’arrêt de la democratie.car a ma connaissance en tant qu’algérien, le peuple n’a jamais été partisan d’un choix pour un changement dans les habitudes alimentaires ou vestimentaires tel que pronées par les militants du parti que vous semblez défendre.




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  • Zineb Azouz
    19 juin 2010 at 20 h 00 min - Reply

    Monsieur amazigh,

    Je ne sais pas si le peuple a opté « pour un changement dans les habitudes alimentaires ou vestimentaires « ,
    je ne sais pas si le FIS et tous les partis qui sont allés vers des éléctions alors que les tortionaires du 5 Octobre étaient toujours de service, ont bien vu le piège,
    MIAS, MAIS vous ne pouvez pas dire que le FIS n’a pas déccroché ces éléctions !!!
    Vous pourrez toujours affirmer que nous n’avons pas tous voté, que personne ne s’attendait à ce ras de marrée éléctoral, que le FIS a peut être triché, que le choix du peuple était sans doute le NON-choix du système, mais soyons corrects et ne nions pas les EVIDENCES ! le FIS a remporté ces éléctions et ce qu’on a subi est un putch pour maintenir au pouvoir les militaires par la force des chars et des chalumeaux.

    zA




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  • radjef said
    19 juin 2010 at 20 h 25 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Zineb Azouz, bonsoir. Vous avez raison de soulever la question. L’auteur de l’article a volontarement biaisé l’intervention de notre ami Addi Lahouari. Car tout en evoquant le livre de Saadi, Addi Lahouari a deploré le desengagement des historiens et des specialistes universitaires dans l’ecriture de l’histoire. Et d’ajouter: » nous n’avons aucune these d’universitaire sur notre revolution, alors qe cette periode merite des centaines d theses » C’est dans ce contexte que Addi Lahouari a placé le dernier livre de Saadi. « Il est malheureux qu’a ce jour notre pays n’arrive pas a se doter d’un centre de recherche en histoire », a t-il encore expliqué aux universitaires de Tizi.




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  • amazigh
    19 juin 2010 at 20 h 42 min - Reply

    a Zineb Azouz.
    je ne pense pas que le fis avait décroché les élections d’une manière propre, car nous avons tous vu sa fa`con de procéder (mobilisation des mosqués, et harcelement des électeurs dans les bureaux de votes avec des envellopes préparées a L’avance, nous avions tous vu cela à l’époque. et puis avec 30% de voix sur une participation de 47% des électeurs on ne peut pas parler de choix du peuple. mais pour le pouvoir c’est une autre paire de manche, il y’a bcp a dire .
    salutatioins




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  • essaid
    19 juin 2010 at 23 h 12 min - Reply

    ‘est vrai que said sadi c’est pas un historien ; mais dans un Etat où les historiens n’ont pas l’acces aux archives de leurs histoire ni les moyens (courage ) de faire un trvail de recherche en terme de temoinage , c’est tres rare je pense de trouver un homme consacre 40 ans de sa vie pour ecrire une partie de l’histoire de son pays ; et qu’un autre vient de multiplier tout ça fois 0 sur une page de facebook ,il faut que tu sois un economiste comme l’a fait M ben achenhou qui ne voit aucun probleme socio_ economique a part ce livre dans son chere algerie ou etre un qlq un de ffs où seul leur chef qui connait notre passe ;ou parler aussi de l’instrumentlisation de l’histoire dans la politique sans regarder combien de choses l’Etat a instrumentlise pour passer leurs projets pourissants comme l’a annonce M louisa ;




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  • Salay
    19 juin 2010 at 23 h 23 min - Reply

    Le débat est biaisé comme le furent les élections que l’ex-FIS a emportées avec 3 millions de voix octroyées par le clan au pouvoir depuis l’été 1962. La violence contre le Peuple algérien a commencé avec cette démocratie exploitée par ce clan au pouvoir qui n’a pas hésité à offrir la religion, l’Islam, comme fond de commerce à des aventuriers. Les Algériens ont eu bcp de problèmes dans leur passé mais jamais avec leur religion. Faites de la politique mais de grâce, laissez la religion aux croyants. L’Algérie ne sera ni le Liban, ni l’Égypte…et ni l’Iran. Elle est musulmane depuis 14 siècles.




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  • Zineb Azouz
    20 juin 2010 at 11 h 47 min - Reply

    Merci Monsieur Radjef Saïd, je m’en doutais un peu !
    El Watan n’allait pas nous faire un résumé exhaustif qui ne serve pas les plans et les visions de ses maîtres.
    Je me réjouis de l’analyse de Monsieur Addi à propos de l’ère Boukherouba.
    quant aux travaux de recherche dont il déplore l’absence, ce phénomène coule de source, notre histoire est entre les mains du ministère des moujahidines, des archives françaises et bien sûr de la chape de plomb et de médiocrité de notre université, sans oublier les « caporaux » de service de tout bords, ces hauts cadres de boukherouba et de ses géoles, les faux moujahidines et les authentiques de l’armée française qui ont tout intérêt à faire diversion avec tout ce qui tombe sous leur main, à commencer par ce roman-feuilleton de Saadi.

    Merci à tous.
    ZA




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  • Mahieddine
    20 juin 2010 at 20 h 09 min - Reply

    @Zineb Azzouz
    Vous êtes-vous donné la peine de lire le « roman-feuilleton » ?




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  • ABDERRAHMAN
    22 juin 2010 at 1 h 17 min - Reply

    a amazir le parti que vous semblez défendre est celui des generaux qui vous on donné des postes de ministre (rcd) alors que vous vous êtes tromper de peuple




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  • sidra
    23 juin 2010 at 12 h 18 min - Reply

    salay@
    le problémes ce n’est pas les 14 siécles ,mais les zélotes qui ont voulu que l’on vivent et retourner comme en 1400,en séparent les hommes et les femmes a part ,en éxigent la séparation des bus pour femmes et pour hommes,en coupant la société en 2,on nous demandant de changer de tenues vestimentaires ….je me souviens toujour de ces plaques au bord de la route a la place du code de la route sur le chemin oued-smar boufarik, blida » avec des insciptions faisants réferences a dieu comme, »soubhana allah,staghfir allah etc.. » ,en cela je suis tout a fait d’accord avec ceux qui ont arreter cette mascarade , »cela reste mon avis »,ils avaient gagner les éléctions communales et ils nous préparer a changer notre mode de vie,je me souviens aussi de la « chorta islamiya et la falaka »,une sorte de police parallélé a celle de la police nationale un etat dans un autre etat.Si c’est changer pour changer vaudrait mieux reter comme avant.




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  • Salay
    23 juin 2010 at 18 h 54 min - Reply

    @sidra: En dehors de la peste et du choléra, il y’a mieux . Un million et demi de chouhadas se sont sacrifiés pour une ALGÉRIE LIBRE ET DÉMOCRATIQUE.




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  • BRAHIM
    23 juin 2010 at 19 h 50 min - Reply

    @Salay, où est-ce que tu vois une algérie libre et démocratique. Je la cherche partout je ne la trouve pas. Montres-la moi cette algérie libre et démocratique. On a plutôt trahi les 1,5 millions de chouhadas. A moins que toi et moi on n’a pas la même notion de la liberté et de la démocratie. Et dans ce cas, chacun de nous aura raison car chacun fait sienne sa définition à sa manière.




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  • Laïd DOUANE
    7 juillet 2010 at 20 h 09 min - Reply

    Le livre de Said Sadi est une boule d’explosifs bourrée de sous munitions. A caractère boulitique d’ordre partisan, il fait l’effet d’une machine à récupérer les boules de colère. Le contenu du livre, démarqué de son titre, ne diffère en rien de l’écriture journalistique. C’est un ensemble d’articles propres à la consommation quotidienne que seuls Le Soir d’Algérie et Liberté d’antan peuvent étaler pour un lectorat malade. Sadi y a parlé certes d’un personnage national de poids, mais entre les mots, il véhicule des idées plutôt restreintes pour des fins que tout le monde connaît en Algérie : Le pouvoir ! L’a-t-il fait pour délégitimer « les fondateurs du régime » comme le souligne M Addi, oui ! Mais ce Kabyle qui « avait appelé » en 1992 à « la sauvegarde de l’Algérie » pour l’achever définitivement, a bien cautionné le plus pourri des régimes. D’ailleurs quand celui-ci a eu de lui ce qu’il voulait, Sadi est jeté aux oubliettes dans son propre camp, non pas le camp kabyle qui l’a vomi, mais le sien ; c’est-à-dire RIEN ! Sadi le manipulateur récupérateur, par ce livre très bien rédigé mais décevant dans le fond, tente d’accaparer les populaces en attendant les « échéanciers » pourvus par ce régime qu’il considère illégitime. Celui qui s’était toujours trompé de société risque de se tromper encore une fois car le lectorat ciblé ne lit pas en français et ne comprend pas l’arabe. Disons surtout, qu’il ne sait pas lire !
    Saïd Sadi qui prétendu que son livre est le fruit de 40 ans de réflexion m’a vraiment faire rire ; il n’y a rien qui prouve qu’il a fait des recherches approfondies pour se procurer des informations. Il a juste copié-collé des témoignages récemment publiés en utilisant son style journalistique acquis pendant les années « des absents » ! Le comble est qu’il a raté plusieurs écrits de poids qui auraient donné beaucoup plus de réalisme à son livre qui tous comptes faits, n’a rien d’un livre d’histoire du point de vue académique même si du point de vue littéraire, il dépasse de loin nos universitaires du domaine. Quoiqu’il en soit, lui il a écrit.. et c’est déjà ça !
    Laïd DOUANE




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  • Salay
    8 juillet 2010 at 0 h 40 min - Reply

    @BRAHIM: Un projet tant attendu…et qui attend sa concrétisation.




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  • batni
    8 juillet 2010 at 2 h 20 min - Reply

    A mr Laïd DOUANE,
    Il est preferable de se tromper de peuple que de ce tromper de projet de société. L’arrêt de la farce electoral a été détourné de ses objectifs par les tireurs de ficelles tapis dans les rouages de l’état. L’Assassinat du géant Boudiaf en est une preuve éclatante.
    A choisir, je préfére quelqu’un qui se trompe de peuple que celui qui se trompe de projet de société.

    Mes respects,
    Mes respects,




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  • Laïd DOUANE
    8 juillet 2010 at 17 h 29 min - Reply

    Même si erreur il y avait dans la prise de décision concernant le processus électoral, son arrêt est un crime impardonnable ; ceux qui y avaient participé sont de criminels y compris Saïd Sadi. Quant au projet de société, il n’a jamais été un objet d’accord entre les Algériens. Cependant, et c’est là notre force ; nous sommes d’accord que VIVE l’Algérie !

    =======================
    Mon cher compatriote,
    Nous n’ignorons pas les moments de souffrances que vous avez subi injustement. Et ce sont des dizaines de milliers de compatriotes qui ont vécu cette répression barbare. Nous sommes très bien placés pour le savoir car nous nous avons colligé des milliers de dossiers que nous avons adressé durant les années de braise aux « instances internationales ». Mais laissons en paix les morts, quelque soient leurs fautes et leurs erreurs. Ils sont entre les Mains de Leur Créateur.
    فمن يعمل مثقال ذرة خيراً يره ومن يعمل مثقال ذرة شراً يره
    Cordialement.
    La Rédaction LQA




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  • Laïd DOUANE
    8 juillet 2010 at 21 h 09 min - Reply

    Oui mon cher compatriote,
    Vous avez certainement raison, il faut laisser les morts en paix même s’ils ont commis des crimes que Dieu seul sait leurs intentions. Car parfois, des gens font du mal par bonne foi. C’est d’ailleurs le cas de Boudhiaf, selon toutes vraisemblances ! Malheureusement, je suis traumatisé à vie ; à chaque fois qu’on me parle de ces années là, j’ai les larmes aux yeux. Pourtant, je le serais moins si ces « dizaines de milliers de compatriotes qui ont vécu cette répression barbare », n’avaient pas souffert pour rien. Je serais vraiment content, si au terme de cette répression, l’Algérie tendait vers la prospérité. Or, cher compatriote, qu’est ce que nous vivons ? 150 000 policiers et un gendarme général major comme chef. A qui la faute ? Parmi ces morts que nous devons laisser en paix, il y en avait qui avaient planté le couteau dans la chair !
    Enfin, vous avez raison ; Quiconque fait le bien le fait à son avantage, celui qui fait le MAL, le fait à son détriment et Dieu n’est point le tyran des hommes (et des femmes).
    Merci de me l’avoir rappelé..




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  • Kamélia
    8 juillet 2010 at 22 h 54 min - Reply

    Salam,

    Il y a toujours une malhonnêteté intellectuelle qui ressort des interventions de Said Sadi. Il a passé son temps à se nourrir dans le giron des généraux, à leur tête le général Toufik qui lui a promis à mainte reprise le pouvoir, ainsi que Lamari et les autres. Il faut savoir que la fille de Nezar était l’épouse du frère
    d’Amara Ben Younes, lequel était le bras droit de Sadi. Il faut savoir qu’au sein du pouvoir, il s’agit bel et bien d’une secte familiale, sans oublier de citer Karim Ait Aoudia, ce «journaliste» qui a intoxiqué les médias occidentaux avec son soutient ferme à sa chair la France et aux généraux Alériens assassins.
    Maintenant que l’hémorragie a affaibli le parti RCD, lequel est vidé de ses militants, car à force de constater avec amertume les différentes fourberies, ces derniers ont déserté les lieux, y compris ceux que Sadi affectionnai, personnellement, comme Amara qui n’est rien d’autre que le frère du dit «Claude» ancien de la S.M et Khalida Toumi la nièce de Ben Hamza alias «Elrrougi» responsable à la S.M aussi. Ceux là même qui ont, finalement, décidé de rejoindre leur mère nourricière et la zaouia Bouteflikienne.
    Said Sadi s’en prend résolument et exclusivement au régime Boumediene en évoquant, entre autres, la tricherie sur la date du 5 juillet au lieu du 3, lequel, à mon avis, n’est qu’un détail par rapport à l’arbre qui cache la forêt des putschistes. Un détail qu’il n’ pas hésité à mentionner en omettant de parler des coups d’état qui nous ont plongé dans le chao. Alors qu’il cite «l’assassinat, la censure, les fraudes électorales et la corruption» mais. Cela n’est point étonnant, car nous savons tous qu’il s’inscrit dans la démarche du régime voyou, criminel et putschiste.
    Il impute également la barbarie aux islamistes en disant : «Comment demeurer silencieux devant une telle violence qui, de surcroît, est commise par le premier responsable du pays et s’étonner ou se plaindre qu’une génération plus tard, des hommes éventrent des femmes enceintes au motif qu’elles n’appartiennent pas à leur secte».
    Qui a éventré des femmes enceintes et de quelle secte parle-il, comme pour détourner encore une fois les algériens de leurs vrais bourreaux. Parle t-il de celle du régime à laquelle il est adepte et qui se trouve au centre des laboratoires ténébreux du DRS?

    That is the question and your «MISTERE» mister Sadi.




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  • Kamélia
    8 juillet 2010 at 23 h 31 min - Reply

    Je voulais juste rajouter que la légitimité de ce régime n’est un secret pour personne. C’est, plutôt, la volonté de se refaire une virginité par des laquais, lesquels refont surface et envahissent le terrain, ces derniers temps avec leur charivari, qui est illégitime.




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  • Laïd DOUANE
    9 juillet 2010 at 11 h 35 min - Reply

    De la malhonnêteté intellectuelle chez Sadi Said, il n’y a que ça. Il en est même une fabrique et il en vend à moindre prix ; J’en trouve même chez son dauphin Aït Hammouda qu’il manipule bien. C’est le manipulateur manipulé qui s’est laissé faire pour aboutir ; Il a attendu 40 ans pour sortir son venin au moment où tout le monde est vacciné. Avec Toufik tombeur d’Abassi Madani et consorts, il était mal tombé ; imaginons deux renards algériens qui parlent d’une poule ! Sadi ne se trompe pas de société seulement ; il se trompe même de militants, d’alliés et d’ennemis ; l’avenir nous dira beaucoup sur le véhicule actuel de ses idées Aït Hammouda. Je ne dirais pas que Sadi était c… en croyant aux promesses de Toufik est ses acolytes qui le nourrissaient d’espoir. Je dirais plutôt qu’il a été roulé par ses alliés mal choisis : ses propres militants actuellement « bien placés » en attendant le retournement de manivelle. Pour se venger des ténors du pouvoir, Sadi a sorti ces derniers jours une arme qui ne fonctionne plus ; l’épée kabyle ! C’est justement ce que chercheraient Toufik et les amateurs de la pêche dans les eaux troubles qui croient qu’on en a terminé avec les Islamistes. Son livre, en plus d’être une incitation à la discorde qui n’aura pas lieu parce que justement elle vient de lui, est un ramassis de « blagues noires » produites par un régime voyou qu’il a lui-même cautionné et depuis toujours. Maintenant qu’on l’a déshabillé et jeté à la mer de l’oubli, il s’accroche aux bribes de son pantalon. Et quel culot ! Lui qui sait très bien que les Islamistes ne s’alimentent jamais du sang des humains et qu’au contraire ils sont neutralisés par la vue du sang !
    En imputant la barbarie aux islamistes qui tout de même ne l’ont jamais inquiété, Said Sadi qui sait bien ce qu’il dit, s’enfonce dans la paranoïa terroriste fabriquée par les ennemis de l’Algérie. Après tant d’années de boursicotage politique, l’homme qui sait où il va est entrain d’agoniser politiquement. L’écriture n’est pas une mauvaise idée quand on sait que la lecture se fait en arabe !
    Laïd DOUANE




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  • laïd DOUANE
    9 juillet 2010 at 12 h 47 min - Reply

    Après 18 années d’observation dans le brouillard, je me sens capable de comprendre quelque peu la problématique algérienne. J’ai 50 années révolues toutes dans le doute et je n’ai plus peur. Par bribes d’informations acquises grâce à mes nerfs d’acier, j’ai pu reconstituer plusieurs scénarios qui animèrent le quotidien des Algériens pendant les années de braises. Cette semaine à titre d’exemple, j’ai pu confirmer une déduction faite à la hâte quand j’étais interné à Reggane ; Ceux qui nous gouvernaient avaient bien l’intention de créer le terrorisme pour ensuite l’éradiquer. Le pouvoir qui exerçait dans un pays endetté ne pouvait éviter l’ingérence directe sans répondre aux exigences de nos créanciers ; il fallait donc arrêter le processus électoral, démettre le Président et en ramener un autre, neutraliser les Islamistes modérés, pousser d’autres à la révolte et les canaliser !
    Nous étions 3025 détenus. Nous faisions tout pour ne pas sombrer dans la bêtise humaine. Aussi pour contrer nos bourreaux, fallait comprendre pourquoi nous a-t-on emmenés là-bas. Dans notre recherche largement fructueuse, j’ai été emmené à analyser le genre d’hommes que nous étions en comparaison avec ceux qui étaient dehors et qu’est-ce que j’avais de commun avec les uns et les autres ? C’est long à raconter mais voilà : Tous ceux qui avaient de l’influence et capables d’arrêter la violence ont été arrêtés (50 000). Tous ceux qui avaient manifesté leurs tendances vers la violence son laissés en liberté puis forcés à rejoindre le maquis (une bonne dizaine de milliers). Pour compléter ce constat, j’étais témoins d’une vraie source de peur pour l’Algérie. Ce qui pouvait être une déduction tendancieuse devenait une vérité : Pendant les 11 mois que j’ai passés dans les camps de concentration, j’ai vu de nouveaux arrivants qui rejetaient la violence et de nouveaux partants devenus trop violents. Ainsi, quelques uns des premiers à avoir quitté les camps ont rejoint le maquis et les tout derniers n’y ont même pas pensé ! Cette conclusion m’a été confirmée par de hauts responsables qui savaient quelques choses mais qui n’y pouvaient rien.
    Avec l’affaire de Sadi et ses acolytes, j’ai compris finalement que le terrorisme n’est pas aveugle ; il connaît très bien ses cibles et ses victimes !
    Laïd DOUANE




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  • En Algérie, impossible de savoir qui gouverne « tamoudre
    4 octobre 2012 at 15 h 56 min - Reply

    […] un ensemble de cercles (conseils d’administrations), mais aussi ce que le sociologue algérien Addi Lahouri appelle «une geste nationaliste», avec le mythe du tutorat sur le pays: («sans nous, c’est le […]




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  • Congrès du Changement Démocratique