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27 March 2017

Après les partis politiques préfabriqués, voici le bac préfabriqué ! Djazaïr El Mou'djizates !!

Taux de réussite au Bac

Les syndicats expriment leurs doutes

Le Jour d’Algérie 07 juillet 2010

Les syndicats autonomes du secteur de l’Education ne sont pas convaincus du taux de réussite atteint au Bac 2009/2010. Ils affichent leurs doutes et justifient ce résultat de 61,23% par des «donnes objectives» ayant fait que la moyenne de réussite a augmenté et a atteint un tel score. Ils sont unanimes à expliquer ce taux par le niveau très abordable des sujets, le barème plutôt favorable appliqué et le nombre de cours limité ; comme ils affirment qu’un tel score ne reflète guère la réussite de la réforme du système éducatif. Plutôt suspect, le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), Mohamed Salem Sadali parle carrément d’un «Bac préfabriqué». Selon lui, le ministère de l’Education nationale s’est arrangé pour avoir un tel taux de réussite, et ce, en réunissant tous les facteurs susceptibles d’octroyer de bonnes notes aux candidats. Il citera notamment «le niveau des sujets qui est abordable et à la portée de tous». «Les cours ont été balisés et le programme n’a porté que sur deux semestres, et surtout, ajoute-t-il, le barème de correction facilitait l’obtention de bonne notes». Ainsi, l’orateur dira que compte tenu du niveau des nouveaux bacheliers, «les enseignants universitaires trouveront toutes les peines du monde à les encadrer». De son coté, Meziane Meriane, SG du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), a affirmé que ce résultat au Bac est justifié par deux facteurs principaux. A savoir, le «nombre de cours qui ne concernait que les 1er et 2e trimestres» et le fait que les sujets étaient «abordables».

M. Meriane dira qu’il est «trop tôt» de parler de réussite de la réforme du système éducatif. «Il faut que de tels résultats se répètent durant les deux ou trois années à venir pour que l’on puisse parler de réussite du système de la réforme», souligne-t-il. Le porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour, s’est montré encore plus critique envers la tutelle. Faisant le lien entre les perturbations qu’avait connues l’année scolaire 2009/2010 et ce taux jamais égalé, il ironisera en déclarant que «les résultats du Bac dépendent proportionnellement du nombre des mouvements de protestation observés». Il relèvera aussi que les sujets étaient à la portée «des élèves dont le niveau est au-dessous de la moyenne». Selon lui, «80% des candidats ont répondu à un seul sujet des deux au choix proposés en examen», ce qui explique cette tendance. Comme il a relevé que la majorité des élèves n’ont pas eu la moyenne dans les examens de langues française et anglaise, ainsi que dans l’épreuve de mathématiques. «Cela confirme que le programme de la réforme a échoué à assurer une succession pédagogique des enseignants et renseigne sur un problème d’approche», explique M. Achour, ajoutant que cette faille n’était pas enregistrée dans les matières dont les cours sont indépendants tels que l’histoire-géographie et les sciences économiques. Le porte-parole du CLA conclut en affirmant que ce taux de réussite au Bac «ne renseigne pas sur le vrai niveau des bacheliers».

Aomar F.


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8 Commentaires sur cet article

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  • radjef said
    7 juillet 2010 at 16 h 19 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Bientot nous aurons des diplomés qui vont demander aux bergers paysans de leur rediger un cv pour postuler a un emploi. Bien sur nous avons vu des procureurs demander a des chomeurs de leur ecrire un rapport; nous avons vu des officiers de haut rang demander a des proscrits de leur rediger un bilan de fin d’année contre quelques bieres; nous avons vu des cadres dirigeants de la classe politique demander a un haraga potentiel d’ecrire a leur place pour leurs directions respectives, bientot nous aurons des medecins specialistes courir apres une chouafa pour leur dicter l’ordonnance a delivrer aux patients, nous aurons egalement des architectes qui vont supplier un vendeur d’alcool converti en entrepreneur pour…Bien sur nous avons des deputes et des journalistes qui ne savent ni lire ni ecrire…Decidement l’ecole algerienne a de beaux jours devant elle. Une ecole qui fait greve pendant plus de six mois mais qui parvient cependant a realiser l’exploit de 60% de reussite au bac…Il faut etre Bouteflika pour le faire.




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  • fess
    7 juillet 2010 at 16 h 56 min - Reply

    Depuis quelques annees le bac et devenu plus un test de fin d’annee qu’un examen, alors on vois le resultat.
    C’est une aubenepour ces jeunes, je leur souhaite bonne continuation car de mon temps,le bac etait plus une etpoile a atteidre, qu’un concours a passer.
    Et puis il vaut mieux avoir 60%de reussite que 2% comme de mon temps(annees 70’s and 80’s pour etre plus precis).J’ajouterais qu’au mois les enfants du peuple auront eu leur compte,car durant pas mal d’annees,il fallait etre fils ou fille de….pour avoir le bac meme s’ils etaient cancres(et j’en connais pas mal)




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  • Mohamed Jabara
    7 juillet 2010 at 20 h 12 min - Reply

    @Radjef Said

    Bonjour

    Il a la baraka des zaouias, faut pas le chercher sinon les djnoun vont venir te punir.




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  • radjef said
    8 juillet 2010 at 10 h 14 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Med jabara, bonjour cher ami. Il a le soutien de la Tidjania, mais pas de toutes les zaouias. Pour ce qui est de la Tidjania, elle est dans son role naturel…




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  • bouyilès
    8 juillet 2010 at 19 h 44 min - Reply

    Dans cette affaire du bac,a-t-on jugé les élèves sur le volume et la qualité des connaissances acquises durant l’année scolaire en cours en tenant compte des connaissances ultérieures de l’élève ou a-t-on seulement examiné les candidats sur les quelques chapitres traités durant les quelques semaines de cours dispensés dans les différents établissements?
    Soit ,on vous donne un bac politique et que les grèvistes se mettent le doigt dans l’oeil.
    Mais de grâce,ne sacrifiez pas cette vague de bacheliers qui entrera prochainement à l’université.
    Avertissez les recteurs pour qu’ils intègrent dans les programmes les matières non encore traitées cette année.
    On sauvera ainsi quelque peu la face de notre république bananière vis-à-vis des instances internationales en charge de l’éducation.
    De toute les façons ,la durée du cursus universitaire n’est pas une constante.Alors ,six mois ou douze mois de plus…




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  • PhD
    8 juillet 2010 at 20 h 15 min - Reply

    Une question vient a l’esprit : quelles places pédagogiques universitaires sont disponibles pour ces bacheliers ? Le meme nombre que l’an passé, vraisembablement. On en conclut donc que le calcul, car il y a calcul, est de court terme : la populace sera contente pour l’été, les méchouis vont rotir dans 60% des foyers. Et a la rentrée, on ne va admettre dans le supérieur que dans la limite des places disponibles. Ainsi, on vide les lycées, et on remplit les rues. Rendez vous est donc pris a la rentrée universitaire pour le vrai « concours ».
    Projection pour l’avenir : des harragas bacheliers.
    De toutes façons, ca ne change rien. Lorsque ces nouveaux bacheliers entreront dans le monde du travail, y aura pas de travail, pyramide des ages oblige, et fin du pétrole oblige.
    Au fait, notre ministre a bientot 18 ans de boite dans ses locaux. Il passera donc son bac dans son ministère ? Est il vrai qu’il doit sa longévité a son illustre beau-frere russe ?




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  • Nina
    8 juillet 2010 at 20 h 20 min - Reply

    Bonjour.Un bac avec un niveau faible !!!! Quel devenir pour ces bacheliers???????????????????????




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  • Tamezzought_Iksellen
    12 juillet 2010 at 2 h 12 min - Reply

    Notes gonflées au bac ?
    Bénie soit la réforme de Benbouzid !

    Des enseignants ont commenté l’octroi des notes élevées en philosophie aux candidats, déclarant : «Si Socrate était vivant, il aurait sans aucun doute gratifié le ministre de l’Éducation nationale d’une palme d’or pour avoir mis en place une réforme qui a eu pour effet de produire des omniscients en philosophie».

    11 Juillet 2010, Le Courrier d’Algérie

    On a l’impression que cette réforme veut plutôt dompter, tel l’opium, les élèves en leur faisant croire qu’ils ont atteint l’apogée alors que la réalité est tout autre…L’université l’a confirmé et le confirme et aura tout le temps à le vérifier à l’avenir si les choses restent en l’état.

    Cette année, déjà, plus de la moitié des étudiants, selon les pédagogues, n’ont pas pu éviter le rattrapage…alors que dire des recalés et même ceux qui abandonnent à mi-chemin. Visiblement, les résultats du Bac, cette année, ont battu tous les records.

    Ce dernier (Baccalauréat) est d’ores et déjà à cataloguer, sans crier gare, dans le «Guinness book» des records. Le taux de réussite est historique. Jamais égalé, dans les annales scolaires nationales, depuis l’indépendance. Rien à dire. Le ministre de l’Éducation est un homme heureux. Il est surtout fier de ses réformes initiées depuis déjà une décennie. Des réformes engagées contre vents et marrées.

    Des éducateurs dénoncent en déclarant que cellesci visent la mise au pas de l’école publique. Et ce n’est pas sans raison. Pour eux, le système éducatif mis en place table plutôt sur la quantité alors que l’important voire même l’essentiel a été mis sur les carreaux un enseignement de qualité. Partant de cela, les pédagogues tirent la sonnette d’alarme. Il y a le feu en la demeure.

    Les fausses notes, ce n’est pas ce qui manque. Programme surchargé, contenu anachronique d’avec ce qui se fait de par le monde et un emploi du temps le moins que l’on puisse dire, et ce, de l’avis même des enseignants, infernal. La liste est encore longue. Raison pour laquelle ces derniers réclament l’impérieuse nécessité de « réformer les réformes ».

    Ils sont sereins, ces enseignants. À leurs yeux, c’est-là le seul salut à même de redorer à l’école son blason et ses lettres de noblesse. Cependant, cet appel est resté lettre morte. Aucune suite n’a été donnée par la tutelle qui continue de faire la sourde oreille. Le ministère ne veut plus entendre parler de l’échec de sa stratégie. Une stratégie, soutiennent mordicus, les responsables du secteur, qui a prouvé sa valeur à travers des chiffres mais aussi…des lettres.

    Benbouzid a déclaré que ce taux de réussite de plus 61% n’est pas à présenter ; une preuve lancinante de la bonne santé de l’école algérienne. Une gifle pour tous ceux qui doutent toujours des réformes. Il dira que son département commence à gagner la bataille de la qualité, qui faisait défaut jusque-là.

    Il argue par le nombre « important » des admis avec mention, illustration on ne peut plus parfaite de cette nouvelle orientation consistant à produire et la quantité et la qualité. L’autre homme fort de l’éducation, Boubekeur Khaldi en l’occurrence, n’a pas omis d’affirmer récemment que le nombre des «recordmen», les «supers élèves», bref, les candidats ayant décroché avec brio leur sésame synonyme de porte ouverte à l’université, a atteint un nombre record, jamais réalisé auparavant.

    Les chiffres sont exacts. Le secrétaire général de l’éducation a dit vrai. Ça été même vérifié à travers les archives. Personne ne peut soutenir le contraire. Mais ce que ce même responsable n’a pas révélé, c’est la manière avec laquelle ces « scores de rêve » ont été réalisés.

    Ces nouveaux « érudits » sont créés. Le seul mot qu’il a soufflé est de souligner que des candidats ont bel et bien obtenu de très bonnes notes, de surcroît dans les matières essentielles. Si «ce phénomène» peut être justifié, concernant les matières scientifiques, il n’en est pas de même pour ce qui est des filières littéraires souvent difficiles à manier de par leur aspect compliqué.
    18/20 EN PHILOSOPHIE…

    Le miracle a eu lieu. Y a de quoi en être fier. Cette fois-ci, il s’est produit dans une matière pas comme les autres : la PHILOSOPHIE, avec majuscules. Des élèves parmi les candidats ont pu obtenir une note de 18/20. Y a pas lieu de poser des questions, la note est, également vérifiée, confirmée et certifiée par les enseignants correcteurs.

    Khaldi avait même indiqué que rien n’interdit l’octroi de ce genre de récompenses, car les « dignes héritiers » de Socrate, purs produits des réformes éducatives version Benbouzid, le méritent bien au bout d’un travail laborieux durant toute l’année.

    Un argument qui n’a pas pu convaincre pour autant les enseignants qui déclarent : «Si Socrate était vivant, il aurait sans aucun doute gratifié le ministre de l’Éducation nationale d’une médaille d’or pour avoir mis en place une réforme qui a eu pour effet de «façonner» des érudits en philosophie. Et c’est là où le bât blesse, en réalité.

    Car on a l’impression que la réforme éducative a cette capacité et cette aptitude de créer de «supers» élèves au niveau d’instruction «peu convaincant». Et ce n’est pas les exemples qui manquent : À l’Université de Béjaïa, pour ne citer que celle-ci, 60% des bacheliers en sciences de gestion n’ont pas pu éviter le rattrapage pour pouvoir espérer un passage en deuxième année.

    Mais Béjaïa n’est qu’un arbre qui cache la forêt, la vaste et étendue forêt. Ils sont nombreux, les nouveaux bacheliers, qui trébuchent à leur première année universitaires. Là encore, les chiffres sont vérifiables. Il suffit d’un simple «saut» aux universités durant cette période, pour s’en rendre compte. Voilà en somme à quoi ressemble la réalité de nos élèves «purs» produits de l’école Benbouzid, une fois à l’université.

    Et là, sans parler du nombre des recalés chaque année et bien sûr, ceux qui abandonnent leurs études à mi-chemin. Et pourtant, rien ne prédit, avant, un tel sort, eux qui au lycée, ont pu casser la baraque pour avoir obtenu des notes «astronomiques» qui sont en vérité…virtuelles.

    La leçon sera-t-elle retenue pour mettre fin à cette orientation visant à placer les écoliers sur une planète virtuelle ? Or ne serait-t-il pas préjudiciable de rendre «à César ce qui lui appartient». Sans plus. Sans exagération dans l’octroi des notes et surtout sans… rêves

    Amokrane Hamiche




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