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Témoignage du bâtonnier Belhocine sur l’assassinat de Abane Ramdane

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El Watan 1er novembre 2004

« Bentobal a le devoir de dire la vérité »

La vieillesse, ce « naufrage », c’est ce mot du général de Gaulle qui vient à l’esprit lorsqu’on entend les élucubrations du premier président de I’Etat algérien sur la chaîne Al Jazeera quant à une prétendue trahison de la révolution par Abane Ramdane.Je rejoins néanmoins le grand écrivain Rachid Boudjedra pour dire : « Cette accusation n’est pas grave parce que tellement ridicule qu’elle démontre que celui qui l’a proférée est un incompétent et un envieux, et que son propos n’a rien à voir avec la liberté d’expression.

En revanche, le témoignage de Lakhdar Bentobal mérite d’autant plus de retenir l’attention et appelle discussion que cet ancien chef de la Wilaya II s’était opposé en décembre 1957 à l’élimination physique de Abane. Le 20 août 1989, à Larbaâ Nath Irathen, j’avais été approché par une journaliste, Ghania Mouffok, pour une interview sur la mort de ce grand révolutionnaire. C’était l’occasion pour moi de lever le voile sur un mystère honteux pour dire la vérité et balayer les « on-dit » et « non-dits » car le « cas » Abane vérifie l’adage : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». De cette interview publiée dans Algérie Actualité n°1246 du 30 août 1989, je reprends ici l’essentiel. Abane, avec qui je travaillais à Tunis à la commission de rédaction d’EI Moudjahid, avait disparu quelques jours avant la fin décembre 1957 et sa mort « au champ d’honneur » sera annoncée en mai 1958. Pour les initiés, ce n’était qu’un « mensonge pieux ». Vers la mi-juin 1958, j’ai été appelé au Caire pour travailler aux côtés du colonel Ouamrane, responsable du département Armement et Ravitaillement général. Quelques jours après avoir rodé mes contacts avec Ouamrane, je lui ai posé la question : « Pourquoi avez-vous tué Abane ? » Interloqué, Ouamrane me dit : « Je te répondrai demain. » Le lendemain matin, arrivant au bureau, il me tendit un document et me dit : « Lis ! » Quarante-cinq ans après, j’ai encore le texte sous les yeux, le voici :

Procès-verbal :

Nous, soussignés colonel Mahmoud Cherif, ancien chef de la wilaya I ; Lakhdar Bentobal, wilaya Il ; Krim Belkacem wilaya III ; Amar Ouamrane, wilaya IV ; Abdelhafid Boussouf, wilaya V. Considérons que Abane Ramdane manifeste un comportement indiscipliné, négatif, qu’il dénigre le CCE (comité…), attitude qui gêne l’activité et l’autorité du CCE dans son action. Que dans ces conditions, si Abane continue dans son comportement malgré les avertissements, il sera emprisonné en Tunisie et si nécessaire au Maroc, au cas où ces mesures seraient insuffisantes, l’exécuter. Lakhdar Bentobal fait des réserves quant à l’exécution disant qu’une condamnation à mort ne peut être prononcée que par un tribunal militaire avec audition de l’intéressé et droit à la défense. Document signé des cinq (en 5 exemplaires, 1 pour chacun). »

Je sais qu’un haut responsable membre du CNRA encore vivant a eu le document des mains de Krim Belkacem et nos témoignages concordent. Des cinq « conjurés », seul Bentobal est en vie, il détient le fameux PV d’enquête. Il a le devoir de le publier. En ce qui concerne les circonstances exactes de la mort de Abane, je rapporte la version que m’a donnée le colonel Mahmoud Cherif, successeur d’Ouamrane comme ministre de l’Armement et Ravitaillement général de septembre 1958 à décembre 1959. Nous allons du Caire à Tunis en voiture pour inspecter les différentes bases de l’armement. Selloum en Egypte, Benghazi et Tripoli en Libye, enfin Tunis. Chemin faisant, la conversation vint sur Abane. Mahmoud Cherif m’apprend que « conformément à la décision des cinq colonels anciens chefs de wilaya, nous avons, Krim et moi, sous prétexte de démarches auprès du roi, entraîné Abane au Maroc pour l’y faire emprisonner par Boussouf. Arrivés par avion à Tanger, nous avons été tous les trois acheminés vers Tétouane et installés dans une des villas discrètes dont disposait Boussouf. » Krim et moi sommes sortis faire un tour en ville. A notre retour, Boussouf nous a déclaré : « Ça y est, Abane est liquidé. » Nous avons protesté mais Boussouf nous a priés de « la fermer » car là il était le maître, nous ne pouvions rien faire. Cette version, c’est celle que Krim a donnée à Mohamed Lebdjaoui et à Courrière. Revenons au témoignage de Si Bentobal donné au quotidien arabophone EI Khabar. Je n’en connais que les propos rapportés avec plus ou moins de fidélité par la presse francophone. Après avoir rendu hommage à l’héroïsme et à la dimension révolutionnaire de Abane, balayant du même coup toute suspicion de « trahison », Bentobal aurait dit : « Comme dictateur, Abane méritait cent fois la mort. » Abane dictateur, c’est une plaisanterie. Pour exercer une dictature – et nous en savons quelque chose depuis 1962 – il faut avoir entre ses mains une force, une armée, une police. Abane n’avait aucune armée, aucune police entre ses mains, il n’avait même pas de garde du corps à Tunis. C’est vrai qu’on a affublé Abane d’une réputation de personnage dur, autoritaire, cassant, sûr de lui, défauts qu’on essayait d’expliquer par ses problèmes de santé (ulcère, goitre…) Comme tout un chacun, Abane avait les défauts de ses qualités, et c’est vrai aussi que cinq années de prison lui ont permis de se cultiver, de se former et de se durcir. Il avait des convictions et les détenait avec fermeté. C’est cela que d’aucuns qualifient d’autoritarisme, de dictature. Quant à l’expression « yistahel el mout miet mara », c’est une phrase passe-partout du langage algérien. A son arrestation en 1950, Abane, un nationaliste, cadre moyen du PPA-MTLD. Cinq années de prison et de lecture ont fait de lui un révolutionnaire et un stratège. A sa sortie de prison, en janvier 1955, il prit contact avec les responsables de sa zone, Krim et Ouamrane. Il aurait légitimement, après cinq années de souffrances, de privations en tous genres, demandé à servir à l’extérieur, à aller au Caire comme certains. Abane choisit de lutter à l’intérieur du pays, et mieux, à Alger, dans la gueule du loup. Beaucoup d’observateurs ont expliqué l’assassinat de Abane par des rivalités entre les dirigeants – ambitions contraires. Pour ma part, dans la mesure où je connaissais le contexte de 1957, je dirais que ces considérations subjectives avaient certes joué un rôle, mais s’y ajoutèrent des divergences de stratégies entre Abane et les anciens chefs de wilaya qui ont conspiré pour l’éliminer. Revenons en arrière, après la grève des huit jours et ce que les colonialistes appellent la Bataille d’Alger. Après l’arrestation et l’assassinat de Larbi Ben M’hidi, les autres membres du CCE (Abane, Krim, Benkhedda et Saâd Dahleb) avaient décidé de sortir à l’extérieur du pays pour réorganiser et assainir les structures du FLN après l’arrestation de quatre dirigeants dans l’avion Rabat-Tunis le 22 octobre 1956, renforcer l’action politique et diplomatique et surtout organiser et garantir l’acheminement des armes pour l’ALN qui jusque-là en était privée. C’était l’occasion de revoir au Caire le CNRA, organisme souverain constitué par le Congrès de la Soummam. Le Comité de coordination et d’exécution (CCE) devait présenter son rapport pour évaluation et débat. Ce rapport présenté par Abane et adopté à l’unanimité du CNRA, publié par la revue Naqd n°12, du printemps-été 1999, mérite d’être enfin connu.

En voici quelques extraits : « On a beaucoup parlé et encore plus écrit sur le Congrès du 20 août 1956. Certes, le congrès du 20 août n’a jamais eu la prétention d’être une panacée à tous nos maux, cependant tout homme de bonne foi est obligé de reconnaître que le congrès a été la plus belle victoire remportée sur l’ennemi depuis le 1er Novembre 1954 (…). Mis au courant de la réunion dès le mois de février 1956, les frères de l’extérieur n’ont pu y assister pour des raisons indépendantes de notre volonté. Il en est de même des frères des Aurès-Nemmemcha. Néanmoins, les congressistes décideront de retarder la publication des décisions en attendant de recueillir les vœux et suggestions des frères absents. Un envoyé spécial, passant par Tripoli, a remis les documents du congrès à Ben Bella qui devait les communiquer aux autres frères suite à l’arrestation de quatre dirigeants de l’extérieur dans l’avion Rabat-Tunis qui nous a incités à publier la plateforme de la Soummam dans un numéro spécial d’EI Moudjahid. » Après une semaine de débats, le CNRA adoptera les décisions suivantes :

1 – La désignation à titre honorifique d’Aït Ahmed, Ben Bella, Bitat, Boudiaf et Khider comme membres du CCE.

2 – De porter à neuf les membres du CCE et à cinquante-quatre ceux du CNRA. Par ailleurs, considérant que certaines positions affirmées par le Congrès du 20 août 1956 ont reçu une interprétation équivoque, le CNRA réaffirme :

1- Tous ceux qui participent à la lutte libératrice avec ou sans uniforme sont égaux ; en conséquence, il n’y pas de primauté du politique sur le militaire ni de différence entre l’intérieur et l’extérieur.

2 – Le but de la Révolution algérienne demeure l’institution d’une République algérienne démocratique et sociale qui ne soit pas en contradiction avec les principes fondamentaux de l’Islam.

Abane et Dehilès (alias colonel Sadek) se sont abstenus lors du vote sur le principe de l’absence de différence entre l’intérieur et l’extérieur. Comme membre du CCE, Abane reçut dans ses attributions les services de l’information et les relations avec les organisations nationales UGTA, Ugema et UGCA. Les attributions des membres du CCE ont été réparties comme suit :
- Relations extérieures : Dr Lamine Debaghine assisté par Ferhat Abbès et Mehri.
- Informations, relations avec les organisations nationales : Abane Ramdane.
Les cinq anciens chefs de wilaya s’étaient chargés des problèmes militaires. Installé à Tunis où il présidait la commission de rédaction d’EI Moudjahid, Abane se réunissait chaque fois que nécessaire avec ses collègues du CCE. Il ne cessait de leur rappeler qu’« aucune révolution ne se dirige de l’extérieur ». Ce harcèlement finit par fatiguer les cinq anciens chefs de wilaya. En dehors des structures légales CCE et CNRA, les cinq anciens chefs de wilaya ont formé une conspiration pour décider de l’élimination physique de leur collègue, assurément le plus grand.

Par Mabrouk Belhocine

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15 Reponses pour " Témoignage du bâtonnier Belhocine sur l’assassinat de Abane Ramdane "

  1. Salay dit :

    Les héros Abane, Benmhidi et leurs semblables ont fait l’Histoire, celle d’Algérie et du mouvement de décolonisation. Il reste à leurs assassins de vivre de leurs histoires. La France coloniale vient de rappeler ses sujets d’Afrique, treize présidents, pour les associer à la fête du 14 juillet et du cinquantenaire de l’octroi des indépendances à ses colonies en 1960. Cet octroi a été imposé par la lutte du peuple algérien. La France coloniale a cru par cet octroi mettre fin à son isolement diplomatique et surtout à mieux concentrer ses forces sur le Peuple et la résistance algérienne. Ce cynisme et ce déni de droit ont poussé la population algérienne à revendiquer son indépendance par les manifestation du 11 décembre 60. Que notre cinquantenaire à nous soit un hommage aux Benmhidi, Abane et tous les autres par l’écriture vraie de l’Histoire de notre pays notamment celle du mouvement de libération. Allah yerham echouhada.

  2. L.leïla dit :

    Bonjour,
    Dans le témoignage de mr Benkhalfa en réponse à madame krim fille, il était question d’un malheureux accident, et Boumediene était présent. C’était la version Boussouf bien entendu.

  3. Sadek dit :

    C’est Boussouf (MALG) père de ce qu’on designe aujourd’hui par DRS et que certains continuent a glorifier qui a etranglé Abane. Triste sort qu’est celui d’un vrai révolutionnaire qui dérangeait les desseins de ceux qui ont trouvé une planque dorée au Maroc en attandant la prise du pouvoir par la force.

  4. benmostefa allemagne dit :

    si abdelhafid boussouf dit si mabrouk c´est homme politique et colonel. le pére du service secret de la révolution algerienne.on a marre toujours bousouf il a assassiné abbane. il y a un million 500000 de martyres et des milliers et des milliers disparus sur la surface de la terre. (barkana) et les plus grand valeureux moudjahidin comme larbi benmhidi. mostefa benboulaid.didouche mourad. krim belkacem. ect…. (hadou matehadrouch allihoum)

  5. abane comme les autres moudjahidines. toujours boussouf il a tue abane. (mafhemnech hed el kasd ouine machi? boussouf dit si mabrouk rahimah allah. n´était pas le moindre. et puis c´est le plus culivé des membres du CCE. il a été instituteur il a une licence de psycholo0gie. grace a des hommes comme si mabrouk nous sommes libres. ils nous ont conduits jusqu´aux accords d´evian. regardez la révolution francaise. la révolution russe. la révolution yougoslave ect… vous connaissez beaucoup de pays qui ont fait la révolution avec la démocratie? et puis la révolution algerienne c´est le peuple. un seul héros le peuple. le grand moudjahid larbi benmhidi (zapata)rahimah-allah disait jeter la révolution a la rue et elle sera prise par le peuple. goires a nos valeureux martyres merci beaucoup.

  6. khaled dit :

    Qui sommes-nous pour juger encore une fois des hommes qui dans le feu de l’action ont pris des décisions terribles.

    Ce chapitre de la révolution doit être enseigner aux générations futures certes, mais aucun jugement ne doit être porter car qui dit jugement, dit aussi manipulation.

    Il ne faut jamais oublier que cet état de violence inouïe est d’abord une réaction a la violence primaire de la France.

    Parlons d’abord de cette violence que tout le monde semble minimiser aujourd’hui pour jeter le discret sur nos héros quelque soient leurs erreurs, un révisionnisme qui ne dit son nom.

    L’ennemi d’aujourd’hui est l’ennemi d’hier.

    Gloire a nos Chouhadas.

    Amicalement
    Khaled

  7. Sid hamidou dit :

    Ya Si Benmostefa: Ce qui semble vous échapper complètement c’est que la décision, nauséabonde et répulsive, d’assassiner le stratège de la Révolution algérienne que fut Abane Ramdane, a une dimension qui dépasse sa simple personne. Son lâche assassinat marque non seulement une césure dans l’histoire du mouvement national mais, de manière plus fondamentale, a ouvert grande la voie à la gestion des différences idéologiques et politiques par le recours à l’assassinat crapuleux – depuis l’étranglement avec une cravate de Krim Belkacem dans une chambre d’hôtel en Allemagne jusqu’à la balle dans la nuque de Ali Mécili, militant de la première heure, tirée par un proxénète… Imaginez donc ! Consacrer toute sa vie à militer pour l’indépendance de l’Algérie pour ensuite se faire tirer dans une cage d’escalier par un proxénète en service commandé et grassement payé ! C’est cela la dimension historique de l’assassinat de Abane Ramdane et c’est cela les conséquences du système Boussouf et de ses futurs avatars. Je vous épargne naturellement la litanie des autres militants assassinés, notamment Khider, Medeghri, Boudiaf etc. A cet égard, et à titre illustratif, il suffit de lire le texte de Mabrouk Belhocine, ci-dessus, et de prendre note de la déclaration de Ben Tobbal à propos de Abane Ramdane: « Il mérite mille fois la mort ! ». Méditez cela ! Et la déclaration plus récente de Ali Kafi à propos du livre de Said Sadi consacré à Amirouche: « Si Amirouche était vivant, il égorgerait son fils et Said Saadi ! » Méditez encore l’appel récurrent à l’assassinat et au meurtre de toute personne manifestant une opinion différente prôné par les dirigeants algériens. Faut-il enfin rappeler la misérable séquestration des reste de Amirouche par Boumedienne, le petit épigone de Boussouf, qui redoutait l’aura de Amirouche même mort, lui qui a passé l,essentiel de son temps en dehors de l’Algérie et n’a pas tiré une seule cartouche pendant la guerre avant de cueillir le pouvoir par les armes… C’est cette culture politique basée sur la violence, la torture et la liquidation physique de quiconque ose une opinion dissidente, que les dirigeants de l’Algérie indépendante ont hérité et adopté. C’est à cette culture qu’ils se sont allaités et continuent à le faire. Et c’est précisément cette culture que l’assassinat de Abane Ramdane a rendu possible depuis 1957 à ce jour.

  8. nomade dit :

    a la grande deception des anti-boumediennistes le nom de boumedienne ne figure pas parmi les signataires du proces verbal condamnant abbane .des annees durant il n y avait que les noms de boussouf et boumedienne qui etaient associes a la mort de abbane , on voulait leur coller sa mort a tout prix pour falsifier l`histoire a des fins inavouees ,l`un de ces objectifs est de salir tout revolutionnaire `clean` pour paraitre propre ou denigrer la revolution. la falsification de l`histoire ne profitera qu`a de tristes personnages embusques , comme ils l`ont toujours ete.
    de nouveaux noms surgissent aujourd`hui , d`autres surgiront plus tard.

    il reste l`enigme ` boumedienne etait present`
    biensur il faut que le suspense dure…

  9. l´affaire de abane devenu politique? certains partis politique fascistes.et assoiffés de pouvoir. ils veulent s´enrichir du sang de abane. pour leur intérét personnel. (mayatalgou la-el-mouta wala el-hayine) (diyna mayasmah3nach nahadrou fel moudjahidines) autant que musulman. salam aleikoum. merci.

  10. Boanjour,
    Avant tous je dis dommage, mais il ne faut pas oublier que dans une révolution, on peut faire des erreurs, et puis les moudjahidine sont des hommes, et il peuvent commettre des erreurs.
    Dans cette révolution armée l’Algérie à pu mettre à genou la france coloniale et puis nous sommes indépendant aujourd’hui.
    l’élève Raid Abdellouche
    Alger

  11. Liès dit :

    Salutations à toutes et à tous.

    À nos amis internautes, particulièrement à ceux qui s’intéressent à l’histoire.

    Voici, aux fins utiles, quelques dates importantes sur la guerre d’Algérie, depuis la conquête jusqu’à l’indépendance.

    14 Juin 1830 : Débarquement des troupes françaises sur la plage de Sidi Ferruch.

    05 Juillet 1830 : Les Français à Alger; capitulation du Dey Hussein.

    1832 : Prise de Bône (Annaba).

    1833 : Occupation de Mostaganem, Arzew et Bougie (Bejaia).

    13 Novembre 1836 : Échec de l’armée de Clauzel devant Constantine.

    Mai 1837 : Traité de la Tafna entre le maréchal Bugeaud et l’Émir Abdelkader.

    1er Octobre 1837 : Seconde expédition de Constantine. Le 13 Octobre 1837, la ville tombe : 31 chefs de tribus se rallient à la France.

    1841 : Chute des places fortes de l’Émir Abdelkader : Tagdempt, Saida, Boghari, Sebdou.

    1842 : Chute de Tlemcen.

    1843 : Fondation d’Orléansville (Chlef) par Bugeaud.
    16 Mai 1843 : Prise de la Smala de l’Émir Abdelkader par le Duc d’Aumale.

    23 Décembre 1845 : Désastre de Sidi Brahim; les Français perdent près de 300 hommes.

    22 Décembre 1847 : L’Émir Abdelkader fait acte de soumission à Lamoricière.

    1848 : Arrivée des premiers colons parisiens; organisation de l’Algérie en 3 départements : Alger, Oran, Constantine.

    1851 : Saint Arnaud conquiert la Grande Kabylie.

    1857 : Randon occupe la Grande Kabylie.

    1860 : Premier voyage de Napoléon III en Algérie.

    1865 : Deuxième voyage de Napoléon III en Algérie.

    24 Octobre 1870 : Décret Crémieux accordant la citoyenneté française aux Israelites d’Algérie (35 000 Juifs).

    1871 : Insurrection Kabyle.

    1871-1875 : Arrivée massive d’Alsaciens-Lorrains.

    26 Juin 1889 : Loi de Naturalisation.

    1902 : Laperrine reçoit la soumission des Touareg Ahaggar et devient Commandant des ‘’Territoires Sahariens’’.

    1914 : 155 000 Européens d’Algérie et 170 000 Musulmans partent sous les ordres du Général Dumas pour la Grande Guerre. 22 000 Européens et 25 000 Musulmans moururent.

    1930 : Le Président Doumergue se rend à Alger pour les fêtes du Centenaire.

    1933-1937 : Apparition des Mouvements Nationalistes : création de la glorieuse Etoile Nord-Africaine et de l’Union Nationale des Musulmans Nord-Africains.

    08 Novembre 1842 : Débarquement Allié. Alger devient le Siege du Gouvernement provisoire de la République Française.

    10 Février 1943 : Manifeste du Peuple Algérien de Ferhat Abbas.

    1944 : Quelques Algériens reçoivent la Nationalité Française.

    8 Mai 1945 : Soulèvement sanglant dans le constantinois.

    27 Aout 1947 : L’Assemblée Nationale adopte le Statut de l’Algérie qui devient ‘’ un groupe de Départements dotés de la personnalité civile et de l’autonomie financière’’.

    9 Septembre 1954 : Séisme à Orléansville.

    1er Novembre 1954 : Début de la guerre d’Algérie.
    ‘’Toussaint rouge’’ : Une vague d’attentats marque le déclenchement de l’Insurrection Algérienne dans les Aurès et en Grande Kabylie.

    3 au 5 Novembre 1954 : Saisie de journaux Communistes et Nationalistes.

    6 Novembre 1954 : Dissolution du MTLD.

    19 Décembre 1960 : Ouverture du débat sur l’Algérie à L’assemblée générale de l’ONU.

    24 Décembre 1960 : dissolution du Front National pour l’Algérie Française (FAF).

    8 Janvier 1961 : referendum en France sur l’autodétermination en Algérie (79,6 % de Oui).

    16 Janvier 1961 : Déclaration du GPRA qui se déclare prêt à engager les négociations avec le Gouvernement Français.

    29 Mars 1961 : Réunion du GPRA à Tunis.

    30 Mars 1961 : Communiqué du Gouvernement Français et du GPRA, annonçant l’ouverture des négociations à Évian, le 7 Avril.

    27 Août 1961 : Remaniement au GPRA, Benkhedda remplace Ferhat Abbas.

    6 Décembre 1961 : Le Conseil des Ministres à Paris dissout l’OAS.

    1 Mars au 5 Mars 1962 : Accélération du nombre des attentats OAS dans les grandes villes d’Algérie.

    2 Mars 1962 : Apparition à Paris du Groupe d’Action et de Résistance anti OAS (GAG).

    7 Mars 1962 : Reprise des négociations France-GPRA.

    15 Mars 1962 : Assassinat par l’OAS de l’écrivain Mouloud Feraoun à Elbiar.

    8 Mars 1962 : Conclusion des accords d’Évian.

    19 Mars 1962 : Le Cessez le feu devient effectif à midi dans toute l’Algérie.

    27 au 30 Mars 1962 : Mise en place de l’Exécutif du FLN à Rocher noir.

    Avril 1962 : Première réunion officielle de l’Exécutif provisoire à Rocher noir. Président Abderrahmane Farès.

    18 Mai 1962 : Le Bachagha Boualem quitte l’Algérie pour s’installer en Provence.

    1 Juillet 1962 : Referendum d’autodétermination en Algérie remporté par un Oui massif.

    3 Juillet 1962 : Par une déclaration officielle, le General De Gaulle reconnaît solennellement l’Indépendance de l’Algérie et met fin au mandat des 102 députés et sénateurs de l’Algérie.
    Jean-Marcel Jeanneney est nommé ambassadeur de France à Alger.

    Je vous souhaite une bonne lecture, une recherche aisée et une fructueuse analyse.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.

  12. @ lies asfour. l´etoile nord africaine (ENA) 1926. parti du peuple algerien (PPA) 1937. mouvement pour le triomphe des libertés démocratique (MTLD) 1948. mna.(crua fln) 1954 merci

  13. Liès dit :

    @ Benmostefa allemagne.
    Merci pour le complément d’information.

  14. habib moncef dit :

    si le congrès de la soumam était passé d’une manière démocratique ce Abane ne serait jamais assassiné , en plus les véritables révolutionnaires ne le reconnait pas ( le congrès) , aussi combien de personnes ont été exécutés dans notre révolution! rabi yarham aljam3

    ========================
    Soyons sérieux, cher compatriote. Parler de démocratie dans les maquis, sous les bombardements au napalm et sous le quadrillage des paras de la 10e DP? Ce fut un exploit de réunir une partie non négligeable des chefs politico-militaires à la Soummam et de présenter un rapport aussi fourni sur la structuration future de la guerre de libération. Evitons de porter des jugements avec légèreté quand on ignore les conditions de l’époque. Que nos martyrs reposent en paix.
    Amicalement.
    Salah-Eddine

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