Édition du
30 March 2017

Les déportés de Folembray ou le crime « perdu de vue » de Pasqua.

Par Zineb Azouz

Le 3 août 1994 quand cinq agents diplomatiques français furent assassinés à Alger, il ne pouvait y avoir meilleure aubaine pour Charles Pasqua, tout puissant ministre de l’Intérieur du gouvernement Balladur, pour tendre la main à ses amis de la mafia politique Algérienne et mener ce que certains ont appelé « la seconde guerre d’Algérie ».

Alors que des voix s’élevaient partout en Europe et en France pour dénoncer les graves violations des droits de l’homme en Algérie et que le désaveu pesait lourdement sur le régime Algérien suite au Putsch de 1991 et à l’arrêt du processus électoral, Pasqua va mener un véritable SHOW SECURITAIRE dans lequel se confondaient délibérément gestion de l’immigration et lutte anti-islamiste.

Face à une France dans l’expectative par rapport à l’islamisme Algérien et une opinion plus travaillée par les thèses racistes sur l’immigration, il fallait frapper fort et surtout vite.

Ainsi, Pasqua lance une des plus vastes opérations de contrôle d’identité qu’ait connu la France,  pas moins de 27000 vérifications en deux semaines ! Il réquisitionne dans la foulée une ancienne caserne désaffectée de Folembray  dans l’Aisne[1] pour y transférer quelques Algériens « islamistes » résidant en France en situation régulière.

Ces arrestations ou ces rafles  surmédiatisées au moment où le gouvernement Balladur était pourtant divisé sur l’Algérie rappellent les bonnes vieilles méthodes du tristement célèbre SAC, service d’action civique, via lequel Pasqua a fait ses armes et sur lequel nous reviendrons.

Du maçon à l’étudiant de Marseille, de l’agent de gestion à Lyon au chercheur au CNRS ou l’avocat de Paris, les « islamistes » arrêtés  par M. Pasqua et qui se rencontraient pour la première fois à Folembray ressemblent étrangement à un échantillon représentatif de l’immigration.

Cet épisode allait se solder par l’expulsion de 20 personnes vers le Burkina (19 Algériens et 1 Marocain) sans procès et sans la moindre inculpation. 6 d’entre eux sont toujours assignés à résidence là-bas, dans ce que certains appellent l’arrière cour des prisons Françaises.

Bientôt 16 ans que des familles déchirées attendent que l’Etat de droit s’exprime sur ces déportés de la France, 16 ans que des pères de famille qui n’en finissent pas de réclamer un procès, voir une inculpation subissent les affres du  bannissement.

Ils ont laissé derrière eux des familles démunies, délogées et pour la plupart disloquées ainsi que des enfants qu’ils n’ont bien sûr pas vu grandir, ils ont laissé des biens, une situation, une carrière et toute une vie.

Ils sont les oubliés du droit Français et international, les sacrifiés que Pasqua a voulu offrir aux Français et à ses amis Algériens de la Françafrique, et ce bien sûr, grâce au silence complice de l’opinion nationale et internationale.

La planète post 2001 n’arrange rien à leur drame et l’équipe de Sarkozy, la digne héritière du Gaullisme de Pasqua, Hortefeu, Marchiani et Falcone ne risque pas de s’émouvoir outre mesure.

Présumés islamistes, dites vous ?

Sans vouloir revenir sur la définition élastique de l‘islamiste, qui sert tantôt de synonyme d’islam tantôt de terroriste et tantôt d’immigré mal intégré charriant derrière lui une, voir deux épouses voilées,,il nous a paru intéressant de rappeler cette phrase de M. Jean-Claude Barreau, alors conseiller de Pasqua pour les questions d’immigration : « l’intégration passe par l’abandon de la religion musulmane »[2]

Pour qualifier ce groupe hétérogène certains médias emploient déjà le terme  « islamistes présumés » – comme pour dire  que  l’« islamisme » était officiellement illégal et qu’il se passe de tout commentaire.

Parmi les personnes arrêtées il y a  M. Larbi Kechat, recteur depuis 1970 de la mosquée de la rue de Tanger  (19 ème arrondissement de Paris) qui bénéficie du soutien officiel du père Christian Delorme lequel s’interroge sur « le rôle des services de renseignement » qui « nourrissent de vraies campagnes d’intoxication ». « En ce qui concerne l’islam, explique-t-il, j’ai pu constater combien des notes d’une stupidité atterrante pouvaient venir sur les bureaux de ministres ou de préfets » (Le Monde, 20 août).

Ce n’est que lorsque  l’évêque d’Evreux, Mgr Gaillot rend visite à M. Larbi Kechat à Folembray, le 24 août, que la chaîne France 2 acculée sans doute par cette accolade entre les deux hommes signale, du bout des lèvres, que le recteur collabore régulièrement aux émissions religieuses diffusées le dimanche matin.

Une révélation qui aurait du interpeller  des journalistes aveugles à l’égard de la parole gouvernementale.

Tous n’auront pas la chance de M. Kachat qui échappa à l’exil forcé vers le Burkina.

A  Folembray, on trouve en particulier l’avocat Me Ahmed SIMOZRAG dont le cas mérite d’être détaillé.

Depuis 1982, ce dernier ne cesse de dénoncer au grand jour les agissements du Gouvernement Algérien qui réprime et torture, n’hésitant pas à saisir  les différentes organisations des Droits de l’Homme et plusieurs personnalités politiques Françaises.

Me  Ahmed SIMOZRAG, en plus de ses activités d’avocat présidait l’association Abaâd, déclarée à la préfecture de Bobigny le 23 juillet 1985 et ayant pour but de développer la culture islamique.

Après l’arrestation  de Ali Belhadj et de Abassi Madani, Me  Ahmed SIMOZRAG fait partie de leur collectif de défense et dénonce le déni de droit dans lequel le pays est plongé, ses liens avec le FIS se limitent aux relations professionnelles qu’il entretenait avec ses clients. Pour échapper à une mort certaine, il dût quitter l’Algérie.

Invité sur TF1 et sur France 2, Pasqua accuse les internés de Folembray d’être les « complices de terroristes »,  le 5 Août  sur France 2, il déclare : Nous avons affaire à des gens qui sont les complices de terroristes et d’assassins ! N’ont pas respecté les règles élémentaires de l’hospitalité. Ils ont l’air d’être mécontents d’être chez nous ? Mais qu’ils s’en aillent ! » Des propos lourds de sens !

De quoi s’agit il au juste ? De protéger les ressortissants Français à l’étranger ou de mater des immigrés ?

Pourtant personne ne semble se rappeler de  la précédente opération de  Pasqua baptisée « Chrysanthème ».

En effet  plusieurs de ces « extrémistes » qui sont des  militants connus sont  déjà surveillés depuis des mois par la police et les médias eux-mêmes. Certains d’entre eux, revendiquant ouvertement leur appartenance au FIS sans pour autant cautionner les attaques antifrançaises, ils étaient même assignés à résidence depuis novembre 1993.

Des conditions difficilement compatibles avec les actions clandestines dont parle le ministre de l’intérieur.

Lors de l’opération du 9 novembre 1993, Monsieur SIMOZRAG était assigné à résidence à Florac en Lozère, tandis que d’autres étaient emprisonnés et mis en examen, c’était  l’affaire  KRAOUCHE.

Aujourd’hui, Monsieur KRAOUCHE, qui fut mis en détention par le juge d’instruction LE LOIR est libre et réside en France, tandis que Monsieur SIMOZRAG a été expulsé, alors qu’aucun délit ne lui a été reproché, pas plus en novembre 1993, lors de l’affaire que les médias ont appelé « l’affaire KRAOUCHE », qu’en août 1994 lors de l’affaire de Folembray.

N’ayant rien trouvé en 1993  pour inculper Me SIMOZRAG,  il fallait se venger de cet avocat autrement que par la voie légale, en dehors de toute instruction et de tout procès[3].

Quand Folembray devient téléréalité

Selon Thomas DELTOMBE[4] , l’ambiance surchauffée qui règne dans la petite ville de l’Aisne témoigne de la passion que déclenche l’« islamisme ».

Le décor militaire qui entoure la caserne, quadrillée par des dizaines de gendarmes mobiles lourdement armés, n’a rien pour rassurer les riverains et rappelle une fois de plus des allures de «  bataille d’Alger » ou de rafles du 17 Octobre 1961.

Entourés de barbelés, les « intégristes » deviennent une attraction régionale. Et les journalistes ne manquent pas d’immortaliser les propos outrés, les insultes et les bras d’honneur que certains leur destinent. « Je resterai là tant qu’ils ne seront pas expulsés. (…) Ils se moquent de nous à travers les carreaux ! », S’offusque Didier dans Le Figaro (8 août). « J’ai quitté Paris il y a vingt-trois ans parce qu’il y avait trop d’Arabes. Et voilà qu’on nous en envoie ici des dangereux », explique Lucette à Libération (6 août). Et Nicole de conclure, dans le même journal : « Y a pas de lance-flammes ? Qu’on en finisse avec eux ! »

La France n’a pas connu une telle ambiance depuis que la guillotine a disparu, en effet la veille des exécutions, la foule venait systématiquement se défouler ainsi sur les condamnés.

C’est également l’occasion pour le Parisien et le Figaro, en harmonie avec le pouvoir de vider leur sac en toute impunité et de rappeler, sondage à l’appui que «  L’action inflexible du ministre est acclamée par les Français », 57 % des sondés y affirment en effet que les mesures de Pasqua sont « plutôt efficaces ». Encore une fumisterie statistique digne des ministères de la propagande, un avant goût de campagne électorale sur les thèmes sécuritaires chers à toute une classe politique Française.

Vous vous en doutez bien, en 1995 après les attentas du RER, de tels sondages étaient prohibés.

Le journaliste Franz-Olivier Giesbert du Figaro estime lui : « On ne peut qu’approuver la politique de M. Pasqua », n’hésitant pas bien sûr à agiter  le spectre d’un « exode » massif d’Algériens vers la France en cas de victoire « intégriste » à Alger.

La veille de l’audience, 20 personnes sont expulsées au Burkina Faso

Le mot était lâché « qu’on en finisse avec eux ! », et Pasqua commençait à sentir le vent tourner, en effet des journaux comme Libération et Le Monde – notamment – commencent à émettre quelques doutes. Critiqué pour sa campagne massive de contrôles d’identité, qui touche moins les « terroristes » que les sans-papiers, M. Pasqua reconnaît qu’il ne vise « pas particulièrement les milieux intégristes islamistes », mais que, « si on va pas à la pêche, on ne prend pas de poissons » (RTL, 10 août).

Détruire des vies n’est qu’une partie de pèche pour ce monsieur !

Les avocats des internés assignent en référé le ministre de l’intérieur et le préfet de l’Aisne.

Le 31 août, la veille de l’audience prévue pour statuer sur la légalité de l’assignation, vingt personnes parmi les vingt six qui se trouvaient à Folembray sont embarquées dans un avion militaire de Reims et expulsées en urgence absolue au Burkina Faso.

Les six autres furent assignées à résidence dans divers endroits de la France mais non expulsés.

Les hommes crient, ceux qui résistent sont menottés.

A l’époque, tout le monde approuve cette décision, le gouvernement, son ministre de la justice Méhaignerie et surtout la presse, rappelle Le Monde diplomatique (août 2004).

Me Simon Formen, fait partie de ces rares avocats qui s’étonnent d’un tel consensus et se demandent comment est ce qu’un ministre peut détenir arbitrairement des hommes qui ne sont poursuivis pour aucun délit.

Pourquoi une expulsion dans l’urgence à la veille du proces ?

L’expulsion  n’a-t-elle pas evité a pasqua la censure judiciaire qui pesait sur lui ?

Plus tard on saura que les seules preuves que détenait Pasqua et qui n’auraient jamais pu peser devant un  juge sont ces fameux « blancs » des renseignements généraux, des notes sans en-tête ni signature transmises aux tribunaux par le ministre de l’intérieur[5].

« Cela servira de leçon à ceux qui ne respectent pas les lois de la République et celles de l’hospitalité » Pasqua.

Enfin un peu de vérité ! Ainsi et partant d’une mesure censée protéger les Français, une réplique aux assassinats d’Alger, il se trahit et dévoile qu’il ne s’agit que d’une  leçon, d’une expédition punitive adressée à tous les étrangers.

Selon la logique de la chasse aux sorcières, nul besoin de s’encombrer de quelque cadre juridique que ce soit, lorsque le mot «Islamiste» est lâché.

La justice n’a jamais établi de culpabilité et à ce jour, aucune poursuite pénale n’a été lancée contre les internés de Folembray.

Pourtant depuis bientôt seize ans, six parmi les expulsés sont toujours bloqués au Burkina, il s’agit de :

Ahmed Simozrag
Naâmi Soufiane
Mechkour Abdelkader
Saker Omar
DOUMI Mohamed
Chellah Mohamed (ressortissant Marocain)

Me Ahmed Simozrag est le seul qui continue de subir une surveillance permanente assurée par des gardes qui ne le quittent jamais, et ce depuis seize ans. Alors que pendant la première année tous les expulsés étaient surveillés.

Ces six  qui réclamant que justice soit faite et qui refusent de quitter le Burkina par la petite porte ou par de faux papiers, demandent à réintégrer la France où ils ont laissé femmes et enfants.

Pour le moment ils sont toujours assignés à résidence, loin de tout et oubliés de tous.

Ils ont créé un site « folembray.org », reçu plusieurs journalistes, écrit à toutes les institutions sans succès.

En sacrifiant ce qui ne représentait aux yeux de la majorité que quelques  familles d’immigrés (islamistes de surcroît) et accessoirement le droit et les principes fondateurs de la république, personne ne se doutait que des années plus tard, les principaux acteurs de ce sinistre show, de Méhaignerie le garde des sceaux qui a laissé faire jusqu’aux  barbouzes de la Françafrique, les amis de nos généraux et de toutes les dictatures africaines, tous allaient se retrouver devant des juges pour des affaires scabreuses de malversations, de détournements et de financements occultes, de corruption active d’agents publics étrangers, d’abus de biens sociaux et de trafic d’influence aggravé, la plus médiatisée fût bien sûr l’Angola Gate[6] (une affaire de vente d’armes, activité qui ne s’apparente bien sûr pas au terrorisme).
.

Inutile de revenir sur le bras droit de Pasqua à l’époque, Marchiani condamné dans l’affaire de l’Angola gate et gracié par Sarkozy, pour bonne conduite, il suffit juste que je vous parle d’un autre ami de l’ex ministre de l’intérieur et que nous avons appris à connaître ici, en Algérie, j’ai cité Pierre Falcone, principal acteur en tant que directeur de la société de vente des armes, il suffit ensuite de  vous rappeler le rôle de Marchiani dans l’affaire des moines de Thiberhines et la boucle sera bouclée.

Ainsi qu’il s’agisse de Me Mecili ou de Me Simozrag, les mécanismes qui régissent les opposants et les intérêts Franco-Algériens auront toujours la primauté sur tous les droits.

Je conclurai par cette phrase de toujours Pasqua :

« La démocratie s’arrête là où commence l’intérêt de l’Etat  »

Et quand les intérêts de l’Etat se confondent avec ceux  des clans mafieux, je vous laisse imaginer la suite.

Dans cette machine infernale de la politique parallèle et de l’inconstitutionnalité, tous les crimes restent permis.

La responsabilité de tous les clercs doit être engagée pour dire haut et fort que les déportés de Folembray sont d’abord les sacrifiés du déni de droit.

Folembray, puis Guantanamo et quoi d’autres demain ? Personne ne pourra dire, je ne savais pas.

Zineb Azouz,

Le 26 Juin 2010


[1] Le département de l’Aisne a cette particularité d’avoir pour préfet, depuis mars 1994, M. Jean-Marc Sauvé, ancien directeur des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’intérieur (1988-1994). En mai 1995, il sera nommé secrétaire général du gouvernement.

[2] Le Quotidien de Paris, 25 septembre 1991

[3] http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/france/folembray_camp.htm

[4] Journaliste, auteur de L’islam imaginaire – La construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975-2005, La Découverte, Paris, 2007-quand l’islamisme devient spectacle, Le monde Diplomatique 2004..

[5] Lors du procès en 2000, le juge Roger Le Loire évoquera « une construction de preuves pure et simple » et précisera que « les autorités policières avaient pour seul impératif de faire déférer (…) le chef du FIS en France pour donner un caractère de réussite à l’opération coup de poing “Chrysanthème” ».

[6] Jusque là il bénéficiait de l’immunité sénatoriale,  Affaire du trafic d’armes vers l’Angola, · Affaire de la Sofremi,  Affaire du casino d’Annemasse, · Affaire du déménagement du siège d’Alsthom, Affaire de la Fondation Hamon (mis en examen le 23 mai 2006). Charles Pasqua a été condamné le 27 Octobre 2009 à 1 an de prison ferme


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18 Commentaires sur cet article

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  • Sélim Ier
    29 juin 2010 at 3 h 13 min - Reply

    @Zineb Azzouz

    Fidèle à vous-même, vous venez rappeler à « notre bon souvenir » et tirer de l’oubli, avec quel brio !, les « enterrés-vivants » de Burkina Faso et le sort atroce qui leur est fait! !
    Le merveilleux Maître Ahmed Simozrag que l’adversité n’a pas jamais réussi à abattre, n’a pas manqué de nous écrire du fond de son exil et, nous relater par le menu, le terrifiant traquenard que lui a tendu l’inquiétant ancien voyageur de commerce de la maison « Pastaga », recyclé dans la barbouzerie gaullienne et les bas-fonds de la politique crapuleuse. .
    Le groupe de bannis de Burkina Faso est l’objet d’un véritable MEMORICIDE, c’est-à-dire une volonté implacable de certains intérêts privés franco-algériens d’occulter jusqu’à l’existence de ces proscrits. Cette abominable machination s’en est trouvée d’autant plus facilitée que nos « intellectuels » des deux rives ont passé sous silence de mort les agissements criminels des pouvoirs politiques complices de Paris et d’Alger.

    Ce drame humain qui frappe de plein fouet des familles entières, met en évidence une volonté politique internationale de nuire sans état d’âmes à tous les adeptes d’un Islam authentique qui viendrait contrecarrer les visées hégémoniques d’un nouvel ordre impérialiste et dont le bras armé est l’hyperpuissance US. Pour preuve, je vous adresse bien volontiers cet article de Madame Sylvia Cattori qui porte sur le sort dramatique qui a frappé « l’islamiste » Youssef Nada :

    —–GUERRE CONTRE L’ISLAM ET DÉSINFORMATION.—–

    Les injustices subies par Youssef Nada : Un cas d’école

    Le devoir d’un journaliste est d’apporter au public les éléments d’information et d’analyse permettant de comprendre ce qui se passe. Á l’heure où les États « occidentaux » se sont engagés dans des guerres unilatérales dévastatrices et des campagnes de haine raciste contre l’Islam, ce que les journalistes disent – ou taisent – peut contribuer à ce que des pays et des peuples soient injustement écrasés et humiliés, et des gens – notamment de confession musulmane – arbitrairement arrêtés, torturés, inscrits sur des listes terroristes, brisés à jamais.
    (lire la suite sur :http://www.silviacattori.net/article1084.html).

    18 janvier 2010 | Thèmes : Guerre globale au « terrorisme » « Stratégie de la tension » Rôle des médias Mensonges d’Etat Manipulation de l’opinion Droits démocratiques

    Cordialement vôtre




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  • Djamel Eddine U
    29 juin 2010 at 5 h 08 min - Reply

    Tres bonne recherche Madame Azouz.
    Tout mes respects,




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  • Zineb Azouz
    29 juin 2010 at 12 h 15 min - Reply

    Monsieur Selim ler, Mosieur Djamal Eddine U,
    Je vous remercie d’avoir pris la peine de lire ce texte que j’ai voulu le plus informatif possible, même si j’ai délibérément omis les humiliations horribles subies par les expulsés lors des arrestations et pendant les interrogatoires. Je n’ai pas voulu non plus parler dans le détail de la situation des familles suffisamment connue ainsi que des tragédies personnelles qu’ont connu ces « expulsés ».
    Il n’est surtout pas question de suggérer des clémences pour raisons humanitaire.

    J’avais oublié de mentionner le site créé par les expulsés au Burkina, on y trouve des détails insoutenables :

    http://www.folembray.org/

    Monsieur Selim ler,
    c’est une excellente chose que vous rappeliez le cas de Youssef Nada, dépossédé d’une riche fortune et piégé par une assignation à résidence qui l’empêche même d’aller assister à son procès.

    AURIEZ VOUS, Monsieur Selim ler, UNE IDÉE POUR FAIRE REAGIR A PROPOS DE CE DRAME HUMAIN, comme vous le dites à juste titre ? C’est le but à atteindre !

    Ceci dit, je souhaiterais, si vous le permettez compléter mon intervention :

    « Un homme meurt chaque fois que l’un d’entre nous
    se tait devant la tyrannie  »

    Les islamistes qui semblent être, AUJOURD’HUI, les victimes privilégiées des coalitions de la désinformation, la manipulation des masses, le racisme insidieux, la complicité des intellectuels, les zones de non-droit et la justice aux ordres vont bientôt être rejoints par tous ceux qui perturbent le nouvel ordre mondial et que l’on appelle déjà « les DÉSOBÉISSANTS » à commencer par :

    -Les sans papiers.
    -Les réfugiés et ceux qui leur portent secours.
    -Les pauvres que les hommes politiques n’hésitent
    pas à qualifier de Fainéants.
    -Les jeunes de plus en plus stigmatisés et souvent associés à la notion de « bandes ».

    Dans un monde où la carrière d’un homme politique dépends exclusivement de ses allégeances aux groupes d’influences occultes, supra puissants et supra riches, l’EXPRESSION COLLECTIVE DES LIBERTÉS qui fait que le citoyen est auteur et non pas seulement consommateur de produits et d’idées préemballées EST LE SEUL VÉRITABLE DANGER.

    Pour les uns on a prévu les Guantanmo, les dictatures armées et les monarchies obscurantistes et pour les populations occidentales, on avance doucement et surement, grâce aux médias bien sûr détenus par les vendeurs d’armes, grâce à des amendement comme la rétention de sureté (qui maintient en prison un détenu ayant fini de purger sa peine) et grâce à des réformes comme le transfert des pouvoirs de l’enquête au parquet, lequel est en relation de subordination directe avec l’exécutif, contrairement au juge d’instruction.

    Ceux qui pensent aujourd’hui qu’ils sont à l’abri de l’arbitraire parce qu’ils n’ont rien à voir avec l’islamisme, l’intégrisme ou je ne sais quelle autre expression élastique se trompent lourdement.

    Cordialement,
    ZA




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  • Omar
    30 juin 2010 at 15 h 49 min - Reply

    Essalam alikoum chere soeur.
    Faisant partie du contingent de déportés, je rend hommage à votre courage, et votre noblesse d’âme, le courage d’avoir évoqué un sujet, un sujet oublié, lointain, qui n’interesse personne, et qui n’attire ni les foules ni la presse à scoops.
    Tout ce que vous avez cité est malheureusement vrai,vrai parce que je l’ai vécu et j’y étais mais il ne touche qu’une petite partie de la vérité, le lecteur peut lire en une ligne ou deux la detresse, le stress ou l’angoisse vécu par l’un des nôtres durant des années.
    Le musulman n’a jamais attiré la compassion des âmes charitables et durant nos 16 ans on a frappé aux portes des associations qui détiennent le monopole du coeur, de l’humanisme et de la tolérance sans aucun résultat à titre d’exemple parmi nous se trouvait une soeur expulsée ainsi que son époux, aucune organistion de féministe n’a osé lever la voix pour la défendre ou à la limite condamner ça, où étais-tu G.Halimi..?
    Notre cercle d’amis mêmes s’est réduit comme une peau de chagrin, et ceux qui tapaient amicalement sur notre dos hier, nous ont renié après le 6 aout 1994, des épouses ont divorcés pour diverses raisons, et on s’est retrouvé en Afrique dans un état psychologique proche de la folie..la majorité des frères avaient laissé au moins un enfant de moins de 4 ans en France, avec seulement de maigres économies pour les uns et rien pour les autres comme moyen de subsistance, et commença la valse des aller-retour chez l’assistante sociale pour les différentes aides, avec leur lot de chantage, et d’interrogatoires masqués.
    Aujourd’hui 16 ans après, grand fut mon étonnement quad Me Si Mozrag m’envoyé votre lettre par mail, et vous ne pouvez savoir à quel point je vous remercie, qu’ALlah vous guide chère soeur.




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  • soufiane
    1 juillet 2010 at 12 h 26 min - Reply

    Chère madame, c’est ALLAH le tout puissant qui pourra vous récompenser pour ce courage que vous avez eu en prenant la peine de rappeler à l’humanité toute entière notre histoire.

    Je m’appelle naami soufiane, j’avais à peine 24ans quand la gestapo de Pasqua m’a débarqué à Ouagadougou avec mes frères et notre sœur, aujourd’hui j’ai presque 40ans, et je vous assure que cette histoire est incroyable, pourtant elle est bien réelle, puisque on la vit tous les jours.
    Imaginez, vivre un cauchemar au quotidien, déjà le fait qu’on fasse un petit cauchemar de quelques minutes pendant notre sommeil c’est terrifiant et on se réveille en sursaut et en sueur mais soulagé de constater que c’était juste un simple cauchemar, alors que nous, nous vivons ce cauchemar en vrai tous les jours depuis 16ans, depuis 5.840 jours, depuis 140.160 heures, exactement 8.409.600 minutes de cauchemar bien réel.
    Et le pire est : à quand la fin de ce cauchemar ? A quand le réveil ?

    Qu’est ce qu’on a fait pour mériter une telle injustice ?
    Peut-être le tort de s’être intéressé à la situation de notre pays d’origine, à la situation de notre peuple, d’avoir assisté des conférences données par des ONG et des défenseurs des droits de l’homme ???
    Non ! Notre seul tort, à mon humble avis, est de n’avoir pas accepté de devenir des collaborateurs de la DST.
    Oui madame, et je défis les 2 agents de la DST de dire le contraire, les deux qui m’avaient arrêté a l’aéroport de Paris de retour du Maroc, quelques semaines avant d’être séquestré dans le camp de concentration de Folembray et puis déporté au Burkina.

    Effectivement ils m’avaient même menacé de m’expédier en Algérie si je refusais leur proposition, en me disant que je savais certainement ce qu’on allait me faire là-bas ! En tout cas si moi je ne le savais pas, eux ils avaient l’air de bien le savoir !!!

    Et la preuve est que le jour que ces mêmes agents ont débarqué, avec une dizaine d’autres policiers chez nous à Sartrouville pour m’arracher à ma famille ; devant ma mère et mes petits frères et sœurs en pleurs, je leur ai demandé ce que j’ai fais, l’un d’eux me répondit que je n’ai pas été gentil avec eux, c’est-à-dire que je n’ai pas exécuté la mission qu’ils m’avaient ordonnée le jour de notre rencontre à l’aéroport.

    Ils m’avaient demandé d’aller voir ce qui se passait à la mosquée de notre quartier et de revenir dans la semaine, à leur siège au ministère de l’intérieur pour récupérer mon passeport qu’ils avaient gardé et profiter de leur faire le compte rendu de ma mission.

    Certainement ils n’ont pas trop apprécié mon humour quand je leur ai rapporté qu’à la mosquée il y a des gens qui prient !

    Chère madame, c’est vrai que la séparation brutale de nos familles, proches et amis est très douloureuse et inacceptable, mais le plus choquant et pas moins terrible dans cette histoire est qu’en France, la patrie des droits de l’homme où on ne peut même pas battre son chien en public sous peine d’être traduit en justice pour mauvais traitement, je croyais sincèrement (et naïvement) que vous pouviez vous exprimer comme vous voulez, écrire ce que vous voulez, faire ce que bon vous semble : vous ne risquez rien tant que vous n’enfreignez pas la loi. Et mieux encore, je pensais que même si pour n’importe quelle raison on venait à commettre un délit ou un crime et quelque soit leur gravité, eh bien on avait droit à un procès juste et équitable, le droit de se défendre et d’être assisté par un avocat .et que même déclaré coupable , la sanction ou la peine pouvait être allégée par des circonstances atténuantes.

    Et sans parler où des fois des coupables, non pas parce qu’ils étaient innocents mais dont on n’a pas pu prouver clairement leur culpabilité, sont purement et simplement relaxés au profit du doute ou pour vices de procédures. Et tout cela par souci de justice et d’équité et surtout par crainte de voir condamner quelqu’un à tort ou à la légère à des peines si minimes soient-elles !

    Mais nous, immigrés algériens et musulmans, on dirait que c’est la France du moyen âge, avec ses hérétiques, qui nous a traité de la sorte ; sans pitié et sans considération aux enfants français arrachés à leur père, sans égards à notre situation régulière en France depuis des décennies, et sans crainte de salir, à l’étranger, son image de la patrie des droits de l’homme, bref sans aucun respect de l’être humain.
    Mais vous savez pourquoi ? C’est parce que ce n’est pas la France qui nous a traités de la sorte mais Pasqua le voyou, le délinquant, le trafiquant d’armes, lui-même condamné par la justice française mais contrairement à nous, lui il a eu la chance d’avoir un procès et le droit de se défendre ; ce que nous réclamons depuis le début de ce cauchemar.
    Ici, nous subissons chaque minute les affres de cet exil qui ne dit pas son nom. Peut-être un peu plus libres que notre frère Simozrag en résidence étroitement surveillée, mais l’exil demeure l’exil, sans papiers, sans liberté et surtout sans droit et sans justice.
    Ce n’est pas les mots ou les maux qui me manquent pour continuer mais je ne voudrai pas abuser de votre temps car vous avez déjà beaucoup fait.
    Merci, merci, merci, qu’ALLAH vous garde, et vous protège ainsi que toute votre famille.




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  • l.leila
    3 juillet 2010 at 13 h 51 min - Reply

    Bonjour,
    En lisant votre texte, chère soeur Zineb, je pensai au grand nombre de nos aïeux déportés. Finalement, les trois vertus républicaines » liberté, égalité, fraternité »ne parviennent pas, à émanciper certains esprits de la France contemporaine. Même après deux siècles!
    Voici un poème – datant d’une époque bien lointaine – que j’ai réussi enfin à me procurer. Un poème qu’une mère avait composé et chanté désespérément,sans nouvelles de son fils unique, jeune célibataire, déporté lui aussi.
    Que les lecteurs m’excusent; le clavier de mon pc est dépourvu d’alphabet arabe.

    « Ya frança ya lghaddara
    edditi kabdti oukhallitini mahtara
    goulili waldi met walla oura lebhara
    lmalta walla lcayane edditi lehrara
    kabdi kabdi galbi cha3la fih ennara

    Rabbi rabbi oulehbab raj3et n’sara

    Cheft elgmar wengoul
    waldi haï walla klah elghoul
    cheft e’njoum wengoul
    e’sma zahi, wana galbi ma3loul

    Rabbi rabbi oulehbab raj3et e’nsara

    S’senit kabdi oula khbar jani
    wahmem elmersoul n’sani yaoukhyani
    ghab el3ziz ouddem3a harguet 3’yani
    n’hari touil oulili yasha3el nari

    Rabbi rabbi oulehbeb raj3et nsara

    Jet frança ouharbet lekbara
    matou hrar leouladhom 3bara
    hozni 3la watni lli rah okhssara. »

    Mes salutations




    0
  • Zineb Azouz
    3 juillet 2010 at 15 h 15 min - Reply

    Chère Leïla,

    Merci pour ce poème qui ne peut laisser insensible.

    En nous rappelant la similitude frappante de ce drame avec celui des déportés, tu confirmes te sensibilité et ta clairvoyance, avec la différence que jadis, tout le monde était solidaires de ces Algériens et qu’aujourd’hui, il s’agirait avant tout d’islamistes ! entre les deux nous avons laissé notre dignité.

    Ce n’est pas fortuit en effet que je n’ai pas employé le terme d »‘expulsés » dans mon titre, malheureusement après deux siècles comme tu le dis, les bonnes vieilles méthodes sont encore vivaces et c’est notre mémoire qui s’effrite par leurs manuels pour nous mâter.
    On ne parle plus ni des déportés de Calédonie ni de ceux du Burkina. Ce n’est pas à la mode et les dividendes sont risquées et compromettantes.

    Merci en encore Leïla.

    Sincèrement,
    ZA




    0
  • mahgourfibladou
    3 juillet 2010 at 18 h 53 min - Reply

    salam

    OUalah Ya OUKHTI Vous valez 10 000 hommes
    Yaatik Assaha




    0
  • Mohamed Jabara
    3 juillet 2010 at 21 h 14 min - Reply

    Merci à notre soeur Zineb Azzouz d’avoir parlé de ça. A l’époque des faits, nous étions tous préoccupés pas notre sécurité personnelle que certaines informations ont été occultées par nos propres problèmes de survie.

    Ce n’est qu’a la faveur de votre post que j’ai pris connaissance et conscience de cette tragédie.

    Si les membres de LQA ne peuvent se mobiliser dans des cas d’abus flagrants de droit à l’égard de leurs concitoyens, il faut croire que LQA est devenu juste un forum comme les autres ou les gens viennent se défouler sur des sujets qui de préférence les opposent et leur font secréter leur dose quotidienne d’adrénaline qui leur permet ensuite de bien se coucher après l’effort que cette secrétion induit.

    Si les membres de LQA ne viennent meme pas commenter des articles comme celui ci car impliquant un engagement réel au profit de causes justes, qu’attendre alors de cette multitude qui le fréquente au moment ou il faudra prendre le taureau par les cornes et s’engager réellement dans une action salvatrice de la nation ?

    On ne peut obtenir de liberté sans en payer le prix et tant que le prix est trop cher pour nous, il n y aura pas de liberté. Dans ce contexte Simozrag et ses compagnons sont plus libres que nous car ils peuvent s’affirmer en acceptant la souffrance qui va avec même si elle leur demande de temps en temps des efforts surhumains.




    0
  • Zineb Azouz
    4 juillet 2010 at 12 h 38 min - Reply

    Cher frère Mohamed Jebara,
    Tout à fait d’accord avec vous, il faut qu’on cesse de se donner bonne conscience à soliloquer avec un clavier.

    Nous avons laissé trop de crimes passer en douce, comme une lettre à la poste, et plus on laisse faire plus la note augmente, jusqu’à arriver à près de 20000 disparitions forcées !!!

    Depuis qu’on a laissé des innocents se faire exécuter et torturer par l’armée des frontières, qu’on a accepté le meurtre de de Abane, puis celui de chaabani, qu’on a fermé les yeux et toléré que tant de militants et d’étudiants anonymes de toute tendance (islamistes, communistes, berbéristes ou tout simplement des opposants) se fassent massacrer dans nos casernes et nos commissariats, que nous avons accepté d’aller au folklore du pluripartisme en sacrifiant les victimes du 05 Octobre, qu’avons nous récupéré ? Une épave de nation, sans voix et sans conscience.

    Plus on se trouve des prétextes à notre silence, plus ils nous enfoncent chaque jour un peu plus dans les ténèbres de la tyrannie et du non-droit.

    Qui peut bien se préoccuper du sort de ces « islamistes », une nouvelle identité comme celle des « sorcières » au moyen âge, une identité qui se suffit à elle même, qui vous ôte de facto tout droit et vous reclasse parmi les sous-hommes, on ne se soucit même plus de dire Algérien, Français ou Marocain, on dirait qu’une nouvelle nation est créée, celles des islamistes.
    Au risque de me répéter, ces îlots sémantiques et réels de citoyens particuliers à qui on peut tout faire subir, nous allons en connaître d’autres et très bientôt.

    Que faire cher frère ? obliger les gens à réagir ? Nous n’en avons ni les moyens ni le droit
    Lancer un pétition, écrire à Sarkozy ou à l’ONU ? Pourquoi pas ?

    Cordialement,
    ZA




    0
  • karim de bordj el kifan
    5 juillet 2010 at 1 h 13 min - Reply

    السلام عليكم
    إن الله معنا مهما كان




    0
  • moufdi
    5 juillet 2010 at 22 h 29 min - Reply

    soeur Zineb Azzouz barak Allahou fik !
    oui pourquoi pas lancer une petition et ecrire a sarkozy.
    je crois qu’il est grand temps pour que LQA pense serieusement a lancer une radio en attendant inchallah une TV.




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  • Omar
    9 juillet 2010 at 3 h 26 min - Reply

    Je me permets de répondre encore uen fois au sujet des pétitions, lettres ouvertes etc..
    En 1998 avec l’arrivée des socialistes au pouvoir, nous avions pensé que ce parti et ses membres qui avait gouverné sous Jospin avaient plus de coeur et plus d’humanité que la droite de Pasqua, Sarkozy, Debré et les autres dupont-lajoie, et nous nous sommes mis à expédier courier après courier, ministère de l’intérieur, la justice, certains sont même allé à écrire au président de l’époque Chirac et Jospin, et les diverses associations de D.H.
    Je ne rentrerais pas dans les détails, le résultat est là….! Nous sommes encore là.
    Je vous laisse faire des recherches sur le nombre de violeurs, pédophiles, meurtriers, voleurs libérés durant ces 16 ans pour bonne conduite, ou par grace présidentielle.
    Vous voulez des noms..? Patrick henry…tueur d’un enfant de 8 ans en 1976, il échappe à la peine de mort grace à Me Badinter, réclusion à perpétuité, liberté conditionnelle en 2001…..arrêté pour vol à l’étalage en 2002, et 2003 pour détention de stupéfiants (10kgs) condamné à 4 ans de prison….et sa conditionnelle annulée.




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  • Sélim Ier
    18 juillet 2010 at 21 h 47 min - Reply

    @Zineb Azzouz – Me Ahmed Simozrag

    Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /2010 10:04

    —-Le Sénégal aux ordres de la FRANCE sous-traite la dictature tunisienne.—-

    Affaire Yassine Ferchichi : Le « terroriste » tunisien clame son innocence.

    Le Tunisien Yassine Ferchichi a été condamné par contumace à 32 ans de travaux forcés et à 15 ans de contrôle administratif, par la justice de son pays, pour association de malfaiteurs et relation avec une entreprise de terrorisme. Les mêmes faits lui ont aussi valu d’être condamné en France à six ans de travaux forcés, avant de bénéficier d’une remise de peine au terme de quatre ans de détention. C’est celui-là qui, déporté au Sénégal, clame haut et fort son innocence.

    Retour sur l’affaire Yassine Ferchichi. Pour les observateurs qui ne le connaissent pas, il s’agit du ressortissant tunisien dont sa ‘déportation’ au Sénégal, en provenance de la France, avait fait beaucoup de bruit à l’époque où le ministre sénégalais des Affaires étrangères d’alors s’était même prononcé sur son cas, lorsque l’intéressé avait multiplié ses sorties à travers la presse. Yassine Ferchichi a été condamné par contumace par la justice de son pays à 32 ans de travaux forcés et 15 années de contrôle administratif, pour des activités de terrorisme.

    Il a également été incarcéré en France pour les mêmes faits, à six années de travaux forcés pour association de malfaiteurs et relation avec une entreprise terroriste, en même temps que ses autres acolytes. Mais il va bénéficier d’une remise de peine au terme de quatre années de détention. Celui qui est pointé du doigt comme étant un terroriste a quitté son pays natal depuis 2004. Raison avancée ?

    Ferchichi ne peut plus investir en Tunisie parce que victime d’‘interpellation’, de ‘harcèlement’ et de ‘tortures’. C’est par la suite qu’il a été ‘déporté’ au Sénégal depuis sa libération par la justice de l’Hexagone, le 24 décembre 2009.

    Le ressortissant tunisien s’est manifesté, samedi dernier, lors de l’assemblée générale de l’Organisation nationale des droits de l’homme portant élection de son nouveau président, Djibril Aziz Badiane (voir notre édition d’hier). Et c’était l’occasion pour lui de clamer son innocence par rapport à ce qu’il qualifie d’‘acharnement’:
    :
    « Je ne suis pas un terroriste et je ne le serai jamais. Je suis musulman et j’ai été condamné sur de faux prétextes. Je défie ainsi quiconque de (me) prouver ma relation avec une entreprise terroriste ».

    Le ressortissant tunisien raconte sa mésaventure ainsi que les persécutions dont il dit avoir subi : ‘Ma vie est ainsi détruite. J’ignore le contrat établi entre la France et le Sénégal pour que je me retrouve ici. J’ai été déporté, ligoté des mains et pieds et mis dans un avion en direction du Sénégal. A mon arrivée ici, j’ai fait quatre jours de garde-à-vue avant d’être libéré parce que j’avais entamé une grève de la faim. Et j’ai passé 13 jours dans les rues de Dakar avant d’être pris en charge par l’Ondh’ (Organisation nationale des droits de l’homme, Ndlr).

    La déportation du ressortissant tunisien Yassine Ferchichi au Sénégal a été décidée pour des raisons humanitaires, si l’on en croit l’intéressé. Mais pour lui, l’Etat du Sénégal n’a pas respecté son engament, car il est toujours pris en charge par l’Organisation nationale des droits de l’homme. « Je suis retenu contre mon gré au Sénégal sans aucun papier ; même pas de passeport ou de carte d’identité avec moi. Tous ces documents ont été confisqués. Je vis dans le désarroi avec un avenir incertain ».

    Aujourd’hui, Yassine Ferchichi se dit être tout simplement victime de ‘déportation’. Son cas dépasse seulement le cadre d’‘expulsion’ malgré ses ‘multiples demandes d’‘asile’ adressées aux organismes internationaux de défense des droits de l’homme, avec notamment Amnesty International et la Fédération internationale des droits de l’homme.

    P. NDIAYE

    Source : //elkhadra.over-blog.com/article-le-senegal-aux-ordres-de-la-france-sous-traitre-la-dictature-tunisienne-53553520.html




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  • Zineb AZOUZ
    19 juillet 2010 at 16 h 07 min - Reply

    Sèlim ler,

    Merci infiniment pour ces efforts, je ne connaissais pas tous ces horribles détails à propos de Yacine Ferchichi.
    C’est l’horreur et l’injustice en quantité industrielle.
    Le cauchemar continue.
    ZA




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  • Omar
    23 juillet 2010 at 4 h 21 min - Reply

    N’oublions pas le cas de Moumen Diouri écrivain Marocain qui a eu plus de chance que tout le reste, vu que son cas n’était pas teinté d’islam (oh quelle horreur).
    Résidant en France depuis 1971, il se retrouva expulsé au Gabon en urgence absolue au mois de juin 1991 par la gauche Française suite à la parution de son livre « A QUI APPARTIENT LE MAROC », après les pressions habituelles excercées sur lui, et son éditeur le pays des droits de l’homme envoya paître Mr Diouri dans les verts paturages de Omar Bongo.
    Heureusement pour notre écrivain l’opinion pubique Française se mobilisa et son « séjour » ne dura pas plus de quelques semaines.
    Il y’a aussi le cas de Ahmed Zaoui, qui non seulement s’est vu refuser l’asile à lui et sa famille, mais s’est retrouvé avec toute cette famille au Burkina Faso expulsé manui militari, après des années passée en prison en Belgique.
    Mais depuis l’ouverture de Guantanamo…l’Afrique ne fait plus recette.




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  • Abdelkader
    26 juillet 2010 at 21 h 33 min - Reply

    Salam Leila
    juste une question Leila ce poeme et de M’sila vous etes de M’sila ce poeme me dit beaucoup chose je connais la maman de ce chahid




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  • l.leila
    27 juillet 2010 at 13 h 38 min - Reply

    Bonjour,

    @ Abdelkader, wa3aleïkoum essalam wa rahmatou ALLAH.
    Je ne suis pas de la région, et avant de vous répondre, j’ai préféré contacter d’abord la personne qui m’a communiqué le poème – louange au téléphone portable!-, qu’on chantait dans l’Est du pays. On sait seulement que l’auteure était veuve et n’avait eu que deux enfants.
    Cela dit, n’oublions pas que de nombreuses familles expropriées de leurs terres, s’étaient réfugiées dans d’autres régions; par conséquent les liens de sang avec la tribu n’étaient pas rompus. Les Nomades aussi entraient en relation avec les familles des régions d’accueil. Nos Anciens vivaient dans un certain rythme de la chanson. La femme ne s’empêchait pas de chantonner en assurant ses tâches domestiques. Lors des f^tes nuptiales ou de circoncision, ce sont plutôt des chants collectifs concentrés sur les thèmes d’amour, de bravoure, de gaieté, ignorant alors les chants plaintifs, langoureux, tristes et évoquent les malheurs.
    L’homme non plus ne se privait pas de chanter !
    Mes salutations




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  • Congrès du Changement Démocratique