Édition du
30 March 2017

19 juin 1965 : la primauté du militaire sur la société



Boubekeur Ait Benali

In Hoggar.org

La reprise du pouvoir par un coup d’Etat militaire, le 19 juin 1965, répondait indubitablement à la conception que se faisait des dirigeants algériens de la politique. En effet, dans leur logique, il ne pouvait être président que celui qui disposait du soutien de l’armée. Et pour l’un des meilleurs spécialistes du mouvement national, Mohammed Harbi, cette confrontation avait au moins pour origine la préparation de la lutte armée. Il note à ce propos : « Le mot d’ordre ‘d’abord l’action’ deviendra ‘d’abord l’armée’. A partir de là s’amorce la privatisation de l’Etat en gestation et sa militarisation.» (1) D’ailleurs, c’est au nom de cette hégémonie de l’armée que Boumediene s’était opposé au Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) lors de la ratification des accords d’Evian. Par la suite, en se passant de la majorité du Conseil National de la Révolution Algérienne (CNRA), le tandem Boumediene-Ben Bella a proclamé le 22 juillet 1962 la création du bureau politique pour succéder au GPRA, certes évanescent. Grâce à la force de feu de l’armée des frontières, les deux hommes ont réussi à évincer les opposants récalcitrants. Mais une fois le pouvoir acquis, chacun des deux hommes cherchait à reprendre les rênes de l’Etat à lui tout seul. Avec ces querelles, le slogan « le peuple, seul héros » a été remisé dans le placard pour n’être utilisé que pour s’imposer à lui.

1― Le faux parrainage de l’armée par Ben Bella

La cohésion qui a prévalu pendant la guerre s’est effritée juste après la signature des accords d’Evian. En effet, à la fin de la guerre, seule l’armée des frontières avait une organisation infaillible. Au sein du GPRA, les ex centralistes et les ex udmistes ne s’entendaient plus. Bien qu’ils aient tous contribué à juguler le joug colonial inique, force est de constater que la non délimitation des compétences de chaque entité [CCE, GPRA, CNRA, EMG etc.] a été un frein à la mise en place des institutions du futur Etat indépendant. Pour le pionnier du nationalisme algérien, Ferhat Abbas, la responsabilité incombait à ceux qui ont détourné le combat du peuple algérien, luttant pour sa libération, pour leur imposer une autre domination. Dans « L’autopsie d’une guerre », il étaye son argumentation en écrivant : « Pendant notre guerre de libération, c’était à ce peuple de choisir sa voie. Ceux qui l’ont privé de la parole, qui l’ont empêché d’exercer ses responsabilités, avec l’arrière-pensée de vivre comme des rois et de régner sur l’Algérie, ont commis une faute grave. » (2)

Cette erreur impardonnable a engendré une lutte fratricide pour la maitrise des rouages de l’Etat. Ainsi, de 1962 à 1965, Ben Bella s’est attelé à s’emparer de l’appareil de l’Etat. Il pensait qu’en utilisant son charisme, il allait s’imposer à tous les segments de l’Etat, l’armée y comprise. Mais celle qui faisait et défaisait les hommes ne l’entendait pas de cette oreille. Elle a attendu le moment opportun pour trancher la question du pouvoir. Entre temps, elle a laissé faire. En effet, pendant la période Ben Bella, celui-ci a concentré plusieurs pouvoirs entre ses mains. Il a mis en sourdine la constitution de septembre 1963 pour légiférer par ordonnances. Au conseil des ministres ou au comité central, dont il était le secrétaire général après la démission de Khider, il imposait son point de vue. A la fin de ses exposés, il avait l’habitude de demander si parmi les présents il y aurait eu des contres. Si personne ne leva la main, il proclama alors que le projet a été adopté à l’unanimité. Dans une altercation avec Ahmed Mahsas, ministre de la réforme agraire, il a remis sa démission en lui disant : « Tu as déjà la présidence, l’intérieur, l’information, une partie des Affaires étrangères ; si tu veux un autre ministère, je te donne volontiers le mien. » (3) Selon Jean Daniel, citant Hocine Zehouane, Ben Bella chercha à s’assurer le contrôle total du ministère des Affaires étrangères : « Il veut prendre pour lui le ministère des Affaires étrangères, car Bouteflika est devenu un ennemi à éliminer, ainsi que le ministère de la Défense nationale, car il s’est juré depuis toujours de ne pas tolérer un si dangereux rival. » (4) Dans ce cas de figure, la bataille pour le pouvoir entre les deux hommes ne pouvait pas ne pas avoir lieu.

2― La préparation du coup de force

Les adversaires de Ben Bella ne voulurent pas qu’il préside la conférence afro-asiatique. En le laissant faire, ils auraient eu du mal à le détrôner, surtout s’il parvenait à construire une stature internationale aux côtés de Gamal AbdeNasser ou Chou Enlai. Le risque, pour le groupe qui gravitait autour de Boumediene, était de voir Ben Bella affirmer, devant ses hôtes, sa volonté d’écarter des responsables comme Boumediene ou Bouteflika. Selon Jean Daniel, décrivant l’état d’esprit de Ben Bella, il estime que le Président en exercice n’aurait pas hésité à passer à l’offensive. Car l’occasion ne se serait pas répétée à foison. Il note à juste titre : « Il faut écarter définitivement le spectre des renversements militaires, assurer avant la conférence afro-asiatique la primauté du pouvoir civil et prouver au pays son aptitude à trancher les conflits. » En tout cas, tel était le climat politique en ce mois de juin 1965.

Cependant, sous la houlette de Boumediene, une réunion regroupant, Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Medeghri, Cherif Belkacem, les commandants Chabou et Hoffman, eut lieu à Alger. Et le groupe s’est entendu, in fine, sur la nécessité de renverser Ben Bella avant que la conférence afro-asiatique ait débuté ses travaux. Pour eux, une fois le coup de force perpétré, il faudrait rassurer les participants à la conférence que ce renversement n’était qu’un accident de parcourt. Et que l’Algérie respecterait tous ses engagements internationaux. Suite à cette réunion, Boumediene a convoqué tous les chefs de régions à se rendre à Alger, vers la mi-juin, en vue de peaufiner le plan du coup de force. A partir de ce moment-là, toutes les concessions qu’aurait pu faire Ben Bella étaient irrecevables. Car, le 18 juin au soir, les partisans du coup d’Etat étaient prêts à mettre en exécution le plan préparé trois semaines plus tôt.

Les circonstances de l’arrestation de Ben Bella furent rapportées par Jean Daniel, dans « Alger : histoire d’un complot » écrivant : « Zbiri, tu sais que j’ai toujours eu confiance en toi…

Ecoute, ne perdons pas de temps, habille-toi. Tu es arrêté par le conseil de la Révolution. » Il est 2h25 du matin, dans la nuit du 18 au 19 juin lorsque Ahmed Ben Bella, que l’on vient de réveiller en sursaut, entend cette phrase de celui qu’il a lui-même nommé chef d’état-major de l’armée. Le président algérien ne comprend pas. A côté de Tahar Zbiri, se tient le commandant Draïa, qu’il vient de nommer directeur de la Sûreté et qui fut commandant des compagnies nationales de sécurité, c’est-à-dire de la garde prétorienne de Ben Bella. Il y a aussi Saïd Abid, qui commande la première région militaire du Grand-Alger et avec lequel il a eu quelques jours avant un très amical entretien. Ben Bella les regarde tous les trois comme pour tenter un rappel au loyalisme. En vain. D’ailleurs, il n’est pas en forme. Il ne réalise pas vraiment ce qui se passe. Il s’est couché tard, et lorsqu’un cri de la fidèle servante l’a brusquement réveillé, il a cru qu’on venait lui annoncer une nouvelle importante. Il s’est endormi fort de trois convictions. A la veille de la conférence afro-asiatique, lui, Ben Bella, peut tout se permettre et il va le montrer dès samedi matin. » (5)

En revanche, en cas d’échec, le groupe putschiste a préparé un plan de fuite à l’étranger. En effet, à l’aéroport de Boufarik, un avion, moteur en marche, attendait Boumediene et ses compagnons en cas où le coup de force n’aboutissait pas. Cet aveu n’est pas anodin puisqu’il émanait de l’un des artisans du putsch, le colonel Ahmed Bencherif, ancien commandant en chef de la gendarmerie nationale.

3― Répercussions du putsch sur la société algérienne

Le principal reproche qui fut fait à Ben Bella était celui d’avoir une mainmise quasi-totale sur les institutions de l’Etat. D’ailleurs, dans l’appel au peuple algérien, rédigé au nom du conseil de la révolution, l’un des griefs opposé à la gestion de Ben Bella fut résumé comme suit : « Le pouvoir personnel, aujourd’hui, consacre(sic) toutes les institutions nationales et régionales du parti et de l’Etat se trouvent(sic) à la merci d’un seul homme qui confère les responsabilités à sa guise, fait et défait selon une tactique malsaine et improvisée les organismes dirigeants, impose les options et les hommes selon l’humeur du moment, les caprices et le bon plaisir. » (6) Mais en reprochant une multitude de défauts à l’ancien président Ben Bella, la nouvelle équipe, conduite par Boumediene, allait-elle les corriger ? Hélas, le coup d’Etat n’a pas estompé ces erreurs. Au contraire, les institutions algériennes ont été à la merci d’un seul homme, Boumediene, sans qu’il y ait personne pour le contrarier.

Qu’il n’en déplaise aux nostalgiques de l’époque Boumediene, sa conduite des affaires n’en différait point de celle de Ben Bella. Pour l’auteur de « Grandeur et décadence de l’Etat algérien », la ressemblance fut criante : « En fait, la politique de Boumediene qui avait substitué de facto le fait au droit, la légitimité révolutionnaire à la constitutionnalité des lois, a constitué un préalable à la corruption et à l’autoritarisme néojacobin du régime. De sorte que ses successeurs n’ont fait que reprendre à leur compte ses méthodes de gouvernement et ses procédures de cooptation et de clientélisme en essayant de les dissimuler sous une feinte libérale. » (7) En effet, le putsch étant réalisé avec succès, Boumediene n’a pas tardé à s’assurer le contrôle exclusif des rouages de l’Etat. A la différence de son prédécesseur, il s’est appuyé sur une base solide, en l’occurrence l’armée, qui lui obéissait sans vergogne. D’emblée, il s’est attaqué à la liberté d’expression en éliminant toute velléité d’opposition. D’ailleurs, il est difficile de parler d’un quelconque redressement révolutionnaire dans la mesure où le chef du conseil de la révolution s’est octroyé tous les pouvoirs : gouvernemental, partisan et légiférant.

Par ailleurs, ce qui restera l’un des points répréhensibles de l’époque Boumediene est sans conteste la liquidation physique de plusieurs figures de proues du mouvement national. En effet, en s’appuyant sur la police politique, selon Abdelkader Yafsah, Boumediene a franchi un pas supplémentaire que son prédécesseur n’aurait pas osé faire. Il écrit à ce propos : « Mohamed Khider et Krim Belkacem sont assassinés, Mohemd Boudiaf et Hocine Ait Ahmed organisent des mouvements d’opposition en exil. Le président du conseil de la révolution, ministre de la défense, chef du gouvernement, Boumediene s’était imposé comme chef d’Etat et cumulait de ce fait, comme son prédécesseur, tous les postes importants de décision. A ce titre, il se confondait avec l’Etat, le parti –tout comme Ben Bella- mais avait en plus de ce dernier, et pour lui seul, l’armée. » (8)

En somme, il est évident que le changement à la tète de l’Etat, après le 19 juin 1965, ne profitait pas au peuple sur le plan démocratique. Quoiqu’on ait épilogué sur le rôle international de Boumediene, sur le plan intérieur c’était à peu prés tomber de Charybde en Scylla. En revanche, le pouvoir, après ce coup de force, s’est stabilisé. Le soutien indéfectible de l’armée à Boumediene a annihilé toute velléité de reprendre le pouvoir par la force. Par conséquent, l’emprise sur le pouvoir a privé le peuple de la liberté politique qu’il avait perdue depuis belle lurette.

Boubekeur Ait Benali
18 juin 2010

Notes de renvoi :

1) Mohammed Harbi, l’Algérie et son destin, page 93.
2) Ferhat Abbas, Autopsie d’une guerre, cité par Larbi Si Hanafi.
3) Jean Daniel, Nouvel Observateur du 24 juin 1965, reproduit par El Watan du 28 décembre 2008.
4) Ibid.
5) Ibid.
6) Ahmed Rouadjia, Grandeur et décadence de l’Etat algérien, page 158.
7) Ibid, page 164.
8) Abdelkader Yafsah, la question du pouvoir en Algérie, dossier El Watan 28 décembre 2008.


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13 Commentaires sur cet article

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  • 19 Juin 1965 – Forum Algerie
    19 juin 2010 at 19 h 27 min - Reply

    […] […]




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  • Salay
    19 juin 2010 at 23 h 36 min - Reply

    Chacun de nous est interpellé en ce jour qui a vu la consécration de l’Homme providence Houari Boukharouba alias Mohamed Boumediene. Voilà un homme qui a changé la face du monde sans qu’on ne sache d’où il sort à lire le président Ali Kafi. Ce dernier affirme qu’il aurait été parachuté et qu’il n’a jamais tiré une balle en territoire national bien évidemment avant l’indépendance! Et dire qu’un tel Homme vient d’être accusé d’avoir déterrer et séquestrer deux chahids…




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    • kacem
      2 décembre 2011 at 22 h 43 min - Reply

      il n’a pas été accusé il l’a fait boumedienne a crée la discorde entre les algériens (le régionalisme) et avait accusé ses adversaires de régionaliste « quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage » (boumedienne est le concert de l’algérie) vous n’avait qu’a constaté le résultat aujourd’hui.




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  • Rédaction
    21 juin 2010 at 11 h 28 min - Reply

    Par Ammar KOROGHLI *

    In Algérie-focus

    Après l’expérience de la période de Ben Bella, le Conseil de la révolution institué par la proclamation du 19 juin 1965 avait entendu « rétablir la légitimité révolutionnaire » par la réorganisation de l’Etat à partir de la base et le maintien de l’option socialiste « irréversible ». Toutefois, cette proclamation de foi n’a pas résisté à l’épreuve du temps tant il est vrai que nous étions en présence d’un coup d’Etat.

    Comment pourrait-on définir en effet cette situation ? Si ce n’est de coup de force à l’égard d’une Assemblée nationale et d’un président de la République élus, même avec la réserve notable de l’interrogation sur la légitimité réelle de ces deux institutions. Et, avec le recul du temps, force est d’observer que le violent réquisitoire établi à l’égard du régime de Ben Bella (non exempt d’erreurs, il est vrai) perd de sa signification au regard même des griefs opposés à celui-ci. De fait, la pratique politique suivie par le Conseil de la révolution, conçu comme structure gouvernante, fut davantage la représentation des intérêts d’une caste que l’expression de l’intérêt national.
    Ainsi, après avoir rompu le cours de la légitimité constitutionnelle établie par la Constitution de 1963, de façon relative il est vrai, ce Conseil procéda à l’institutionnalisation d’un pouvoir central où l’hégémonie du chef se fit sentir d’une manière pesante dès lors que celui-ci fut de fait président de la République, secrétaire général du FLN, ministre de la Défense nationale et législateur par voie d’ordonnances.
    Taillé à la mesure d’un homme, ce régime s’analyse comme l’expression de la personnalisation du pouvoir, violemment prise à partie par la proclamation du 19 juin 1965. Depuis cette date, cette pratique politique fut même constitutionnalisée par le texte fondamental de 1976.
    Il n’est pas, par ailleurs, superfétatoire de relever quelques-uns des effets nuisibles de la stratégie de développement entamée depuis 1967 à l’économie du pays, à savoir : endettement excessif entraînant une dépendance financière certaine (sans effort notable de développement de relations économiques avec les pays du Sud, en général, et du Maghreb, en particulier), tensions sociales à l’intérieur (grèves des ouvriers et des étudiants), économie grippée (l’agriculture n’ayant pas eu les faveurs du régime et l’industrie n’ayant pas subi les effets d’entraînement escomptés, selon la fameuse théorie des « industries industrialisantes ») , marasme culturel et interrogations sur l’histoire algérienne et l’identité nationale évacuées, en permanence sine die.
    Dans ces conditions, dans quelle mesure le coup d’Etat du 19 juin 1965 peut-il être considéré comme un « redressement révolutionnaire » d’autant que le Conseil de la révolution s’était fait le champion d’une prétention à travers une triple continuité : gouvernementale, du parti et de la représentation nationale ? Il me semble que nous avons été en présence d’un pouvoir empreint d’autoritarisme ayant pour credo apparent l’ « option socialiste irréversible » vite balayé au demeurant par la succession au pouvoir.
    Au surplus, la composition de ce Conseil (outre le colonel Boumediene, quatre officiers supérieurs, les cinq chefs de régions militaires, le chef de la gendarmerie nationale et le directeur de la sûreté nationale) laissait présumer que celui-ci entendait abuser du monopole de la violence. Si l’on en croit la proclamation du 19 juin 1965, le conseil est un chef d’Etat collégial, d’autant que les options politiques fondamentales du pays ont été son œuvre et pour lesquelles, en tout état de cause, sa responsabilité est engagée au regard de l’Histoire.
    D’aucuns thuriféraires pourraient penser que l’expérience du Conseil de la révolution devrait être analysée comme un processus pragmatique avec institutionnalisation par étapes, processus achevé par l’élaboration d’une charte nationale – sorte de programme gouvernemental- et la promulgation d’une constitution aux fins de légitimation.
    Ainsi, à la « légitimité révolutionnaire » est venue se greffer la « légitimité constitutionnelle ». En effet, à s’en tenir à ces textes ayant cristallisé la doctrine politique du régime d’alors, l’unicité partisane fut la pierre d’angle du système politique algérien ; le FLN fut ainsi consacré parti unique, les organisations de masse (paysans, ouvriers, jeunes et femmes) lui étant acquises. A l’Armée revenait une mission de défense nationale, mais il lui fut également assigné un rôle dans le cadre du développement du pays.
    A l’Assemblée nationale incombait la fonction législative et au gouvernement une tâche d’exécution des orientations définies théoriquement par le FLN. En fait, la constitution fit du président de la République le véritable détenteur du pouvoir.
    Par ailleurs, considérée comme la « source suprême de la politique de la nation et des lois de l’Etat », la charte nationale a été une sorte de bilan de la pratique politique de la décennie écoulée depuis le coup d’Etat et un instrument « destiné à légitimer le pouvoir qui est attaché à l’option révolutionnaire », notamment le modèle de développement dont l’objectif déclaré fut « la transformation radicale de la société sur la base des principes de l’organisation socialiste ».
    En réalité, rien n’est moins sûr lorsqu’on connaît le culte voué par le Conseil de la révolution à l’Etat qu’il contrôlait, au détriment d’une participation démocratique des citoyens à la gestion des affaires publiques. Au demeurant, à observer le régime politique de 1965 à 1978, en tant que complexe d’institutions ayant secrété un capitalisme d’Etat périphérique dirigé par une techno-bureaucratie civile et militaire, on constate l’emprise du chef de l’Etat, titulaire d’impressionnants pouvoirs.
    En tous cas, ce me semble. La constitutionnalisation de ce régime ne modifia nullement les données qui régirent le pays depuis l’avènement au pouvoir du Conseil de la révolution.
    Son ascendant s’étendait au delà de l’appareil du parti, de l’assemblée et du gouvernement puisque les assemblées locales, tant au niveau des communes que des wilayas, ne pouvaient être considérées, au plus, que comme des appendices du régime alors en place beaucoup plus que comme des acteurs politiques bénéficiant d’une autonomie suffisante vis-à-vis du pouvoir central qui leur confisqua leurs attributions économiques pourtant reconnues par les textes (codes de la commune et de la wilaya) nonobstant les déclarations concernant notamment la décentralisation.
    Au total, l’« Etat sérieux et régi par une morale », promis par la proclamation du 19 juin 1965, est malheureusement loin d’être édifié.
    * Avocat (docteur en droit public)-Auteur Algérien (notamment de : « Institutions politiques et développement en Algérie ».

    Article :
    http://www.algerie-focus.com/2010/06/20/le-19-juin-1965-«-un-etat-serieux-et-regi-par-une-morale-»/




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  • tamousa
    22 juin 2010 at 14 h 40 min - Reply

    BENBELLA ,BOUMEDIENE ET BOUTEFLIKA SONT DES INDIVIDUS DE LA PIRE ESPECE NOUS N’AVONS PAS BESOIN D’HISTORIENS OU DE SAVANTS POUR VENIR NOUS CONFIRMER CA
    CE QU’ILS ONT FAIT DU PEUPLE ALGERIEN EST TRES GRAVE ?
    ILS ONT SURTOUT POURRI LE PEUPLE ALGERIEN EN LE RENDANT FAINEANT ET ONT PERMIS A LA CORRUPTION DE SEVIR A GRANDE ECHELLE
    JE NE VEUT PAS CONTINUER….CAR JE RISQUES DE DIRE DES CHOSES PAS CORRECTES A LEUR SUJET
    POUR CE QU’AVAIT FAIT BOUMEDIENNE SUR LE PLAN INTERNATIONAL CE N’ETAIT QUE POUR SATISFAIRE SON EGO…
    MAIS VIENDRA LE JOUR OU L’ALGERIE VIVRA LA DEMOCRATIE ET LES ALGERIENS CHOSIRONT LEURS ELUS!!! POUR LEUR COMPETANCES ET LEUR INTEGRITE CE N4EST PAS DE LA SCIENCE FICTION
    C’EST GENS LA NE FONT PAS PARTIE DU DECOR CROYER MOI
    LE VENT LES EMPORTERA UN JOUR A OUED ESSEMMAR POUR FINIR DANS EL HARRACH




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  • Mohamed
    29 juin 2010 at 3 h 42 min - Reply

    Dictateur qui a privé le peuple Algérien de son histoire, de sa liberté, cacher des crimes de guerre (liquidation des vrais hommes d’état et moudjahidine)
    a crée un milieu favorable a la prolifération de la corruption et l’abus de pouvoir et la privatisation des rente du pétrole par la mafia politico économique militaire (les généraux de la France qu’il a laissé au pouvoir sachant leur allégeance a la France)

    je choque certains mais c’est mon idée et ma pensée




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  • khaled
    30 juin 2010 at 19 h 31 min - Reply

    Les bonnes intentions ne font jamais un homme d’état.
    On ne peut juger un homme de pouvoir pas la sincérité de ses sentiments ou de ses actions.

    Je pense que le malheur de tout être réside dans le le fait que dans sa personne n’est pas ouverte a prendre avis des autres (je dis bien dans sa personne).

    Si cette personne a le Pouvoir, sans l’existence d’un contre-pouvoir, cette personne sera
    sujette a toutes les dérives.

    Je pense que Mr. Addi a parle de limite intellectuelle du feu Boumedienne, si on ajoute a cela comme Bachir Boumaaza l’a qualifie dans une entrevue: l’incapacité a critiquer le chef (si le minima d’une opposition); on arrive a la situation dans laquelle nous vivons.

    En résumé, un pouvoir sain a besoin d’une opposition saine.

    Amicalement
    Khaled




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    • kacem
      2 décembre 2011 at 22 h 56 min - Reply

      « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » boumedienne avait profité de l’ignorance des algériens pour construire son image salut




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  • moufdi
    30 juin 2010 at 21 h 57 min - Reply

    Du temps de Boumedienne il y avait une ‘opposition’ semi clandestine ou meme clandestine mais en general ils n etaient ni plus ni moins que les ennemis de l’algerie-ils n’ont jamais ete nationalistes- pour certains ils voulaient une algerie comme l’entend le PAGS,les autres une Algerie Francaise comme l’entendent certaines sensitivites kabyles pour d’autres une Algerie baathiste ,bouteflika ghozali eux en voulaient une algerie pro-sioniste et enfin ceux qui voulaient une algerie de Drawiches c’est a dire les wahabites…la preuve 32 apres ,on a mheni et said saadi les separatistes amis d’israel et de la france ,bouteflika chakib khelil et tout le clan de tlemcen les amis de washington et d’israel et les autres drawiches du courant albani qui crient etre les defenseurs de la sounna alors qu ils sont en fait les amis d’israel via hijaz.
    Boumedienne avait il raison en barrant la route a tous ces khoubzistes ?




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  • khaled
    1 juillet 2010 at 1 h 08 min - Reply

    Personne en dehors du peuple et des institutions de la république n’a assez d’haleine dans le temps et l’espace pour combattre les ennemis de l’Algérie.

    Il est vraiment, que le peu d’hommes d’état qui avaient une vision saine de la bonne gouvernance ont été écarté au profit d’hommes de pouvoir.

    Comment peut-on mépriser un peuple qui a porté la révolution aux cieux, au point de lui enlever la parole.

    La parole de s’exprimer dans la paix des sujets qui le concerne.

    Nous devons croire a de meilleurs lendemains, mais d’abord nous devons s’accorder sur un SMIC politique qui de nos jours tend a fluctuer au grès d’idéologies d’ alliances non avouées.

    Amicalement
    Khaled




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  • Benhabra brahim
    1 juillet 2010 at 6 h 39 min - Reply

    L article ne mentionne pas « qui a ecrit le discours lu par boumedienne a la « RTA »????.. au lendemain du coup d etat…Ainsi que les autres responsables arretes(Hadj Benalla..Tedjini Haddam)…..Le plus important etait d arreter Ben Bella vivant(il avait une mat 49 dans sa chambre a la villa Jolie) d ou la necessite d utiliser Tahar Zbiri(homme de confiance)..Omission egalement du nombre de mort suite a l accorchage qu il y eut(chemin de la madelaine)….et du nombre de manifestants expedies dans les camions de l armee vers les camps de beni messous et zeralda….Conclusion.Bien mal acquis(Ben Bella…Boumedienne…et comparses)!?!?!?!,!




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  • Boubekeur
    1 juillet 2010 at 14 h 40 min - Reply

    Vous avez parfaitement raison, Monsieur Benhabra. Je ne pouvais pas, dans un texte de trois pages, mentionner tous les faits en détail. Mon but est plutôt de montrer comment le pouvoir s’est appuyé sur des groupes ayant les mêmes intérêts, au lieu de privilégier une participation citoyenne en vue de consolider les institutions algériennes. D’ailleurs, et ça reste mon point de vue, la plupart des politiciens algériens recourent à ce genre de méthodes. Et quand Khaled, le commentaire ci-dessus, parle de la conception que se font certains de l’Algérie, il va de soi que ces méthodes sont répréhensibles. En tant qu’Algérien, je n’accepterai jamais d’être représenté par un Ferhat Meheni. Mais je ne pense pas que Said Sadi ait pu être mêlé à ces histoires de séparation. Je pense, bien que je n’appartienne pas au RCD, que Sadi est un homme politique ayant une vision nationale globale.




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  • Hoffmann
    6 août 2010 at 16 h 29 min - Reply

    STAATSSTREICH
    Operation Gibraltar
    ALGERIEN

    « L’enfant Tarik est né aujourd’hui à 17:00. L’acouchement était douleureux. Maman a su admirablement supporté ces douleurs »

    est une traduction de

    « Kind Tarik heute 17 Uhr geboren. Mama hatte starke Schmerzen. Ertrug sie bewunderungswürdig. »

    In der Nacht vom 18. zum 19. Juni um 1.45 Uhr drangen vier Offiziere mit schußbereiten Maschinenpistolen in die Privatwohnung des algerischen Präsidenten Ben Bella im fünften Stock der Villa Joly in Algier ein.

    Die vier – Generalstabschef Oberst Zbiri, Geheimdienstchef Djellal, Major Chabou und ein weiterer Offizier der algerischen « Volksarmee » – hatten Auftrag, den Staatschef zu verhaften.

    Ben Bella schlief im gestreiften Pyjama mit geballten Fäusten. Der Generalstabschef weckte ihn: « Monsieur Achmed, Sie sind nicht mehr Präsident von Algerien! Sie brauchen Entspannung… »

    Der Putsch von Algier überraschte damals die Welt. Erst jetzt enthüllte ein algerischer Mitwisser, daß der Sturz des Präsidenten und Volkshelden Ben Bella einen Großen der Welt nicht verblüffte: Frankreichs Staatspräsident Charles de Gaulle war von Verschwörern eingeweiht worden*.

    Anlaß für den Putsch war der Plan Ben Bellas, sich seiner mächtigsten politischen Gegner im Kabinett – Verteidigungsminister Oberst Houari Boumedienne, 40, und Außenminister Abd el -Asis Bouteflika, 30 – zu entledigen. Der Präsident wollte die beiden Minister in einer Sondersitzung des Politbüros der Staatspartei FLN absetzen lassen.

    Boumedienne und Bouteflika erfuhren davon. Generalstabschef Oberst Tahar Zbiri, von Ben Bella als neuer Verteidigungsminister ausersehen, hatte die Pläne des Präsidenten seinem alten Kriegskameraden Boumedienne hinterbracht.

    Der Verteidigungsminister beschloß, rasch zu handeln. In der Villa des Majors All Mendjelf versammelten sich unter Boumediennes Führung die Ben-Bella -Gegner

    – « Volksarmee »-Major Slimane;

    – der 1963 von Ben Bella kaltgestellte

    Innenminister Achmed Medeghri;

    – Außenminister Bouteflika;

    – Hauptmann Athmane D., technischer Berater im Verteidigungsministerium und graue Eminenz Boumediennes.

    Die sechs Verschworenen waren eng befreundet. Im Kriege hatten sie gemeinsam in der tunesischen Grenzstadt Ghardimaou Im Hauptquartier der Algerischen Befreiungsarmee unter Stabschef Boumedienne gearbeitet.

    Bei Mokka und amerikanischen Zigaretten begann Boumedienne mit heftigen Anklagen gegen Ben Bella. Er machte den Präsidenten für das Anwachsen der wirtschaftlichen Schwierigkeiten und die Korruption im Staat verantwortlich.

    Außenpolitisch beklagte der Oberst die « heuchlerischen und widernatürlichen Allianzen », die Ben Bella eingegangen sei. Der Abbruch der diplomatischen Beziehungen zu Westdeutschland im Schlepptau Nassers sei ein « monumentaler Fehler », weil er Algerien eines lebenswichtigen Kredits beraube. « Meine Brüder », so schloß Boumedienne, « der Zeitpunkt ist gekommen… um alle notwendigen Vorbereitungen zu treffen, damit wir Ben Bella und seine Lakaien, ohne allzuviel Zeit zu verlieren, mit Gewalt verjagen können. »

    Das Unternehmen erhielt den Decknamen « Djebel Tarik » (Gibraltar) – zur Erinnerung an die glorreichen arabischen Eroberungen der Vergangenheit:

    Der « Tag J », der Tag des Staatsstreichs, so beschlossen die Verschworenen, sollte vor dem 29. Juni, dem Zusammentritt der geplanten afro-asiatischen Konferenz in Algier, liegen, bevor Ben Bella sich zusätzliches Prestige verschaffen könne.

    Plötzlich hatte Boumedienne Bedenken. « Was wird Frankreich tun? » fragte er. « Wird es nicht, zumindest zeitweilig, die Finanzhilfe sperren? General – de Gaulle schätzt es nicht, wenn man ihn vor vollendete Tatsachen stellt. »

    Major Slimane empfahl, einen Emissär nach Paris zu schicken und direkten Kontakt mit der französischen Regierung aufzunehmen. Hauptmann Athmane D. erinnerte sich, daß er Im August 1964 den Generalsekretär Tricot vom französischen Verteidigungsministerium kennengelernt hatte. Sie seien Freunde geworden; Tricot habe ihn In seine Wohnung zum Essen eingeladen und dort « voller Heimweh » von Algerien gesprochen.

    Die Verschwörer beschlossen, Athmane solle sofort nach Paris reisen. Offizieller Auftrag: Verhandlungen über die Zulassung junger Algerier zu den französischen Militärschulen. Seine wahre Aufgabe: die Haltung Frankreichs zu dem geplanten Staatsstreich zu erkunden.

    Anfang Juni erläuterte Boumediennes Abgesandter einem hohen Beamten der französischen Regierung den Putsch-Plan der algerischen Verschwörer. Der

    Hauptmann versicherte im Auftrage seines Chefs, daß die Putschisten die Zusammenarbeit mit Frankreich fortsetzen und die französischen Interessen in Algerien schützen wollten.

    Am 10. Juni ließ de Gaulle dem Abgesandten Boumediennes durch zwei Diplomaten für seine Zusicherungen danken. Hauptmann Athmane D. erfuhr, daß sich Frankreich nicht in die inneren Angelegenheiten Algeriens einmischen, daß es General de Gaulle jedoch begrüßen würde, wenn bei den bevorstehenden Ereignissen « jedes unnütze Blutvergießen vermieden » werde.

    Athmane telegraphierte sofort nach Algier: « Kind Tarik heute 17 Uhr geboren. Mama hatte starke Schmerzen. Ertrug sie bewunderungswürdig. »

    Am 11. Juni flog der Hauptmann nach Algier zurück. Noch am selben Tage berichtete er im Generalstabs-Kartensaal der « Nationalen Volksarmee » Algeriens über seine Mission. Athmane: « Die französische Regierung wird keine Schwierigkeiten machen. »

    Die Zahl der Verschwörer, die sich Im Kartensaal an einer großen Hufeisen -Tafel versammelt hatten, war inzwischen angewachsen. Boumedienne hatte führende Offiziere in seine Pläne eingeweiht. Alle begrüßten es, daß die Armee wieder die entscheidende Rolle in der Führung des Landes übernehmen wolle. Zu den neuen Putschisten zählten:

    – Tahar Zbirt, der Generalstabschef der « Nationalen Volksarmee »;

    – Oberst Slimane Hoffmann, ein ehemaliger Offizier der französischen Armee und Adoptivsohn eines alten Fremdenlegionärs (dem er seinen deutschen Namen verdankt); er soll mit seiner Panzer-Division die « Speerspitze der Revolution » bilden;

    – Major Chabou, ebenfalls ein alter

    französischer Offizier;

    – Major Djellal, Direktor des militärischen Sicherheitsdienstes und « Großinquisitor, der algerischen Armee; seine unermüdliche Jagd auf Abweichler und Liberale brachte ihm den Spitznamen « McCarthy Algeriens » ein.

    Oberst Boumedienne teilte jedem der Offiziere seine Rolle für den « Tag J » zu. Die einzelnen Phasen seines Operationsplans würden von den Verschwörern durch Handheben gebilligt:

    – Die Aktion beginnt in der Nacht vom

    Freitag, dem 18., zum Samstag, dem 19. Juni, 1.45 Uhr.

    – Die vorbereitende Abriegelung der

    Stadt durch die Panzerverbände des Obersten Hoffmann soll um 0.30 Uhr beendet sein.

    – Besetzung aller strategisch wichtigen

    Punkte der Stadt, der öffentlichen Gebäude, der Ministerien, des Hauptpostamts, der Elektrizitätswerke, der Admiralität und des Regierungspalastes sowie des Rundfunks.

    – Um 1.45 Uhr: Verhaftung des Staatspräsidenten Ben Bella und des Präsidenten der Nationalversammlung, Hadj Ben Alla; beide sind sofort zum Flughafen « Maison-Blanche » zu transportieren. Von dort bringt sie ein Militärflugzeug nach der Sahara-Oase Tamanrasset, wo sie eine Abteilung der. Armee in Gewahrsam nehmen soll.

    Die « Operation Tarik » verlief genau nach Plan – mit Ausnahme der beiden Verhaftungen. Ben Bella versuchte, die Putsch-Offiziere zunächst mit patriotischen Reden von ihrem Vorhaben abzubringen. Dann schlug der Ex-Staatschef mit den Fäusten um sich.

    Bei diesem Handgemenge wurde Ben Bella am rechten Arm leicht verwundet. Eine verirrte Kugel traf ihn, sagten die Putschisten später, aus der Waffe eines seiner eigenen Leibwächter. Dr. Dimitri Bascheff, ein bulgarischer Arzt, wurde gerufen, um den Ex-Präsidenten zu verbinden.

    Mit einer Stunde. Verspätung rollte schließlich der Staatsgefangene Ben Bella, den rechten Arm in einer schwarzen Schlinge, von Jeeps mit schußbereiten Maschinengewehren eskortiert, zum Flugplatz. Dort wartete bereits eine « Iljuschin 18 », ein Geschenk Chruschtschows an den ehemaligen Staatschef, um ihn in sein vorläufiges Exil Tamanrasset zu fliegen.

    Um 2.30 Uhr startete die Maschine. Parlamentspräsident Ben Alla, ein ehemaliger französischer Offizier und alter Parteigänger Ben Bellas, der als zweiter Staatsgefangener mitfliegen sollte, war nicht dabei. Als ihn drei Offiziere der algerischen Armee verhaften wollten, verbarrikadierte sich Ben Alla in seiner Wohnung und leistete erbitterten Widerstand, bis ihn ein Feuerstoß aus einer Maschinenpistole tötete – inmitten seiner Familie, seiner Frau und seiner sechs Kinder.

    Sechs Stunden später erfuhr die Welt, was Frankreichs Regierung bereits seit Wochen wußte: Algerien hat einen neuen Herrn: Oberst Houari Boumedienne. Der Oberst machte sich zum Premier und Verteidigungsminister, der Präsidentensessel blieb leer.

    De Gaulle aber präsentierte seinen Wechsel für die Putsch-Hilfe: Ein neuer Erdölvertrag, den Paris mit Boumedienne abschloß, sichert Frankreich den Verbleib des Sahara-Öls in der Franc -Währungszone zumindest für die nächsten 15 Jahre.

    Ben Bella hatte vor seinem Sturz mit der Verstaatlichung der französischen Erdöl-Anlagen in der Sahara gedroht.

    * Safir Gharzali: « Premier Réeit du Renversement de Ben Bella », in « France-soir ».

    Putsch-Opfer Ben Bella, Putschist Boumedienne: Frankreichs Präsident war eingeweiht

    Verschwörer Slimane

    « Mama hatte starke Schmerzen »

    DER SPIEGEL 37/1965
    Quelle: http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-46274062.html

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    Merci.
    La Rédaction LQA




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