Édition du
24 March 2017

Lettre à nos bourreaux d’hier, d’aujourd’hui et à venir

Par Ammi Saïd

Je suis là, devant mon clavier, tantôt triste et tantôt rempli d’un espoir dont je ne connais ni la source, ni la raison de sa venu. J’écris la même chose, je parle de la même chose, je défend la même chose et j’attends la même chose depuis que je suis né.
Cette que vous me refusez et que vous m’empêchez de goûter, de vivre et d’atteindre pour l’apprécier. Cette chose est simple chers bourreaux. Elle est simple et elle ne coûte rien, à vous et à moi. Elle n’écoute rien à l’état et à la société. Elle est un droit, un droit universel, un droit qu’avez offert notre créateur à tous et à toutes dont la limite des lois qu’il avait institué. Donc, qu’il avait offert à moi et à vous. Ce droit s’appelle la liberté, la liberté de vivre libre où que je sois. De vivre libre pas pour vous tuez, ni vous insultez, ni vous volez, ni vous utilisez et ni vous empêchez de vivre libre et comme vous l’aurez souhaité. Ce droit de vivre libre vous l’avez et vous me le refusez!
Je veux vivre librement ma vie. Je veux la vivre libre et digne à la fois. Ce n’est pas trop demandé!
Je veux vivre libre cette vie qui circule librement dans mon sang, qui aime librement dans mon coeur, qui pense librement dans mon cerveau et qui respire librement dans mes poumons. Je veux vivre librement cette vie qui m’appartient et que je veux utiliser librement sans gêner vos vies, sans jamais les gêner, mes chers bourreaux, les voleurs de ma liberté, les geôliers de ma prison !
Je n’aime pas ce que vous aimez, chers bourreaux, voleurs de mes rêves, castrateurs de mes désirs, terreurs de mes nuits et ténèbres de mes journées !
Et, ce que vous aimez, vous l’avez en largeur et en longueur et cela depuis, plus d’un demi siècle !
Vous aimez le pouvoir, vous l’avez d’une façon absolu !
Vous aimez l’argent, rien ne vous manquera pour l’éternité (ici bas!)!
Vous aimez la force et la puissance, vous avez pour vous seuls: notre armée, notre police, notre gendarmerie, nos patriotes, nos services de sécurités et toutes les armes qui vont avec !
Vous avez tout ce que vous aimez et vous l’avez d’une façon discontinue.
Vous l’aviez en temps de guerre et vous l’avez en temps de paix.
N’ayez pas peur de moi, ni de ceux qui sont comme moi, des millions et des millions qui vivent ici ou qui vivent à l’étranger.
Je vous le répète, je n’aime pas ce que aimez et je n’aime pas la manière avec lequel vous l’aimez.
Encore une fois, ce que j’aime est simple. Il n’a pas besoin de vous, il n’est pas charge pour vos dos larges et solides comme la montagne de djurdjura. Ce que j’aime n’a besoin que de la liberté pour exister, s’épanouir et prospérer.
Vous avez pris toutes les libertés et vous m’avez laissé toutes les soumissions sans avoir demandé mon avis.
Les soumissions vous me les avez imposé. Vous m’avez obligé d’écouter vos mensonges, de croire à vos faits d’armes, à vos idées, à vos croyances, à votre histoire falsifiée et vous n’avez jamais donné une oreille attentive voire humaine ou fraternelle aux miennes.
Vous m’avez tout imposer par la force, la violence, la terreur et parfois même la sauvagerie et la barbarie.
Je vous ai parlé en kabyle, en arabe, en français, avec mes larmes, en silence, avec mes cris, parfois avec des pierres et avec douleurs mais vous ne m’aviez pas entendu ou vous n’aviez voulu répondre à mes doléances, allez savoir !
Je vous ai parlé par mes peurs, mes fuites, mes exiles intérieurs et extérieurs, mes supplications…rien à faire, rien en moi, ne semble vous interessez.
Vous m’avez caché toutes les vérités et vous avez assassiné(d’une manière ou d’une autre) toutes celles et tous ceux que j’avais admiré et aimé.
Vous m’avez enlevé mon identité et vous m’avez déraciné de la terre laquelle j’ai été, très profondément, attaché.
Vous m’avez emprisonné dans mon berceau, moi qui avait tant désiré m’envoler, m’envoler pour vivre libre comme un oiseau qui bat ses ailes pour s’élever.
Ayez un peu de honte et montrez nous un peu d’humanité.
Je suis votre fils ou votre père ou votre frère ou votre cousin ou vos votre proche(proche ou lointain), dans touts les cas je suis une branche de cette arbre qui se nomme l’Algérie.
Arrêtez de violenter les Zawalis qui n’aspirent qu’à la liberté. La liberté d’offrir à l’Algérie tout le génie qui dort dans nos esprits.
Arrêtez de vous comportez comme des affamés, vous avez de quoi vivre prospère et tranquille jusqu’à votre départ là ou personne n’est revenu.
Arrêtez de violenter et de dominer ceux et celles que la misère, les deuils, l’ignorance et la terreur que vous avez sécrété ne cessent de violenter et de dominer.
Arrêtez de gaspiller cette énergie(humaine)capable de construire un pays où tout le monde pourra accéder à la prospérité, à la paix et à la sécurité.
Arrêtez de suivre cette voix (voie) qui vous imposent de castrer un peuple célèbre pour ses valeurs de fraternité, de solidarité et de courage pour garder sa dignité.
Arrêtez d’éteindre cette intelligence dans la lumière aurez pu nous éclairer dans ce monde plein d’incertitudes et de dangerosité.
Vous aviez hérité d’un pays peuple patient et courageux et d’un pays de toute beauté et vous l’avez, en quelques décennies rendu aussi laid que la laideur de la monstruosité, de la misère et de la morbidité.
C’est bon, faites une pause et essayez de regarder les dégâts de vos actes insensés sur votre peuple et votre pays.
Et si vous ne voulez pas changer, alors, je vous supplie de nous laissez construire tout ce que vous avez détruit. Et partez aussi loin que les richesses que vous aviez volé, pourront vous emmener.
Non, non, et non, nous ne voulons plus nous entre-tuer, nous entre-déchirer, vous suivre dans vos folies et vous donner une autre occasion pour nous massacrer comme vous l’aviez souvent fait dans le passé.
C’était nos frères qui s’étaient sacrifié pour notre liberté et ses nos frères qui ont assassiné ce qui ont essayé de la conserver et de la promouvoir dans tout le pays.
Chaque Algérien qui saura sacrifier, qui soit de votre coté ou du coté des Zawalis, sera une perte pour l’Algérie.
Je vous ai dit ce que j’avais à vous dire, Salam, je retourne dans la tombe où vous m’aviez enfermé.
Fraternellement à toutes et à tous.


Nombre de lectures : 1431
8 Commentaires sur cet article

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  • mohand ibn echahid
    20 juin 2010 at 20 h 18 min - Reply

    g ps pu retenir mes larmes je né ps de mots a dire sinon baraka Allah fika Allah ijazik y compris cx du LQA et ts les algeriens libres




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  • Liès
    20 juin 2010 at 23 h 48 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Ammi Saïd, Errabou Youbarikouka.

    J’ai pleuré, oui j’ai pleuré, j’avoue n’avoir pas pu me contenir.

    @ Ammi Saïd, tu as dit tout haut, ce que la majorité écrasante des algériens souffre tout bas, et tu l’as dit avec dignité, humilité et un cœur rompue à la douceur et à la bonté.

    Assurément, Dieu, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, a entendu tes supplications qui sont aussi les nôtres.

    Assurément, il rétablira le Droit et la Justice sur cette terre d’Algérie qui ploie depuis des siècles sous le joug de l’injustice et de l’asservissement.

    Merci @ Ammi Saïd de ce que tu es ce type d’algérien nouveau, plein de sagesse et de vérité qui COMBAT LE MAL PAR LE BIEN et qui, pour se plaindre de la méchanceté, de l’arrogance et du mépris des hommes, sait frapper à la bonne porte, celle du Très Haut, tout en réalisant au quotidien des œuvres bonnes, pour le bien de l’humanité entière.

    Car ‘’ Dieu sonde le juste et le méchant ; Il déteste celui qui aime la violence’’. Et ‘’ La violence des méchants les emportent, parce qu’ils refusent de pratiquer le droit’’.

    A plus tard Ammi Saïd.

    Fraternellement à toutes et à tous.




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  • sardina
    21 juin 2010 at 2 h 16 min - Reply

    at yerham rabbi wine ikirabine a ammi said rabbi yahafdak




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  • Djamel Eddine U
    22 juin 2010 at 3 h 15 min - Reply

    Allah yahafdak Ami Said. Je fait attention a tout vos ecrits sur le LQA et je continue a me nourir d’espoire que vous me donnez. Ce me rechauffe le coeur de savoir que l’algerie ne contiens pas que les faibles d’esprits, mais aussi d’honettes esprits ta zmane du calibre de Benmhidi, de Benboulaid, de Boudiaf et la liste est longue. Vous etes la, mais beaucoups d’entres nous ne profite pas de vous voir sur les medias pour nous instruire et nous eduquer a etre des algeriens libre ta zmane. D’apprendre de vous que l’honnêteté et la simplicité ne coute pas trop pour se répandre au reste de nous. Juste une voix d’expression et une couverture médiatique. Je rejoins votre appel a la necessite de lancer une chaine TV algerienne pour repandre avant tout cette education par des algeriens comme vous a faire de nous des algeriens authentique comme ceux de zmane. Vous etes Ami, vous mon grand frere et mon pere et un exemple que nous tous revons d’etre comme vous. Continuer Ami Said a nous eduquer, car ce qui nous manque pour franchir le cap de l’audace et le courage de changer notre sort étranglé et bien Ami Said capable de nous rappeler que nous algeriens sommes un peuple libre et patient, mais jamais lâche et vendu. Allah Yahfdak Ammi Said et ykatar min mtalak inchallah. Baraka Allahou Fike!




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  • Votre nom…Algérien
    22 juin 2010 at 15 h 00 min - Reply

    Bonjour,
    merci pour ce magnifique texte sobre et parlant.
    excellemment écrit avec beaucoup de dignité et respect pour tous les algériens sans aucune différence.
    à diffuser largement sur le net afin que les gens puissent le lire et l’apprécier.
    avec votre permission, je l’envoie par e-mail à tous les algériens « fi bled elghorba »
    merci encore.
    un algérien qui aime son pays avec toutes ses diversités linguistiques, culinaires et même religieuses et pourquoi pas !
    fraternellement.




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  • Zineb Azouz
    22 juin 2010 at 19 h 07 min - Reply

    Merci Ammi Saïd pour cette expression, pour cette sincérité, pour ce partage et pour ce cri du cœur.

    ils ont tout, et plus ils en ont plus ils auront l’impression d’en manquer, ainsi ils ne connaîtront jamais ni la paix ni le bonheur.
    ZA




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  • Ammisaid
    23 juin 2010 at 11 h 15 min - Reply

    Merci à toutes et à tous,
    Moi aussi, j’ai pleuré avant d’écrire ce texte, pendant que je l’écrivais, après l’avoir écrit et en lisant vos commentaires surchargés de fraternité.

    Mon rêve et la liberté !

    Je rêve de cette liberté
    Libre de l’avarice et de l’avidité
    Qui cherchent à l’enchaîner
    Aux richesses volées ou imméritées

    Je rêve de cette liberté
    Qui se voit dans le miroir de la fraternité
    Qui s’arrête au seuil de la solidarité
    Et qui refuse de tuer pour manger

    Je rêve de cette liberté
    Qui n’osera, jamais, cacher la beauté
    Qui ne s’humilie que devant sur celui qui l’a crée
    Et, qui quête le bonheur pour toute l’humanité

    Je rêve de cette liberté
    Qui s’oppose à celui qui cherche à la confisquer
    Qui n’utilise pas l’injustice pour s’imposer
    Et, qui n’use pas de la violence pour régner

    Je rêve de cette liberté
    Qui ne sera limitée que par loi sacrée
    Celle qui, un jour, va juger
    Avec une balance impossible à tromper

    Je rêve de cette liberté
    Qui interdit, totalement, que soit persécutée
    Celui ou celle qui fait parti de la minorité
    Ou celui ou celle qui coincé par la pauvreté

    Je rêve de cette liberté
    Qui garde sa fierté et sa dignité
    Quand ceux qui vivent dans l’impunité
    Essayeront de l’acheter ou de l »emprisonner

    Je rêve de cette liberté
    Qui possède un coeur plein de générosité
    Une main qui donne sans compter
    A ceux qui vivent dans la misère et l’insécurité

    Je rêve de cette liberté
    Qui pardonne ceux qui l’ont enfoncé
    Si la vengeance peut constituer
    Un danger ou une catastrophe à notre unité

    Je rêve de cette liberté
    Qui n’admet pas de rester
    Dans l’ignorance et son obscurité
    Et dans la soumission qui désirer la déshonorer

    Je rêve de cette liberté
    Qui est dotée d’une conscience éclairée
    D’un esprit réfléchi et posé
    Et, d’une âme pacifique et apaisée

    Je rêve de cette liberté
    Qui n’aura pas besoin d’une armée
    Pour être respectée et protégée
    Car dans tous les coeurs, elle est ancrée

    Je rêve de cette liberté
    Qui n’accepte pas que les ignorants entêtés
    Lui impose leurs orgueils et leurs rigidités
    Car elle vit en paix et en toute liberté

    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Abdelkader
    23 juin 2010 at 23 h 00 min - Reply

    Je me rappelle de l’histoire de ce Cheikh. L’histoire se passe à Damas (si je me rappelle bien) durant la période des Mamelouks, vous savez ces gens qui étaient élevés durement dès leurs jeunes âges à combattre.

    Voila qu’un commandant Mamelouk prit le pouvoir avec la force puis il commença à gouverner par la force. Le peuple s’est plaint alors il y avait un cheikh qui est allé rencontrer ce gouverneur. Il lui demanda d’être juste envers le peuple mais le commandant continua son injustice alors le Cheikh commença à prendre ses bagages et se dirigea vers la sortie de la ville en disant « Moi je ne vis pas dans un pays ou il n’y a pas de justice ». Quelques moments plus tard, les habitants de la ville ont entendu ce que le Cheikhétait entrain de faire alors ils ont commencé, eux aussi, à quitter la ville et dans un court moment la ville devint vide.

    À ce moment il ne restait que le commandant, sont armé et ses proches. Il réalisa qu’il n’y a pas de gouverneur sans peuple. Il réalisa aussi que, la ville vide, il perd non seulement son pouvoir mais aussi il risquait de mourir de faim lui et ses proches alors il monta sur son cheval et se dirigea vite vers le Cheikh. Devant le Cheikh, il le supplia de retourner en le promettant de réaliser tout ses désirs.

    Je vous laisser déduire les leçons de cette histoire réelle et elles sont nombreuses. Une première leçon c’est qu’on n’a pas besoin de violence pour faire des révolutions. Une seconde c’est que les dictateurs ont le pouvoir seulement lorsque le peuple est faible ou lorsqu’il se laisse faire.




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  • Congrès du Changement Démocratique