Édition du
21 July 2017

Faute de déloger les traîtres, faut-il déterrer les héros ?

Par Zineb Azouz

Ce pouvoir veut-il  qu’on en arrive aujourd’hui à déverser notre colère, notre amertume et notre frustration sur les véritables pères du nationalisme Algérien, sur ceux qui ont consenti au sacrifice suprême, non pas pour prouver qu’ils ont eu raison ni pour se jeter sur les chaises vides laissées par la France, mais juste pour continuer à nourrir l’espoir que la lutte pour les  libertés et la justice est toujours possible ?

Avons-nous aujourd’hui le droit de juger Ben Mhidi et tant d’autres héros pour avoir tranché en faveur de la  lutte armée, pour avoir cru en une utopie et en un peuple, pour avoir refusé la paix civile aux dépens des indigènes ? Sont- ils coupables de démesure, de folie ou de défaut d’appréciation ?

Quelle dose de « folie » a-t-il fallu à Zabana pour tendre sa tête à son bourreau, et quelle dose de déraison a-t-il suffi à Ben Mhidi menottés et allant vers une mort horrible, pour nous laisser ce sourire éternel.

Qui sont les responsables du massacre que nous subissons, ceux qui ont eu le courage de s’insurger contre le colonialisme et ses lois pour indigènes ?

Certainement pas et je ne puis me consentir à une telle simplicité, même si dans mes pires moments de déprime et de rage j’en veux à tout ce qui a pu contribuer de près ou de loin à amener de tels monstres aux commandes du pays.

Nous est-il permis d’en vouloir aux initiateurs de la lutte armée parce qu’ils  ont été floués et trahis par  tous ces fils de Caïds, ces sous-officiers de l’armée Française, ces mafieux du MALG, ces milliers de harkis anonymes, ces transfuges et tous ces agents de l’ennemi qui ne guettaient que le moment propice pour reprendre leurs postes de mouchards et redonner ce pays à la France des tortionnaires et des esclavagistes ?

Sommes-nous aujourd’hui en train de dire que « le peuple n’était pas prêt » ?

Sachant qu’aucun peuple n’est jamais prêt pour aller mourir, serions-nous en train de suggérer qu’il ne fallait pas y aller à cette guerre avant d’être sûrs, mais sûr de quoi ?

Sûrs que les traîtres allaient se dévoiler ou se repentir ? Sûrs que le peuple voulait vraiment  affronter la puissante França, son armée, ses chars, ses hélicoptères, ses bateaux, ses services secrets, ses agents Algériens, ses colons, ses tortionnaires, ses violeurs et ses éventreurs ?

Face  à ce pouvoir qui s’éternise et se diabolise, cette guerre nous est presque présentée aujourd’hui comme  la seule responsable, la seule coupable et la seule blâmable dans ce désastre politique et social.

Ces raccourcis, quand bien même « compréhensibles » sont dangereux, morbides, arbitraires et très pervers, ils sont la meilleure preuve de notre impuissance à affronter le présent et à confronter l’histoire.

Certes, nous réalisons aujourd’hui que la guerre de libération a eu pour conséquences, entre autres de liquider massivement toutes les potentialités du pays, tous ses hommes d’honneur, ses intellectuels, ses Oulémas, ses authentiques moudjahiddines, expédiés ou livrés parfois, si ce n’est souvent droit sur les lignes ennemies.

Mais gardons nous de tuer nos héros par deux fois.

Pendant que le peuple comptait ses morts et arrivait à peine à panser ses blessures, des renégats et des lâches postés sur nos frontières et dans les locaux des services secrets français sont venus porter le coup de grâce aux rêves de liberté de ce peuple.

Les méthodes utilisées avant et après 1962 ne laissent aucun doute sur l’identité de ceux que les Algériens n’ont découvert pour la première fois qu’en 1962, fiers de semer la terreur et de parcourir la capitale en chars.

Il ne leur a pas fallu longtemps pour liquider et museler tous ceux qui représentaient encore les idéaux de 1954. Forts de leur passé de criminels, ils ont torturé, emprisonné, tué et disposé de la nation et de son histoire tels de véritables envahisseurs.

Où est l’erreur ? Quel sacrilège avait pu commettre ce peuple pour subir ce DOUBLE SORT ? Fallait-il dès le départ tout arrêter ?

Pendant qu’à l’intérieur du pays, les gens étaient déportés, affamés et brûlés au Napalm, combien d’Algériens savaient que les Boussouf boys avaient déjà ficelé leur scénario, qu’ils étaient devenus de véritables barons enrichis et engraissés y compris par le trésor du FLN (mais pas seulement), qu’ils avaient monté une véritable «gestapo »,  qu’ils avaient fait fusiller de jeunes Moujahidines ?

Combien d’Algériens savaient que l’armée des frontières était non seulement truffée d’anciens sous-officiers de la France coloniale, mais de jeunes harkis et de simples soldats de la France intégrés à la dérobée ?

Est-ce aux survivants qui savaient et qui se sont tus qu’il faut en vouloir ou aux premiers héros qui le soupçonnaient certainement et qui ont préféré poursuivre la lutte qu’il faut tenir rigueur ?

Cette révolution a été pensée et déclenchée par un peuple qui, des titres et des boutons de mandarinat ignorait tout, à part peut-être celui de « Moussabil » « moujahid » ou « Chahid ».

Cette révolution a été ensuite détournée, manipulée et infiltrée grâce à ceux qui ne conçoivent le pouvoir que par la cravache et les armes, ces fils de traîtres et de Spahis, ces sous-officiers et qui ne se sont jamais vus vivre dans ce pays  autrement qu’en piétinant leurs frères pour mieux servir leurs maîtres ; n’ayant aucune chance avec les authentiques fils du pays qui n’aspiraient ni aux galons ni au prestige, ils ne pouvaient s’appuyer que sur des minus sans personnalités, ces presque analphabètes, sans formation aucune, sans culture et surtout sans moralité, des  sortes de « brigadiers » affamés et assoiffés de pouvoir, prêts à tout pour prendre la place du « Colon ».

Pour ces missions la France n’allait pas envoyer les enfants du Bachagha Boualem, elle avait d’autres contingents moins connus et moins médiatisés et elle ne manquait certainement pas de moyens pour retourner et former en secrets des armées parallèles.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que l’un des premiers signes de perversion fut  justement l’établissement de grades et de super Etat-Major au sein d’une révolution portée par le boulanger, le mécanicien, la ménagère, le chômeur et le marchand ambulant.

La France ne pouvait ni politiquement ni économiquement continuer à coloniser un pays aux portes de ses frontières sans courir le risque de se voir un jour envahie et débordée par cette population musulmane qui tôt ou tard aurait accédé à une « citoyenneté »  Française, situation que De Gaulle ne voulait surtout pas assumer.

Pourtant et alors que  tous les experts s’accordent à dire  que De Gaulle aurait pu dès 1958 arrêter l’effusion de sang, il ne l’a pas fait, Pourquoi ?

Pourquoi avoir fait durer la guerre plus longtemps tout en faisant  croire aux Algériens et à l’ALN qu’une victoire militaire sur la France était toujours possible ?

N’était-ce pas là une façon d’épurer et de « liquider » le maximum de nationalistes, armés ou pas ?

Ne s’agissait il pas  là d’un moyen efficace pour mettre le peuple et le pays à genoux ?

Y avait-il  meilleure stratégie pour donner du temps à l’armée des frontières afin de se renforcer et de tout contrôler de l’extérieur, grâce entre autres aux fameux sous-officiers de la France ?

Notre frustration de vérité est inconsolable, nos souffrances quotidiennes face à ces faussaires et à leur arrogance est de plus en plus insupportable, le pays se meurt chaque jour un peu plus, et on ne peut en effet que s’interroger sur les sources de ce mal, mais ce  déchirement ne doit surtout pas nous conduire à condamner la révolution et ses initiateurs.

Je ne cherche ni à surdimensionner les événements ni à trouver des excuses à ceux qui ont déjà  fait leurs preuves, mais qu’on le veuille ou non, il y a un miracle derrière chaque femme et chaque homme qui accepte de mourir pour une idée aussi utopique, aussi folle, aussi chimérique, aussi intrépide fût-elle.

Quoi qu’ils fassent, l’histoire est en train de s’écrire. Ils auront beau décréter que Messali El Hadj est un traître, que l’Emir Abdelkader est le seul père trouvé pour la nation Algérienne, que Amirouche et Si El  Haouès ont été rattrapés par hasard par les avions Français, que les sous-officiers de la France coloniale n’existent pas, que le MALG a sauvé la révolution, qu’ils sont les dignes héritiers de l’esprit de cette même révolution  et que nous ne sommes que leurs carpettes, le vent a tourné.

Zineb Azouz, le 10 Juillet 2010


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102 Commentaires sur cet article

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  • El hadj
    10 juillet 2010 at 23 h 00 min - Reply

    Le veritable problème de l’algérie. se sont les algeriens eux mêmes. La solution est dans le problème lui même. Même à l’etranger, les algeriens veulent imposer leurs mediocrités aux autres peuples. Les algeriens ont les gouvernants qu’ils meritent.
    Fraternellement




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  • simozrag
    11 juillet 2010 at 1 h 09 min - Reply

    @ El haj,

    Il me semble que ce n’est pas suffisant comme réponse ! Ceux qui ont libéré l’Algérie sont aussi des Algériens ?

    Mme Zineb Azouz a posé une problématique comportant plusieurs points à débattre. Au-delà de tout débat et de toute discussion,il appartient aux intéressés de comprendre d’eux-mêmes, de trouver une solution aux problèmes, aux dérives du pays, de savoir se retirer à temps avant qu’une tempête vienne balayer le frais et le sec.
    Fraternellement




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  • Sadek
    11 juillet 2010 at 6 h 50 min - Reply

    La grosse illusion de ceux qui se sont sacrifiés pour l’Algerie et qu’une fois la France et ses démons chassés, la nation trouvera de facto son harmonie.
    Hélas, il nous faudra une deuxième revolution pour rendre l’Algérie a son peuple, mais celle-ci risque d’être plus douloureuse car l’ennemi est de la même souche que nous.




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  • ca21dz
    11 juillet 2010 at 8 h 06 min - Reply

    Les benmhidi et co sont les notres et ils sont le fruits des perers et meres algeriennes. ce n est qu unee periode a ca passe comme d autre pour que la verité eclate un jour et que la nation algerienne se mettera en route mais a condition qu on trouvera notre identite demasquer les monsongeurs les imposteurs qui veullent nous imposer des principes qui ne sont pas les notres ni d eve ni d adam Madame azzouz j ai bien aimé le style que vous avez adoptez pour poser le probleme qu on posent tous comment se fait -il une nation qui a enfanté les heros de la revolution ( Benmhid, lotfi, ben boulaad, abane, et les autres ) n arrivent pas a decoler encore est ce que l algerie manque d home de femme la reponse et Non ce n ‘est que question de temps et les opportunistent disparaiteront s effaceront car ils ne sont pas legitimes et ne pourront pas durer eternellement un faux restera faux




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  • chahid54
    11 juillet 2010 at 8 h 09 min - Reply

    Salam
    Miss Zineb les puissants du moment ne disent jamais que Messali est un traitre …au contraire ils font tous pour réhabilité celui qui s’est opposé à la révolution de novembre qui a combattu le FLN de Benmhidi et Abbane de toute ses forces qui a assassiné les meilleurs fils de l’Algérie avec des sbires comme BELOUNIS et consorts
    Certes MESSALI a été le père du Nationalisme algérien mais sa déviation a été fatale grave et irréversible pour l’histoire. Ni Benjamin STora, Ni les trotkistes ne pourront le réhabilité aux yeux des milliers de Chouhadas et enfants de chouhadas…. Porter le nom d’un aeroport ou d’une ville ne changera rien à la sanction de l’histoire




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  • Mohamed Jabara
    11 juillet 2010 at 9 h 10 min - Reply

    @ El Hadj.

    Tes interventions, rares car je sais que tu interviens sous d’autres pseudos, l’admin t’a fait une fois la remarque, suscitent à chaque foi mes interrogations.

    Peux tu me dire si tu appartiens à ce peuple d’algérie? Et si oui, comment trouves tu suffisamment de ressources pour l’abaisser et t’abaisser par voie de conséquence ? Ti tu n’appartiens pas au peuple algérien, je pourrais à la limite comprendre que le groupement social auquel tu appartiens n’aime pas les algériens.

    Aucun peuple n’est meilleur qu’un autre. Si le peuple est trompé, il ne peut etre corrompu et il viendra un jour ou il comprendra et agira en conséquence. Mais décrire les algériens de la sorte me fait croire que tu ne leur appartient pas.




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  • khaled
    11 juillet 2010 at 10 h 58 min - Reply

    <>

    Il faut savoir que la découverte du pétrole au Sahara a ajouté un nouveau paramètre à l’équation algérienne déjà fort complexe.

    C’est cette découverte qui fait que la guerre allait continuer encore pour plusieurs années.

    Mais Dieu merci, ceux qui ont donné tout a ce pays ont résisté jusqu’à la CAPITULATION TOTALE de la France.

    Amicalement
    Khaled




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  • Mohamed jabara
    11 juillet 2010 at 13 h 04 min - Reply

    @ Zineb Azzouz.

    Simplement, merci !




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  • citoyen
    11 juillet 2010 at 14 h 23 min - Reply

    une révolution confisqué un pays devenue ridicule un peuple abandonné le reste n est que littérature de biens pensants je vis dans ce pays et je vois la déchéance après 48 ans d « indépendance » que je ne peut mettre qu entre guillemets.




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  • samir
    11 juillet 2010 at 17 h 46 min - Reply

    pour que tout un peuple puisse se reveiller aprés plus d’un siecle de colonialisme et éprouve appartenir à une nation necessite un effort considerable et surhumain.tel a été la tache des hommes et femmes de notre pays depuis le début du vingtiéme siécle avec l’apparition des premiers embryons du mouvement nationaliste.ce fut un travail gigantesque que celui de faire admettre qu’il existe une conscience nationale algerienne.le declenchement de la lutte de liberation en 54 a été la concretisation du rêve de tout un peuple d’appartenir à une nation ayant une histoire alors que l’envahisseur et ses accolytes ont tout entreprit pour nier la réalité.aujourd’hui la clique de voyous au pouvoir n’est rien d’autre que les renégats engendrés par la france coloniale.ce régime est illégitime est comme tel il est dans son interet de jeter le discrédit sur les héros de notre nation.le grand probléme aujourd’hui est dans notre incapacité à suivre l’exemple de nos ainés dans l’accomplissement de grands desseins.aujourd’hui c’est d’une autocritique severe dont nous avons besoin tout en nous inspirant de l’esprit de sacrifice de nos ainés.




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  • l.leila
    11 juillet 2010 at 18 h 19 min - Reply

    Bonjour,
    Chère Zineb, merci. Avec quelle tristesse j’ai pu lire l’article.
    La situation allait bien mal en 58, et ce n’était que le début de ce qui attendait nos BRAVES, un véritable plan diabolique! ALLAH yarham les vrais Chouhads.
    A propos de Boussouf, on rapporte qu’un bruit courait, en temps de guerre, que ce « grand homme » possédait la carte blanche.
    Mes salutations




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  • bouyilès
    11 juillet 2010 at 20 h 20 min - Reply

    On ne va pas réécrire l’histoire:elle est ce qu’elle est et des éclaircissements seront apportés un jour ou l’autre.
    50 ans de règne de l’imposture:je me pose une question,est ce que nous avons atteint un stade irreversible du modèle Algérie?
    Existe-il encore un peuple cohérent et défendant les mêmes intérêts?
    Tous ces suceurs de richesses du peuple se sont essaimés sur l’ensemble du territoire et occupent et encadrent toutes les positions stratégiques.Qui les délogera?
    Un exemple simple:le ffs,parti aux idéaux de justice et de droit que je respecte énormément à gagné les élections communales à une certaine période au niveau de Tizi.Les infiltrés dans ce parti qui ont pris les rênes ont fait pire que leur prédecesseurs en matière de détournement de biens et de mauvaise gestion .Ils ont d’ailleurs été dénoncés rapidement par leur parti.
    La question que je me pose véritablement est celle-ci:Où trouver le bon Algérien ,digne de Ben Mhidi et de Abane?
    Peut-être à l’importation?
    (Aucune allusion à l’EN,SVP)
    Merci tout de même Zineb,toujours égale à elle-même.




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  • radjef said
    11 juillet 2010 at 22 h 59 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Zineb Azouz, bonsoir Mme.Pourquoi notre pays va t-il si mal au point de provoquer un desespoir collectif parmi majorité de ses enfants? De quel mal souffre t-il d’abord? Ce mal date t-il de 1962 ou bien remonte t-il a si loin dans l’histoire du mouvement nationaliste? Certains affirment que ce mal est le resultat de la lacheté des elites qui ont refusé de s’integrer dans les structures du mouvement national…Va t-on refaire les mêmes erreurs? Nos intellectuels et nos universitaires peuvent-ils diagnostiquer ce mal et lui prescrire le remede adequat en fuyant leurs responsabilités, en etant sourds aux gemissements de ce passé confisqué?
    On me dit pourquoi je parle de la sorte de mes ainés…Ben M’hidi en tant qu’acteur central du 1er novembre n’a pas manqué pour autant de deplorer en termes acerbes la trajectoire prise par le mouvement insurrectionnel dont il fut pourtant l’un des principaux promoteurs. D’autres tout aussi importants que lui ont regreté la tournure prise par les evenements allant jusqu’a qualifier le 1er novembre d’ action qui s’etait soldée par un echec.
    Qui peut nous interdire de parler des erreurs de nos parents? Qu’est qui nous empeche de chercher a comprendre les echecs de nos parents? Comment peut-on corriger les erreurs du passé sans connaitre notre passé lointain, recent et present? Ou est le mal a dire que Messali n’est pas un traitre? Que sa decision d’opter pour l’action armée a precipité l’ordre des choses? Ou est le mal a ce que des algeriennes et des algeriens evoquent publiquement la precipitation et l’insuffisance intellectuelle de leurs parents? Si nous refusons la raison et le dialogue, alors nous allons faire les mêmes erreurs que celles qui nous ont conduit a l’impasse ou nous vivons aujourd’hui.




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  • Zineb Azouz
    11 juillet 2010 at 23 h 49 min - Reply

    Chers amis,

    Je tenais juste à préciser les motivations de cet humble papier afin de bien situer les enjeux.

    Je n’ai pas écris un article ni sur l’histoire de la guerre d’Algérie ni pour dire qui est le héros et qui est le traître, bien que ce soit plus qu’utile dans un pays munis des meilleurs ministères de propagande.

    Le problème est que depuis un bon moment, j’ai personnellement constaté à travers des interventions sincères (par exemple en lisant tous les post relatifs à l’article de Abdelwahab BENYELLES), des analyses enveloppées d’une amertume plus que compréhensible concernant la guerre de libération, et certains et presque à demi mots ont osé suggérer ce que beaucoup d’Algériens pensent tous bas, à savoir :

    « Et si la grosse arnaque avait commencé déjà en 1954 ? »

    Selon un principe de « continuité » historique et événementiel, si nous avons hérité d’un pouvoir aussi criminel, aussi pervers, aussi répressif et aussi illégitime, et sachant que cette nation ou cet État Algérien est « neuf », la guerre de libération, étant l’origine et le déclencheur de ce processus, elle ne peut être que la seule responsable de notre situation !!!!!
    Ce régime que personne n’arrive à déloger et qui se définit exclusivement par rapport à cette pseudo « légitimité historique et révolutionnaire », n’aurions nous pas une chance de s’en débarrasser tout simplement en délégitimant, voir en apostasiant carrément la guerre de libération, ses symboles et tout ce qu’elle a pu charrier ?

    C’est ce raisonnement incomplet, sommaire et dangereux mais à l’apparence sincère et valable que j’ai essayé d’analyser et de décortiquer.

    Je ne voudrais pas rentrer dans un débat technique sur les phénomènes de causalité et de non corrélation, mais je tiens avant tout à rappeler que quand on est un homme libre, on ne prends pas la décision de se révolter comme on pourrait prendre celle se marier ou de divorcer, car il y a des moments où la révolte et la vie ne font plus qu’un, et ceux qui ont pris l’énorme risque de partir en guerre contre la colonisation ont bel bien confondu leur vie à cette idée, à cette destinée de révolte, d’ailleurs tous, sans exception savaient qu’ils allaient vers une mort certaine.
    Comme on ne peut pas conditionner des élections par des résultats et des majorations de pourcentages, on ne part pas en guerre pour gagner, mais pour se BATTRE et apprendre aux générations futures qu’il faut lutter.

    Le risque zéro n’existe pas et le fait que cette révolution ait été usurpée, kidnappée et souillée en cours de route ne nous donne pas le droit de condamner et de renier ses véritables héros, cela serait la meilleure victoire des traîtres, fils de traîtres.

    Au cours de ce rapt, on sait par exemple où ces bandits de chemin ont caché le « magot » du FLN, mais personne n’est capable de dire ce qu’ils ont fait de l’autre, le véritable trésor du peuple, à savoir la nation et l’Etat Algérien.

    Il veulent nous amener aujourd’hui jusqu’à nous renier au plus profonds de nous même, à abjurer cette nation, qui après tout n’a jamais existé avant 1962, ils aimeraient qu’on crache sur la guerre de libération dont les héros, leurs épitaphes, leur écrits, leurs mémoires sont encore des otages tout comme ce pays est toujours le butin de guerre du pouvoir.

    Face à cette impuissance qui nous ronge et à défaut de tous déserter ce pays, il m’a paru important de rétablir un tant soit peu la vérité sur nos héros.

    Quant à la question de Monsieur Bouyilès sur l’existence d’un peuple cohérent défendant les même principes et sur l’absence de cet Algérien type, digne d’un Ben Mehidi ou d’un Abanne, je vous dirai seulement que la cohérence des peuples est philosophique et c’est tout au plus un processus, une dynamique et non pas une vérité figée ou une doctrine, d’ailleurs je connais peu de nations cohérentes, par contre je connais beaucoup de nations et de peuples entreprenants et infatigables.
    Que diraient les palestiniens à nous entendre cher Bouyilès ? Eux à qui on arraché jusqu’à leur terre, leurs oliviers millénaires et même jusqu’au droit d’aller visiter les tombes de leurs morts.

    Désolée de m’être étalée ainsi, je tenais à ce qu’on se comprenne un peu plus.

    Cordialement,
    ZA




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  • Afif
    12 juillet 2010 at 1 h 40 min - Reply

    En 1960, deux ans avant l’indépendance, j’ai eu une discussion avec une famille pied-noir plutôt libérale dans leur domicile : le père, supputant mon adhésion au FLN, m’a assuré, condescendant, que nous aurons l’indépendance mais que nous serons incapables de faire marcher les ascenseurs dans les immeubles et que nous allions crouler sous les ordures. Je lui ai répondu que l’essentiel, pour nous, était de retrouver notre souveraineté quitte à vivre dans les gourbis et sans les ascenseurs.

    Voilà, Mme Azouz, la situation que vit le pays aujourd’hui a été redoutée par les acteurs de la Révolution comme les simples citoyens qui se sont engagés corps et âme pour faire triompher la Révolution, bien avant l’indépendance. Nous avons au moins deux mises en garde écrites de deux responsables : Didouche Mourad et Lotfi à ce sujet. Ben M’hidi y a fait allusion en apostrophant Boussouf lors d’une réunion.

    Par conséquent, le seul mot d’ordre qui nous unissait avant l’indépendance était : « un seul but, la victoire. » Ce n’est pas parce qu’il y aurait des voleurs et des usurpateurs après la victoire qu’on allait préférer le statut colonial et l’arrogance d’étrangers dans notre propre pays. Il appartient aux générations postindépendance de continuer le combat inachevé. C’est aussi simple que cela.

    Cela dit, je n’ai pas compris votre allusion à l’Emir Abdelkader : d’après vous, si le Pouvoir l’encense, il devient suspect. De toute façon, je n’ai jamais vu le Pouvoir encenser l’Emir Abdelkader. Depuis 48 ans, on attend toujours le film sur notre héros national qui nous donne la fierté d’être algériens.




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  • Ammisaid
    12 juillet 2010 at 19 h 39 min - Reply

    Cher soeur Zineb,
    J’ai lu, attentivement, ta contribution. Je te remercie pour ta lucidité. Je suis convaincu tu es de la race des justes. Je n’en dirais pas plus.
    Ta contribution est la scénario exacte de notre révolution et de tous les scénarios suivants: ceux de l’indépendance. Il suffit de dévoiler tous les acteurs et le rôle de chacun pour connaître la vérité. Ce qui est certain, je ne peux imaginer autre chose: les héros, les sincères (la majorité du peuple compris) et les vrais hommes et femmes qui voulaient une nation réelle, basée sur ses valeurs et résolument engager dans la construction d’un état fort, solidaire, juste et prospère ont été tous et toutes trahi et écarté d’une manière ou d’une autre par ceux qui ont usurpé notre indépendance, dilapidé nos richesses et détruits nos valeurs et qui sont toujours au pouvoir (chacun à un poste donné). L’indépendance n’est pas achevée, il faut que les nouvelles générations la fasse pour remettre l’Algérie sur le lit de son vrai fleuve. Wa Allahou A3lam.
    Merci, encore une fois et je te souhaite tout le bonheur que te mérité.
    Fraternellement




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  • Zineb Azouz
    12 juillet 2010 at 21 h 13 min - Reply

    Monsieur Radjef Saïd, Je viens de voir votre commentaire, et permettez moi, une fois de plus d’intervenir.

    Personne ne vous interdit de critiquer quiconque y compris vos aînés, vous devez seulement clairement stipuler vos reproches.

    Si vous pensez que la révolution était précoce ou décidée dans la précipitation, voir l’empressement, j’ai essayé d’apporter mon point de vue la dessus dans mon texte, en rappelant qu’il n’y jamais de moment propice pour se jeter dans une guerre, surtout dans un contexte où les forces sont disproportionnées et que le peuple sur lequel va reposer cette guerre est sans défense, amenuisé, majoritairement analphabète, disloqué, meurtri et surtout absorbé par la survie et l’horrible et l’inimaginable quotidien d’un indigène.

    Si maintenant, vous reprochez aux initiateurs de la révolution, tels que Ben Mehidi et Abbane de ne pas avoir « réagi » en découvrant la véritable nature de ceux qui sont venus se greffer à l’appareil (comme nous le rappelle monsieur Afif), je pense humblement que vous leur en demandez trop !

    Qu’auraient ils pu dire au peuple déjà engagé et enrôlé, et au prix cher dans cette « aventure » ?

    Faire une déclaration ou carrément un dépôt de bilan en désignant clairement le phénomène « Boussouf », puis retourner demander des excuses à Massu ?

    Sincèrement, ils ne pouvaient pas se battre sur tous les fronts. Qu’auraient ils pu dire au peuple, aux prisonniers, aux veuves, aux orphelins et aux réfugiés ? Qui aurait pu prendre la responsabilité de dire ou d’écrire :

    « Nous avons commis une erreur monumentale, la révolution est en train de passer entre les mains de gens très dangereux pour les Algériens et leur avenir. Arrêtez tout, cachez les drapeaux, descendez des maquis, brulez les chants révolutionnaires et oubliez le rêve » ?

    Quant à Messali El Haje, vous avez du remarquer que je ne m’aventurerai jamais à employer ce terme abjecte et oh! combien commode de « traître » concernant ce grand homme, ma plus grosse crainte est justement qu’un jour on en arrive à utiliser de tels adjectifs ou presque, y compris pour qualifier Des ben Mehidi et des Abbane sous prétexte de nous avoir « entrainés » vers cette situation. C’est même principalement ce qui a motivé mon papier.

    Le débat risque de prendre plusieurs pages cher monsieur Radjef, et je serais heureuse de faire ce bout de chemin avec vous à partir de LQA.

    Je suis capable de toutes les abstractions sauf celles qui taisent la conscience, et si vous le voulez bien, je suis prête à aborder tous les sujets tabous de la révolution, de Abbas Leghrour, des exactions commises par l’ALN de l’intérieur et de l’extérieur, des limites du discours révolutionnaire et bien sûr du refus de Messali de cautionner la lutte armée.

    Cordialement et sincèrement,
    ZA




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  • Zineb Azouz
    12 juillet 2010 at 21 h 26 min - Reply

    Monsieur Afif,

    Merci pour les compléments d’informations dont vous nous honorez et qui corroborent avec la vision réductrice et caricaturale des colons ainsi que celle relevant du déchirement qu’ont du vivre nos héros qui ont bien perçu le danger qui guettaient leur nation encore sous le joug du colonialisme.

    Concernant El Emir Abdelkader, qui a été, à mon humble avis, plus qu’encensé par le pouvoir, je tiens à lever une ambiguité :
    Le pouvoir salit et pervertit tout ce qu’il touche et tous ceux sur qui il s’exprime et relativement à El Amir Abdelkader, gardons nous de le rejeter juste parce que le pouvoir l’a glorifié, mais gardons nous aussi de lui attribuer des rôles et des labels qui ne lui appartiennent pas et qu’il n’a d’ailleurs jamais revendiqué lui même, sans que cela soit nullement réducteur de son personnage, de son œuvre et de son parcours.

    Merci à vous encore une fois.
    Cordialement,
    ZA




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  • SAID
    12 juillet 2010 at 21 h 56 min - Reply

    On ne refait pas l’histoire, il faut savoir en corriger la trajectoire.
    Combien d’algeriens se sont opposés à ce régime de néocolons depuis la démission du premier président de la première assemblée algerienne ??
    Ou sont nos intellectuels, nos politiciens de l’opposition ? Hormis quelques tetes bien connues qui ont été torturées et emprisonnées, nos elites ont deserté la lutte !! Ils ont tous ete corrompus par ce regime à coup de milliards.
    Meme aprés 88 et le multipartisme, c’est la course aux postes : regardez notre APN, notre soit disant senat servent-ils à quelq chose ? Et pourquoi nos compatriotes votent pour ces roublards ? Pourquoi n’exigeons nous pas leurs demissions ?
    Et l’affaire des FAUX MOUDJAHIDINES et MAGISTRATS FAUSSAIRES ? Qui les denoncent ?
    Le jour ou le « peuple » comprendra et sortira dans la rue avec à sa tete les leaders d’une opposition organisée, l’algerie changera ! tant que nous continuons à coller des etiquettes sur flen ou flen et ne cherchons qu’à trouver sa place dans l’ecurie generale, on restera dans la soumission.
    il nous faut une opposition unie sur le smig démocratique et les libertes collectives et individuelles. Le changement ne viendra pas du ciel : il ne sera que le fruit de nos actions !!




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  • Chevr0sky
    13 juillet 2010 at 8 h 19 min - Reply
  • radjef said
    13 juillet 2010 at 10 h 08 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Zineb Azouz, bonjour Mme. J’ai beaucoup d’admiration pour vous. Vous me demandez d’être plus precis dans mes reproches. Vous avez raison de me le demander. Le premier novembre avant d’etre une declaration de guerre contre la France est d’abord une declaration de guerre contre Messali. Ce dernier affaibli par les remous qui ont secoué les instances du PPA-MTLD, c’est tout le monde qui voulait prendre sa place.Hocine Ait Ahmed sait cela. Benbela, Med Harbi et d’ailleurs tout le monde sait cela. Mais personne n’ose le dire. La guerre des clans pour la conquete du pouvoir a commencé avec la naissance du MNA et du CRUA et s’est exacerbée avec le temps.En 1953 Messali crée le MNA et opte publiquement dans l’Appel aux militants contre les membres du CC pour l’action armée contre la colonisation. La Proclamation du 1er novembre n’est qu’un extrait de l’Appel lancé par Messali aux militants de la base. Quelques mois plus tard des militants de l’OS lancent le CRUA…C’est Abbane Ramdane qui a ressoudé un tant soit peu les rangs de la revolution et sauvé les meubles…




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  • Zineb Azouz
    14 juillet 2010 at 19 h 29 min - Reply

    Monsieur Radjef Saïd,

    Ce que vous avancez mérite un long débat et il ne s’agit pas d’être ou de ne pas être d’accord avec ce que vous avancez, mais il est surtout question de décortiquer ce qui a amené les uns à rejeter définitivement la lutte politique au point, comme vous le suggérez, de déclarer la guerre au grand cher et au père du nationalisme.
    Mais pas seulement, ce qui me semble encore plus important c’est de mettre le doigt sur la nature et l’ampleur de la guerre de « leader ship » qui a entouré et influencé le tout.

    Puis je me permettre cher monsieur Radjef de vous demander de nous détailler ce commentaire.
    Merci encore.
    ZA




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  • selmouni kheir-eddine
    15 juillet 2010 at 16 h 37 min - Reply

    merci monsieur radjef pour la verite historique




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  • radjef said
    15 juillet 2010 at 22 h 13 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Zineb Azouz,un grand bonsoir du Djurdjura à vous Mme. Un grand bonsoir de la Kabylie à toutes les femmes et à tous les hommes de Constantine, ville de la noblesse et du savoir. Mme, je repondrais incessement à vos attentes. Les fêtes de mariages ne nous laissent guere le temps de respirer. Ce sont nos femmes qui dirigent tout et non nous autres hommes…imazighens. Mme est Ceausescu chez elle…




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  • Zineb Azouz
    16 juillet 2010 at 19 h 58 min - Reply

    Chers amis, Bonjour !

    Monsieur Radjef Saïd,
    j’attends avec impatience votre réponse, et je pense que je ne serais pas la seule.

    En attendant profitez de la tyrannie des femmes et des fêtes de mariage, j’espère seulement que les kabyles savent encore festoyer en toute modestie, dans le respect des belles traditions et surtout loin des extravagances et des excès de nos pseudo grandes villes.

    Et moi qui croyais que les hommes kabyles étaient des chefs incontestés qui décident de tout et des patriarches imperturbables ! On ne finit pas de découvrir avec SI Radjef.

    Sinon, cher monsieur Radjef, je ne voudrais pas trop vous décevoir à propos de Constantine, mais j’aimerais tant retrouver cette noblesse et ce savoir que vous semblez, comme beaucoup de ceux qui me parlent de Constantine, avoir bien connu.
    Hélas, croyez moi, je pleure ma ville à chaque fois que je croise son regard.

    Au plaisir de vous lire,
    ZA




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  • Liès
    16 juillet 2010 at 23 h 13 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Bonjour chère compatriote @ Zineb Azouz.

    Tes questionnements sont légitimes et pertinents, et même si la majorité du peuple n’est pas en mesure de se les expliquer intellectuellement et de manière claire, il n’en demeure pas moins qu’elle les porte comme un lourd fardeau dans son comportement de tous les jours (lassitude, scepticisme, impuissance pesante, colère contenue, et jusqu’à la haine de soi et l’indifférence par rapport à ce qui pourra advenir).

    Il est vrai qu’il doit revenir aux élites d’éclairer les masses et de les mener à bon port.

    Mais avant d’assener des jugements et rappeler par des ‘’il faut’’ les obligations des uns et des autres, il faut convenir, de mon point de vue, que la CHOSE est très complexe.

    A ma avis, le problème de l’Algérie est grave, voire mortel et nécessite, une solution inédite.

    Et pour cause, nous avons hérité du colonialisme, entre autres méfaits, deux contraintes majeures : un POUVOIR illégitime avec l’armée comme noyau, composé de Harkis, d’imposteurs et de planqués, tenu en laisse par l’ancienne puissance coloniale, et une SOCIÉTÉ avilie se situant à des années lumières du pragmatisme et des impératifs du progrès.

    La solution à ce problème ou à cette éternelle crise, passe, à mon avis, par: une VÉRITABLE RÉCONCILIATION entre tous les algériens, par le biais d’une RÉCONCILIATION entre TOUTES LES PARTIES qui étaient en conflit soit direct soit indirect, durant la guerre de libération nationale, et même avant.

    Pour expliquer tout cela et dénouer l’inextricabilité de ce que fut notre passé colonial, il me faut faire un texte long d’au moins quatre à huit pages, dans un langage précis, pertinent et bien agencé, qui est au demeurant fin prêt, mais j’avoue être découragé par le risque qu’il ne sera pas ou peu lu.

    J’ai préféré à cause de cela, aller droit vers la conclusion, qui bien entendu n’engage que ma personne.

    Pour moi, la seule façon d’échapper aux conséquences ravageuses, vénéneuses du COLONIALISME français qui à été abject et infâme contre le peuple algérien dans SA TOTALITÉ, et qui continue à sévir, par le CHANTAGE qu’il exerce par le biais des ARCHIVES, sur notre gouvernement, et sur des personnalités civiles et militaires au plus haut niveau de l’État, c’est de lui couper l’herbe sous les pieds, en allant vers une VÉRITABLE RÉCONCILIATION ayant pour socle le PARDON et le désir de bien faire, en signe de RACHAT et de REPENTANCE.

    L’intention de tous était bonne au commencement, mais dans le feu de la guerre et des événements, tous ont fauté d’une quelconque manière. Il n’y a pas un seul qui n’a pas commis d’erreur.

    Car il ne peut être autrement lorsqu’on est entrainé violemment dans la tourmente que cause tout colonialisme infâme.

    Donc, toute vanité est à proscrire.
    L’heure est désormais à la réconciliation et à la construction dans la confiance, l’union et l’harmonie d’un pays nouveau, moderne, prospère et civilisé.

    Lorsque je dis tout le monde, ou plus exactement toutes les parties, je fais allusion :

    – aux Harkis et leur descendance. A l’indépendance leur nombre était de 250 000 harkis. Seuls 30.000 qui étaient structurés sous le commandement du Bachagha Boualem ont pu être rapatriés en France et encore avec beaucoup de difficultés. Les 220 000 restants qui sont tous fichés par l’administration coloniale, ont fait ce que fera n’importe quel être humain pour échapper à une mort certaine. Des centaines ont connu malheureusement une mort atroce, la plupart du temps par la main des transfuges et des ‘’marsiens’’ eux-mêmes. Les survivants se sont évanouis dans la nature en changeant de régions. Ils se sont insérés tant bien que mal dans la société, avant de reconstituer leur réseau et intégrer les rouages de l’État notamment l’armée.

    – Aux maquisards (transfuges) qui se sont rendus avec armes et bagages à la France dans les années 58, 59 et 60, et qui furent libérés à la faveur des accords d’Évian, qui ont repris le maquis de nouveau, pour ensuite quelques mois plus tard redescendre comme libérateurs infester les villes et les villages.

    – Les ‘’marsiens’’ qui ont gagné le maquis quand la guerre était terminée.

    – Les éléments de l’armée des frontières qui ont à leur actif quelques exactions et il y eut aussi la guerre des Wilayas.

    – Aux Moudjahid et leur descendance des 7 Wilayas de l’ALN.

    – Aux Juifs qui ont fait le choix de partir avec la France car de par leur vocation d’hommes d’affaires, de banquiers, de commerçants et d’artisants dans le domaine de l’or et des pierres précieuses et aussi d’autres fonctions libérales, ne pouvaient rester sous un régime néophyte qui instaura l’auto gestion sur les biens laissés vacants, au moment ou le peuple n’avait presque aucun savoir faire. L’option pour un socialisme pur et dur, précurseur d’une dictature politico-militaire qui ne laisse peu ou pas de place à la propriété privée et à l’esprit d’entreprise, est une aventure qui découragea les plus téméraires.

    – A tous ceux dont les parents et grands parents sont nés sur cette terre généreuse d’Algérie, les européens, qu’ils aient été fonctionnaires, enseignants, personnel soignant, religieux, ou de tout autre métier, ainsi que les petits colons.

    L’ALGÉRIE aujourd’hui blessée et maintenue sous un terrible chantage, croulant sous le fardeau pesant du non droit, de l’immobilisme, de l’obscurantisme, et du désespoir, a besoin pour son SALUT de tous ses enfants, sans exclusive.

    Le nationalisme chauvin et démagogique que certain tenteront de brandir en convoquant nos glorieux Chouhadas et le martyr du peuple pendant les années de braise, ne fera que perpétuer la souffrance de ce même peuple et la régression de la nation.

    Je ne manquerai pas avant de terminer de rendre hommage à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont de l’amour et de la compassion pour ce pays. Ils sont assurément illustres et très nombreux.

    Nos ainés de toutes origines, de tous bords politiques et de toutes confessions, qui n’ont jamais manqué de vision, d’authenticité et de droiture, comme monsieur Hocine Ait-Ahmed et comme le professeur André Nouschi, entre autres, se doivent de parrainer cette idée de rassemblement de toutes les parties en conflit citées ci-haut, en vue d’une réconciliation globale et sincère, afin de hâter l’avènement d’une Algérie nouvelle apaisée et industrieuse ou il fera bon vivre pour tous.

    I have à dream.

    Présentement la situation est accablante autant en ce qui concerne le pouvoir qu’en ce qui concerne la société.

    Le pouvoir contrôle la rente pétrolière et l’utilise sans compter dans trois directions :
    – Pour garantir son maintien.
    – Verser une dime régulière à l’ancienne puissance coloniale et ses soutiens en lui accordant des contrats et des marchés complaisants et en finançant les campagnes électorales de ou des candidats désignés par les détenteurs du pouvoir réel en France.
    – Maintenir le peuple algérien dans un statut de perpétuel assistanat, par le moyen des largesses, de la corruption et la violence répressive, que certains désignent par le vocable, ’’acheter la paix sociale’’.

    La société quant à elle, est résignée sur son sort, et comme l’autruche, elle enfonce la tète dans le sable, elle s’agite plus qu’elle n’agit, tout le monde fait semblant de faire quelque chose, alors que ce quelque chose est improductif, aliénant et dangereux. Elle essaie de se consoler tant bien que mal dans une pratique religieuse de façade et de fausse piété. On croit aux chimères et on amplifie les rumeurs les plus insolites et on croit aux mensonges les plus invraisemblables.
    Tout le monde, en plus de jouer la comédie, joue des coudes, ruse, louvoie, pour gagner un petit quelque chose, qui lui apportera la considération dont il est en manque.
    Dans cette comédie humaine qui se joue à la grandeur du pays, la société, une victime qui semble s’assumer comme telle, est aux antipodes du pragmatisme et des impératifs du progrès.

    J’ai lu quelque part sur le site LQA qu’il faut dire la vérité au peuple.
    Eh bien c’est ça la verité.

    Si on veut réveiller quelqu’un qui dort d’un sommeil lourd, qui par ignorance ou insouciance ou habitude se complait dans la paresse et qui risque de ne pas gagner son pain quotidien, ce qui aura pour finalité : il mourra de faim, il mendiera sa pitance, il tuera pour manger, alors pour réveiller un tel homme, il faut lui verser un seau d’eau froide sur l’ensemble du corps.

    Son réveil en sursaut vous vaudra les foudres de sa colère (insultes et peut être même une agression physique). Toutefois il ira travailler, il gagnera son pain, rentre le soir au bercail fier et satisfait, et ne manquera pas de vous remercier au moment de s’endormir.
    ‘’Qui aime bien châtie bien’’, dit le proverbe.

    Réconciliation, culture du pardon, et changement dans nos façons de faire pour plus d’efficacité et de rentabilité, au lieu et place, de la culture politique basée sur la vendetta et les règlements de comptes, des discours démagogiques, stériles et creux malgré leur caractère séducteur, émouvant et charismatique, voila à mon avis, le programme politique idoine pour sauver l’Algérie.

    La plupart des algériens, après avoir subi les pires épreuves et après avoir longtemps pérégriné pour connaitre la vérité, et après avoir consommé jusqu’à la lie, leur infortune, ont conscience aujourd’hui de l’urgence et de la nécessité absolue de sortir de ce labyrinthe, de ce cauchemar qui ne finit pas.

    RÉCONCILIATION véritable, PARDON sincère et CONFIANCE mutuelle, entre tous, sans exclusive; voila selon moi, la clé pour sortir définitivement de cette crise et construire un État de Droit.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Zineb Azouz
    17 juillet 2010 at 13 h 19 min - Reply

    Chers amis, bonjour !
    Cher @Liès Asfour,
    Ravie de te retrouver et de te lire surtout.
    Comme à l’accoutumée, c’est doucement mais surement que tu développes les idées les plus « secouantes », et je suis plus d’accord sur le constat que tu fais par rapport à cette impuissance qui ronge tout un peuple.

    Je crois à la réconciliation, au pardon et à la confiance autant que toi, mais ces trois piliers ne peuvent s’élever que s’ils sont sous tendus par la verité et la justice.

    Nous baignons dans le mensonge, les glorifications officielles de n’importe quel événement au détriment du gommage de faits et d’épisodes marquants et influents, nous nous accoutumons des fausses thèses, en stigmatisant souvent de faux coupables et en dénaturant l’action de nos véritables héros.

    Il est temps de tout dire, y compris par rapport à ces jeunes harkis qui se sont enrôlés sans le savoir, et à ceux parmi eux qui ont du le faire de peur de représailles injustifiées souvent dictées par des querelles tribales, même si ce nombre est infime, il faut apprendre à saisir les nuances et à sortir des clichés du « tout parfait ».

    Ce que vous dites sur les soldats transfuges et les harkis qui ont réintégré ou intégré l’armée est l’une des plus grandes débauches de notre histoire.

    Dire qu’on continue de sanctionner les enfants de harkis en leur interdisant d’être des ALgériens.

    Par contre cher Liès, je ne suis pas tout à fait d’accord, mais le débat reste ouvert, sur la justification que vous donnez par rapport à la communauté juive qui a quitté le pays.
    A Constantine, le Professeur Guedj a gardé sa clinique de chirurgie jusqu’à sa mort, malgré toutes les nationalisations (et ce n’est pas moi qui vais défendre le pouvoir).
    Il faut aussi avoir le courage d’admettre que malgré l’attachement des juifs à leur pays, le décret crémieux qu’ils ont majoritairement salué en a fait des étrangers et des colons (un décret que je considère personnellement comme des plus racistes, des plus autocratiques et des plus islamophobes), de plus le mouvement sioniste qui a soutenu l’OAS a induit la majorité des jeunes juifs Algériens dans une voie de non-retour, ils ont été armés, ont tué des militants du FLN et ont scandé « Algérie Française », balayant d’un trait deux mille ans d’histoire et d’appartenance.

    Non cher Liès, ils n’ont pas quitté ce pays de peur de perdre leurs métiers d’orfèvre dans le pays de l’autogestion, ils se sont tout simplement alliés et confondus à tous les colons qui ne pouvaient accepter de vivre dans un Algérie Algérienne.

    Malgré cela, il n’est pas permis d’occulter l’action des juifs de « Djhaifa » par exemple, qui se sont plus qu’investis dans le combat anticolonial et dont beaucoup de membres ont été internés et tués.

    La lutte anticoloniale est l’oeuvre conjuguée de plus d’une tendance et de plus d’une communauté, et il faut une fois de plus faire attention aux conclusions hâtives, même si les victimes du colonialisme ont très souvent été du même bord, à avoir, les indigènes musulmans.

    Pour en avoir personnellement fait l’expérience, je sais que la haine et les préjugés sont le pires distances qui séparent les Hommes et que la main tendue de celui qu’on croyait si différent et si loin n’a pas de prix, vaut mille discours et peut surtout faire gagner des siècles aux peuples.

    Encore merci cher @Asfour pour cette missive sincère et complète.
    N’hésitez pas à écrire vos huit ou dix pages, vous avez votre lectorat, ne vous sous estimez pas.

    Cordialement et sincèrement,

    ZIneb Azouz




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  • benmostefa allemagne
    17 juillet 2010 at 14 h 55 min - Reply

    si abdelhafid boussouf dit si mabrouk.grand moudjahid colonel et homme politique. pionnier du service secret (le service hermétique)pour protéger la révolution algerienne contre l´infiltration du service de renseignement de l´ennemi et les traitres. (manestahlouch hed elwatan el azziz) kateb yassine disait on a donner du miel aux cochons. (guel kelma fi makanha. medina el asel lel khanazir) (ayb alina wa haram alina nahadrou fel moudjahidines) gloires a nos valeureux moudjahidines. merci




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  • bouyilès
    17 juillet 2010 at 16 h 26 min - Reply

    La solution à la Luther King proposée par Liès et sage et envisageable en d’autres circonstances:
    elle est valable pour les noirs d’Amérique qui devaient gagner leur droit à la citoyenneté à part entière ou pour les Palesteniens pour retrouver leur dignité bafouée sur leur propre territoire.
    Chez nous il y a les algériens ‘à part entière’ et les ‘portions’ d’algériens réduits dans cet état par les premiers nommés.
    Si on se reconcilie et qu’on se pardonne , rien ne changera et la situation demeurera comme par le passé:
    Il y aura des algériens avec des kilomètres d’avance sur les algériens à la traine qui ne pourront jamais les rattraper .
    Je vous laisse deviner qui dominera éternellement l’autre.
    Quant à ceux qui ont utilisé le crime ,l’arnaque et l’imposture pour se faire une place au soleil il ne vous diront jamais que j’accepte le repentir et que je vais attendre le gros du peloton pour repartir à zéro.
    Il serait intéressant de faire un sondage sur les richesses,leur provenance ou origine,et la part de celles acquises par la force,l’abus d’autorité,les détournement économiques,le racket armé,la spéculation commerciale en ayant une position dominante et autres.
    Vous verrz que l’équation est trés simple.
    La société incohérente c’est ça ,c’est celle des mâlins et des coquins,et ce n’est pas du tout une notion philosophique à mon sens.




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  • radjef said
    17 juillet 2010 at 16 h 56 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Zineb Azouz,bonsoir Mme. Je suis triste d’apprendre que Constantine n’est plus ce qu’elle fut…
    Pour changer une situation, il faut d’abord l’analyser et la comprendre. Or, comme disait Yacine Kateb, « on ignore tout de notre passé; on ne fait que tourner en rond au moment ou les autres nations avancent a grands pas vers le progrés et la prosperité ».
    Quand j’ai fini de decrypter « Tamurt Imazighen » d’Ali Zammoum, un ami, un vieux responsable du PPA-MTLD m’a sollicité pour l’aider a rediger une sorte de chronologie sur la creation des AML, les evenements du 8 mai 1945, la crise berberiste de 1949, la naissance du MNA, la rebellion du CC contre Messali et l’apparition brutale du CRUA. Voila d’ou je puise mes informations. Cet ami est Belounes Said qui fut l’un des principaux responsables de la Kabylie de 1942 jusqu’a 1953. Tres proche du Dr Lamine Debaghine et Dr Boukhadoum, adversaires de Messali Hadj,ce marchand d’alphabet contrarié par les combines et les ambitions de Krim Belkacem a preferé se retirer de la politique pour s’exiler en France juste apres sa sortie de prison en 1953. J’ai gardé une bonne partie de cet ouvrage alors que l’autre se trouve a Alger chez la famille Belounes.
    Belounes Said, Dr Lamine Debaghine et Dr Boukhadoum sont restés tres liés jusqu’au jour ou la mort(tout recemment) les a separés. Pour ces trois Hommes du mouvement national, l’important n’est pas d’être pour ou contre, mais l’important est de retablir la verité en aidant la societé a comprendre et a analyser le pourquoi des evenements.




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  • benmostefa allemagne
    18 juillet 2010 at 10 h 18 min - Reply

    bonjour. les boussouf boys ils ne sont ni traitres ni super-harkis. ces jeunes a l´epoque entre 17 et 20 ans . de la classe moyennes et de la bourgeoisie arrachés a leurs études. dont le marhoum kasdi patron de la SM. en 1958 le KGB (urss) accepte dans ses écoles de formation les boussouf boys. (alla-koulihal mankhaltouch chaabane fi ramdane. wa mansebouch ennass fel batel. allah yarham nos glorieux valeureux martyres. salam aleikoum wa rahmat-allah




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  • khaled
    18 juillet 2010 at 10 h 26 min - Reply

    Le décret Cremieux fut voté a l’assemblée en 1870 en CATIMINI par Alphonse Crémieux qui fut un député du département d’Alger, de 1872 à 1875.

    If faut juste rappeler qu’Alphonse Crémieux est juif de naissance et de religion,de ce fait il ne peut être raciste envers ses compatriotes de sang.

    Les circonstances et les implications de ce vote sont largement documentés pour ce qui veulent lire avant d’écrire.

    Quand au sois-disant position  »courageuse » de la communauté juive en Algérie, il juste se référer a l’appel du FLN lancé aux juifs d’Algerie pour clarifier leur position en ce qui concerne la lutte armée pour la libération.

    On ne peut nier qu’il y avait des positions personnelles et courageuses dans toutes les communauté mais elles restent personnelles.

    De grâce, au moment ou nos Chouhadas subissent un révisionnisme qui ne dit pas son nom, certains veulent re-donner une virginité a un groupe que l’Histoire a déjà sanctionné.

    Amicalement
    Khaled




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  • l.leila
    18 juillet 2010 at 10 h 35 min - Reply

    Bonjour,
    « Rétablir la vérité » est ce que nous souhaitons effectivement.
    A mes compatriotes qui n’auraient pas lu le témoignage du Maître de la torture, le général Aussaresse, je me permets de citer un passage de son avant-propos concernant la vérité:
     » […]l’action que j’ai menée en Algérie étant restée secrète, j’aurais pu m’abriter derrière cette protection. Aussi s’étonnera t-on vraisemblablement jusqu’à plus de quarante ans, je me sois décidé à apporter mon témoignage sur des faits graves qui touchent aux méthodes utilisées pour combattre le terrorisme[!!!], et notamment à l’usage de la torture et aux exécutions sommaires.
    Même si je suis conscient que le récit qui va suivre est susceptiple de choquer – ceux qui savaient et auraient préféré que je me taise comme ceux qui ne savaient pas et auraient préféré ne jamais savoir -, je crois qu’il est aujourd’hui utile que certaines choses soient dites et, puisque je suis, comme on le verra, lié à des moments importants de la guerre d’Algérie, j’estime qu’il est désormais de mon devoir de les raconter… »
    Je pense que la vérité doit être dite, même si elle paraît amère. Et ma foi, les petites défaites ne pourront pas dévaloriser la grandeur de la Révolution.Dans toutes les guerres, il y eut des erreurs.
    Mes salutations




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  • Zineb Azouz
    18 juillet 2010 at 19 h 17 min - Reply

    Au nom de la liberté d’expression, principe qu’ignorait Boussouf on est obligés de subir en 2010 des affronts et des blasphèmes qui continuent de nous présenter ce colonel de wilaya comme le héros sauveur de la révolution, ce colonel qui est le seul à avoir eu la clairvoyance d’installer son QG hors frontières pour finir sa carrière en se consacrant à gérer ses affaires juteuses, en particulier dans la vente de bateaux dans les pays arabes, au moment où en l’Algérie socialiste nationalisait les biens.

    Il n’est pas question ici, bien que ce soit de plus en plus urgent à clarifier, de décortiquer le clan de Oujda ou la sociologie des boussouf-boys (je suis convaincue de l’hétérogénéité des choses), mais il est inadmissible de continuer à nous faire avaler des couleuvres à propos de criminels notoires qui se sont arrogés le droit de verser le sang des Algériens sous prétexte de protéger la révolution, TROP FACILE !

    L’esprit Boussouf est la clé du désastre qui plane encore sur notre pays, il a institutionnalisé la répression, la gestion par la terreur et le monopole du pouvoir, il a imposé la délation, semé la méfiance, découragé la critique, la réflexion et l’émancipation du peuple.
    Dans ce contexte on comprends que des jeunes de 17-18 ans qui sortaient des lycées et qui se sont retrouvés dans cette ambiance et cette organisation n’aient eu d’autres choix que de se mettre au garde à vous ou de mourir.

    Mais si des soldats Français du même âge ou plus âgés ont eu le courage de déserter ou de dénoncer y compris vingt et trente ans après les tortures et les exécutions sommaires, je suis écœurée que de notre côté, rien ne soit fait dans ce sens.

    Pour bien plonger dans l’ambiance du Boussouf-land, et peut être comprendre où se cachent les porcs et où se trouvait le miel, je vous invite à lire ce texte tiré d’un rapport ultra-secret envoyé aux membre du CCE et rédigé par l’un d’eux, le 15 août 1958, à Tunis. ( Historia Magazine – Guerre d’Algérie, N° 237, Juillet 1972 )

    « Finalement vient Boussouf qui nous dit: « Venez constater, Abane » est mort. » Nous constatons en effet la mort d’Abane. Ce dernier était allongé et avait été étranglé dans cette position à l’aide d’une corde par deux hommes qui accompagnaient Boussouf à l’aérodrome. Ce n’est qu’après l’assassinat d’Abane que nous nous sommes rendu compte qu’il s’était agi uniquement d’une vengeance personnelle de Boussouf, dont les hommes de main m’ont révélé secrètement qu’il a participé lui aussi à l’étranglement en serrant de ses propres mains le cou d’Abane. »

    En effet Rabbi Yarhame Echouhada !

    Cordialement,
    ZA




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  • radjef said
    18 juillet 2010 at 21 h 41 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je voulais intervenir au sujet de Boussouf, mais Mme Azouz m’a devancé par une reponse magistrale.Cependant j’ajouterai ceci: Les services secrets algeriens qui sont seuls sur le terrain depuis plus d’un demi siecle et sans aucun adversaire politique, portent l’entiere responsabilité de la situation que nous vivons aujourd’hui.
    C’est quoi être revisionniste, deviationniste? Est ce que denoncer le mensonge, les faux semblants, l’imposture, l’usurpation, la mediocrité est-il un signe de deviationnisme ou de revisionnisme? La republique ne peut pas se construire avec du « haf ». La republique pour se construire a besoin de competences, de convictions sinceres, de citoyens ayant le sens des responsabilités morales et civiques et non d’affamés qui commercialisent les sacrifices et le sang de nos parents pour ne pas perdre le pouvoir qu’ils detiennent grace à la colonisation.




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  • Liès
    19 juillet 2010 at 0 h 51 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Chère compatriote @ Zineb Azouz.

    Je te remercie pour ta réponse qui comme à l’accoutumée, ne manque ni de pertinence, ni de courage, ni de justesse et d’honnêteté, du moins selon ce que tu possèdes comme connaissances et là, Dieu t’en a richement pourvue, et puis aussi de la manière quasi parfaite dont tu présentes ces connaissances.

    J’avoue que je n’ai pas ce talent.

    Ceci étant dit, je vais rappeler ce que j’ai dit dans mon post précédent, sous forme de résumé, parce que en s’étalant cela prendrait peut être un livre que je ne suis pas en mesure d’écrire, pour la raison simple et élémentaire que je ne suis ni historien, ni sociologue, ni politologue, ni professeur d’université rompu aux travaux de recherche.

    Mais cela n’étant pas, à mon sens un handicap, et faisant mien, le droit universel à la libre expression, je donne mon opinion comme elle me vient à l’esprit, me souciant beaucoup plus de son aspect sincère, vrai, et tendant vers le seul bien de mon pays et de mon peuple et par extension à l’humanité entière, que de la façon académique et experte de la présenter.

    Il va sans dire qu’il est bon d’avoir les deux : les faits avérés et la méthodologie.

    Dans mon post précédent, j’ai pointé du doigt le colonialisme comme phénomène infâme et abject, et je l’ai tenu pour responsable de toutes les divisions, les injustices et les dérives.

    Tout le reste, les choix des harkis, des trasfuges, des  »marsiens », des moudjahid, des européens d’Algérie, des juifs, et d’autres, n’en sont que les effets de ce colonialisme abject.

    Il est vrai que ce sont les indigènes qui en ont le plus souffert, parce que le colonialisme était dirigé contre eux exclusivement, les autres ayant subi les dommages collatéraux de ce colonialisme que je ne cesserai de qualifier d’abject, parce que injuste, menteur et trompeur.

    Et pour cause. D’abord il vient sous le couvert d’une ‘’mission civilisatrice’’ qui s’est révélée quelque mois après la conquête, n’être qu’un odieux mensonge.
    C’est plutôt de pillage qu’il s’agissait.

    Expropriation, enfumades, massacres des populations et des douars, la liste des méfaits est très longue pour la passer toute, en revue, voila ce qu’était la vraie nature de la mission civilisatrice.

    Sur le plan religieux, la France coloniale a combattu les authentiques et véritables zaouïas formées par les dignes disciples du Saint Soufi Sidi Boumediene (entre autres), à l’instar de celle de Abdeslam Ben Machich, ou celle de Hassan Chadeli dont la tarîqa reposait sur la théosophie, la quête du savoir et l’amour divin.

    Le colonialisme encouragea la création de nouvelles zaouïas dont la tarîqa reposa sur l’imposture, la honteuse jouissance matérielle, l’obscurantisme des masses (ajoutant à leur misère déjà grande) et la concussion sous toutes ses formes.

    Sur le plan de l’organisation sociale, je vous laisse le soin de lire par vous-même, ce qu’a écrit un historien de renom : ‘’ Au moment ou la France prit possession de l’Algérie, les populations, à l’exception de celles des villes habitées par les Maures (ndlr les Andalous), étaient groupées autour d’un certain nombre de grands chefs, nobles par leurs origines religieuses (Chorfa) ou par leurs exploits guerriers (Djouad) dans l’Ouest, (Douaouda) dans l’Est de la Colonie.’’

    Le colonialisme français à volontairement, par la mauvaise foi et le mensonge, décapité la noblesse algérienne.

    Et Il poursuit :
    ‘’L’extension du territoire civil en 1881, est venue précipiter la chute des derniers descendants des grands chefs indigènes de la génération de la conquête. Et de ces brillantes chevauchées, de ces fantasias devenues légendaires, de ces seigneurs féodaux qui en avaient la direction, il ne reste plus que le souvenir.
    En faisant disparaitre ces grands intermédiaires entre les indigènes et l’administration coloniale, cette dernière n’avait plus en face d’elle en guise de populations indigènes qu’une sorte de poussière d’hommes.’’

    L’erreur politique de la France coloniale fut soulignée par le gouverneur général de l’époque, devant le sénat à Paris le 18 Juin 1884.

    Je le cite :
    ‘’ De même qu’a notre arrivée en Algérie, nous avions décapité la hiérarchie turque et renvoyé les janissaires qui étaient dans le pays la force sans laquelle, il n’est pas d’action ni d’influence possibles sur les indigènes, de même nous n’avons cessé depuis la conquête, de réduire et, pour ainsi dire, anéantir, dans la personne des chefs indigènes, tout ce qui touchait à la forme du Gouvernement Turc.

    C’est de cette erreur que sont nées les complications avec lesquelles nous sommes actuellement aux prises.

    La famille patriarcale, héritage des peuples amazigh, perpétuée à travers des siècles par les arabes, disparaissait lentement mais surement et rien ne la remplaçait, si ce n’est le désordre moral et matériel’’!

    Voici à titre indicatifs les noms des quelques principales grandes familles qui constituaient la noblesse féodale algérienne :

    Dans l’Oranie : Les Ouled Sidi Laribi, les Ouled Boumediene, les Ouled Safi, les Benyahia, les Ouled Mimoun, les Ouled Benaouda, les Ouled Ali dans la confédération des Béni Ameur, les Hachem, …

    Dans l’Algérois : Les Mahieddine, les Boumezrag, les Ouled Mokhtar, les Ouled Abdeslam, les Benchnougha, les Zaanin (Laghouat), les Bencherif, …

    Dans le constantinois : Les Rezgui, les Asselaoui, les Ben Mered, les Mokrani, les Ouled Ali Cherif, les Ben Achour, les Boudhiaf, les Bendaikha, les Bou Okkaz, les Ben Gana, les Ben Djellab, les Ouled Elhadj Ali, …

    Voilà en quelques mots, bien que mal agencés, le bilan du colonialisme français, qui se glorifie de quelques rares bonnes œuvres, venues sur le tard.

    Autres infamie à inscrire au palmarès de la France coloniale.

    Après la grande guerre et la seconde guerre mondiale, les élites algériennes ont, par le contact avec le monde extérieur et les autres sociétés, pris conscience du fait que les droits du peuple auquel elles appartiennent, sont littéralement bafoués et ont pris conscience de la nécessité de militer et de lutter pour améliorer les conditions de vie et de travail très précaires, de ce peuple.

    Durant tout le temps qu’a pris le processus du mouvement nationaliste algérien, depuis la naissance de l’Étoile Nord Africaine jusqu’aux accords d’Évian, la France coloniale à refusé aux indigènes, les deux seules options possibles à savoir l’ASSIMILATION ou l’INDEPENDANCE.

    L’une et l’autre, elle les a refusé et combattu et a fini par dresser les algériens contre eux-mêmes par l’entremise du MNA et du FLN, (entre autres subterfuges), afin d’exacerber les divisions et attiser les querelles entre frères, et entre algériens de différentes confessions qui vivaient ensemble depuis des siècles.

    Jusqu’ à maintenant le peuple algérien porte les séquelles des guerres fratricides, auxquelles se sont livrés messalistes et frontistes.

    Les années du terrorisme des années 1990, malgré le caractère religieux dont se prévalaient les uns, et le caractère nationaliste dont se prévalaient les autres, n’en est pas moins une conséquence direct du conflit MNA/ FLN dont la France coloniale, comme je l’ai dit, en est la principale instigatrice.

    De même qu’elle a refusé l’assimilation des indigènes (L’accès aux mêmes droits que les français), elle leur a également refusé l’indépendance, et a combattu avec une rare violence, les partisans d’une Algérie algérienne. Même parmi certains européens d’Algérie, certains français et certains juifs.

    De Gaulle refusa aux algériens (indigènes) l’assimilation.

    Regarde chère compatriote @ Zineb, ce qu’avait dit DE Gaulle, un personnage qui a pesé de tout son poids sur l’Histoire de la guerre d’Algérie :

    ’’ Si nous faisons l’intégration, si tous les arabes et les berbères d’Algérie étaient considérés comme français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie est tellement plus élevé? Mon village ne s’appellerait plus Colombey- Les- Deux Églises mais Colombey-Les-Deux-Mosquées’’.

    La France coloniale savait qu’elle allait se heurter à un obstacle culturel et religieux.

    C’est tout un aveu. Toutefois honnête et logique.

    Ce qui l’est moins par contre, c’est le chantage qu’exerce encore la France sur l’Algérie, sur beaucoup de nos responsables qui n’ont pas été (eux ou leurs pères) tout à fait sans reproches par rapport à la guerre de libération, par le moyen des archives d’Aix-en-Provence (1200 tonnes de documents concernant l’Algérie).

    L’OAS et les ultras refusèrent aux algériens l’indépendance.

    Des généraux coloniaux, les gros colons et certains cadres de l’administration et de la presse, en créant l’OAS, ont refusé aux algériens l’indépendance.
    Par leur vision extrémiste aveugle, ils ont envisagé puis décidé de se séparer de la métropole, et de créer un régime d’Apartheid, inhumain et constamment oppresseur, dirigé contre les seuls indigènes.

    Tout me fait croire maintenant que la guerre d’Algérie était une affaire franco-française, entre deux principales tendances dont les vues ne convergeaient pas, mais dont l’enjeu était le contrôle des richesses du sol et du sous sol de cette contrée bénie et exagérément généreuse, et dont la principale victime fut et demeure le peuple algérien, peuple indigène de deuxième classe, invariablement pour une tendance comme pour l’autre.

    Le reste n’étant que diversion et artifices.

    C’est pourquoi, j’ai appelé à une réconciliation globale entre tous et j’ai interpelé le sens de l’honneur et de l’humanité de l’ensemble de ceux et celles qui ont, ou qui ont retrouvé, de l’amour et de la compassion pour ce pays meurtri.

    Mon texte ne porte en son sein, et c’est comme ca que je l’ai voulu, aucune animosité envers quiconque.

    Bien au contraire toutes les repentances et les initiatives de bonne volonté en direction de la construction d’un État de Droit dans mon pays, sont les bienvenues.

    Quant à l’écriture de l’histoire dont certains en font une obsession (position que je respecte, du reste), nous la ferons quand les cœurs seront apaisés, sécurisés, habitués au pardon et à l’entraide, surtout par devoir de mémoire, pour que chaque partie s’instruise de ses fautes pour ne plus les reproduire.

    Il est vrai que l’avenir est un long passé.
    Voila toute l’utilité de l’Histoire.

    Mais la priorité reste à la réconciliation sincère et globale entre tous les enfants de l’Algérie et qui se reconnaissent comme tels, sans exclusive.

    Nos Chouhadas, des plus inconnus aux plus illustres, sont et resterons à jamais, les prunelles de nos yeux.

    Nous veilleront sur leur mémoire et nous célébrons le souvenir de leur martyr, en procurant la paix, en pratiquant la justice et la solidarité, valeurs pour lesquelles ils ont donné leur précieuse vie, et non comme nous le faisons jusqu’à date, par la haine, la division, l’insécurité et la pratique du non droit, de l’injustice et de la corruption.

    Mes amitiés a la Rédaction, et merci encore chère compatriote @ Zineb Azouz, de m’avoir donné l’occasion de clarifier davantage mon message.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Zineb Azouz
    19 juillet 2010 at 16 h 34 min - Reply

    Chers amis, Bonjour

    Monsieur Radjef Saïd,

    Merci d’avoir anticipé avec ces nouvelles étiquettes de la censure « intelligente » (révisionniste, déviationniste et je ne sais quoi d’autre).
    Même « Rabi Yerhame Echouahaa » est dévié et exploité.

    Monsieur Liès Asfour,

    Tu continues de te sous estimer, les témoignages sincères sont de loin plus utiles et plus salutaires que beaucoup de pseudo études scientifiques intéressées,téléguidées ou récompensées.

    J’espère que mon intervention n’a laissé entrevoir aucun appel à la haine (sait-on jamais avec le don que tu as de lire entre les lignes et au delà des claviers, j’en connais un bout).
    La haine est en effet un voile redoutable pour cacher la vérité et gâcher la vie.

    Amputée de sa noblesse, de ses Zaouias éclairées et éclairantes, de ses élites désintéressées et de ses enfants amoureux mais dépassionnés, qui va porter cher @Liès cette nation ?

    Concernant la noblesse Algérienne, j’aurais beaucoup de questions à te poser la dessus, surtout que je connais très biens certains noms que tu cites, mais je ne veux pas m’écarter du sujet et s’agissant de sujets sensibles, je te demanderais si tu peux, me définir la noblesse Algérienne avant la colonisation, sachant en effet que l’une des missions du colonialisme a été d’écraser les nobles et bien sûr d’anoblir les ignobles.

    Cordialement et sincèrement,
    ZA




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  • Mohamed Jabara
    19 juillet 2010 at 17 h 17 min - Reply

    Bonjour à tous.

    @ Liès Asfour.

    Bonjour cher frère.

    Les thèses de réconciliation que tu poses à la discussion sont effectivement d’une grande sagesse et procèdent des grandes questions que tu poses comme à ton accoutumée.

    Il demeure cependant, à mon humble avis, que sans justice, il ne peut y avoir de réconciliation, on ne peut rendre égaux le chahid, mort pour libérer son peuple et son opposé, le harki, traitre qui, quelles qu’en soient les causes s’est mis volontairement au service de la cause qui a asservi son peuple.

    Cela ne se conçoit pas de les mettre à égalité avant de mettre leurs actes à tous les deux sur la balance et de rétribuer celui qui le mérité et de punir celui qui le mérite pour équilibrer cette balance.

    Là seulement la réconciliation prend toute sa dimension humaine et devient un but pour tous celui de rendre tous les citoyens égaux en droits et en devoirs.

    Celui qui a fauté doit en assumer les conséquences devant la justice humaine et devant l’Histoire.

    Malheureusement, depuis l’indépendance, l’opacité qui règne sur ces questions ne fait que participer comme tout le reste à accentuer les divergences. Pourquoi cette opacité et à quelles fins ? Autre question à éclaircir.

    La justice tient toujours compte des conditions dans lesquelles la responsabilité de chacun s’est posée au moment des faits et comment et pourquoi il y a été impliqué et à quel degré.

    L’Etat de droit ne peut se batir que sur la justice et la liberté et jamais sur les sentiments quelle que soit le degré de leur humanisme.

    C’est ce sentimentalisme à l’origine de la construction de notre état sur sa base en 1962 qui nous amène aujourd’hui à nous poser ce genre de questions. Ne répétons pas les mêmes erreurs.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    19 juillet 2010 at 19 h 17 min - Reply

    j’ai aimé cette citation et je la partage




    0
  • AMOKRANE NOURDINE
    19 juillet 2010 at 19 h 29 min - Reply

    J’aimerai juste exprimer qu’il faut aussi penser à soi avant de causer tout le temps de REVOLUTION passée ou à venir




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  • radjef said
    19 juillet 2010 at 20 h 25 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Lies Asfour, bonsoir. C’est toujours avec un immense plaisir que je vous lis et je lis les interventions de Z Azouz, Med Djabara et d’autres internautes qui frequentent ce site. Toutefois, je deplore l’eclipse de notre ami Adel…
    Le pouvoir a peur du passé, parcequ’il a des choses a cacher. Le pouvoir a instutionalisé le mensonge, l’usurpation, l’ignorance, la violence et l’imposture. Mais nous qui plaidons pour la restauration d’un Etat de droit avons nous le droit d’avoir peur, de nous voiler la face, de detourner notre regard de la verité? La reconciliation , la paix et le changement auquel nous aspirons toutes et tous passent necessairement par le retablissement de la verité dans toute sa dimension, mais egalement par la consecration definitive de l’ordre intellectuel, citoyen et politique…Il faut reconcilier l’algerien avec la verité et la citoyenneté.Il faut que l’algerien rompt definitivement avec la complaisance, les faux semblants,la triche que la junte lui a imposés comme condition a sa construction sociale.
    Un jour Daniel Timsit m’a dit cette phrase: « J’ai rejoint l’ALN parceque je me sentais profondement algérien. J’ai rejoint l’ALN parceque mon peuple etait en guerre contre la colonisation. »




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  • khaled
    20 juillet 2010 at 11 h 18 min - Reply

    Aucun n’est contre la réconciliation qui n’exclut personne.

    Mais je pense que ce n’est qu’un rêve pieux pour le moment.

    La société algérienne dans sa demension politique, se trouve tronquée aujourd’hui de sa composante islamiste qui est un élément incontournable dans toute réconciliation.

    Il est regrettable de voir des citations toutes azimuts qui ignorent la majorité qui a combattu l’occupant français en nom de l’Islam.

    Amicalement
    Khaled




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  • Zineb Azouz
    20 juillet 2010 at 21 h 48 min - Reply

    Monsieur Khaled,

    Je pense que personne dans ce forum n’a jamais essayé d’occulter quoi que ce soit, nous sommes tous engagés pour la vérité sans compromission ni parti pris.

    L’islamisme tel qu’il existe ou tel qu’il est défini aujourd’hui est un tant soit peu éloigné du sujet; pourtant j’ai personnellement clairement stipulé que le colonialisme a eu comme victime presque exclusivement les indigènes musulmans.

    La guerre de libération comme l’indique son nom est l’expression du refus massif et irréversible de cette même population musulmane à vivre sous le joug de répression, et ce n’est pas par hasard que des termes comme ‘chahid », « moujahid » ou « moussabile », aussi connotés religieusement aient été associés à cette période.
    Les gens avaient la certitude que mourir pour la patrie relevait du devoir du musulman, et Ben Badis qui pourtant est souvent accusé de n’avoir jamais appelé au jihad ni à l’indépendance disait clairement (Houb el watan mina el imane).

    Quand à dire ou suggérer qu’il y avait carrément une lutte islamique de libération et une autre de je ne sais quel type, là je pense humblement que vous confondez les espaces-temps.

    Les courants politiques qui ont rejoint la guerre étaient certes divers et variés et le peuple qui a subi et fait la guerre était majoritairement musulman, mais pas exclusivement, même si le besoin de crier son islamité sur tous les toits ne se faisait pas sentir comme aujourd’hui, sans doute que les évidences n’avaient pas besoin de réclame.

    Par contre en 2010,les choses sont très très différentes et le phénomène post 2001 n’a fait qu’aggraver les confusions, les phobies et les exclusions.

    Permettez moi en fin de vous dire que l’islamisme, du moins en Algérie est aussi confus comme notion que le FLN, il y a l’authentique et le préfabriqué, il y a derrière cette notion les victimes et les bourreaux en même temps, il y a les manipulés et les manipulateurs et il y a les sincères, les spontanés, les justes et les députés et les sénateurs que nous connaissons, tout comme il y a les islamistes exilés et les islamistes qui sillonnent le pays et la planète en gardes du corps et dans les salons vip, sans oublier les islamistes tueurs et les islamistes tués.

    Le sujet est long, mais on peut déjà essayer de lever certaines ambiguïtés et certaines accusations gratuites.




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  • radjef said
    20 juillet 2010 at 22 h 28 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Khaled, bonsoir. En 1962, en depit de la guerre, l’Algerie avait un niveau culturel et intellectuel qui depassait largement la majorité des pays de la rive nord de la mediterranée. L’Islam y est pour beaucoup dans l’eveil de la conscience collective nationale ainsi que dans le rapprochement des cultures et des civilisations. Pour ainsi dire, l’Islam a cette epoque etait un facteur d’union, de dialogue et de solidarité entre toutes les composantes sociales du pays.L’Islam de nos parents ne craignait pas la science et ne cherchait pas le soutien de la politique pour s’affirmer… Mais au grand malheur du pays, des affamés aureolés du titre de liberateurs, sortis de nulle part, ont provoqué un veritable genocide culturel et intellectuel…Ces derniers ont tout denaturé en deviant l’Islam de sa veritable mission.La chasse a l’element europeen et a l’element juif fut ouverte au nom du 1er novembre 1954… Par ailleurs, je ne pense pas qu’il existe quelqu’un sur ce site qui nie le role de l’Islam…C’est l’instrumentalisation de l’Islam par la junte qui est remise en cause et non l’Islam en tant que religion.




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  • Liès
    20 juillet 2010 at 23 h 39 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Chère compatriote @ Zineb Azouz, bonjour.

    Dans ton dernier post tu disais : ‘’ J’espère que mon intervention n’a laissé entrevoir aucun appel à la haine (sait-on jamais avec le don que tu as de lire entre les lignes et au delà des claviers, j’en connais un bout).’’

    J’avoue avoir ri de bon cœur et ressenti ces mots comme un compliment fraternel.

    Tu sais, les manières d’écrire diffèrent d’un internaute à un autre, mais de chaque écrit se dégage un esprit qui renseigne mieux que la lettre, sur les intentions de chacun.

    Certains disent des choses positives et rassembleuses mais avec des mots qui semblent sévères et contrariants.

    Et puis, il ne faut pas oublier que nous sommes des algériens, et que, malgré nos prédispositions foncièrement bonnes, notre spontanéité toute volcanique, nous joue de vilains tours.

    Nous réagissions souvent promptement sur la base de simples présomptions avant de nous ressaisir et entrer dans un état de remord qui nous dispose à toutes les bontés.

    C’est un trait de caractère que nous avons hérité de notre culture et de notre histoire mouvementée.

    Dieu merci, nous sommes tous, ici sur ce merveilleux site LQA, pour se parler, exprimer nos opinions, partager nos inquiétudes et parfois crier notre colère, mais surtout pour comprendre cette crise, identifier ses causes, expliquer les motivations, pénétrer sa complexité pour mieux aplanir les difficultés et enfin, dans la mesure du possible, proposer ce que nous estimons être les meilleures solutions, qui pansent les blessures, referment les plaies, guérissent les traumatismes, réconcilient et rassemblent les enfants d’un même pays, quelque soit leur bord politique, ethnique ou culturel, autour d’un projet de société, avantageux pour tous, sans exclusive.

    Pour être franc, avec toi et avec tous, saches que tu es parmi ceux qui me donnent le gout et le courage d’écrire, parce que souvent je suis pris de lassitude et de dépit.

    Pour ta question concernant, comment je définis la noblesse algérienne avant la colonisation? Il est évident que vu ton exigence intellectuelle, désormais amplement connue, tu ne vas pas accepter et encore moins t’accommoder d’une réponse puisée dans Google-Wikipédia.

    Qu’à cela ne tienne! Que Dieu me vienne en aide.

    La Noblesse est selon moi un titre d’honneur et de dignité, que l’on acquiert par un mérite exceptionnel, suite à un parcours long et laborieux, et qui se compose d’un ensemble de valeurs éprouvées qu’on trouve réunies dans une même personne, une même famille, un même clan, une même communauté.

    La noblesse est comparable à un couronnement, par un diadème et des atours majestueux reconnus, qui suscitent chez les autres, admiration, respect et obéissance.

    La noblesse est un héritage qui se transmet sur des générations et peut avoir des origines de vaillance guerrière historique, ou religieuse, et parfois les deux.

    Elle se manifeste chez celui qui la possède par l’usage de la sagesse, la générosité, la justice, la bravoure et une forte autorité.

    Elle peut être le symbole et le gage de l’unité, la stabilité, la sécurité et la pérennité d’une nation.

    La noblesse, pour les sages et les clairvoyants, est une distinction (une approbation, une élection) qui nous vient de Dieu, sous forme d’un talent (d’Or)à fructifier.

    Elle ne s’octroi ni suite à un vœu égoïste, ni par un décret d’homme.

    Ce n’est pas un droit, mieux, c’est un grand privilège dont nous gratifie la providence, à fructifier par une obéissance intelligente à Dieu et un souci constant et réaliste d’être au service de la communauté dont on a la charge.

    Toutefois, tout humain peut accéder dans une société à une noblesse de caractère, par des sentiments positifs et un comportement utile.

    Quant à la noblesse algérienne avant la colonisation, je la vois, moi, surtout comme une forme d’organisation sociale, tribale et intertribale, avec ses chefs, ses valeurs et ses codes, afin de réglementer et réguler la vie en communauté.

    Elle a un lien direct avec la terre et la grande propriété foncière. Elle est un condensé de courage, de générosité, de hauts faits d’armes, et de pouvoir thaumaturgique.

    Elle s’exprime en gros par de longues chevauchés, des fantasias, des razzia, des raids guerriers violents pour repousser l’ennemi et garder intact et pur l’honneur de la tribu.

    La poésie étant le moyen langagier le plus usité pour dire sa fierté et chanter ses exploits.

    Elle appartient pratiquement au passé et à disparu avec l’avènement des États modernes.

    Dans certains cas elle a mué en aristocratie.

    L’aristocratie quant à elle, est un titre distinctif plutôt élogieux tirant son caractère élitiste d’un passé noble, et qui peut donner parfois à ses membres la légitimité de régner ou de gouverner.

    Quant aux ignobles d’aujourd’hui, comme tu les nommes, qui ahanent pour s’ériger en nobles, c’est selon moi, juste qu’ils manifestent une vanité et une poursuite du vent, qui ne leur procurent ni la paix, ni le repos, ni la joie véritables dont ils sont en quête, et qui, au contraire, est la source de tous leurs tourments.

    Ils veulent impressionner la société, mais pas comme de raison, par le moyen de l’intelligence, la sagesse, la compétence, et la maitrise dans la conduite des affaires, mais plutôt hélas par le crime, la ruse, la violence, la félonie, la trahison, l’iniquité, l’injustice, la prédation et j’en passe.

    Ils ont besoin que Dieu les sauve de leurs propres personnes.
    Car ils ne pourront jamais détruire la création sur laquelle Dieu veille jalousement pour l’avoir créée avec sagesse et amour.
    Ils ne font que s’auto détruire eux-mêmes.

    Merci chère compatriote et bonne continuation.

    @ Mohamed Jabara, bonjour cher frère, j’accueille toujours tes conseils avec beaucoup de déférence, encouragé et rassuré par le fait que tu es une personne ouverte à toutes les opinions et les tendances.

    @ Radjef Saïd, bonjour cher ami.
    Je lis également avec beaucoup d’intérêt toutes vos productions sur LQA, elles sont pour la plupart instructives et édifiantes. Vous avez raison de vous insurger contre les mensonges historiques qui sont nombreux d’où votre impatience à vouloir rétablir la vérité avant toute autre chose.

    L’urgence, pour moi c’est la réconciliation sincère et globale entre toutes les parties qui, dans le passé, se défiaient et qui continuent à se suspecter, empreinte de pardon sincère et de confiance mutuelle solide, pour construire ensemble un État de Droit.
    L’histoire qui, pour moi est importante, pour une foule de raisons objectives, s’écrira en son temps et ne devra jamais être utilisée comme un moyen de vengeance par quiconque contre quiconque.

    Elle sera un enseignement précieux pour gérer des situations et éviter des tragédies.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Moamed Jabara
    21 juillet 2010 at 9 h 48 min - Reply

    Bonjour à tous.

    @Lies Asfour.

    Je ne concevais pas ma contribution comme un conseil qui t’était destiné mais comme un simple avis avec toutes ses imperfections et sa subjectivité.

    Ce que je voulais dire, c’est que quand un homme en fait souffrir un autre injustement, c’est à dire s’il ne fait pas que se défendre, la moindre des choses est qu’il admette sa faute, qu’il l’assume, qu’il accepte d’en payer le prix et et que ce prix soit déterminé et lui soit signifié clairement c’est alors à la victime de ses actes qu’appartient le pardon qui relève de la seule volonté libre de cette dernière et qui accepte alors de pardonner de son plein gré et librement.

    Les réconciliations dans les groupes sociaux ne se décrètent pas par le haut. L’energie de la haine engendrée par des faits injustes, ne peut etre balayée que par la justice et l’apaisement qu’elle produit dans les esprits tourmentés car victimes.

    Quant au fait que je sois une personne ouverte à toutes les opinions et tendances, je crois que comme tout etre humain j’ai mes limites. Les miennes sont maintenant, je pense, connues par les anciens du site, dont tu fais partie, qui arrivent malgré cela à me supporter ou parfois à me lancer des piques que je fais semblant de ne pas comprendre, car ce n’est qu’un juste retour des choses.

    Sincères salutations.




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  • khaled
    21 juillet 2010 at 19 h 14 min - Reply

    @Madame Zineb

    On peut essayer de lever le voile sur cette équivoque entretenue.

    Si vous le permettez, soyons clairs des le début sur la méthodologie et les sources de références pour qu’il n y est pas d’autres ambigüités.

    @Radjef

    J’ai par deux fois posté l’appel du FLN en 58 qui avait demandé explicitement aux algériens de confession israélites de clarifier leur position en ce qui concerne la lutte armée.

    Ce rappel n’est ni une chasse au juif, ni a l’européen, mais le rétablissement d’un fait historique dont les conséquences sont devant nous aujourd’hui.

    Les contributions personnelles ne peuvent changer les faits historiques.

    Si réconciliation il y a, elle doit avoir en premier pour reconnaitre au peuple algérien le droit de se prendre en charge sans tutelle et de déclarer au monde que la nation algérienne est d’essence musulmane et a acquit son indépendance grâce a cette essence et veut construire son avenir basé sur cette essence.

    Le peuple algérien décidera ensuite en tout liberté de se réconcilier avec qui lui semble sincère.

    Khaled




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  • khaled
    22 juillet 2010 at 9 h 47 min - Reply

    Si la colonisation a finalement échoué, cela est dû à un fait irréfragable : l’Islam. Qui n’a pas compris cela, n’a rien compris à la révolution algérienne, n’a pas saisi l’intelligence profonde des évènements qui se sont déroulés sur notre terrain. […] Depuis environ quatorze siècles, le facteur islamique est le nœud gordien de nos latences, le noyau dur de notre identité.

    Ahmed Benbella.




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  • radjef said
    22 juillet 2010 at 11 h 23 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Lies Asfour, bonjour.Le peuple algérien fidele a ses traditions, n’a jamais été contre la reconciliation, la paix , la tolerance et la solidarité. La tragedie qui se deroule depuis les premiers jours de l’independance à ce jour, l’a spolié de sa dignité et de sa liberté. Effectivement Bouteflika parle de reconciliation. Mais au fait il demande au peuple l’impunité et l’amnesie générale…
    La junte, c’est a dire le pouvoir réel, utilise toutes les formes de violence dont celle du terrorisme, pour se maintenir en place et garger le pouvoir qu(‘elle detient depuis plus d’un demi siecle. La junte parle de reconciliation, mais utilise le terrorisme pour etouffer les derniers espaces democratiques et citoyens.
    Au cours de ces cinq dernieres semaines, alors que des bataillons d’immegrés ont regagné le pays pour passer leurs vacances dans la chaleur familiale, des groupes terroristes ont refait soudainement leur apparition dans de nombreuses localités du Djurdjura. Si bien que certaines familles ont annulé leurs fetes de mariages…Au cours de ces incursions, de nombreux villageois ont été delestés et rackeettés, alors que le cycle des enlevements se poursuit de façon ahurissante causant des degats incommensurables à toute la Kabylie.Au cours de la journée de lundi, des temoins ont signalé la disparition d’un repenti dans la commune d’Assi Youcef, retrouvé mort decapité le lendemain aux « portes des sources » par des bergers…Mais la maniere biaisée avec laquelle les medias algériens continuent de traiter ces violences n’a pas pour autant fait changer d’avis aux populations locales. Ces dernieres refutent la these du GSPC et evoquent avec derision et sarcasmes la responsabilité de l’armée dans la recrudescence de ces nouvelles violences. A ce titre on parle d’Al Qaeda Nationale Populaire (ANP), ou en encore d’un carnaval d’été ou les généraux sont autorisés a se deguisé en groupes armés du GSPC a l’occasion du retour des immigrés au bled…




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  • Zineb Azouz
    22 juillet 2010 at 16 h 55 min - Reply

    Cher Liès Asfour,
    Bravo pour toutes ces explications et tous ces rappels ethno-historiques sur notre société malheureusement coupée brutalement de la majorité de ses références et de tant de repères.

    Tu es trop modeste, comme le Asfour.

    Pour être franche et sincère (je n’ai pas d’autre choix avec toi), ce qui m’a poussé à te poser ma question à propos de la noblesse Algérienne c’est le fait que tu aies cité le nom de famille du dit « Caïd El Arab » celui qui détient ce titre grâce au Bey de Constantine avec lequel il avait d’ailleurs des liens de parenté (féodalité oblige) et qui n’a pas hésité pourtant à se ralier à la France juste pour préserver ses titres de noblesse.
    Ainsi après la chutte de la ville et la fuite de Salah Bey, il a personnellement participé à pourchasser et massacrer le dernier Bey de Constantine, et ce non loin de la ville de Kaïs au Aures (Ismaèl Urbain qut tu dois connaître en parle très bien). De plus ce nom de famille porté par plusieurs caïds (du même ckan familial) décorés par la France est aujourd’hui très répandu dans la sphère du pouvoir et spécialement au ministère de l’intérieur, grossissant ainsila liste de la néo noblesse Algérienne.

    Ceci dit, j’apprécie au plus haut point ta prudence et ta précision moi qui tombe parfois sous le charme de ces éléphants lachés dans une boutique de porcelaine.

    Merci encore en espérant que te lire bientôt.

    Fraternellement,
    ZA




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  • Zineb Azouz
    22 juillet 2010 at 17 h 03 min - Reply

    Monsieur Jebara Mohamed,

    J’ai beaucoup apprécié la définition et les franchises que tu poses à propos de toute réconciliation, il y a en effet une vérité indétrônable malgré toutes les manoeuvres :
    C’est aux bourreaux de se repentir et non pas pas aux victimes d’oublier, la réconciliation vient après et elle salutaire pour tous.

    Merci pour toute la sagesse que véhiculent tes propos.
    Fraternellement,
    ZA




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  • Zineb Azouz
    22 juillet 2010 at 17 h 21 min - Reply

    Monsieur @Khaled,

    Je comprends vos questionnements même si, et sauf votre respect, Ben Bella ne fait pas et ne fera jamais partie de mes références.
    A propos d’ambiguités à lever concernant l’Islam et son rôle incontestable dans l’histoire de ce pays, et bien que le sujet dépasse largement le contexte de mon papier, pemretteze moi de vous rappeler que :

    L’identité d’un individu et d’une nation est phénomène multidimensionnel et dynamique très complexe.
    Si quelqu’un de très puissant vient pour vous arracher un bien légitime et que vous deviez riposter très vite, vous ne saurez jamais laquelle de vos composantes identitaires a pesé la plus, votre islamité, votre virilité, votre peur de perdre votre image devant les autres ou un simple réflexe de survie.
    L’slam politique est un non sens à mon avis, il y a l’Islam et il y a la politique sans que cela signifie que l’un exclue l’autre ou n’interagisse pas avec l’autre, un maire musulman de sexe féminin et croyant dur comme fer à la privatisation des écoles est un acteur dynamique qui peut se contredire et évoluer comme nous tous, et si un jour il est confronté à un adversaire musulman de sexe masculin qui croit dur comme fer que les écoles privées sont une catastrophe pour la^population, croyez vous que leur combat relèvera du jihad islamique ?




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  • Zineb Azouz
    22 juillet 2010 at 17 h 32 min - Reply

    Monsieur Radjef Saïd,
    J’ai presque peur pour vous en lisant votre courageux commentaire à propos de ce « remake » que vit votre région.

    Que veulent ils encore à ce peuple, ils ont tout eu, les puits de pétrole, les plages, les chateaux, l’avenir assuré pour leurs progénitures et leurs congénaires, les passports diplomatiques, les immunités automatiques, les rérévences, les courbettes, les mosquées en leur nom, les aéroports à leur éfigie, les livres d’histoire dédiés à leurs délires, les indémnités non majorables, les prêts bancaires à volonté, les détournements à profusion et les les amnésties jusqu’à exinction de leurs lignées.
    Que veulent ils encore à ces bergers et à ses non logés ?




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  • Liès
    22 juillet 2010 at 19 h 39 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Cher ami @ Radjef Saïd, bonjour.

    Seule la partie relative à l’Histoire t’est destinée, le reste comme tu vas t’en apercevoir par toi-même, est ma réponse à certaines questions récurrentes auxquelles je me devais d’apporter des clarifications.

    Peut être me suis-je mal fait comprendre à propos de la réconciliation?

    Moi je parle de la réconciliation historique, entre les différentes parties qui se défiaient pour divergences de vue et de positions durant tout le processus du mouvement nationaliste algérien, j’ai bien dit depuis la naissance de l’étoile nord-africaine en 1926 en France, jusqu’au accords d’Évian conclus le 19 mars 1962.

    Et, j’ai dit que j’en tiens pour seul responsable de la division des algériens et des guerres fratricides qu’ils se sont le livrés : Le COLONIALISME en tant que phénomène.

    Et j’ai dit que ces divergences entre frères et amis ont été initiées, attisées et programmés par la puissance coloniale d’alors, et que cela continue avec l’affaire des archives, qui pour moi est encore utilisé par les nostalgiques de l’Algérie française comme moyen de chantage contre certains hauts responsables algériens, au lieu de servir comme moyen de rapprochement entre deux pays et deux peuples.

    Et j’ai dit que le seul moyen d’échapper à ce chantage qui perpétue la crise algérienne, faite de peur, de méfiance, de suspicion qui sont à la source des règlements de comptes, des assassinats politiques, de formations de clans rivaux, en plus de la fragilisation de la souveraineté de l’État, c’est d’aller résolument vers une réconciliation sage, globale, et centrée sur le seul bien de l’Algérie et des générations futures.

    Et j’en ai fait appel au sens de l’honneur et de la gratitude, de tous les enfants de l’Algérie ou qui se sentent comme tels, et qui peuvent avoir de l’amour et de la compassion pour ce pays de se rassembler autour de cette idée de RÉCONCILIATION pour construire un ÉTAT DE DROIT.

    Je ne suis ni contre l’écriture de l’HISTOIRE, ni contre la religion ultra majoritaire qui est l’ISLAM.

    Je suis contre le nationalisme étroit et agressif, et contre les visions courtes, qui s’accrochent à des discours qui ont prouvé leur inefficacité et leur inefficience.

    Le triomphe de l’émotion aveugle contre le pragmatisme clairvoyant.

    Ceux qui veulent nous donner des leçons de patriotisme et nous soupçonnent de ne pas avoir fait notre part pendant la révolution, s’abusent allègrement.

    Nous pouvons les confondre à tout moment.

    Toutefois le probleme n’est pas un probleme d’égo, il est beaucoup plus important.

    Comme beaucoup d’algériens, moi aussi j’ai vécu la tragédie de la guerre de libération, et le colonialisme à divisé ma propre grande famille.

    Je ne veux pas que 50 ans après l’indépendance, on reste divisé alors que le pays va à la dérive et la société à l’implosion.

    Il y a eu certes, des dérives, des lâchetés, des trahisons, mais est ce suffisant comme arguments pour se passer du principe de la réconciliation et continuer à tourner perpétuellement en rond avec une aspiration mortelle vers le bas, en voulant coute que coute privilégier une culture de vendetta et de règlements de comptes qui a montré sa dangereuse nocivité?

    Je sais par ailleurs et c’est humain, que les gens s’accrochent à leur privilèges et que leurs gestes et leur positions peuvent être dictés par le seul intérêt, qui au demeurant, est à 99,99%, matériel.

    On ne demande pas à ces gens de changer de position si cela leur sied tellement, mais d’au moins se taire.

    Le voleur qui crie au voleur, est un air connu de tous.

    Quand vous voyez que les rouages de l’État truffés par au moins 150 000 harkis depuis l’Indépendance de l’Algérie, dont la majorité possèdent la fiche communale et sont appelé Moudjahid, et qu’ils dénient le droit aux enfants des 30 000 harkis rapatriés en France en 1962, de rentrer en Algérie, comment ne vous sentez-vous pas en face d’une des plus iniques ‘’débauche de notre histoire’’ pour reprendre notre chère @ Zineb Azouz?

    Limene tahki Zabourek ya Daoud, nous sommes en plein dedans.

    Pourtant Zabour (Mazamir) Daoud sont très instructifs et qu’en nous inspirant, nous ferons l’économie d’une douloureuse et longue souffrance.

    Malheureusement, nous les rejetons, nous les combattons et le pire, nous nous en moquons.

    Une précision toutefois: quand je parle de réconciliation, je ne fais pas allusion à Bouteflika, et encore moins, (comme cela se passe aujourd’hui sous nos yeux) à la réconciliation qui immunise des bandits et des violeurs.

    Je parle de la réconciliation entre les JUSTES que les aléas de la vie et la perfidie du colonialisme a dressés les uns contre les autres.

    En clair je veux réconcilier ceux que l’on appelle péjorativement les Harkis avec les authentiques Moudjahid et avec le peuple dans sa totalité.

    Les petits colons, les français d’Algérie et les juifs d’Algérie, et leur descendance qui veulent se joindre à cette réconciliation et faire leur bonne part, sont les bienvenus.

    Car je considere que tout ce beau monde est victime à des degrés divers du colonialisme français en tant que phénomène, ou idiologie perverse et raciste.

    Le colonialisme français savait, au moment de la conquête de l’Algérie, qui allait se heurter à un grand obstacle d’ordre culturel et religieux.

    Mais au lieu de gérer cette différence par des moyens civilisés et selon les valeurs universelles de justice, de droit et de liberté, dont il se prévalait, il a plutôt mené une opération de perversion et de diabolisation des populations indigènes afin de justifier l’expropriation, le génocide et la mise à l’écart de celles-ci des bienfaits du progrès et de la civilisation.

    Quant à l’islam qui semble être pour certains la solution miracle à tous les problèmes et qui, selon eux est attaqué par les mécréants algériens qui veulent du mal au pays et au peuple, je réponds simplement que tout personne normalement constituée ne s’accommode pas d’un phénomène religieux qui tue les enfants, viole les femmes et n’a aucune compassion pour les vieillards et qui promet un régime malsain, décadent et fondamentalement injuste (surtout envers les femmes et les enfants) dont il en fait les maillons les plus vulnérables de la société alors qu’ils devraient être la bonne sève et la pérennité prospère de la société).

    Je me reconnais dans l’Islam de nos parents même s’Il est à parfaire par certains côtés, mais pas du tout dans ce néo islam ‘’ultra savant’’ venu droit des laboratoires d’EL-AZHAR, financé par le WAHABISME, pour des objectifs d’hégémonie culturelle, politique et économique (toutes dangereuses, pour les musulmans eux-mêmes et pour le reste du monde).

    Personne ne trompera indéfiniment personne, le bon sens finira bien par triompher, un jour que nous espérons proche, pour le bien de tous SANS EXCLUSIVE.

    Diviser vient du diable.

    Rassembler vient de Dieu.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Mohamed Jabara
    22 juillet 2010 at 22 h 03 min - Reply

    Bonjour à tous.

    @Zineb Azouz.

    Merci pour votre post de soutien chère soeur.

    Lorsqu’on prend la décision de signer de son propre nom et prénom dans un forum tel que LQA, cela démontre un minimum d’engagement au sort du pays. Vous auriez pu et j’aurais pu utiliser un autre nom d’emprunt qui ferait office de pseudo en donnant le change. J’ai toujours appelé un chat un chat, vous avez la grâce toute féminine de pouvoir lui trouver d’autres appelations.

    Quant on s’engage, on a le devoir de dire les choses telles qu’on les pense et telles qu’on en est imprégné.

    L’Islam, madame, est notre culture, avant d’être notre religion et s’il encourage le pardon et la réconciliation entre les hommes, l’Islam pose comme préalable la capacité de pouvoir le faire, c’est à dire la capacité de pardonner lorsqu’on peut se venger ( العفو غند المقدرة) ou exercer son droit à justice en vertu de la loi du talion qui existe dans toutes les religions et toutes les législations humaines.

    Si donc on n’a pas la capacité à faire justice ou à se faire rendre justice, la capacité à pardonner n’existe pas et c’est d’une logique limpide. Celui qui ne possède pas la chose ne peut la donner. Nous autres musulmans ne tendons pas l’autre joue comme le font dire à tort les chrétiens à Jésus (qssl) sans pour cela appliquer réellement ce précepte de fabrication artisanale, comme nous l’avons expérimenté à nos dépens durant toute la durée de la colonisation, pourtant perpétrée par des chrétiens.

    L’Islam est au coeur de nos traditions, de notre culture, de notre vie et de notre mort.

    Eloigner ceux qui se prévalent de l’Islam de l’aire politique est une chose, exclure l’islam de nos vies sous prétexte qu’il pollue la politique est autre chose.

    L’Islam ne peut polluer la chose politique que s’il devient partisan et que des gens qui s’en prévalent à tort en font un cheval de bataille pour la conquète du pouvoir. Autrement c’est un instrument de cohésion, de vivification de la société et un terrain fertile pour élever le moral et les réalisations ; lorsqu’il est pris non pas de façon partisane mais comme composante fondamentale de notre personnalité dont doit tenir compte l’Etat à travers ses institutions.

    Si la lutte politique se fait sur la base de programmes sociaux, économiques et politiques on ne peut raisonnablement interdire au peuple Algérien de se reconnaître dans son islamité à travers l’expression de sa religion dans le droit positif, cela n’aurait pas de sens.

    Je suis de plus en plus convaincu avec le temps cependant, que les clivages qu’on veut imprimer à notre société en espérant la détourner de ses orientations ne permettent pas l’unité de la classe politique dans la rationalité d’une démarche commune car chacun des courants en présence tend à vouloir s’approprier le ruisseau en l’empéchant de devenir un fleuve grondant. Le ruisseau peu à peu se tarit.

    C’est pour ces raisons que j’interviens de moins en moins sur le site et que beaucoup d’autres, je pense se sont éclipsés.




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  • khaled
    22 juillet 2010 at 22 h 34 min - Reply

    La prise d’Alger et avec elle la colonisation de l’Algérie et du Grand Maghreb n’a été que le prolongement des croisades chrétiennes vers les terres de l’Islam.

    Je ne veux pas élaborer encore sur les interminables carnage commis par les envahisseurs qui se prétendaient de la devise Liberté-Égalité-Fraternité.

    Quelqu’un a dit que peut-être on pourra comprendre l’acharnement des hordes SAUVAGES Mongols de Houlagou Khan en 1258 sur Baghdad, après un siège de 20 jours quand la ville tout entière fut désarmée et sa population massacrée; mais pas celle de la France CIVILISÉE a l’égard d’Alger.

    Sous prétexte d’attaquer le fanatisme, la puissance coloniale, a, au début de la conquête, combattu essentiellement l’Islam… Elle a lancé des assauts contre la tradition, afin de produire un peuple sans histoire, sans racines, sans culture, sans religion, et sans plus aucune forme d’identité.

    Des générations se sont battues et sacrifiées pour susciter une renaissance, pour mobiliser le peuple dans la reconquête de sa foi d’abord afin d’être libérée du joug colonial.

    Aujourd’hui et devant la situation chaotique que nous vivons, certains nostalgiques veulent un ticket de re-entrée en terre d’Islam, l’Algérie, sous couvert de réconciliation générale et une nouvelle lecture de la révolution et du mouvement national qui est en effet qu’un révisionnisme qui ne pas son nom.

    La perfection n’appartient qu’a Dieu. Les hommes et femmes qui ont pris le sermon de libérer l’Algérie ne sont que des êtres humains sujet aux erreurs et égarements.

    Leur erreurs doivent nous éclairer pour mieux comprendre les enjeux de ce monde.

    Bien-sur, on peut faire de la politique stratosphérique quand on a la panse bien remplie vautré dans un fauteuil.

    Leur réponse même dans certains cas lorsque elle a été excessive (de notre point de vue), n’a été que la riposte a la première violence, celle de la France coloniale.

    Khaled




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  • Afif
    22 juillet 2010 at 23 h 32 min - Reply

    Cher Radjef Saïd, c’est très grave quand tu dis que « la chasse à l’élément européen et à l’élément juif fut ouverte au nom du 1er novembre 1954… ». Ce sont au contraire les européens et les juifs qui, personnellement ou par leur complicité active ou passive avec les massacres de civils de l’OAS, ont compromis leur maintien en Algérie, sans compter leur arrogance qu’ils affichaient avant la guerre et leur refus acharné de toute solution pacifique. Une mention particulière pour les juifs qui, tout algériens qu’ils étaient, se sont volontairement exclus de notre communauté pour se mettre du côté du plus fort du moment à l’occasion du décret Crémieux. Ils nous ont trahis comme des vrais harkis.

    A Lies Asfour : tu parles de réconciliation historique en la définissant comme étant une réconciliation entre les parties politiques qui se sont affrontées ou ont eu des divergences dans le passé. Oui, c’est possible entre certaines parties, mais pas toutes les parties. Cette réconciliation n’est possible qu’autour de certaines valeurs : vérité, justice, mea culpa sincère, l’intérêt général, etc…En 2002, j’ai assisté à Tlemcen à un colloque qui a drainé beaucoup de monde et grâce auquel, j’ai pu constater assis côte à côte des MNA et des FLN de la première heure en grand nombre. C’est possible aussi de se réconcilier avec des harkis qui n’ont jamais eu un passé criminel et avec les pieds-noirs progressistes qui n’ont jamais regardé les algériens de haut. De toute façon, s’il y a réconciliation, elle doit être structurée et médiatisée. Qui en prendra l’initiative ? Notre aîné Aït Ahmed, n’est-ce pas Mme Azzouz ? En tout cas, cela serait formidable.

    A Mme Azzouz : supposez que Ben Bella ait succombé à l’attentat de la Main rouge qui l’a visé en 1956 en Lybie et qu’il soit donc Chahid. Qu’auraient retenu de lui les historiens et par voie de conséquence, nous, les citoyens ? Un monument de la Révolution : tous les moudjahiddines qui l’ont connu à cette époque dans l’action l’ont apprécié et l’ont préféré à ses autres compagnons. Je vous invite à lire à ce sujet le témoignage de Mohamed Benyahia « La Conjuration au Pouvoir », qui, bien qu’originaire de la même région qu’Aït Ahmed, s’est plaint de celui-ci qui l’aurait mal reçu et a fait l’éloge du « grand frère Ben Bella ». Or, comme Ben Bella n’est pas mort Chahid, vous dites « Ben Bella ne fait pas et ne fera jamais partie de mes références ». Quel que soit notre avis sur Ben Bella après l’indépendance, nous ne devons pas sous-estimer son rôle dans le déclenchement de la Révolution et dans sa réussite. C’est d’ailleurs le même cas que Messali Hadj où il faut distinguer l’avant 1954 et l’après 1954. Au sujet de Ben Bella, je vous invite aussi à lire la lettre qu’il a écrite à Abbane Ramdane au sujet du Congrès de la Soummam dans laquelle il lui demande de ne pas divulguer les résolutions qui sont en contradiction avec la Proclamation du 1er Novembre, surtout en ce qui concerne l’aspect islamique de l’état algérien (c’est écrit noir sur blanc en octobre 1956 et non en 2001) et en ce qui concerne le parachutage dans la Direction de la Révolution d’éléments qui se sont opposés à l’idée même d’indépendance comme les Oulamas et l’UDMA. Lui seul parmi les dirigeants historiques et l’ALN des Aurès et de la Base de l’Est qui ont consigné par écrit leur opposition au Congrès de la Soummam. Une année après, le CNRA d’août 1957 a abondé dans leur sens et annulé les résolutions politiques du Congrès de la Soummam. Mme Azzouz, il faut appeler un chat un chat. La réconciliation est aussi à ce prix.




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  • tete noire
    23 juillet 2010 at 2 h 49 min - Reply

    A Lyes:
    Le problème ce sont les crimes contre l’humanité ces criminels de guerre qui n’ont jamais été jugés.vous voulez le retour de ces criminels vous ne vous sentez pas le mal que vous êtes entrains de commettre en écrivant tout cela.des douars anéantis des femmes violées des exécutions sommaires pire que l’ex-Yougoslavie.qu’ils soient jugés devant le TPI de leurs crime.JE pense que la France sera impuissante de nous payer ce qu’elle a détruit et saccagé entre 1954 et 1962 je ne dirai pas nos hommes mort pour la France pendant les deux guerres mondiales.élucider la mort de nos hommes dans la région de Marseille pendant le débarquement de la Normandie en 1944.ILS les ont laissés mourir sur le front abandonnés ni munitions ni ravitaillement.Malgré tout cela je dis que les jeunes français n’ont rien à voir dans tout cela ils savent que leurs aïeuls étaient des criminels et barbares.




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  • l.leila
    23 juillet 2010 at 8 h 44 min - Reply

    Bonjour,
    Je pense, en toute humilié, qu’avant d’envisager toute réconciliation qui pourrait tourner au modèle de celle de BOUTEFLIKa, il faudra putôt oeuvrer pour un grand débat historique, honnête, objectif, sans limites et en toute liberté. Il y eut des génocides à chaque étape de l’histoire coloniale jusqu’à nos jours, puisque nous sommes encore sous le joug du colonialisme sous une autre forme. Ainsi seront concernés aussi bien le passé lointain, que le passé récent. L’Histoire ainsi libérée, la réconciliation se fera selon des lois pour le bien de TOUS ceux qui aiment ce pays.
    Mes salutations




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  • Afif
    23 juillet 2010 at 11 h 06 min - Reply

    A Mme Azzouz : une petite précision. Lorque j’ai dit « n’est-ce pas Mme Azzouz » en parlant de Aït Ahmed, je vous ai confondue avec l’autre grande dame de LQA, Mme Zehira HOUFANI BERFAS qui a écrit une lettre ouverte à ce grand dirigeant.

    Cela dit, je voudrais vous ajouter une autre remarque : lorsque j’ai qualifié Ben Bella de « monument de la Révolution », je pense que c’est amplement justifié par le fait que sur les 5 dirigants du FLN emprisonnés en France qui faisaient tous partie du Comité des 9 dont 2, Boudiaf et Bitat faisaient partie du Comité des 6 de l’intérieur, seul Ben Bella a été élevé au poste de Vice-Président du GPRA par le CNRA, alors que ses autres compagnons furent désignés comme ministres d’état. Je pense que les responsables du CNRA savent mieux que nous la valeur des uns et des autres. Ce n’est qu’au troisième GPRA que Boudiaf a été élevé au poste de Vice-Président du Conseil au même titre que Ben Bella et je pense que là aussi c’était justifié. Ce n’est pas un hasard que ce soit précisément à ces deux dirigeants qu’on fera appel plus tard pour diriger le pays, leur aura au niveau des cadres et du peuple était certain.




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  • khaled
    23 juillet 2010 at 11 h 20 min - Reply

    La démission n’a jamais été un choix viable pour un intellectuel engagé en quête de son salut et du salut son peuple.

    Il est regrettable d’utiliser ces débats contradictoires et ces sujets qui fâchent pour jeter l’anathème sur tout un courant qui existe belle et bien dans la societe algerienne et de part justifier une demission des discussions.

    Je veux juste dire que c’est notre APN fait vraiment son travail, ce genre de débats y seront discutés en son sein pour prémunir la société et le pays entier des dérives que avons vécu.

    Ce forum qui nous acceuillent et dont je salue encore une fois son initiateur Mr. DB nous donne; au moins pour moi; la derniere parcelle ou je peux en toute liberté penser et écrire.

    La démission des débats n’est pas une option, mais si démission il y a; elle ne doit en aucun cas être justifier par la tournure des discussions car il n y a pas de censure sur ce forum et chacun est libre d’écrire ce qu’il veut dans le respect des lecteurs. A moins qu’on est a cours d’arguments.




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  • radjef said
    23 juillet 2010 at 12 h 24 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Quand on a l’electricité, on n’a pas acces a Internet. Quand la connexion se retablit pour quelques secondes, ce sont les coupures d’electricité qui nous tombent du ciel et quand enfin on a l’electricité et Internet Mme vous appele pour aller chercher de l’eau…Comme la modernité et le progrés sont si loin du Djurdjura!
    Ceci etant, bonjour tout le monde. @Lies Asfour, bonjour. Je partage entierement votre avis…Avant hier, j’etais avec Rabah Zammoum(fils du colonel Si Salah), Amar Mellah( fils du colonel Ali Mellah dit Si Chrif) et Arezki Krim( frere de Krim Belkacem). Ces derniers ont evoqué toutes les questions qui fachent, mais convergent tous sur la même idée: notre decolonisation ne s’est pas effectuée comme elle se doit…Nous avons, certes chacun à sa maniere, reconduit les haines et les querelles du passé…@Afif, bonjour. Ce n’est pas grave ce que je dis…Henri Maillot, F Yveton, Jacqueline Mine et sa fille, D Timsit, M Laban …constituent la preuve que les pieds noirs n’etaient pas dans leur majorité du coté de la colonisation. Ce n’est pas parceque une minorité d’ultra s’est rangée du coté de la colonisation qu’on a le droit de trahir le devoir de memoire.Le premier novembre a plus divisé qu’il a rassemblé…La Kabylie qui fournissait l’essentiel des troupes du mouvement nationaliste, quelques mois avant le 1er novembre, etait soudée et unie comme un seul homme derriere Benai, Belounes, Ould Hamouda…Le 1er novembre a été un grand dechirement. La Kabylie s’est divisée en deux familles: celle restée fidele à Messali et celle qui a rejoint le CRUA…C’est Abbane Ramdane avec Larbi Ben M’hidi qui ont sauvé l’honneur de la revolution en rassemblant les rangs…On accuse Abbane d’avoir mis en minorité les membres du CRUA devant les Oulemas, les Centralistes et l’UDMA au CCE…Mais que serait devenu le 1er novembre sans l’apport des Oulémas, de Ferhat Abbas, de Ben Youcef Ben Khedda,de Hocine Lahouel, d’Ahmed Francis,de M’hammed Yazid?… Mais que serait devenu le 1er novembre sans la clairvoyance intellectuelle et politique de Ferhat Abbas, de Fernane El Hanafi?…Sans l’apport des Oulemas, des Centralistes et de l’UDMA, est ce que les Messalistes- plus nombreux en Kabylie et en France- se seraient tus et auraient-ils accepté la loi de Krim, Boudiaf, Didouche, Ben Boulaid, Bitat et Ben M’hidi alors tous illustres inconnus aux bataillons du mouvement national?




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  • Zineb Azouz
    24 juillet 2010 at 13 h 45 min - Reply

    Monsieur Affif,
    Concernant Ben Bella, je maintiens, et c’est mon avis qu’il fait partie du courant responsable de toutes les dérives et son héritage n’est trop que vivace parmi nous.
    On ne se refait pas une légitimité ni une virginité sur le dos d’un discours soit disant protecteur de l’Islam alors qu’on a commis le pire des crimes, celui du sang !
    Le discours islamiste et antisioniste Nacérien ne me touche pas, surtout lorsqu’on sait le sort qui a été réservé à nos oulémas par Ben Bella.
    L’impardonnable a été commis, en applaudissant l’assassinat de celui qui voulait que la direction de la révolution reste à l’intérieur, tout est dit sur ces dirigeants proconsuls des services étrangers (Egyptiens et autres) bien avant l’indépendance.

    L’islam pour ces gens qui ont pris le pouvoir par la force, la répression, le crime et les manoeuvres, n’est qu’une « arme » (parmi d’autres) magique et ultra rapide pour duper le peuple.

    C’est trop facile d’accuser Abbane aujourd’hui d’être un laîc hostile à l’islam et de présenter Ben Bella sous cette image angélique.

    Je ne dis pas que les morts sont toujours des héros et que ceux qui ont survécu sont toujours attaquables, mais il y a des faits et les faits sont obstinés.

    Malgré tout je ne mets aucune relation d’ordre entre Abbane et Ben Bella, en relatant des événements qui me semblent plus qu’importants, je ne juge de la valeur de personne.

    Cordialement,
    ZA




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  • Afif
    24 juillet 2010 at 23 h 38 min - Reply

    Chers amis Radjef et Mme Azzouz : en lisant vos derniers posts, la première impression quis’impose est qu’on n’est pas sorti de l’auberge. Nous avons beaucoup de chemin à parcourir pour unifier les justes. La confusion est totale. Il me faudrait plusieurs pages pour répondre. J’abandonne. Juste un mot qui me tient à coeur : Radjef dit que Abbane et Ben M’hidi ont rassemblé les patriotes de tous les partis ; je lui fais la remarque qu’ils n’ont fait aucun effort en direction des messalistes au contraire de Ben Bella et Khider qui ont tout fait pour Messali rejoigne la Révolution. Deuxièmement, Bennaï, Ould Hamouda et la tendance dite berbériste n’étaient ni pour Messali qui était d’idéologie arabo-islamiste, ni pour le Front dont la Proclamation du 1er Novembre avait un contenu arabo-islamiste. Enfin, j’arrête là.




    0
  • Afif
    25 juillet 2010 at 15 h 38 min - Reply

    A Mme Azzouz

    Je voudrais vous raappeler votre commentaire suivant : « quant à Messali El Hadj, vous avez dû remarquer que je ne m’aventurerai jamais à employer ce terme abject et oh! combien commode de « traître » concernant ce grand homme, ma plus grosse crainte est justement qu’un jour on en arrive à utiliser de tels adjectifs ou presque, y compris pour qualifier des Ben Mhidi et des Abbane sous prétexte de nous avoir « entrainés » vers cette situation. C’est même principalement ce qui a motivé mon papier. »

    Voilà, justement, ma réaction au sujet de Ben Bella procède de la même appréhension que vous : c’est-à-dire qu’à cause de ses erreurs monumentales postindépendance, on fasse table rase de son rôle capital dans la Révolution algérienne. Entre nous soit dit, il a payé très cher ses erreurs, sans compter que le peuple algérien ne lui pardonnera pas devant Dieu, à lui et aux autres chefs historiques leur division criminelle et leur taghanent pour la prise du pouvoir en 1962. Si Ben Bella, Boudiaf, Aït Ahmed, Khider et Krim étaient unis même en façade, nous ne serions pas là. Malgré leurs erreurs, on doit toujours respecter leur passé révolutionnaire, c’est ce que je voulais dire. En tout cas, les 5 dirigeants que je viens de citer sont les dignes fils du PPA, et à ce titre leur honnêteté est irréprochable et leurs mains ne sont pas tâchées de sang comme vous l’avez affirmé. Quant à votre affirmation « proconsuls égyptiens », elle n’honore pas notre Révolution : certes, il est très possible que des puissances étrangères ait infiltré nos rangs, mais jamais au niveau des chefs historiques, aucun d’eux ne peut être accusé de servir une puissance étrangère, même soeur.




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  • Zineb Azouz
    26 juillet 2010 at 14 h 08 min - Reply

    Monsieur Affif,

    Vous remarquerez que je n’ai jamais qualifié Ben Bella de traître, pourtant Dieu sait que les harkis et les traîtres ne sont pas les seuls à avoir maltraîté et supplicié cette nation.
    Encore une fois, je vous invite à dépassionner et à bien mesurer que je n’ai jamais qualifié Ben Belle de quoi que ce soit.
    Il m’appartient pourtant, et s’agissant de personnes qui ont fait partie de la classe, de la seule classe dirigeante du pays, de ceux qui ont occupé le pays et ses strcutures dès 1962 par les chars et la police politique, il m’appartient de dire qu’ils ne feront jamais partie de mes références.

    Quant au passé « révolutionnaire » de Ben Bella, Boussouf et tant d’autres, je ne cherche ni à le nier ni à en faire le super critère, je laisse le soin aux historiens et aux faits avérés pour clarifier et purifier toutes ces nobles notions.

    Tout ceci ne doit pas nous détourner de l’horrible » héritage que nous subissons au quotidien et qui ne s’est pas contenté d’assassiner les dirigeants politiques ou les intellectuels, puisque dans sa rage, dans son mépris historique pour la légitimité, on est passés au crime à échelle industrielle dépassant de loin dans l’horreur les Pinochet & Co.

    C’est pour le moment le combat prioritaire Monsieur Affif.

    Cordialement,
    ZA




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  • khaled
    26 juillet 2010 at 16 h 43 min - Reply

    Puis-je rappeler que Mr. Benbella que certains rejettent et Mr. Ait Ahmed que certains respectent; tous deux se sont alliés en 1985 en se joignant ensemble dans une déclaration; appelée Déclaration de Londres ; qui appelle a changement en Algérie.

    Ce qui importe le plus dans tout cela est de voir que ces gens ont fait leur travail dans des circonstances qui ne sont plus existantes aujourd’hui.

    Leur critique ou leur vénération ne peut a mon avis influer sur le cours des évènements actuels dont nous sommes les acteurs principaux ainsi que l’ensemble des hommes/femmes qui aspirent a un changement réel et conséquent face a pouvoir oppressif et ses alliés internes et externes.

    En donnant a leurs héritages une place plus importante qu’elle ne l’est pas, je pense qu’on s’enferme dans une vision réductrice des potentiels existantes dans la société (peuple et classe intellectuelle).

    Il tout a fait clair que certains faits dans notre histoire ont été décisifs, mais comme il m’a été rappelé poliment, les personnes en général et les sociétés en particulier sont essentiellement
    d’essence dynamique.

    Les clivages d’aujourd’hui peuvent ne pas être actualité demain. Je vois voir et croire qu’on peut rassembler un front large qui par sa force pourra catalyser les différents forces aspirantes a un meilleur devenir pour notre pays dans proche avenir en donnant d’abord une priorité d’abord a tout ce qui peut nous rassembler.

    Khaled




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  • Liès
    26 juillet 2010 at 22 h 05 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    À nos amis internautes, particulièrement à ceux qui s’intéressent à l’histoire.

    Voici, aux fins utiles, quelques dates importantes sur la guerre d’Algérie, depuis la conquête jusqu’à l’indépendance.

    14 Juin 1830 : Débarquement des troupes françaises sur la plage de Sidi Ferruch.

    05 Juillet 1830 : Les Français à Alger; capitulation du Dey Hussein.

    1832 : Prise de Bône (Annaba).

    1833 : Occupation de Mostaganem, Arzew et Bougie (Bejaia).

    13 Novembre 1836 : Échec de l’armée de Clauzel devant Constantine.

    Mai 1837 : Traité de la Tafna entre le maréchal Bugeaud et l’Émir Abdelkader.

    1er Octobre 1837 : Seconde expédition de Constantine. Le 13 Octobre 1837, la ville tombe : 31 chefs de tribus se rallient à la France.

    1841 : Chute des places fortes de l’Émir Abdelkader : Tagdempt, Saida, Boghari, Sebdou.

    1842 : Chute de Tlemcen.

    1843 : Fondation d’Orléansville (Chlef) par Bugeaud.

    16 Mai 1843 : Prise de la Smala de l’Émir Abdelkader par le Duc d’Aumale.

    23 Décembre 1845 : Désastre de Sidi Brahim; les Français perdent près de 300 hommes.

    22 Décembre 1847 : L’Émir Abdelkader fait acte de soumission à Lamoricière.

    1848 : Arrivée des premiers colons parisiens; organisation de l’Algérie en 3 départements : Alger, Oran, Constantine.

    1851 : Saint Arnaud conquiert la Grande Kabylie.

    1857 : Randon occupe la Grande Kabylie.

    1860 : Premier voyage de Napoléon III en Algérie.

    1865 : Deuxième voyage de Napoléon III en Algérie.

    24 Octobre 1870 : Décret Crémieux accordant la citoyenneté française aux Israelites d’Algérie (35 000 Juifs).

    1871 : Insurrection Kabyle.

    1871-1875 : Arrivée massive d’Alsaciens-Lorrains.

    26 Juin 1889 : Loi de Naturalisation.

    1902 : Laperrine reçoit la soumission des Touareg Ahaggar et devient Commandant des ‘’Territoires Sahariens’’.

    1914 : 155 000 Européens d’Algérie et 170 000 Musulmans partent sous les ordres du Général Dumas pour la Grande Guerre. 22 000 Européens et 25 000 Musulmans moururent.

    1930 : Le Président Doumergue se rend à Alger pour les fêtes du Centenaire.

    1933-1937 : Apparition des Mouvements Nationalistes : création de la glorieuse Etoile Nord-Africaine et de l’Union Nationale des Musulmans Nord-Africains.

    08 Novembre 1842 : Débarquement Allié Alger devient le Siege du Gouvernement provisoire de la République Française.

    10 Février 1943 : Manifeste du Peuple Algérien de Ferhat Abbas.

    1944 : Quelques Algériens reçoivent la Nationalité Française.

    8 Mai 1945 : Soulèvement sanglant dans le constantinois.

    27 Aout 1947 : L’Assemblée Nationale adopte le Statut de l’Algérie qui devient ‘’ un groupe de Départements dotés de la personnalité civile et de l’autonomie financière’’.

    9 Septembre 1954 : Séisme à Orléansville.

    1er Novembre 1954 : Début de la guerre d’Algérie.
    ‘’Toussaint rouge’’ : Une vague d’attentats marque le déclenchement de l’Insurrection Algérienne dans les Aurès et en Grande Kabylie.

    3 au 5 Novembre 1954 : Saisie de journaux Communistes et Nationalistes.

    6 Novembre 1954 : Dissolution du MTLD.

    19 Décembre 1960 : Ouverture du débat sur l’Algérie à L’assemblée générale de l’ONU.

    24 Décembre 1960 : dissolution du Front National pour l’Algérie Française (FAF).

    8 Janvier 1961 : referendum en France sur l’autodétermination en Algérie (79,6 % de Oui).

    16 Janvier 1961 : Déclaration du GPRA qui se déclare prêt à engager les négociations avec le Gouvernement Français.

    29 Mars 1961 : Réunion du GPRA à Tunis.

    30 Mars 1961 : Communiqué du Gouvernement Français et du GPRA, annonçant l’ouverture des négociations à Évian, le 7 Avril.

    27 Août 1961 : Remaniement au GPRA, Benkhedda remplace Ferhat Abbas.

    6 Décembre 1961 : Le Conseil des Ministres à Paris dissout l’OAS.

    1 Mars au 5 Mars 1962 : Accélération du nombre des attentats OAS dans les grandes villes d’Algérie.

    2 Mars 1962 : Apparition à Paris du Groupe d’Action et de Résistance anti OAS (GAG).

    7 Mars 1962 : Reprise des négociations France-GPRA.
    15 Mars 1962 : Assassinat par l’OAS de l’écrivain Mouloud Feraoun à Elbiar.

    8 Mars 1962 : Conclusion des accords d’Évian.

    19 Mars 1962 : Le Cessez le feu devient effectif à midi dans toute l’Algérie.

    27 au 30 Mars 1962 : Mise en place de l’Exécutif du FLN à Rocher noir.

    Avril 1962 : Première réunion officielle de l’Exécutif provisoire à Rocher noir. Président Abderrahmane Farès.

    18 Mai 1962 : Le Bachagha Boualem quitte l’Algérie pour s’installer en Provence.

    1 Juillet 1962 : Referendum d’autodétermination en Algérie remporté par un Oui massif.

    3 Juillet 1962 : Par une déclaration officielle, le General De Gaulle reconnaît solennellement l’Indépendance de l’Algérie et met fin au mandat des 102 députés et sénateurs de l’Algérie.
    Jean-Marcel Jeanneney est nommé ambassadeur de France à Alger.

    Je vous souhaite une bonne lecture, une recherche aisée et une fructueuse analyse.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • Liès
    27 juillet 2010 at 5 h 35 min - Reply

    Chere compatriote @ Zineb Azouz, bonjour.

    Tu m’as posé une question sous la forme ci-dessous, je te cite:

     »ce qui m’a poussé à te poser ma question à propos de la noblesse Algérienne c’est le fait que tu aies cité le nom de famille du dit « Caïd El Arab » celui qui détient ce titre grâce au Bey de Constantine avec lequel il avait d’ailleurs des liens de parenté (féodalité oblige) et qui n’a pas hésité pourtant à se ralier à la France juste pour préserver ses titres de noblesse.
    Ainsi après la chutte de la ville et la fuite de Salah Bey, il a personnellement participé à pourchasser et massacrer le dernier Bey de Constantine, et ce non loin de la ville de Kaïs au Aures (Ismaèl Urbain qut tu dois connaître en parle très bien). »

    Je ne voulais pas repondre avant d’être sûr de quel chef de tribu (caid El-arab), il s’agit.

    Je te demande juste de me confirmer s’il sagit de Ferhat Bensaid Bou O’kkaz.

    A moins qu’il ne s’agisse d’une autre personne.
    En tout cas je te demande d’eclairer ma lanterne.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




    0
  • ZIneb Azouz
    27 juillet 2010 at 12 h 56 min - Reply

    Cher @Liès,

    Merci de l’intérêt que tu portes à ma question.
    Comme tu as du le remarquer j’ai sciemment omis de citer ce nom de famille (il est très connu du côté de Biskra).
    Je demanderai à la rédaction de te transmettre ce patronyme.
    Je souhaiterais éviter, surtout que ce n’est pas le but, que dans notre intervention et nos fructueux échanges, des noms de familles de Grands collaborateurs, décorés et amis de la France soient cités.

    Peut être qu’un jour il faudra bien faire ce travail de recherche, surtout que pour le moment seuls les enfants de Harkis semblent stigmatisés, alors que tant d’autres, de la pure lignée de ceux qui ont souvent tenu la cravache pour la France, continuent, non seulement de vivre paisiblement parmi nous, mais aussi et surtout, de noud gouverner avec les mêmes réflexes de mépris et d’arrogance que leurs pères et grand-pères.

    Comme tu le remarqueras, le Bachagha Boualem est un novice et un inexpérimenté par rapport à ces « nobles » dont il est question.

    Cette notion de noblesse reste à creuser, même si la définition que tu en donnes est très exhaustive, il n’empêche que la notabilité, très corrélée à la puissance et à la richesse vient souvent supplanter cette noblesse dont aucune société ne saurait se passer au fond.

    Merci encore cher @Liès.

    Fraternellement,
    ZA

    Ma chère Zineb. Pour une fois, je ne suis pas d’accord avec toi. Non parce que les Si Bouakkaz sont des parents et des alliés de ma famille, depuis plus de mille ans, mais aussi parce qu’il faut connaître son histoire, le rôle éminent qu’elle a joué dans tout l’est algérien et une partie de la Tunisie, bien avant que n’arrivent les Turcs, puis les Français. Des conjonctures historiques très complexes ont nécessité qu’ils s’allient au Bey de Constantine, puis, d’une certaine façon, à la France, mais il faut connaître le contexte et les contingences de l’époque, et ne pas juger à l’emporte pièce des idées toutes faites. Il faut savoir, pour se faire une idée de la situation, que les Si Bouakkaz, étaient immensément riches avant l’arrivée de la France dans notre pays, et que la colonisation les a appauvris, et non pas enrichis. Ils n’ont pas profité de leur prépondérance, ni de la considération de la population à leur endroit, pour la spolier, ni profité de leur influence sur les populations du Zab et du Constantinois pour acquérir des privilèges seigneuriaux, puisqu’ils les ont eu de tout temps, et qu’ils les ont perdu, non pas après l’indépendance, mais pendant l’occupation française. DB




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  • l.leila
    27 juillet 2010 at 17 h 59 min - Reply

    Chère Zineb, j’ai pensé justement à ce nom et j’avoue que j’attendais ta réponse!
    Mes salutations




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  • l.leila
    27 juillet 2010 at 22 h 17 min - Reply

    Bonsoir,
    Il me semble que nous ne visons pas la même personne! Le nom auquel j’ai pensé n’a pas été cité par @ Liès.
    Mes salutations




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  • Afif
    27 juillet 2010 at 23 h 20 min - Reply

    Cher Liès, permets-moi de compléter ton aperçu historique :

    1. Tu as oublié la longue résistance des Ouled Sidi cheikh du Sud Oranais qui a duré plus de vingt années, c’est la résistance qui a été la plus longue de toute l’histoire coloniale.

    2. En ce qui concerne le 1er Novembre 54, ce que tu avances est incomplet. Pour ton information, je te donne le témoignage des colons qui ont vécu l’évènement de l’autre côté en ce jour historique dans le Dahra. Aux deux victimes pied-noirs, il y a lieu d’ajouter une troisième dans la ville d’Oran nommée Azoulaï, chauffeur de taxi. De notre côté, nous avons eu à déplorer 5 Chahids dont je vais vous citer les noms, gloire éternelle à nos Chouhadas : Berraho Abdelkader tombé au champ d’honneur à Aïn Temouchent le 4 novembre 54, Benabdelmalek Ramdane, membre des 22, le même jour à Ouillis, Brahmi Abdelkader le 7 novembre 54 à Zahana, Bordji Amar avec son neveu le 12 décembre 54 à Ouillis. A cause des victimes civiles pied-noirs, nous avons eu à déplorer aussi plusieurs condamnations à mort dont celle de Ahmed Zabana guillotiné en 1956.

    Voici le témoignage tiré du site « http://www.alger-roi.net/Alger/villages/pages_liees/abc/cassaigne_1nov54_spiteri.htm » :

    Dahra (wilaya de Mostaganem) : NUIT du 31 Octobre au 1er Novembre 1954, Témoignage de Monsieur André Spiteri, colon du village de Cassaigne (Sidi-Ali) :

    « Nous avons passé mon épouse et moi l’après-midi du 31 octobre chez nos amis CHOIRAL. Il est administrateur adjoint de la commune mixte de Cassaigne, plus particulièrement chargé des questions de sécurité. Nos habituelles parties de cartes et bavardages ont été interrompus par la visite du Caïd de Ouillis (plus tard il sera assassiné). Notre hôte est inquiet car la présence de nombreux étrangers à la région lui a été signalée. En nous séparant, il nous demande si nous sommes armés, mon épouse répond négativement, évoquant en bonne cuisinière les outils de cuisine. Peu après minuit, c’est donc déjà le 1° Novembre 1954, nous sommes réveillés par un coup de feu puissant, suivi d’un second (en fait il en eut deux confondus). Nous pensons alors à quelque bagarre entre « indigènes », mais les bruits de la rue nous parvenant de plus en plus forts, nous nous rendons à la fenêtre de mon bureau donnant sur l’une des rues principales. En face de chez nous, sur le trottoir, se tiennent , RODRIGUEZ ouvrier des Ponts et Chaussées, armé de son fusil de chasse (il sera plus tard enlevé par le F.L.N.), HUE son voisin, le banquier de la Compagnie Algérienne et un jeune homme. Sur la hauteur devant le « bordj » notre ami CHOIRAL demande aux gens de rentrer chez eux. A terre devant notre fenêtre très basse sur la rue, une voix nous dit en arabe d’en faire autant (il y a là un garde de nuit qui, nous le saurons plus tard, a été assommé, et son fusil volé). Convalescent d’une opération subie quelques jours auparavant, bien que la nuit soit très douce, nous retournons nous coucher. Dans le calme revenu peu après, nous entendons le bruit caractéristique de la voiture (une floride, la seule du village) du docteur Gibert grimpant vers la gendarmerie à environ cent mètres de chez nous. Chaque matin devant nous reposer, nous écoutons en ondes courtes les informations de Radio Monte-Carlo. Vers sept heures nous entendons avec surprise : »Ici tango-victor , alpha tango, ferme de JEANSON attaquée, ferme MONSONEGO attaquée; suivent d’autres lieux avec des coordonnées en lettres et chiffres pour diverses exactions ». La réception se fait sur une longueur d’onde « harmonique » de celle de la gendarmerie, très proche. Nous comprenons alors la réalité et la gravité des incidents de la nuit et le bien-fondé des inquiétudes de notre ami l’administrateur. A ce point du récit, nous devons nous reporter au témoignage de Jean François MENDEZ tel qu’il me l’a confié et avait été recueilli par le journaliste Léo PALACCIO qui le publia dans l’Echo du Soir (d’Oran) du 09/11/1954. Laurent FRANCOIS, vingt deux ans à peine libéré de son service militaire, et son ami Jean-François Mendez vingt ans, tous deux originaires de PICARD (Khadra), dernier village sur le littoral à l’est de l’Oranie, avant le département d’Alger, reviennent après minuit, en « 4 CV », d’une soirée dansante passée au « Grand Hôtel » de Mostaganem. Ils ont décidé de faire un détour par Cassaigne car la RN 11, route directe du littoral, est en chantier. Peu après le carrefour de la R.N. 11 et du C.D. 8, leur nouvel itinéraire, se trouve la ferme Monsonégo. Soudain, ils voient surgir dans la lumière des phares un homme, en slip et tricot, gesticulant; il leur crie d’aller chercher du secours. La 4CV stoppe, Jean-François ouvre la portière, deux coups de feux claquent, l’homme s’enfuit dans les vignes, la voiture redémarre. Le pare-brise et la vitre du chauffeur ont été brisés. MENDEZ éponge avec ses mouchoirs le sang de son copain qui a été touché au front. La 4CV fonce vers Cassaigne et sa gendarmerie, elle s’arrête à quelques mètres de la porte cochère : Laurent frappe à coups redoublés, Jean-François tire la chaîne de la cloche. Le silence paraît des heures, quand soudain un premier tir d’arme de guerre retentit ; Laurent dans la lumière des phares est atteint à la tête et s’écroule en hurlant; deux autres tirs quasi simultanés visent Jean-François qui s’était jeté à terre et s’acharnait à cogner du pied au portail, toujours clos. La prison toute voisine s’éclaire, il semble qu’à ce moment là les terroristes se sachant découverts aient décroché; Jean-François se lève et court vers le village chercher du secours, il dévale le talus du petit bois de pins entourant le Monument aux Morts et se retrouve face à RODRIGUEZ qui a déjà revêtu sa djellaba et pris son fusil de chasse, deux autres gardiens de nuit sont là dont l’un viendra, mal en point s’allonger, sous notre fenêtre. RODRIGUEZ (il sera plus tard enlevé par le FLN) et JEAN-FRANCOIS vont chercher le docteur GIBERT. A leur retour à la gendarmerie, le portail s’ouvre enfin à la demande du médecin, LAURENT gît toujours inanimé. Il rendra son dernier soupir durant son transport à l’hôpital de MOSTAGANEM. Il sera inhumé à PICARD au cours d’une simple cérémonie où aucune Personnalité n’assista. Nous dirons que pour beaucoup « ça n’était encore qu’un banal fait-divers ». Fin du témoignage de Jean- François Mendez.
    Pendant ce temps à OUILLIS, à une quinzaine de kilomètres de là, traversée par les jeunes gens quelques instants plus tôt, les gardes champétres MEHGINI et CERVERO, après des échanges de coups de feu, mettent en fuite des terroristes qui se préparaient à déposer des explosifs dans un trou creusé au pied du transformateur électrique qui alimente le DAHRA. Si l’entreprise avait réussi OUILLIS, BOSQUET, LAPASSET, PICARD et CASSAIGNE auraient été plongées dans l’obscurité. On comprit le plan des terroristes lorsqu’on découvrit des échelles dressées contre les murs de la gendarmerie de CASSAIGNE: ils attendaient l’arrêt du courant pour attaquer la gendarmerie qu’ils avaient au préalable privée de téléphone. S’ils s’étaient emparés des armes et munitions quel eut été l’ampleur du massacre des civils désarmés.
    Laurent FRANCOIS, cité à l’ordre de la Nation, obtint la Légion d’Honneur à titre posthume. Quant à nous reconnaissons lui au moins le titre mérité mais peut-être dérisoire de première victime civile Française de la Guerre d’Algérie
    NOTA: lors de nos diverses interventions nous avons rappelé, toujours en vain, le sacrifice du garde forestier BRAUN qui, à la Mare d’Eau prés de St Denis Du Sig, fut abattu (1)pour avoir refusé de donner ses armes; coïncidence, il était le beau frère de l’oncle de Laurent FRANCOIS.
    (1) par le groupe de Zabana.

    PS : je propose à la rédaction de publier ce témoignage en article.




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  • radjef said
    28 juillet 2010 at 10 h 49 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Khaled, bonjour. Je vous dis tout simplement bravo pour votre intervention. Cependant j’ajoute ceci: n’etait la presence de Lamine Debaghine et de Ferhat Abbas, le MNA, né avant le FLN,aurait fait une bouchée du CRUA. Il l’aurait devoré sans le macher…C’est la presence de Ferhat Abbas, Lamine Debaghine, les Oulemas dans les instances de la revolution qui a refroidi les ardeurs du MNA et fait taire les militants communistes qui ont accepté de rejoindre individuellement la lutte armée.Pour le reste, je refuse de polemiquer pour le plaisir de polemiquer.Mais si le devoir de memoire n’est pas retabli ici et maintenant, si on laisse encore par lachete et complaisance des mercenaires et des mercantilistes instrumentaliser les sacrifices de nos parents pour leur propre maintien au pouvoir, alors ce fameux 1er novembre 1954 deviendra comme ce bateau en pleine perdition que plus rien ne peut sauver du nauffrage…




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  • khaled
    28 juillet 2010 at 11 h 15 min - Reply

    L’Emir Abdelakder
    Cette première résistance s’étendra de 1832 à 1847. Un homme exceptionnel incarne l’âme de cette résistance: Abdelkader; qui appartient à la confrérie de la Kadiriya du douar El Guetna, non loin de Mascara, dans l’Ouest algérien et au Sud d’Oran. En Avril 1832, les tribus se réunissent pour se fédérer et proclamer le djihad (guerre sainte) pour chasser les troupes françaises d’Algérie. Le 21 novembre 1832, ces mêmes tribus se réunissent à nouveau pour choisir un chef. Elles demandent à Si Mahieddine, chef de la zaouïa de la Guetna, de désigner son fils, Abdelkader. A 24 ans, Abdelkader devient le chef de la résistance algérienne. « Si j’ai accepté le pouvoir, dit-il, c’est pour avoir le droit de marcher le premier et de vous conduire dans les combats de Dieu. Je gouvernerai le Livre de la Loi à la main, et, si la loi l’ordonne, referai moi-même, de mes deux mains, une saignée derrière le cou de mon frère ». Pendant quinze années, il s’en tiendra à une stricte application de ce principe. Quant à la guerre contre l’occupant français, il la mène au nom du djihad, pour la gloire de Dieu.

    Des stances de la veine populaire, conservées par la mémoire collective, exaltent le combat: « C’est moi qui suit El Hadj Abdelkader, fils de Mahieddine, il importe peu que mas sachiez mon nom, je ne vise point à la grandeur… Je ne veux aucun des prestiges auxquels vous pensez. . . Nous entrerons dans Alger, nous chasserons l’infidèle… ».

    Abdelkader organisera le pays en fonction du combat; mais laissons la parole à Louis Lataillade qui en fait la description suivante: « En 1839, le sultanat est divisé en huit grandes provinces dirigées par les khalifas. A l’intérieur de chacune d’elles, des territoires commandés par les aghas. Puis viennent les tribus avec leurs caïds, des fractions de tribus avec leurs cheikhs. Tous les fonctionnaires sont payés en argent et en nature, de manière à éviter les exactions. Ils ont prêté serment, prélèvent les impôts, la « zakkat » sur les bestiaux, l’ »achour » sur les moissons. Tout individu qui s’estime lésé a le droit d’en référer à Abdelkader. Les cadis rendent la justice et, en période d’opérations, l’un d’entre eux assisté de deux ‘adouls- ses assesseurs – accompagne chaque colonne militaire… »

    « La morale publique est étroitement surveillées; la prostitution, le vin, les cartes et même le tabac sont interdits. L’instruction est encouragée par les « zaouïas… »

    Azan, l’un des biographes de l’émir, écrit: « En administration indigène, Bugeaud n’a été que son disciple… L’illustre maréchal si infatué de sa personne, a eu la loyauté de qualifier Abdelkader « d’homme de génie » du haut de la tribune de la Chambre des députés ».

    Le maréchal Soult ajoutera, pour sa part: « Il n’y a présentement dans le monde que trois hommes auxquels on puisse légitimement accorder la qualification de « grands » et, tous trois appartiennent à l’Islam. Ce sont Abdelkader, Mahamet Ali et Chamyl ». Chamyl est ce héros circassien qui va arracher aux Russes l’indépendance de son pays.

    Le pays tout entier est galvanisé, au nom du djihad, dans cette lutte contre l’occupant français. Les dirigeants français tentent alors de s’attaquer à la notion même du t djihad, de la vider de son contenu. Grâce à Léon Roches, l’un des transfuges français ayant rejoint l’émir, allant jusqu’à un simulacre d’islamisation avant de fuir et d’apparaître pour ce qu’il était en réalité: un espion français, une fatwa put être obtenue des universités de la Zitouna d’El Azhar. Elle était rédigée ainsi:

    « Quand un peuple musulman dont le territoire a été envahi par les infidèles, les a combattus aussi longtemps qu’il a conservé l’espoir de les en chasser, et quand il est certain que la continuation de la guerre ne peur amener que misère, ruine et mort pour les musulmans, sans aucune chance de vaincre les infidèles, ce peuple, tout en conservant l’espoir de secouer leur joug avec l’aide d’Allah, peut accepter de vivre sous leur domination, à la condition expresse qu’ils conserveront le libre exercice de leur religion et que leurs femmes et leurs filles seront respectées ».

    Cette fatwa, qui a trouvé des oulémas pour accepter de l’écrire, ne produira pas les effets escomptés. Le peuple, sous la conduite de l’émir, poursuivra sa lutte sans désemparer.

    Abdelkader remportera plusieurs importantes victoires contre l’ennemi français dont l’armée sera défaite au cours de batailles mémorables. A la Macta d’abord, puis à la Tafna. Il luttera ainsi sans répit durant quinze années avant que le sort des armes ne lui soit défavorable. Son combat s’achèvera en 1847, et, après quelques années d’exil, il obtiendra enfin la permission de se rendre avec sa famille en terre d’Islam, à Damas, où il finira ses jours. Disciple mystique d’Ibn ‘Arabi, il laissera en outre des écrits d’une haute spiritualité.

    Communication d’Ahmed Benbella




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  • Zineb Azouz
    28 juillet 2010 at 19 h 46 min - Reply

    Chers amis, chers Djamal Eddine, chère Leïla,

    Désolée pour cette faute de style qui a provoqué la confusion, en effet en disant :
    (Comme tu as du le remarquer j’ai sciemment omis de citer ce nom de famille (il est très connu du côté de Biskra)), je ne parlais surtout pas des nobles Bouakaz mais d’un autre patronyme que j’ai adressé à @Liès via la Rédaction, comme je le dis bien en fin de commentaire.
    Il m’a paru évident que le nom de Bouakkaz que me proposait @Liès n’était certainement pas le nom auquel je faisais allusion, puisque je m’engageais en plus à lui transmettre « le bon nom » hors site !!!

    Malgré cela, mille excuses !

    Donc, si la rédaction le permet :

    En fait, je parlais de Gaïd El Arab, titre que les bouakkaz n’ont jamais porté et qui remonte à très loin, et je rappelle que Gaïd El Arab n’est autre que Bengana dont la triste histoire est notoire.

    Merci à tous.

    Cordialement,
    ZA

    DB: Les Si Bouakkaz portaient le titre de Cheikh El Arab dans les Zibans, jusqu’au oryaume de Bendjellab et dans toute la plaine de la Medjerda. Il serait intéressant de débattre sur ces sujets, avec une vraie distanciation. Ce serait interessant si nous pouvons nous abstenir de lancer des anathèmes sur des familles entières, composées d’individus dont les parcours sont différents, parfois opposés.




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  • l.leila
    28 juillet 2010 at 22 h 30 min - Reply

    Bonsoir,
    Chère Zineb, en te répondant, je visais le nom que tu évitais de citer. Etant donnée ta précision du lieu dit, j’ai compris qu’il s’agissait de la personne à laquelle j’ai pensé.
    Mes salutations




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  • A.By
    29 juillet 2010 at 0 h 09 min - Reply

    Je crois humblement que ce site devrait éclairer les lanternes concernant l’histoire de la noblesse du beylik de constantine avec ses acteurs :

    http://beystory.free.fr/index.htm




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  • Liès
    29 juillet 2010 at 0 h 42 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Rappelez-vous cher @ Djamal Eddine Benchenouf et chère @ Zineb Azouz, que j’ai appelé à une RÉCONCILIATION globale et sincère entre toutes les parties en conflit dans le passé et qui souvent continuent à se suspecter et cultiver entre eux la haine et le désir de vengeance.

    Un exemple parfait de discorde nous vient de ces deux grandes familles du Sud Constantinois qui de surcroit ont des liens de parenté, en l’occurrence les Bou O’kkaz et les Ben Gana.

    Tout cela, par la faute du colonialisme que j’ai qualifié d’abject et d’infâme en tant que phénomène politique et idéologique.

    Moi, je place mon approche sur un plan philosophique.

    J’essaie de réfléchir et de trouver les meilleures voies pour rassembler, unir les algériens, aplanir les difficultés, les inviter à se pardonner et à se faire confiance, pour construire ensemble un nouveau pays, basé sur le Droit, la justice, la paix, le labeur, la solidarité, un pays transparent dans sa gouvernance et démocratique dans le choix des hommes et des programmes.

    Je ne roule pour personne et je ne fais pas l’apologie de certains hommes au détriment d’autres, comme le font certains sur ce site, fut-il l’Émir Abdelkader ou bien ceux qui se sont autoproclamés ses disciples, fussent-ils Benbella ou Bouteflika.

    Il serait bon que nous arrêtions de nous glorifier et de faire le culte d’un zaimisme sénile et grabataire.

    Nous n’avons pourtant pas enfanté des Lincoln, des De Gaulle ou des Mandela, lesquels après avoir accompli leur devoir, sont rentré tranquillement chez eux, et n’ont pas jugé nécessaire ou légitime, comme il est d’usage chez nous, d’imposer leur dictat à leurs sociétés.

    Ceux qui doutent encore n’ont qu’à comparer notre pays aux leurs.

    Certes, notre pays a enfanté des hommes et des femmes de valeurs, mais tous marginalisés, quand ils avaient la chance de n’être pas assassinés.

    Notre problème est peut-être culturel. J’ai toujours dit qu’il ne peut être génétique.
    Obama nous en donne la preuve édifiante.

    L’histoire est ce qu’elle est. Mais ce que nous connaissons d’elle est arbitrairement altéré, pour des raisons subjectives multiples.

    Nous essayons, avec cette profusion d’information rendue possible grâce aux moteurs de recherches disponibles sur internet et des bibliothèques richement documentées, d’en pénétrer les méandres et de corriger certaines idées reçues qui n’ont de la vérité que le nom (et non les faits), tout ça avec l’intention sincère et positive (je ne le répète jamais assez), de rassembler.

    Ceux qui s’échinent à nous convaincre d’inepties appartenant à une histoire obséquieuse que nous connaissons tous pour en avoir souffert le mensonge et l’imposture se trompent du siècle (des NTIC), et doivent, pour être utiles et rentables (à la patrie), recycler leur doctorat d’histoire.

    Mais pour ceux qui s’inscrivent dans cette logique de réconciliation, il y aura à l’avenir la place pour parler de tout le monde, en termes NON réprobateurs, mais dans un but de RASSEMBLEMENT, et non de division.

    Et je me rappelle avoir dit que vu la complexité de la situation engendrée par le colonialisme et les dégâts ravageurs qu’il a opéré au sein de la société algérienne, j’accorde la priorité à une réconciliation historique au détriment de l’écriture de l’Histoire que d’aucuns appellent ‘’le devoir de vérité’’, laquelle selon moi, peut attendre un peu.

    Jugeant qu’en l’état actuel des choses l’Histoire va créer plus de problèmes qu’elle va n’en régler, elle va réouvrir les plaies et réveiller les vieux démons, qui ne feront qu’éloigner les espoirs de réconciliation sincère globale et véritable entre tous les algériens, et différer sine die l’avènement de l’État de droit.

    Ceci va sans dire que cette façon de voir qui est mienne n’engage que ma personne.
    D’autres se fixent d’autres priorités, nous respectons leurs choix et le débat reste ouvert.

    Pour revenir à notre sujet concernant la famille Bou O’kkaz et afin de séparer les mythes de la réalité, je vous transmets ci-dessous un extrait d’un rapport établi en 1897, à l’intention du Gouverneur général de l’Algérie de l’époque: monsieur Jules Cambon par des historiens enquêteurs credibles.

    Voila mot à mot ce que dit le rapport:

     » Ferhat Bensaid, chef de la famille des Bou O’kkaz, la plus noble et la plus ancienne du Sahara, s’empressant en 1832, des ouvertures de soumission au Duc de Rovigo, dans le but d’obtenir son appui pour renverser le Bey Ahmed; et plus tard en 1837, venant solliciter le secours du Général Valée pour chasser du Sahara les Ben Gana, ses adversaires, restés fideles au Bey; ne comprenant pas que les circonstances politiques d’alors ne permettaient pas à la France de s’avancer dans le Sud, il va, déçu et dominé par son caractère impatient et aventureux, offrir ses services à Abdelkader, qui le repousse comme suspect et le fait même emprisonner.
    Redevenu libre, il bat l’estrade en plein Sahara et enfin, meurt assassiné, au moment ou il implorait la pitié des Ben Gana. »

    Je ne relève ici, que l’infamie du colonialisme qui se livre comme à son habitude à toutes sortes de manipulations et de lâchages.

    Je vous livre ci-dessous la suite du rapport et qui concerne cette fois-ci l’ensemble de la noblesse féodale algérienne au début de la colonisation, et vous allez voir qu’il n’est pas toujours aisé de se positionner dans un contexte coloniale mouvant, ou la France coloniale n’était guidé que par le souci de s’approprier tout le territoire et qui en apparence avait les moyens de sa politique.

    Voici la suite du rapport:

     » Entièrement dominés par leurs intérêts personnels, ces grands chefs, nouveaux Syphax au petit pied, ne donnaient leur fidélité qu’en garantie des avantages qu’ils avaient à l’accorder, ou de la protection et de l’appui qu’ils espéraient.
    Cependant quelques uns dédaigneux de toute compromission de cette nature, ont conservé leur fierté et leur indépendance et nous ont loyalement combattus jusqu’au jour de leur défaite.
    D’autres, après bien des tâtonnements et des revers, nous ont demandé – l’Aman- et se sont ralliés à notre cause.
    De graves défections, ayant eu pour conséquences de grands mouvements insurrectionnels, se sont malheureusement produites.
    A ceux des chefs restés dans le Devoir, le gouvernement a distribué, au début, des honneurs et attribué de vastes commandements; il a été généreux pour les dissidents.
    Les fils de quelques uns de ces chefs ont bénéficié des faveurs accordées à leurs pères; plusieurs d’entre eux ont été admis à l’école de Saint Cyr; d’autres sont parvenus jusqu’aux grades supérieurs de la hiérarchie administrative indigène.
    Malheureusement, à notre contact, leur goût pour le luxe et les jouissances du confortable, se développaient en raison inverse de leur fortune, qui basée le plus souvent sur l’importance de leur commandement, et, avec lui, les immunités qui y étaient attachées.
    Des mécontentements devaient naturellement se produire. Habitués à commander en Maîtres, ces grands chefs ne voyaient pas d’un bon œil diminuer leurs commandements et surtout les avantages pécuniaires qui y étaient attachés : quelques uns cherchèrent dans l’arbitraire, la concussion ou l’exaction, à maintenir quand même leur cassette intacte.
    L’extension du territoire civil en 1881, est venu précipiter la chute des derniers descendants des grands chefs indigènes de la génération de la conquête.’’

    Conclusion et morale de l’histoire :

    Personne n’est exempt de tout reproche, car le contexte difficile et les contingences de l’histoire, ne laissent personne blanc comme neige.
    Ceux qui se glorifient d’avoir été sans reproches s’abusent.
    Les gens gagneraient à être humbles et à ne pas voir le défaut que chez les autres.
    Ceci dit, on peut parler de tout sans tabou, sans perdre de vu l’objectif de rassembler les algériens et de recoller les morceaux de ces populations dangereusement dispersées.

    Par ailleurs, c’est un fait historique que l’Algérie est habitée d’abord par les amazighs, mais la vie ne s’est pas arrêtée là, et que les populations actuelles sont à des proportions diverses, un dosage parfait de berbères, d’arabes, de juifs, d’africains, de turcs, de couloughlis, d’andalous, d’européens etc.

    Toutefois il y a une erreur historique à corriger :
    Ceux qui disent qu’en Algérie, il n’y a pas d’arabes, et qu’il n’y a que des berbères arabisés par l’Islam, qu’ils sachent que les Béni Hilal qui sont des tribus arabes de souche, sont arrivés en Algérie avec femmes et enfants vers le début du 11 eme siècle (l’immigration hilalienne s’est effectuée entre 1050 et 1152).

    Même si on n’arrive toujours pas à estimer d’une manière précise leur nombre au moment de l’invasion, il n’en demeure pas moins, qu’ils étaient très nombreux (entre 500 000 à un million).

    Quand on sait que la population algérienne avant la conquête était estimée entre 3 et 5 millions d’habitants, on pourra imaginer l’ordre de grandeur conséquent relié à ces tribus immigrantes.

    Autres informations: La population indigène connaitra un net recul pour se retrouver à 3 millions en 1890.
    En 1931, la population indigène était de 5 600 000, et en 1954 elle s’élevait à 8 400 000 habitants.

    C’est juste, pour constater que le peuple algérien est très mélangé avec une prédominance berbère, ensuite arabe, puis viennent les autres minorités.

    Le Maroc à côté, est de loin plus amazigh (95 %) d’après certaines statistiques d’historiens et d’anthropologues. On dit même (sur un autre registre) que la rousseur de la peau et de la chevelure qu’on retrouve très répandue en Écosse surtout, et en Angleterre est d’origine marocaine surtout, algérienne ensuite.

    À mon avis, et de l’avis de beaucoup de nos concitoyens, le problème ne se pose pas en termes de race, de religion, ou d’ethnie, mais en termes de bonne gouvernance et de démocratie véritable et de patriotisme sincère, discret et efficace.

    Pas celui creux et sonore et matériellement intéressé.

    Les européens ont depuis longtemps dépassé ce genre de clivages, et se sont attelés aux choses sérieuses et déterminantes.

    Saurons-nous un jour dépasser nos égocentrismes pour nous placer résolument sur le terrain de l’humilité, du pragmatisme et du désir sincère de bien faire?

    Saurons-nous un jour vaincre nos peurs qui obstruent notre intelligence?

    Car, qu’on se le tienne pour dit, il n’y a que l’amour, les prédispositions au pardon, le désir de procurer la paix, l’empressement au repentir, et la pratique de la justice, qui nous sortirons de ce guêpier où nous sommes enfouis depuis des siècles.

    La chose est loin d’être aisée mais pas impossible.

    @ Afif, bonjour cher ami, merci de compléter.
    Je suis entièrement d’accord avec toi sur le rôle important joué par les Ouled Sidi Cheikh pendant la colonisation. La résistance de Cheikh Bouamama dura 20 ans, de 1882 jusqu’en 1902.
    J’en ai fait allusion dans un post précédent.
    Nous y reviendrons si tu veux, une autre fois.
    Car conviens-en avec moi, que chaque pan de notre histoire peut prendre d’innombrables pages, voire des livres.
    Non seulement je ne possède pas cette expertise, mais au risque de me répéter, je me situe et mes contribution en font foi, sur une dimension plutôt philosophique, dont l’objectif est de servir notre pays et par extension l’humanité entière.

    J’interviens comme simple citoyen, avec ce que me donne le Bon Dieu comme part de connaissance et de sagesse. QU’IL en soit loué et exalté perpétuellement.

    Hormis la Paix et les bienfaits qui lui sont associés, Je n’ai pas d’autres prétentions.

    Merci chère @ Zineb. Ne sois surtout pas triste. Je suis fier de toi. Tu me rappelles la Kahina par ton impétuosité.

    Salutations au frère @ DB.

    Merci à la Rédaction et à tous ceux qui nous lisent.
    Fraternellement à toutes et à tous et vive le progrès et la paix dans le monde entier.

    Vive l’Algérie, plurielle, solidaire, prospère et harmonieuse.

    Liès Asfour.

    NB: Si ces sujets fâchent, il vaut mieux d’arrêter d’en parler.




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  • khaled
    29 juillet 2010 at 10 h 16 min - Reply

    @Lies

    Je roule pour L’émir Abdelkader , mais je roule aussi pour Fatima N’Soummer, Cheikh Boumama, El-Mokrani et et je suis fière.

    Je roule aussi pour Ben Badis, Bachir El-Ibrhami, Cheikh EL-Milli, Cheikh El-Oukbi

    Je roule pour l’OS, les 22, et les 6, je roule pour le CRUA, CCE, GPRA….et le million et demi de nos chouhadas.

    Mais je ne roule pas pour El-Kahina et ses descendants Baccri et Busnach, et ceux a qui le FLN a adresse son ultimatum en 58.

    Ces sujets ne me fâchent pas pourvu qu’on est courageux et dire clairement ce que on est et non se cacher derrière une pseudo globale réconciliation.




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  • ABBANE
    29 juillet 2010 at 10 h 17 min - Reply

    @ Bravo,soeur Zineb pour l’article,..sauf pour l’aMALGame que vous faîtes pour les enfants du MALG,..il existe encore des Patriotes issus du MALG, et qui sont toujours fidéles à l’Esprit de la révolution pour la liberté, la justice et la dignité !!!




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  • ABBANE
    29 juillet 2010 at 11 h 02 min - Reply

    @ à khaled : je crois que toi et moi avons les mêmes ennemis,..mais les descendants de El Kahina ne sont pas tous des Bakri et Bushnaq pour ne citer que ceux -ci,..les doigts d’une seule main ne se ressemblent pas, mais doivent s’assembler pour une bonne cause : frapper celui qui veut la couper, par exemple ; mais si l’un des doigts est gangréné, la main pourrait s’en débarrasser !




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  • khaled
    29 juillet 2010 at 14 h 17 min - Reply

    @Abbane…Ton nom te fait honneur…Merci pour la similitude.

    Le combat que nous menons est vanguard et d’avant garde, et il est de même nature que le combat que l’ensemble des hommes libres de ce monde mènent.

    C’est le combat des opprimes dans leur foi, et leur idées. C’est le combat de eux qui veulent vivre en harmonie avec leur croyances et qui compatissent avec ceux qui souffrent sur d’autres cieux.

    Il est vrai que je peux en ce moment aider d’autres si je ne peux m’aider moi-même en premier.

    Il est vrai aussi, nous avons nos particularités qui sont propres a nos tradition et la genèse de notre nation.

    Les valeurs défendues par nos ancêtres sont les nôtres, et nous disons haut et fort que nous sommes pas dans l’import/export ni des concepts ni des valeurs.

    Je m’identifie dans chaque personne qui porte ces mêmes valeurs.

    Mais je suis inflexible et réfractaire a l’encontre de ceux qui n’ont d’autre but que d’asservir et ruiner les âmes des hommes/femmes sans défense.

    Au plaisir de vous lire.




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  • ABBANE
    29 juillet 2010 at 16 h 50 min - Reply

    ..Cher Liès, pouriez vous nous en dire plus sur Sidi Abdeslam Ibn Machich ( mon cheikh spirituel )et la confrérie Rahmaniyya ( confrérie kabyle )!!!




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  • khaled
    29 juillet 2010 at 17 h 15 min - Reply

    C’est nous qui avons commencé

    …. « C’est nous qui avons commencé », serions-nous tenté de reconnaître, si notre mémoire avait été consultée.

    Dire que Charles Martel doit beaucoup aux « algériens » c’est bien peu dire. Nous avons contribué d’une certaine manière à l’ascension de la dynastie Carolingienne en envahissant ce qui n’était pas encore la France, au début du huitième siècle.

    La bravoure militaire de celui qui n’était jusque là que Maire de Palais, face à la témérité des musulmans, lui valut la bénédiction papale et les clefs de Saint Pierre.

    Il assura également à sa progéniture une couronne et un vaste royaume, sanctifié par le Pape Étienne II, et dont hérita plus tard un certain Charlemagne.

    Onze siècles plus tard c’est les français qui nous rendent la monnaie de la pièce. L’apparition d’El-Hadj Abdelkader sur le devant de la scène est due
    principalement à l’invasion de 1830.

    Les évènements dramatiques que traversa alors ce qui deviendra plus tard l’Algérie incita ce jeune homme, destiné (en d’autres circonstances) à l’étude, à la méditation et à l’enseignement, à reprendre le flambeau du Prophète pour défendre une identité qui jusque là se réclamait de la foi religieuse du peuple.

    Pour mettre un terme à cette lutte héroïque, qui dérangeait les plans des français, tous les moyens avaient été mis en œuvre.

    L’armée française bien aguerrie aussi bien par ses succès que ses revers lors des campagnes européennes de Napoléon, ne craignait aucune autre armée.

    Seulement voilà, ceux qui étaient en face ne semblaient guère impressionnés, et ceci malgré le déséquilibre apparent des forces sur le terrain




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  • khaled
    29 juillet 2010 at 18 h 22 min - Reply

    Mon Dieu… Créateur de toute chose…je n’ai point besoin d’intermédiaire pour accéder a vos lumières et vos vérités….




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  • Jabara Mohamed
    29 juillet 2010 at 19 h 15 min - Reply

    سلاما




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  • Liès
    30 juillet 2010 at 16 h 07 min - Reply

    Cher @ Abbane, bonjour.

    Je suis en train de préparer une réponse à votre question qui est la suivante:  ».Cher Liès, pouriez vous nous en dire plus sur Sidi Abdeslam Ibn Machich (mon cheikh spirituel) et la confrérie Rahmaniyya ( confrérie kabyle )!!!

    A bientôt monsieur Abbane.

    =============
    Les propos que j’ai supprimé risquaient de provoquer des dérapages verbaux et faire dévier les débats. Evitons, mes chers amis les attaques inutiles qui ne font pas avancer les choses et arrangent ceux qui voudraient bien nous voir éternellement divisés. Je compte sur votre compréhension à tous.
    Cordialement.
    La Rédaction LQA.

    Liès Asfour.




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  • khaled
    30 juillet 2010 at 19 h 07 min - Reply

    @Lies,

    Je vous demande en tant lecteur de ce site de vous tenir uniquement aux idées de mes écrits.

    J’écris toujours ce je pense et j’ai le courage de mes idées a l’instar de vous dont jusqu’à présent je ne sais si vous êtes algérien.

    Je ne cherche pas a plaire a personne, ni je suis un beni-oui.

    Je considère ce site comme le Nadi Taraki moderne ou les hommes valeureux ont fourbus leurs esprits pour la reconquête de leur dignité.

    Quoiqu’il en soit, vous n’êtes pas le modérateur de ce site et j’ai confiance en Mr.Sidhoum.

    =====================
    J’avais informé notre frère Liès que certains des propos de son dernier commentaire adressé à Abbane (et que j’ai fini après mûre réflexion par supprimer) risquaient de provoquer des dérapages. Vous comprendrez donc pourquoi j’ai également supprimé certaines phrases de votre commentaire. Gardons notre calme et maintenons ce climat fraternel dans les débats.
    Fraternellement.
    La Rédaction LQA




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  • Mohamed Jabara
    30 juillet 2010 at 19 h 21 min - Reply

    Si depuis plus de deux ans que les sites Appel-Algérie et LQA existent et que au long de toutes nos discussions nous n’avons pas encore produit quelque raffinement scientifique autant que nous sommes, à part nous étriper de temps en temps par clavier interposé, je ne vois pas ce que les uns ont produit plus que les autres à l’exception de l’invective, parfois directe et parfois déguisée mais qui délimite de façon précise la cible des récriminations sans oser donner l’avantage à cette cible en la nommant, afin de lui permettre de se défendre ouvertement.

    A ce jeu tous les Algériens ont été à bonne école : »le FLN » post indépendance et tous les algériens ont appris avec le temps ces petits jeux de coulisses exécrables mais dont il faut user, à contre coeur, dans un contexte plus exécrable encore.

    LQA est un site rassembleur dans l’optique de ses fondateurs et regroupe tous les Algériens quelle que soit leur orientation politique ou leur obédience religieuse et nous aspirons tous à ce que notre Algérie ressemble demain en termes de relations sociales à ce qu’est LQA, un espace de respect mutuel, de clarté dans l’exposition des griefs, de réponses appropriées et se situant dans le cadre précis des griefs, de véracité dans l’approche et de justice à l’égard des autres, de patience et de fraternité malgré les divergeances.




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  • khaled
    30 juillet 2010 at 20 h 48 min - Reply

    Ma personne ne vaut rien devant cette nation meurtrie. Chaque fois j’ouvre LQA et que je vois ces photos d’algériens et d’algériennes disparus dans les méandre de l’injustice, j’ai mal.

    Je ne peux rien la ou je suis…mais je fait le sermon de défendre ce pays a ma manière, a chaque fois que quelqu’un (incluant mes proches)font offence a nos chouhadas et notre revolution.

    Je suis algérien avec mes qualités et mes défauts et je ne prétends a rien qu’un autre humain de ce monde y prétend.

    Je termine cette mise au point par dire:

    …Oh My Lord! accordez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse de faire la différence…




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  • Zineb Azouz
    30 juillet 2010 at 21 h 04 min - Reply

    Cher Djamal Eddine,
    Tu remarqueras que j’ai pris la précaution de parler de Gaïd El Arab porté par un seul individu puis hérité par son fils, je n’ai jamais prétendu disserter sur toute la tribu ni toute la famille, par contre, et ceci relève de l’histoire, ce titre, les décorations qui l’ont accompagné et les crimes surtout qui l’ont entaché sont loin de susciter la noblesse au sens absolu et distancié.

    Monsieur @ABANE,
    Merci d’avoir lu mon humble papier, je vous rappelle seulement que lorsque je cite les « boussouf boys » et le « boussousf land », il m’est impossible de mettre tout le monde dans le même sac, chose que j’ai bien détaillée dans un commentaire plus haut.
    Malheureusement, les processus et les embrigadements peuvent broyer les hommes et leurs consciences, mais certainement pas tous les hommes, j’en suis sûre.

    Les boussouf boys sont une classe d’équivalence, au sein de laquelle le mécanisme a été dévastateur et criminel pour eux et pour le pays.

    @Khaled,

    Vos allez trop loin et vous entrez de plein pieds dans la confusion mentale et l’injure en osant écrire que les Bacri et les Boushnak sont les descendants de la Kahina.
    Vous êtes victime du même délire fantasmatique que Gisèle halimi qui a écrit un roman dans lequel, elle s’imagine et se projette comme la descendante de la Kahina.
    Pour votre gouverne les Bacri, riches négociants juifs bien qu’anciens à Alger ne sont A Alger que depuis 1770.

    Je ne sais pas comment ni comment vous lisez la chronologie historique, mais sachez que nous sommes des millions à être plus que fiers d’être les descendants de la Kahina, reine des Aurès et de ce côté ci de l’Algérie, sachez que nous n’avons rien à prouver à personne.
    Questionnez la tribu des Aït Daoud (toujours dans les Aurès) sur ses illustres enfants, et vous mesurerez la distance qui existe entre les Bacri et nous, les descendants de la Kahina.

    ZA




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  • Liès
    30 juillet 2010 at 21 h 38 min - Reply

    @ Khaled, Ce n’est pas toi que je visais.

    La personne concernée par les propos de mon dernier post, m’a écorché personnellement dans une phrase toute petite, presque invisible, mais combien apocryphe et tendancieuse.

    Elle sait qu’elle est à l’origine de la confusion, voire l’instigatrice, mais elle se tait quand même.

    Quant à toi rappelles toi, que tu m’as traité de sournois sur un commentaire que j’ai fait sur l’Émir, mais j’ai tourné la page depuis.

    Et puisqu’on y est, je te propose de lire le livre de Wassini Laaredj sur l’Émir paru en avril 2009 aux éditions Actes Sud, Arles, Bouches-du-Rhône.

    Salutations à toutes et à tous.




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  • khaled
    30 juillet 2010 at 23 h 54 min - Reply

    @Zineb,

    Si votre droit le plus élémentaire d’être fière de vos origines et je respecte cela.

    Je n’ai fait l’association entre El Kahina et les Bacri que pour illustrer un syllogisme qui n’est pas apparent.

    Je n’ai voulu offensée personne, mais si ce qui j’ai écrit a pu vous causer concerne, je suis désolé.

    Il est bien des choses qu’on doit s’approprier; mais tout réside dans la forme, la manière et l’objective.

    Je reste fidèle a mon éthique. Tout peut-être discuter entre gens dont le but final n’est point de prouver qu’ils ont raison, mais qu’ils peuvent construire ensemble une Histoire dans laquelle l’ensemble de la société peut s’y identifier.




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  • Liès
    31 juillet 2010 at 0 h 48 min - Reply

    Cher @ Abbane, bonjour.

    Voici ci-après, ce que j’ai pu collecter pour toi au sujet de Sidi Abdesselem-ben-Machich.

    Sidi Ali ben Machich vivait au commencement du VII e siècle de l’hégire, dans le djebel Alam, aujourd’hui djebel-Moulay-Abdesselem, montagne située au centre du massif qui s’étend de Tétouan à la vallée d’Oued-el-Kouss.

    Il était issu de la famille régnante des Chérifs Idrissides, dont quelques uns s’étaient refugiés dans ces parages lors de la chute de la dynastie régnante et de l’avènement des Fatimides.

    Il représentait à ce titre, la tradition de la souveraineté nationale et l’élément berbère.

    Il fut assassiné en 625 de l’hégire par un partisan de l’imposteur Abou-Touadjin.

    Son sanctuaire est devenu un lieu de pèlerinage, ou se rendent les habitants des tribus des Djebala et de la partie occidentale du Rif.

    Abdesselem Ben Machich a transmis sa bénédiction à son élève Chadeli.

    Ses descendants, c’est à dire les Béni-Arous, ne constituent qu’une noblesse religieuse sans pouvoir héréditaire.

    Ils n’ont donc pas d’influence personnelle dans les tribus du voisinage ou ils vont s’établir.

    Ils sont en général, fort riches, peu batailleurs en raison de leur exaction et des usages qu’elle leur impose; ils ne se livrent à aucune occupation; ils sont en qualité de Chérifs exempts de toute redevance et ne se montrent pas hostiles au Sultan qui à l’occasion de l’expédition de 1883, est monté en pèlerinage au tombeau de Abdesselem Ben Machich, puis à la Zaouïa de Sidi-Ali-Ressoul à Tétouan, distribuant de larges offrandes.

    Comme Chérifs, les Béni-Arous sont en paix avec toutes les tribus environnantes, sauf avec les Akmas.

    Ces derniers sont dits Akmas ou Tolbas de Sidi Abdesselem Ben Machich et possèdent le privilège traditionnel, donné par le Saint, de venir en Ziara à sa Koubba sans intermédiaires et d’en chasser les autres Chérifs.

    Ils s’y rendent, chaque année, en délégation fort nombreuse.

    Aucun Cherif ne doit s’y trouver, et ceux qui s’y trouvent par hasard sont impitoyablement chassés, sinon tués.

    La généalogie de Sidi Abdesselem Ben Machich remonte à Ali-Ben-Abi-Taleb, en passant entre autres pères, par Idriss I et Idriss II, jusqu’à Hassan-Ben-Abi-Taleb.
    Documents : H-M-P. de la Marinière et N. Lacroix.

    Abdesselem Ben Machich est disciple de sidi Abou-Median, qui lui est disciple du Saint des saints Sidi Abdelkader-el-Djilani, le patron de Baghdad et le protecteur des pauvres.

    Les confréries dérivées de la confrérie mère des Chadelia sont : Djazoulia, Zerroukia, Youssefia (Ahmed Benyoussef de Miliana), Ghazia, Cheikhia (des Ouled-Sidi-Cheikh), Naceria, Chabbia, Taibia, Hansalia, Ziania, Kerzazia, Derkaouia, Madania, Moukahlia.

    C’est en Espagne et au Maroc que l’école des soufis renaît épurée.

    Abou-Median en est le chef et le fondateur; Djoneidi et Abdelkader-el-Djilani en sont les appuis; Tlemcen est son foyer, Abdesselem ben Machich et Hassan-Chadeli en deviennent les flambeaux.

    L’invocation constante du nom de Dieu, le renoncement au monde, une piété rigoureuse, la vie contemplative et la recherche des secrets du spiritualisme sont les causes motrices de son développement.

    Cho’aib Abou-Median, naquit à Séville en l’an 520 de l’hégire (1126-1127 de J-C); élève de diverses universités de l’Afrique Septentrionale, disciple de sidi Abdelkader-el-Djilani, il professa ses doctrines spiritualistes à Séville, Cordoue, Bougie et mourut à Tlemcen, après avoir composé plusieurs ouvrages sur son enseignement.

    La Koubba qui fut élevée à El-Eubbad, près de Tlemcen est encore l’objet de la grande vénération des fideles.

    Ses nombreux disciples se disaient ‘’Madania’’, mais ils ne s’organisèrent jamais en confrérie.
    C’était des savants préoccupés de pénétrer la science de leur maitre et non des mystiques aux pratiques mystérieuses.

    Le fameux sidi Abdesselem-ben-Machich était le meilleur disciple de Sidi Abou-Median. Il enseigna ses doctrines dans le Maghreb. Il était contemporain et sujet du Sultan Abdelmoumen.

    Son héritier spirituel sidi Hassan-Chadeli les propagea en Afrique septentrionale, en Égypte et en Orient, particulièrement au Hedjaz.

    Abou-el-Hassan-Ali ben Abdellah ben Abd el Djebbar ech-Chadeli, naquit dans un village dit Ghemara, près de Ceuta, vers l’an 593 de l’hégire (1196-97 de J-C), suivant certains auteurs, à Chadelia près du Djebel-Za’fran (Tunisie), d’après la plupart des écrivains musulmans.

    La légende raconte que le maitre de Chadeli, Abdesselem ben Machich, lui avait prescrit de se rendre à Chadelia pour commencer son apostolat, ‘’Tu te rendras en Ifriqiya (Tunisie) et tu demanderas la localité appelée Chadelia. Dieu désire que tu t’appelles Chadeli’’.

    Quoi qu’il en soit, Cheikh-Hassan-Chadeli allait devenir le champion des doctrines du célèbre Abou-Median et créer une véritable école philosophique et mystique qui portera son nom, la Chadelia.

    Je te transmettrai, lorsque je l’aurai fini, un travail similaire sur la Zaouia Rahmania de Ait-Smail dans le Djurdjura et du Hamma (Belcourt), fondée par le Saint sidi M’hamed-ben-Abderrahmane-bou-Kobrine né vers 1126-1133 de l’hégire correspondant à (1715-1728 de J-C).

    Bonne lecture.

    Salutations à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • l.leila
    31 juillet 2010 at 9 h 56 min - Reply

    Bonjour,
    @ Zineb, Merci. J’allais intervenir au sujet d’El kahina, mais j’ai hésité plus de deux ou trois fois craignant certains dérapages dans la discussion. Gisèle HALIMI a animé un nombre important de conférences au sujet de l’origine de l’héroïne des Aurès. On déforme l’Histoire à présent! Cette dame oublie seulement que lorsqu’il y eut la lutte de l’Eglise contre les Juifs en Numidie, ces derniers ont été pourchassés des régions occupées, romanisées. Ils se réfugièrent alors chez de nombreuses tribus berbères, lesquelles ont adopté le Judaïsme.
    Mes salutations




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  • Zineb Azouz
    1 août 2010 at 18 h 27 min - Reply

    Chère Léïla,
    Le roman de Gisèle Halimi, qui reste un roman et non pas le fruit d’une quelconque recherche historique a malheureusement été accueilli chaleureusement dans un pays où la frustration à propos de tout ce qui est numide, punique ou berbère peut amener à tous les dérapages.
    La judaïté de El Kahina n’a jamais été prouvée, encore moins sa chrétienté. La structure sociale et religieuse des juifs de tout temps n’a rien à voir avec celle de cette reine des Aures, sans doute influencée par plus d’une religion.
    Il y a eu des berbères chrétiens et même martyrs, comme sainte Nicole, il y a eu aussi des berbères judaïsés, comme il y eu des yéménites, des égyptiens et des arabes dans le même cas, et les musulmans à leur arrivée au Maghreb n’ont jamais essayé de convertir personne, comme partout où ils ont été, les religions du « livre » ont été respectées.
    Ce qui m’a outrée et choquée c’est cette facilité à sortir n’importe quel nom de famille juif pensant insulter ainsi les descendants de la Kahina et conforter sa foi, c’est à dire les chaouis des Aurès, et quelles familles juives ? Celles qui n’ont jamais mis les pieds dans ces montagnes.
    Il y a six mois j’avais lu un article à propos de Nedjad, le premier ministre Iranien dans lequel on l’accusait de porter un nom de famille juif et d’être donc juif. Si tous les musulmans de race pure qui nous entourent pouvaient être des juifs comme Nedjad et Mostefa Ben Boulaid, le monde se porterait très bien.

    tantôt on traite les kabyles de chrétiens, tantôt les chaouis de juifs et demain, les mozabites de de khaouarije kouffar et puis quoi d’autres ?

    Qui sont ces puristes de l’islam et de l’identité nationale qui n’osent pas signer de leur nom ?




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  • bledperdu
    1 août 2010 at 21 h 11 min - Reply

    Merci à Zineb,notre digne Kahina nationale et non pas des Aurès seulement.




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  • khaled
    1 août 2010 at 22 h 07 min - Reply

    Il est bien des choses qu’on doit s’approprier avant d’autres; mais tout réside dans la forme, la manière et l’objective.

    Je pense que c’est toute la problématique a la quelle la société algérienne doit faire face.

    Les éléments requis pour initier cette tache dépendent d’abord de l’imaginaire hérité, construit ou acquis chez la personne.

    Que la société puisse en construire un modèle consensuel n’est pas évident du tout.

    J’ai même la certitude que l’Histoire n’est qu’un prise qui projettent différentes réalités dépendantes de notre position globale de l’univers.

    la perfection, et la pureté sont des utopies. Il n y a que des quêtes vers eux.

    Par contre, l’ethique existe.




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  • l.leila
    1 août 2010 at 23 h 24 min - Reply

    Bonjour,
    Chère Zineb, merci. Effectivement, c’est la devise « diviser… » Il me vient à l’esprit le témoignage du général AUSSARESSES, lors de l’interrogatoire du Chahid BEN M’HIDI, et dont je relève quelques passages:

    « […] BIGEARD eut l’idée d’exploiter la rivalité ancienne qui opposait BEN M’HIDI et BEN BELLA.
    […]
    -Alors BEN M’HIDI, qu’est-ce que tu penses de mon régiment?
    – Je pense qu’il vaut bien trois cent mille hommes, fit l’autre en souriant.
    – Et ton arrestation, tu en penses quoi?
    BEN M’HIDI ne savait pas quoi répondre. BIGEARD décida d’abattre une dernière carte. Il précisa sa question:
    – Tu n’as pas comme l’impression d’avoir été trahi?
    – Et par qui j’aurais été trahi?
    – Eh, bien par tes camarades du CCE. Après tout, les autres sont Kabyles, alors que toi, tu es un Arabe.
    BEN M’HIDI comprit que BIGEARD voulait lui sauver la vie. Il eut un sourire désolé.
    – Je n’ai pas été trahi, mon colonel.
    BIGEARD perdit légèrement son sang-froid.
    – Alors, tu penses que nous avons fait comment pour t’avoir?
    – Vous avez eu de la chance, c’est tout. »

    Gloire à nos CHOUHADAS qui avaient sacrifé leur vie pour que vive la NATION algérienne. Et non, pour une Algérie tribale !
    Mes salutations




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  • Liès
    3 août 2010 at 5 h 31 min - Reply

    Monsieur @ Abbane.

    Par devoir d’éthique je livre également, un travail documenté sur la confrérie RAHMANIA, après avoir livré celui concernant le Saint sidi Abdesselem ben Machich.

    Salutations à toutes et à tous.

    Avant d’aborder l’exposé sur la confrérie Kabyle des Rahmania, nous devons tout d’abord parler de la confrérie-mère dont elle est issue : la confrérie-mère des Khelouatia.

    Les confréries et ramifications issues de la confrérie-mère des khelouatia sont: Sounboulia, Goulchinia, Oukachia, Djelouatia, Bakria, Cherkaouia, Semmania, Hafnaouia.

    Les confréries dérivées : Saouia, Derdiria, Lessia, Deifia, Messellemia, RAHMANIA, Tidjania.

    Un siècle environ, après la vulgarisation des doctrines des Kadiria, une autre école mystique, dont l’enseignement extatique et les pratiques mystérieuses, sont également fort appréciés dans le monde musulman, se développait dans l’Orient.

    Ici ce n’est plus un Cherif dépositaire de la parcelle divine, qui se lance dans la voie des soufis sanctifiés, mais un ascète dans toute l’acception du terme, un véritable anachorète, qui cherche dans la solitude et les privations austères, à anéantir son corps pour élever son âme purifiée vers ‘’l’Incommensurable’’.

    La matière est pour lui un fardeau dont il essaie de ses défaire au moyen de l’oubli de l’existence, et, dans ce but, il s’éloigne du monde pour s’absorber dans ‘’l’Inconnu’’ qu’il croit percevoir à travers les épaisses murailles du monastère ou il a trouvé la retraite obscure (Kheloua) que, seuls, les rayons célestes viendront, parfois, illuminer.

    C’est chez le Persan Mohammed el-Khelouati que les antiques solitaires du monachisme chrétien trouvèrent un imitateur, un fervent émule qui devint le patron d’une confrérie-mère.

    Mohammed avait été surnommé le Khelouati (le solitaire), et naturellement, ceux qui imitèrent ses pratiques furent qualifiés de Khelouatia, d’où le vocable de la confrérie.

    Mais, si ce thaumaturge a été, en quelque sorte l’initiateur de la confrérie et si ses pratiques ont servi de base aux doctrines de l’Ordre cardinal des Khelouatia c’est son disciple Omar-el-Khelouati, mort à Kassaria l’an 800 de l’hégire correspondant à 1397-1398 de JC, qu’il faut considérer comme le fondateur réel de la confrérie.
    Les branches issues de la Khelouatia, le présentent comme l’organisateur de l’enseignement orthodoxe, qui avec les pratiques extatiques spéciales au persan Mohammed, caractérise les doctrines de l’école.
    Cet enseignement repose sur l’engagement que le néophyte prend au moment de l’initiation.

    La CONFRERIE RAHMANIA.

    Son fondateur, si Mohammed ben Abderrahmane el-Guetchouli el-Djerdjeri el-Azhari, né vers 1126-1133 de l’hégire correspondant à 1717-1728 de JC, à Ait-Smail, l’un des meilleurs élèves du Cheikh El-Hafnaoui.

    Missionnaire éprouvé, apôtre convaincu, il parcourut le Soudan, une partie des Indes, le Hedjaz et la Turquie, propageant partout les doctrines de son maitre spirituel et essayant de faire du prosélytisme.

    On le voit revenir ensuite dans son pays natal, vers (1183 de l’hégire, 1772 de JC), précédé par sa réputation Saint, illustre par ses miracles, sa science ésotérique et les vertus mystérieuses qu’on attribuait aux disciples de l’école Khelouatia.

    Ses prédications lui attirèrent le foule enthousiaste, et, bientôt sa demeure d’Ait-Smail devint le siège d’une veritable agence de propagande, d’où les fideles répandaient dans les tribus de la Kabylie, les éloges du maitre spirituel.

    La ville d’Alger et les environs furent, à leur tour, visités par le Cheikh Abderrahmane et, partout ses doctrines et ses miracles soulevaient la masse en sa faveur, lui valaient de nouvelles sympathies.

    Ni la jalousie de la caste maraboutique, ni les fetoua des ulémas rendus à l’instigation du Gouvernement Turc, qui voyait un danger dans cette puissance naissante, ne purent arrêter l’impulsion donnée et les populations du Djurdjura firent du thaumaturge vivant qu’était Abderrahmane, leur Saint national.

    La mort vint le surprendre l’an 1208 de l’hégire (1793-1794 de JC), au moment ou la confrérie à laquelle il a donné son nom était en plein développement.

    Cette mort donna lieu à des manifestations de la part de nombreux adeptes de Mohammed ben Abderrahmane; ceux de la plaine se rendaient en pèlerinage dans les montagnes du Djurdjura et tout laissait à prévoir que le tombeau du Saint deviendrait le rendez-vous des populations belliqueuses de la Kabylie.

    Les turcs s’alarmèrent de cette situation et, dans le but de surveiller les Khouan Rahmania, ils firent enterrer leur patron au Hamma, après avoir fait substituer son corps primitivement inhumé à Ait-Smail.

    On connait le miracle qui s’en suivit et la légende qui valent à Abderrahmane le surnom d’Abou-Qobrin et à la confrérie deux zaouïa-mères : la première à Ait-Smail (Djurdjura) et la seconde au Hamma, tout près d’Alger.

    Les adeptes Rahmania peuvent encore trouver dans ces deux établissements religieux, la dépouille mortelle de leur saint de prédilection.

    Cependant la Zaouia du Djurdjura a toujours été considérée comme la maitresse principale de l’Ordre et les directeurs spirituels qui s’y sont succédé, ont été reconnus comme les dépositaires de la Baraka de Sidi Abderrahmane bou-Qobrin, en même temps qu’ils étaient investis du titre de chefs suprêmes de la confrérie.

    Plusieurs Moqaddem se succédèrent a la tête de la confrérie malgré les dissidences qui se produisaient, jusqu’au jour ou le Moqaddem Si Mohammed-Amezian-el-Haddad, reconnu par la Rahmania du Tell et de la Kabylie, grand maitre de l’Ordre, se fait le porte-étendard de l’insurrection de 1871 et ou la Zaouïa du Djurdjura est fermée par mesure politique.

    Avant de mourir dans les prisons coloniales en martyrs de la guerre sainte, le vieux Cheikh el-Haddad avait pris ses précautions pour que sa succession spirituelle soit assurée.

    Il avait désigné Si el-Hadj-el-Hamlaoui Moqaddem à Châteaudun-du-Rhumel (l’actuel Chelghoum el-Aïd), comme devant remplacer son fils A’ziz en cas de décès ou d’empêchement.

    Cheikh A’ziz un rôle clé dans l’insurrection de 1871: il en a été l’âme. Déporté a la Nouvelle-Calédonie, il réussit a s’évader et vint se fixer a Djedda.

    Le cheikh el-Hamlaoui devint grand maitre de la confrérie Rahmaniia, qui comptait 44 Zaouia réparties comme suit : Alger 14 (9 à Tablat et 1 à Beni Mansour), Constantine 34 (14 à Sétif, 3 à Châteaudun-du-Rhumel, 3 à Guergour, 3 à Sedrata, 4 à el-Eulma, 1 à Bord bou-Arreridj, 2 à Takitount, 1 à Oued Zenati, 1 à M’sila, 1 à Ain-Roua, 1 à Ain-Sultan.

    Le deuxième personnage que les Kabyles des départements de Constantine se plaisent à reconnaitre comme grand maitre de la confrérie des Rahmania est le Cheikh Hocini Mohammed ben-Belkacem, directeur d’une importante Zaouia, située à Boudjellil, douar Tigrine, commune mixte d’Akbou.

    Il était à la tête d’une confrérie de 42 Zaouia : Alger 24 (9 à Bouira, 5 dans le haut Sebaou, 6 à Tablat, 2 à Ain-Bessam, 1 à Azzefoun et 1 à Béni-Mansour), 18 à Constantine (15 à Akbou, 1 à Bord-bou-Arreridj, 2 à Djidjelli).

    Un certain nombre de Moqaddem, dont quelques uns dirigent des zaouïas, ne reconnaissant aucun chef spirituel, se rendent annuellement escortés de leurs Khouan, aux Zaouïas-mères du Djurdjura et d’Alger.
    Ils ont, généralement, leur résidence aux environs d’Alger ou en Kabylie.

    Parmi ceux-ci, nous mentionneront tout particulièrement, le Cheikh Mohammed ben Si Hocine, en résidence au hameau d’Ait-Ahmed (Djurdjura mixte), ou il est en grande vénération, vivant depuis plusieurs années dans la retraite la plus absolue.

    Les populations environnantes attachent le plus grand pris à sa Baraka.

    Simultanément à l’évolution des Rahmania dans les régions Ouest du Tell, les doctrines de Sidi Abderrahmane bou-Qobrin étaient propagées à l’Est et au Sud de l’Algérie.

    Si Mostafa ben Bachtarzi de Constantine investi du titre de Khalifa de l’Ordre par le fondateur de la confrérie lui-même, leur avait donné une impulsion très grande et son livre ‘’Les présents dominicaux’’ ou sont consignés les préceptes, l’Ouaçia et les règles des Rahmania, était devenu le Bréviaire de ses nombreux moqaddem.

    Parmi ceux-ci, le pieux Sidi Mohammed ben A’zzouz, originaire de l’oasis d’El-Bordj dans les Zibans, se fit bientôt remarquer par ses vertus et son esprit élevé.

    Sa renommée s’étendit dans tout le Sud de l’Algérie et ses meilleurs élèves : Sidi Ali ben A’mor, Cheikh Mokhtar ben Khalifa (des Oulad Djellal de Biskra), Sidi Embarek ben Kouider, Sidi Saddok bel-Hadj, et Sidi Abdelhafid de Khanga-sidi-Nadji, ne firent qu’accroitre son renom de sainteté et augmenter le nombre de ses prosélytes.

    En 1819, il laissa la succession spirituelle à son principal Moqaddem, Ali ben A’mor, au détriment de son fils Mostafa, qui à son tour hérita de cette succession en 1842.

    Mais en 1843, à la prise de Biskra, Mostafa ben A’zzouz se refugia à Nefta dans le Djérid en Tunisie, ou il fonda une zaouïa.

    Les moqaddem de son père s’affranchirent à leur tour de tout pouvoir spirituel, et quatre d’entre-eux devinrent des directeurs de branches secondaires.
    De là, six congrégations indépendantes, ayant chacune leurs règles et leurs adhérents.

    Si Mostafa ben Abderrahmane ben Bachtarzi laissa à sa postérité la Zaouia de Constantine ou il centralisait l’action des vicaires qu’il installait dans les couvents secondaires.
    Le Cheikh el-Hadj Mohammed Es-sa’id, héritier de la Baraka de son aïeul en a la direction.
    Les doctrines qu’il professe sont naturellement, celles des Rahmania.

    2/. La Zaouia fondée à Nefta par Mostafa ben A’zzouz ne tarda pas à devenir l’une des plus importantes de l’Ordre.
    Les vieilles règles liturgiques des Khelouatia subsistent encore avec leurs prescriptions rigoureuses, leurs mystères et leurs oraisons.

    Ci-dessous un état récapitulatif des Zaouia Rahmania avec le nom de leurs directeurs spirituels et temporels, arrêté en 1897.

    Hadj Ali ben Hamlaoui ben Khalifa (à Châteaudun-du-Rhumel) à la tête de zaouia.

    Hocini Mohammed ben Belkacem de Boudjellil, Akbou à la tête de 42 zaouia.

    Divers directeurs à la tête de 19 zaouia.

    Si el-Hadj Mohammed Es-s’aid ben Bachtarzi (Constantine) à la tête de 8 zaouia.

    Mekki ben Mostafa ben si Mohammed ben A’zzouz (Tunis), son frère Lazhari (Nefta) … si Mohamed Lazhari ben Abdelhafid (Kheiran dans la wilaya de Khenchela) et son fils (Khanga sidi Nadji dans la wilaya de Biskra), à la tête de 15 zaouia.

    Ali ben Athman (Tolga dans la wilaya de Biskra) à la tête de 17 zaouia.

    El-Hamel (Bou-Saada) avec 29 zaouia.

    Si Tahar ben si Sadok ben El-Hadj (Timermacin dans le sud des Aurès), à la tête de 3 zaouia.

    Total en 1897= 177 Zaouia.

    Certes on ne retrouve plus, parmi les Rahmania ces Khelouatia de jadis méprisant la vie de ce monde et allant chercher dans la retraite l’extase provoquée par les privations de toute sorte. Mais, les liens indissolubles qui unissent le ‘’frère’’ à son maitre spirituel n’ont rien perdu de leur vigueur, et si dans leurs pratiques, il y a plus de religiosité que de religion, il ne faut pas oublier que le mystère est leur principe sacré et qui de simple association de mystiques et d’extatiques qu’était la confrérie des Rahmania, elle s’est transformée en société politico-religieuse.

    Source : Un document d’archives de 1897.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • khaled
    3 août 2010 at 12 h 01 min - Reply

    @Lies

    Voulez-vous bien m’éclairer sur quelques points auxquels je n’arrive pas a trouver de réponse ou du moins si vous pouvez suggérer des lectures sur le sujet.

    Khaled




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  • Congrès du Changement Démocratique