Édition du
30 March 2017

Algérie, 5 Juillet 2010 : Encore un 48ème anniversaire d’une indépendance toujours tronquée !

Par Abdelwahab Benyelles

Juillet 2010 – Partie 1.2

La réelle problématique en particulier de l’écriture de l’histoire authentifiée du chapitre insurrectionnel (1945 -1965) et de l’histoire d’Algérie en générale, demeure encore aujourd’hui plus que jamais au cœur de la légitimation du pouvoir politique et par ricochet du choix constitutionnel du peuple algérien pour son modèle de société dans une nation républicaine « adulte » réellement souveraine et démocratique.

Un vieux proverbe du terroir sage, clairvoyant et plein de bon sens stipule : « Les olives sont pressées pour leur huile, les fruits pour leur jus, les fleurs pour leur parfums…

Si quelques fois par nature ou par escient, les hommes ou les femmes se sentent stressés ou sous pression, c’est juste la façon sans équivoque de Dieu de faire extraire le meilleur d’eux même face à l’épreuve de la vie ».

Malencontreusement en ce qui concerne la société algérienne, meurtrie et encore pieuse sous le joug et la pression d’une dictature vieille d’un demi siècle, bizarrement depuis, rien de concret ou de meilleur ne s’est hélas encore extrait de l’essence patriotique de ses enfants, ni de son élite élargie, excepté dans le passé, le légendaire « miracle » du 01 Novembre 1954, après une léthargie de résistance coloniale de près d’un siècle.

L’Algérie fût et demeure encore malgré elle, un tombeau de mensonges et d’intrigues durant la guerre de libération nationale et évidemment par la suite après l’indépendance tronquée émanant des accords d’Évian paraphés avec les français un certain 19 Mars 1962. Même si demain le pays en aurait fini avec son passé tumultueux, de ses anciens maîtres, barbouzes et militaires, le passé arbitraire et traitre, lui, n’en aurait guère fini avec l’Algérie, jusqu’à l’établissement avéré des vérités indignes et commotionnelles de ses dernières 60 années opaques de son histoire contemporaine.

Parce qu’aujourd’hui, sans l’ombre d’un doute, pour arriver à chasser d’une manière certaine et irrévocable le régime militaro-oligarque au pouvoir; et pour réussir inévitablement à fonder dans une excellence homéopathique et autodidactique, une république réellement démocratique et efficiente; il est plus qu’impératif de revenir dans le temps et de diagnostiquer – en attendant l’écriture incontestable de l’histoire – certains faits suspects et surtout certaines dérives fatales, traitres et condamnables prises par l’intelligence de l’insurrection algérienne durant l’occupation française et également en postindépendance après le coup d’État du 19 Juin 1965, lesquels ont façonné radicalement le destin du pays par avoir, malgré l’ultime sacrifice du peuple, une imposture traitre au pouvoir exécutif géré en un système régalien depuis l’indépendance expropriée par ladite intelligence de l’armée.

Une sorte de « Dynastie Boussoufienne » persistante et malsaine, régnante actuellement sous l’ère « Tewfikienne » déjà depuis 20 ans et qui pollue et corrompt toutes les institutions étatiques et obstrue infiniment jusqu’à aujourd’hui toutes les énergies sociales pour l’éclosion d’une véritable démocratie dans un véritable État de Droit algérien.

D’ailleurs, cet exercice de recherche de la stricte vérité toute crue sur tous les « trous noirs » de la lutte de libération nationale et aussi du bilan des cinquante années du régime dictatorial militaire « indépendant », demeurera – avec les pertes et « défaillances » de témoignages et de mémoires – plus ardu, compliqué et probablement insolvable encore pour longtemps et peut-être à jamais !

Un grand pan de cette histoire de l’autodétermination algérienne voulue impénétrable par des forces occultes, car cela aurait permis assurément et sans faille, d’une part, d’expurger naturellement n’importe quel complot ou quiproquo idéologique, ethnique, religieux ou simplement machiavélique « usiné » et entretenu en pré et postindépendance par des laboratoires actifs à ce jour. Et d’un autre côté, de dénuder tout le sérail mi-centenaire avec ses tentacules étrangères en baissant définitivement l’asservissant rideau qui couvre les apagogies, les auteurs et acteurs qui ont mis en branle toutes les conditions sine qua non de cette « osmose » secrète des intelligences, cette dernière créatrice de ce pouvoir en question.

Avant de s’engouffrer dans la manipulation, les labyrinthes ou les impasses de faux sujets et débats stériles qui divisent les algériennes et algériens dans la haine et la suspicion, et surtout qui les éloignent et les font dévier sciemment du vrai nœud gordien national, lequel est à mentionner définitivement et à mettre carrément ci-haut en exergue afin de bien l’expliquer politiquement et historiquement aux générations actuelles et futures :

la réelle problématique en particulier de l’écriture de l’histoire authentifiée du chapitre insurrectionnel (1945 -1965) et de l’histoire d’Algérie en générale, demeure encore aujourd’hui plus que jamais au cœur de la légitimation du pouvoir politique et par ricochet du choix constitutionnel du peuple algérien pour son modèle de société dans une nation républicaine, « adulte », réellement souveraine et démocratique.

Cela va sans dire pareillement, après moult événements souvent très tragiques de constater précisément avec le recul du temps, sans « matière » à histoire, et obstinément en sens contraire à cette dernière, qu’aucun acteur majeur – de la prétendue famille historique révolutionnaire octogénaire au pouvoir et de sa périphérie depuis 1962 – n’avait fait son mea-culpa en ce qui concerne la démarche bancale et déviée de la gestion de l’insurrection algérienne depuis le premier crime fondateur de l’assassinat de Abane Ramdane, ou de murmurer par exemple au moins un iota de regret pour l’usurpation de la souveraineté algérienne après 50 ans de calvaires, de facéties et de faillites graves totales actuelles du pays, ni pour certains encore vivants, oser avouer toute la VÉRITÉ en exhumant finalement et intégralement le « cadavre insurrectionnel » du placard pour sortir l’Algérie définitivement du marasme, avant d’aller à leur tour rejoindre au cimetière les autres personnages de cette histoire algérienne agitée et non encore reconstituée.

Un dernier coup de baroud d’honneur que nul n’ose tirer au sein du « gynécée » sous peine en réalité, de faire dégringoler le mastodonte aux pieds d’argile qu’est la direction grabataire et maffieuse de l’intelligence « exemplaire » algérienne, un département interne de l’ANP avec sa « doctrine » d’omnipotence révolutionnaire et paternaliste, maintenant en otage son « propre corps » et la totalité du pays depuis 1962, et bien entendu, publiquement et avec flagrance depuis l’avènement des décideurs en 1992 avec leurs coup d’État constitutionnel. Toute une institution militaire républicaine avait apparue squattée finalement par des « dafistes », même retraités, avec encore quelques relais solides « malgaches » au sein de l’appareil de « l’État ».

Dans la nomenclature des différents statuts étatiques interlopes connus de par le monde, l’Algérie est « dévisagé » même et seulement par les « chuchotements de corridors onusiens » comme un des uniques « pouvoir-collégial-camorra » au monde, usant jusqu’au terrorisme d’État pour se maintenir jusqu’à l’heure actuelle, après les pseudo-élections libres législatives de Décembre 1991.

Cela se résumerait éventuellement par le fait qu’il y aurait une sorte d’omerta sur un deal bien scellé et invisiblement mis à l’abri par plusieurs générations de « promotions » vraisemblablement des deux bords de la méditerranée, sous couvert d’une « couche locale de couleur vert militaire ».

Et gare à celle ou à celui qui oserait décaper ne serait ce qu’un zeste de ce « vernis kaki » lequel avait déjà laissé sur le carreau quelques vaillants patriotes justes et téméraires exécutés par sa toxicité meurtrière.

L’exemple de l’attentat en direct à la télévision du feu président Boudiaf en 1992 était largement patent, et à bien des égards très dissuasif quant à cette ligne rouge tracée par le pouvoir, rendue infranchissable à jamais pour quiconque sous peine de laisser sa peau !

Indubitablement, quand on laisse dans le temps se prolonger une iniquité originelle traitre, on ouvre la voie aux innombrables injustices suivantes, et Seul Dieu sait combien il y en avait eu depuis le début à ce jour durant toute cette saga algérienne qui n’est guère terminée.

En réalité, ce fut une calamité et une abjection « révolutionnaire » honteuse du siècle passée !

Non seulement, il y avait eu une confiscation de l’indépendance algérienne, mais également au préalable, une mainmise malicieuse et « médiocre » de la lutte de libération nationale par « les liaisons générales » du CCE. Le rejeton « infecté » de la fameuse organisation secrète (l’O.S), devenu plus tard avec la constitution du GPRA en 1958, le Ministère de l’Armement et des Liaisons Générales (MALG), les nouveaux services secrets algériens, l’aïeul de l’actuel DRS, dirigé par le colonel Abdelhafid Boussouf alias Si Mabrouk.

D’après les différents témoignages durant trois générations, les quelques documents accessibles publiquement des deux bords de la rive de la méditerranée et les évènements de coulisses du FLN, le fil d’Ariane nous dirige continuellement envers ce rôle joué du MALG lequel parait avoir été « disproportionné et obstinant » au regard du « Choix » fait par la haute instance intelligente de l’insurrection algérienne – les (3.B) Boussouf, Belkacem, Bentobal – de privilégier secrètement la voie « diplomatique » sur le combat armé, tout en « entretenant » cyniquement les wilayas de l’intérieur dans l’illusion rêveuse que l’ALN pouvait vaincre militairement l’Armée française.

Ce fut et ce serait toujours aux yeux de l’intégrité politique nationale par rapport à la déclaration du congrès de la Soummam de 1956, le principal acte arbitraire « fratricide » causé au peuple algérien et à ses réels maquisards « intramuros », commis par la haute « instance intelligente » extérieure du FLN.

Sûrement, fut-ce été déjà un choix « révolutionnaire réfléchi », géostratégique et lucratif de part et d’autre, vu comment la fin avait justifié les moyens des suites du conflit et les tragédies suivantes survenues avec son état d’exception vénal post indépendant ?

Ou bien serait-ce été hélas plus évident aujourd’hui que jamais, cette pierre angulaire du culte du secret laquelle n’arrivait plus en vain à accoucher depuis le commencement, même nommément à voix basse , de reconnaitre dans ce Choix, l’acte de naissance de la « matrice traitre » au sein de Mère Algérie ?

Peut-être l’entrée en action tacitement de l’instinct attentatoire du parjure originel de la plus haute trahison d’une Histoire jadis « Révolutionnaire » ?

Une constatation d’une histoire tronquée, falsifiée et tant ergotée à son peuple et aux autres pour camoufler dans la pérennité et la tradition du black out total coutumier du régime, le reste de l’immense partie cachée de l’iceberg algérien !

Absolument affirmatif ! Puisque à maintes reprises « l’histoire » se répéta pour différents faits et évènements et nous révéla sous d’autres angles, le même scénario « cloné » à chaque fois. Tout intellectuel algérien ne peut manquer de s’interroger sur la grave coïncidence suspecte de retrouver la même similitude ténébreuse de la gestion opérationnelle du MALG et de ses méfaits sur l’insurrection algérienne, et de celle de son « petit-fils » le DRS des années 1990 dans sa causalité de la « fracture » de l’ère politique démocratique algérienne et de sa gestion par la suite d’un terrorisme d’État sournois, monté dans un décor de « maquis islamistes », osant fissuré du même coup, le seul « ciment » ancestral et bouclier national anti-danger de tous les temps en jouant avec des « fatwas » coraniques enflammées à l’incitation au meurtre dans un contexte de « jihad islamique » totalement erroné et vidé de son essence spirituelle et étranger à la culture algérienne ou maghrébine.

Une imputation machiavélique certaine, contre nature et sans morale, afin de s’éterniser encore au pouvoir et de s’enrichir de la « caverne » d’Ali Baba devant les yeux, actuellement, de presque de 36 millions d’algériennes et d’algériens, témoins impuissants de toute une nation en perpétuelle déliquescence.

Avec le recul du temps et l’évident constat de la forfaiture continue à ce jour au sommet du pouvoir dans une société rendue malgré elle, de plus en plus, gâtée par la corruption et la dégénérescence dans tous les domaines, assurément tout porte à croire aujourd’hui, à moins qu’on soit atteint d’une « cécité subite intellectuelle », qu’il y avait eu certainement un lourd « noyautage ennemi » à l’aube même de l’éveil national.

Une sorte « d’infiltration incestueuse » obéissante toujours sans aucune faille au corollaire majeure des premières « souches renégates » subséquemment « initiées et conditionnées » dans les fâcheux « hasards » des guerres contre-insurrectionnelles, dont la France se trouvait être la mère-spécialiste de tous les temps.

Des aléas d’une guerre souterraine jamais avoués et qui avaient forcé plus tard l’appropriation sans délai de l’histoire et de sa falsification avec un premium de prétexte de « légitimité historique » pour les « héros » des frontières algériennes, en créant dans la foulée, ce rapport de force patrimonial « subjugué et légué » par le cabinet noir de l’intelligence coloniale, en ce qui attrait au future exercice du pouvoir en Algérie depuis 1962 avec le même personnel, présentement gérontocrate, toujours actif et réactif et qui ne s’est jamais renouvelé depuis des décades.

Un maudit imbroglio qui s’est imposé avec le temps à la destinée de l’Algérie pour différentes raisons, mais l’une d’entre elles, qui demeure et perdure obliquement avec une « corrosion » sans fin et suicidaire, c’est encore cette médiocratie et cette incivilité de plus en plus évidente de la société dans un « conditionnement » suspicieux de longue date, stationnaire, anesthésiant, mis en place par un pouvoir félon, rendues comme « invincibles » jusqu’à ce jour par l’élite légitime et intègre de la nation algérienne, devenue aujourd’hui multinationale – comme l’E.N de football – mais hélas inlassablement « contaminée », éparpillée et en situation de dissonances et de conjonctures de chasse gardée.

Pour situer l’élan de l’action et la compréhension du cas de figure algérien par son « osmose » secrète des intelligences, l’agence américaine de renseignement avait toujours tenté de causer de sérieux problèmes à la France et à ses « services » en utilisant toujours « le joker algérien » !

Une arme fatale contre le « talon d’Achille » de la république française !


Pendant que l’ancêtre de la CIA, l’OSS (Office of Strategic Services) déjà installée dans son tout premier bureau à l’étranger à Tanger en 1942, pour préparer la réception de la flotte militaire américaine en Afrique du Nord, et aussi surtout pour collecter des informations et conduire des actions « clandestines » et « non ordonnées », dans la région méditerranéenne, par d’autres « organes » y compris celui de la mafia sicilienne . L’office américain avait détecté en même temps le sentiment spontané général anticolonial du peuple maghrébin et de son désir croissant, pendant la deuxième guerre mondiale, pour son autodétermination et à sa souveraineté.

L’un des premiers « atout » de la future CIA venait déjà d’être constitué pour une étude à court terme de déstabilisation de la France et de ses territoires d’Afrique du Nord après le conflit mondial.


D’après une fuite d’un ex- conseillé de l’Élysée, un ancien juif natif d’Algérie, un des plus anciens conseillés que Mitterrand avait eu en son service, il avait laissé souffler un jour dans une émission télévisée de faible audimat, animée par un autre journaliste de renom, pied noir également, la certitude irréfutable de l’infiltration de l’agence américaine dans la première mouvance libératrice algérienne.

Le fort sentiment national de liberté et la forte volonté du peuple algérien avaient été si présents et mûrs à l’époque que l’occasion avait été inratable pour les services américains « d’exploiter » cet état de fait pour une éventuelle influence manipulatrice d’empresser le cours des événements politiques par lequel pouvait retarder ou même neutraliser la France, quelque que soit son model expansionnisme d’après guerre 39/45, et de la « maintenir» occupée avec un « désordre maghrébin, surtout algérien » dans un début de politique de rideau de fer avec l’URSS.


Ce qui avait été initialement convenu de fêter la libération du monde du fascisme d’Hitler dans une marche de liesse populaire comme partout ailleurs dans le monde, s’est transformé par « inadvertance » en une marche de revendication nationale à l’indépendance en Algérie, avec en prime, un certain Messali El-Hadj bravant pour la première fois le premier drapeau algérien.

Le « déclic » collectif psychologique et militant du peuple algérien avait été actionné en montrant pour la première fois au monde, après une longue somnolence (74 ans exactement), sa capacité encore existante à s‘auto-émanciper.

Sans doute, l’un des premiers pires coups tordus de l’OSS/CIA à l’étranger, avait été manifestement la manipulation en partie, de poches violentes des mouvements de gauche et d’extrême gauche franco-algérienne – dans toutes ses souches ethniques – en France et en Algérie, pour combattre le communisme dans la métropole française et en Europe occidentale.

Les « premiers instincts » formels d’actes terroristes urbains dans l’histoire d’un pays musulman avaient été « inoculés» macabrement et effrontément sans que l’OSS (ou ses organes) ne « jauge » réellement de son geste fatal manipulatoire.

Ce qui avait été quelque part, « subversivement parlant », la mise à feu de la mèche de l’explosion des massacres de Mai 1945 dans l’est algérien avec des milliers de victimes. La réplique des forces coloniales avaient été si barbare et surdimensionnée que gravement beaucoup de sang avait été coulé. Le carnage avait suscité une haine et une vengeance éternelle dans la mémoire vivante de l’imaginaire algérien.

Cela avait dépassé complètement les attentes des services américains. Le compte à rebours avait sonné son glas !

Désormais, rien ne serait plus jamais comme avant en Algérie, la France venait d’avoir une secousse tellurique politique engendrant une guerre d’insurrection neuf ans plus tard sur son propre « sol » et une chose « inattendue » arriva pour l’establishment français, un changement de république en 1958.

La vulnérabilité de la France avait été totale. D’ailleurs, c’est ce qui avait motivé en sorte la méfiance extrême du général De Gaulle vis à vis des américains et à être plus lucide et ‘projectionniste’ – sous la pression du mouvement indépendantiste annoncé et encouragé dans le tiers monde – dans sa « résolution », fignolée auparavant et ficelée par ses « services » de l’embarras algérien, en nourrissant en catimini un caprice d’une « chasse gardée » qui rapporterait de gros dividendes pour la France dans quelques années.

En vérité, le général aurait juré dans son fort intérieur qu’il ne quitterait pas l’Algérie les mains vides au début d’un défi mondial d’essais d’armes nucléaires et d’accaparement de richesses énergétiques, la « vache à lait » avait été découverte à Hassi-Messaoud ainsi que le « plateau laboratoire » de Reggan à peine distant de 3000 km de Marseille, et que la « politique » de De Gaulle serait bénéfique un jour ou l’autre pour le future et que ça couterait moins chère à la France.

Pas du tout bête la projection du général ou plutôt celle de l’intelligence de ses « services » !

En fait, le destin tumultueux et dramatique du pays débuta vers la fin de la deuxième guerre mondiale. Un « accident de parcours » qu’avait causé la guerre froide avec tous ses dommages collatéraux y compris d’une lutte « hâtive » révolutionnaire algérienne fratricide à l‘autodétermination avec un « banco » gagnant d’avance pour la France en commençant à « divorcer » tragiquement et « physiquement » avec ses territoires, oh longtemps occupés de l’Afrique surtout celle du… Nord !

Sans vouloir jouer avec la fibre patriotique de qui que ce soit, ni de considérer, loin de là, les valeureux martyrs comme du bétail vainement sacrifié ou comme de la chair à canon, ni d’altérer l’image de nos glorieux héros, y compris Boussouf ou Messali, ni aussi offusquer les moudjahiddines encore vivants, ces derniers « intramuros » dont la majorité qui avaient crû à la cause et réalisé leur mission impossible – avortée – avec leurs moyens de bords moribonds et « démunis » que ce soit en moyens et aptitudes d’intelligences et de stratégies ou en moyens militaires et de logistiques.

Trêve d’hypocrisie et d’orgueil mal placé ! Pour une fois, il faut le dire sans ambigüités ni honte. La « révolution » algérienne avait été au dessus des moyens de ces initiateurs, mais heureusement la volonté du peuple était à chaque fois présente par sa foi en dieu et par sa soif de vaincre l’asservissement d’un colonialisme plus que centenaire et d’aspirer à la liberté une fois pour toutes et à tout prix, surtout après les sanguinaires massacres de Mai 1945.

Presque tous les anciens cadres de l’O.S qui fût ex-militaires ou civils issus de « l’implosion » du PPA/MTLD étaient de jeunes adultes dynamiques, dont la majorité fichée par les R.G et la DST, ils étaient investis d’une autorité parfois terrible, souvent barbare, toujours absolue. Provenant de divers horizons de la société, ayant gagné leurs galons sur le terrain avec en commun un « idéal » d’indépendance national et pour certains une ferveur patriotique infaillible « zélée » voulant passer à l’action armée dans les plus brefs délais, malgré les conseils de l’autre tendance intellectuelle « néo-messaliste » et de l’association des Oulémas, tous les deux modératrices contre la précipitation d’un déclenchement hasardeux et sans préparation d’une insurrection armée.

Une attitude et un attentisme temporaire raisonnable par rapport au constat et à l’assise creuse, sociale et politique de l’époque, afin d’éviter des dommages et dégâts irréversibles, parce qu’il faut se l’avouer et sans aucune tergiversation, l’ennemi était certes cette France officielle de la métropole et ses forces armées expulsées par un peuple fatigué de tous les sacrifices, mais l’antagonisme de 132 ans de colonialisme français était aussi également déjà « dilué » dans ce dernier sous divers facettes, et hélas malgré tous les efforts de « souches » consentis, quelques traces « hybrides » indélébiles demeurent en quelques sortes présentement, avec comme preuve intrinsèque, cet article écrit dans la langue de Molière, bien que Kateb Yacine la définissait comme un « butin » de guerre, une nomenclature judicieuse et appropriée de ce dilemme et drame politico-social-culturel algérien, lequel était constamment depuis la nuit des temps en « gestation » maffieuse, criminelle et assidûment « dérobée » et qui de surcroit ne s’est vainement jamais délivrée en conséquence depuis cette indépendance « estropiée ».

Cependant et à propos de la ferveur patriotique infaillible et « zélée » de nos cadets de l’O.S, on ne sait nullement si c’est « génétique » ou inné au paradigme mental du caractère algérien, car on distingue clairement, encore une fois, la même similitude « clonée », violente, intrépide, « kamikazée » et politiquement novice par laquelle avait baignée l’ambiance de la tendance islamiste voulant s’investir dans le maquis armé après Décembre 1991. On dirait que c’est l’effet certainement du mouvement de « l’osmose » quand celle-ci réintègre l’ordre de la trajectoire de sa mission créatrice !

Le légendaire épiphénomène de la nuit de la Toussaint rouge et de ses fils dépassa largement l’exploit tactique et rusé, caricaturalement parlant bien sûr, de celui de la camorra américaine avec sa « nuit lépreuse » quelques années auparavant où Lucky Luciano avait manigancé et réussi l’exécution de 40 attentats maffieux à travers plusieurs États aux USA en une seule nuit, pour recréer le nouveau syndicat du crime roulant avec les mêmes règles du jeu jusqu’à date.

En fait, le parallèle de l’ingéniosité (expressément de l’action organisationnelle, hors motivation) est pour dire que la prouesse du « concile » des 22 (CRUA) fut historique d’avoir réussi en un court laps de temps, – avec quelques vieux fusils de chasse, couteaux, haches et bombes artisanales – la première et seule opération d’un déclenchement armé jamais synchronisé de toute l’histoire d’un pays avec plus de 70 attentats répartis sur 17 endroits de tout le territoire national en l’espace de quelques heures.

Le 01 Novembre 1954 fut une intention et un acte collectif réellement prodigieux et courageux après un long assoupissement de la résistance et du militantisme. À cette époque, l’authentique « yes we can » algérien, le « wellah ghir gadrine » ou bien le « ih a nizmir » vernaculaire issu de la racine, claironné d’Allah Akbar plein de foi, avait fusé et ratissé très large, même au fin fond arrière du pays, pour profiter de cette vague révolutionnaire que Larbi Ben M’hidi avait « jetée » dans la rue !

Est-ce que ce « miracle » – volontaire et collectif des ainés de la patrie et du peuple – pourrait être réitéré dans son extension au contexte actuel avec la nouvelle génération dans un pacifisme marquant les annales de ce début du 21ème siècle ?

La technologie de l’information avec ses « armes » furtives et silencieuses le dira dans un proche avenir. Les fusils de chasse ont laissé la place depuis belle lurette aux drones et aux virus de tous genres dans un combat « cybernétique » ponctué d’un terrorisme télécommandé et « résiduel » partout dans le monde, dépassant tout entendement « onusien » des « intelligences » les plus averties !

L’histoire de cette lutte insurrectionnelle algérienne pour l’autodétermination était une guerre tragique et « intestine » certes, mais elle était aussi notamment subversive et terroriste, un « pugilat » subreptice de barbouzes de l’ombre lesquels se sont tissés en organisations étatiques vers la fin de la guerre mondiale comme par exemple, l’’OSS en 1942 l’ancêtre de la CIA créée en 1945 ou le SDECE français en 1945 avec la DST en 1944, le CAB 1 ou 5ème Bureau marocain en 1956, les services égyptiens en 1952 et plus tard, les L.G (liaisons générales) du CCE algérien par lequel il y avait eu un flottement ombrageux de 4 années à l’image de l’opacité actuelle du régime pour pouvoir donner naissance en 1958 à un « bébé malgache né déjà avec sa moustache », car ce dernier était le seul ministère (MALG) solidement constitué auprès d’un nouveau GPRA virtuel au départ, singulièrement après la disparition ou de la mise à l’écart des vrais barons de la révolution algérienne et jusqu’aux premiers rounds des négociations secrètes avec la France.

Cela rappelle certainement la similitude de l’éclosion subite et de l’épopée fulgurante d’une organisation post indépendante en l’occurrence le parti politique du RND en 1997 avec Ahmed Ouyahia à sa tête, en pleine période de massacres collectifs et de terrorisme d’État. Encore un autre remake du « clonage » habituel servi par le cabinet noir avec un différent procédé « post indépendant » factice !

En tous cas, le monde secret de la guerre de coups tordus, sans pitié, des services, avaient amplement prévalu dans les événements insurrectionnels d’Algérie, et même si «l’historiographie» des services du FLN toujours criarde en parti par sa non-authentification des faits et par son manque d’objectivité des rôles assumées par ses principaux acteurs, mérite qu’on s’attarde, particulièrement et sans faute, sur le premier directeur des services de renseignements algériens, le colonel Si Mabrouk.

Ce serait prendre un pari hasardeux de faire de la « fiction à la Coplan » quand on sait que rien de tangible n’a encore été rédigé sur le parcours de Boussouf et que les écrits inspirés par les faits d’armes de ses compagnons se comptent sur les doigts de la main et sont de l’ordre du…grimoire !

Issu d’une famille pauvre, il avait réussi à décrocher son brevet. Il avait sans doute aguerri sa personnalité en se frottant très jeune à la psychologie de la foule en travaillant comme « coursier ». Son adhésion clandestine au PPA/MTLD fut toute une aventure espérée pour lui qui honnissait le colonialisme à chaque fois qu’il respirait.

À 21 ans, il fut cadre de l’O.S. Son engouement à la politique le balançait de « gauche » comme de « droite », d’ailleurs comme dans ses lectures favorites. D’après un témoignage personnel de Mohamed Harbi, Boussouf pouvait s’abreuver par exemple de « Que faire » de Lénine, comme de « l’Ère des organisateurs (The Managérial Révolution) de James Burnham. Tout le monde connaissait plus ou moins Lénine, quoique peu d’algériens, du moins en ce temps-là, aient lu son œuvre. Sans parler de l’Ère des Organisateurs de James Burnham, le père de la philosophie du libéralisme actuel. Sa flexibilité de la « chose » politique était tout à fait étonnante.

Mais ce qui l’avait sans doute pré conditionné et façonné formellement à ce qu’il allait être, fut d’abord la clandestinité du PPA et ses « méthodes exécutives », ainsi que fondamentalement, la découverte et la lecture assidue de la « bible » des barbouzes et des polices politiques : « Le viol des foules par la propagande politique », un livre écrit par Serge Tchakhotine (1883-1973), un élève d’Ivan Petrovic Pavlov.

Ce livre avait été censuré par le ministère français des Affaires étrangères en 1939, détruit par les Allemands après avoir occupé la France, interdit de publication et de vente sur tous les territoires occupés par Hitler. Ce qui prouve, s’il en était besoin, de sa valeur « pratique » pour le colonel Si Mabrouk, vu son ascension rapide au sein de la haute hiérarchie de l’instance gérante de la lutte de libération nationale.

Principalement, il était le géniteur capital du culte du secret et de la clandestinité, l’inaugurateur du mode de l’assassinat politique et surtout le fondateur du « syndrome de l’impasse constitutionnelle algérienne » avec son État-policier post indépendant en lui léguant des centaines de cadres qui avaient pris en charge les services essentiels et sensibles de l’État, en matière de télécommunications, de sécurité, d’administration et de diplomatie en devenant les dinosaures du régime.

Qu’on en juge franchement depuis 1962, le MALG avait produit : 2 Chef d’État, 15 généraux, 70 colonels, 2 chefs de gouvernement, 25 ministres, 20 walis et 35 ambassadeurs entre autres, sans compter près de 50 tonnes de documents classés confidentiels, originaires de la base Didouche en Libye, qui figurent actuellement dans les statistiques de renseignements de la maison DRS.

Le patron du MALG fut l’un des rares « rescapés » de la razzia de la DST exercée au début des années cinquante contre les cadres de l’O.S, car il était devenu un expert de l’escamotage, un véritable génie de l’ombre, un clanique suspicieux et instinctif.

Sa position à la tête de l’intelligence algérienne et aussi en étant le grand « B » ascendant des trois « B », le triumvirat prépondérant du FLN de l’époque qui se composait de deux beaux-frères du constantinois et d’un « petit lion » du Djurjura, lui avait permis de désigner les chefs régionaux. Il détenait la haute main sur le filtrage et l’aiguillage des nouvelles recrues. Il avait copié, comme par « magie », le même organigramme et découpage territorial militaire de l’armée française en Algérie.

En même pas quelques mois après 1956, après un début indigent de la révolution par ses moyens humains, logistiques, médicaux et autant financiers, cet ancien livreur d’à peine 30 ans avait eu une facilité déconcertante pour l’acquisition des moyens généraux digne d’un service de renseignement, avec un budget à disposition de plusieurs centaines de million de francs. Sans compter d’autres centaines de million en faux billets et fausse monnaie. Il brassait avec le milieu spéculateur international et sa base de données de ressources remplissait son fameux calepin en cuir noir, son « blackberry » personnel avec quelques numéros de téléphones appartenant à de tierces hautes personnalités ou d’organisations importantes qui avaient de quoi faire retourner brutalement les chouhadas dans leurs tombes.

Il avait été celui qui n’hésitera pas à dresser des bulletins de renseignements quotidiens sur les gens de l’état-major qui les taxait de manques de réflexions et d’innovations pour se couvrir de la plainte officielle de l’EMG en 1961, lequel après avoir entendu les échos de toutes les régions, quand à l’approvisionnement en armes qui faisait « défaut » cruellement depuis déjà plus que deux ans.

Cependant certains constats objectifs devraient être mentionnés, la vérité est que les services spéciaux français étaient des experts dans la subversion, l’infiltration et surtout le « retournement ». De quotient beaucoup plus supérieur au MALG, ils savaient presque tout d’avance et avortaient presque tout projet secret du FLN, dû à l’écoute des transmissions, la filature, le renseignement, la délation, la torture et notamment les agents doubles.

Déjà au début de 1955, le Colonel Jacques Morlane, directeur du SDECE, perplexe et inquiet de la situation et de l’insurrection algérienne ainsi que de la pression permanente de la décision politique du cabinet noir français, influencé par le puissant lobby colonial, il avait posé la question sésame à son stratège agent instructeur, le Capitaine Krotoff, ce dernier fut plus tard la raison de la perte de Mustapha Benboulaid avec son idée diabolique de radio piégée :

« Krotoff ! Quel pourrait être, à ton avis, le meilleur moyen de noyauter et d’infiltrer le FLN, sûrement et à long terme ? »

Le capitaine lui répond: « Mon Colonel, la seule place où une « brique » est bien cachée…c’est bien évidemment dans un mur ! ».

Fut cette chose faite et renouvelée plusieurs fois ? Il n’y a que le présent astringent d’aujourd’hui qui puisse répondre à cette question, en avouant de manière crue et funeste, que ce ne fut guère depuis, l’affaire d’une « brique » qui était tombée sur la « tête » de la nation algérienne, mais un semblant d’une avalanche continue de toute une « muraille » de Chine !

Alors que sur le terrain militaire, la cause était entendue et bouclée à la fin du premier semestre 1959 pour la France, dès lors, que Georg Puchert, principal fournisseur d’armes du MALG, manipulé dés le début par le commandant Gérard Larzac du SDECE à Tanger et assassiné par les officines de ce dernier le 03 Mars 1959 à Frankfurt en piégeant sa voiture d’une bombe.

Et qu’aussi le général Challe pouvait annoncer au général De Gaulle qu’il existait désormais une solution militaire au problème algérien en clôturant le pays par des lignes électrifiées. Tactiquement, ce fut le tournant de la lutte en l’étouffant dans l’œuf, et en obligeant un « no man’s land » pour piéger l’intelligence algérienne à déplacer son QG au Maroc et en Tunisie nouvellement sous « protectorat » français et de l’accueillir dans « les bras de Morphée » !

Aussitôt, aucune balle ne traversa les frontières pour différents «prétextes» et les négociations secrètes avec la France avaient déjà bel et bien commencées, le spectre de la future «indépendance confisquée» paraissait à un horizon proche pour « l’élite » que Bouteflika avait reconnu, il n’y a pas si longtemps, sur le canal d’El-Jazzeera TV, en revendiquant, sans honte ni humilité, à qui revient « judicieusement » cette « paternité de la révolution algérienne ».

Également, les services spéciaux français étaient au courant – comme de nos jours d’ailleurs – des ristournes faites aux profits des acheteurs et intermédiaires sur les contrats et commandes d’armement que Boussouf et Cie passaient à Puchert et à ses réseaux d’ex-nazis en Europe occidentale.

Georg Puchert, un autre « ingrédient » de cette « osmose » des intelligences.

Ce lituanien ex-agent du KGB russe, fiché chez les services français et du Mossad, ironie du sort, mort en martyr pour la cause du FLN avec ses cendres rapatriées au cimetière d’El-Alia en Mars 2007. Son « engagement patriotique » fut nourri par la promesse corruptrice de Krim Belkacem de lui discerner le futur ministère de la marine marchande de l’Algérie indépendante. Quelle idée oligarchique fusait déjà au sommet en 1958 !?

Connu aussi sous le sobriquet de « Capitaine Morris» pour son trafic maritime de cigarettes Phillip Morris, trafic qui facilitera l’infiltration en 1955 de la taupe Mario Calvert alias Pedro du SDECE (présumé assassiné bien avant par l’O.S à Laghouat) dans le cercle exécutif maffieux et familial du trafiquant d’armes, tout en s’amourachant naturellement en plus de la fille de celui-ci, Marina Puchert.

Les services français étaient aux premières loges quant à la réalité du business de Boussouf, ils avaient pratiquement le carnet de commandes du FLN dans les mains. Cette taupe de « Calvert » avait été la cause de la perte de 2.5 milliards de francs au trésor du FLN, 2500 tonnes en armement arraisonnés, sabotés ou saisis. De l’aveu du commandement militaire français, les services spéciaux avaient permis la saisie d’un tonnage équivalent à celui qui fut récupéré au combat par l’Armée, au cours des sept années de guerre d’Algérie.

(À suivre partie 2.2)

A.By



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27 Commentaires sur cet article

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  • rabah
    4 juillet 2010 at 23 h 12 min - Reply

    Pourquoi, l’Algérie est indépendante? Comment se fait-il alors qu’en tant qu’algérien, je ne peut entrer à Moretti ou club des pins? Est-ce toute l’Algérie qui a été libérée ou reste-t-il des enclaves sous statut spécial?
    De mon côté, je crois fermement que les algériens sont toujours colonisés. Seuls la nationalité des colonisateurs a changé. Et encore! Car la majorité des tenants du pouvoirs ont aussi la nationalité française!!
    Pour s’en persuader, il suffit de comparer le niveau de vie des martiniquais (sous colonisation française) et celui des algériens, soit-disant indépendants. La réponse est suffisante pour dire que la majorité des algériens auraient trouvé leur compte si la France était restée. En tout cas, il y aurait moins de harragas et surtout, plus de joie de vivre.

    ==========================================
    Je disais il y a quelques années dans un article que « Tout observateur politique honnête se rendra compte quelque temps après la libération du pays, que les mêmes pratiques et moeurs politiques coloniales avaient été reconduites par ceux qui se sont accaparés du pouvoir. Nous pouvons dire et sans hésiter que l’indépendance chèrement acquise et tant attendue par un peuple assoiffé de liberté et de justice s’était transformée malheureusement en une simple algérianisation de la politique coloniale de la part des gouvernants autochtones. Il n’y a pas eu de libération autre que territoriale car il n’y a jamais eu de rupture réelle avec le modèle imposé par la colonisation. »

    Si je partage votre analyse concernant la néo-colonisation indigène, qui rejoint mon écrit, par contre je ne partage pas du tout votre conclusion concernant les « bienfaits » de la colonisation si Fafa était restée. Je comprends votre désespoir, qui est celui d’une grande partie de notre jeunesse qui a perdu tous ses repères du fait de cette politique suicidaire pratiquée par ce régime illégitime de voyoucrates, mais pas au point de remettre en cause les sacrifices d’un peuple. Nos aînés ont libéré la patrie, sans pouvoir libérer les citoyens. Ils ont fait ce qu’ils ont pu avec les moyens de bord. Qu’avons-nous fait, nous, en tant que générations de l’indépendance? A quoi servent nos diplômes, nos titres, nos grades et notre intelligence, si nous acceptons de nous taire devant des imposteurs ignares. Plus grave encore, quand certains d’entre nous se mettent au service de cette ignorance au pouvoir ! Sommes-nous incapables de nous libérer de ces aventuriers lâches et criminels quand on sait que nos parents analphabètes ont su combattre et faire déguerpir la 4e puissance de l’époque appuyée par l’OTAN?
    Le temps n’est plus aux lamentations et à la fuite en avant, mais à la réflexion et à l’action !
    Cordialement.
    Salah-Eddine




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  • ksel
    5 juillet 2010 at 5 h 59 min - Reply

    Les colonialistes barbares et les néo-colonialistes généreux, prédateurs sont de la même nature, des sanguinaires, des criminels, des assassins, à une différence moins, le colonialistes n’étaient ni des démagogues, ni des voleurs de millirds et ils n’étaient pas constitués en une mafia.IL faudrait une autre révolution plus violente que les évènements d’octobre 88 pour que le peuple se libère de cette abjecte dictature et qu’ALLAH, nous apporte le secours et sa grace divine pour nous délivrer de nos chaines et d’alléger nos souffrances insupportables. Ksel.




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  • khaled
    5 juillet 2010 at 10 h 53 min - Reply

    La solution a nos problèmes ne peut venir que de nous-memes.

    Ceux qui prônent le retour a l’ancienne puissance ne sont que des partisans d’un néo-colonialisme aussi barbare que le premier.

    Avec toutes ces injustice, nous protègerons cette indépendance chèrement acquise avec la détermination de changer cette situation pacifiquement.

    Vive l’Algérie Indépendante.
    Gloire a nos martyrs.

    Amicalement
    Khaled

    =================
    Du calme mon cher frère. Je comprends votre colère mais évitons les dérapages verbaux.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • khaled
    5 juillet 2010 at 13 h 19 min - Reply
  • Mohamed Jabara
    5 juillet 2010 at 17 h 42 min - Reply

    Citation « le passé arbitraire et traitre, lui, n’en aurait guère fini avec l’Algérie, jusqu’à l’établissement avéré des vérités indignes et commotionnelles de ses dernières 60 années opaques de son histoire contemporaine ».

    Par cette phrase Monsieur Benyelles résume la situation que nous vivons. Il se trouve encore des voix pour affirmer sans gène l’idée qu’il aurait été meilleur pour nous que la France coloniale reste. Un proverbe bien de chez nous dit « mon frère et moi contre mon cousin et mon cousin et moi contre l’étranger ». Je prèfère donc des barbouzes bien de chez nous, même s’il faut militer contre eux que des barbouzes d’une autre nation.




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  • Alilou
    6 juillet 2010 at 1 h 20 min - Reply

    Salut a tous, (J’espere que vous allez publié mon message)

    On se demande ce qui s’est passé, de ce qui se passe et de ce qui se passera ???

    La reponse a toutes ces questions reside en nous tous.

    Je viens de passer 3 semaines en Algerie, Alger, je peux vous dire que je reviens de la choqué, traumatisé, débousolé et plus desesperé que jamais.

    Je ne reconnait plus rien dans ce pays en eternel chantier, poussiereux et sale, j’ai plus entendu d’obsenités et de vulgarités labas en 3 semaines que toute ma vie a l’etranger (20 ans).

    Je me pose la question aujourd’hui si ca vaut vraiment la peine de sauver ce pays,car en ce qui concerne les personnes, illa men rahima rabouka, ils ne merritent pas de vivre sur cette terre qui a enfanté tant d’HOMMES qui ont sacrifiés leur vie pour que ce kash bakhta y vive dessus.

    Mon pays a perdu son ame, ces racines, ces points de repere, il ne reste que les os. Jamais de ma vie, je n’aurai cru que j’arriverai un jour a desesperer de ma patrie mais la, je vous le jure, j’ai vu des paradoxes a plein rue en plein jour le yeux ouverts.

    On peux ecrire du matin jusqu’au soir jusqu’a la fin des temps tout ce qu’on peu ecrire ca ne changera rien au probleme car d’apres moi il est ancré profondement dans notre ame, ce pays est voué a sa perte.
    Vous pouvez relire tous mes postes, un vrais nationaliste dans l’ame, mais la, je crois que je vais rendre mes armes, je ne verserai pas une goutte de mon sang pour ces gens que je ne reconnait point en tant qu’Algeriens, ce n’est pas possible, il n’y a aucune solidarité, aucun patriotisme, aucun nif ni horma, tout est vendu en dinars.

    Alors pleurer et se dire s’il reste une place a morreti ou club des pins, en ce qui me concerne j’en ai rien a f….En ce qui concerne notre independance, elle n’aura durée que le temps de la signature.

    Ce bled est fini, nos gouverneurs ont reussi la ou la france a echoué et je le repete, quand les HOMMES n’avaient rien ils se sont soulevés contre la hoggra, mais la les notre ont su contourner cet obstacle, ils leurs ont tous donné ce gout du gain facile et ils ont ainsi aneanti tout espoire de rebelion, l’ame de l’algerien a ete vendu au diable a 1 cent (Euro).

    Basta, il n’y a rien a sauver.

    Désolé pour autant de pessimisme mais la realité a ete tres dure a avaler pour moi durant ces 3 semaines.

    Pardon par avance.

    Alilou




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  • MH99
    6 juillet 2010 at 15 h 13 min - Reply

    Bonjour,

    Je pense que le contenu du post d’Alilou corresponds plus a la realite… C’est bien d’ecrire a longueur d’annee, de philosopher/de faire des analyses politico-socio-economique/et religieuse, de proposer des strategies pour sortie de crise..etc… mais ce sont aussi les faits concrets qui font l’histoire et change l’histoire vers la catastrophe ou vers le bien…
    Je suis en deplacement et j’espere ? intervernir plus tard sur ce sujet.. [very important topic]..

    P.S.: J’espere intervenir sur le sujet de renoncer a sa nationalite algerienne (c’est peut etre choquant/ but try to take it easy sans chauffer..), renoncer donc en bloc par milliers (principalement pour les milliers d’intellectuels etc.. a l’etranger/ sauf pour cas de force majeur: example: parents malades etc..a visiter en algerie ..), renoncer donc a sa nationalite algerienne (jusqu’a ce que regime maffieux disparaisse), sinon prendre le risque de mourrir apatride.. (cas ou le regime maffieux persiste pour ceux qui mourraient apatride)..

    P.S. Je donnerai autres details plus tard si le temps me le permet sur le sujet ci-dessus..

    Salutations,
    MH99




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  • bouyilès
    6 juillet 2010 at 19 h 33 min - Reply

    Mon cher Allilou
    En lisant tes précédents posts je me posais toujours des questions sur tes exhibitions patriotiques et ton acharnement à tout vouloir révolutionner.Maintenant je comprends,tes posts tu les envoyais de l’étranger et la nostalgie était pour beaucoup responsable de tes rêveries.
    Nous aussi on est des rêveurs,bien que vivants in-situ.
    J’essaie au maximum de me défaire du monde d’ici-bas.Je voyage à travers le net et j’oublie les problèmes quotidiens.J’essaie de passer la majorité de mon temps libre dans ce monde virtuel.
    Ces derniers temps,on parle beaucoup de maladies aliénantes sur le site.
    J’espère qu’on n’est pas entrain de devenir fous!




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  • Alilou
    7 juillet 2010 at 2 h 12 min - Reply

    Cher Bouyeles,

    Mon patriotisme est sincere est pure et plein d’amour pour ma patrie, meme si je vie a l’etranger, mon coeur est resté attaché a ma nation.

    Je gardais un reve ambitieux de voir mon pays s’en sortir.

    Ce que je n’arrive pas a comprendre est (What happened)??? aux Algeriens de devenir ce qu’ils sont aujourd’hui??? Je sais que 10 ans de terrorisme vienndraient a bout tous les durs, mais je ne pense pas que ce soit ca qui a cassé l’ame des Algeriens, on est rodé apres 130 ans de hoggra, il ya autre chose qui a fait perdre le nord a mes freres, a mon avis, et ceci n’engage que moi, je crois que c’est d’avoir substituer notre ame pas des EUROs…

    Mon ami Bouyeles, je ne crois pas que nous sommes fous, mais perdu… sans repere, pas de sens a notrer vie, substituer les principe elementaire de la dignité pas des EUROs conduira inneluctablement a ce desastre.

    Tu me dira certainement que je parle ainsi car je vis a des milliers de KM, j’ai quitter mon pays pour chercher le savoir pas le fric, j’aurai voulu le fric je serai resté chez moi, je serai aujourd’hui plus riche avec une super-position. Mais j’ai choisi le savoir.

    Je souhaite avoir tord et qu’au fin fond du puit il ya peut=etre de la lumiere, je prie Dieu d’avoir tord et de voir de mon vivant ma patrie a la place qu’elle merite.

    Mille sinceres excuses pour ceux que j’aurai blessé par mes paroles. Peut-etre que je suis Fou et stupide.

    Alilou




    0
  • Mohamed Jabara
    7 juillet 2010 at 2 h 49 min - Reply

    @ Alilou.

    Si tu es resté trois semaines entières sans fuir c’est que tu te plaisais quand meme ! Quand on décrit un pays comme tu décris l’Algérie, on n’y reste pas une journée mon frère !




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  • radjef said
    7 juillet 2010 at 10 h 32 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Le 1er novembre n’a jamais été une revolution. Une jacquerie à la Pougatchev qui s’est terminée par un genocide intellectuel et culturel en 1962. De quels sacrifices parlez vous? Au 20 aout 1956 alors que les effectifs de l’ALN ne depassaient pas les 90000 hommes, le nombre des harkis et des suppletifs avait largement atteint les 300000 éléments. Au lendemain des accords d’Evian, le nombre de harkis etaient estimé a plus de 500 000 hommes alors qe celui de l’ALN a qui s’est ajoutée l’armée des frontieres faisait a peine 70000 elements.Il faut dire la verité. Les choses sont mal parties depuis les AML. La revolution ne se prepare pas au bout de quelques semaines…Certes le peuple algérien voulait son independance, mais pas de la maniere dont on la lui imposait au 1er novembre 1954.
    Aujourd’hui le pouvoir algerien dans un elan de nationalisme degradant et ubuesque demande à la France de se repentir, mais interdit-grace au concours precieux de la France- aux universitaires de faire un travail de memoire sur ce que fut veritablement l’histoire recente de notre pays…Autre chose, Said Sadi ferait mieux de psychanalyser l’action du 1er novembre 1954 au lieu de jouer au prof d’histoire.




    0
  • Alilou
    7 juillet 2010 at 12 h 45 min - Reply

    @M-Jabara,

    J’Y suis resté 3 semaines pour des raisons de famille, autrement je n’aurai pas pu rester plus lontemps, certainement pas a Alger et Tizi.

    Peut-etre que ailleur il fait bon vivre, mais a Alger non merci.

    Comme je l’ai dis dans mon dernier message, je souhaite avoir tord, que c’est peut-etre l’effet du soleil, ou un ecces de nicotine, mais je continu a dire que il ya quelque chose qui est a l’origine de ce que j’ai vu labas qui a transformer completement les Algeriens a devenir ce qu’Ils sont aujourd’hui.

    Il serait plus que temps de tout faire maintenant autrement, je ne vois pas de solution, avec ma cervelle de moineau.

    Désolé une fois de plus mais la verité est tres dure a accepter.

    Salutations




    0
  • Mohamed Jabara
    7 juillet 2010 at 13 h 43 min - Reply

    @Alilou.

    Je n’avais pas vu ton second post, je retire le mien et adhère à tes thèses du second post.

    Lorsque la valeur matérielle est érigée en seule valeur, la société s’écroule car par principe fondée sur l’entraide et les valeurs morales et elle perd sa cohésion en les perdant.

    Tu as absolument raison malheureusement.




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  • boutef suke
    7 juillet 2010 at 16 h 52 min - Reply

    salutations,

    Le mal l’emporte quand les gens de bien se croisent les bras !!
    l’Algérie victime d’elle même




    0
  • bouyilès
    7 juillet 2010 at 17 h 41 min - Reply

    L’éclairage de Said Radjef est très significatif,et les chiffres ont tout l’air d’être vraisemblables.Ceci expliquant cela,on comprend donc l’ampleur du oui à certains scrutins ayant pour seul but la sauvegarde des intérêts d’une certaine caste rattachée à la puissance qui leur a donné naissance et dont le seul programme et le maintien du pays dans son état inerte de 1962.




    0
  • Alilou
    7 juillet 2010 at 18 h 01 min - Reply

    @Rajef,

    Il serait interessant de re-ecrire la veritable histoire de notre nation, mais a mon avis, le temps est mal choisi.

    Ce qui est plus urgent a faire est de remettre sur les rails cette nation et ce peuple partis a la derive, si on veut batir solide on doit le faire sur du solide,

    Malheureusement, notre ecole forme des … je ne sais quoi, cette ecole est detruite et sans ecole point de nation, le ministre de l’education est fier d’afficher un 68% de reussite au BAC 2010, avec son systeme a la noix qui a detruite l’essentiel et forme des demi portion de fromage.

    Il faut reponser tout un ensemble et a mon avis qui n’engage que ma petite personne, on est parti pour la refonte de la societé algerienne de fond en comble. Que l’on repense a des solutions concretes pour l’avenir car si on ne le fait pas il n’y aura personne pour ecrire la veritable histoire de notre nation, L’oeuf ou la poule, le choux ou la chevre.

    La priorité reside ou ??? JE VOUS POSE LA QUESTION A TOUTES ET A TOUS.

    On commence par quoi ???

    On ce qui concerne les 500 000 harkis que la France a laissé ou enmmené avec elle, je crois qu’il est trops tard pour essayer de faire quelque chose, le mal est fait, la pathologie est diagnostiquée, il faut passser a la therapie.

    Salutations

    Alilou




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  • nedjma
    7 juillet 2010 at 20 h 06 min - Reply

    Sommes-nous détruis parceque nous avons détruis,le jeu infernal.
    la nostalgie me guide,parmi les solitudes je m’en irai,
    prends ma main hisse-la,j’ai trop pleuré,
    d’un pays à un autre je m’en vais,d’une langue à l’autre au souvenir des miens.
    moi nedjma des pieds à la tête,combat,rien qu’espoir.
    je te nomerai peuple que si tu te comportes en peuple.
    pourque je puisse ,fiere, te nomer mon peuple.




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  • karim2380
    10 juillet 2010 at 10 h 09 min - Reply

    J’espère qu’on ne va pas me censurer
    @Radjef,

    Arrête tes insultes contre le peuple algérien et la révolution algérienne. Y en a marre de tout ces historiens à deux balles. L’Algérie ne serait jamais indépendante s’il n y avait pas une mobilisation totale et générale de tous les algériens.
    Arrête de voir les harkis et les traitres partout c’est un discours vieux et dépassé.
    Ce qui s’est passé après 1962 est autre chose. il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Karim




    0
  • radjef said
    10 juillet 2010 at 13 h 46 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @karim 2380, bonsoir. Je n’ai jamais insulté le peuple. Je dis que le peuple est l’otage d’une imposture qui a pour nom le ministere de l’industrie des moudjahidine. Y en a marre avec ce regime qui retient en otage le peuple au nom du 1er novembre 1954. Il est temps de remettre les pendules à l’heure et d’en finir avec ces sacralismes ambiants et degradants qui ont produit toutes ces impostures et ces usurpations a faire tourner une vache kabyle en mulet breton.




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  • Karim2380
    10 juillet 2010 at 17 h 58 min - Reply

    @ Radjef. Le problème dans ta démarche c’est que tu cherche à mobiliser les gens sur une lecture réactionnaire anti-révolution algérienne. Pour être plus précis ta démarche est la suivante :
    a) Le régime tire sa légitimité sur une lecture erronée de la révolution
    b) Il faut détruire le mythe de la révolution
    c) => Destruction du régime en place. => Bonheur absolu pour les algériens.

    Pour moi un tel raisonnement est non seulement absurde mais contre productif et surtout dangereux.
    On peut réapproprier la révolution et changer les choses en Algérie. Il faut juste un travail de militantisme et d’explication, Je peux comprendre que l’impatience est la qualité par excellence de l’homme surtout que cela demande beaucoup d’efforts bien sûr, mais bon rien ne tombe gratuitement du ciel.
    En outre, et excusez ma franchise, mais l’histoire est science et discipline en soi, et il ne faut surtout pas la banaliser comme vous le faites sur ce site.




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  • khaled
    10 juillet 2010 at 19 h 34 min - Reply

    J’ai un peu hésité pour prendre part a cette discussion suite au commentaire d’Allilou.

    Je crois profondément en ce peuple. Nous sommes ni meilleurs ni pires que d’autres peuples.

    99% de notre peuple aspire a une vie décente comme le reste du monde.

    Toute la question est de trouver une nouvelle génération de politiciens capables devant tant de défis de nous rassembler sur un minimum pour un projet de société viable ou chacun SE RETROUVE.

    Les hommes et femmes de bonne volonté existent, ils/elles doivent prendre la relève de ceux qui ont libéré notre pays.

    Amicalement
    Khaled

    Un témoignage: J’ai fait mon service militaire a Djelfa.
    La caserne était dans les steppes. Nous avions l’habitude de jeter les restes de la nourriture dans une décharge. Un vieux avec ses deux garçons ramassaient chaque jour cette nourriture pour sa famille.

    A El-Achoura, vers les soir on vaquait dans la caserne quand ce vieux es venu nous offrir du café en s’excusant que ce soit uniquement du café.

    Pour ce vieux et pour tous les gens de bonne volonté, je crois en Algérie.




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  • radjef said
    11 juillet 2010 at 10 h 35 min - Reply

    Bonjour tout le monde. L’Algerie n’est pas née le 1er novembre 1954 ou le 3 juillet 1962.Elle a existé depuis toujours et le peuple ne doit rien à l’armée. L’armée n’a pas sauvé le peuple du monstre de la colonisation. L’Algerie etait vertuellement independante le jour ou le president americain F D Roossvelt-qui a depeché son fils Eliot et son conseiller personnel R Murphy à Alger-a proclamé la fin des empires coloniaux.
    Comment peut-on juger le 1er novembre à la lumiere de ce que nous vivons aujourd’hui? L’Algerie a t-elle encore une quelconque souveraineté a faire valoir? L’Algerie a t-elle encore une quelconque fierté lorsque 4 jeunes sur cinq sont prets a mourir dans la mer pour devenir français?
    Un demi siecle apres l’independance, l’Algerie et la France refusent d’ecrire leur histoire commune.Depuis plus d’un demi siecle aucune these universitaire n’a été produite ni par les algeriens ni par les français sur la periode 1830-1962. Pourquoi refuse t-on de faire connaitre la realité sur cette periode?
    Le peuple est mur; il n’a nullement besoin de tuteur. Le danger n’est pas dans la volonté de vouloir comprendre le cours des evenements ou de chercher la verité, mais il est dans cette obstination de vouloir entretenir le silence, le mensonge qui a fait le bonheur de petites minorités affamées d’origine inconnue au detriment du peuple.




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  • karim2380
    11 juillet 2010 at 16 h 08 min - Reply

    Ah bon!!! maintenant on doit notre existence à Roosvelt!!! je ne sais pas si tu connais Belkacem Redjaf, qui porte le même nom que toi mais chose est sûre, il doit se retourner dans sa tombe en lisant ce que tu écris.
    Barkana bla tekhlat, tu n’es pas historien.




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  • khaled
    11 juillet 2010 at 18 h 12 min - Reply

    Wallah, je ne peux pas comprendre ces coups de boutoir contre la révolution algérienne.

    Il est vrai qu’elle ne fut pas parfaite…mais il faut être vraiment aveugle pour renier tous ces acquis.

    Laissons les chouhadas reposer en paix, et regardons devant nous.

    Cette génération qui a gangréné l’élan révolutionnaire disparetera un jour. Ces fils sont déjà sont mal-propres et malhonnêtes…mais pas nos enfants et nos filles, car nous leur avons enseigner les valeurs de ce peuple….notre victoire est proche…

    Mais de grâce….laissez les chouhadas reposer en paix…

    Amicalement
    Khaled




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  • radjef said
    11 juillet 2010 at 20 h 09 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Pourquoi donc Radjef Belkacem se retournerait-il dans sa tombe? Je veux des arguments. Je ne suis pas historien,mais une chose est sure je connais bien l’histoire de mon pays, ce pays qui est gouverné par de petits caporaux de la gendarmerie qui ont rejoint l’ANP apres 1964 et qui sont devenus a ce jour les maitres de notre destin? Si notre revolution etait bien preparée et suffisamment bien reflechie nous n’aurions jamais connu la situation que nous vivons aujourd’hui.Mais au dela de toutes ces considerations, il reste encore quelques survivants du premier novembre. Demandez leur ce qu’ils pensent de notre pays et vous verrez que ce que je dis n’est rien a coté de ce qu’ils pensent.




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  • Alilou
    12 juillet 2010 at 13 h 28 min - Reply

    Bonjour a tous,

    Je viens de lire les commentaires de Radjef, Khaled et Karim2380,

    De la hauteur de ma petite personne, je peux dire sans toute fois me tromper, que je lis en vous tous ce que tous les Algériens ont au fond d’eux.

    1- La rage,
    2- L’honneur,
    3- Le cœur,
    4- L’amour de son prochain,
    5- L’impatience,
    6- La liberté,
    7- La haine de la hoggra, et j’en passe.

    Quitte à contredire mes paroles précédentes, je dirai à Khaled, oui il ya encore des Algériens modestes et bons intrinsèquement. Pour eux il faut se battre encore.

    A Radjef, Oui le peuple y est pour quelque chose dans son malheur, et l’histoire de l’Algérie n’a pas commencé en 1962 ou 1830, l’Algérie excite depuis des millénaires.

    A Karim, oui tu as raison de défendre la révolution et les moudjahidines qui sont entrain de se retourner dans leurs tombes et qui sont entrain de nous maudire de là-bas pour avoir fait preuve de tant d’immobilisme de notre part.

    A mon avis si changement il doit y avoir, il doit se faire à court ou à long terme,
    A court terme, dans un bain de sang

    A long terme, il faudra révolutionner pas mal de choses et entre autre reformater le cerveau des algériens, et ça c’est un travail de longue haleine.

    Des fois je me dis sincèrement si ca vaut vraiment la peine de revenir sur la révolution, car cet argument ne pèse plus lourde dans la balance depuis que les Pokémons and Co se le sont accaparé, même les Algériens sur place en ont raz le bol de tout ça.

    L’Algérie que nous voyons nous de notre exil est vue autrement par ceux qui y vivent sur son sol.

    La solution ne viendra pas de nous mais de ceux qui sont là-bas.
    Je voudrai bien leur demander de nous proposer des choses, car notre vue d’exilés est biaisée.

    Alilou




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  • radjef said
    12 juillet 2010 at 21 h 17 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je suis fier d’appartenir au peuple algerien. Mais je suis egalement fier de mes convictions.
    Plus que Sonatrach qui a permis a une bande de vauriens d’ammasser des fortunes,le premier novembre a été l’instrument par lequel le regime en place a corrompu l’imaginaire collectif du peuple . Je refuse que de petits caporaux mercenaires se saisissent de la memoire et des sacrifices de mes parents et de mes amis pour se fabriquer une legitimité…Il n’y a aucune ressemblance entre le général Lamari et Ben M’hidi, entre Touati caporal de la gendarmerie française qui a rejoint l’ANP en 1964 et Ali Zammoum chez qui j’ai grandi,entre Nezzar qui a imposé une guerre civile au peuple et Hocine Ait Ahmed qui est ma reference… Mes parents sont credules, naifs mais sinceres. Moi, je veux être intelligent et sincere. Je ne veux pas que les noms de Debaghine, Laghrour, Chihani, Zighout, Baya Hocine, Jacqueline Mine, F Yveton, Zighout Youcef…servent d’alibi a la junte au pouvoir. Que Bouteflika et Tewfik trouvent ou puiser leur légitimité! Mais pas chez mes parents et mes amis.




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  • Congrès du Changement Démocratique