Édition du
23 July 2017

Combien notre Université forme-t-elle de chômeurs par an ?

«Quand la vérité n’est pas libre, la vérité n’est pas vraie.»
(Jacques Prévert)

Il y a cinquante-trois ans quand les étudiants algériens ont répondu à l’appel du devoir national de quitter les bancs des universités pour rejoindre les rangs de l’Armée de libération nationale, et depuis à nos jours, le pays vit une situation de marasme politique, sociale et économique, il est l’otage de la corruption politique et morale. Portons le regard sur notre pauvre université, malade, elle l’est aussi ; elle n’a jamais était un lieu de savoir et de recherche scientifique, et le statut d’un universitaire fait pitié au lieu de faire envie comme ailleurs dans le monde. La part de responsabilité de l’Etat est grande, trop grande dans ce qui arrive à l’université algérienne. Les fausses solutions aux problèmes prennent de l’ampleur à l’intérieur et l’extérieur de l’université, ils versent des milliards pour apparaître blancs. Nous sommes arrivés à un stade chaotique, incompréhensible où le jeune Algérien a perdu même le goût de vivre. Il est grave quand l’université est utilisée, non pour former des avant-gardes de la société, mais à des enjeux politiques et au profit d’une poignée de personnes, alors que l’étudiant rêve de faire un stage pratique pour finir ses études, ne parlons pas du travail. Combien notre université forme-t-elle de chômeurs par an ? il pleut des diplômes ! Pis la gestion administrative des affaires pédagogique, des filières ferment et de nouvelles sont ouvertes sans aucune logique, si ce n’est pour plaire au ministre. L’hygiène est inexistante, quant à la sécurité, elle n’existe qu’au niveau des postes de police ! Depuis quand le phénomène de la harga et la fuite des cerveaux sont massivement apparus en Algérie ? Pourquoi ce désengagement de l’intellectuel algérien par rapport au rôle qui lui est théoriquement dévolu, qui est celui d’être «la tête pensante » de la société ? Toutes ces questions restent posées sans réponse, l’Algérie ne sera pas détruite par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d’intervenir. Il faut agir vite afin de couper la mèche de cette dynamite qui pourrait embraser l’Algérie.
Ferhat Mouhali


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2 Commentaires sur cet article

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  • citoyen
    14 juillet 2010 at 1 h 56 min - Reply

    c l incurie generale,et tt le monde s en tape.




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  • Hosni
    25 juillet 2010 at 23 h 32 min - Reply

    Après la confiscation de la citadelle, du vieux port, du fort Dequesnes et bien d’autres lieux mythiques très chers aux cœurs des jijeliens, aujourd’hui vient le tour du Grand-Phare, occupé à son tour et transformé en zone militaire. Que reste-t-il alors aux jijeliens ? Rien ! Ils ne reconnaissent plus leur ville, ils ne reconnaissent plus ces lieux d’enfance et de tant de souvenir. Le jijelien authentique devient comme un poisson qu’on essaye de l’asphyxier par des procédés autoritaires pour ne pas dire autre chose.




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