Édition du
26 July 2017

Lettre ouverte à Monsieur Hocine Aït-Ahmed, un des vaillants pères de la Révolution algérienne

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Quand les leaders baissent les bras, leur peuple s’écrase!

C’est l’état des lieux en Algérie de 2010.

Par Zehira HOUFANI BERFAS

Honorable grand frère,

Votre analyse est à la hauteur de votre réputation de grand homme politique, digne de respect autant à l’intérieur de l’Algérie que sur la scène internationale. En tant qu’Algérienne, j’ai pu à de nombreuses occasions me réjouir de partager avec vous l’appartenance à ce « grand pays l’Algérie », et ce « grand peuple, les Algériennes et les Algériens » qui ont, effectivement, mené une guerre de libération exemplaire qui a marqué l’histoire des peuples colonisés.

Je ne manquais pas de mettre en avant votre vision de la crise algérienne et plus encore vos contributions pour la résoudre. Elles étaient pertinentes, justes et courageuses et tout à l’honneur du vaillant moudjahid, soucieux d’épargner à son peuple le bain de sang que d’autres lui ont infligé. Votre sagesse plaidait pour que le dialogue l’emporte sur la confrontation, et le compromis sur la violence. C’était votre façon de préserver l’intégrité de la nation, et éviter aux Algériens de salir leur histoire, avec le chapitre sanglant d’une guerre fratricide. J’ai lu vos écrits, écouté vos entrevues, et je vous ai même rencontré à Ottawa, quand vous défendiez, contre vents et marées, le projet de paix et de réconciliation entre Algériens.

À la tête du FFS, vous avez toujours évité avec intelligence et fermeté, toute compromission avec le pouvoir, faisant de ce parti, la force la plus crédible de l’opposition démocratique en Algérie. Aussi loin que je me souvienne, votre nom et l’acronyme du parti FFS ont toujours flottés haut dans l’estime des Algériens. Jeunes et vieux vous témoignaient leur respect. Et je ne parle pas des villages Kabyles où votre nom était religieusement affectionné. D’ailleurs, pour la seule fois que j’ai pris une carte de parti, elle était FFS, dans l’effervescence de l’ « ouverture » du champ politique de 1989. Nous étions nombreux à croire que le pouvoir acceptait de s’ouvrir à l’alternance démocratique, et que les Algériens pourraient enfin s’investir dans des partis, et défendre les projets de sociétés, auxquels ils croient. Malheureusement, l’hécatombe nous a rattrapés très vite et le rêve collectif a tourné au cauchemar. S’ensuivit alors la désertion des élites politiques et intellectuelles, l’occasion pour le pouvoir de reprendre toute la place et jeter à nouveau sa chape de plomb sur le peuple. Cela fait 18 ans qu’il est enfermé sous les verrous d’un État d’urgence qui le paralyse, sans scandaliser outre mesure ses élites.

Honorable grand frère,

Malgré le respect que je vous dois, il me faut vous dire que mon registre des critiques, des dénonciations et autres lamentations sur le sort de l’Algérie, déborde, et que je n’y ai pas trouvé place pour loger votre dernier texte. J’ai donc décidé de vous le retourner, alourdi de quelques blessures algériennes, qui ne sont pas exclusivement miennes.

Mal me prendrait, cependant, de vous accabler du désastre de notre pays, et de la régression presque indécente de ce peuple, que vous avez fièrement libéré de l’esclavage du colonialisme. Je m’adresse à vous parce que vous êtes la mémoire de ce peuple, et à ce titre, vous devez prendre le droit de bousculer sa conscience. Faites-le, non pas en tant que président du FFS, qui appartient à ses militants, mais en tant que père de cette Révolution, qui nous a portés sur ses ailes, et que nous avons trahie collectivement, ne serait-ce qu’en faisant le dos rond devant ses détracteurs.

Honorable grand frère,

Soyez cet Algérien authentique, qui du haut de ses 84 ans de cette Algérianité piétinée et souillée de tant de maux, sorte de sa réserve et provoque le choc salvateur que d’aucuns souhaitent sans oser le faire;

Mettez à nu cette indigence politico-culturelle collective qui nous emprisonne dans la peur, le mensonge et l’hypocrisie, causant la faillite de notre pays;

N’épargnez personne, je vous en conjure! Et surtout pas vos pairs de cette classe pensante et lettrée, qui ont troqué leur rôle d’acteurs agissants pour l’évolution de leur société, contre celui de spectateurs indifférents de sa déchéance. Quand ils ne sont pas complices.

Dans votre texte, vous parlez de « vacance de la démocratie » en mettant l’accent sur la responsabilité du pouvoir. N’est-ce pas assez de ce confort indu qui donne bonne conscience?  Ne pensez-vous pas qu’en 2010, il est plus que temps d’opérer un transfert de cette responsabilité aux élites algériennes, particulièrement de la mouvance démocratique? Je suis d’avis que le pouvoir ne fait qu’exploiter cette « vacance de la scène politique » en se félicitant de la lâcheté ambiante; lâcheté dans laquelle, il faut le préciser, le peuple ne joue qu’un rôle de figurant. Tout le monde sait qu’il n’y a pas de grand peuple sans leaders. Et si le peuple algérien est aujourd’hui écrasé, sa fierté bousillée et sa dignité disparue, c’est tout simplement que ses leaders ont baissé les bras et déserté le terrain. Et les quelques résistants qui demeurent « vigiles » de cet idéal de faire de l’Algérie un État de droit, ont fini par se réfugier dans le discours de la foisonnante littérature d’opposition au pouvoir d’Alger, avec zéro impact sur le sort du pays, aujourd’hui affaibli et menacé d’implosion.

«Vous avez dit à maintes reprises que le peuple algérien veut et peut faire le changement et qu’il incombe à l’élite de… » Preuve vous a été donnée à travers l’enthousiasme soulevé par les fameuses initiatives d’union des personnalités dont vous-même, Ms. Mehri et Hamrouche, etc., pour un projet fédérateur des forces politiques. Malheureusement, rien n’a dépassé le cadre des discours et déclarations. Il n’y a rien de pire pour un peuple que cette division endémique de ses leaders; car en plus de semer le doute sur leurs prétentions démocratiques, elle révèle leur incapacité à faire passer l’intérêt général avant leurs ambitions personnelles et les luttes de leadership. Il n’est pas faux de dire que l’échec de ces initiatives s’est soldé par un surplus de discrédit de la mouvance démocratique, ajoutant à la démobilisation générale.

Dès lors, quel crédit accorder à ces leaders qui semblent frappés d’une incurable inaptitude à l’alliance et au compromis, deux critères essentiels pour tous processus démocratique. Ce pas de géant qu’ils ne parviennent pas à franchir, a pourtant été courageusement franchi par 22 Algériens, au péril de leur vie, un certain 1er novembre 1954 pour notre idéal commun : La libération de l’Algérie. N’y a-t-il plus de cette graine d’Algériens pour intervenir aujourd’hui que cet idéal s’effrite, et menace de disparaître sous les coups de boutoir de ses nombreux ennemis, internes et externes.

Honorable grand frère,

Nous serions tellement fiers, si vous acceptiez encore une fois, ce rôle de leader historique, qui donne le coup d’envoi à une 2e révolution algérienne, pour sortir notre pays de l’impasse et construire l’État de droit. Avant de tirer votre révérence, faites le geste salvateur que des millions d’Algériens attendent de vous. Rappelez à vos pairs et autres leaders leur devoir de tendre la main à leur peuple, et de sauver leur pays. Surtout ne laissez pas les divergences ravageuses prendre le dessus. Nous n’avons jamais été autant dans l’urgence d’agir, vu ce qui se prépare au-dessus de nos têtes.

Vous savez qu’il y a de nombreux Algériens qui tentent de résister au chaos; que des initiatives citoyennes pour le changement démocratique ont vu le jour, et j’aimerais, à ce propos, vous dire qu’elles comptent sur les leaders du peuple pour les accompagner et redonner espoir à l’Algérie. Je lisais que le Sénégal a réussi à fédérer toutes les forces politiques du pays et organiser des assises nationales pour un changement de son système politique. Nos leaders sont-ils capables de ce petit effort pour sauver leur nation? Pourquoi ne pas commencer par une action concertée pour raviver la symbolique du 5 juillet? Ce serait une petite victoire que de regrouper les forces pour imposer la levée de l’état d’urgence en cette date sacrée? Parfois, il suffit de si peu… pour changer le cours de l’Histoire. ET l’Algérie en vaut vraiment la peine.

Respectueusement,

Zehira Houfani Berfas.

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CITOYEN(NE)S SIGNATAIRES DE LA LETTRE OUVERTE :

Belaïd AÏT MOHAND. Educateur. Paris.

Djameleddine BENCHENOUF. Journaliste. Lyon.

Abdelwahab BENYELLES. Universitaire. USA.

Amar CHEBALLA . Militant politique. Tizi-Ouzou.

Abdelkader DEHBI. Universitaire. Alger.

Zehira HOUFANI BERFAS. Ecrivaine. Montréal.

Mohamed JABARA. Fonctionnaire retraité. Alger.

Salah-Eddine SIDHOUM. Chirurgien. Alger.


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138 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    19 juin 2010 at 11 h 59 min - Reply

    Superbe ! Je suis en plein accord avec cette initiative de Zehira Houfani Berfas, qui propose la solution politique qui me parait la plus urgente, la plus constructive et que je défends moi même depuis fort longtemps en tant que simple citoyen.




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  • fateh
    19 juin 2010 at 12 h 28 min - Reply

    Le 19 juin 1965, le peuple algérien par la volonté d’un nommé boukharouba Mohamed alias houari boumedienne,aidé par des sbires connus sous le nom des -daf- va l’entrainer dans les abysses de l’indigence morale ,intellectuelle, économique et faire de lui son sujet.
    Même si aujourd’hui ce jour n’est plus célébré, il reste que l’occupant par effraction d’EL-MOURADIA en est le symbole vivant de cette trahison perpétrée contre le peuple Algérien et sa révolution.
    j’espère Que la rédaction de LQA engagera un débat, afin que les Algeriens sachent que le BANDITISME POLITIQUE érigé en système de gouvernance par la terreur d’une POLICE POLITIQUE SANGUINAIRE ET LA CORRUPTION à tous les échelons du pouvoir ne peuvent en aucun cas construire un pays ou même aider a conscientiser un peuple.
    Je lance un appel a tous ceux qui sont encore vivant et qui ont servi ce système avec AMOUR ET DÉVOTION qu’ils libèrent leurs consciences en nous expliquant leur SILENCE sur les ASSASSINATS commis contre les opposants ainsi que l’enfermement du peuple Algérien dans ce que j’appelle la CAGE BOUKHAROUBISTE…
    Soyez pour une fois honnêtes avec vous-même et venez dire a ce peuple meurtri, pourquoi vous avez cautionné cet individu…
    Ce peuple pour se libérer doit savoir la vérité et celle-ci ne peut être dite que si l’on a une CONSCIENCE NATIONALE-PATRIOTIQUE. Alors pour une fois faites un effort salutaire pour ce peuple et pour vous-même également vu que la plupart êtes déjà avec un pied dans l’Au-Delà… ET SURTOUT AFIN QUE CE QUI S’EST PASSE NE SE REPRODUISE PLUS….
    MERCI




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  • still
    19 juin 2010 at 14 h 24 min - Reply

    J’intitulerais volontiers cette lettre de notre soeur Zehira H.B.:  » Appel du peuple algerien a Monsieur Ait Ahmed et a l’elite nationale ».
    Zehira Houfani a detecte la panne et propose la solution adequate :Il faut un starter pour actionner le moteur qui a son tour ebranlera toute la machine .
    En effet , les peuples ont besoin de leaders et de guides eclaires qui les conduiront a la victoire, sinon leurs « intifadhas » demeureront sans lendemain.




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  • Zineb Azouz
    19 juin 2010 at 19 h 47 min - Reply

    Avant d’intervenir à propos de l’heureuse initiative de Mme Houfani, je voudrais saluer le texte et l’appel de Monsieur Fateh, en effet, on ne peut pas avancer avec une histoire écrite sous le contrôle des faussaires, des tortionnaires, des usurpateurs de légitimité et de leurs dignes héritiers qui sont toujours aux commandes.

    Madame Zehira Houfani,
    Je salue votre talent et votre engagement et me joins à vous pour solliciter de Monsieur Aït Ahmed un geste, une campagne, j’allais presque dire une INCURSION dans ce que moi j’appele CETTE VACUITE DEMOCRATIQUE.

    Comme vous, je sollicite une action forte et symbolique de Monsieur Aït Ahmed, non pas en tant que président du FFS, mais en tant qu’ultime espoir pour ce peuple sans repères.

    Je n’ai pas ma carte du FFS, mais comme beaucoup d’Algériens, les déclarations et les positions non négociables de ce parti m’ont toujours soutenu, malheureusement, tous les efforts, les appels aux Boycotts, les dénonciations et les révélations n’ont pas pu provoquer la RUPTURE.

    Est ce bien utile de revenir sur la nature de l’opposition ou sur les mécanismes qui minent ou figent le FFS aujourd’hui ? Je ne pense pas.

    Lorsque l’appel du 19 Mars a été lancé, je vous avoue que je m’attendais personnellement, à un geste franc, public et clair de la part du FFS, il n’en fût rien. Faut il forcèment être dans un appareil pour susciter l’intérêt ? J’ose espérer que non.

    Allons nous encore festoyer le 5 Juillet sous l’etat d’urgence ? Allons nous encore subir en ce jour les mêmes discours provocateurs et anachroniques ?

    Monsieur Aït Ahmed, vous avez la chance de pouvoir encore marquer l’hitoire de ce pays, vous avez les potentialité et la légitimité pour fédérer l’opposition et insufler les bases d’un véritable dialogue et surtout d’une rupture sans conteste.

    Cordialement,
    ZA




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    19 juin 2010 at 20 h 49 min - Reply

    Merci, chère sœur pour votre pertinente, courageuse et sincère contribution dans ce débat que nous avons engagé depuis plus d’une année dans la perspective d’un changement radical et pacifique du système politique, système qui a mené le pays vers la faillite sanglante.
    Nous avons très agréablement accueilli le message de notre Ami et frère aîné, Si Hocine à la direction de son parti, message qui en vérité s’adressait à toutes les volontés politiques et intellectuelles nationales sincères, en vue de cette nécessaire prise de conscience face à la dramatique situation de notre Algérie qui risque d’un moment à l’autre de basculer vers un véritable tsunami populaire qui balayera non seulement le régime déliquescent mais tout le pays, à Dieu Ne Plaise. Les vérités contenues dans son message nous réconfortent dans notre lutte politique pacifique, malgré les multiples embûches non seulement du régime mais surtout de certains « opposants » qui prétendent lutter pour le changement mais qui utilisent les mêmes méthodes d’exclusion que ce régime qu’ils sont sensés combattre.
    Nous sommes arrivés à une situation où le banditisme politique, (pour reprendre le regretté Ferhat Abbas) a miné le socle de notre nation mettant grandement en danger l’Unité nationale. Les fondements de notre Algérianité sont allégrement manipulés et instrumentalisés, au gré des circonstances par des aventuriers politiques de tous bords après qu’ils aient été triturés par le régime illégitime. Des inconscients érigés en gardiens et tuteurs autoproclamés de nos « valeurs » tant patriotiques, que religieuses et culturelles, manient de véritables poudrières qui risquent d’exploser à tout moment. Ne dit-on pas « comme toujours, à la veille des grands drames, l’inconscience domine » ?
    D’autres aventuriers s’octroient le monopole de la démocratie et du changement et pratiquent l’exclusion au nom de cette même démocratie….frelatée. Minoritaires, ils veulent imposer leur vision politique schizophrène à la majorité. N’ont-ils pas compris et pour reprendre Si Hocine « qu’Il n’appartient pas à un homme ou un parti politique conséquent de réaliser les fantasmes qu’ils soient individuels ou collectifs » ?
    Certes, « le pays est malade du vide politique voulu et organisé et de l’absence de gouvernants légitimes » mais il est aussi malade d’une bonne partie de ses « élites », celles de la prétention, de l’opportunisme et de la couardise.
    La situation est grave et l’avenir est sombre. L’heure est à la réflexion sérieuse et à l’action courageuse. Seul le rassemblement de toutes les volontés sincères – encore une fois et nous ne nous lassons pas de le répéter – autour d’un accord ou compromis politique historique et au sein d’un front du changement permettra de venir à bout de ce système illégitime et de la grave crise politique qu’il a engendré.
    Sommes-nous capables de nous entendre sur ces valeurs et principes fondamentaux qui nous unissent et taire nos divergences le plus souvent artificiellement entretenues, pour sauver notre Algérie de ce naufrage programmé ? La question reste posée.




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  • Ghani
    19 juin 2010 at 21 h 36 min - Reply

    Merci Madame Houfani pour votre initiative.

    Je considère M. Ait Ahmed comme le seul (je dis bien le seul) leader opposant lucide et responsable en Algérie.

    Ses diagnostics sont toujours justes et ses actions sont toujours réalistes et responsables, contrairement aux opposants islamistes (à leur tête Ali Benhadj) dont les discours populistes s’apparentent plus à ceux des leaders de l’exterme droite ici en occident.

    Je pense que M. Ait Ahmed est le seul qui est à même de fédérer tous les algériens qui vomissent le système al haggar.

    Longue vie à notre ainé.

    Mzal Lxir ar zdat ( mazal lkhir lgouddam)

    Vive l’Algérie plurielle, libre, démocratique et heureuse




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  • Ammisaid
    19 juin 2010 at 21 h 36 min - Reply

    Il est et il sera encore difficile de s’unir si nous continuons à être hypnotisé par les evenements crées par le pouvoir. Depuis un an nous avons vécu au rythme des informations distillés par le pouvoir et des evenements qu’il a crée ou qui sont survenus pour des raisons multiples: viole de la constitutition, élections, corruptions, foot, décés de tel ou tel général ou personnalité politique, arrestations, kidnapping, ferhat, Zidane, debats interminables sur notre identité…Le club du pin (son pouvoir militaire et civile)sont devenus notre Kibla. Ils ont colonisé nos esprits et ils se nourrissent de nos coeurs comme des sangsus. L’Appel du 19 mars dit tout, explique tout et montre la seule voie qui pourra nous mener vers l’unité, la liberté et l’autodetrmination mais, malheureusement, les opposants sincères l’ont boudé ou ignoré. Tous (le ffs, mehri, benbitour, ali yahia, l’appel du 19 mars, ali benhadj…), ils disent la même chose mais ils tardent à unifier leurs actions. Par ailleurs, comment faire pour améliorer la diffusion des idées du LQA! A quand une radio et une television ?
    Comme faire le peu que nous pouvons faire et avancer le peu que nous pouvons avancer? Je sais, en fond de moi, que nous sommes intèrieurement atteint par ce qu’ils nous ont fait subir mais, je sais que notre reveil ne se fera pas sans quelques bonnes actions qui pourront nous redonner l’espoir et redonner l’espoir au peuple et Algérie.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Thanina
    19 juin 2010 at 22 h 09 min - Reply

    Salam, Azul,

    Je suis totalement émue par cette lettre qui arrive à un moment où les manoeuvres aventuristes ont dépassé certaines limites rouges, et je tiens à saluer l’initiative et le talent de Mme Houfani.

    Il est urgent d’interpeler nos acteurs politiques,notamment l’opposition qui n’est pas préfabriquée dans les laboratoire de la contre façon. Il fallait que quelqu’un puisse s’adresser à Ait Ahmed pour lui demander de poser des gestes plus forts et de continuer son infatigable combat, comme celui qu’il l’a stimulé à s’engager auprès des ses frères pendant la guerre de libération nationale, lorsque le peuple agonisait devant l’apartheid imposé par le colonialisme.

    Cet apartheid, nous continuons à le subir, ces criminels du système ne se sont pas seulement contentés de confisquer le pouvoir et de nous priver de notre liberté, mais ils ont, également, pris en otage notre peuple pour lui voler même ses rêves et ses espoirs. Ces assassins qui ont placé notre argent dans les banques américaines et qui veulent nous lobotomiser la mémoire et la conscience doivent nous rendre des comptes.

    Ces monstres responsables du massacre de milliers d’innocents, ont réussi à assassiner les Algériens de l’intérieur en les prenant en otage, et ce, dans le but de les transformer en haragas physiques et mentaux, lesquels ressemblent, malheureusement, à des linceuls rasant les murs ou des fantômes sans voix et à l’âme torpillée.

    On dirait que notre peuple attend la providence, il vit au jour le jour dans les méandres de la paupérisation et de la misère, de la corruption et de la prostitution collective, il est comme ce corps comateux qui est dévitalisé.

    Comment ont-ils pu inhiber les héritiers de ceux qui ont fait vibrer le monde par leur courage et leur détermination sans faille, Ont-ils réussi à tétaniser même ceux qui ont tété le lait de la révolution dans le giron de nos Djébels?

    Certes, le parti FFS a été miné de l’intérieur et infiltré par des apprentis sorciers qui l’ont fait imploser, faut-il pour autant laisser ce peuple accablé par tant de turpitudes, avons nous le droit de baisser les bras?

    Alors Mr Ait Ahmed, répondez aux cris de détresse de ces milliers de femmes, d’enfants de jeunes et de moins jeunes qui vous appellent et qui attendent une action, laquelle pourrait susciter et amorcer un sursaut unificateur et salvateur comme celui pour lequel vous avez, héroïquement, rejoint le maquis.




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  • samir
    19 juin 2010 at 22 h 19 min - Reply

    tous les pseudo chefs de partis se sont disqualifiés par le fait même de leur immobilisme et leur inaction face à la crise que nous subissons depuis 50 ans.c’est incroyable comme l’histoire se repete.c’est une équipe de jeunes et fougueux nationalistes qui a pris la decision de rendre la dignité à notre peuple en appelant à la lutte armée alors que les leaders charismatiques habitués aux discours steriles et pensant que le dialogue était encore possible avec l’occupant sombraient dans l’immobilisme.messieurs les chefs d’opposition,il y a un temps pour les discours et un temps pour l’action.nous en avons marre de vos discours qui finissent par tuer à petit feu la volonté du peuple algerien d’en finir avec cette junte au pouvoir




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  • A.By
    20 juin 2010 at 5 h 00 min - Reply

    Merci au commentaire de @ Fateh de rappeller la parenthèse de Boukharouba, parce que ce dernier, c’est lui qui avait donné instruction aux géoliers de la prison d’El-Harrach de faciliter l’évasion de Hocine Ait-Ahmed pour qui cette lettre ouverte de Zéhira est destinée.
    Vous savez, il y aura toujours un manque à savoir en ce qui concerne l’histoire mouvementée de notre pays, parce que tant qu’elle ne serait pas écrite authentiquement, rien de solide ne pourrait être bâti en Algérie.




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  • Saïd Oumahrouche
    20 juin 2010 at 7 h 37 min - Reply

    Je ne saisis pas le sens du commentaire de A.by concernant l’évasion d’Aït Ahmed. Croyez-vous que Boumediene aurait voulu voir Aït libre s’opposant à lui de l’extérieur ou plutôt enfermé comme il l’a fait pour Benbella. Sa SM n’a t-elle pas tenté de le liquider comme elle l’a fait pour Krim et Khider? Pourquoi détourner le débat ainsi? Sincèrement, je m’interroge.




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  • BRAHIM
    20 juin 2010 at 12 h 54 min - Reply

    @Saïd Oumahrouche, peut-être que l’internaute @A.bey était là-bas sur place à El Harrach au moment de l’évasion d’Aît Ahmed . Que ce que tu en sais ???




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  • Laribi
    20 juin 2010 at 15 h 59 min - Reply

    Que mon frère et ami Djamel excuse mon incursion dans ce débat, car le devoir de notre amitié (une tradition de chez-nous) me recommande de l’informer au préalable.
    J’interviens dans cette « Agora » juste pour rétablir la vérité sur l’évasion d’Ait-Ahmed de la prison d’El-Harrach.C’est un ancien de l’OS et ancien condamné à mort, Lakhdar Rabhi, qui avait financé et organisé son évasion, avec la participation d’un autre condamné à mort, devenu à l’indépendance surveillant à la prison d’El-Harach, et toute la solidarité né de la révolution, qui ont permis à ait-Ahmed de s’évader.
    Boumedienne avait bouclé tout Alger pour que si El hocine ne quitte pas la capitale. et là encore, toute l’intelligence née de la révolution avait majestueusement déjoué le bouclage d’Alger.
    Je reste là, car Le Maghrébin.com que j’anime, reprendra bientôt, abordera en détail ce sujet ainsi que le parcours remarquable de lakhdar Rabhi qui reste méconnu alors qu’il avait réalisé des ouevres monumentales avant,durant et après la révolution.
    Madjid Laribi




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  • Zehira Houfani Berfas
    20 juin 2010 at 16 h 09 min - Reply

    À mes sœurs et frères internautes, de grâce, évitons de bifurquer de notre actualité si grave pour retomber dans les dédales (démoralisants) de notre histoire. Loin de moi l’idée de minimiser l’importance de celle-ci, mais je souhaite que les interventions se concentrent sur la priorité de ce message : faire bouger les choses.

    Cette lettre à M. Aït-Ahmed, je n’ai fait que la rédiger, car son message est effectivement « un Appel du peuple à ses leaders » comme le souligne le frère still.

    Alors SVP, pas de querelles, faisons à notre niveau, preuve de cette convergence désespérément recherchée dans l’opposition. Si nous voulons que cet Appel ait une chance de se faire entendre, donnons-lui du poids en lui assurant une large diffusion. C’est la seule façon que nous avons de faire pression sur ces leaders afin de les amener à faire ce geste « salvateur » que j’ai attaché à la symbolique du 5 juillet. Soyons nombreux à les mettre devant leurs responsabilités historiques en leur rappelant leur devoir envers leur pays et leur solidarité avec leur peuple.

    @Zineb, votre engagement citoyen est remarquable et n’a nullement besoin d’une carte de parti. Pour précision, je m’adresse à M. Aït-Ahmed en tant que simple citoyenne algérienne, je ne suis pas membre de ce parti, mais, étant de sensibilité de gauche, je m’identifie à sa démarche et objectifs. Par ailleurs, je suis comme vous, j’aurais voulu que l’Appel du 19 mars bénéficie d’un soutien adéquat de nos leaders, d’autant qu’il émane de gens connus et engagés pour les droits humains, comme le frère Sidhoum. J’ose espérer qu’il n’est pas trop tard et que cette belle occasion du 5 juillet 2010 ne sera pas gâchée et sera un point marquant pour le mouvement du changement démocratique en Algérie.

    Je voudrais finir avec la conclusion de notre sœur Thanina : « Alors Mr Ait Ahmed, répondez aux cris de détresse de ces milliers de femmes, d’enfants de jeunes et de moins jeunes qui vous appellent et qui attendent une action, laquelle pourrait susciter et amorcer un sursaut unificateur et salvateur comme celui pour lequel vous avez, héroïquement, rejoint le maquis. »




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  • Djamel Eddine U
    21 juin 2010 at 2 h 36 min - Reply

    La dictature , c’est » ferme ta gueule ! »
    La democratie , c’est » parle toujours »…
    -Woody Allen-




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  • tanina
    21 juin 2010 at 5 h 41 min - Reply

    Salam, Azul,

    En cette occasion propice aux réminiscences historiques, Voici une VDO archive en guise de cadeau, http://www.youtube.com/watch?v=G3_wVeaNBoc

    Et voici une citation faite de Hadj M’hammed El Anka (AY):«Loukane q3ad el isti3mar nchetkilou wech dar fia El istiqlal»,
    Traduction:« Si le colonialisme était encore là, je lui aurais confié ma peine en lui racontant les malheurs que m’a fait subir et affliger l’indépendance »

    Merci




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  • A.By
    21 juin 2010 at 7 h 53 min - Reply

    @ Zehira
    Malheureusement nous n’avons pas le choix de retomber dans les dédales démoralisants de notre histoire parce qu’elle n’est pas encore authentifiée jusqu’à aujourd’hui. Et aussi, le plus important, ce sont toujours les mêmes « boussouf’boys » présentement octogénaires qui sont encore au pouvoir depuis son usurpation en 1962.
    Donc le sujet est toujours brulant et on ne pourrait continuer longtemps à cacher le soleil avec un tamis comme on dit chez nous, car la réelle problématique en particulier de l’écriture de l’histoire authentifiée du chapitre insurrectionnel (1945 -1965) et de l’histoire d’Algérie en générale, demeure encore aujourd’hui plus que jamais au cœur de la légitimation du pouvoir politique et par ricochet du choix constitutionnel du peuple algérien pour son modèle de société dans une nation républicaine « adulte » réellement souveraine et démocratique.

    Un vieux proverbe du terroir sage, clairvoyant et plein de bon sens stipule : « Les olives sont pressées pour leur huile, les fruits pour leur jus, les fleurs pour leur parfums…Si quelques fois par nature ou par escient, les hommes ou les femmes se sentent stressés ou sous pression, c’est juste la façon sans équivoque de Dieu de faire extraire le meilleur d’eux même face à l’épreuve de la vie ».

    Malencontreusement en ce qui concerne la société algérienne, meurtrie et encore pieuse sous le joug et la pression d’une dictature vieille d’un demi siècle, bizarrement depuis, rien de concret ou de meilleur ne s’est hélas encore extrait de l’essence patriotique de ses enfants, ni de son élite élargie, excepté dans le passé, le légendaire « miracle » du 01 Novembre 1954.

    Ceci étant dit, j’appuie formellement votre initiative pour qu’Ait Ahmed nous exauce d’un Appel Républicain destiné à l’élite et au peuple avant de partir de ce monde, mais entre nous, j’en douterai fort.




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  • Abdelkrim BADJADJA
    21 juin 2010 at 10 h 07 min - Reply

    Bonjour à tous,
    Au risque de paraître à contresens de tous ces appels à Ait Ahmed, je pense franchement qu’il faut chercher la solution à nos problèmes ailleurs. Ait Ahmed a suffisamment donné à l’Algérie, mais aujourd’hui, à 85 ans, son rôle ne peut que se limiter à celui d’un sage nous faisant profiter des leçons de ses expériences. Si une deuxième révolution est à faire en Algérie, elle doit être initiée et portée par la jeunesse de ce pays.
    En 1954, qui connaissait les six hommes qui avaient déclenché la guerre contre la France coloniale avec des moyens dérisoires ? De quel poids pesait ses six hommes face à des personnalités de l’envergure de Messali Hadj, Ferhat Abbas, Lamine Debbaghine…
    Non mes chers amis, vous faites fausse route en attendant un nouveau Messie, Hocine Ait Ahmed, qui appartient désormais à l’Histoire. Quant aux leaders politiques, empêtrés dans des luttes intestines au sein de leurs propres formations politique, comment voulez-vous qu’ils puissent s’élever au dessus de leurs ambitions personnelles pour porter tout haut l’ambition de l’Algérie de devenir une grande nation apaisée, contribuant au progrès de son peuple, et apportant sa touche au progrès de l’humanité.
    Quelle solution ? Je vous avoue franchement que je n’en sais rien, et s’il faut la chercher quelque part c’est au niveau des nouvelles générations. Par contre ce que je pressens et que je redoute c’est un soulèvement populaire, un ras le bol général non contrôlé qui affectera toute l’Algérie, et qui balaiera tout ce système mis en place par Abdelhafid Boussouf avec l’assassinat de Abane Ramadane, l’instauration de la suprématie du militaire sur le politique, et l’émergence de deux pouvoirs : un pouvoir de façade dirigé par les civils, et un pouvoir réel dirigé par les militaires.
    L’avenir est vraiment sombre.




    0
  • zapata
    21 juin 2010 at 11 h 13 min - Reply

    je pence que la seul solution de ce pays c’est le sacrifice seulemment faire un sacrifice qui donnera une autre lègitimmitè à ce règime au nom de combattre le tèrorisme c’est un risque …il faut crèer un nouveau tèrrain de lutte selon notre ère c’est ouvrir les grands mèdias …chantage etc….




    0
  • Khaled
    21 juin 2010 at 14 h 18 min - Reply

    Initiative louable, et je souhaite que Mr. Hocine Ait Ahmed lui donnera suite.

    Je vous écrire les lignes suivantes et je sais que je vais être controversable, mais bon; comme on dit de la discussion jaillira la lumière.

    Madame Zehira, je pense que cette lettre d’espoir aurait du être envoyée ou du moins un copie a Mr. Ali Benhadj qui lui continue de parler et de critiquer a Alger ce pouvoir que nous dénonçons tant.

    Amicalement
    Khaled




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  • Kouder
    21 juin 2010 at 15 h 59 min - Reply

    Mme Zehira HOUFANI, laissez Dda l’Hocine tranquille. Pourquoi le déranger dans sa paisible retraite? Si il était dans ses intentions de remuer quoi que soit, il l’aurait fait depuis bien longtemps.
    Tout compte fait, H. AIT AHMED, s’est attribué le beau rôle depuis l’indépendance.
    Que pouvez vous attendre de quelqu’un dont le parti n’est même pas capable de gérer des communes, de fonctionner démocratiquement, qui a fini par perdre toute crédibilité auprès de ses propres militants et autres sympathisants?
    Surtout qu’on ne me dise pas que le fameux DRS ne facilite pas la tâche aux uns et aux autres dans leurs  »entreprises salutaires ». C’est comme si une équipe de Foot-ball sollicitait son adversaire de la laisser gagner sans consentir le moindre effort.

    Pour le salut de ce pays, je compte plutôt sur toutes les élites à tendance réellement démocratique,qu’elles soient issues du DRS, de l’institution militaire ou de la société civile.

    Soyons réalistes, cessons de pleurnicher,de se lamenter et de croire au père Noël. Ait AHMED et ses semblables ont fait leur révolution et leur temps. Avec tout le respect qu’on doit à nos ainés, je les exhorte à nous laisser en paix, ils ont atteint la limite de leur compétence. Il faut bannir à jamais l’esprit paternaliste (au sens négatif du terme)pour libérer définitivement l’Algérien.

    Je suis un lecteur de votre site, je partage certaines idées développées et pas d’autres.

    J’espère ne pas faire l’objet de censure comme cela arrive par moment.
    Salutations.




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  • BRAHIM
    21 juin 2010 at 19 h 37 min - Reply

    cher @Kouder, Mme Zehira HOUFANI n’a pas demandé à Ait Ahmed de venir en Algérie pour sauver l’Algérie. A ce que j’ai compris, elle lui a juste demandé de lancer un appel, du fait de sa personnalité, à l’ensemble de personnalités influentes du fait de leur passé de patriotes désintéressés et qui sont pour le changement du système de se prononcer ensemble sur un appel à la mobilisation pour la changement. Beaucoup d’entre nous sommes très content de cet appel de Mme Zehira HOUFANI . C’est une pierre en plus, pourquoi pas ??!!! . Si çà peut impulser la dynamique du fait de la personnalité particulière de Aït Ahmed pourquoi pas. Mais c’est vrai que ce n’est pas Ait Ahmed SEUL qui va changer quoique ce soit. On cherche désespérément une dynamique de mobilisation cher @Kouder, mais si tu penses que ce n’est pas possible et bien …..on va chercher ailleurs. Peut-être qu’on trouvera un jour, qui sait ? Mais à ce rythme ce n’est pas pour demain …. c’est sûr et certain.




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  • khaled
    21 juin 2010 at 22 h 19 min - Reply

    Si seulement, ils veulent lancer un autre appel mais élargi cette fois-ci a Ali Benhadj

    Amicalement
    Khaled




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  • Zehira Houfani Berfas
    22 juin 2010 at 0 h 57 min - Reply

    @ A.By
    Je suis tout à fait d’accord avec vous pour le lien entre notre histoire et le désastre actuel de notre pays. Cela dit, l’urgence, me semble-t-il est dans l’action collective pour ce changement démocratique que nous souhaitons. L’Histoire reprendra ses droits dans l’Algérie sereine qui émergera du chaos actuel, incha Allah.

    @ Khaled
    Ma lettre s’adresse intentionnellement à un historique de la Révolution qui incarne la mémoire de ce pays meurtri. M. Ali Belhadj est un militant pleinement engagé au service de sa cause. Il a compris que le terrain appartient à ceux qui l’investissent. Pour sa part, il le fait suffisamment bien et a le courage de défendre ses convictions politiques comme le ferait tout bon leader politique.

    @Kouder Brahim a bien rendu l’esprit du message, même s’il n’y croit pas.
    Mais quand vous dites « Pour le salut de ce pays, je compte plutôt sur toutes les élites à tendance réellement démocratique,qu’elles soient issues du DRS, de l’institution militaire ou de la société civile. »
    À ce que je sache, l’Algérie est entre leurs mains depuis au moins 2 décennies.




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  • A.By
    22 juin 2010 at 6 h 07 min - Reply

    @ Zéhira
    J’ai oublié d’ajouter cette suggestion toute simple :
    Il n’y a qu’à dire au chef historique du FFS de signer à son tour l’Appel du 19 Mars 2009 en tant que simple citoyen. Cela nous éviterait de déranger Ait Ahmed dans sa retraite paisible et méritée.
    Qu’en dites-vous ?
    Une seule signature de sa part et vous allez voir les autres figures du mouvement national rappliquer en plus de la médiatisation qui va avec, surtout celle de l’outre-mer.
    Si Ait Ahmed ne le ferait pas, que doit-on conclure en tant que vrai démocrate ?
    Merci.

    P.S : Si Boudiaf était encore vivant et épargné dans sa petite ville du Maroc, il aurait été le premier à signer un Appel comme celui du 19 Mars…j’en ai la conviction certaine, mais hélas…




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  • radjef said
    22 juin 2010 at 18 h 51 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Nous militons toutes et tous de façon spontanée pour l’initiative citoyenne et democratique. Nous sommes des millions d’algeriennes et d’algeriens a vouloir le changement et a refuser la fatalité, la resignation et la capitulation devant le regne de l’imposture et du popupilisme. Cependant,on n’arrive pas a se rassembler. Pourquoi? Est ce que le pouvoir a reussi a nous faire croire qu’on n’est pas nombreux a militer contre lui en faveur de l’etablissement de l’Etat de droit? Est ce que la junte au pouvoir avec ses caporaux incultes a reussi a nous faire douter de nos propres capacites, de notre savoir, de notre solidarité, de notre tolerance pour nous suspecter et nous detester les uns les autres? Nos elites ne sont elles pas sinceres dans leur engagement politique? Nos elites pensent elles aux générations futures et de ce que sera le pays d’ici un demi siecle? Qu’allons nous faire une fois Hocine Ait Ahmed n’est plus de ce monde? Hocine Ait Ahmed est ce qu’il est parceque durant toute son existence il a été un militant sincere et un dirigeant integre qui a refusé d’exploiter les sacrifices et la credulité du peuple pour s’enrichir ou se construire une reputation. Qu’est ce qui nous empêche de nous conduire comme H Ait Ahmed? Le pouvoir ou nos ambitions et notre cupidité?




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  • Mustapha
    22 juin 2010 at 21 h 45 min - Reply

    On ne fera pas le moindre petit pas sans ce que l’on ne clarifit pas l’histoire de notre pays et les faits et gestes des uns et des autres depuis au moins 1962, clarification que l’on devrait conclure par une vraie réconciliation.

    Deuxièmement, comment se fait-il que l’on ne puisse pas en 2010 répéter l’expérience du Contrat National de Rome de 1995 qui a regroupé plusieurs partis et personnalités nationales : pourquoi cette initiative a-t-elle été possible en 1995 et pas aujourd’hui, c’est je pense, dans ce cadre, qu’il faut replacer l’appel de Mme Zehira. La réponse à cette question par les frères qui pourraient nous éclairer là-dessus sera très intéressante pour Mme Zehira et pour nous tous.




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  • YASSI
    23 juin 2010 at 3 h 28 min - Reply

    Si le Colonel Boumedienne avait pris le pouvoir c parceque Mr Benbella n’était pas à la hauteur!Saches qu’il a assisté aux massacre de 45, alors qu’il était enfant(Il a vu les gens tombé comme des mouches). dans les années 60, le monde était divisé en 2, est et ouest!Peut être, il a commis quelques erreurs mais au moins quand il est mort ses comptes étaient vides!ça prouve qu’il était nationaliste!Je lui reproche son chantier d’arabisation même si à la fin il a compris que c’était une fausse route!




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  • MissTmourt
    23 juin 2010 at 4 h 47 min - Reply

    Comme je l’ai deja souligne, la véritable oppostion en algerie a besoin de « Generaux ». L’anarchie qui règne actuellement au sein de l’opposition est dû au manque d’officier sincère et a l’absence de vrai leadership, pas de soldats !!!

    Que les leaders qui peuvent qui peuvent rassembler autour d’eux prennent leur responsabilité devant le peuple !!!

    Ait Ahmed en fait partie n’en déplaise a certains…




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  • khaled
    23 juin 2010 at 10 h 23 min - Reply

    Juste une idée comme cela. Peut-on lancer un appel a Mr. Hocine Ait Ahmed a travers un espace publicitaire dans un journal algerien.

    Lors de l’appel qu’il avait lance de Londres en compagnie de Ben Bella, il avait utilise une expression qui est reste fameuse: Assistance d’un peuple en danger.

    Cette expression est plus qu’actuelle.




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  • Zendani Slimane
    23 juin 2010 at 19 h 11 min - Reply

    Les feux de la rampe se sont éteints sur cette supercherie de l’année du régime algérien qui faisait croire à une jeunesse sans repères que le football national allait atteindre les cimes de la gloire. Avec plus de 20 joueurs importés et la chance aidant, l’Algérie se qualifiait pour le mondial, après une véritable guerre verbale entre deux peuples opprimés provoquée par 2 régimes oppresseurs. Il n’y a pas d’argent pour acheter des piéces détachées pour les appareils de radiothérapie du centre anticancéreux d’Alger, ni pour acheter les médicaments de chimiothérapie pour nos malheureux cancéreux, mais il y a de l’argent pour envoyer des milliers de jeunes en avion sur Oum dorman et pour beaucoup sans passeport.
    Et le résultat est là : 2 défaites, un nul, 0 but marqué et la dernière place du groupe. Et bien sûr le pouvoir transformera cette débâcle en VICTOIRE. Et déjà les crieurs professionnels vociférent sur les écrans tv : « djeich, chaab, maak ya Saadane ».
    Le nouveau slogan trouvé par les spécialistes du viol des foules est déjà servi sur un plateau : »nous avons perdu le mondial, mais nous avons gagné une équipe ». !!
    Y-a-t-il sur ce site, un psychanalyste pour nous décoder tout cela? Je ne comprends plus rien. Je ne vais pas tarder à perdre ma raison.
    Merci de m’éclairer.




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  • BRAHIM
    23 juin 2010 at 20 h 12 min - Reply

    cher @Zendani Slimane, la superchrie ne concerne pas le football seulement, mais aussi la révolution algérienne, la liberté, l’identité nationale, la démocratie, etc… etc… C’est dur de revenir à la réalité mais c’est ainsi et j’ai bien peur que dans quelques années on va se retouver à nous plaindre encore et encore…. pour beaucoup de chose par encore claires dans nos têtes.!!!




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  • Mohamed
    24 juin 2010 at 3 h 38 min - Reply

    Bonsoir a tous,

    Cela fait plus d’un an qu’on discute de toutes les possibilites et des solutions approtees pour changer le regime en Algerie. Je suis aussi frustre que depasse par ce qui se passe aujourd’hui et surtout depuis que le prix du baril a depasse la barre des $50. Ce qu’il faut comprendre c’est que ce regime n’est pas pres a partir et meme s’il part ca sera a un prix qu’aucun d’entre nous peut estimer. Ils metteront l’Algerie en feu et sang avant de lacher le morceau et ca c’est une realite qu’il faut accepter. Donc le changment par la force n’est certainement pas la solution. Il reste donc la solution politique. Mais que peut-on faire? solliciter la classe intellectuelle a l’etranger? je n’en suis pas convaincu. On me rapporte que beaucoup ne cherchent que le status et le rang en France (a l’image de la grande mosquee de Paris, l’institut du monde arabe et j’en passe). On fait appel a des personalites historiques et sages, et la je suis tout a fait d’accord que M. Ait-Ahmed ne pourra faire grand chose sauf peut etre servir de mediateur. Pourquoi des personnalites encore tres actives telles que Hidouci, Brahimi et autres n’interviennent pas? que faut-il faire pour rassembler des personnages honnetes et influentes? Nous connaissons le point faible du regime; c’est l’argent du petrole. Si on touche a ca, on touchera au nerf central de ce regime. Pourquoi ne pas considerer un committe de transition voire un gouvernement transitoire en France et dans d’autres pays d’Europe(la deuxieme Algerie, la ou on a le plus d’influence) et creer un momentum aussi important que ni le gouvernment Francais, ni les media peuvent nous ignorer. Il faut qu’on arrive a faire du bruit a grande echelle et faire comprendre a la France que ce n’est plus dans son interet de faire affaire avec ces monstres. De la meme facon que l’UE a profiter de l’Algerie, it’s pay back time. Il faut faire du bruit aupres des pays comme le Luxombourg, La suisse, L’espagne, L’allemagne, la belgique, car rappellez-vous c’est ces pays la qui refusent d’investir en Algerie a cause de la corruption. c’est meme ces pays qui nous classent sur cette maudite echelle des pays corrumpus et en meme temps c’est ces pays qui servent de cachette financiere a ce regime. S’ils savent faire des statistiques, ils faut aussi qu’ils soit responsables et interviennent au non de leurs valeurs de societe qui cherissent tellement a l’interieure de leurs frontieres. Meme si notre situation parrait impossible, on peut toujours capitaliser sur ce que l’on a. Nous avons une population de plus de 2 millions d’Algeriens en France qui sans doute joindra notre cause et aidera a attirer l’attention. Nous avons un gouvernement Francais loin de sa gloire d’avant grace a un president heineux et impopulaire. Nous avons un grand nombre de vrais leaders, consultants, professeurs, artistes vivant en Europe qui peuvent aussi peser de tout leur poids, Nous avons un systeme mediatique (radio et TV en Europe). Nous avons les moyens de secouer l’Europe meme si cela parraisse un peu naif, mais il faut aussi se rendre compte qu’il n’ y a pas et qu’il n’ y aura pas de solution de l’interieur et certainement pas en nous agitant a l’exterieur sans creer des poles d’influences. Il y aura bien des partis politiques, des associations, des organizations humaines, droit de l’homme, et autres qui bougeront, et la le regime en algerie ne saura pas acheter le silence de tout ce beau monde. Il ne faut surtout pas prendre mon message pour un appel ou une atteinte a la stabilite ou la securite des pays voisins, mais seulement a voir et a identifer le capital a notre disposition pour faire bouger les choses. On ne peut pas continuer a parler et se lamenter de notre sort. Si on veut un changement, il faut commencer quelque part.
    Merci




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  • Mokrane
    24 juin 2010 at 9 h 27 min - Reply

    Est-ce que Mr. Ait-Ahmed a été contacté et est-il au courant de cette lettre ouverte ? Comment sensibiliser le « Zaim » ou est-ce encore une fois une discussion inaccomplie qui n’aura aucun impact sauf de faire passer le temps aux internautes.
    Salam




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  • Madjid Rouar
    24 juin 2010 at 12 h 25 min - Reply

    Bonjour Madame HOUFANI BERFAS,

    Je suis Madjid Rouar. J’ai occupé diverses fonctions auprès de Monsieur Aït Ahmed et au sein de la direction du FFS. Aussi j’ai pris l’initiative d’adresser à Mr Aît Ahmed votre lettre ouverte. Il souhaiterait, si vous en êtes d’accord, pouvoir échanger directement avec vous. Pourriez vous, svp, prendre contact avec moi. Mon adresse E-mail : madjidrouar@hotmail.com

    Cordialement,

    Madjid Rouar




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  • zapata
    24 juin 2010 at 15 h 34 min - Reply

    je suis tout à fait d’accord il faut un gèneral sincère qui predra cette dèmmarche cèrte il existe des gens intègre et sincère qui veulent avancer les choses mais leur poid n’est pas fort et le peuple algèrien est un peuple de culte dans ça grande majoritè car un gèneral connait bien le tèrrain et il pourra prendre les choses à ces cotè car le règionalismme à dèvorrer les èsprits le clan de nèdromma tlèmçèn ne veut rien làcher ..et puis la guèrre ça va èclater car celui qui va ètre dèsigner DG de la police il est de tlèmçèn c’est un gènèral de la garde rèpubliquaine…et mème les sèrvice de sècuritè sont diviser car ce boutèf à crèer la zizani entre toufik et zèrhouni.




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  • khaled
    24 juin 2010 at 15 h 47 min - Reply

    A la bonheur. Un pas dans la bonne direction. Je suis impatient de lire la réponse de Mr. Ait Ahmed.

    J’espère qu’il s’adressera directement sur LQA, ou nous serons heureux de lui témoigner en premier notre respect, de le lire ensuite.

    Merci Mr. Rouar d’avoir été pro-active.

    Amicalement
    Khaled




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  • Nadir
    24 juin 2010 at 19 h 05 min - Reply

    Salam alikoum

    Tout d’abord je salut notre soeur Zahira HOUFANI BERFAS pour cette initiative qui a attiré notre notre attention mérite d’être bien traiter par l’élite politique de l’opposition.
    Bravo Zahira tu as mis tous les Algériens, les héros de la révolution, les militaires, les civils, les intellectuels, les journalistes, les enseignants, les étudiants, et toute la jeunesse devant leur responsabilité historique par votre appel à un leader et symbole de la révolution de 1954.
    Je me joint à ton appel sans aucune hésitation.
    Mais comment va t’en à rassembler nos forces pour arrivée au changement politique le plus rapidement possible dans notre pays? je crois le moment est venu pour aboutir au changement et la preuve tu es l’une des Algériennes et Algériens qui se manifeste dans cette tribune du quotidien d’Algérie et il y a d’autres qui le font dans la rue, dans les les cafés, dans les mosquées, dans les lieux de travail, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, dans les chaines de télévision étrangère.
    Elle très bien votre initiative et d’après ce que je viens de lire elle très bien prise en considération par nos intellectuelles mais il faut passer tout de suite à l’action et pour cela j’ai quelques propositions à faire pour rassembler nos forces et définir le paysage politique de notre prochain 2 ème république Algérienne.
    Pourquoi un tout petit pays pauvre comme le Liban fait peur à l’Europe aux Américains et aux Israéliens et ont réussi à rassembler leurs forces tous seules sans aucune intervention étrangère malgré les pressions et le menaces d’intervention par la force puissances étrangères présentent sur les eaux territoriales du Liban.
    Pour cela j’ai de propositions à faire:
    – 1 Il faut tout d’abord faire un appel et médiatiser cet affaire du changement politique proposé sur toutes les chaines étrangères de télévision en installons un comité provisoire élus par les premiers leaders Algériens répondant à cet appel et sera ouvert à toutes les tendances politiques, parti politiques, associations, personnalités politiques et historiques.
    – 2 Faire un appel aux personnalités et toutes les tendances politiques à l’intérieur et à l’extérieur du pays favorables au changement du régime politique de l’Algérie de s’unir afin de tenir un congrès extraordinaire à l’étranger s’il faut et si un empêchement par les autorités Algériennes aura lieu le vote sera fait par procuration ou à travers internet et visioconférence l’essentiel c’est la création d’une forte opposition et à travers les techniques informatiques le peuple suivra convenablement la démarche stratégique pour faire isoler le pouvoir Algérien actuel car il est fragilisé par la corruption et la mauvaise gouvernance.
    -3 Les personnalités ou partis à contacter sont:
    M.HOCINE AIT AHMED – ABDELHAMID MEHRI, ABDELHAMID BRAHIMI, AHMED TALEB EL IBRAHIMI, MILOUD HAMROUCHE, AHMED BEBBITOUR, ABDELLAH DJABALLAH, AHMED BENMOHAMED, ALI BENHADJ, ABBASSI MADANI, MOHAMED ZITOUT, MOURAD DHINA,ALI YAHIA ABDENOUR, MUSTAPHA BOUCHAHCI, RACHID MESLI, ABBAS AROUA, MOHAMED SAMRAOUI, ABDELLAH ANAS, DODHIL BOUMALA, KAMEL EDINE FAKHAR, DJAMEL EDINE HABIBI, LARBI ANOUAR, ANOUAR MALEK, capitaine HAROUNE, OMAR BENDERRA, DR BOUDERSA, ZAHIRA HOUFANI BERFAS, NACERA GHOZLANE, NACERA DUTOUR, DJAMILA BOUHIRED, FARIDA OUAGHLISSI.

    – 3 il y aura d’autres personnalités à inviter le plus vite possible et pour les rassembler tous et dans les meilleurs délais il faut se rapprocher auprés du mouvement RACHAD qui est bien structuré et qui est connu par les instances internationales et par tous les Algériens et qui possède les structures d’accueil pour médiatiser cet évènement important pour un changement radical du régime dictatorial Algérien.




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  • Abdelhamid El Jazaïri
    24 juin 2010 at 19 h 23 min - Reply

    @Nadir,
    Populisme quand tu nous tiens. Vous semblez n’avoir rien retenu des erreurs des années 90. Et pourquoi pas Layada, Mozrag et Nezzar?




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  • Oumerri
    24 juin 2010 at 19 h 47 min - Reply

    Bonjour Mr nadir,
    la lettre de Madame Zhira s’adressait à un personnage , historique et authentique démocrate, capable de réunir autour de lui des algériens de diverses opinions.
    Dans votre liste, je regrette mais il y a des noms qui non seulement sont d’anti-démocrates déclarés et convaincus mais de plus responsables au premier degré de la tragédie.
    Non merci , nous ne sommes ni amnésiques ni masochistes.




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  • khaled
    24 juin 2010 at 19 h 50 min - Reply

    @Abdelhamid El Jazaïri

    Si vous êtes dans les secrets des Dieux, éclairez notre lanterne!!!




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  • BRAHIM
    24 juin 2010 at 23 h 09 min - Reply

    Chers amis internautes, je comprends quelque part les inquiétudes de certains d’entre nous. Mais, (et je le répèterai sans cesse), tant qu’une constituante n’est pas imposée pour repartir sur de bases solides, on risque de tourner en rond. En effet si on n’éclaircit pas les questions que je vais énumérées ci-après, c’est pas « demain la veille » comme on dit , que les choses changeront. Cette constituante doit consacrer:
    1/- la reconnaissance du socle culturel et identitaire de l’Algérie : islamité, amazighité, arabité (sans hiérarchie, mais en transversalité)
    2/- l’interdiction de l’utilisation de l’islam à des fins politiques. Il ne faut pas que l’islam remplace la constitution et la mosquée le parlement (combien même c’est une pratique courante dans tous les pays arabo- musulmans).
    3/- l’interdiction de partis politiques religieux. L’islam est la religion des algériens, mais l’islam n’est pas la solution à tous nos problèmes politiques et socio-économiques d’aujourd’hui. L’islam doit avoir et garder la place qui lui revient dans la société algérienne en tant de religion.
    3/- l’interdiction de l’utilisation du régionalisme à des fins politiques. Interdiction de partis politiques régionalistes. L’ALGERIANITE (qui intègre l’amazighité et l’arabité) est l’une des vraies « CONSTANTE » de l’Algérie qui ne sous-estime ni l’une ni l’autre.
    4/- la consécration de la liberté d’opinion, de presse, de conscience et de culte.
    5/- le respect des minorités ethniques et religieuses.
    6/- l’Etat de droit et l’indépendance de la justice.
    7/- le recentrage du rôle de l’armée dans ces fonctions régaliennes de défense du territoire, de la souveraineté nationale, de garant du respect de la constitution et de l’Etat de droit et garant de l’unicité et l’indivisibilité de l’Algérie. L’armée n’a pas à s’immiscer dans la vie civile ou la vie économique. Elle a déjà un énorme budget à gérer. Elle a un grand défi ….. se moderniser. C’est une tâche noble et …..immense qui ne devrait pas lui laisser le temps de « s’occuper »r ou « de décider » ou « de gérer » de projets économiques qui relèvent de la responsabilité (politique et …..pénale) du gouvernement et des entreprises.
    Je vais peut-être un peu trop loin …. (ou je rêve peut-être), mais avec les conditions que je viens d’énumérer pourquoi ne pas voir Ali Belhadj, Abassi Madani et Anwar Haddam reprendre en toute légitimité et légalité leur bâton « d’homme politique » en laissant de côté leur « bâton de pèlerin ». Mais, sur ce plan moi je reste plutôt sceptique car dans les pays arabo-musulmans, malheureusement la seule culture politique imposée à leur peuple c’est l’islam qui n’est pas considéré comme une religion seulement mais qui va bien plus loin que le « transcendantal ». Et dans ce sens, je comprends l’inquiétude de certains à voir les partisans de la république islamique adopter des solutions extrême de ce type en cas de victoire électorale (même avec 51% seulement de majorité), qui s’apprenteraient à la politique Iranienne, Afghane, Saoudienne, Yéménite ou Soudanaise. Car pour l’instant on n’a pas encore vu, malheureusement, un exemple de pays arabo-musulmans où sont admis les principes de liberté et de démocratie. L’Algérie a, à mon avis, l’opportunité et les ingrédients pour imposer une autre vison politique ORIGINALE et de donner l’exemple aux pays arabes dans ce domaine. Mais y –a-t-il une volonté politique claire qui germe dans ce sens ?????? Pas sûr !
    Et pourtant, on sait désormais que les positions extrêmes du type Ali Belhadj ou Ferhat Meheni, çà NE PEUT PAS marcher. Et si çà marche ….. ???? !!!! cela débouchera nécessairement sur des guerres intestines interminables voir des guerres civiles génératrices de déstabilisation et de fragilisation du pays. De même que les envolées lyriques du type : « nous sommes SEULEMENT arabes, …arabes.. arabes.. de l’après indépendance ou « nous sommes SEULEMENT des amazighs, …. amazighs, … amazighs depuis récemment çà ne peut pas marché. L’homme providentielle (ou le sauveur de demain, si je puis parler ainsi) qui ne fera pas la synthèse de tout cette réalité politique et socioculturelle ne peut pas gouverner sereinement et dans la paix le pays. S’il ne parvient pas à imposer un consensus acceptable par tous, (consensus par ailleurs nécessaire et urgent d’abord parmi les opposants au système et les partisans pour le changement) point de salut ou de paix sociale. Dans le cas contraire, on restera donc au même point et la mobilisation sera plus compliquée à réaliser.
    Est-ce que les locataires des Tagarins, les dinosaures qui nous gouvernent depuis 1962, les partisans d’Ali Belhadj et ceux de Ferhat Mehenni entendront la voie de la raison. Pas sûr,mais alors pas sûr du tout. Je ne suis pas de nature pessimiste …..mais la réalité est là ! Donc le combat doit continuer, même si il n’est pas facile du tout.




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  • khaled
    25 juin 2010 at 12 h 11 min - Reply

    Je reproduit ci-dessus le texte intégrale de La Plate-forme de Rome, qui a mon avis reste d’actualité.

    ce texte peut servir de base de discussion sérieuse a toute démarche qui vise a résoudre la crise algérienne.

    Pour ceux qui mettent Ali Belhadj et Ferhat Meheni sur le même pied d’égalité, je dirais que le peuple algérien reconnaitra ses siens.
    ———————————————————

    13/01/1995
    La Plate-forme de Rome

    1. Les partis de l’opposition algérienne, réunis à Rome auprès de la Communauté de San Egidio, déclarent en ce 13 janvier 1995 :

    L’Algérie traverse aujourd’hui une épreuve tragique sans précédent.

    Plus de trente ans après avoir chèrement payé son indépendance, le peuple n’a pas pu voir se réaliser les principes et tous les objectifs du 1er novembre 1954 et a vu s’éloigner progressivement tous les espoirs nés après octobre 1988.

    Aujourd’hui le peuple algérien vit un climat de terreur jamais égalé, aggravé par des conditions sociales et économiques intolérables. Dans cette guerre sans images : séquestrations, disparitions, assassinats, torture systématisée, mutilations et représailles sont devenus le lot quotidien des Algériennes et des Algériens.

    Les conséquences des évènements de juin 1991 et du coup d’Etat du 11 janvier 1992, l’interruption du processus électoral, la fermeture du champ politique, la dissolution du FIS, l’instauration de l’état d’urgence et les mesures répressives et les réactions qu’elles ont suscitées, ont engendré une logique d’affrontement.

    Depuis, la violence n’a cessé de s’amplifier et de s’étendre. Les tentatives du pouvoir de créer des milices au sein de la population marquent une nouvelle étape dans la politique du pire. Les risques de guerre civile sont réels, menaçant l’intégrité physique du peuple, l’unité du pays et la souveraineté nationale.

    L’urgence d’une solution globale, politique et équitable s’impose afin d’ouvrir d’autres perspectives à une population qui aspire à la paix et à la légitimité populaire.

    Le pouvoir n’a initié que de faux dialogues qui ont servi de paravents à des décisions unilatérales et à la politique du fait accompli.

    Une véritable négociation reste l’unique moyen de parvenir à une issue pacifique et démocratique.

    A- Cadre : valeurs et principes

    Les participants s’engagent sur la base d’un contrat national dont les principes sont les suivants et sans l’acceptation desquels aucune négociation ne serait viable :

    * La déclaration du 1er novembre 1954 : « la restauration de l’État algérien souverain démocratique et social dans le cadre des principes de l’islam ( art 1) »;
    * le rejet de la violence pour accéder ou se maintenir au pouvoir ;
    * le rejet de toute dictature quelle que soit sa nature ou sa forme et le droit du peuple à défendre ses institutions élues ;
    * le respect et la promotion des droits de la personne humaine tels qu’énoncés par la Déclaration universelle, les pactes internationaux sur les droits de l’homme, la Convention internationale contre la torture et consacré par les textes légaux ;
    * le respect de l’alternance politique à travers le suffrage universel ;
    * le respect de la légitimité populaire. Les institutions librement élues ne peuvent être remises en cause que par la volonté populaire ;
    * la primauté de la loi légitime ;
    * la garantie des libertés fondamentales, individuelles et collectives quelles que soit la race, le sexe, la confession et la langue;
    * la consécration du multipartisme ;
    * la non implication de l’armée dans les affaires politiques. Le retour à ses attributions constitutionnelles de sauvegarde de l’unité et de l’indivisibilité du territoire national ;
    * les éléments constitutifs de la personnalité algérienne sont l’Islam, l’Arabité et l’Amazighité; la culture et les deux langues concourant au développement de cette personnalité doivent trouver dans ce cadre unificateur leur place et leur promotion institutionnelle, sans exclusion ni marginalisation ;
    * la séparation des pouvoirs législatif exécutif, et judiciaire ;
    * la liberté et le respect des confessions.

    B- Mesures devant précéder les négociations

    * La libération effective des responsables du FIS et de tous les détenus politiques. Assurer aux dirigeants du FIS tous les moyens et garanties nécessaires leur permettant de se réunir librement entre eux et avec tous ceux dont il jugent la participation nécessaire à la prise de décisions
    * L’ouverture du champ politique et médiatique. L’annulation de la décision de dissolution de FIS. Le plein rétablissement des activités de tous les partis.
    * La levée des mesures d’interdiction et de suspension des journaux des écrits et des livres, prises en application du dispositif d’exception.
    * La cessation immédiate, effective et vérifiable de la pratique de la torture.
    * L’arrêt des exécutions des peines capitales, des exécutions extrajudiciaires et des représailles contre la population civile.
    * La condamnation et l’appel à la cessation des exactions et des attentats contre les civils, les étrangers et la destruction des biens publics.
    * La constitution d’une commission indépendante pour enquêter sur ces actes de violences et les graves violations des Droits de l’homme.

    C- Rétablissement de la paix

    Une dynamique nouvelle pour la paix implique un processus graduel, simultané et négocié comprenant :

    * d’une part, des mesures de détente réelle : fermeture des camps de sûreté, levée de l’état d’urgence et abrogation du dispositif d’exception ;
    * et d’autre part, un appel urgent et sans ambiguïté pour l’arrêt des affrontements. Les Algériennes et les Algériens aspirent au retour de la paix civile. Les modalités d’application de cet engagement seront déterminées par les deux parties en conflit avec la participation active des autres partis représentatifs.

    Cette dynamique exige la participation pleine et entière des forces politiques représentatives et pacifiques. Celle-ci sont en mesure de contribuer au succès du processus en cours et assure l’adhésion de la population.

    D- Le retour à la légalité constitutionnelle

    Les partis s’engagent à respecter la Constitution du 23 février 1989. Son amendement ne peut se faire que par les voies constitutionnelles.

    E- Le retour à la souveraineté populaire

    Les parties prenantes aux négociations doivent définir une légalité transitoire pour la mise en oeuvre et la surveillance des accords. Pour cela, elles doivent mettre en place une Conférence nationale dotée de compétences réelles, composée du pouvoir effectif et des forces politiques représentatives.

    Cette Conférence définira :

    * les structures transitoires, les modalités et la durée d’une période de transition, la plus courte possible devant aboutir à des élections libres et pluralistes qui permettent au peuple le plein exercice de sa souveraineté ;
    * la liberté de l’information, le libre accès aux médias et les conditions du libre choix du peuple doivent être assurés ;
    * le respect des résultats de ce choix doit être garanti.

    F- Garanties

    Toutes les parties prenantes à la négociation sont en droit d’obtenir des garanties mutuelles.

    Les partis, tout en gardant leur autonomie de décision :

    * s’opposent à toute ingérence dans les affaires internes de l’Algérie ;
    * dénoncent l’internationalisation de fait qui est le résultat de la politique d’affrontement menée par le pouvoir ;
    * demeurent convaincus que la solution de la crise ne peut être que l’œuvre exclusive des Algériens et doit concrétiser en Algérie ;
    * s’engagent à mener une campagne d’information auprès de la communauté internationale pour faire connaître l’initiative de cette plate-forme et lui assurer un soutien ;
    * décident de lancer une pétition internationale pour appuyer l’exigence d’une solution politique et pacifique en Algérie ;
    * appellent la communauté internationale à une solidarité agissante avec le peuple algérien ;
    * décident de maintenir les contacts entre eux en vue d’une consultation et d’une concertation permanentes.

    Pour la LADDH : Abdennour Ali Yahyia
    Pour le FLN : Abdelhamid Mehri
    Pour le FFS : Hocine Aït Ahmed ; Ahmed Djeddai
    Pour le FIS : Rabah Kebir ; Anwar Haddam
    Pour le PT : Louisa Hanoune
    Pour le MDA : Ahmed Ben Bella ; Khaled Bensmain
    Pour Ennahda : Abdallah Jaballah
    Pour le JMC : Ahmed Ben Mouhammed




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  • Mohamed Jabara
    25 juin 2010 at 12 h 20 min - Reply

    @ Brahim.

    Tout d’abord ton message rassembleur s’il était entendu par ceux qui peuvent et s’il déclenchait en eux une volonté aussi sincère que la tienne pourrait servir de base à un véritable changement en Algérie.

    Si tu le permets je vais rêver avec toi en examinant les points que tu as soulevés et qui pour partie requièrent mon adhésion et je pense celle de tout le monde et pour partie sont à discuter et peuvent générer d’immenses contradictions en raison de leur approche partisane. Il ne faut en effet pas oublier que chacun de nous à ses préférences en matière politique et que rien dans ce domaine ne peut s’imposer , sauf par la force et pour un temps jusqu’à ce que l’adversaire, qui peut être le frère, le voisin ou l’ami d’enfance trouve assez de force et se mue en ennemi.

    « La reconnaissance du socle culturel et identitaire de l’Algérie : islamité, amazighité, arabité (sans hiérarchie, mais en transversalité) » ce point je pense qu’il pourrait rallier toutes les volontés sincères et qui veulent réellement le bien de ce pays, sauf une frange qui roule pour on ne sait qui et qui ne risque pas de prendre de l’ampleur, malgré l’agitation de ses membres et les moyens dont elle se dote…par tous les moyens.

    L’interdiction de l’utilisation de l’islam à des fins politiques par contre ne risque pas de faire l’unanimité quoique personnellement je considère que la religion est l’affaire de tous les algériens de quelque obédience politique qu’ils soient. Dès le moment ou les partis sont constitués de musulmans (ou de gens qui le déclarent), ils sont sensés ne pas travailler à contre courant de l’islam. On a déjà discuté de ça par le passé et je reprends donc mes thèses comme tu le fais. Dès le moment ou la liberté d’expression est la base de toutes les communications dans la société, parler de
    politique ne peut être interdit nulle part, ni dans le café maure du coin, ni dans la mosquée et il n’y a pas qu’au parlement qu’ils existe un droit de dire la chose politique mais partout, sur l’ensemble du territoire national dont les mosquées font partie. Il n ‘ y a qu’a remonter dans l’Histoire pour s’apercevoir que la mosquée à depuis l’avènement de l’Islam constitue une tribune publique de laquelle les voix s’élevaient pour dénoncer tout abus.

    3- L’interdiction de partis religieux, je suis d’accord avec toi quant à moi, l’objet premier de toute association à caractère politique est d’abord d’essence économique et les croyances ne peuvent qu’etres inscrites dans les programmes individuels des musulmans qui constituent ces partis et qui n’iront pas agir à l’encontre de leurs propres convictions. Mais…n’oublions pas que beaucoup ne voeint pas les choses de cette manière et qu’il faut arriver à trouver les bases d’un compromis qui puisse satisfaire aussi bien les islamistes que le reste de la société. Si donc les principes de l’Islam qui constitue la religion de ce peuple ne peuvent ni être intégrés dans la constitution ni dans les projets des partis ou leur action, il faut bien trouver une manière de faire en sorte que cette religion s’exprime dans le domaine politique ou elle prend pied naturellement par le fait du nombre des adeptes en Algérie. Le problème à mon sens n’est pas celui de la religion, mais de la manière de la concevoir. C’est plutôt du côté de l’école, des chercheurs, de la mosquée et des mass-média qu’il faut chercher réponse à cette question. Alors que l’Algérie du temps de la colonisation avait ses hommes phares dans le domine de la religion et ce dans chaque région, à l’heure actuelle, il n’en reste plus grand chose et seuls ceux qui glissent dans l’aire politique trouvent audience. Pourquoi ? La réponse est comme toujours : l’absence de liberté d’expression. Les gens sages évitent généralement les problèmes lorsqu’ils ne sont pas surs que leurs interventions peuvent changer quelque chose. Les vrais savants religieux évitent « la fitna » et ce qui peut y conduire.

    4- Le régionalisme est toujours présent dans le donné politique, ce sont les partis qui doivent opter pour un programme national et se garder d’oeuvrer dans une seule région ni dans le seul créneau religieux. L’Etat de droit, fort de son assise populaire doit veiller à ce qu’ils respectent leurs engagements statutaires et ne dérivent pas.




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  • BRAHIM
    25 juin 2010 at 12 h 54 min - Reply

    Alors @khaled ??? Qui a dit que je mets sur un même pied d’égalité Belhadj et Mehenni ?? Comme tout le monde le sait, ils sont « CHACUN A SON NIVEAU » un élément « extremum ». L’expression « élément extremum » signifie en mathématique « élément maximum » ou « élément minimum ». C’est à tout un chacun de placer l’un et l’autre du côté où il penche …. politiquement s’entend. Alors ????




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  • BRAHIM
    25 juin 2010 at 13 h 20 min - Reply

    Juste une chose que tu sembles ne pas avoir perçu cher @khaled, tu mets un grain de doute et de suspicion sur mes propositions. … mais, c’est tout à fait dans l’ordre de la liberté d’expression. Au fin fond des chose, sincèrement, à ce que je constate, la majorité de ce que je suggère (je dis bien la majorité des points) se trouve justement dans… la Plate-forme de Rome que je n’ai jamais lu …. si tu me crois , car c’est la première fois que j’en lis des extraits. C’est pour cela que je ne comprends pas, amis vraiment pas, ton insinuation suivante ! : « Pour ceux qui mettent Ali Belhadj et Ferhat Meheni sur le même pied d’égalité, je dirais que le peuple algérien reconnaitra ses siens « . Je ne comprends plus rien !!!!




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  • BRAHIM
    25 juin 2010 at 14 h 10 min - Reply

    Je veux juste demander une autre chose aux internautes, pas à @khaled particulièrement. Que veut dire « la restauration de l’État algérien souverain démocratique et social dans le cadre des principes de l’islam», que l’on retrouve par ailleurs dans l’appel du 1er novembre ??? Est-ce que cela veut dire que l’Algérie ne peut être gouvernée que dans le cadre d’une « république islamique » au motif que l’islam est la religion du peuple algérien dans sa majorité. C’est, à mon avis, une question qu’il faut éclaircir au même titre que tous les autres « concepts ». Si « le cadre des principes islamiques » veut dire que l’Algérie, du fait qu’une bonne majorité est musulmane et qu’elle ne tolère aucune autre forme d’organisation politique et sociale que « la charia » pourquoi Ali Belhadj est légitime et non Belkhadem (…par exemple). Et oui !!!, si ce principe signifie un régime dirigé par des ayatollahs pourquoi Belhadj et pas quelqu’un d’autre. Si ce principe est retenu alors pourquoi revendiquer l’alternance ou la démocratie ou la liberté. On n’a qu’à accepter Boutef ou Belkhadem puisqu’il sont sur place et ce sont des musulmans et on se casse. Je dénie d’avance aux internautes, ou à qui que ce soit, la capacité de décerner le qualificatif exclusif de « représentant de l’islam sur terre » puisque c’est en principe Dieu qui s’en charge, non ??? !!!! Il l’a fait pour les prophètes et pas pour le commun des mortels que je sache, non ??? !!! Mais si par hasard, »on » estime que Dieu a désigné Boutef comme le représentant légitime de cette république, que pouvons-nous faire n’est-ce pas ????? Je me pose la question. Il nous reste plus qu’à rentrer à la maison et d’arrêter la symphonie en « do majeur » de la quête de démocratie et de l’alternance. Je ne vois pas comment « dans le cadre des principes islamiques » c’est Belhadj qui doit nécessairement gouverner à la place de Belkhadem. Cà ne me paraît pas évident que ce soit nécessairement Ali Belhadj???? Chers amis internautes, le monde de la religion et le monde de la poltique sont deux choses diamétralement opposées et qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Si pour la majorité c’est un concept incontournable à la société algérienne alors laissons Belkhadem gouverner et faire le job , on gagnera plus de temps. On ne devrait pas faire la différence entre les musulmans, n’est-ce pas !! Boutef, Belkhadem, Abassi ou je ne sais qui « seraient » tous légitimes puisqu’ils sont, que je sache, musulmans jusqu’au la dernière « micro cellules » de leur âme !




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  • SelimIer
    25 juin 2010 at 14 h 47 min - Reply

    Humour-Rires-Blagues-

    LA DEMOCRATIE….QU’EST-CE QUE C’EST ?

    PARLONS(inter)NET

    ——–Le muet qui se prenait pour Pavarotti.——-

    Je vais vous, dire, ce qu’est une démocratie. C’est un pays où l’on peut critiquer le président en public, comme ici (Fernand, remets-nous ça !), et même dire qu’on l’emm….. sans aller en prison. C’est un pays où l’on vote. Et à l’abri d’un isoloir, siouplaît !

    – Moi, je croyais que c’était un pays où l’on peut se faire entendre en dehors du café du Commerce, où les élus sont tenus d’appliquer la politique pour laquelle ils ont été élus, où l’intérêt du plus grand nombre prime sur celui des puissants.

    – T’as qu’à leur dire, t’es libre ! A la tienne !

    – D’ici ? Si la voix du peuple est confinée dans un bar parce que les médias appartiennent à une poignée d’oligarques et si les bulletins de vote sont des blancs-seings donnés à des politiciens indéboulonnables qui agissent à leur guise jusqu’aux prochaines élections, autant parler à mon verre.

    – Hé, ho ! Je discute sans qu’on vienne m’arrêter (Fernand, la même chose !) et je vote pour qui je veux, alors…

    – Démocratie du grec demos-cratos : le pouvoir par le peuple. C’est le peuple qui exerce souverainement le pouvoir, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants.

    – La démocratie, c’est que je puisse parler, ils l’ont dit à la télé.

    – Ben voyons ! Aucune loi n’interdit au muet de se prendre pour Pavarotti.

    Théophraste R. (Pour Le Grand Soir) . http://www.legrandsoir.in fo/).

    PS. J’ai un trou : C’est bien Thierry Henry, un des 23 grévistes footeux que Nicolas Sarkozy a reçu en priorité le jour où la France criait sa colère dans la rue ? Et est-ce bien Jean-Louis Barrault qui a dit : « La dictature c’est : ferme ta gueule et la démocratie c’est : cause toujours » ? Et quand les humoristes se font virer de France Inter, faut-il parler de démocrature ?

    25 juin 2010




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  • Mohamed Jabara
    25 juin 2010 at 17 h 16 min - Reply

    @ Brahim.

    Tu poses la question de savoir que signifie «  la restauration de l’État algérien souverain démocratique et social dans le cadre des principes de l’islam».
    Une autre question sous tend cette question: Quels sont les principes de l’islam ? Et pourquoi doivent ils être un cadre ? Qu’est ce que le cadre islamique dans le contexte d’un état souverain, démocratique et social ? Ta question à fait des petits. Les petits sont plus faciles à observer, à étudier, paraît il. Mais ils sont aussi imprévisibles. 🙂

    Si on se réfère à la démocratie telle que prônée par l’appel du 1er novembre, elle se veut sociale. Sociale et non pas socialiste, mais bon…une démocratie sociale, c’est quoi ? C’est là ou il y a une solidarité sociale ? Principe islamique ! C’est là où il y a distribution équitable des richesses ? Principe islamique. C’est là où il y a égalité des chances ? Principe islamique. Pourquoi nous dit on alors que la démocratie est « kofr » ? Elle ne peut être kofr que si elle rejette les principes de l’Islam, or ce ne peut être le cas si elle est …démocratique…et répond aux principes islamiques d’égalité, de fraternité de respect des différences…et il faut avoir présent à l’esprit que nous sommes en 2010 et que partant et devant la mondialisation il faut être pragmatique (le juste milieu, ni trop ni trop peu) alors trop d’islam est contre l’islam. Il faut y aller mollo mollo et graduellement en fonction de l’avancement de la société, dans le sens ou elle avance…car la volonté des peuples procède de la volonté divine, principe islamique (inna yadou allahi ma3a al djama3a).

    Ben je crois que le cadre islamique est partout dans une société qui respecte l’individu, il vise à maintenir le cap dans une mouvance sociale qui s’inscrit dans sa modernité.

    Et enfin, l’appel du 1er novembre parle de restaurer l’Etat et non pas l’instituer. Et restaurer l’Etat c’est partir de ses dernières manifestations telles qu’elles sont connues et non pas l’importer d’Iran ou d’Arabie Saoudite.




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  • khaled
    25 juin 2010 at 17 h 54 min - Reply

    @Brahim;

    J’admire votre insolence de ne pas avoir lu la Plateforme de Rome.




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  • BRAHIM
    25 juin 2010 at 19 h 24 min - Reply

    Je « m’excuse » devant toi oh! cher maître @khaled, de n’avoir pas lu le contrat de Rome et par LA MÊME de n’avoir pas pris le temps de lire TOUTE l’encyclopédie ou même ce qui est plus grave pour un Algérien ….. de n’avoir pas lu le Coran en entier. Mais je voudrais bien cher maître que vous me citiez des personnes qui ont TOUT lu intégralement aussi bien l’encyclopédie que …. le Coran !!!! . On les compte sur ….la main de ….. Mais moi à l’avenir, je vous promets cher @khaled , je vais y veiller afin de ne pas sombrer dans les … turpitudes humaines.




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    25 juin 2010 at 19 h 44 min - Reply

    Mon cher Brahim,
    Merci pour votre contribution qui permet de relancer le débat sur les questions de fond que sont le changement et les voies et moyens de nous libérer du joug de ce pouvoir illégitime. Je vais essayer de répondre à vos propositions, de manière claire et franche.
    1. Concernant notre socle identitaire qu’est notre ALGERIANITE, je crois que cette question est définitivement tranchée actuellement par la grande majorité des Algériens. Mais il est nécessaire de rappeler certains faits.
    Il est indéniable que l’extrémisme des baâthistes durant les 2 premières décennies de l’indépendance et le déni identitaire de nos origines berbères ont provoqué (et c’est naturel) une réaction des victimes de ce déni et a fait naitre en leur sein et à la longue, un autre extrémisme, remettant à la fois en cause et notre islamité et notre arabité, chose qui ne s’est pas vu durant la nuit coloniale avec la politique diabolique de Lavigerie et de ses disciples. Le combat mené par le MCB authentique a permis un éveil des consciences d’une part et un recul certain des adeptes de l’idéologie d’importation qui voulaient effacer nos origines et nos valeurs ancestrales. L’Histoire retiendra le courageux combat de ces militants sincères qui n’avaient d’autre but que de redonner sa place à l’un des fondements de notre identité nié puis trituré par l’indigence et l’illégitimité au pouvoir. Mais hélas, nous savons tous comment ce mouvement culturel berbère a été sabordé par certains de ses propres géniteurs aux premiers jours de la supercherie démocratique de 88. Et comment il fut sacrifié sur l’autel des prétentions bouliticiennes personnelles en 89 pour le transformer en « association à caractère politique » avec la bénédiction de certains « décideurs ». Et nous connaissons les dérives qui s’en suivirent : MCB 1, MCB 2 et MCB 3 avant de terminer par un MCB walou ! La culture berbère s’est transformée depuis en fond de commerce. Et voila qu’aujourd’hui les chantres de l’Amazighité réduisent cette dernière au seul kabyle, excluant les autres berbères. Et cette situation n’est pas pour déplaire au régime illégitime, pour entretenir la division du peuple algérien. Fort heureusement, cette agitation politico-identitaire n’intéresse qu’une infime minorité extrémiste, sans aucune assise populaire, qui gesticule et vocifère vainement. Donc je crois qu’il ne faudrait plus s’attarder sur la question de notre Algérianité forgée par l’Histoire (pour reprendre un homme politique) et qui ne peut être remise en cause par une quelconque minorité de tel ou tel bord. Interrogez la rue et vous aurez la réponse, mon cher Brahim.

    2. La question de l’Islam est aussi lancinante. Cette religion qui fut le ciment de notre unité durant la résistance aux hordes coloniales a été elle aussi instrumentalisée d’abord par le régime illégitime durant des décennies pour nous faire avaler sa tristement célèbre « socialisme spécifique » et ses folkloriques « révolutions » (agraire, culturelle et industrielle) qui se terminèrent par un fiasco retentissant. Devant le verrouillage des canaux de dialogue et d’expression, la religion et la mosquée devinrent, comme au temps de la colonisation, un refuge des opprimés. Mais à la différence de nos aînés du PPA et des Oulémas qui surent unir et mobiliser au nom de l’Islam, une bonne partie des islamistes des générations de l’indépendance a inconsciemment divisé la société au nom de l’Islam. Leurs erreurs politiques furent parfaitement exploitées par le pouvoir pour terroriser les couches moyennes de la société. Le moment est venu pour tous de faire leur mea-culpa et rectifier le tir. Mais ayons l’honnêteté de dire que les mêmes erreurs tendent à se répéter aujourd’hui de la part de certains, comme si, de rien n’était. On continue à tromper les jeunes au nom du nifaq politique. Nous devons tous comprendre que si l’Islam est Parfait, le musulman, quant à lui, n’est pas toujours parfait. Et nous dénoncerons, sans état d’âme tout extrémisme et tout nifaq boulitique, quel que soit son bord.
    3. Il est clair aujourd’hui et à la lumière de nos expériences du passé récent, que la mosquée ne doit plus servir de tribune politicienne à quiconque, ni au pouvoir ni à l’opposition. Dans l’Etat de Droit de demain, où toutes les libertés démocratiques seront protégées, la mosquée reprendra son rôle de lieu du culte et d’éducation des croyants. Voici la synthèse d’un travail qui avait été réalisé par des membres de l’Appel du 19 mars concernant la mosquée :
    « La mosquée est un lieu de prière et d’adoration du Créateur (Masjid) mais aussi un lieu de rassemblement et d’union (djama’). Il découle de ces termes des notions importantes qui définissent les fonctions d’une mosquée.
    La mosquée est donc le lieu ou s’exerce le culte principalement, mais qui sert aussi à renforcer les liens fraternels entre les Algériens et à leur inculquer les valeurs fondamentales de l’Islam, telles la piété, la solidarité, la générosité, la tolérance, l’amour du travail, l’abnégation, la fraternité, la recherche du savoir cultuel véritable, le courage moral et la proclamation de la vérité.
    Pour recouvrer sa vocation, la mosquée doit opérer une véritable mue, à l’instar de toute autre institution morale. Elle n’aura d’autorité morale que lorsque ceux qui y officieront seront réellement à la hauteur de leur tâche, libres de s’exprimer en leur âme et conscience, dans le respect des lois divines consacrées par le Coran et des lois de la république promulguées par les représentants légitimes du peuple.
    Les mosquées devront être placées sous la tutelle d’une institution autonome, constituée d’un collège ou comité indépendant de savants théologiens élus par les fidèles. Celui-ci pourrait avoir pour attribution de mettre en place les règles de fonctionnement des mosquées et de donner un avis sur l’éligibilité des gens en charge des lieux de culte. En aucun cas la mosquée ne sera otage de visées partisanes ou idéologiques. »

    Sur le plan politique, rien n’empêche des Algériens de créer des partis à substrat islamique, à l’image de la démocratie chrétienne en Europe et en Amérique latine. Mais il s’agit de partis politiques civils et qui n’ont pas le monopole de notre religion. L’exemple turc est assez éloquent. Leur islam politique (même si je n’aime pas trop ce concept) est dans la pratique quotidienne (El mou’amala) et non pas dans les apparences souvent trompeuses. Et leurs dirigeants ne baignent pas dans le nifaq politique.
    Pour ce qui est du reste de vos propositions, je crois qu’elles sont très bien précisées dans l’APPEL DU 19 mars 2009.
    En conclusion, je crois que malgré la profondeur et la gravité de la crise politique que nous vivons depuis près d’un demi-siècle et qui a pris des dimensions alarmantes depuis quelque temps, je reste optimiste, car notre patrie possède des richesses humaines certaines et des volontés sincères qui finiront par se rassembler et œuvrer à ce changement tant espéré. Ce peuple qui a produit des Didouche, Aït Ahmed, Ben Boulaïd, Abane, Ben M’Hidi et tant d’autres hommes libres, produira, lorsque l’heure du Destin et du changement sonnera, des femmes et des hommes qui le libéreront de cette néo-colonisation.
    Fraternellement.




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  • BRAHIM
    25 juin 2010 at 20 h 04 min - Reply

    Et donc cher @Mohamed Jabara pour toi : »Il faut y aller mollo mollo et graduellement en fonction de l’avancement de la société, dans le sens ou elle avance… car la volonté des peuples procède de la volonté divine, principe islamique (inna yadou allahi ma3a al djama3a) ». CONCLUSION : contrairement à ce que je souhaite en tant que « tchitchou algérien » toi tu avances qu’on va aller inéluctablement vers la volonté de Dieu qui n’est rien d’autre que « le principe islamique » d’après toi.. Mais cher @Mohamed Jabara, DIEU est universel et il est le Dieu de tous les monothéistes et reconnais tous les prophètes. Dieu est universel. Au nom de quoi il va opter pour les musulmans et non pour les chrétiens ou les juifs ou je ne sais qui ???!!! . Toi tu pense qu’il va opter pour… le principe islamique. As-tu discuté avec Dieu pour affirmer cela. Je sais que ce que je dis va être considérer comme un grand blasphème, mais toi est-ce que tu ne blasphème pas aussi ??? !!! Tu as la liberté de penser. C’est vrai. Pour toi, il existe un « PRINCIPE ISLAMIQUE » que Dieu va appliquer mais les autres aussi peuvent invoquer le principe « amazigh » le principe « chrétien », le principe « athée » le principe « israélite », le principe « révolutionnaire historique », le principe « militaire » etc… etc… Tout le monde peut invoquer son « propre principe ». Pourquoi tu voudrais que le principe islamique soit le seul inéluctable, intangible et non rejetable par rapport à d’autres propositions. Grand Dieu ! Au nom de qui et de quoi sinon ta propre croyance, juges-tu que c’est une issue inéluctable !!!! Si c’est inéluctable est-ce que Boutef ou Belkhadem sont des « kafers ». Pourquoi ne les considères -tu pas comme des « hommes » qui sont dans la « vérité » au même titre que Ali Belhadj. Explique moi s’il te plait, je veux comprendre ! Car à ce que je sache Belkhadem est un AUTHENTIQUE hadj avec plusieurs Omra, non ????????????????????,,alors pourquoi refuses tu sa légitimité « islamique » ????? Je sais que je gêne tes certitudes quand je réqgit de la sorte mais si je réagis comme cela, il ne faut pas m’en vouloir à moi mais à Dieu qui m’a mis le ‘chitane » dans mon corps. Mais, je te rassure, car comme Dieu va me mettre en enfer, ne t’inquiètes pas, il sait ce qu’il fait , il a le dernier mot. Je m’excuse auprès des croyants d’utiliser ce type de raisonnement mais je n’adresse exclusivement et uniquement à @Mohamed Jabara qui me paraît être en mesure de comprendre de quoi je parle.




    0
  • BRAHIM
    25 juin 2010 at 20 h 42 min - Reply

    Cher Salah-Eddine SIDHOUM, vous avez tout dit et mieux que nous car vous avez les capacités intellectuelles de synthèse. Seul point de discorde la « démocratie chrétienne en Europe et en Amérique latine » ne parle pas de « république chrétienne » car le système politique et démocratique dans ces pays ne permet pas de telle dérive contrairement à ce qui existe dans mles pays musulmans. Je sais qu’il existe des partis politiques du type « démocratie chrétienne » mais je n’ai jamais entendu parler de « république chrétienne » chez les leaders politiques de ces pays. Cela fait partie de la culture, de la croyance judéo-chrétienne certes, mais la culture démocratie de ces pays ne permet pas de parler de « république chrétienne ». Le décalage est immense. Car il existe dans ces pays AUSSI des musulmans, des bouddhistes, des athées, des agnostiques, des évangélistes qui ont le droit à l’existence et à l’expression libre. Toute la différence est là, car les principes « non chrétiens » ont aussi leur place. C’est là ou est toute la différence cher frère Salah-Eddine SIDHOUM, Il est bien évident que si Ali Belhadj à sa philosophie politique c’est tout à fait légitime mais accepte-il qu’il existe « à ses côtés » une autre vérité que la sienne. De toute façon cher frère Salah-Eddine SIDHOUM, ce n’est pas dans un pays comme le notre que l’islam est en danger. Mais je n’ai jamais été contre la « transcendance » religieuse. J’ai toujours dit qu’elle est nécessaire à l’humanité. Elle ne doit pas simplement se prétendre être une « délégation » de Dieu pour régner sur d’autres hommes. C’est là la vraie question. La culture et de la croyance ISLAMIQUE fait partie intégrante de la « civilisation algérienne ».Mais il n’y a pas de çà en Algérie, il y a d’autres réalités qu’il faut admettre…. ou tolérer ….AUSSI ! Je ne trompe pas de peuple, croyez-moi, cher frère Salah-Eddine SIDHOUM. Avec tout mes respects et continuez à nous faire aimer LQA par votre objectivité. Vous êtes beaucoup respecté par les internautes, je n’ai pas besoin de le mentionner en principe. Si on fait appel à Aît Ahmed, je crois qu’un appel identique à votre égard ne serait pas exagérer. Vous faîtes partie sincèrement des hommes sur qui on peut faire confiance. Ce n’est pas pour vous brosser dans le sens du poil de ma part, et vous le savez très bien. Mes sincères respects.




    0
  • Mohamed Jabara
    25 juin 2010 at 20 h 42 min - Reply

    @ Khaled.

    Eh bien mon cher Khaled il doit y avoir pas mal d’insolents sur ce site et en Algérie car moi aussi je n’ai pas lu le texte de cette plateforme jusqu’a aujourd’hui. Heureusement que je n’en suis pas mort. Pourtant nous vivions la mort au quotidien dans nos quartiers populaires et populeux.

    Quand on s’adresse au public, on ne traite pas d’insolence l’ignorance d’un texte, l’ignorance est partie prenante de notre vie et personne ne sait tou, n’est omniscient. L’humilité ne tue point, elle valorise au regard des autres et c’est malheureusement ce qui nous manque à nous Algériens.

    Il faut dire que la lecture de ce texte n’était pas donnée à tout le monde dans le cadre de l’information de l’époque qui visait non pas à nous aviser de ce qui se passait mais à donner une forme à nos pensées abêties et canalisées de façon à nous amener à tendre de toute notre volonté à protéger la vie de notre progéniture et de nous mêmes. Pavlov a laissé des émules, lui au moins il s’amusait avec un chien, nous on nous a pris pour des chiens.

    @ Brahim.

    J’aurais appelé ça le ‘déterminisme Historique’ cela aurait été pareil. Même contenu sémantique ! Allons ! Tu ne suis plus ? Relis avant de te hérisser dès qu’on parle d’Islam, mon cher @Brahim. Change le mot dans ma phrase « ya sidi » et tu verra, c’est strictement pareil.

    Mais dis moi @Brahim quelle est ta position sur ma définistion de la restauration de l’Etat ? Quel est ton avis là dessus ?

    =================
    Je ne vous cache que j’avais hésité avant de passer le commentaire de notre compatriote Khaled, car je savais que le mot mal placé à l’égard de Brahim allait provoquer une tempête et nous faire sortir du sujet. Soyons respectueux envers les autres et répondons aux arguments par des arguments et non par des jugements péremptoires. Allah Yahdina.
    La Rédaction LQA.




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  • BRAHIM
    25 juin 2010 at 21 h 41 min - Reply

    Je m’excuse de revenir à la charge cher Docteur Salah-Eddine SIDHOUM, mais je vous donne une preuve supplémentaire que la « démocratie chrétienne » n’a rien à voir avec la « république islamique ». Merci de lire le communiqué suivant : « Les islamistes somaliens du Hezb Al Islam ont rendu obligatoire le port de la barbe dans les quartiers de Mogadiscio qu’ils contrôlent. «A partir de ce jour, les hommes doivent se laisser pousser la barbe (…), quiconque ne respecte pas cette règle en subira les conséquences», a averti Moalim Hashi Mohamed Farah. Cette mesure a déjà été imposée depuis plusieurs mois par le groupe rival des Shebab. C’est avec des exemples de ce type que je suis en profond accord avec certains points que vous soulevez si justement. Les dérives sont immenses si on ne précise pas les tenants et les aboutissants d’une république « dans le cadre des principes islamiques » !

    =====================================
    Je m’excuse, mon cher Brahim, mais ces bandes de brigands en Somalie n’ont absolument rien à voir avec l’Islam. Notre Prophéte (QLSSSL) n’a jamais obligé les musulmans à porter la barbe. Et ce ne sont pas des brigands-muphtis de Somalie qui vont venir nous apprendre le Coran et la Sunna. Il est vrai que nous avons vécu ce problème dans les années 90 quand des voyous comme Zouabri et Zitouni ont été proclamés « émirs » et que nos oulémas se sont tus. La « République Islamique » est à la mode dans ce monde après le socialisme, le communisme et ses démocraties populaires. Un véritable homme politique musulman aurait peur d’utiliser ce concept tellement la charge est lourde et délicate. Mais en ces temps d’imposture, n’importe quel mounafek viendra vous disserter sur la « daoula el islamia ». Vous remarquerez que toutes les Républiques dites islamiques n’ont rien à voir avec les valeurs islamiques. Seul le pouvoir actuel turc qui n’a pourtant pas proclamé de république islamique est en adéquation avec les valeurs de cette religion dans sa « mou’amala » avec ses citoyens.
    Salah-Eddine




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  • BRAHIM
    25 juin 2010 at 23 h 00 min - Reply

    Chère Rédaction de LQA, si vous me le permettez, je veux juste dire à notre compatriote @Khaled, et sans rancune aucune, que je ne suis pas un « islamophobe ». C’est vrai que je suis contre une république du type « islamique » car j’ai fais moi l’expérience de ce que cela veut dire dans les années passées et je n’ai pas besoin de développer. Mais je voudrais quand même qu’il sache que malgré mes réserves sur certaines choses j’ai soutenu l’appel au peuple du 19 mars juste quelques mois après sa publication sur LQA. Cela remonte déjà à plusieurs mois avant même que LQA ne connaissent le succès d’aujourd’hui. J’ai adhéré parce que le but primordial est pour nous (les opposants) le changement de système et de régime. Donc même s’il y a des réserves de ma part sur certains points, ce que la démocratie permet, il faut savoir que je suis en accord avec beaucoup de point de l’appel. Si on regarde bien, on constate que les considérants, dans leurs grandes lignes, sont pour l’essentiel les mêmes aussi bien dans l’appel aux algériens du 19 mars que dans le contrat de Rome que je viens sincèrement de découvrir. Mais dans un appel, on peut être globalement d’accord sur le principe, mais on peut aussi formuler des réserves sur certains points, quoi de plus normal ! Puisque nous sommes dotés de la capacité de raisonner, il n’est pas interdit de demander des précisions sur certains points. Je ne suis pas obliger d’avaler tout ce qu’on me propose sans aucune réserve. Quoi de plus naturel ! Il faut savoir que les échanges épistolaires avec notre compatriote @Khaled ne peuvent être autre chose qu’un échange d’idées. Chacun les défend à sa façon, il n’y a aucun mal, je le dis sincèrement. Ce type d’échange est fréquent sur LQA. Cela prouve la volonté de la rédaction de donner la parole à toutes les opinions. C’est çà la force de la démocratie. Bon courage et le combat continue. Même si certains d’entre nous n’apporte qu’un soutien modeste en attendant de faire mieux, on doit maintenir le cap de ce combat pour la liberté et la démocratie car un jour ou l’autre on y parviendra.A bientôt sur le net.




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  • Ghani
    26 juin 2010 at 0 h 37 min - Reply

    @Khaled

    Eh bien Khaled, je comprends qu’entant admirateur de A. Benhadj vous puissez être décu quand les gens le mette dans le meme sac que F. Mhenni…sachez que les admirateurs de celui-ci aussi sont aussi choqués de la même comparaison. Et fait, c’est toujours, selon le bord dans le quel on se trouve.

    Personnellement, je les trouve tous les deux excessifs.

    Vous m’excuserez, mais en regardant les vidéos que vous postez de Benhadj, je trouve qu’il n’a pas du tout évolué depuis 1990, toujours les mêmes envolées lyriques, le même effet de scène, les même excès…etc

    A mon tour, de trouver choquant de voir certains mettre ce de Benhadj sur le rang que M. Ait Ahmed.

    M. Ait Ahmed fait partie de la solution, quand à Belhadj, il fait partie du problème. Ceci dit, je suis contre la persécution de Benhadj et pour sa liberté de s’exprimer et c’est la même chose pour Mhenni.




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  • l.leila
    26 juin 2010 at 9 h 56 min - Reply

    Bonjour,

    @Frère BRAHIM, je me permets d’intervenir en attendant la réponse de notre frère et respectable Hocine AIT-AHMED.
    Oui, il est vrai qu’il n’y a peut être pas de dérives dans ces republiques « laïques », mais les jours de fêtes religieuses sont bien fériés. Par conséquent, je me demande si ces républiques, dont il est question, ne sont pas tout simplement des démocraties chrétiennes.
    Mes salutations




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  • BRAHIM
    26 juin 2010 at 12 h 09 min - Reply

    Chère internaute @l.leila, les partis politiques du type « démocraties chrétiennes » existent dans des pays dit laïcs. Il faut rappeler que « laïcité » ne signifie nullement l’exclusion de la religion dans la société. Bien au contraire. D’ailleurs, à titre d’exemple,en France par exemple l’Aîd Seghir et l’Aid El Kébir sont fériés pour les musulmans.Dans un pays laïc, la religion a toute sa place et elle est au contraire mieux protégée contre le prosélytisme, contre l’exclusion et la manipulation. La laïcité désigne tout simplement la séparation du civil et du religieux.La prétention du « personnel religieux » à régir la vie publique d’un État au nom de Dieu ou de croyances religieuses n’est plus agréée. Dans un pays laîc, même l’Etat dans toute sa puissance n’a plus le privilège de manipuler la religion à son profit ou au profit d’une catégorie sociale, religieuse ou ethnique. Je sais très bien que cette notion fait mal aux oreilles des religieux surtout dans un pays musulman. Mais alors, puisque ce concept est mal accepté et même complètement rejeté en terre musulmane, il faudrait quand même trouver un « moyen juridique » qui protège l’Islam de la manipulation politique. Mais bon, c’est un grand débat.




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  • Afif
    26 juin 2010 at 13 h 08 min - Reply

    Cher Brahim : je comprends ton inquiétude, ta réaction est le reflet de ton algérianité, c’est-à-dire que tu n’admets pas qu’on t’impose quoi que soit contre ta volonté, alors ton comportement ne porte atteinte ni à la liberté d’autrui, ni à ses croyances. Tu devrais te rassurer car les algériens qui réagissent comme toi sont la majorité. La preuve, l’exemple que tu as cité au sujet de la Somalie, il ne viendra à l’idée à personne aujourd’hui de le proposer en Algérie. Le prix à payer a été très lourd, mais chez nous il ne peut y avoir que l’Islam que nos ancêtres ont pratiqué. Je te donne trois exemples de personnalités historiques algériennes très attachées aux valeurs islamiques et par là-même et conformément aux injonctions divines, sont très tolérantes : l’Emir Abdelkader qui traitait avec humanité ses prisonniers français et qui a sauvé 15.000 chrétiens de la furie de ses propres coreligionnaires, Cheikh Ben Badis qui n’hésitait pas à collaborer politiquement aves les communistes, Messali Hadj qui a côtoyé les communistes dans sa jeunesse et qui s’est marié avec une chrétienne. Je t’ajouterai aussi le Colonel Amirouche dans le traitement de ses prisonniers français.

    De toute façon, personnellement, si j’avais à choisir entre une république démocratique et une république islamique, je choisirais la première dans laquelle j’adhérerai dans un parti qui défend les valeurs arabo-islamiques : c’est au suffrage universel de départager les projets de société.

    Si nous étions dans une vraie démocratie, il est certain que les lois votées ne dévieront pas des principes islamiques compte tenu que la majorité des algériens éliront des représentants qui défendront ces principes. De fait et de jure, la Proclamation du 1er Novembre 54 sera respectée.

    N’oublions pas aussi que protéger les minorités quelle que soit leur nature fait partie des valeurs islamiques et dans ce cadre, il est certain que des lois seront promulguées en leur faveur à condition qu’elles n’empiètent pas sur la liberté et les croyances de la majorité.

    A Brahim et Jabara : si c’est la première fois que vous avez lu la Plate-forme de Rome, permettez-moi de vous dire que vous me décevez. Sans rancune, quand même.

    A Sidhoum, ta synthèse devrait être publiée dans tous les sites extrémistes. Elle est impeccable.




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  • Abdelkader DEHBI
    26 juin 2010 at 13 h 09 min - Reply

    Je me suis abstenu jusque-là, d’apporter le moindre commentaire à cette excellente initiative de notre sœur Zehira Houfani Berfas, initiative qui aurait pu se suffire à elle-même. Mais le forum n’a pas manqué de dévier une fois de plus, du sujet central : ici, celui de demander au leader historique respecté, M. Hocine Aït Ahmed, de prendre une position de fermeté vis-à-vis de la situation politique et morale explosive qui menace l’unité du pays.
    Et puis sincèrement, ces débats sans fin sur l’identité, l’arabité, l’amazighité, l’islamité… et que sais-je encore, çà commence à bien faire à mon avis ; surtout quand on pense que ce genre de sujets, sont des sujets de heurts et de polémiques par excellence qui, en tout état de cause, ne pourront être définitivement tranchés que par le Peuple algérien lui-même, à travers ses représentants authentiques, au sein d’une Assemblée Nationale réellement souveraine. Surtout quand on pense qu’ailleurs, l’Occident blanc, grisé par son développement technologique et matériel sans précédent ne manque pas une occasion pour nous rappeler sa vraie nature, profondément exploiteuse, arrogante, impérialiste et belliqueuse. Un Occident profondément imbu aussi, de sa pseudo supériorité raciale et qui ne cesse d’unifier ses rangs, des confins de l’Eurasie à l’Amérique du Nord, au sein de solides Institutions géostratégiques, comme l’OTAN, ou de coopération socio-économiques, comme l’OCDE.
    Qui se soucie aujourd’hui – en ce samedi 26 Juin 2010 – de savoir que toute une armada, composée d’au moins 12 unités de guerre, est en train de faire route pour pénétrer dans les eaux du golfe arabo-persique, dans le cadre d’une nouvelle guerre de destruction annoncée ? Cette fois-ci contre la République Islamique d’Iran, qui semble constituer la 3ème phase du plan de Croisade contre les pays musulmans émergents, imaginé par le couple criminel USA – Israël et appuyé par leurs supplétifs de l’Union Européenne.
    J’entends déjà – en attendant de le lire, probablement sous forme de futurs commentaires – l’argument des faux patriotes qui répliqueront que notre pays n’est pas concerné …. Mais si, qu’il est concerné ! Comme sont concernés tous les hommes et toutes les femmes libres à travers le monde et dont le devoir le plus urgent aujourd’hui est de se dresser contre cette véritable guerre de domination impérialistes qui ne dit pas son nom et qui a commencé avec le complot du 11 Septembre.
    Car, aujourd’hui, il ne peut plus y avoir désormais qu’un seul clivage, un seul critère, pour distinguer d’entre les êtres, d’entre les groupes et d’entre les nations : le camp des tenants de l’Impérialisme et le camp des tenants de la Liberté !




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  • khaled
    26 juin 2010 at 13 h 59 min - Reply

    Merci Mr.Siddhoum pour votre synthèse.

    Je souhaite qu’un autre puisse nous éclairer un peu plus sur cette notion de Démocratie Chrétienne en ouvrant la porte a une discussion franche sur le fait qu’un tel mouvement politique a pu voir le jour en Europe mais pas dans notre région; qui serait Démocratie Musulmane.




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  • BRAHIM
    26 juin 2010 at 15 h 24 min - Reply

    Voici comment j’ai réagi et parmi les premiers (je ne demande pas les honneurs ou une médaille d’or, j’espère que les internautes l’auront compris) à l’appel de Zehira Houfani Berfas.Voici ce que j’ai dit dès la puplication de l’article : « SUPERBE ! JE SUIS EN PLEIN ACCORD AVEC CETTE INITIATIVE DE ZEHIRA HOUFANI BERFAS, QUI PROPOSE LA SOLUTION POLITIQUE QUI ME PARAIT LA PLUS URGENTE, LA PLUS CONSTRUCTIVE ET QUE JE DEFENDS MOI MEME DEPUIS FORT LONGTEMPS EN TANT QUE SIMPLE CITOYEN ». J’ai l’impression que tant on est d’accord avec « certains » thèmes on se congratule, on saute de joie avec comme impression que c’est bientôt la « victoire » ! Mais dès que quelqu’un apporte des nuances dans des points de vue et des jugements contradictoires sur l’avenir politique de notre pays, on crie à la traîtrise, à la déviation de la LUTTE, etc… etc… Si çà continue certains internautes vont proposer à la direction de LQA de ne plus parler de sujets qui fâchent ou qui nous détourne, soi disant, de l’OBJECTIF. D’ailleurs, il y a même Monsieur Abdelkader DEHBI qui pensent que toutes les questions auxquelles on tente d’engager des réflexions c’est presque inutile de la faire, si je puis parler ainsi, et de ne pas anticiper sur les solutions possibles car « il faut attendre qu’ils soient tranchés par le Peuple algérien lui-même, à travers ses représentants authentiques, au sein d’une Assemblée Nationale réellement souveraine ». C’est vrai que le peuple représente la souveraineté mais chaque citoyen a bien le droit de réfléchir sur son devenir, d’examiner le pour et le contre, NON ???!!! . Si on prend en considération l’avis de Monsieur Abdelkader DEHBI, on devrait d’ailleurs se taire et ne pas critiquer le pouvoir, le président et les députés car ils ont été désignés par « le peuple souverain ». C’est facile de dire « le peuple ». Mais est-ce que vraiment les institutions (et les mécanismes qui les lient) existantes dans les pays arabes ou chez nous en Algérie garantissent vraiment l’exercice de la démocratie, de l’alternance et de la souveraineté. Je pense qu’en en est loin de tout çà et donc qu’il faut sans cesse cogiter et réfléchir sur toutes ces questions. Sinon on crée des « blogs personnalisé » (çà existe) à une seule ligne « Editoriale » et on se congratule et on se lance des compliments à longueur de journées, on s’embrasse et le soir on dort profondément satisfait de notre « lutte sans adversaires » en attendant l’assemblée souveraine. Maintenant pour les questions internationales, le sionisme et l’impérialisme etc … , la majorité des algériens ne sont pas dupe et savent séparer le bon grain de l’ivraie. Les questions géostratégiques et de politiques internationales que soulève Monsieur Abdelkader DEHBI sont effectivement d’une grande importance et d’une grande incidence sur le devenir des pays arabo-musulmans. Mais les questions politiques internes à ces nations ont autant, sinon plus, importantes. Ce n’est qu’un point de vue parmi d’autres, …. évidemment, et… je vous en pris chers internautes prenez-le comme tel simplement.




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  • Sélim Ier
    26 juin 2010 at 15 h 49 min - Reply

    @Abdelkader Dehbi

    Pour nous changer quelque peu des fatras de lieux communs,des pensées toutes personnelles, des imprécations et autres bavardages insipides dont nous abreuvent quotidiennement certains internautes en mal de tribune, j’ai le plaisir de partager avec vous ce texte en forme d’appel,d’un habitant de la planète d’Absurdie qu’est devenu notre pauvre globe terrestre.

    Bien qu’il soit hors sujet,tout de dérision et d’humour noir, il dénonce au vitriol le Système Anglo-saxon qui nous conduit à l’abime. Le voici :

    le 12/06/2010 14:31

    Lettre ouverte aux Extraterrestres (Rébellion)
    Koldo Campos Sagaseta

    Chers Extraterrestres,

    J’ignore si cette cinquième lettre que je vous écris arrivera finalement jusqu’à votre soucoupe volante, mais si c’était le cas, je vous prie de bien vouloir prendre en considération ma proposition très réfléchie et d’agir en conséquence.

    Il est superflu de vous avouer que je n’accorde absolument aucune importance à votre répugnante viscosité ou à vos écailles vertes repoussantes, à vos antennes disgracieuses ou à n’importe quel autre trait de votre aliénigène apparence plus ou moins dégueulasse. Je ne connais que trop d’êtres humains, sur cette malheureuse planète, qui bien qu’ils arborent une mine plus avenante, sont cependant beaucoup plus nauséabonds que vous.

    Et si finalement vous décidez de nous envahir, ne vous souciez nullement, non plus, de me convaincre que vos déplorables intentions sont dignes de louanges et de respect, car je sais aussi comment certains humanoïdes, soi-disant civilisés, dissimulent sous des discours lénifiants et de vertueuses proclamations les plus viles et scélérates conduites. Malgré votre nature végétale, vous rougiriez si vous saviez quelles infamies sont capables de commettre et de renouveler tous ces gens qui se proclament chrétiens dévots et démocrates progressistes.

    Pour toutes ces raisons, je vous presse de vous décider à attaquer la Terre et puisque le signataire de la présente est un citoyen conscient et responsable de ses actes, je me mets à votre disposition pour tout ce que vous jugerez bon de me demander, sans nullement solliciter la moindre récompense, ni indemnité, ni bénéfice, ni promesse d’aucune sorte que — je le sais — vous ne tiendrez pas.

    J’ai même créé une « plateforme (1) » d’intellectuels et de maîtres à penser qui, en échange de quelques gratifications comme des statuettes (genre Oscar ou César ou Victoires), de quelque Prix de quelque chose… et de quelques micros vers eux complaisamment tendus, se sont prêtés, de bon gré, à cosigner la présente lettre et à vous souhaiter la bienvenue.

    Si pour envahir la Terre, vous avez besoin de divers prétextes ou mandats délivrés par quelque organisme intergalactique, je suis en mesure de vous offrir les excuses qui vous plairont le plus, ainsi que l’assurance qu’aucune d’elles n’est nécessaire.

    De toute façon, vous pourrez toujours alléguer que les États-Unis ont refusé de respecter les résolutions du Conseil de Sécurité de la Constellation Mongo-22, ou que le régime de Washington dispose et cache de terribles arsenaux d’armes de destruction massive, ou que le Boucher de Tel-Aviv s’est allié au maléfique calife du Quadrant Ganga, ou, simplement, qu’il empêche la présence, sur son territoire, des inspecteurs mongos de l’Etoile Watatao.

    Vous pourrez également prétexter que vous nous envahissez pour assurer votre propre sécurité et que vous opérez, donc, en totale légitime défense, car vous vous sentez menacés, ou que vos bombardements sont humanitaires et que vos commandos aliénigènes sont en mission de paix.

    De toute façon, je vous prie, mes chers Aliénigènes, de laisser tomber sur nous dès que possible vos chapelets de bombes à fragmentation intelligentes, sans vous soucier le moins du monde des dommages collatéraux éventuels, puisque la fin justifie n’importe quel moyen criminel, et de procéder — avec la précision requise par l’extrême justice — à votre prophylactique nettoyage, car quel que soit le nombre de civils innocents qui mourront carbonisés par vos rayons Gamma de dernière génération, vous ne ferez rien de plus que ce que les États-Unis, l’Europe et Israël font déjà avec persévérance et une totale impunité.

    Si les fringants porte-drapeaux de la démocratie et de la liberté peuvent tuer au nom de la vie et faire la guerre au nom de la paix, vous aussi, Extraterrestres de mon cœur, vous avez le droit de déguiser vos génocides sous les mêmes prétextes et ce n’est pas votre serviteur qui vous en fera reproche. Bien au contraire, je vous confirme que vous trouverez toujours en moi un collaborateur dévoué qui obéira à vos ordres.

    Oui, je vous en supplie, le jour où vous déciderez de laisser atterrir vos vaisseaux spatiaux sur cette planète, terminez avec soin la besogne, ne laissez rien pour le lendemain et, si possible, commencez votre opération « Dératisation Terre » par la Maison Blanche ou par Israël, même s’il est vrai que commencer par l’Europe ce serait bien aussi. N’oubliez pas, je vous prie, les sièges de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International et, tant qu’à faire, si ça ne chamboule pas trop votre plan de campagne, ne renvoyez pas à plus tard le nettoyage des Nations-Unies et du siège de l’OTAN.

    Je vous remercie de m’avoir prêté attention et je baise respectueusement vos écailles ou quoi que vous ayez sur le dos.

    http://www.legrandsoir.info/Lettre-ouverte-aux-Extraterrestres-Rebelion.html




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  • Zehira Houfani Berfas
    26 juin 2010 at 16 h 21 min - Reply

    Merci@ au frère Dehbi de cette petite mise au point. J’avoue que je suis déçue par les tournures des interventions (sur tous les sujets que vous citez et que je ne voulais pas dans ce message) et plus encore déçue qu’on puisse penser que cette initiative est pour occuper les internautes.

    Franchement, j’espérais que cette lettre que j’adresse au frère Aït-Ahmed, atteigne par ricochet tous les leaders algériens (nommés ou non). Je voulais qu’ils se reconnaissent et se sentent visés par cet Appel du peuple qui les tient pour responsable devant l’histoire.

    J’espérais que ce message soit repris par les internautes et diffusé plus largement pour briser le refus des journaux « privés » notamment El-Watan et la Tribune auxquels je l’ai soumis, pensant les associer à cette modeste initiative d’une citoyenne. Malheureusement, la tendance que prennent les choses me laisse penser que le 5 juillet 2010 ne figurera, une fois de plus, que dans le calendrier des célébrations et frasques de salon non pas de l’indépendance de l’Algérie, mais des artisans de sa dépendance.

    Aussi merci de rappeler que le sort de l’Algérie découle en droite ligne de cet ordre mondial impérialiste et foncièrement injuste qui couvre de son aile protectrice les pouvoirs locaux qui le servent en pillant leur propre pays et en opprimant impunément leur peuple. Il va ainsi de l’Algérie, et les leaders, visés par ma lettre, le savent fort bien et continuent la politique de l’Autruche renforçant par là même le désarroi de la société algérienne.

    Chers internautes, s’il n’y a rien que vous puissiez faire pour renforcer cette initiative, SVP, je vous invite encore une fois à réserver vos commentaires à des sujets plus appropriés.




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  • khaled
    26 juin 2010 at 16 h 47 min - Reply

    Je propose la création d’une radio internet. Cette radio aura la ligne éditoriale de LQA.

    Les fidèles lecteurs et tous les algériens de bonne volonté doivent contribuer a la hauteur de leur moyens.

    Mr. Hchicha pouvez nous faire une proposition technique et financière pour la création et la gestion de cette radio. Il faut inclure une personne a plein temps pour la gestion.

    J’espère trouver écho auprès de ceux qui veulent dans la paix contribuer a l’émancipation de notre cher pays.




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  • batni
    26 juin 2010 at 18 h 30 min - Reply

    A @Afif,
    Vous dites en réponse a @brahim  ».., l’exemple que tu as cité au sujet de la Somalie, il ne viendra à l’idée à personne aujourd’hui de le proposer en Algérie… », mais Monsieur c’est ce que les islamistes ont essayer d’imposés avec le résultat que l’on connait, 200000 morts, des familles éplorées et un pays exangu. C’est la même politique encouragée par les Francais, les Séoudiens,les Américains, les Iraniens et les Anglais qui est appliquée pour l’Algérie, La Somalie, Le Yemen etc…
    A ce que je sache ,on n’est ni plus ni moins intelligent que les Somaliens, c’est la politique appliquée qui determine les resultats.
    Le réve des ociidentaux c’est d’avoir des républiques islamiques réactionnaires, a l’image de l’Arabie-Séoudite et de l’Iran dans nos contrées.
    Mes respects,




    0
  • Abdelkader DEHBI
    26 juin 2010 at 19 h 49 min - Reply

    @ — Sélim 1er : Merci pour le lien sur l’article. Je l’avais lu la semaine dernière, parce que je suis un fidèle lecteur du « Grand Soir » que je considère avec le « Réseau Voltaire » et 2 ou 3 autres publications de mêmes niveau et qualité, comme étant des sites de tout premier ordre à conseiller à tous nos concitoyens soucieux de s’informer sur l’actualité internationale.




    0
  • Afif
    26 juin 2010 at 20 h 00 min - Reply

    A Zehira HOUFANI BERFAS :

    Il me semble qu’un internaute a considéré votre appel comme une invitation à un deuxième Contrat National dit de Rome qui a regroupé plusieurs partis et personnalités nationales. Notre Aït Ahmed national a bien essayé il y a deux ans, je crois, mais il n’a pu regrouper autour de lui que Abdelhamid Mehri et Hamrouche. Que faire, si l’élite nationale freine des deux pieds. De cette élite, voilà ce qu’en dit Ait Ahmed lui-même : « Une partie importante de nos élites a déjà déserté la bataille collective pour un Maghreb fort, démocratique et uni dans la conquête de ses intérêts. »(site http://www.lequotidienalgerie.org/2010/06/02/hocine-ait-ahmed-une-partie-importante-de-nos-elites-a-deja-deserte-la-bataille-collective-pour-un-maghreb-fort-democratique-et-uni/). S’il ne s’agit pas de mauvaise volonté, de quoi s’agit-il ? Qu’on nous explique.

    En attendant le déclic, le débat est toujours utile entre algériens sur tout sujet.




    0
  • Liès
    26 juin 2010 at 20 h 27 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    À mes frères @ Brahim et @ Mohamed Jabara.

    Vos joutes démocratiques et fraternelles que je lis avec plaisir et intérêt m’ont inspiré cette humble contribution, qui, à tous égards reste un avis strictement personnel et qui, j’espère, sera positivement accueillie par nos amis internautes.

    Bien que souvent, je parle par code ou insinuation ou des non dits, pour ne pas heurter la sensibilité des âmes non encore disposées parce que non habituées à entendre des sons de cloche contraires à la tendance générale et ambiante, beaucoup comprendront aisément mes intentions qui vont dans le sens de l’intérêt public, et en formuleront, j’en suis persuadé, de bien meilleures que les miennes.

    Voici ma contribution :

    Une bonne plate forme politique, une déclaration, ou un appel, qu’importe son appellation, est celle qui ne porte pas en son sein les germes de sa propre corruption.

    Un bon appel est celui qui a la capacité d’identifier les germes de la division et des conflits futurs et de les neutraliser.

    Un bon appel est celui qui répond aux besoins véritables des populations, à leur émancipation et à leur prospérité et où se confondront harmonieusement les droits et les obligations du citoyen.

    Un bon appel doit être prévoyant, bienveillant et sage.

    Il est à mon avis, salutaire et bien plus utile de clarifier l’ESPRIT et la PHILOSOPHIE de l’appel au changement du système, que d’énoncer des principes aujourd’hui rassembleurs et chers au peuple algérien, voire sacrés parce que puisés dans la déclaration du 1er novembre 54 et qui demain se révéleront inappropriés et injustes.

    Il faudra se réapproprier nos valeurs et les biens immenses dont Dieu, dans son infinie bonté, nous a pourvus.

    Combien de grands hommes porteurs de salut et annonceurs de bonnes nouvelles, issus de nos rangs, de notre culture, de notre race et de notre lignée, avons-nous méprisés, rejetés et troqués contre d’autres de piètre envergure, malicieux, haineux et égoïstes.

    Nous avons érigé des charlatans, des imposteurs, des menteurs, des faux sauveurs, les ennemis de notre salut, au rang de symboles, et nous avons fait des lois pour les protéger contre toute contestation et critique, afin de perpétuer la supercherie et l’obscurantisme.

    Dans le même temps, des peuples lointains sans grandes valeurs sociales et sans civilisation, vivant quasiment dans les ténèbres, ont eu la présence d’esprit, voire la FOI de les adopter, de les écouter et ainsi, profiter abondamment de leur lumière.

    Il faut partir du principe que l’homme, (tous les humains, personne n’y échappe), est conçu dans le péché, il nait dans le péché, grandit dans le péché et meurt dans le péché.

    C’est la bonne parole de Dieu transmise par ceux qu’Il a envoyé qui nous transforme de créatures vendues au péché, en des hommes justes et bons.

    Nous sommes transfigurés et rendus bons et intelligents par la parole de Dieu, qui elle seule, nous instruit sur la vérité, qui elle seule nous sanctifie et qui elle seule nous libère des passions de nos petites personnes.

    Point de Salut en dehors de Dieu.

    Pour cette raison fondamentale et toutes les raisons qui lui sont associées, je prône la LAICITÉ pour mieux protéger la religion des malversations humaines.

    Pour la simple raison également, que la parole de Dieu est Sainteté, et que l’être humain est corruption.

    Pour la simple raison que la Parole de Dieu est Spirituelle et que l’être humain est charnel.

    C’est une aberration et une énorme ineptie que de prétendre défendre Dieu, alors qu’Il se suffit à lui-même, et qu’au contraire c’est nous qui avons besoin de sa grâce et de ses riches bénédictions.

    Dieu nous commande de nous aimer les uns les autres, est ce que nous l’écoutons, est ce que nous lui obéissons, est ce que nous le respectons?

    Non, puisque nous nous haïssons, nous nous faisons la guerre, nous n’avons aucun égard pour le pauvre, la veuve, l’orphelin et l’immigrant.

    Nous sommes enflés d’orgueil, prélude à notre désastre, et pleins d’arrogance prélude à notre chute.

    La BONTÉ, la PATIENCE, la DOUCEUR et l’HUMILITÉ, voila les attributs de notre salut.

    Et elles nous viennent toutes de Dieu, si nous Le respectons et mettons en pratique son commandement d’amour (le faire sincèrement même si ce n’est que partiellement que nous aimons).

    En conclusion, rappelons aux fins utiles qu’IL N’Y A QUE LE BON QUI PEUT ÊTRE INTELLIGENT.

    Sinon tout n’est que ruse et malice.

    J’ai dit tout cela pour inviter à construire sur du solide et du durable, en pratiquant le droit et la justice envers toutes et tous.

    Je crois, au risque d’avoir la prétention d’oser spéculer sur une attitude appartenant exclusivement à autrui, que c’est ce qui a empêché jusqu’ici monsieur Ait Ahmed de se prononcer.

    Car au crépuscule de sa vie (nous allons toutes et tous, à une date et un instant que seul Dieu connait, quitter cette vie), il me semble qu’il ne veut pas embarquer dans une expérience qui ne mobilise pas l’ensemble des atouts de la réussite.

    Sauf si les algériens sont prêts à l’écouter et supporter le séisme des vérités qu’il va assener.

    Pas pour punir ou humilier, mais pour éprouver, purifier et libérer.

    Est-ce que la société est prête à se remettre en question, à se renier par endroits, à accepter un changement pas complaisant mais ô combien bénéfique et plein de justesse?

    J’en doute, mais sait-on jamais.

    Car moi, je suis de nature optimiste et suis de ceux qui croient au miracle. De surcroit lorsque tout semble perdu, noir et sans espoir.

    Ce qui est impossible à l’homme, est possible à Dieu.

    Merci à la rédaction.

    Je salue la perspicacité et la profondeur de perception et d’analyse de notre frère respecté le docteur Sidhoum, qui par souci de tolérance et d’inclusion, fait bon accueil à toutes les idées, pourvu qu’elles soient sincères et bien intentionnées.

    Dans le même ordre d’idée, Je trouve votre réponse à Brahim, concernant le statut et le mode de gestion et de fonctionnement des lieux de culte, révolutionnaire, avant gardiste et digne d’être soutenue par celles et ceux qui aspirent au changement.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • Zehira Houfani Berfas
    27 juin 2010 at 2 h 33 min - Reply

    @ Afif
    Un remake de la plate-forme de Rome relèverait de l’idéal pour la relance du mouvement pour le changement démocratique en Algérie. Mais, même à 3 (Ms. Ait-Ahmed, Mehri et Hamrouche), ces leaders auraient très bien pu réussir à fédérer les forces nécessaires pour changer le sort de notre pays. Combien d’individus de cette « élite » auraient pu les suivre? Vous comme moi, savons qu’ils sont nombreux à les rejoindre pour peu qu’ils affichent leur volonté de lutter pour cet État de droit. Leur impact sur l’opinion algérienne est incontestable, mais ils ne semblent pas l’avoir évalué à sa juste mesure.

    J’ai évidemment lu les déclarations de M. Aït-Ahmed sur l’élite, mais je ne suis pas convaincue que c’est assez de le dire pour des leaders de cette importance. Si l’aveux d’impuissance peut se justifier pour des citoyens ordinaires écrasés par le pouvoir, il ne l’est pas pour des responsables politiques et intellectuels dont le rôle est justement d’être des leaders.

    Eh oui, j’ai souhaité que l’Appel du 19 mars bénéficie du parrainage de ces leaders, cela aurait non seulement donné plus de confiance et de crédit à ses initiateurs, mais et surtout, il aurait constitué un véritable encouragement à l’adhésion des Algériens à ce projet, d’autant que les gens qui nourrissent l’Appel jouissent d’une grande crédibilité, à l’instar du frère Sidhoum (entre autres).

    Loin de moi l’idée de réduire le débat, je voulais juste qu’on donne à ce projet la chance d’atteindre son objectif. Merci aux internautes de LQA pour leur collaboration.

    Fraternellement,




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  • simozrag
    27 juin 2010 at 3 h 49 min - Reply

    Arrêtons de comparer l’Islam à des religions limitées dans le temps et dans l’espace tels le christianisme et le Bouddhisme.

    Ces religions et bien d’autres ont concerné des peuples déterminés durant des époques déterminées. Alors que l’Islam est une religion universelle qui s’adresse à l’humanité toute entière. En plus, elle n’est pas limitée au culte, elle comporte plusieurs dimensions : spirituelles, politique, économique, sociale, culturelle.

    Elle est à la fois religion, communauté et État. Elle est Foi et Loi.

    Comment prétendre respecter Dieu si on écarte Ses commandements ? Si on met de côté Ses lois ?

    Les problèmes à l’origine de la laïcité ne se sont jamais posés dans le monde musulman. En fait, les pays musulmans n’ont à aucun moment été concernés par la laïcité.

    Cette dernière est la conséquence des mauvais agissements de l’Église. Les abus qu’elle a commis ont éloigné les gens de la religion et abouti à la création de la laïcité.

    En ce qui concerne l’Islam, il est non seulement différent du christianisme mais il n’a rien à voir avec ce qui s’est passé en Europe du moyen âge. Contrairement à l’Évangile, le Coran est un message qui comporte des lois et des règles régissant tous les aspects de la vie humaine.

    A la différence du Christianisme, l’Islam n’a ni confisqué les libertés ni combattu les savants et la science. Bien au contraire, l’Islam exalte la science et encourage les savants. Il n’a pas de clergé et il ne fait pas de distinction entre le spirituel et le temporel. L’histoire du monde musulman est également différente de celle de l’Europe. L’islam a édifié une civilisation qui a rayonné sur les trois quarts de la planète à une époque où l’Europe sombrait dans la barbarie et l’obscurantisme. Son règne était celui du savoir, du progrès et des libertés.

    L’Islam n’est pas une théocratie, c’est un régime basé sur le choix du peuple et qui applique la loi de Dieu. Il est plus populaire, plus juste et plus humanitaire que les démocraties les plus achevées. Il se distingue par la justice et l’égalité devant la loi. Il s’inspire du modèle du prophète (psl) et des Califes qui exclut toutes formes de pouvoir totalitaire, monarchique ou théocratique. Les théocraties, on ne le répète jamais assez, étaient fondées sur le principe du droit divin au nom duquel les rois et les empereurs exerçaient un pouvoir absolu et sans limites.

    Le monarque se comportait comme un vicaire de Dieu, il incarnait l’État et concentrait en lui tous les pouvoirs.

    En revanche, le système islamique repose sur les principes de la Choura (consultation), de la baï’a (élection ou suffrage) ainsi que sur le Char’ (ensemble des dispositions légales découlant du Coran, du hadith, du consensus) (Ijmâ’) et de la doctrine (Ijtihâd).

    Il se caractérise par la décentralisation et la séparation des pouvoirs afin de permettre aux mécanismes de la Choura de fonctionner à tous les niveaux et à l’abri de toute influence politique ou autre.

    A travers ces mécanismes s’expriment le choix et la volonté du peuple (Oumma) dans la désignation de ses représentants, les orientations et le mode de gestion de ses affaires, soit de l’Etat.

    La pratique de la Choura est une obligation pour les gouvernants et un droit pour les gouvernés. Elle est une bride sur le cou de tous dirigeants. Elle incombe au chef de l’État, aux responsables de l’administration à tous les niveaux, aux magistrats, aux gouverneurs, aux walis et d’une manière générale à tout détenteur d’une autorité publique.

    Ce qui implique des conseils et des assemblées élus à tous les échelons : national, régional, départemental et local.

    L’Islam n’est pas une secte ni une simple religion au sens cultuel du terme, encore faut-il signaler que le sens du mot religion a été dénaturé. En principe, le mot religion ne se limite pas à la foi et au culte, il recouvre aussi les rapports des hommes entre eux de même que leurs rapports avec Dieu.

    L’Islam est, rappelons-le, un système complet de vie, destiné à organiser, gouverner et régir les institutions et les hommes, leurs activités et leurs relations. Il embrasse tous les aspects de la vie : Économie, Politique, Droit, Culture, Morale, Religion, bref, il est Dîn, Dawla et Dounia (Religion, Etat et Monde).

    C’est pour cela qu’il devient la première cible et la première victime de la laïcité.

    La laïcité que d’aucuns semblent exalter ne s’est pas contentée de priver l’islam de la dimension politique dont il ne s’est jamais séparé depuis son apparition, elle s’immisce en plus dans le domaine du culte pour le régenter et le maintenir constamment sous pression.

    Une telle laïcité aussi partisane qu’injuste ne fait qu’approfondir le fossé entre elle et les populations musulmanes.

    En effet, il n’est pas difficile de comprendre les buts inavoués de cette idéologie déguisée qui se résument comme suit : moins de religion et plus d’impiété, moins de moralité et plus d’immoralité, moins d’Islam et plus de chrétienté, tels sont les objectifs visés par la laïcité.

    D’une part, elle s’efforce de restreindre de plus en plus l’espace religieux par la multiplication des interdits.

    D’autre part elle s’ingénie à combattre l’islam par divers moyens, notamment en déformant ses enseignements, en encourageant explicitement ou par un laisser faire criard les sectes hérétiques, la débauche, l’alcoolisme, les jeux de hasard, l’homosexualité, en un mot la corruption des mœurs par la diffusion de toutes sortes d’écrits, de sons et d’images obscènes.

    Au nom de la séparation du politique et du religieux, la laïcité a favorisé la désislamisation des masses musulmanes, elle a ouvert les portes de l’évangélisation des musulmans tout en faisant interdiction aux pouvoirs publics de s’immiscer, car ce serait une ingérence en matière de religion.

    Des campagnes intensives de christianisation sont lancées et soutenues par des dizaines de milliers de missionnaires et des capitaux importants. Et les États ne réagissent que peu ou pas du tout en raison de la laïcité.

    La laïcité vise enfin à détruire lentement mais sûrement la religion musulmane.

    De grâce, ne faisons pas d’amalgame entre l’Islam et des religions surannées dont les fidèles doivent normalement basculer vers l’Islam, dernière religion universelle et en vigueur jusqu’à la fin des temps.

    Fraternellement,




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  • khaled
    27 juin 2010 at 9 h 32 min - Reply

    Déclaration de Hocine AIT AHMED, abdelhamid MEHRI et Mouloud HAMROUCHE

    Déclaration rendue publique le vendredi 14 septembre 2007

    Affligés par la situation que vit notre pays et gravement préoccupés par un possible nouvel engrenage de la violence :

    – Nous condamnons, sans appel, tous les attentats, partageons la douleur des familles des victimes et leur exprimons notre entière solidarité ;

    – Nous affirmons avec force que terreurs et violences ne sont pas les voies de l’espérance ;

    – Nous clamons que la négation du politique, la répression et l’exclusion ne sont pas des solutions aux multiples difficultés et impasses que connaît le régime ;

    – Nous sommes convaincus que la mise en place d’un processus de démocratisation du pouvoir, de son exercice et de son contrôle constitue le chemin de la sécurité nationale, de la stabilité et de l’espoir.

    – Nous sommes persuadés que toutes les composantes de la société s’impliqueraient et s’engageraient dans la concrétisation d’un tel processus ;

    – Nous restons préoccupés par l’évolution de la situation du pays et disposés à apporter notre contribution à la recherche de solutions de sortie de crise dans toutes ses dimensions.

    Alger le vendredi 14 septembre 2007

    —————————————————-
    Nous espérons voir une autre déclaration très bientôt. A force de persévérer on y arrivera.




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  • radjef said
    27 juin 2010 at 10 h 33 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Y a t-il encore une classe politique a laquelle H Ait Ahmed peut s’adresser pour lancer les grands chantiers du changement? Comment H Ait Ahmed peut rassembler l’opposition si celle ci ne comprend rien au discours politique, si celle ci milite pour des privileges et non pour le changement? Quel portée aura l’appel de H Ait Ahmed, lorsque neuf dirigeants de l’opposition sur dix sont preoccupés par la couleur de la faience de leur salle de bain et les critiques de leurs femmes (legitimes ou pas), que par une reunion exhortant les elites au rassemblement?…Je ne veux pas refroidir les ardeurs ni jouer aux alarmistes, mais la situation est autrement plus compliquée qu’elle en a l’air.Mme Houfani, parfois je prefere fermer ma grande gueule…




    0
  • Aghiles(El-Kseur)
    27 juin 2010 at 15 h 43 min - Reply

    Ce dont rêve et souhaite ardemment pour nous l’oxident barbare et massacreur des peuples musulmans c’est des républiques laico-fascistes à l’instar de la Tunisie et Israel où plus Dieu qui est au centre du monde mais l’homme ,c’est la religion des satanistes et des talmudo-sionistes!




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  • MissTmourt
    27 juin 2010 at 18 h 21 min - Reply

    Parlons peu, parlons bien :

    Qu’est ce qui empêche le FFS, Rachad, Benhadj, l’aile reformistre du FLN, les gens de l’Appel du 19 mars, les syndicats autonomes et toutes les autres bonnes volontés de s’unir ???

    C’est ce que je n’arrive pas à comprendre. Si Si Salah Sidhoum, Si Radjef ou Si Benchenouf pouvait nous éclairer….

    Quand aux discussions sur le sexe des anges en forme de bavardage qui font des pavés, personnellement, elle ne m’intéresse pas.




    0
  • zapata
    27 juin 2010 at 20 h 22 min - Reply

    la seul carte de l’algerie c’est faire èclater la carte et le passeport biomètrique ils prènnentle peuple pour un toupreau..ou vous ètes vous kabyle et chaouiyas ..boutèf vous à domminer rèvèillrez vous.




    0
  • moufdi
    27 juin 2010 at 22 h 15 min - Reply

    A brahim
    est ce que tu te rends compte que dans presque tous tes commentaires sur LQA ,quel que soit le sujet tu insistes a convaincre les internautes que tu n’es pas Islamophobes ? Aussi ,je vois que tu ne peux pas t’empecher (Allah ghaleb),quelque soit le sujet traite ,d’essayer coute que coute de citer cheikh Ali Benhadj Allah yahafdou. tu milites en tant que marxistee (PAGS a l’algerienne) st un choix personnelle…tout en respectant le choix des autres ALGERIENS.




    0
  • camelia
    28 juin 2010 at 10 h 07 min - Reply

    Je vous salue de ma marginalité dans laquelle on m’a cantonnée parce qu’on a décidé ainsi ceux qui ont lâché le bateau qui coulait.J’ai vu au moins 20 fois le film « orgueils et préjugés ».Me revient à l’esprit une expression du père de retour de la recherche de sa fille qui avait fugué avec un officier dans une Angleterre conservatrice: »s’il m’est demandé une dote de 100livres pour un mariage arrangé,c’est que votre oncle(parti lui aussi à la recherche)en a versé 10000.Prenons un médiateur,appliquons cette reflexion au pouvoir décisionnel pour l’éloigner du lieu du forfait




    0
  • Rachida
    28 juin 2010 at 13 h 12 min - Reply

    Bonjour,
    « En Algérie, ce n’est pas faute d’exister, l’opposition a toujours fait partie du décor, mais sans réel impact sur les affaires du pays. S’il y avait une opposition soucieuse de l’intérêt public et des enjeux auxquels est confronté notre pays, l’Algérie ne serait pas sur la liste des Etats les plus mal gouvernés, autrement dit les plus corrompus du monde. »
    c’est un extrait de une de vos contribution , parue dans el watan du 5 fév ( un Journal très proche du DRS)

    http://www.elwatan.com/La-projection-de-Zehira-Houfani

    j’aimerais bien comprendre Madame comment vous -avez changer d’avis sur l’opposition en général et sur Ait Ahmed en particulier depuis le 5 fév a ce Jour ….????

    amitiées
    Un de vos ancienne connaissance !
    Merci d’avance !




    0
  • zapata
    28 juin 2010 at 13 h 53 min - Reply

    il èxiste une seul libertè c’est le sacrfice car trop parler et trop philosophie ne rammène nul part et aussi vivre avec les souvenires des autres c’est faut ou vivre avec l’image du bonheur passif c’est faux..chaque temps possède ces hommes..il faut crèer un nouveu tèrrain de lutte…le règime algèrien n’est pas un etat c’est un système puzzle appuiyè par une violence organisè et une hiarchi shizophrène pirates ..son point faible c’est les mèdias…




    0
  • khaled
    28 juin 2010 at 15 h 24 min - Reply

    Quand LQA est offline

    Je me retourne dans mon lit
    J’ai des prémonitions
    Je regarde de mes cotes quand je vais au travail
    Je me rassure ce n’est pas la Casbah
    Je me dis c’est écrit quelques part
    Je vais LES lire au bureau
    Je me dessois, aucun n’a écrit
    Je vais oublier ma DETRESSE,
    Je branche mon I-Phone, aucun message
    Je rentre et je prie le ciel que la terre tourne toujours.




    0
  • khaled
    28 juin 2010 at 16 h 56 min - Reply

    Vous êtes LA je suis heureux……………..

    =========================
    Nous avons été privés de connexion durant près de 48h. Nos remerciements à tous ceux et toutes celles qui nous ont contacté pour s’inquiéter de ce silence, indépendant de notre volonté.
    La Rédaction LQA




    0
  • khaled
    28 juin 2010 at 17 h 55 min - Reply

    Je n ai pas ecris cela:

    khaled dit :
    28 juin 2010 à 16 h 56 min

    Vous êtes LA je suis heureux…………

    ==========================
    Et pourtant les 2 Khaled ont la même adresse E-mail et la même IP !
    La Rédaction LQA




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  • Sélim Ier
    28 juin 2010 at 21 h 10 min - Reply

    @Ahmed Simozrag

    @Simozrag

    Le flot de commentaires qui se succèdent et s’ignorent superbement, démontre clairement les centres d’intérêts des uns et des autres et la profonde fracture morale et politique qui divise et creuse gravement et durablement le fossé entre les parties.

    Le diagnostic vital qui doit être, avant toute chose, recherché quant aux causes réelles de tous nos maux, n’est plus souvent qu’une longue litanie de pensées personnelles, de souhaits, d’imprécations et autres quotidiens galimatias.

    Les contributions de haute politique que sont les vôtres, celles de @Abdelkader Dehbi, de @Zineb Azzouz et de quelques rares autres intervenants qui m’excuseront de ne pas pouvoir toutes et tous les citer, m’ont encouragé à ne pas céder à l’accablement. A persévérer malgré tout, à apporter quelques éclairages qui souvent ne sont pas miens mais, ceux de fins observateurs de la vie politique internationale et de ses arcanes.

    Dans un souci d’efficacité, de clarté et, afin de n’être pas soupçonné de parti-pris, je rapporte à dessein des citations célèbres et révélatrices, des faits&documents incontestables. Ce faisant, je laisse à ceux qui vivent encore dans leur corset idéologique occidental, aux ardents « combattants des lumières », aux nostalgiques des « ni Dieu, ni Maître », aux adeptes indécrottables de « la lutte finale et des lendemains qui chantent », l’opportunité de porter la contradiction par un argumentaire dépouillé de toute rhétorique partisane et perfide.

    Je suis désolé de voir que, inlassablement, vous vous évertuer à essayer de montrer l’évidence. La sérénité qui vous enveloppe et guide vos actions et ce, malgré tous les grands malheurs que vous subissez encore, est pour moi une source de fierté de me reconnaitre solidaire dans votre combat impitoyable et définitif que vous livrez au nom de la Foi divine contre cette Raison humaine qui vise à détrôner Dieu et mettre l’homme à sa place !

    Je voudrai conclure, pour cette fois-ci, par une de mes citations préférées d’un de ces spécialistes dont l’œil plonge dans les coulisses. Selon Mr Carol Quigley, ancien professeur d’histoire à Princeton et à Harvard, ancien professeur à l’Ecole des Affaires étrangères de l’université de Georgetown, constatant l’ampleur de l’entreprise de subversion dans le monde, disait ceci :

    « Le complot est trop avancé et les conjurés trop puissants ».

    Mais, à l’encontre de cet expert des arcanes de la vie politique internationale, je dirai comme vous que, la sérénité contre l’adversité en Islam est une armure mentale qui nous sert de cuirasse et nous renforce.

    Au plaisir de vous lire.




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  • BRAHIM
    28 juin 2010 at 21 h 18 min - Reply

    cher @khaled, je fais tout ce que tu énumère sauf que quand je rentre chez moi après une telle catastrophe de disparition de LQA ,je ne prie pas le ciel pour que « la terre tourne toujours » mais je me dis « tzagate » tout simplement.




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  • Zehira Houfani Berfas
    28 juin 2010 at 23 h 18 min - Reply

    Bonjour @Rachida,
    Je ne pense pas avoir changé d’avis sur l’opposition algérienne, laquelle est loin d’être homogène, et pour cause, la diversité des courants de pensées qui l’irriguent, d’une part, et l’incapacité des « leaders » à dépasser les querelles et autres luttes de leadership exacerbées par le manque de culture démocratique. M. Aït-Ahmed jouit d’une symbolique qui le place au-dessus de la mêlée. Ceci dit, en tant que citoyenne au fait du gâchis que nous infligeons à ce beau pays qui est le nôtre et peinée du sort si détestable fait aux Algériens par le pouvoir, mon souci est de tenter de faire bouger, un tant soi peu, les choses. Cela vaut dans l’ensemble de mes contributions sur El Watan (journal proche du DRS?) ou ailleurs. Je suis désolée, relisez la lettre, elle est imprégnée de l’esprit de la phrase que vous citez. L’exil, disait quelqu’un, est l’école par excellence du patriotisme, et j’en conviens tout à fait, on apprend tellement sur nos propres carences et l’envie nous prend de le dire aux autres.

    Concernant le journal El Watan, (quelle que soit son obédience, DRS? ils en ont tous, n’est-ce pas), il reste que c’est un porte-voix qui s’adresse à des Algériens. Et mon objectif est de partager mes réflexions avec mes concitoyens; Y’a-t-il un choix des moyens dans l’Algérie de l’État d’urgence? Et si vous pensez qu’il y a un autre journal qui me publierait, je suis partante.
    Puisque vous êtes une de mes anciennes connaissances, si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec la rédaction pour qu’on nous mette en contact.
    Amicalement.




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  • Mohamed Jabara…
    29 juin 2010 at 10 h 46 min - Reply

    Merci à Maitre Simozrag d’avoir répondu, cela m’évite de le faire et j’appréhendais réellement cette réponse, je n’ai pas sa sagesse, ni sa capacité à être aussi convaincant, ni aussi clair.

    De temps en temps j’ai besoin de chasser mes démons, sinon ils me bouffent. Vivre en Algérie sans craquer quand on on a un minimum de conscience de ce qui nous entoure, il faut pouvoir le faire.

    1-S’assumer.

    L’algérien doit réapprendre à s’assumer. Après une colonisation de 132 ans qui voulait l’effacer totalement de la face de la terre à la mesure des indiens d’amérique, l’algérien, à l’indépendance, s’est trouvé des tuteurs qui l’ont pris en charge et l’ont empêché d’avoir toute initiative même dans ses domaines les plus privés. L’école à donné à ses enfants une éducation sur laquelle il n’a pas été consulté et qui fait d’eux des gens qui lui sont souvent étrangers, on lui a donné de l’occupation puisque des usines « cléfs  en mains » ont été importées juste pour qu’il s’y occupe au lieu de s’occuper d’autre chose dont on ne voulait pas qu’il s’occupe, on s’est occupé de lui choisir ce qu’il doit manger, comment se vétir, où se soigner bref il a été dans un cocon superbe. Il n’avait besoin ni de réfléchir, ni de se casser la tête, tout venait à point et il n’avait qu’a cueillir les fruits de l’indépendance sans s’occuper du reste, qui n’était aps de son ressort, sinon le ressort casse et lui crève les yeux ou même le tue.

    De ce cocon, il s’est réveillé subitement pour se retrouver dans une parfaite insécurité. Une insécurité totale, à laquelle il n’a pas été préparé, le rêve dans lequel on l’a bercé, avec lequel on l’a berné, est devenu un cauchemar (j’ai appris à l’écrire sans « d » à la fin, au cours de mon enfance bercée d’attentats à la bombe, comme ceux d’aujourd’hui, mais plus justifiables moralement, quoique la mort, c’est toujours la mort).

    Maintenu dans cette insécurité des années durant, l’algérien a été malmené et retrempé dans le climat colonialiste, il ne réagit plus. Aucun peuple ne peut supporter d’être brimé pendant près de deux cent ans. Les fibres de son existence se dégradent. D’autant que les puissances dans le contexte international favorisent cette dégradation, l’encouragent et l’utilisent à leurs fins en faisant jouer ses leviers sur un pouvoir sans souveraineté, un pouvoir sans un peuple derrière lui, un pouvoir avec un peuple désinteressé de tout.

    Ce pouvoir qui s’est installé en 1962 et qui a instauré un Etat basé sur les pratiques de la colonisation en les affinant et qui est passé par trois étapes, la première dont la forme dictatoriale se montrait sous un contenu douillet qui la faisait accepter, mais qui dès la mort de Boumedienne, s’est transformée en cauchemar, car le contenu ne pouvait que revenir à sa forme et la forme était dicatoriale avec des instruments colonialistes.

    2-Se Motiver.

    Pour s’assumer il est nécessaire d’être motivé. Or qu’est ce qui motive l’Algérien aujourd’hui ? A part de foutre le camp de ce pays devenu pour lui une prison qui l’opprime par la pression qui s’exerce sur lui, chez le cordonnier, chez le boucher, chez le médecin, à la mairie, avec le maçon, avec l’infimier ? Rien ne va plus ! Qu’est ce qui peut motiver un être humain dans un contexte aussi pourri ?

    Il paraît que la natalité à repris. Normal l’après guerre, même si cette guerre n’a pas donné son nom, l’instinct humain y répond en tant que telle et puis l’insécurité fait travailler l’instinct de conservation à plein régime si on n’est pas sur de vivre jusqu’à demain, il faut s’assurer d’une progéniture nombreuse nous dit le génome . A moins que ce ne soit l’ennui qui fait faire des enfants aux algériens.

    Pour être motivé il faut pouvoir faire des projections d’avenir et croire en elles. Or l’instabilité qui règne, dans laquelle on s’enlise, qui n’en finit pas, ne nous permet plus d’espérer, ne nous permet plus de faire de projections, ne nous permet plus de voir l’avenir. Une chape de plomb le cache et nous empêche d’y jeter un coup d’oeil curieux. C’est l’attentisme. L’Algérie de l’attentisme. Attendre la mort, la délivrance, ou attendre un fait miraculeux qui nous sorte de là. Brrrrrrrrr ! Il fait tout à coup froid, n’est ce pas ?

    Quels sont les choix que possède la jeunesse actuellement en Algérie ?

    Aucun si ce n’est de naviguer à vue et d’espérer. Mais l’espoir au fil du temps cède la place au désespoir que connaissent bien les Haraggas, les exilés et les dépressifs qui se droguent ou ne se droguent pas.

    Tout le monde s’accorde à dire que rien ne va plus dans aucun domaine, ce n’est donc pas la conscience des problèmes qui manque mais la conscience de la nécessité d’une action commune pour les faire cesser. En questionnant les gens, ils arrivent tous à la même conclusion : « hat tekhti rassi ». Comme si personne n’est concerné par les problèmes du pays. Et quand on insiste on se trouve devant la question désarmante : « Que faire ? » ou plutôt que pouvons nous faire ?

    La motivation ne peut donc venir que d’un projet auquel on croit fermement. Un projet qui cimente la cohésion. Un projet qui peut être porté par la jeunesse et auquel la jeunesse peut croire sans que les interférences ne viennent perturber le message..

    3-Croire en soi et prendre des risques.

    Cette jeunesse doit s’assumer, croire en soi d’abord. Car il n’y a que les perdants qui ne croient pas en eux mêmes. Croire en soi c’est oser, c’est prendre des risques, c’est s’assumer. Aucune entreprise ne peut réussir sans prise de risque. Prendre une gorgée d’eau est aussi prendre le risque d’avaler de travers. Tout est risque dans la vie et l’algérien n’a plus le goût du risque. Il ne croit plus au mektoub de façon active mais de façon passive. Le mektoub n’est pas d’attendre que Dieu fasse descendre une table garnie du ciel, bien qu’il puisse le faire et l’a déjà fait au profit des juifs, mais le mektoub est d’agir dans les positions du destin afin de s’inscrire dans le futur. La volonté des peuples procède de la volonté divine en ce sens que lorsque le peuple décide de faire quelque chose, l’Histoire l’inscrit toujours dans ses tablettes.

    Voici un exemple de l’absence de volonté de prendre des risques. Le commerce qui est basé sur le risque ne l’est plus en Algérie ou il est devenu pure spéculation. Il n’ y plus de concurrence, celui qui abaisse les prix parmi les commerçants ne fait pas de la concurrence, mais « casse le marché » et un tollé général le remet vite à sa place et ses prix à la leur. Dans le commerce algrien d’aujourd’hui, il n’ y a jamais de pertes, il n’y a que des bénéficies assurés.

    Cette absence de volonté de prendre des risques, cette absence de volonté tout court, on la retrouve partout.

    4-Changer d’état d’esprit.

    Il ne faut plus se dire que changer le milieu est devenu impossible. Si le milieu doit changer, il changera. Il faut juste le penser, y croire fortement, car lorsqu’on est convaincu soi même on arrive à convaincre plus aisément les autres. Nous sommes dans un pays qui va à veau l’eau et cela ne peut plus continuer, chacun de nous doit changer ses conceptions. Chacun de nous doit penser comme disait Victor Hugo « je suis venu, j’ai vécu, je suis parti » , mais lui au moins il a laissé une oeuvre qui lui survit et nous ? Que laisserons nous ? Vivre dans l’anonymat et mourir dans l’anonymat, c’est le sort de tous ceux qui ne sortent pas du lot. Mais qu’est ce qui fait que certains sortent du lot et pas d’autres ? Qu’ont de commun, Victor Hugo, L’Emir Abdelkader, Massinissa, et tout ceux dont le nom s’est inscrit dans l’Histoire ? Je crois que surtout, ils osent. Ils sortent des sentiers battus et osent aller à contre courant.

    5-Ne pas s’attarder sur le constat.

    Le constat est très clair. Tout le monde peut le faire sans aide extérieure, car le contexte dans lequel nous nous débattons nous étouffe tous. Il ne sert à rien de s’attarder à faire des constats, il faut agir. Agir sur soi même, pour apprendre à se motiver, à prendre des risques, à se projeter dans l’avenir malgré le pessimisme ambiant, à oser aller à contre courant.

    6-Choisir sa voie.

    La difficulté de l’opposition en Algérie est qu’il y a multitude de voies mais que le leadership prend le pas sur l’intêrêt de la cause. Que recherche l’opposition ? S’agit t il de dire « mes fèves cuisent mieux », comme le dit l’adage algérien ou de sauver ce qui reste du pays ?

    Dans la dernière alternative, tous les courants, toutes les voies se valent mais celle qui peut rallier le plus d’adeptes est la meilleure. Or certains courants sont considérés comme plus néfastes que le pouvoir, bien qu’ils aient une assise populaire plus grande, ce qui ne permets pas un consensus entre les différentes mouvances de l’opposition. Que faire ? Les éradiquer à été l’un des objectifs de la décennie rouge. Mais sont ils éradiqués pour autant ? Non ! Et pour cause, ils procèdent de la profondeur doctrinale de ce peuple qui ne cessera de se régénérer et de le protéger contre toutes les usurpations dans l’optique qu’a décrite Ibn Khaldoun depuis déjà pas mal de temps. Tant que leur base est large, ils seront toujours là. Il est temps pour nous de reconnaître ce qui est, de cesser de croire aux sornettes distillées tant à l’échelle de la presse internationale qu’a l’échelle nationale et visant à faire accréditer la thèse d’une opposition entre un islam politique et un islam apolitique, cela n’existe pas, cela ne saura pas exister. L’islam régit tous les aspects de la vie du musulman, du plus spirituel au plus profane. Cette dichotomie est faite dans le dessein de combattre cette religion, mais cela ne pourra pas marcher, car les repères qui sont utilisés pour son étude sont tirés de l’erreur.
    7-Et Dieu nous promet qu’il fera le reste.

    Dès le moment ou nous aurons choisi cette voie et que nous nous y seront engagés avec détermination et sincérité, Dieu nous aidera. Mais tant que nous resterons à discuter pour faire des constats, plus amers les uns et les autres, à rejeter les voies des uns et des autres, à dire que seul notre positionnement est le meilleur, à rejeter les autres courants comme impropres, à diviser l’opposition pour des raisons partisanes, nous ne sortirons pas de notre marasme. Marasme de la pensée et de son impact sur le concret.




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  • simozrag
    29 juin 2010 at 11 h 50 min - Reply

    A Salim 1er,

    La laïcité procède d’une part de l’incompréhension de cette parole de Jésus concernant Dieu et César. »Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Mt 22.18-22

    Au fond, la réponse de Jésus devait tenir compte des circonstances de l’époque. Jésus savait que le pouvoir de Dieu était usurpé par les païens mais le peuple juif n’était pas prêt à se révolter contre l’usurpateur.

    Il s’est donc ingénié à répondre en fonction de la situation qui prévalait et compte tenu de l’état d’esprit d’un peuple complice qui se plaisait dans la servitude, Il n’a pas voulu dire qu’il existe deux pouvoirs distincts :l’un appartiendrait aux hommes et l’autre à Dieu.

    L’interprétation hâtive et hors de son contexte de cette parole de Jésus a été utilisée par les païens, les athées et les idolâtres comme arme de combat contre la religion.

    D’abord contre le Christianisme, ensuite contre l’Islam, cette fois-ci, avec la complicité des juifs et des chrétiens. C’est une conception erronée ayant donné lieu à d’autres erreurs en pratique : en effet, le domaine spirituel n’a pas besoin d’intermédiaire entre Dieu et les hommes.

    Dans les autres domaines, il ne s’agit pas de représenter Dieu ou d’agir en ses lieu et place, il s’agit seulement de mettre Ses lois en application. Or les Chrétiens ont fait l’inverse de ce qu’il fallait faire.

    De la sorte, ils ont nui à Dieu en souillant Son image, aux hommes en portant atteinte à leurs droits et à leurs libertés, et à la religion en la rendant ridicule et abominable.

    D’autre part, l’Évangile, qui n’est qu’un supplément de la Torah, n’a aucun caractère législatif. Il est un message de nature spirituelle.

    Les lois qui devaient s’appliquer sous l’empire de l’Évangile sont les lois de la Torah. Jésus a bien dit : « Ne croyez pas que je suis venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir , mais pour accomplir. » Mt 5.17

    En tant qu’additif à la Torah, il ne devrait pas en être séparé. Or, le fait de le considérer indépendamment de la Torah, alors qu’il ne contient pas de lois relatives aux différents aspects de la vie humaine, a fourvoyé les chrétiens et favorisé la laïcité.

    En outre, les mauvais agissements de l’Église ont fait le lit de la laïcité. Les abus qu’elle a commis ont ridiculisé la religion aux yeux des gens, d’où l’agnosticisme, l’athéisme, le scepticiseme et autres doctrines similaires.

    Pourquoi enfin la laïcité dans un pays où il n’y a pas plusieurs religions ?

    Croyez-vous que l’Islam interdit aux juifs ou aux chrétiens ou aux hindouistes de pratiquer pleinement et librement leur culte ? Jamais ! Au contraire, et en plus il les protègerait.

    C’est le sens de mon commentaire, je veux dire que la laïcité est inutile et superflu en Algérie, d’autant plus qu’il n’y a pas une pluralité de religion et si c’est le cas, l’Islam jouerait pleinement ce rôle dans la neutralité et le respect. Alors que la laïcité veut tuer l’Islam avec un feu doux, tout en l’écartant de la seine politique, elle encourage la dictature, la corruption, l’évangélisation, la dépravation.

    La laïcité entend séparer les 2 domaines : le politique et le religieux sans que l’un ne s’immisce dans le domaine de l’autre. Elle empêche la religion (l’Islam) de se mêler de la politique au moment où on fait n’importe quoi dans ce domaine : dictature, détournements de fonds, confiscation des libertés, et elle empêche le politique de se mêler de la religion alors qu’on fait n’importe quoi au nom de la religion : division des fidèles au nom d’une multitude de doctrines,développement de sectes destructrices, évangélisation des masses, etc. Et personne ne peut réagir à cause de la laïcité. Telle une anesthésie qui permet au chirurgien de faire n’importe quoi sur le corps du malade. Ici le corps du malade est le peuple. La laïcité vise à transformer le peuple musulman en peuple inactif, inerte, qui subit tout et n’importe quoi sans souffler mot et sans remuer le petit doigt. Telle est à mon sens la vérité sur la laïcité.




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  • Liès
    29 juin 2010 at 21 h 00 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Maitre Simozrag, bonjour.

    J’ai un grand respect pour vous et pour tous mes frères et sœurs algériens.

    Ce que je vais vous dire, n’en voyez aucune négativité, mais que du bien pour vous et de la considération pour vos croyances et vos convictions.

    Pas une once de traitrise ou de reniement ne guide mes propos.

    Je n’ai que respect et affection pour nos frères algériens dans leur diversité religieuse, également ceux qui ne croient pas, et bien entendu la majorité quasi-totale qui est de confession musulmane.

    Je n’ai qu’un seul et unique souci, celui de voir le mensonge et l’injustice déménager de notre chère patrie.

    Je sais, Maitre, que vous êtes expert en Droit, un érudit dans le domaine théologique, notamment en Islam, et que vous êtes d’une grande culture à tous égards.

    Cependant, j’ai un conseil fraternel à vous donner, un conseil simple qui ne vous coutera ni effort, ni engagement, si vous voulez bien l’écouter et l’expérimenter.

    Il s’agit juste de la lecture d’un LIVRE que certainement vous n’avez pas encore lu (en entier!?!?) et que je vous le recommande vivement.

    Je sais que vous lisez beaucoup, vous vous documentez et vous vous instruisez auprès d’éminents érudits à la notoriété universellement reconnue à l’instar de TABARI, EL-BIROUNI, EL-KENDI, IBN EL-ARABI, ELGHAZALI, EL-FARABI, IBN TOFEIL, IBN TAIMIYA, IBN ROCH, BENMAIMOUN, IBN KHALDOUN, JACQUES ATTALI (pourquoi pas?), IBN EL-HAYTHEM, ARISTOTE, IBN NAFIS, IBN RAJAB, IBN HAZM, et bien d’autres encore dont on ne peut citer à tous, le nom.

    EN plus de cela et ce n’est pas rien et c’est tout en votre honneur, vous prenez toujours la précaution de comparer tout ce que vous récoltez comme connaissances importantes, avec les HADITH éprouvés et avérés par les contemporains et témoins du Prophète et les IMAM à la réputation canonique coranique fortement établie, tels : ABOU HOREYRA, MOSLIM, EL-BOUKHARI ainsi que les Imam fondateurs des 4 Madhahib et qui sont MALKI, CHAFA’I, HAMBALI et HANAFI.

    Après que vous ayez lu donc, le CORAN et bien étudié et compris l’esprit et la lettre de ses préceptes et que vous ayez lu une bonne part de ce qu’ont écrit, érudits et savants versés dans le domaine du sacré, même les orientalistes tels, Garaudy, Jacques Berque etc. il vous restera à lire la BIBLE complète (Ancien et Nouveau testament), par vous-même, sans intermédiaire, et dans l’intimité de votre recherche de la vérité.

    C’était là, mon conseil fraternel dont je parlai au début de mon post.

    Et ceci, conformément au commandement du prophète lui-même : ‘’Iss’alou ahl elkitab = Questionnez les gens du Livre’’.

    Ceci étant dit, nous sommes, vous et moi, du même terreau culturel, et avons assurément les mêmes références et repères historiques et identitaires.

    Nous sommes le produit d’un mélange savamment et naturellement entretenu d’amazigh/arabe/africain/musulman/juif et chrétien, auxquels sont venus se greffer des turcs et les couloughlis. Est-ce que je me trompe?

    Nous sommes tout cela; une richesse inestimable que nous devons préserver par la pratique envers l’autre de la tolérance, du respect et de l’entraide.

    Quant je parle de laïcité, je veux dire que la société doit être administrée sur un pied d’égalité par des lois et règlements civiles.
    Pas par des lois religieuses.

    La pratique de la religion, la piété, l’enseignement de la morale et des préceptes religieux feront l’objet de toute l’aide et de toute la considération de l’État, mais relèveront du domaine privé de chaque communauté.

    C’est à dire que la pratique de la religion se fait dans la maison, dans les lieux de cultes (mosquée, synagogue, église) et dans des écoles privées. Pas en dehors.

    Nous sommes tous citoyens algériens à part égale, qu’on soit de confession juive, musulmane ou chrétienne.

    Moi qui parle comme ça, je suis comme vous tous, peut être le moindre de vous tous, je suis un fils du terroir, je ne roule pour personne, seul la vérité constitue le phare de ma vie austère et mouvementée.

    Je n’ai besoin de la grâce de personne, celle de Dieu me suffit amplement.

    Je ne suis ni celte, ni viking, ni germanique, ni gaulois, ni chinois, ni indien des Amériques.

    Pour les premiers cités, Paul de Tarse juif de la tribu Benyamin, et plus tard notre berbère Saint Augustin de Souk Ahras en Algérie ont été les phares qui les ont guidé vers la connaissance et la puissance.

    Aujourd’hui ce sont leurs descendants et les juifs après une longue et éprouvante pérégrinations, qui dominent sur toute la terre et nous passons notre temps à nous plaindre de notre misère et de notre infériorité en leur faisant porter les responsabilités de notre indigence et de notre errance.

    Nous avons rejeté de tels hommes.

    Nos officiels ne mentionnent nulle part, leurs noms et les fruits de leurs œuvres, par contre ils continuent à vénérer l’Émir Abdelkader, le proclamant fondateur de l’État algérien moderne.
    (J’ai tant cherché l’État de l’Émir à travers des institutions, une organisation administrative du territoire, des bureaux où on enregistre les naissances et les décès, une école qui enseigne le savoir et un organisme académique qui délivre les diplômes aux finissants, des ambassades, des consulats et encore et encore…., je n’ai trouvé qu’une Smala de 60 000 âmes divisées en Daïras, qui se déplace laborieusement au gré de la résistance, et des lieutenants établis chefs sur des portions de territoires qui ne couvraient pas l’Algérie entière et qui progressivement sont tombés sous le contrôle de l’armée coloniale).

    Disons que l’Émir que nous respectons beaucoup au demeurant, est un humaniste, un poète, un homme de savoir et de piété, un résistant qui n’avait pas les moyens de sa politique, et que c’est lui qui a inauguré l’ère des insurections, ça peut passer. Mais…

    À mon humble avis, en matière de résistance et de bénéfice qu’ils ont apporté à la configuration géographique du pays, les Ouled Sidi Cheikh d’où émergea Bou A’mama, ont fait nettement mieux.

    Tout près de nous, les initiateurs de la proclamation du 1er novembre, et les initiateurs de la plate forme de la Soummam , en l’occurrence Abane Ramdane et Ben M’hidi et l’ensemble de leurs compagnons qui ont organisé et embrasé l’Algérie pour mettre dehors le colonialisme et arracher l’indépendance du pays, qui signifiait l’avènement de la liberté, de la dignifié et de la justice sociale, malheureusement brutalement détournée de ses objectifs initiaux par les imposteurs et les comploteurs, ont, je disais honorablement honoré leur contrat historique.

    Les meilleurs des fils de l’Algérie depuis l’Histoire sont occultés sciemment, et c’est à l’école (entre autre) qu’est dévolue le rôle d’installer l’amnésie et de détourner la vérité.

    C’est pourquoi je parle souvent dans mes post de mensonge et d’injustice qu’il faudra cerner et isoler, pour laisser place à la lumière et à la verité, seules porteuses de paix, de prospérité et de justice.

    Je ne viens, ni de la planète Mars, ni d’une quelconque autre galaxie.

    Je suis un algérien fier de ses origines.
    Avec, en l’occurrence, nos frères marocains et tunisiens, nous appartenons au même bassin culturel depuis au moins 4000 ans.

    Nous pouvons faire beaucoup de bonnes choses ensemble, sans faire de mal à personne en renforçant la constitutionnalité de chaque pays dans un Maghreb Uni.

    Depuis 4000 ans je disais, depuis ce jour ou Dieu avait dit à notre père Abraham : ‘’Va-t-en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai; je rendrai ton nom grand. Deviens donc une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te maudira. Toutes les familles de la terre seront bénies en toi.’’

    Nous voulons vivre ensemble dans la paix et l’harmonie. Pas d’hégémonie d’un courant sur les autres.

    On n’exclut personne, chacune et chacun, nous avons accès aux mêmes chances, aux mêmes droits et soumis aux mêmes obligations.

    Nous voulons sortir de ce tunnel obscur, afin de voir la lumière et prospérer dans la justice et la paix.

    Nous voulons rassembler et non diviser.
    Nous voulons rendre les humains libres et non captifs.
    Nous voulons faire vivre et non faire mourir.
    Nous voulons aimer et non haire car c’est à cela que nous sommes appelés en religion.

    Que personne ne se trompe, on ne se moque pas de Dieu.

    Et celui, qui, au nom de Dieu commet une injustice envers son prochain, ne sera pas tenu pour innocent le jour du jugement.

    Nous sommes de Dieu, à qui nous appartenons.

    Satan n’a aucune emprise sur nous, ni ses accusations ni ses séductions ne nous atteindront, parce que grâce à Dieu le très haut qui nous protège, ‘’nous avons la VÉRITÉ pour ceinture, la JUSTICE pour cuirasse, la FOI pour bouclier ainsi que le casque du SALUT et l’épée de l’ESPRIT qui est la parole de Dieu.’’

    Mes amitiés et mon respect à @ Sélim 1er et au frère @ Mohamed Jabara.

    Nb : Si le mot laïcité choque par son origine et sa genèse, mettez-y tout autre mot qui ne donne pas la gouvernance du pays à une religion, fut-elle l’Islam.

    L’important est l’accès au droit à la citoyenneté pleine et entière à toutes et tous les algériens sans regard à leur appartenance politique, sociale, ethnique, culturelle ou cultuelle, etc.

    Merci encore Maitre @ Simozrag, pour votre sagesse.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • khaled
    30 juin 2010 at 9 h 55 min - Reply

    @ Mr.Lies

    Vous écrivez bien, alors je suppose que vous lisez aussi bien.

    Alors je vous prie de lire ce qui suit:

    —————————————————-
    Lettre aux Israélites d’Algérie

    Quelque part en Algérie, le 1er octobre 1956
    Le Front de libération nationale

    A Monsieur le Grand Rabbin,
    A Messieurs les membres du Consistoire israélite,
    Aux élus et à tous les responsables de la communauté israélite d’Algérie,
    Monsieur le Grand Rabbin,
    Messieurs et chers compatriotes,

    Le Front de libération nationale (FLN), qui dirige depuis deux ans la révolution anticolonialiste pour la libération nationale de l’Algérie, estime que le moment est venu où chaque Algérien d’origine israélite, à la lumière de sa propre expérience, doit sans aucune équivoque prendre parti dans cette grande bataille historique.

    C’est aujourd’hui un fait notoire que la guerre de reconquête imposée au peuple algérien s’est définitivement soldée par un double échec militaire et politique.

    Les généraux français eux-mêmes avec, à leur tête, le maréchal Juin, ne cachent plus l’impossibilité de venir à bout de la Révolution algérienne invincible.

    Le gouvernement français, dans sa recherche actuelle d’une solution politique devenue inévitable, veut encore voler sa victoire au peuple algérien en poursuivant la pratique insensée de manouvres grossières, vouées dès maintenant à un échec retentissant.

    L’essentiel de ces manœuvres consiste à tenter d’isoler même partiellement le FLN en portant atteinte à l’unanimité nationale anticolonialiste désormais indestructible.

    Vous n’ignorez pas, chers compatriotes, que le FLN, inspiré par une foi patriotique élevée et lucide, a déjà réussi à ruiner la diabolique politique de division qui s’est traduite dernièrement par le boycottage de nos frères commerçants mozabites, et qui devait s’étendre à l’ensemble des commerçants israélites.

    Cette double tentative que nous avons étouffée dans l’œuf était, comme par le passé, ourdie par la haute administration et mise en application par une poignée d’aventuriers escrocs au service de la police.

    Les policiers mouchards et contre-terroristes assassins ont été exécutés non en raison de leur confession religieuse, mais uniquement parce qu’ennemis du peuple.

    Le FLN, représentant authentique et exclusif du peuple algérien, considère qu’il est aujourd’hui de son devoir de s’adresser directement à la communauté israélite pour lui demander d’affirmer d’une façon solennelle son appartenance à la nation algérienne

    Ce choix clairement affirmé dissipera tous les malentendus et extirpera les germes de la haine entretenus par le colonialisme français. Il contribuera en outre à recréer la fraternité algérienne brisée par l’avènement du colonialisme français.

    Depuis la Révolution du 1er Novembre 1954, la communauté israélite d’Algérie, inquiète de son sort et de son avenir, a été sujette à des fluctuations politiques diverses.

    Au dernier congrès mondial juif de Londres, les délégués algériens, contrairement à leurs coreligionnaires de Tunisie et du Maroc, se sont prononcés, à notre grand regret, pour la citoyenneté française.

    Ce n’est qu’après les troubles colonialo-fascistes du 6 février, au cours desquels ont réapparu les slogans anti-juifs, que la communauté israélite s’est orientée vers une attitude neutraliste.

    Par la suite, à Alger notamment, un groupe d’Israélites de toutes conditions a eu le courage d’entreprendre une action nettement anticolonialiste, en affirmant son choix raisonné et définitif pour la nationalité algérienne.

    Ceux-là n’ont pas oublié les troubles anti-juifs colonialo-racistes qui, sporadiquement, se sont poursuivis en pogrome sanglants jusqu’au régime infâme de Vichy.

    La communauté israélite se doit de méditer sur la condition terrible que lui ont réservée Pétain et la grosse colonisation : privation de la nationalité française, lois et décrets d’exception, spoliations, humiliations, emprisonnements, fours crématoires, etc.

    Avec le mouvement Poujade et le réveil du fascisme qui menace, les juifs risquent de connaitre de nouveau, malgré leur citoyenneté française, le sort qu’ils ont subi sous Vichy.

    Sans vouloir remonter bien loin dans l’histoire, il nous semble malgré tout utile de rappeler l’époque où, en France, les juifs, moins considérés que les animaux, n’avaient même pas le droit d’enterrer leurs morts, ces derniers étant enfouis clandestinement la nuit n’importe où, en raison de l’interdiction absolue pour les juifs de posséder le moindre cimetière.

    Exactement à la même époque, l’Algérie était le refuge et la terre de liberté pour tous les Israélites qui fuyaient les inhumaines persécutions de l’inquisition.

    Exactement à la même époque, la communauté israélite avait la fierté d’offrir à sa patrie algérienne non seulement des poètes, des commerçants, des artistes, des juristes, mais aussi des consuls et des ministres.

    Si le peuple algérien a regretté votre silence, il a apprécié la prise de position anticolonialiste des prêtres catholiques, comme ceux notamment des zones de guerre de Montagnac et de Souk Ahras, et même de l’archevêché qui, pourtant, dans un passé récent, s’identifiait encore à l’oppression coloniale.

    C’est parce que le FLN considère les Israélites algériens comme les fils de notre patrie qu’il espère que les dirigeants de la communauté juive auront la sagesse de contribuer à l’édification d’une Algérie libre et véritablement fraternelle.

    Le FLN est convaincu que les responsables comprendront qu’il est de leur devoir et de l’intérêt bien compris de toute la communauté israélite de ne plus demeurer «au-dessus de la mêlée», de condamner sans rémission le régime colonial français agonisant, et de proclamer leur option pour la nationalité algérienne.

    Salutations patriotiques.

    —————————————————–
    Je pense qu’il n y a d’équivoque sur l’attitude de ces gens sur leur choix!!!!




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  • Abdelkader DEHBI
    30 juin 2010 at 10 h 55 min - Reply

    @ — Liès :
    Tout à fait d’accord avec vous quand vous concluez votre commentaire en écrivant : «  » » »L’important est l’accès au droit à la citoyenneté pleine et entière à toutes et tous les algériens sans regard à leur appartenance politique, sociale, ethnique, culturelle ou cultuelle, etc. » » » »
    – Mais alors, commençons d’abord par arracher l’exercice de cette pleine citoyenneté, d’entre les mains des criminels, des voleurs et des traitres qui constituent la majorité de l’effectif humain, au sein du pouvoir illégitime en place. C’est cela qui doit rester l’objectif majeur pour tous les citoyens pris individuellement et pour toutes les organisations citoyennes qui veulent retrouver leur liberté et leur dignité de citoyens. C’est armée de cette liberté et de cette dignité citoyennes retrouvées, que notre société saura, le moment venu et dans les cadres juridique et institutionnel convenus, édicter et formaliser les principes philosophiques et moraux qui devront présider à l’organisation et au fonctionnement de la société algérienne.– Tous nos efforts de citoyens épris de liberté et de dignité devront tendre EXCLUSIVEMENT vers cet objectif que je qualifierais de « décolonisation intérieure ».




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  • khaled
    30 juin 2010 at 17 h 48 min - Reply

    Avec tous mes respects Mr. Dehbi, je pense que vous n’avez retenu qu’une partie de la longue contribution de Mr. Lies que je qualifie de sournoise.

    Pour ma part je ne suis pas pret a m’unir avec les enemis d’hier encore moins de cautionner leur pseudo-analyses; pour que le changement s’il y auras, seras encore une fois pris en otage.

    Je pense que vous avez bien résumé l’ensemble des interventions ici en les qualifiant de sujets qui fachent.

    Si vous me permettez, nous avons discuté de Dieu et de ses prophètes, mais il y a un sujet qui est resté tabou, c’est celui de la place des juifs algériens dans la crise qui nous secoue et leur contribution a brouiller les pistes et entretenir les mal-entendues.

    Je ne suis pas un adepte des théories de la main étrangère car je parle d’une large frange algerienne

    A moins de ne vouloir voir uniquement ce que on veut voir comment écrire  » J’ai tant cherché l’État de l’Émir à travers des institutions, une organisation administrative du territoire, des bureaux où on enregistre les naissances et les décès, une école qui enseigne le savoir et un organisme académique qui délivre les diplômes aux finissants, des ambassades, des consulats et encore et encore…., je n’ai trouvé qu’une Smala de 60 000 âmes  »

    Et de nous lancer sur la figure des illustres inconnus  » Paul de Tarse juif de la tribu Benyamin, et plus tard notre berbère Saint Augustin de Souk Ahras » comme repère ultime de civilisation.

    Je me permets de vous rappeler quand le défunt Boudiaf est retourné en Algérie, il a déclaré  »l’ennemi d’aujourd’hui est celui d’hier »

    Amicalement
    Khaled




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  • Ammisaid
    30 juin 2010 at 18 h 48 min - Reply

    Oui, l’Amour existe !
    Oui, le Pardon existe !
    Oui, la Raison existe !
    Oui, la Douceur existe !
    Oui, la Fraternité existe !
    Oui, la Tolérance existe !
    Oui, la solidarité existe !
    Oui, la confiance existe !

    Oui, le Courage existe !
    Oui, les minorités existent !
    Oui, la majorité existe !
    Oui, les sages existent !
    Oui, la dignité existe !
    Oui, la diversité existe !

    Oui, la richesse existe !
    Oui, la liberté existe !
    Oui, la vérité existe !
    Oui, la tendresse existe !
    Oui, l’Algérianité existe !
    Oui, ils et elles sont tous là, elles dorment, se cachent, patientent, attendent…que l’orage passe, que les animaux sauvages et barbares(avidité, violence, mensonge, avarice, intolérance, méfiance, terreur, peur, crime, injustice, fraude, corruption, deuil, tristesse, torture…)rentrent dans la forêts ou que les premiers suscités s’unissent en rangs impossibles à franchir.
    Oui, la bataille fait rage !
    Oui, nous sommes dans un cage!
    Oui, nous allons, un jour ou l’autre trouver les clefs et sortir dehors, fouler dignement cette terre de martyres pour y construire sur elle un bonheur fraternel, fort et réel.
    Oui, c’est la peur qui est la cause de nos querelles et de tous nos morts. La peur de mourir même mort! La peur de mourir de les mains de ce qui sont morts car ils ont perdu leurs coeurs pour s’asseoir la table où est servi le sang, la chair et l’âme de leurs frères et leurs soeurs.
    Allah yestar na ga3 ! Amine
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • khaled
    30 juin 2010 at 20 h 05 min - Reply

    Cher Amisaid;

    Vous êtes notre Gandhi algérien.

    Je veux tellement croire si je céde de mon droit encore une fois, NOTRE droit nous soit reconnu.

    Mais comment croire quand par deux fois ce meme droit nous fut usurpé.

    Amicalement
    Khaled




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  • Liès
    30 juin 2010 at 22 h 20 min - Reply

    @ A.Dehbi, bonjour et merci pour votre judicieux conseil.

    @ Khaled, argumentez au lieu de juger sur les gens sur de simples soupçons.

    Donnez votre point de vue personnel qui résulterait d’une réflexion et d’une recherche dans un souci d’aider le débat à aller vers l’objectif d’un changement réel et non simulé, au lieu de faire des copié-collé ou rappeler des slogans creux et stériles qui ne font qu’ajouter à notre fatigue et à notre infortune.

    Ceci est ma dernière réplique au sujet de mes post, j’ai dit ce que je pensais être utile et vrai, tout rajout serait superfétatoire.

    @ Ammi Saïd, Je ne trouve pas mieux vous dire que : Dieu vous bénisse!




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  • Mohamed Jabara
    30 juin 2010 at 23 h 44 min - Reply

    @ Liès.

    Bonjour cher ami.

    1-Points de vues

    Ton point de vue procède de ta vision des choses et je lui oppose le mien qui procède d’une autre vision, la mienne, ce n’est pas que tu as tort ou que j’ai raison qui compte c’est que en t’opposant à moi et en m’opposant à toi au plan des idées nous nous permettons l’un et l’autre d’appréhender chacun nos insuffisances et de progresser sur le chemin de la compréhension de soi. C’est ainsi que Dieu à voulu le monde, dans l’antagonisme créateur et ce, depuis les origines. Notre obligation à nous est d’être de bonne foi et d’attribuer la bonne foi aux autres dans ce qu’ils affirment, sauf preuve évidente du contraire. Il aurait pu décider qu’il n’y ait aucune contradiction nulle part, mais dans Son infinie sagesse Il en a décidé ainsi, qu’il en soit loué. Lui Seul en connait les
    raisons.

    2-Vérité et vérité.

    La Vérité n’est pas perceptible à l’Homme en dehors de la révélation. L’Homme ne peut percevoir que la vérité, avec une petit « v » et cette « vérité » est plurielle, incomplète, sujette à caution. Pascal disait : « vérité en deça des pyérénées, erreur au dela ».

    Le Coran nous dit, vous n’avez eu de science que très peu. Ce n’est pas avec peu de science qu’on peut prétendre détenir la vérité. La vérité humaine est toujours en construction et seule la vérité de la révélation est immuable car procédant de l’omniscience divine qui englobe tout et de tout temps.

    3-La Bible et le Coran.

    La Bible telle qu’elle existe n’a été écrite qu’au cours du concile de Nicée, je parle de ce qu’on appelle le Nouveau Testament , plus de trois siècles après que le prophète Jésus (qsssl) à été élevé vers Son seigneur. Le Coran est venu confirmer les révélations antérieures, qu’il contient et élargit et ce sont là ses propres enseignements. Le prophète Mohammed (qsssl) à interdit à Omar de lire les évangiles en lui disant « nous avons mieux », il s’agit là d’une authentique tradition à laquelle le musulman est tenu, en principe.

    Si la révélation est une, en effet, il est plus logique de se référer aux écrits authentifiés par les prophètes eux mêmes que d’en référer à la chaine de mémoire des oui dire intervenus des siècles après la révélation qui ont déifié Jésus. On sait de manière scientifique maintenant et par l’expérience concrète et répétée et que chacun peut la reproduire pour s’en convaincre qu’une histoire racontée en cascade , arrive complètement déformée en fin de cycle et lorsque l’élément temps est introduit, la déformation s’accentue encore davantage. Que restait il de la révélation de Jésus après trois siècles , lorsqu’il fût décidé d’écrire le nouveau testament ? Les techniques d’investigation actuelles nous disent qu’il n’en restait pas grand chose, l’effet filtre à joué à chaque stade de transmission et l’effet halo également, de sorte que le message à été totalement tronqué. C’est ce que nous dit l’Islam : Le message de jésus à été tronqué et donc lire la bible ne sert en rien le musulman. L’Islam nous dit aussi que le message de jésus est contenu dans celui de Mohammad.

    Dans sa comparaison entre les livres saints, Maurice Bucaille affirme la véracité du Coran sur des bases scientifiques. « La bible, le Coran et la science » est un livre à lire pour ceux qui cherchent la lumière de la vérité. La lettre d’Einstein à l’ayatollah Bouroudjerdi en 1952 est aussi convaincante de la source divine du Coran. Pour ne citer que deux occidentaux.

    Si nous ne trouvons nulle part dans le Coran une référence qui contredit les lois de la physique par contre, dans la Bible (que j’ai lue quand même et je n’en suis pas là à ma seule violation des textes sacrés, que Dieu me pardonne) beaucoup d’affirmations sont erronées et je trouve que c’est normal, elle n’a pas été écrite du temps de Jésus comme le Coran l’a été au temps de Mohammad .

    L’écriture du Coran s’est faite du vivant du prophète et sous sa dictée et ce que les orientalistes reprochent au Coran sur le plan de sa compilation n’est pas sérieux et ils le savent et d’ailleurs il ne concerne que quelques versets, pas plus de quatre, qu’ils montent en épingle.

    C’est là donc un avantage pour le Coran d’avoir étét écrit du vivant du prophète et il est certain que si la Bible avait été écrite du vivant de Jésus, ce ne serait pas le même contenu mais Dieu en a voulu autrement dans sa grande sagesse.

    4- Combattre la véritable origine du mal.

    Ceci dit, aucune religion n’est contre l’Homme. Toute religion vise au contraire à son bien être et à son épanouissement et les gens de religion de quelque bord qu’ils soient et de toute religion ou foi doivent se serrer les coudes autour des principes de base communs à tous les hommes et qu’elles professent, à savoir, protéger l’homme, dans sa santé et sa vie, son partimoine et son honneur et le sécuriser dans cette vie et pour l’au delà. Toutes les religions s’accordent sur ça et j’ajouterais que même les doctrines matérialistes n’aspirent qu’au bonheur de l’Homme. C’est à Dieu de rétribuer ou de chatier et pas à nous pauvres pêcheurs. Mais les nouvelles habitudes produites par notre sous développement nous font oublier les principes de morale de la religion et nous jugeons les autres avant de nous juger. Jésus, que le salut soit sur lui, dans une tradition rapportée par la bible et confirmée par notre prophète Mohamed que le salut soit sur lui, s’est vu présenter un jour une femme comme adultère et la foule lui demanda d’appliquer le jugement de lapidation sur elle. Il réfléchit un instant et leur demanda de prendre chacun une pierre, puis il leur demanda se sonder chacun et de voir s’ils n’ont jamais commis de péché. Puis leur dit que celui que celui qui n’a jamais commis de péché lui jette la pierre. Et tous s’en allèrent sans jeter de pierre. Personne comme tu le dis n’est assuré contre le péché et juger les autres requiert une droiture exemplaire que peu d’entre nous atteignent. Mais encore une fois, ce n’est pas la faute de la religion, c’est celle des Hommes.

    Le problème de l’Algérien n’est pas un problème de religion, mais un problème d’instrumentalisation de la religion et la solution quand on a mal à la tête n’est pas de la couper mais de la soigner. Mettre la religion au placard sous prétexte que des gens la souillent n’est pas logique c’est plutot la véritable religion qu’il faut réintroduire dans la tête de ceux qui s’affirment d’une religion sans en comprendre les principes de base.

    Ce qu’il faut combattre c’est l’ignorance, c’est l’apolitisme (si le mot existe) c’est le jmenfoutisme (terme local), ce qu’il faut inculquer c’est le sens des responsabilités, l’algérien a appris à ne plus se sentir responsable ni à l’égard de sa famille, les taux de divorce avoisinent les 20.000 par an le taux de toxicomanie est à 37 % , ni à l’égard de ses voisins ou de son quartier, ni à l’égard de son pays. Il vivote et meurt dans l’indifférence et considère que c’est ça la vie, en affichant une totale absence d’implication sociale tous azimuts. C’est ce qu’il faut combattre.

    5-Les fondements de la société Algérienne.

    La société Algérienne est un groupement humain et comme tout groupement humain elle obéit aux règles de cohésion des groupes. L’Islam est un élément essentiel et fédérateur des Algériens et ne saurait être marginalisé sans grand dommage. Or le cantonner dans l’ère privée et l’interdire d’intervention dans l’aire publique équivaut à le mettre au placard, nous avons discuté de ce sujet des centaines de fois sur le site et il rejaillit à chaque fois. En Algérie, il n’y a qu’une toute petite minorité qui aspire à la laicité et qui se dit démocrate mais dénie le droit à la majorité de décider sous prétexte de respect des minorités. C’est une logique qui n’est pas très évidente, du moins pour moi.

    Si donc on fait abstraction de l’Islam il restera l’amazighité et l’arabité de l’Algérie, sans l’élément fédérateur qu’est l’Islam, ces deux composantes vont à terme constituer les causes de l’éclatement de la cohésion. Ne serait ce que pour cette raison et en évacuant les arguments théologiques, la laicité n’est pas viable pour notre pays.

    6-Les lois civiles et la laicité.

    Par ailleurs et sur un autre plan, les lois de l’Islam sont aussi bien des lois civiles que des lois religieuses.

    Enfin, pour les musulmans, en pays d’Islam, il n’est pas suffisant que l’Etat donne de la considération à la foi, il faut que les règles de la foi qui régissent la vie commune puissent s’exprimer, c’est pourquoi remplacer ces règles par du droit positif et les reléguer au second plan ne peut être admis POUR LE MUSULMAN. « Que non par ton Dieu ils ne croiront point que lorsqu’ils te feront juge de leur différends et qu’ensuite ils ne trouveront aucun ressentiment en eux mêmes sur ce que tu aura statué et qu’ils s’en remettent totalement à toi » -فلا وربك لا يؤمنون حتى يحكِّموك فيما شجر ينهم ثم لا يجدوا في أنفسهم حرجا مما قضيت ويسلموا تسليما
    النساء 65

    Mais c’est quand même un peu fort que dans un pays musulman des musulmans éprouvent le besoin de défendre l’application leur propre religion dans leur propre pays parce qu’elle ne convient pas à quelques uns . Les minorités ont droit à toute notre considération, mais elles n’ont pas à imposer à la majorité leurs modes de vie. Depuis que des cités d’Hommes existent, la loi est toujours l’émanation de la force beaucoup plus que de la raison, soit la force tyrannique d’un ou de quelques individus, soit celle de la majorité et qu’on appelle la démocratie ou l’Islam, les deux permettent l’égalité entre les citoyens. A moins que cette minorité considère que puisque’elle existe en tant que telle, l’Algérie n’est plus terre d’Islam et que donc les principes islamiques ne doivent plus s’y appliquer ni de près ni de loin.

    Créer des partis politiques qui militent pour l’application de leur interprétation de la religion est une chose à laquelle je n’adhère certes pas, mais lorsque c’est l’Etat, par le biais de ses structures et institutions occupées par des militants de partis au pouvoir toutes obédiences confondues et élus au suffrage universel , qui émet des règles de droit, je prèfère que leurs sources objectives soient en droite ligne issues des valeurs fondamentales de ce peuple dont l’Islam fait assurément partie et si ces représentants sont en majorité chrétiens ou juifs et que le peuple les a élus, je serai heureux de suivre la réglementation qu’ils mettront en place, car j’ai confiance en la multitude. L’admin à publié l’autre jour une synthèse d’un travail effectué par les signataires de l’appel du 19 Mars qui fait état d’une institution élue qui s’occupera des questions de religion dans le futur Etat à batir.

    CE qui nous intersse n’est pas de combattre la religion mais de combattre la dérive religieuse (ainsi que toute dérive quelle qu’elle soit) et ce sont deux choses différentes.

    7-Nos Hommes Historiques.

    Il est Certain qu’il faut glorifier tous les enfants d’Algérie qui ont fait germer ce pays du néant et qui ont marqué le monde par leur génie.

    Mais poser que Abdelkader n’est rien et que Saint augustin et De Tarse sont meilleurs, est une question de point de vue que je ne partage pas .

    D’autre part ce qu’il faut retenir c’est que nous sommes ici et maintenant et que le passé, tant celui de l’Emir Abdelkader que de ceux qui l’ont précédé ne peut nous servir qu’a consolider nos rangs afin de nous opposer au reste du monde en parachevant la construction de notre identité nationale. Cette identité doit tenir compte de l’ensemble des paramètres qui constituent la personnalité Algérienne d’aujourd’hui pour les relier au passé aux fins d’ancrage.

    8- La citoyenneté.

    La citoyenneté confère l’accès à l’application des avantages conférés par la loi, mais elle entraine aussi des obligations. Dans un Etat moderne, la citoyenneté suppose l’égalité entre les sujets de l’Etat , qu’ils soient musulmans, juifs chrétiens ou athées. En l’Etat actuel du monde, il n’est pas raisonnable de dénier la citoyenneté à un Algérien en raison de sa confession, de son ethnie ou pour toute autre raison, sauf la trahison comme le stipulent toutes les législations du monde, il n’est pas admis de créer un Etat qui déroge aux règles modernes de gestion et qui nous inscrive dans le passé, mais il n’est pas non plus raisonnable que cet Etat tourne le dos notre passé et en fait table rase, ce ne serait pas logique ni admissible. Avant d’être musulman, juif, ou chrétien, l’algérien est d’abord algérien et de ce fait bénéficie à pied d’égalité avec tous les autres Algériens de l’ensemble des droits attachés à cette qualité. Mais pour ça il faudrait d’abord comme le suggère mon ami Abdelkader Dehbi (que je n’ai jamais vu, mais que j’aime comme un frère) recouvrer cette citoyenneté qui à l’évidence est loin d’être totalement acquise à l’heure actuelle.

    Salutations fraternelles.




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  • khaled
    1 juillet 2010 at 0 h 05 min - Reply

    @Lies

    Si vraiment vous êtes comme vous le prétendez, algérien et fier de l’être, je suis désolé pour vous de votre méconnaissance de l’Histoire d’Algérie et des textes de sa révolution dont vous qualifiez leurs contenus de slogans creux et stériles — référence a Lettre aux Israélites d’Algérie par le FLN.

    C’est mon dernier commentaire a vos contributions…




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  • simozrag…
    1 juillet 2010 at 10 h 32 min - Reply

    @ Liès Asfour, bonjour.

    Je vous remercie beaucoup pour le conseil et pour le respect que vous me témoignez et là, croyez-moi Monsieur Liès, c’est réciproque même si le mérite du commencement vous revient de droit.

    Votre message démontre non seulement votre sagesse, votre haut niveau d’éducation et de culture mais aussi l’esprit de bonté et de justice qui vous anime.

    Je ne peux qu’exprimer hommage à votre égard et mon souhait de mieux vous connaître réellement, hors de tout pseudonyme, et connaître votre confession pour en débattre avec vous non pas avec la langue mais avec le cœur.

    Si vous permettez, je vais revenir un peu sur les abus de l’Église qui ont conduit à la création de la laïcité.

    Paul de Tarse que vous citez est un des précurseurs du pouvoir théocratique. Vous devez donc reconnaître qu’en revendiquant la laïcité vous déviez de la ligne tracée et recommandée par celui que vous semblez prendre comme modèle de conduite et de gouvernance.

    Dans son Épître aux Romains (13.1-5), Paul dit : ‘‘que toute âme soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes… Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience.’’

    A Tite (3.1), il dit : ‘‘Rappelle, mon fils, aux fidèles le devoir d’être soumis au prince et aux autorités, le devoir de leur obéir.’’

    Mais il y a plus, comme si l’obéissance ne suffit pas, il faut prier pour l’Empereur : A Timothée, il écrit :

    ‘‘J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâce pour les rois, pour tous ceux qui sont élevés en dignité.’’ 1Tm 2.1-2

    Cette doctrine, enseignée et appliquée à la lettre par les fidèles, s’est vue peu à peu renforcée par la générosité et la complaisance du Prince en faveur de l’Église. Cette dernière lui doit, en échange, amour, obéissance et prière. Ainsi s’établirent au fil des siècles des relations de complicité indéfectibles entre les deux pouvoirs souvent au détriment de Dieu et surtout des hommes.

    Car la féodalité, l’esclavage, l’Inquisition, le despotisme, les croisades, le colonialisme n’étaient que le produit de cette connivence. En apparence, l’État et l’Église se meuvent sur deux sphères différentes, antagoniques même, mais en fait leurs relations étaient des plus intimes.

    Je n’en veux pour preuve que le mariage qui s’est produit sous Charlemagne entre les deux autorités. Ne parlons pas des relations actuelles entre le Vatican et les États dits laïcs.

    Le 25 Décembre de l’an VIII, Charlemagne fut sacré empereur par le Pape Léon III. Depuis ce couronnement sacramental, le roi des francs est doté de pouvoirs aussi bien religieux que politiques. Mais, il n’est pas indépendant.

    L’autorité suprême est exercée par le Pape qui a le pouvoir de lier et de délier, d’établir, de juger et de déposer le roi ou l’empereur. Les rois qui ont tenté de contester l’autorité pontificale comme par exemple Henri IV, Henri II, Louis VII, furent excommuniés. Plusieurs d’entre eux furent obligés de faire pénitence de leurs fautes dans des conditions humiliantes.

    Il résulte de ce qui précède, et je n’ai pas tout dit, que l’Église a commis des atrocités qui ont laissé des traces indélébiles dans la mémoire collective.

    Tandis qu’elle enseignait les vertus de la pauvreté et du désintéressement, elle amassait des richesses colossales.

    Ses dignitaires trempaient dans la concupiscence et la luxure au moment où elle imposait l’abstinence et la chasteté.

    Pendant que la misère et la famine décimaient des dizaines de millions de vies humaines, les biens et les richesses abondaient et débordaient chez les seigneurs catholiques.
    L’Église s’est arrogée le titre de la divinité mais une divinité cruelle et impitoyable, qui interdit les bonnes choses et permet les mauvaises.

    Forte de l’autorité divine qu’elle prétendait incarner et exercer sans partage, l’Église a commis des crimes barbares dont les lugubres souvenirs font frémir d’indignation.

    Au nom de la religion, elle faisait régner la terreur. Ses adversaires étaient taxés d’hérétiques et massacrés. Des dizaines de millions d’âmes furent torturés, pendus, décapités, brûlés vifs.

    Ses décisions avaient un caractère sacré que personne ne pouvait critiquer ni discuter sans courir le risque de se voir envoyer au bûcher.

    C’est ainsi que des centaines de savants furent torturés et exécutés :
    « Cinq millions d’hommes furent à cette période envoyés au gibet ou gardés enfermés dans des cachots noirs et humides jusqu’à la fin de leur vie pour dérogation à l’ordre du Pape. Depuis 1481 jusqu’à 1499, dans un délai de 18 ans, sur l’ordre du tribunal d’inquisition, 1020 hommes furent brûlés vifs, 6860 hommes furent fendus en long, et 97023 personnes furent torturés cruellement. » (Marcel Kash, cité par Seyyed Mojtaba M.L)

    Il n’est pas surprenant que tous ces crimes, ces exactions cruelles, ces injustices font naître chez les gens des sentiments de dégoût et d’aversion contre la religion.

    Il n’est pas surprenant non plus qu’une révolution viennent balayer cet ordre inhumain et infâme afin d’y substituer un ordre plus juste.

    En conséquence, les intellectuels notamment français, allemands, britanniques se mirent à écrire, dénonçant et stigmatisant les horreurs du système, et ainsi une pensée antireligieuse fit école en Europe avant de déboucher sur une révolution généralisée.

    Le peuple s’est révolté contre cet ordre et remporta la victoire. D’où la naissance de systèmes républicains et nationaux fondés sur les principes de séparation entre le politique et le religieux. L’Église fut totalement exclue du champ politique et ses biens confisqués.

    L’État, plus particulièrement en France, a continué à subventionner le clergé jusqu’à l’année 1905 date à laquelle fut promulguée une loi ayant consacré la rupture totale avec les affaires du ‘culte’.

    On peut dire que la laïcité à proprement parler est d’invention purement française bien que de nombreux chefs d’État français n’aient pas caché leurs convictions religieuses.
    Or, pourquoi impliquer l’Islam dans un tourbillon étranger à lui ? Pourquoi l’accuser de crimes qu’il n’a pas commis ? Pourquoi appliquer aux peuples musulmans un régime censé s’appliquer aux victimes des méfaits de l’Église ?

    D’aucuns ont tendance à croire que la laïcité serait une doctrine neutre et un terrain propice qui permet aux différentes religions de se développer et de s’exprimer librement.

    Cette théorie, fondée sur des fausses conceptions de l’homme, sa responsabilité et sa raison d’être, est battue en brèche par la réalité des événements quotidiens qui prouvent le contraire.

    En effet, la laïcité n’est pas neutre ; si elle permet à certaines religions de se mouvoir et de se propager en toute liberté, elle est, au contraire, intolérante et agressive vis-à-vis de l’islam.

    Elle devient elle-même une religion anti-islamique. Il suffit de rappeler l’histoire du foulard en France pour se rendre compte de cette vérité.

    Seul le foulard islamique est frappé d’interdiction, mais la kippa, le sari ou la croix ne sont pas considérés comme des signes religieux.

    Même dans certains pays musulmans où le problème de pluralité de religions ne se pose pas, le port du foulard et de la barbe est interdit au nom de la laïcité.

    Ce qui prouve que seul l’Islam est pris pour cible. On peut citer d’autres exemples très significatifs du caractère discriminatoire de la laïcité.

    Il existe dans les pays développés des partis politiques qui, même fondés sur la religion (juive, chrétienne, bouddhiste, hindouiste) ont le soutien et la faveur de tout le Monde laïc, alors que partout, excepté un ou deux pays, les partis musulmans sont interdits et sévèrement réprimés. Cela ne veut pas dire que personnellement je sois d’accord sur la constitution de partis musulmans. Je ne fais que constater les deux poids deux mesures.

    Par ailleurs, il n’est un secret pour personne que les pays soi-disant laïcs ne s’empêchent pas de soutenir les activités politiques du Vatican, de lui faire des largesses sans compter les dons et les contributions financières de partis et d’organismes publics aux activités missionnaires.

    De là, on s’aperçoit que la laïcité n’est guère celle qui est conçue comme un cadre à l’intérieur duquel toutes les religions peuvent se mouvoir et s’exprimer librement.

    Il n’est pas faux d’affirmer que cette doctrine relève d’un processus de désislamisation planifiée.

    1-La laïcité n’est pas neutre

    Pour être franc avec vous, je dois vous dire que la laïcité est loin d’être une garantie de justice en matière de gouvernance.

    L’Islam, en revanche, est une garantie de Justice et cette garantie procède d’un Commandement divin.

    Dieu ordonne aux hommes et particulièrement aux musulmans de mettre en pratique Ses décrets et Ses commandements. Il affirme dans la Torah, l’Évangile et le Coran que l’inobservance de Ses directives est la pire des formes de mécréance, voire une rébellion contre Sa Haute Autorité.

    2-L’islam est un mode de vie qui implique, à côté du culte, la mise en œuvre des lois islamiques. Or, la laïcité ne permet point de le faire. Cette situation met les musulmans en porte-à-faux avec leur foi, avec leurs convictions, bref avec Dieu.

    En vertu de leur foi en Dieu, ils sont sommés d’appliquer Ses lois, sous peine de perdre leurs qualités de musulmans.

    La contradiction est d’ailleurs perceptible entre adhérer, croire à un système et rejeter ses lois. L’emploi du mot ‘‘rejeter’’ est peut-être exagéré, on peut y substituer l’expression : « ne pas appliquer ses lois ».

    Cette manière d’agir constitue un des points faibles de la laïcité. En aucun moment, l’islam au pouvoir n’a empêché les minorités religieuses et culturelles d’appliquer leurs propres lois.

    Les juifs et les chrétiens vivaient sous l’empire islamique selon leurs us et coutumes et appliquaient leurs propres lois.

    Pourquoi ne pas accorder aux musulmans les mêmes privilèges que l’islam a accordés aux juifs et aux chrétiens pendant des siècles ? La réponse est simple : parce que la laïcité n’est pas neutre.

    3-Pour appuyer l’argument de non neutralité de la laïcité, Il suffit d’analyser le contenu du concept de l’intégration pour saisir le sens et le but de cette laïcité.

    L’intégration n’a pas d’autres objectifs que de faire abdiquer les musulmans. Ce sens caché du concept n’a jamais été explicité.

    Le concept est demeuré flou à cause des idées de non Islam, de non pratique, de non croyance qu’il renferme.

    Cependant, la réalité le démontre parfaitement, la preuve : on n’est pas intégré si on fait la prière et le jeûne, et on n’est pas intégré si on ne mange pas le porc et on n’est pas intégré si on ne boit pas le vin.

    M. Jean-Claude Barreau, conseiller de Pasqua pour les questions d’immigration, a dit : « l’intégration passe par l’abandon de la religion musulmane »(Le Quotidien de Paris, 25 septembre 1991)

    Le paradoxe est que cette laïcité ne cesse de se contredire et violer ses propres principes sans compter les nombreuses normes internationales auxquelles elle s’oppose diamétralement.

    Dans ce sens, la question du foulard islamique est on ne peut mieux révélatrice.

    Tout le monde se souvient des tempêtes juridico médiatiques soulevés par un petit morceau de tissu. Des filles sont expulsées de l’école à cause du foulard.

    Celui-ci est présenté comme un « signe de prosélytisme agressif », voire un danger qui menace l’identité française. Les médias se mobilisent et l’affaire prit des proportions alarmantes.

    4-Le peuple algérien est musulman dans sa majorité, il serait injuste, incongru, illégal, antidémocratique de lui imposer contre son gré un système étranger à sa culture et à ses croyances.

    5- rassurez-vous mon cher Liès que l’islam joue le rôle d’arbitre, de médiateur et de modérateur entre les différentes communautés religieuses, s’il en est besoin. Il assure le respect de l’exercice des cultes. Et il ne s’immisce pas dans les affaires qui ne le regardent pas.

    Au nom du principe : nulle contrainte en religion, il n’impose rien aux fidèles des autres religions. Alors que la laïcité impose un accoutrement particulier et parfois même des comportements particuliers aux musulmans.

    Fraternellement,




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  • zapata
    1 juillet 2010 at 12 h 45 min - Reply

    habittant de la casbah ècoutez moi colonnel philippe matieux..le f l n à garanti la misère..extrait du film de la bataille d’alger…cèrte le F L N vèrsion après la mort de ABANE à garanti la misère…abane à tout à prèvu…




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  • khaled
    1 juillet 2010 at 19 h 03 min - Reply

    @Zapata

    Écrivez, quand vous êtes sobre …..

    Amicalement
    Khaled




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  • Sélim Ier
    1 juillet 2010 at 19 h 09 min - Reply

    @Ahmed Simozrag

    Permettez-moi,cher Maître, de rajouter mon grain de sel sur le plat de résistance qu’est la laïcité à la française. Par une question : la laïcité est-elle neutre ou la prolongation de l’athéisme ? Je me contenterai bien volontiers de laisser l’initiative de la réponse au « p’tit père » Combes Emile.

    Emile Combes (1835-1921).
    Docteur en théologie et en médecin, il devient sénateur de la Charente Inférieure en 1885. Il est Ministre de l’Instruction publique et des Cultes en 1895. Il devient Président du Conseil en 1902. Chef de file du Bloc des gauches, il est un acteur résolu de la Séparation, déposant son propre projet en novembre 1904. Il n’est cependant plus Président du Conseil lors du vote de la loi, « l’affaire des fiches » lui coûtant sa place. Il redevient sénateur jusqu’à sa mort et préside le Parti radical de 1911 à 1912.

    Le 4 Septembre 1904,le président du Conseil Emile Combes prononce un discours à la Chambre des députés . Extraits :

    –« Messieurs, le système politique en question consiste dans la subordination de tous les corps, de toutes les institutions, quelles qu’elles soient, à la suprématie de l’Etat républicain et laïque. Il a pour base, en thèse générale, le principe fondamental de la Révolution, la souveraineté nationale, pour formule dernière et pour conclusion, la sécularisation complète de la société ».

    — « La République de 1870 a débarrassé la France de la dernière forme de la Monarchie. Le Ministère actuel entend que la République de nos jours l’affranchisse absolument de toute dépendance, quelle qu’elle soit, à l’égard du pouvoir religieux ».
    L’œuvre de sécularisation du Ministère :
    –« Messieurs, quand nous avons pris le pouvoir, nous avons trouvé la France envahie et à demi conquise par les ordres religieux. Notre premier soin a été de refouler les envahisseurs au delà des frontières ».
    –« Nous avons proposé et fait voter par les Chambres la suppression des congrégations enseignantes. Conformément à ce vote, nous avons fermé aussitôt leurs établissements, partout où nos écoles communales disposaient de locaux assez vastes pour recevoir leurs élèves ».

    –« Nous ne perdons pas de vue qu’il nous appartient de fixer des délais pour la fermeture des autres établissements similaires, en tenant compte de la situation financière des communes. Nous nous emploierons de notre mieux à l’accomplissement de cette tache. Car il nous tarde plus qu’à qui que ce soit de pouvoir dire en toute vérité qu’en France l’enseignement congréganiste a vécu ». (Bravos)
    –« A l’heure actuelle, sur 16 904 établissements d’enseignement congréganiste, 13 904, près de 14 000, ont été fermés. Nous nous proposons d’utiliser les crédits inscrits au budget de 1905 pour prononcer 500 fermetures nouvelles sur 3 000 établissements qui restent à supprimés ». (Vifs applaudissements.)

    –« Les insolences de la Papauté Messieurs, c’est beaucoup, on en conviendra, pour un Ministère forcé de combattre à tout instant pour son existence propre, d’être parvenu à expulser de notre France les ordres religieux qui aspiraient à la subjuguer ».
    — « L’Eglise conserve une incompatibilité radicale de principes avec la république. Il ne reste donc que « la voie ouverte aux époux mal assortis : LE DIVORCE».

    –« Je n’ajoute pas, remarquez-le, pour cause d’incompatibilité d’humeur. Car il ne saurait être question, dans l’espèce, d’accès d’irritation et de mauvaise humeur. Il s’agit d’une chose bien autrement SERIEUSE ET GRAVE; IL S’AGIT D’UNE INCOMPATIBLITE RADICALE DE PRINCIPES » (rires et applaudissements).

    –« L’union des gauches s’est retrouvée résolue et compacte dans toutes les occasions critiques. Elle se retrouvera telle au début de la session prochaine pour achever de concert avec le Gouvernement son œuvre de défense et d’action républicaines ».

    Source : http://www.jlturbet.net/article-1371303-6.html

    A SUIVRE : Combes Emile – Le mythe de l’égalité laïque.




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  • Sélim Ier
    1 juillet 2010 at 19 h 43 min - Reply

    @Ahmed Simozrag

    Combes (Émile)- SUITE 2ème partie :

    Mythe de l’égalité laïque :

    Emile Combes est un des héros de la laïcité française, que l’on ramène faussement à des concepts d’égalité et d’impartialité.

    Notre homme n’était pas un imbécile : il était docteur en théologie. Il abandonna la carrière ecclésiastique à laquelle il se destinait d’abord, pour les cieux plus « purs » de la politique française.

    L’inégalité laïque :

    Dès le 20 juin 1902, Emile Combes envoie une circulaire aux préfets pour mettre en place la discrimination administrative pour délit d’opinion.
    « Monsieur le Préfet,
    Le suffrage universel vient de se prononcer une fois de plus et d’un façon particulièrement éclatante en faveur du maintien et du développement de nos institutions républicaines, et le Cabinet que j’ai l’honneur de présider a le devoir et la ferme volonté de suivre ses indications.

    Pour mener à bien l’œuvre démocratique, si heureusement inaugurée par le précédent ministère, j’ai besoin de votre concours le plus loyal et le plus résolu, et de celui de tous les fonctionnaires qui détiennent une parcelle quelconque de la puissance publique.

    Vous êtes dans votre département, Monsieur le Préfet, le représentant du pouvoir central et le délégué de tous les ministres. A ce titre, il vous appartient d’exercer, sous votre responsabilité, une action politique sur tous les services publics : leurs chefs, s’ils jouissent d’une certaine autonomie, en ce qui concerne la tractation des affaires administratives, et relèvent, à ce point de vue, de leurs supérieurs hiérarchiques, ne sauraient oublier qu’ils ont l’obligation stricte de se conformer à votre direction politique.

    Votre autorité sur eux sera d’autant plus efficace que, vous conformant vous-même aux principes dont s’inspire le Gouvernement, votre attitude sera nettement et résolument républicaine et que tous vos actes tendront à reconnaître la confiance qu’il a placée en vous.

    Je crois devoir ajouter que si, dans votre administration, vous devez la justice à tous, sans distinction d’opinion ou de parti, VOTRE DEVOIR VOUS COMMANDE DE RÉSERVER LES FAVEURS DONT VOUS DISPOSEZ SEULEMENT A CEUX DE VOS ADMINISTRES QUI ONT DONNE DES PREUVES NON ÉQUIVOQUES DE FIDÉLITÉ AUX INSTITUTIONS RÉPUBLICAINES.

    Je me suis mis d’accord avec mes collègues du cabinet pour qu’AUCNE NOMINATION, QU’AUCUN AVANCEMENT DE FONCTIONNAIRE APPARTENANT A VOTRE DÉPARTEMENT NE SE PRODUISE SANS QUE VOUS AYEZ ÉTÉ AU PRÉALABLE CONSULTE.

    J’ai la confiance, monsieur le Préfet, que vous ne perdrez pas de vue ces recommandations. Au surplus, le Gouvernement ne saurait tolérer ni la moindre hésitation, ni la moindre défaillance de la part des fonctionnaires auxquels il délègue son autorité, et dont le premier devoir est l’attachement absolu à la République.

    Veuillez m’accuser réception de la présente circulaire ». FIN

    On pourrait en faire une maxime de la laïcité française :
    « L’obéissance prime la compétence »

    La loi du plus fort :

    Conformément à la loi de 1901 sur les associations, les congrégations religieuses doivent déposer une demande d’autorisation pour avoir une existence légale. Légalement, ces demandes doivent être examinées individuellement par le Parlement.

    Mais la loi, sous l’autorité du  » petit père Combes « , est la loi du plus fort. Les demandes formulées par les congrégations religieuses sont rejetées collectivement et sans examen.

    Dans la foulée, Emile Combes ordonne la fermeture d’environ 3000 écoles catholiques, fondées après ou avant la loi de 1901. En 1903 est promulguée une loi interdisant l’enseignement à toute congrégation religieuse. En quelques mois, notre homme aura fait fermer plus de 15 000 écoles.

    L’histoire ne retient pas les efforts faits pour re-scolariser tous ces enfants.
    Source :
    http://www.contreculture.org/AG%20Combes.html

    A SUIVRE : Combes Emile – L’affaire des fiches.




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  • Abdelkader DEHBI
    1 juillet 2010 at 20 h 37 min - Reply

    Mais quand donc allons-nous apprendre à focaliser les interventions sur le sujet central en débat ?
    Il est certain que nous en avons tous, gros sur le coeur, les uns comme les autres, et que nos sentiments acrimonieux contre l’échec de notre société sont à fleur de peau ; mais il n’en demeure pas vrai que, si nous voulons contribuer si peu que ce soit à libérer notre société, un minimum d’organisation et de cohérence dans la prise de parole sont nécessaires. — Encore une fois, il s’agit ici, de la lettre ouverte initiée par notre soeur Zéhira HOUFANI BERFAS, demandant au leader historique M. Hocine Aït Ahmed, de sortir de son silence. Je propose que les signataires de l’Appel du 19 Mars 2009 ainsi que les sympathisants de cet Appel souscrivent à cette lettre, en la co-signant purement et simplement et en le faisant savoir à M. Aït Ahmed. Voilà ce me semble, une proposition concrète.

    ====================
    Excellente initiative, mon cher Si Abdelkader. Je lance cet appel à tous les adhérents et sympathisants de l’Appel du 19 mars 2009 et à tous ceux et toutes celles qui militent pour un VERITABLE CHANGEMENT, en vue de se joindre à l’initiative de notre soeur Houfani et d’apposer leur signature au bas de la lettre ouverte.
    Salah-Eddine SIDHOUM
    Coordinateur de l’Appel du 19 mars 2009




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  • Afif
    1 juillet 2010 at 21 h 15 min - Reply

    Le débat sur la laïcité en Algérie est un attrape-nigauds. C’est un débat sans fin qui éloigne des vrais débats. Le vrai débat, c’est la démocratie : qu’on soit dans une vraie démocratie dans laquelle le choix du peuple est respecté, et je garantis à tous les anti-laïcs que les lois islamiques seront appliquées dans tous les domaines, mieux qu’aujourd’hui où pourtant, selon la Constitution, l’Islam est la religion de l’Etat. La raison de cette garantie est simple : le peuple algérien n’enverra au Parlement que ceux qui lui promettront que les lois qui seront votées respecteront les principes islamiques. Mieux encore, si, au cours de la législature, un représentant du peuple est soupçonné de velléité anti-islamique, il pourra dire adieu à son mandat de député pour la législature suivante.

    Maintenant si le débat sur la laïcité est mené pour échanger les idées, il n’y a aucun mal à cela.




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  • slimane
    2 juillet 2010 at 1 h 31 min - Reply

    Tout d abord merci beaucoup a madame Berfas d avoir suscite ce debat tres attendu et necessaire.Mais il faut accepter tous les avis aussi choquants que caressant dans le sens du poil.C est justement cela l Algerie.De cela decoule a mon avis l acceptation de l autre.
    nous remarquons tous que ce que fait le pouvoir est d empecher que les Algeriens se concertent avec leurs differences.
    Il y a toutes les tentatives de rassemblement des elites de l opposition.Mais celles celles-ci sont quelque-fois entachees d arrieres pensees de canalisation des forces de changement a la solde du pouvoir.
    Et a travers l Histoire recente de notre pays bien des tentatives serieuses sont l oeuvre de militants connus et inconnus ont subit le sabotage du pouvoir soit directement soit par ses relais dans la societe et sous plusieurs formes.
    Je crois qu il est temps de voir en cette lettre de Madame Berfas un appel de coeur pour sauver l Algerie et ce par l intermediaire de Hocine Ait Ahmed.
    Pour le reste n y a t-il pas de la place pour tous les Ageriens?Je crois que le denominateur commun est d etre OPPOSANT;MILITANT;ET LUTTANT POUR LA DEMOCRATIE QUI RESUME TOUT.
    Messieurs signons la lettre et adressons-la a MR Ait Ahmed.
    Continuons a donner des idees pratiques et descendons dans la rue;faisons la promotion de ce debat dans notre quotidien pour chasser ce pouvoir car la coquetterie intellectuelle risque de l empoter sur l essentiel du terrain,pour paraphraser Ait Ahmed dans son dernier message du 5 juin dernier.
    L Algerie regorge de militants convaincus ayant ete ecartes par les tournures prises par des initiatives et tous ceux qui ont fausse les debats serieux.
    Qu ils trouvent ici un appel du coeur pour prendre les destinees de l ALGERIE.
    .




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  • Liès
    2 juillet 2010 at 3 h 51 min - Reply

    Cher internaute @ Afif, bonjour.

    Le débat sur la laïcité que nous engageons de temps en temps sur ce merveilleux site LQA est effectivement un échange d’Idées.

    Nous avons l’habitude d’évoquer ce sujet, mon frère @ Mohamed Jabara et moi-même avec, certes, moins de défiance aujourd’hui, qu’avant.

    Mais le dialogue a ses bienfaits dont n’en sont privés que ceux qui ne l’expérimentent pas et ne persévèrent pas par la seule force de l’argument et la bonne foi.

    Malgré les divergences des points de vue, continuer à communiquer dans le calme, mènera toujours, à défaut d’arriver à un compromis ou à une entente, à au moins, une amitié solide forgée par le respect et la considération.

    Mais avant d’en arriver là, il avait fallu l’arbitrage sage et perspicace du frère Docteur Sidhoum, pour tempérer les ardeurs que nous mettions dans l’expression de nos points de vue.

    Je vous concède que le débat sur la laïcité donne aussi l’impression d’être un attrape nigauds.

    Même avec des intentions saines, et elles le sont, celles de Mohamed Jabara, de Maitre Simozrag et de moi-même, elles comportent sans doute le risque de distraire de l’objectif du changement, ou tout au moins, parasiter la lettre ouverte que notre sœur Zehira envoya à monsieur Ait-Ahmed.

    Cette fois-ci, nous avons eu droit à l’intervention de notre frère ainé @ Abdelkader Dehbi, qui avec son autorité habituelle nous rappela à nos devoirs en sifflant la fin de la recréation. Qu’il en soit remercié.

    Il est toutefois bon, de s’accorder de temps en temps des espaces (qui ne prennent pas beaucoup de place), pour parler de sujets qui fâchent, afin de mettre un peu d’énergie dans les débats et faire l’apprentissage de la démocratie.

    A ce propos, j’ai préparé une réponse aux post du frère @ Mohamed Jabara et de @ Maitre Simozrag, que je vais différer afin de respecter la consigne. Chaque chose en son temps.

    Mes remerciements à la Rédaction et à tous nos amis (es) internautes.

    Salutations fraternelles à toutes et à tous.

    L.A




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  • Mohamed Jabara
    2 juillet 2010 at 10 h 26 min - Reply

    Merci à Si Abdelkader d’avoir recadré le sujet.

    Ce n’est pas pour décourager les uns et les autres, mais il y a un petit flou dans cette démarche de lettre ouverte que je voudrais qu’on m’éclaircisse. Ceux qui sont nés pendant avant et juste après la révolution connaissent bien Ait Ahmed et savent qu’il est l’un des fondateurs de la révolution Algérienne, qu’il est propre et qu’en tant que ministre il a démissionné d’un gouvernement avec lequel il ne partageait pas les idées, et qu’il s’est opposé au pouvoir dès les débuts de son implantation sur des bases tronquées, mais ceux qui ont trente ans (c’est déjà âgé) et un peu moins maintenant, ceux qui sont nés après 1980 et qui constituent la majorité du peuple algérien maintenant et la portion la plus active de ce peuple le connaissent ils ?

    Sans l’appui de cette portion de population qui est détentrice de l’esprit du sacrifice, de l’élan de la jeunesse et de tous les ingrédients qui ont été à l’origine des changements dans le monde tel que l’Histoire nous l’enseigne, pouvons nous faire quelque chose, que peut faire Ait Ahmed ou quiconque d’autre sans cette frange de la population ?

    L’Algérie à changé: par sa composante, par ses valeurs et par ses repères. Ait Ahmed fait il toujours partie des porteurs de repères ? Sera il entendu par la jeunesse ? C’est à ceux qui ont moins de trente ans de répondre à cette question. Or, ceux qui ont moins de trente ans on été élevés dans un climat de terreur et ou la boussole politique était totalement déréglée, ou le leadership dans le domaine politique ne représente que l’accointance et ils ne perçoivent de la politique et des politiciens que ce qui est négatif et rejettent tout en bloc. Faire appel à Ait Ahmed n’est pas totalement inutile et toute force quelle qu’elle soit doit pouvoir verser dans le sens du changement, mais à mon humble avis c’est un appel à la jeunesse qu’il faut faire et non pas à Ait Ahmed, si on veut que « la force soit avec nous », la force vive de la nation.

    C’est cette jeunesse qui s’oriente maintenant vers les professions militaires et paramilitaires pour revêtir l’uniforme afin de ne pas être piétinée qu’il faut se tourner, Car la jeunesse au contraire de ses ainés s’adapte aux contextes, est plus malléable et agit en fonction de son vécu qui n’est plus celui de ses ainés. Et le pouvoir se contente d’agir sur la jeunesse et délaisse tout le reste. C’est je pense à ce niveau qu’il faut centrer nos efforts.

    Si l’admin voulait bien nous faire un sondage sur les ages sur LQA, cela pourrait aider à comprendre quelles sont les tranches d’ages les mieux representées, si ce n’est pas possible il n’y a qu’a le faire sur un autre site et inviter les egns de LQA à y participer. Ce serait un indicatif interessant. J’ai l’impression que les moins de trente ans ne sont pas très représentés sur le site, mais surement que je me trompe.

    @ Liès.
    On peut continuer la discussion hors site, ici: jnsplu@jnsplu.tk si tu veux.




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  • Abdelkader DEHBI
    2 juillet 2010 at 12 h 22 min - Reply

    @ — Si Mohamed Jabara :
    C’est précisément parce que M. Hocine Aït Ahmed apparaît aux yeux de beaucoup d’algériens, comme étant l’une des deux ou trois dernières figures historiques vivantes restées « propres » que nous pensons devoir le solliciter – dans la foulée de la lettre initiée par Madame Zéhira Houfani Berfas – pour faire la jonction entre la génération qui a fait la Révolution de Libération et celle qui est appelée à faire la Révolution de Démocratisation. — A cet égard, il faudra surtout que la jeunesse de notre pays – celle qui a aujourd’hui entre 20 et 40 ans – rende justice à ses aînés de la génération des moudjahidine en évitant de les rejeter en bloc – comme elle a souvent tendance à le faire – dans le camp des profiteurs du système, car, la majorité de cette génération de moudjahidine est constituée de patriotes irréprochables, qui ont continué de servir leur pays sans jamais chercher à monnayer leur qualité de résistants en vivant souvent, dans les mêmes conditions que le citoyen lambda.




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  • moura
    2 juillet 2010 at 12 h 45 min - Reply

    j’ai à plusieurs reprises formuler une idée phare de la situation ou la problematique est d’ordre « chercher une autre voie » le terme philosophique est « refusée » et c’est à nos elites d’en proposer(j’allai dire nos amusnaw).cette »voie » doit tirer ses sources dans notre patrimoine(histoire,identité,sociologie,sans occulter l’universalité que l’occident nous impose).
    primo:l’algerie n’a pas de « demain » avec le systeme actuel qui se joue de l’histoire de l’islam de l’arabe et bientot de l’identité amazigh comme fondements de manipulations et le petrole comme source d’allegence,la police comme violence.
    deusio:le mouvement national a entamé un debut de recherche d’une »voie »,devoyée dans les années quarante et denaturée au debut des années cinquante pour prendre une voie quaremment violente ,puis dictatorial(radjef la à plusieurs reprise signalée) et on continue toujours dans cette voie.ait ahmed,mehri,hamrouche,belkhadem,bouteflika..font partie de cette generation quarante,ils ne pouront pas avoir de solution meme s’ils veulent;la raison est d’une simplicité enfantine:ils sont dans une autre dimention,ils n’ont pas le meme systeme de « numeration ».
    dans une piece de muhia,dans un monologue il parlait aux ossement d’un cadavre,souhaitant des information sur ses origines;bien sur les ossements n’ont pas repondu a ses attentes,il dit »ttama3egh urdan di lmayet »(est ce qu’un mort peut repondre à une attente.
    mois personnellement je n’attend rien de ces historiques(sauf nous eclairer sur l’histoire).
    je termine cette contribution par une phrase prononcée par l’un des dernier amusnaw des at iraten en 1871 à la veille de la decision de l’insurection:si j’ai bien decidé alhamdulah,si j’ai failli yehwayi » ma swegmagh alhamdulah,ma delmagh yehwayi » c’est cheikh mhend u sahnun.il se savait amusnaw,ecouté,meme si la decision est grave mais il devrait la prendre.
    qui dans notre pays peut pretendre à une autorité et dans tous les domaines,tres peut helas;mais il en existe et c’est à eux que doit revenir cette proposition de la « voie » et ce n’est surement pas les historiques,personnellement je ne connais pas D.B et je suis pres à le suivre,mais pas ait ahmed qui est pourtant de ma region.




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  • khaled
    2 juillet 2010 at 13 h 20 min - Reply

    J’aurai tant aimé que Mr. Hocine Ait Ahmed puisse se comporter comme Mr. Mohamed El Baradei qui lui est rentré en Égypte pour occuper le terrain politique et combattre le pouvoir en place.

    Amicalement
    Khaled




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  • Zehira Houfani Berfas
    2 juillet 2010 at 14 h 30 min - Reply

    Bonjour@frère Dehbi
    Merci, vous avez trouvé les mots qu’il faut pour dire l’importance du recours à M. Aït-Ahmed : « pour faire la jonction entre la génération qui a fait la Révolution de Libération et celle qui est appelée à faire la Révolution de Démocratisation », c’est l’essentiel de la mission que cette lettre lui dédie. Pour celles et ceux qui veulent la co-signer, il serait souhaitable d’apposer leur nom ainsi que le lieu de résidence. Ce serait bien, d’autant que notre soeur Thanina a proposé de la lire dans une vidéo.




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  • khaled
    2 juillet 2010 at 14 h 52 min - Reply

    La libération de l’Algérie a été faite par les armes et dans une violence inouïe parce qu’il n’avait pas d’autres choix.

    La colonisation n’a laissé aucune alternative aux élites algériens pour une solution pacifique.

    Pour moi et a mon humble avis, nous avons aucun droit de juger cette élite qui a fait la guerre avec ce qu’elle avait de disponible.

    Je dirais même plus et pour clore la discussion a ce sujet, notre révolution serait bien comprise qu’a travers ses textes fondateurs.

    Alors de grâce, soyons dignes de ceux qui ont sacrifier et donner tout a ce pays.

    Je demande a la Rédaction de créer une rubrique spéciale sous le nom  »Les textes fondateurs de la Révolution Algérienne ».

    Je pense que ces textes font parti du SMIC politique que chacun essaye de définir.

    Amicalement
    Khaled

    Khaled




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  • Abdelkader DEHBI
    2 juillet 2010 at 17 h 07 min - Reply

    Au frère Si Salah-Eddine :
    Ainsi que le suggère notre soeur Madame Zéhira Houfani Berfas, l’initiatrice de cette lettre ouverte à M. Hocine Aït Ahmed, pourriez-vous créer, à la fin de cet article – et juste avant le 1er Commentaire – une rubrique intitulée « Co-Signataires » listant les noms et adresses de tous les citoyens et citoyennes qui appuient cette initiative ? Merci.

    ========================
    C’est fait, mon cher Si Abdelkader.
    Salah-Eddine




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  • Mohamed Jabara
    2 juillet 2010 at 17 h 20 min - Reply

    @ Si Abdelkader Dehbi et Zehira Houfani Berfas.

    Comprenons nous bien, je ne suis pas contre l’idée de sollicter Ait Ahmed, je l’ai dit dans mon post il a su rester propre et c’est l’un des initiateurs de notre révolution. Moi je le sais, ceux de ma génération le savent, beaucoup d’entre eux le suivront. Le problème ou la problématique si vous préférez que je voudrais poser et c’est pourquoi j’ai demandé un sondage sur le site, c’est la suivante: Serot nous en mesure avec son concours de drainer les forces vives de la nation dont l’age se situe en dessous de trente ans ou de quarante ans comme vous l’avez dit et comment devrons nous procéder.

    Ceci dit qui ne tente rien n’a rien.

    Je signe donc volontiers la lettre ouverte.




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  • Zehira Houfani Berfas
    2 juillet 2010 at 20 h 02 min - Reply

    Bonjour@frère Jabara
    Il n’y a aucun courant politique capable de mobiliser tous les Algériens (même pas le football, pour rire!). D’autant plus qu’Internet (le seul porte-voix de LQA) ne touche qu’une infime minorité d’Algériens. Nous en sommes conscients et ceux qui s’intéressent au sort de l’Algérie connaissent M. Aït-Ahmed.

    Cela dit, ce qui importe dans notre action, c’est qu’elle bouscule le blocus politique qui écrase les Algériens et enclenche par effet d’entraînement un processus d’intérêt au projet de changement. Elle pourrait même déclencher chez les « élites » un sentiment de malaise et peut-être cette volonté d’agir. Quant à l’idée de sondage, sans être contre, je ne vois pas en quoi elle pourrait être utile dans le cas présent




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  • radjef said
    2 juillet 2010 at 21 h 45 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je signe la lettre de Mme Berfas Houfani et j’espère que H Ait Ahmed donnera une suite à notre appel.




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  • A.By
    3 juillet 2010 at 5 h 34 min - Reply

    @ Ma signature d’appui pour cette lettre ouverte de Zéhira( incha’Allah t’kouni mez’houra ) à notre dernier parrain mohican démocrate, monsieur Hocine Ait-Ahmed, que Dieu Tout Puissant nous le Garde encore pour quelques années. Amin !!!

    Abdelwahab Benyelles – universitaire – USA




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  • Belaid Ait Mohand
    3 juillet 2010 at 9 h 31 min - Reply

    Mais bien sur que je signe et j’adhère totalement à tout appel venant du Quotidien d’Algerie .
    Il y a de l’espoir .




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  • Mohamed Jabara
    3 juillet 2010 at 11 h 03 min - Reply

    @ Soeur Houfani-Berfas.

    Bonjour.

    Il est vrai que nous n’avons pas beaucoup de choix.

    Entièrement d’accord que ceux qui s’interessent au sort de l’Algérie connaissent Ait Ahmed.

    Mais ceux qui s’interessent au sort de l’Algérie ne sont hélas pas très nombreux, ils restent nonchalants sur un bateau qui risque de couler s’il maintient le cap, ils le savent et restent passsifs. Je ne pense pas qu’il y ait d’autres peuples comme le notre.

    Efectivement le sondage n’a plus maintenant d’utilité puisque le recueil de signatures a commencé et qu’il va nous donner une idée, même s’il ne la donne pas sur l’âge des signataires.




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  • slimane
    3 juillet 2010 at 13 h 54 min - Reply

    bonjour tout le monde voila que le processus s enclenche et tant mieux espérons que HOCINE AIT AHMED donne a cette lettre l’importance qu’il faut et soit dans sa démarche initiée par ses messages récents pour refonder son parti et par-la la societe algerienne avec tous et bravo a Mme berfas;dr sidhoum;dehbi et les autres persévérons…….




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  • hamoud braidji
    3 juillet 2010 at 20 h 25 min - Reply

    L’initiative de zehira berfas est très belle par ses vœux et ses espoirs. Dommage qu’elle soit polluée par ces opportunistes trop connus pour avoir été des acteurs dans la tragédie nationale qui se sont engouffrés dans la brèche.
    De plus encore une fois ce genre d’initiative ne prend jamais si elle n’est pas portée par le nombre et non pas seulement par la qualité des signataires.
    Il est vrai que H.Ait AHMED reste le dernier des fondateurs de la Grande Révolution et est resté loin du pouvoir corrupteur, donc au moins plus propre que tôt le reste, mais le temps presse et da l’ho n’est plus très jeune( que dieu lui prête vie encore longtemps).
    Pour être plus plus pragmatique , si vous voulez que la révolution réussisse il faut la jeter dans la rue et BASTA.
    Je suis prêt personnellement à un engagement total pour le pays.Mais que AIT AHMED soit là!
    Que ceux qui ont trop écrit:benbitour, mehri, hamrouche et tous ces barons écartés cessent de prendre des initiatives dans des salons! qu’ils appellent à des rassemblements populaires sur les places publiques: ils ne peuvent pas nous tuer, nous sommes déjà morts. Et puis quoi de plus soulageant que de mourir au lieu de vivre , pardon de survivre à genoux.




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  • radjef said
    3 juillet 2010 at 22 h 00 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @hamoud braidji, bonsoir. On ne peut pas jeter la revolution. Lorsque nos parents l’ont fait au 1er novembre 1954, nous avons eu des petits caporaux et des imposteurs revolutionnaires de la 25eme heure qui ont decidé de nous juger au nom des sacrifices consentis par nos parents ,nos meres, nos freres , nos soeurs… Cette fois ci nous allons faire une revolution reflechie et bien pensée. Nous avons le temps et nous reflechissons suffisamment bien. Il est temps pour beaucoup de monde de choisir clairement leur camp, car l’heure de la 5eme colonne est bien revolue.




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  • Abdelkader DEHBI
    4 juillet 2010 at 20 h 48 min - Reply

    @ — hamoud braidji :

    Pour avoir exercé des responsabilités de haut fonctionnaire au sein de l’Administration Centrale de mon pays, et bien que j’aie démissionné dès 1974, pour m’établir à mon propre compte à l’étranger dans une profession libérale, je me sens – sauf erreur de ma part – personnellement visé par votre commentaire gratuitement désobligeant. Et c’est à ce titre que je vous réponds ici, et à travers vous, à la jeunesse de ce pays, – si tant est que vous en fassiez encore partie – en vous disant, que ce n’est pas en cognant systématiquement et aveuglément sur vos aînés que vous arriverez à quoi que ce soit de positif. Ce n’est pas parce que quelques dirigeants politiques ignares, tyranniques et/ou corrompus ont conduit le pays là où il se trouve, qu’il faudra condamner toute cette génération respectable, dont je m’honore de faire partie, qui a libéré le pays puis a pris en mains son fonctionnement et son encadrement, au lendemain de l’Indépendance. Une génération dont la grande majorité est restée moralement propre et patriotiquement irréprochable.
    «  »…..كـلـمـا دخـلـت أمـة لـعـنـت أخـتـهـا…. » »( 7/36 – الأعـراف)
    Tout le bien que je vous souhaite, ce serait d’être capable de supporter dignement la comparaison avec ces aînés que vous diffamez honteusement, alors qu’ils ne peuvent en aucune façon, être collectivement culpabilisés et responsabilisés, au regard de la situation catastrophique dans laquelle est plongée notre pays, du fait d’une poignée d’aventuriers – civils et militaires – que vous êtes sommés aujourd’hui, vous les jeunes, de combattre, au lieu de passer votre temps à déverser votre fiel sur ceux qui ont fait leur devoir et même pour certains, au-delà de leur devoir, en allant jusqu’au sacrifice suprême. Ne comptez ni sur des Bouteflika, ni sur des Toufik, pour qu’ils vous octroient le statut de citoyens libres et dignes. Ce statut, il faudra aller le chercher. Ou alors se taire, en acceptant la loi des usurpateurs.




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  • slimane
    5 juillet 2010 at 2 h 06 min - Reply

    bonsoir a toutes et a toutes;oui said radjef ns voyons tous que la revolution puisque c en est une qu il faut doit etre refflechie et porteuse doit avoir une tete et un groupe d engages pour et au benefice de l algerie et il n est plus question de laisser la place aux opportunistes de tous bords car la cause est tres noble sacree et aussi et surtout interpelle les ames armees d engagement et seul l engagement.Bien-sur il faut s armer aussi des experiences passees et je crois personnellement que c est ce qui a fait porter le choix sur des personnalites telles qu AIT AHMED le chemin est seme d embuches car l Agerie; c est maintenant demontre est un pays a part et ne laissons pas les architectes de l Algerie soumise terminent leur oeuvre.Oui la revolution c est dans la rue avec nos Engages politiques




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  • Afif
    5 juillet 2010 at 15 h 01 min - Reply

    A Radjef :

    Bien vu la Révolution dans la rue et ses conséquences.

    Et encore, ce n’est pas tout à fait vrai : la réalité, c’est que cette « Révolution dans la rue » s’est appuyée sur un appareil politique vieux de 30 ans (création ENA 1924), sur ses structures nationales et locales (Kasmas) pour recruter et organiser les futurs groupes insurectionnels, déterrer les armes cachées depuis plusieurs années par cet même appareil politique (PPA/MTLD), mobiliser les fonds dont un versement important a été fourni par le Comité Central.

    « La révolution dans la rue », ce n’est pas n’importe quel citoyen lamba ou un groupe de citoyens même ayant une certaine notoriété qui peuvent la réussir. Ce fameux slogan de Ben M’Hidi a été porté par un grand parti forgé par les luttes et les sacrifices de ses cadres et militants depuis de longues années avant 1954.

    A bon entendeur, salut.




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  • radjef said
    5 juillet 2010 at 21 h 58 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Slimane, bonsoir. Des militants authentiques ont été autrement plus persecutés par les partis de l’opposition que par le pouvoir militaire en place. Tabou, Hanoun, Sadi, Belkhadem…connaissent cette réalité. Mais la n’est pas l’objet de ma reponse à votre dernier post.
    Que sait on du pouvoir algerien et de ses veritables capacités intellectuelles? Ce pouvoir est-il fort et homogene?Ce pouvoir a t-il les aptitudes morales et civiques pour nous gouverner? Selon certains sociologues, ce pouvoir a l’ame militaire est tres limité intellectuellement pour comprendre le sens de la democratie ou gouverner un Etat de droit. Qui est Bouteflika? Qui Tewfik?, Qui est Touati? Qui est Rachid Aissat? Qui est Nezzar? Qui est Lamari? Qui Tafer? Qui est Salah Gaid? Qui est Belkhadem? et qui est ce DRS qui fait trembler tant de monde? Si ces gens sont inaptes intellectuellement comme l’affirment certains sociologues, alors pourquoi nous gouvernent-ils d’une main de fer depuis plus d’un demi siecle à ce jour? Cette question nous renvoie au role qui aurait du être accompli par nos elites et qui n’a pas été accompli a ce jour. D’abord avons nous des elites et des universitaires veritablement engagés? Un universitaire qui ne sait pas definir la ligne philosophique du parti pour lequel il milite, peut-il être consideré comme un intellectuel capable de traduire les attentes legitimes de sa societé et de devoiler les verités si necessaires à la construction de l’ordre citoyen et democratique? Un universitaire qui ne sait pas pour qui et pourquoi il milite, peut-il être inquieté par la police politique?
    Un universitaire pour qui le pouvoir intellectuel n’a pas de sens devant une nana, un 4×4 et une villa, peut-il être consideré comme un militant dirigeant du FFS ou de l’opposition? Un universitaire qui pour ne pas perdre sa place, passe l’essentiel de son temps a cataloguer ses camarades de DRS ou a faire croire qu’il fait l’objet d’une persecution de la part du pouvoir, c’est a dire un universitaire qui ne produit pas intellectuellement et qui vit comme un parasite, peut-il être consideré comme un dirigeant de l’opposition? Nous n’avons pas de militants. Et cette situation, H Ait Ahmed, A Mehri, S Hadjres,Med Harbi le savent tres bien, remonte a si loin dans l’histoire du mouvement nationaliste. On a remplacé le militantisme par le populisme. Pour combattre la junte au pouvoir il faut desormais former des militants et ne plus attendre des solutions miracles de la part d’universitaires khobzistes depourvus de toute spotanieté et de’imagination intellectuelle. Il faut rompre avec les traditions du mouvement nationaliste. La revolution se fait avec des militants et non des aventuriers opportunistes. Ce n’est pas parceque le chef de daira m’a privé par represailles d’un logement que je vais devenir militant. Je suis militant parceque j’aime la democratie et la liberté. Je ne suis pas militant pour faire chanter la junte contre un privilege. Je suis un militant parceque je veux un Etat de droit.




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  • khaled
    6 juillet 2010 at 14 h 31 min - Reply

    Je veux juste savoir si la lettre a été reçu par Mr. Ait Ahmed.

    Amicalement
    Khaled




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  • malik
    6 juillet 2010 at 18 h 25 min - Reply

    L’initiative ne manque pas de bonne volonté c’est sûr, mais franchement : vous lui demandez de faire quoi concrètement Ait Ahmed ?




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  • Zehira Houfani Berfas
    6 juillet 2010 at 23 h 26 min - Reply

    @ Khaled

    Je vous renvoie au message de M. Madjid Rouar qui nous a assuré de la réception de la lettre par M. Aït-Ahmed.




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  • farid.djabali
    19 juillet 2010 at 19 h 09 min - Reply

    nous sommes morts et on a encore peur de la mort!!Certes,monsieur Hocine Ait Ahmed est le seul homme politique qui nous reste pratiquement parmi les 22,il peut encore fédérer d’autres hommes politiques patriotes mais si nous le peuple n’acceptions pas le changement,excusez moi de l’expression c’est comme si on pissait dans le sable.salutations respectueuses




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  • Rachid Hales
    23 juillet 2010 at 19 h 09 min - Reply

    Cela fait un mois que notre camarade, Mme Houfani avait adressé cette lettre à Mr Aït Ahmed. Elle fut rejointe par quelques citoyens (une poignée). Depuis c’est le silence radio. Je ne sais si Mr Aït Ahmed a répondu personnellement à Mme Houfani? Et Dieu Sait que l’initiative était sage et sincère.
    Avec le recul je retiendrais l’analyse lucide d’un intervenant, Mr Badjadja :

    « Au risque de paraître à contresens de tous ces appels à Ait Ahmed, je pense franchement qu’il faut chercher la solution à nos problèmes ailleurs. Ait Ahmed a suffisamment donné à l’Algérie, mais aujourd’hui, à 85 ans, son rôle ne peut que se limiter à celui d’un sage nous faisant profiter des leçons de ses expériences. Si une deuxième révolution est à faire en Algérie, elle doit être initiée et portée par la jeunesse de ce pays.
    En 1954, qui connaissait les six hommes qui avaient déclenché la guerre contre la France coloniale avec des moyens dérisoires ? De quel poids pesait ses six hommes face à des personnalités de l’envergure de Messali Hadj, Ferhat Abbas, Lamine Debbaghine…
    Non mes chers amis, vous faites fausse route en attendant un nouveau Messie, Hocine Ait Ahmed, qui appartient désormais à l’Histoire. Quant aux leaders politiques, empêtrés dans des luttes intestines au sein de leurs propres formations politique, comment voulez-vous qu’ils puissent s’élever au dessus de leurs ambitions personnelles pour porter tout haut l’ambition de l’Algérie de devenir une grande nation apaisée, contribuant au progrès de son peuple, et apportant sa touche au progrès de l’humanité.
    Quelle solution ? Je vous avoue franchement que je n’en sais rien, et s’il faut la chercher quelque part c’est au niveau des nouvelles générations. Par contre ce que je pressens et que je redoute c’est un soulèvement populaire, un ras le bol général non contrôlé qui affectera toute l’Algérie, et qui balaiera tout ce système mis en place par Abdelhafid Boussouf avec l’assassinat de Abane Ramadane, l’instauration de la suprématie du militaire sur le politique, et l’émergence de deux pouvoirs : un pouvoir de façade dirigé par les civils, et un pouvoir réel dirigé par les militaires.
    L’avenir est vraiment sombre. »

    Vous avez vu juste, Mr Badjadja. C’est à la génération de l’indépendance de se libérer de cette dictature. Le temps des messies et des hommes providentiels est révolu.




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  • Zehira Houfani Berfas
    24 juillet 2010 at 16 h 58 min - Reply

    À propos de la lettre ouverte à Monsieur Aït-Ahmed

    Avant tout, je remercie les internautes pour les commentaires souvent instructifs inspirés par ce message.

    Au frère Rachid Hales et la famille LQA,

    Jusqu’à la dernière minute je croirais en mes sœurs et frères au nom de notre appartenance à cette Algérie meurtrie. Et dans le cas de cette lettre, écrite avec un espoir fou à un homme qui a effectivement tout donné, mais dont le geste, me semble-t-il, pourrait encore être salvateur pour ce peuple à la dérive, justement par trop de « messies » logés souvent à la même enseigne du pouvoir. L’initiative n’est peut-être pas une bonne solution, mais une tentative qui en vaut une autre, parce que je suis comme vous, je ne dispose pas de recettes pour changer les choses. Je cherche désespérément, en vain.

    Cela dit, je n’ai pas ignoré le commentaire de Mr Badjadja qui prêche judicieusement de la réalité algérienne, mais je me disais que les initiatives citoyennes pour le changement dans ce pays, comme LQA) avaient besoin d’un déclencheur, une sorte de parrainage symbolique pour s’ancrer dans la société. Et qui mieux peux jouer ce rôle que nos historiques? Pour le reste, je suis tout à fait d’accord que la révolution dont le pays a besoin présentement incombe aux jeunes générations, malheureusement, le joint-venture national faisant défaut, le climat délétère actuel risque de se poursuivre advenant que l’explosion sociale est évitée.

    Vous me demandez si M. Aït-Ahmed m’a répondu personnellement, eh bien non, malgré le message de l’un de ses proches sur LQA. Tout le monde aura compris que la date symbolique du 5 juillet étant une référence importante dans l’histoire du pays, tout geste ou manifestation d’ordre politique prend une dimension tout aussi historique. Et c’était le but de la lettre ouverte. Personnellement, j’espérais un signe en ce jour spécial, une petite déclaration sur LQA, ne serait-ce que pour souligner aux signataires l’intérêt porté à leur message. Donc, le silence radio dont vous parlez vaut pour moi aussi. Mais malgré cette déception, je ne continue pas moins de croire en ce pays de la révolution « exemplaire », quoi qu’on dise.




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  • radjef said
    24 juillet 2010 at 22 h 34 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Z Houfani, bonsoir. Un leader français a qui on a demandé pourquoi il a refusé le poste de president de la republique apres avoir remporté les elections haut la main, eut cette reponse: » Il ne faut pas me demander ce que je ne peux pas vous donner. Chaque epoque ne peut donner que ce qu’elle a ».Je refuse de ceder à la fatalité et à la resignation. Je crois profondement au genie du peuple algérien. Ce peuple qui a enfanté l’Emir Abdelkader, Ben Badis, Messali, Debaghine, O Meddad, Abbane, F Abbas, B Hocine, Ben M’hidi ne peut pas tomber à genoux devant une bande de petits caporaux incultes et mercenaires…Desormais, il appartient aux universitaires et aux elites de s’unir et de se mettre a l’ecoute du peuple.




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  • Zehira Houfani
    25 juillet 2010 at 5 h 21 min - Reply

    frère Radjef, c’était bien mon propos. Quant à l’union des élites et des universitaires, puisse Dieu vous entendre car elle ne semble pas dans les priorités du moment.




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  • samir
    31 juillet 2010 at 1 h 05 min - Reply

    une élite qui n’est pas en mesure de reconnaitre la nature du régime en place et qui pense qu’une transition pacifique est possible,une telle élite peut continuer à chauffer les bancs des universités.




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  • khaled
    31 juillet 2010 at 14 h 08 min - Reply

    Les intellectuels algériens sont aujourd’hui en majorité, en proie à un déchirement collective dans laquelle, selon leurs intérêts, ils se réfugient pour éviter de voir la réalité en face.

    Le règne du « takhti-rassi » a pris le dessus sur le devoir de garant de la société.

    Ces intellectuels trahissent leur rôle, faute d’avoir le courage d’exprimer haut et fort leur différence.

    Ils pensent trouver dans ce comportement le moyen de fuir leurs responsabilités.

    C’est une erreur que d’adopter une telle attitude pendant que le peuple algerien à tant besoin d’eux pour l’aider dans son engagement et aspirations a la paix d’abord.

    Le respect qui incombe à leur rang s’acquiert par la détermination que chacun d’entre eux mets dans la réalisation de l’œuvre noble qui à savoir : réfléchir et proposer des alternatives à notre pays, alternatives capables de nous mener vers une sortie de crise tant recherché.

    Oui l’élite algérienne existe, pourvu qu’elle prends acte de son importance vitale dans la dynamique sociale et politique de la société algérienne




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  • Congrès du Changement Démocratique