Quand on est Algérien, on est forcément spécifique. Parait-il ! El Mouhim, c’est que le mutant en chef obtint une symphonie kafkaïenne ou des partis applaudissaient l’interdiction d’autres partis, des journaux se taisaient devant l’interdiction d’autres journaux….et tout ce beau monde était autorisé à injurier publiquement le chef en l’enveloppant dans le vocable général de Pouvoir à la seule condition d’appuyer sans réserves toutes ses décisions.
Chose promise, chose faite. De jeunes leaders BCBG, des journaux indépendants et autre société civile entonnèrent d’une même voix : « A bas le Pouvoir, vive l’arrêt des élections ! A bas le Pouvoir, mort aux propositions de l’Opposition ! ».
Ils chantèrent tant et si bien que le chef qui leur faisait la dictée les crut ! Alors, se sentant sûr de lui-même, il entreprit de les neutraliser progressivement. Qu’avait-il besoin de cet écho à sa propre voix, lui qui était tout à la fois et à lui-même Pouvoir et Opposition ?
Les mutants de deuxième ordre eurent beau changer de sigle, de dénomination – de démocrates, ils devinrent républicains et résistants -, ils cherchent d’autres mots pour se désigner parce que, dans leur commerce avec le mutant en chef, « celui qui découvrit le commerce et s’y arrêta… », ils avaient tout perdu, l’honneur et le nom. Ils font des discours et surtout des communiqués – ils gardent quand même un brin d’espoir, car ils connaissent le goût immodéré du chef pour le commerce, et le dictionnaire dit aussi que ce dernier peut être « vente et distribution des produits finis ».
Loin du commerce des mutants et portant lourdement sur leurs épaules le poids de la révolte des mutins dans toute son horreur, les galériens rament de Rome à Alger à laquelle ils ne cessent de proposer une plateforme pour la paix.
Alger a besoin de courage. « Le vrai courage sera toujours d’être, chacun, soi-même et de l’oser. »
Un commerçant est un commerçant, un politique, un politique, un militaire un militaire et un opposant ne peut pas en même temps être un courtisan.
La Nation du 7 au 13 mars 1995.







J’ai toujours admire Salima Ghozali. Je souhaite qu’elle puisse intervenir sur ce site.
Amicalement
Khaled
mes hommages madame.
Quel talent ! Quel courage !
Madame Salima Ghozali et son formidable journal « la nation » n’avaient en effet aucune chance de survivre parmi les torchons obéissants et ceux qui se mettent au pas dès que sonne le clairon.
Merci à la rédaction de nous rappeler à quel point nous sommes passés à côté entre les thèses ridicules ds éradicateurs et des conciliateurs alors que la vérité était là sous nos chars et nos holdings.
Cordialement,
ZA
Bonjour
J ‘ai beaucoup d’admiration pour ton franc parler madame Ghezali , je ne rate pas une seule de tes émissions sur medi 1 avec mr Sensal . Vous etes une vraie journaliste et intellectuelle indépendante comme il en existe très peu en Algerie et pas d’une journaliste d’un régime pourri jusqu’aux os …
Ah! si vous allez nous réediter un article du journal « LA NATION » qui parlait de la « HAROUALA ».
Merçi d’avance.
je souhaite le retour de cette grande dame de la plume avec panache dans vos ecrits.
A Madame Ghezali
Vous intervenez sur Médi 1 à partir d’ici.Pourquoi pas ici à partir d’ici ? Il y a encore, il me semble en tout cas, des espaces de liberté.
Cordialement.
Bonjour Mme,
on vous lisant Mme, je suis revenu à une époque où je lisait La « Nation » , c’atait un temps où une femme disait haut et fort ce que des semblants d’hommes n’osaient méme pas y réfléchir,Mme, l’Algérie a toujours besoin de vous bonne chance et courage.
merci madame ghezali et sans commentaires
Hommage à Salima Ghezali
Les esclaves arrivent toujours à survivre aux revolutions. Si les mutins l’emportent, ils sont libérés. Si la révolution échoue, les esclaves gardent leurs « postes ».
bravo ya madame!bonne continuation.
Mes homages à vous madame
J’ai eu le grand prévilège de vous conaître personnellement dans la rédaction de LIBRE ALGERIE et j’avoue entre autres avoir eu l’honneur de découvrir en vous ce grain de finesse dans ce monde de brutes.
La nation restera sans nul doute, ce pas géant, de ces Algériennes et Algeriens Libres que vous êtes, au moment où beaucoup n’arrive pas à l’être.