Édition du
27 July 2017

Addi Lahouari répond à nordine Aït Hamouda

Par Lahouari Addi
Le Soir d’Algérie du 7 juillet 2010 a publié un pamphlet d’une rare violence verbale à mon égard signé par le député du RCD Nordine Aït Hamouda. M’accuse-t-il de profaner la mémoire du colonel Amirouche ? Non ! D’être anti-kabyle ? Non ! Il m’accuse tout simplement de critiquer le président du RCD, Saïd Sadi.
Il est permis, selon lui, de critiquer Boussouf, Ben Bella, Aït Ahmed, Mahsas, et même le président de la République Bouteflika ou les généraux, mais pas Saïd Sadi. De la part d’un député qui se réclame de l’opposition démocratique, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir du pays. Ce qui a fait perdre à Nordine Aït Hamouda son sang-froid, c’est une phrase extraite d’une interview accordée à un journal électronique (http://lequotidienalgerie.org) dont voici un extrait : «Question : je suppose qu’il a été question aussi de la polémique suscitée par le livre de Saïd Sadi ? Réponse : la conférence portait sur l’écriture de l’histoire et j’ai cherché à donner mon point de vue à Tizi-Ouzou parce que j’étais gêné par la tournure pro et anti-kabyle que prenait la polémique dans les journaux. Il fallait «dékabyliser» le débat et le centrer dans son cadre politique et théorique. Dans les journaux, la polémique glissait vers une tournure dangereuse : Boussouf l’Arabe a trahi Amirouche le Kabyle. Nos grands-parents et nos parents, malgré l’ethnocentrisme de la société rurale traditionnelle, ne nous ont pas légué l’hostilité entre berbérophones et arabophones. Il est de la responsabilité de notre génération de ne pas transmettre à nos enfants la haine entre groupes sociaux. Il y a des problèmes politiques liés à l’autoritarisme, aux limites idéologiques du nationalisme algérien et à l’absence de démocratie, et il ne faut pas ethniciser les divergences et oppositions. Pour revenir à l’ouvrage de Saïd Sadi, il a le droit d’écrire un essai d’histoire où il donne son interprétation du passé. Il a occupé un vide, et on ne peut lui en faire le reproche. Je ferais néanmoins une remarque car Saïd Sadi est un homme politique. Je pense que sa démarche n’est pas cohérente dans la mesure où, d’un côté, il critique le MALG – et en cela il a tout à fait raison – et d’un autre côté, il a soutenu le néo- MALG, le pouvoir réel, quand il a annulé les élections de janvier 1992. Il a condamné le coup d’Etat de 1962 mais a soutenu celui de janvier 1992 ! S’il répond que l’armée a sauvé la République en 1992, il doit accepter l’idée que le MALG a sauvé la révolution. Un homme politique doit être cohérent pour être crédible. Il dira qu’il critique le régime, mais en fait, il s’en prend surtout au pouvoir formel alors que tout le monde sait que Bouteflika n’a aucune autorité. Un ami à Oran me disait : Saïd Sadi critique le pouvoir formel qui est de l’Ouest et oublie le pouvoir réel qui est de l’Est. La réponse du berger à la bergère. Cela a suffi au député du RCD pour se déchaîner m’accusant d’avoir fui le pays, d’être un renégat, etc. Au lieu de montrer en quoi les deux événements, 1962 et 1992, sont différents et en quoi ma position serait erronée, il insulte et s’adonne à des attaques mensongères qui portent atteinte à son statut de député de la nation et à la crédibilité de son parti. Il affirme même que je suis vacataire en France alors qu’il lui suffit d’aller sur le site Web de l’Institut d’études politiques de l’Université de Lyon pour qu’il voie que je suis professeur des universités encadrant des thèses de doctorat. Ce que Nordine Aït Hamouda aurait dû faire, c’est de m’inviter à faire un exposé aux députés du RCD à l’Assemblée nationale sur les propos que j’ai tenus et d’avoir un débat d’analyse théorique contradictoire, franc et fraternel. Comment un universitaire peut-il répondre à des insultes écrites dans un journal ? La meilleure façon, me semble-t-il, est de sortir de l’invective et de se placer sur le terrain du débat et de l’analyse du système politique algérien pour aider les acteurs à dépasser leurs contradictions. Cela profitera aux lecteurs du Soir d’Algérie, aux militants du RCD et au député Aït Hamouda. Je développerais trois thèmes : l’islamisme, la bipolarité du pouvoir d’Etat et le rôle de l’armée et enfin la polémique autour du livre sur le colonel Amirouche.
L’islamisme

J’ai rencontré Saïd Sadi en 1989 et nous avions entretenu des rapports amicaux jusqu’en 1993-94. Nous avons divergé sur les élections remportées par le Fis en décembre 1991 et sur la position à adopter. En appelant à l’annulation de ces élections, je considérais qu’il surestimait «le danger islamiste» et me reprochait de sous-estimer ce danger. Pour lui, la transition démocratique était possible sans les islamistes. Pour moi, compte tenu de la situation historique de notre société et de la place de l’Islam dans la vision du monde de l’Algérien, il était impératif de trouver des règles de jeu avec les islamistes pour les insérer dans le schéma institutionnel pour éviter la violence. Saïd Sadi n’était pas de cet avis et, estimant que la venue des islamistes au pouvoir, même par les élections, compromettrait l’avenir du pays pour 50 ans. Ce qu’il n’a pas vu, c’est que cette position mène à l’impasse et au statu quo, et repose sur une analyse erronée du mouvement islamiste. Dans notre société, la culture et l’histoire ont fait jouer à l’Islam un rôle politique, ce qui a donné naissance au mouvement islamiste qui s’est renforcé avec la démocratisation de l’enseignement réalisée par l’Etat indépendant. Les générations nées après l’indépendance ont eu une éducation où la grille de lecture des rapports sociaux est dominée par la morale religieuse. Devenues adultes, ces générations ont exigé la moralisation des rapports d’autorité croyant atteindre par là la construction de l’Etat de droit. De ce point de vue, l’islamisme est dans la continuité idéologique du nationalisme algérien et il est aussi le produit contradictoire de la modernité. Il exprime la volonté des masses populaires à être présentes dans le champ de l’Etat d’où elles sont exclues par l’autoritarisme. Mais d’un autre côté, l’islamisme n’a pas la philosophie politique pour donner naissance à des institutions représentatives de la population en raison de la conception divine de la souveraineté. Cette contradiction, au cœur de l’idéologie islamiste, le fera nécessairement évoluer vers des conceptions du politique plus proches des hommes que de l’utopie. Cette évolution était déjà perceptible chez les djazaristes représentés par Abdelkader Hachani. Si, en tant qu’éducateurs et élites, nous arrivons à convaincre les jeunes que le Coran donne autant d’importance sinon plus au mouamalate qu’aux ibadate, si nous arrivons à leur montrer qu’il faut juger un homme ou une femme sur ses actes et non sur ses devoirs envers Dieu, nous aurons créé une dynamique de démocratisation à laquelle les islamistes prendront part. Ce n’est pas l’Islam qui pose problème à la démocratie, c’est plutôt son interprétation médiévale faite de bigoterie. Dans le Coran, il y a des ressources théologiques pour justifier la démocratie fondée sur la souveraineté humaine que certains courants de pensée islamiste appellent sayyada pour la distinguer de hakimiya. Hakimiya li Allah, sayyada li chaâb (le pouvoir suprême à Dieu, la souveraineté au peuple). C’est Abou el ‘Ala Mawdudi, islamiste pakistanais (1909-1979), qui a traduit hakimiya par souveraineté, ce qui est une erreur parce que ce concept est moderne et ne date que du 16e siècle. Sayyada est plus approprié pour le traduire. L’Europe est aussi passée par là, donnant naissance aux courants chrétiens-démocrates et sociauxdémocrates. J’ai écrit de nombreux articles parus dans des revues scientifiques aux Etats-Unis et en Europe où j’ai expliqué ce processus que j’ai appelé «la régression féconde». J’invite Nordine Aït Hamouda à les consulter pour comprendre la portée et les limites du phénomène islamiste. Religion and Modernity in Algeria, Journal of Democracy, octobre 1992, Islamist Utopia and Democracy, The Annals of the American Academy of Political and Social Science, novembre 1992, Algeria’s Tragic Contradictions, Journal of Democracy, juillet 1996, The Failure of Third World Nationalism, Journal of Democracy, octobre 1997, ou encore ma contribution Political Islam and Democracyà l’ouvrage collectif dirigé par A. Hadenius, D emocracy’s Victory and Crisis, Cambridge University Press, 1997.
Il pourra consulter mes différents articles parus dans Le Monde diplomatique de 1989 à 2006. Ces thèses ont été aussi développées dans mes ouvrages en langue française L’Algérie et la démocratie, La Découverte, 1995, Les Mutations de la société algérienne, La Découverte, 1999, et enfin Sociologie et anthropologie. Le paradigme anthropologique kabyle et ses conséquences théoriques, La Découverte, 2002. Le RCD ne partage pas cette analyse et semble miser sur la modernisation autoritaire. Mais sur quelles forces sociales et sur quels courants politiques s’appuyer pour mener son projet ? Le scénario de Mustapha Kemal Attatürk, qui attire Saïd Sadi, n’est pas possible dans les conditions de la mondialisation. Saïd Sadi voudrait mener la modernisation de la société en ignorant les islamistes. Il compte s’appuyer sur les élites urbaines et sur les courants dits modernistes dans l’Etat et dans l’armée. Ceci mènera à l’impasse parce que, premièrement, les élites urbaines, récemment constituées, n’ont aucune légitimité sociale auprès des couches populaires et, deuxièmement, parier sur l’existence de courants politiques dans l’armée est une gageure. L’armée appartient à toute la nation et il lui est difficile de s’identifier à un seul courant de la nation. Saïd Sadi a l’Algérie dans le cœur, mais sa stratégie politique mène à l’impasse, ce qui fait le jeu du régime qui n’a qu’un objectif : se maintenir.
La bipolarité du pouvoir d’Etat et le rôle politique de l’armée

Le régime algérien a une histoire et une logique héritée de cette histoire. Il est caractérisé par la bipolarité du pouvoir d’Etat divisé entre pouvoirs réel et formel, bipolarité qui trouve son origine dans le mouvement national avec l’opposition entre le PPA clandestin et le MTLD légal, l’état-major général et le GPRA, et qui s’est poursuivie après l’indépendance. La seule période où ces deux pouvoirs étaient unifiés était celle de Boumediène qui se prévalait de la légitimité historique et des institutions. L’histoire de l’Algérie a fait de la violence, et donc de l’armée, la source de la légitimité politique. C’est pourquoi le régime s’est constitué idéologiquement dans la négation du politique qui relève d’un carré très étroit d’officiers supérieurs. En Algérie, le ministre n’a aucune autorité politique, c’est un fonctionnaire désigné par des appareils qui refusent de s’institutionnaliser. Le président n’échappe pas à cette logique qui fait de lui le chef de l’administration gouvernementale et non le chef de l’Etat. Dans ce système, il y a un seul acteur politique, le DRS, qui veille à ce que l’Etat ne soit pas investi par des élites représentatives de la population. A cette fin, une opposition formelle est mise en place pour servir de paravent démocratique. Dans cette mission, le DRS s’inscrit dans le prolongement de l’idéologie du mouvement national : il ne veut pas que les Algériens se divisent politiquement et, à cette fin, il leur interdit de faire de la politique. Là se pose le problème du rôle de l’armée dans le champ politique. C’est l’ALN qui a créé l’Etat indépendant et, historiquement, l’ANP est issue de l’ALN. Il y a cependant une différence de taille entre les deux : l’ALN est une organisation révolutionnaire qui cherchait à transformer la situation politique en détruisant le système colonial. L’ANP est une armée classique et, en tant que telle, elle est attachée au maintien de l’ordre établi, refusant les ruptures brutales. L’annulation des élections de janvier 1992 peut être interprétée comme le refus d’une rupture brutale qu’elle n’a pas acceptée. Par conséquent, compter sur l’armée, ou un courant dans l’armée, pour opérer les changements nécessaires est une illusion. Le PAGS avait longtemps cru en cette illusion de l’existence «d’un courant progressiste» dans l’armée, ce qui a été la cause de sa disparition. Un parti politique ne doit pas bâtir sa stratégie sur des illusions. Il doit investir dans le long terme et défendre les principes constitutifs de la modernité. Le nationalisme algérien comporte des dynamiques de modernité, mais il connaît aussi des obstacles qui lui sont propres. Il faut prendre conscience de ces obstacles et les analyser pour accompagner les changements dont est grosse la société. Les générations précédentes ont créé une conscience nationale, une nation, mais le régime qui en est issu croit protéger celle-ci en refusant l’émergence d’une société civile avec de vrais partis et des syndicats représentatifs, en s’opposant à la construction de l’Etat de droit qui arbitre les conflits sur la base de la règle juridique et enfin en empêchant l’économie de s’organiser sous forme de marché qui suppose la concurrence. La nation s’organise sociologiquement en société civile, politiquement en Etat de droit et économiquement en marché. L’Etat de droit, la société civile et le marché appartiennent désormais à la perspective historique de l’Algérie enclenchée par le mouvement national sous la colonisation. Les partis devraient s’inscrire dans le sens de cette perspective, en demandant la réhabilitation du politique et l’institutionnalisation des rapports d’autorité.
La polémique autour du livre sur le colonel Amirouche

Saïd Sadi est un homme politique à vocation nationale. Dans son livre sur le colonel Amirouche, il cite le colonel Lotfi et le capitaine Zoubir de la Wilaya V, victimes de rivalités dans le FLN. Son livre est une contribution à l’histoire du FLN et des luttes qui l’ont marqué. Sa thèse – Amirouche aurait été trahi – est plausible et il est possible qu’elle soit démontrée avec des archives non disponibles aujourd’hui. S’il a choisi le colonel Amirouche, c’est parce que celui-ci est un héros national perçu comme tel dans toute l’Algérie. Dans les principales villes du pays, il y a le boulevard ou l’avenue Amirouche. Mais dans la polémique – qui avait duré plusieurs mois – Saïd Sadi ne cherchait pas à rassembler, à convaincre celui qui s’oppose à sa thèse. Dans la polémique, il a été plutôt brutal, souvent méchant, personnalisant et régionalisant le débat. En parlant de Ben Bella, Mahsas, Ali Kafi…, il est irrespectueux. Qu’on le veuille ou non, et même si on ne partage pas leurs convictions politiques, Ben Bella, Ali Kafi, Mahsas… sont des symboles et on ne les traite pas comme des moins que rien. Un homme politique doit faire attention à la forme pour ne pas blesser gratuitement ses compatriotes. A l’échelle de l’histoire du mouvement national, Abdelhafid Boussouf – dont je n’apprécie pas les méthodes – est un monument. C’est un militant des années 1940 socialisé dans la clandestinité et élevé dans le culte de la violence contre le système colonial. Pour lui, une divergence politique doit se résoudre par la disparition physique. Si Ferhat Abbas avait la force de caractère de Abbane, il l’aurait tué. La haine que Boussouf avait pour le système colonial, il l’exprimait face à quiconque s’opposait à lui. Il a été concurrencé sur son propre terrain par Amirouche qui avait la légitimité des armes, celle-là même dont il se réclamait. Dans cet état d’esprit, dans cette culture du PPA clandestin, Boussouf devait éliminer Amirouche ou inversement. Amirouche était parti vers Tunis non pas pour prendre du thé mais pour régler des comptes avec ceux qu’il accusait d’étouffer les maquis de l’intérieur. Les dirigeants installés à Tunis étaient hostiles à Amirouche non pas parce qu’il était Kabyle mais parce qu’il incarnait la légitimité de l’intérieur. Amirouche était le porteparole informel des maquis du Centre, de l’Ouest, de l’Est et du Sud. Les dirigeants installés à Tunis craignaient qu’il ne devienne le chef d’état-major de l’ALN qu’il voulait transférer à l’intérieur. Par conséquent, il n’y a pas d’anti-kabylisme, il y a une lutte féroce pour le pouvoir. Abbane Ramdane en a fait les frais au prix de sa vie. Il avait été mis en minorité au CNRA du Caire et marginalisé parce qu’il était en avance sur ses compagnons d’armes. Là où Saïd voit du régionalisme, il y a simplement des limites idéologiques. L’Algérie est indépendante grâce à Boussouf, Amirouche et leurs compagnons. Le regard qui doit être porté sur eux ne doit pas être manichéen, tout blanc ou tout noir. Il faut surtout dépasser la manière avec laquelle ils faisaient la politique, il faut dépasser leur nationalisme guerrier qui se retrouve dans la plume de Saïd Sadi. J’ai dit aux étudiants de l’Université Mouloud-Mammeri que si l’Algérie veut construire un ordre politique moderne, il faut impérativement que les Algériens s’entendent sur un postulat de base qui ne doit souffrir aucune exception : la valeur suprême dans la société est la vie humaine. On ne fait pas de politique en sacrifiant des vies humaines. Pour respecter ce postulat, il faut trois conditions : 1. Le monopole de la violence doit appartenir à l’Etat. 2. Ce monopole doit être exercé par les agents de l’Etat dans le cadre de la loi. 3. La loi doit être faite par une Assemblée nationale représentative. C’est ce projet qu’un Saïd Sadi moins belliqueux devrait défendre. En conclusion, et pour revenir à Nordine Aït Hamouda, je voudrais lui dire que la politique, c’est comme le football. Il faut jouer le ballon et non l’homme. S’il insulte l’adversaire sur le terrain, l’arbitre – l’opinion publique – sortira le carton rouge.
L. A.


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35 Commentaires sur cet article

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  • samir
    14 juillet 2010 at 16 h 59 min - Reply

    députe de l’opposition democratique,Aït Hamouda?Ne soyez pas si naif mr Addi Lahouari.cette pseudo opposition tout parti confondu n’est que l’antichambre du régime de voyous au pouvoir.ne perdez pas votre temps avec ce chienlit.




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  • Zineb Azouz
    14 juillet 2010 at 19 h 17 min - Reply

    Monsieur Lahouari Addi,

    Vous avez eu le courage et la compétence pour commettre l’impardonnable aux yeux de ceux qui pensent détenir un QI nettement supérieur à la moyenne des tacherons de la politique et de l’histoire dans notre pays, ces militants de la culture et de la démocratie qui pensaient que l’anti-islamisme primitif était un garant à la probité intellectuelle.
    Armés de délires, frustrés de pas être les leaders du « bon peuple », assiégés dans l’assemblée des non-élus, réduits à s’exprimer dans l’argot de « bensalah », ils pensaient réussir leur reconversion en historiens. Dommage !

    En effet, vous avez Monsieur Addi, et par un raisonnement clair et limpide mis en exergue la contradiction, les contresens et la bipolarité dans la démarche, le discours et le parcours d’un Saïd Saadi qui pense que le peuple Algérien est lobotomisé, amnésique ou sous l’effet de l’électro choc « islamiste ».

    Son livre par lequel il espérait sans doute se refaire une virginité auprès des militants de la cause berbère qui pleurent toujours le crime impuni de Maatoub, n’a été, malheureusement majoritairement critiqué que par les « boussouf boys » et leur survivances.

    Votre analyse entre autres du « boussouf l’arabe » contre « Amirouche le kabyle » est une offensive et une incursion dans le champ sémantique et l’élocution subliminaire du RCD que je suis personnellement fière d’applaudir.

    je ne suis donc pas étonnée par ces déchainements et cette hystérie qui vous cible.

    Cordialement,
    ZA




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    14 juillet 2010 at 20 h 52 min - Reply

    Souffrez cher professeur L’houari Addi, que je vous rappelle une évidence.
    Vous avez l’habitude de vous adresser à une communauté universitaire ou à des lecteurs, intraitables quant à la qualité de votre raisonnement et des preuves que vous tentez de leur asséner, alors que vos contradicteurs, ont été habitués, justement depuis 1992, à distiller leur phraséologie rébarbative pour l’Algérien, grâce au monopole d’accès aux médias, plus d’une décennie durant, cela laisse des traces en effet.
    Quand vos « critiques » n’avaient pour justifier leurs analyses « hors sujet », sur la situation dramatique de l’Algérie, qu’à avoir recours aux mots assassins, comme « terrorisme islamiste », « intégrisme », à l’instar de leurs précepteurs dits de l’école coloniale, qui caractérisaient leurs adversaires par « fellaghas », et « hors la loi », vous, au contraire vous vous donnez la peine d’analyser les tenants et aboutissants, et les forces politiques en présence, avant d’asséner un quelconque jugement.
    Et c’est là précisément que se situe le gap sémantique avec ceux qui se sont déchaînés contre vous, car pour eux, et selon le dicton désormais célèbre de JW Bush, Jr, « qui n’est pas avec nous, est contre nous »… et c’est pour cela que vos écrits sont considérés pour eux comme crimes de « lèse majesté »…
    Aussi, faut-il raison garder, car si les uns écrivent en martelant des expressions et des mots à faire vomir, vous, l’universitaire, vous savez apprécier le poids des mots, et en cela, vous savez ce qu’analyse veut dire, et pourquoi il ne faut pas réduire un problème flagrant de société ou un problème de comportement propre à des révolutionnaires, à de pseudos luttes claniques ou ethniques qui ne demandent qu’à être « dévoilées » pour le plus grand bien des « néo-berbéristes », quitte évidemment à détruire l’oeuvre des nationalistes, qui n’avaient pour seul souci que la construction d’une Algérie indépendante, et UNE et INDIVISIBLE.




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  • Djamel Eddine U
    15 juillet 2010 at 2 h 13 min - Reply

    Avec mes respects Mr Addi. Tres bonne rectifications du talent intellect algerien. Rien a dire sur votre radeau de sauvetage de verites tant convoite.
    Fraternellement,




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  • radjef said
    15 juillet 2010 at 10 h 13 min - Reply

    Bonjour tout le monde. A la fin de l’année 1959, Krim Belkacem propose le colonel Mohammedi Said comme chef d’Etat Major Unifié-Est et Ouest-à Bentobal et Boussouf qui ont accepté cette idée pour un tas de raisons. Mais Mohammedi Said a refusé la proposition de Krim. Selon des temoins sur place, le »plus ancien » colonel de la revolution eut cette reponse pour justifier son refus à Krim: » Vous êtes tous des ministres(…)moi aussi je veux être ministre ». C’est a la suite du refus de Mohammedi Said que Houari Boumediene fut nommé au poste d’EMG. A travers la reponse du colonel Mohammedi Said et les manoeuvres des trois B, nous pouvons deduire deux choses:d’abord l’appartenance geographique n’avait aucune influence sur le comportement et les decisions prises par les dirigeants de la revolution, individuellement ou collectivement; ensuite les militaires étaient tres limités intellectuellement. Boumediene qui appartient a cette categorie de militaire, n’a pas conspiré pour mettre la main sur l’EMG. La guerre qui a commencé entre les colonels de l’Interieur et les dirigeants de l’armée des frontieres a partir de la reunion des Ait Yahia Moussa qui a regroupé six colonels en decembre 1958, etait une guerre pour la conquete du pouvoir et non un conflit ethnique ou regionaliste. Pour memoire ce sont les troupes du MNA qui ont volé au secours des colonels Amirouche, Si El Houes, M’hammed Bougara, Si Lakhdar…alors encerclés depuis deux semaines par l’armée coloniale aux Ait Yahia Moussa.




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  • Si Tchad
    15 juillet 2010 at 11 h 24 min - Reply

    Avant qu’Ait Hamouda puisse lire des articles dans « Journal of Democracy », il faudrait d’abord qu’il aille à l’école. Il me semble que c’est la moindre des choses.

    Il ne faut surtout pas croire qu’Ait Hamouda ecrit les articles qu’il signe. Je ne sais pas si vous l’avez entendu « parler »…

    Si Tchad




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  • houda
    15 juillet 2010 at 12 h 38 min - Reply

    bonjour , on a besoin de personnes comme Mr Addi, qui font des analyses justes, pertinentes et neutres et non pas des va-t-en guerre. Je me rapelle de la « régression féconde » qui a fait les choux gras de la presse éradicatrice de l’époque. Aucun respect pour les intellectuels de la part de ceux qui se prétendent modernistes. le stalinisme n’est pas là où l’on pense.




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  • khaled
    15 juillet 2010 at 18 h 30 min - Reply

    Une analyse pertinente de Mr. Addi qui pris tout son temps pour écrire une réponse magistrale.

    Si Mr. Ait Hamouda a le courage et la conviction de ses dires qu’il organise une conférence a l’université de Tizi.

    Amicalement
    Khaled




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  • le kabyle
    15 juillet 2010 at 19 h 26 min - Reply

    MR. ADDI, je tiens à vous féliciter personnellement pour la brillante analyse et la réponse hautement pertinente que vous venez d’adresser de façon trés magistrale au  »député » de service qui a vendu depuis fort longtemps, dans l’hémycicle des béni oui-oui, l’HONNEUR de son propre père le valeureux colonel AMIROUCHE.

    Ce député ne fait que confirmer, si besoin est, une fois de plus, avec ses vociférations son innaptitude congénitale à tenir, au moins une fois dans sa vie, un discours cohérent, calme et rassembleur de la grande Nation ALGERIENNE que nous sommes. Comme il n’a point saisi encore ni compris d’ailleurs que TOUS les Algériens dignes de ce nom consentent et acceptent, désormais, avec fièreté leur sentiment d’appartenance d’abord et avant tout à une conscience d’appartenance NATIONALE mais non plus régionaliste étroite et réductrice menant à la division voire à la destruction du peuple Algérien ab ovo…

    Merci.

    Thanmirt.




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  • ameziane
    16 juillet 2010 at 8 h 55 min - Reply

    une réponse magistrale et pédagogique,malheureusement pour qui? pour un analphabète trilingue député dépité de tout.sadi croie utiliser nordine ce dernier utilise sadi et le pouvoir continue.




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  • Ammi Arouche
    16 juillet 2010 at 17 h 24 min - Reply

    Cher Addi, comme l’a déjà dit un commentateur, ne perdez pas votre temps avec les sectaristes, ils font de l’islam et de l’arabisme un abcès de fixation et ce, pour diviser les algériens à l’effet de permettre à la France de coloniser l’Algérie de nouveau.




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  • distingo
    16 juillet 2010 at 19 h 19 min - Reply

    j’aurais aime’ que mr addi lehouari nous donne un petit apercus ou son point de vue sur la lancinante question de la sequestration des restes des deux colonels car c’est le point essentiel du livre ,mais malheureusement le moins discuter par tout les contraducteurs du livre, la sortie de l’auberge n’est pas pour demain !!




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  • batouta
    16 juillet 2010 at 22 h 00 min - Reply

    Vous écrivez :
    La haine que Boussouf avait pour le système colonial,
    A l’échelle de l’histoire du mouvement national, Abdelhafid Boussouf – dont je n’apprécie pas les méthodes – est un monument
    Rien que ça , sa haine pour le système colonial l’a t’il exprimé en assassinant pas moins de 1500 cadres du FLN qui venaient d Europe en passant par le Maroc pour tenter de rejoindre les combattants de l intérieur
    Combien de batailles contre l occupant français, Ce monument du mouvement national a t il dirigé ?
    A ma connaissance par ces méthodes il a surtout rendu service à la France chez qui il s est exilé pour mener une vie de pacha (il habitait Neuilly quartier chic de la banlieue parisienne) pour services rendus.
    Vous ne vous êtes pas posé la question, comment se fait i l que les acteurs de la libération soient exilés, tués ou ignorés. Il y avait 500 000 supplétifs de l armée française il y a 500 000 ancien s moudjahid s à l ONM , coincidence ?




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  • Anwar N. Haddam
    17 juillet 2010 at 6 h 26 min - Reply

    Assalamu Alaikum
    Merci Prof. Addi pour ces reponses claires et sages.
    Wassalam
    Anwar N. Haddam




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  • rak
    17 juillet 2010 at 8 h 59 min - Reply

    Cher professeur avant toute chose, je tiens à saluer votre probité intellectuelle ,votre rectitude ainsi que la constance de vos opinions depuis que je vous ai decouvert sur le journal el watan, du temps ou celui-ci meritait un tant soit peu son nom, à travers votre fameux article sur la « regression feconde » qui a soulevé un tollé parmi les mentors de cet excité de « depité » indigne de la vaillance et de la grandeur de son geniteur.ne dit-on- pas qu’il n’y’a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir!
    en effet 10 ans apres, 200000 morts apres, des milliers de disparus apres, des milliards de dollars apres, des milliers de haragas apres bref une Algerie devenue la risée de la planete.. ces memes chevaliers de l’apocalypse afin de preserver leurs biens mal acquis et pour des considerations bassement mercantiles continuent a nous servir, par la bouche de leurs supletifs ou ‘khemassine » d’un nouveau genre, les memes arguments qu’au lendemain du putch de 91 a savoir « sauver l’Algerie ».
    a tout ceux là nous cesserons de dire BARAKAT.. KIFAYA.. DHAYEN..ASSEZ..ENOUGH.. BASTA..FAKOUUUU…when to free tahya eldzaier
    GLOIRE A NOS MARTYRS




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  • liberté
    19 juillet 2010 at 13 h 01 min - Reply

    Bonjour,

    Le Professeur Lahouari Addi a les capacités morales et intellectuelles pour diriger l’Algérie vers une transition démocratique pacifique,il suffit juste que le général du DRS Tewfik Mediene quitte le pouvoir.

    Cordialement




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  • liberté
    27 juillet 2010 at 15 h 37 min - Reply

    Bonjour,

    Je vous laisse le soin de juger sur la qualité de l’article d’un élu du peuple et avocat:

    Polémique : Le député Hakim Saheb répond à Addi
    Lahouari

    Il faut toujours dire la vérité au peuple, disait feu le président Boudiaf quand il revint au pays après un exil de 28 ans au cours desquels l’Histoire qu’il avait contribué à écrire fut confisquée, détournée et retournée contre les acteurs qui l’avaient faite. Ce détournement de notre mémoire coûte cher, trop cher au pays. C’est pour cela que chacun d’entre nous se doit d’intervenir en âme et conscience à chaque fois qu’il assiste de près ou de loin à une entreprise de désinformation quel qu’en soit l’auteur et quelles que soient ses raisons.
    La réponse faite par Addi Lahouari à Nordine Aït Hamouda est exemplaire des sociétés frappées dans leur vitalité ; elle fait partie de ces pièces où l’intervenant, encouragé par les effets d’une guerre dont il s’est protégé, s’octroie une autorité en instrumentalisant une science dont il s’affirme unique détenteur pour délivrer à la «communauté des ignorants» ses vérités avec une suffisance et une mauvaise foi qui ne doivent laisser aucune place au silence. Pour couper court à tout malentendu, j’affiche la couleur. Je suis avocat et député du RCD. J’étais étudiant et j’ai eu le privilège et l’honneur d’assister à la création du parti. C’est donc en tant que citoyen mais aussi comme militant, élu et collègue de Nordine Aït Hamouda que j’interviens. Cela ne m’empêche ni de faire l’effort de la lucidité ni de me soumettre à ce qui guide mon éthique dans la vie politique où je me suis engagé.
    Tout commença par l’imposture intellectuelle
    Ce qui motive mon intervention, c’est le devoir de m’exprimer face à cette volonté délibérée de fausser le débat de la part d’un homme qui s’affiche comme un universitaire chargé d’observer et d’analyser sa société dont personne ne peut et ne doit contester le propos. Cette prétention a quelque chose du terrorisme intellectuel propre aux cadres des systèmes totalitaires. Monsieur Addi n’a ni l’excuse de l’ignorance ni celle de la contrainte à faire valoir pour commettre une sortie construite sur les contrevérités patentes et soutenues par des allusions politiques pernicieuses. Tout commence par la confiscation du mot. M. Addi fait mine de ne pas distinguer islam et islamisme, il suggère que Djaout était un éradicateur et que Hachani était un réconciliateur, il distille l’idée que les activistes de 1991 étaient de paisibles acteurs politiques qui n’avaient d’autres intentions que celles d’honorer un mandat politique banal en attendant de le remettre en jeu et relance la rengaine gauchiste française qui a décrété que celui qui ne se soumet pas à l’aventure intégriste est contre la paix. Enfin, M. Addi réduit la scène politique nationale à un binôme police politique-intégrisme. Celui qui n’est pas chez l’un est mécaniquement affecté chez l’autre. M. Addi sait que tous ses préalables sont faux. Il a cependant besoin de ces maquillages pour régler ses comptes. Ce faisant, l’universitaire sort de son rôle et défend un projet politique dont il ne veut assumer ni les expressions ni les conséquences. Cela est intellectuellement malsain. Mais il n’y a pas que cette prétention à abuser d’une science sociale pour fausser concepts et évènements historiques qui pose problème. M. Addi disqualifie a priori tous ceux qui viendraient a relever ou souligner ses égarements et autres manipulations en jouant sur le registre subjectif. Ses adversaires sont «brutaux et méchants» alors que lui, vierge de toute tentation politique, «critique et analyse». Voilà le décor dans lequel M. Addi nous impose de jouer. N. Aït Hamouda a rappelé comment, un tantinet comminatoire et faussement conciliant, M. Addi sert un discours en Kabylie avant d’en revenir à ses vieilles haines quelques jours plus tard en ciblant ceux qui n’ont ni abdiqué ni cédé devant la barbarie soutenue par la puissance médiatique des socialistes français qui, voulant faire oublier leur compromission avec le FLN depuis 1962, s’engagèrent dans une complicité avec l’islamisme qui laissera des cicatrices durables entre le PS français et les forces démocratiques algériennes.
    Diaboliser l’adversaire pour justifier l’innommable
    M. Addi n’a pas critiqué Saïd Sadi sur ce qu’il a dit ou écrit mais en fonction de positions ou d’arrière-pensées qu’il lui attribue, n’enviant en cela rien aux services spéciaux algériens formés à l’école soviétique qui jugeaient, et dans une certaine mesure continuent à le faire, les opposants en tant qu’agents de l’impérialisme dès lors qu’ils osaient rêver d’un autre destin pour leur peuple. A entendre M. Addi, le combat mené par Saïd Sadi contre l’extrémisme religieux serait en fait le paravent d’une lutte contre l’islam visant à dénier au musulman le droit de pratiquer dans son pays. Saisissant la parution d’un livre sur le parcours d’un héros de la guerre de libération, le représentant du groupe de Rome dans les médias français s’emploie à réanimer la machine à désinformer. Il n’a contesté ni la pertinence de l’analyse, ni la véracité des faits, ni les documents étalés par Saïd Sadi tout au long de son ouvrage. Il rebondit sur le livre et s’attelle à relancer la litanie des jugements qui condamnent l’homme politique dans le traitement de faits historiques en invoquant, d’une part, les risques de manipulation — M. Addi étudie les faits pendant que les autres les manipulent — et d’amalgamer, d’autre part, des situations politiques antagoniques et les lectures nécessairement différentes qui en découlent. Il va de soi que les enjeux de la situation conflictuelle née au lendemain de l’indépendance sont d’une autre nature que ceux des évènements de décembre 1991. Chaque épisode appelle des mesures et des lectures adaptées. Dès lors que la falsification des faits est avérée et qu’elle émane d’un homme qui ne saurait s’abriter derrière la méconnaissance d’une situation politique, on peut et on doit poser clairement la question : la sortie de M. Addi Lahouari est-elle fortuite ou est-elle savamment synchronisée pour venir à la rescousse du clan d’Oujda, aujourd’hui représenté par le chef de l’Etat, dans une politique de « réconciliation», dont on mesure chaque jour les coûts humain et politique, en lui apportant la caution d’un intellectuel connu pour être un partisan du contrat de Rome ? Le lynchage médiatique qui a accompagné la publication du livre sur le colonel Amirouche donne un avant-goût de ce qui est réservé à tous ceux qui seraient tentés d’exprimer une autre opinion sur les thèses officielles retenues sur le Mouvement national.
    Occulter le régionalisme pour légitimer le tribalisme
    Décidément, l’histoire de la guerre d’Algérie, comme l’affirme Saïd Sadi dans sa réponse à Ali Kafi, «est un butin trop précieux pour être restitué au peuple.» Le débat que réclame notamment la jeunesse algérienne n’aura pas lieu tant que la mémoire reste confisquée par les rentiers et « tard-venus de la guerre de libération », pour reprendre une expression chère à Mostefa Lacheraf, ce sociologue qui a assumé sa mission avec loyauté, pertinence et rigueur. Ce débat sera toujours différé si l’Histoire demeure l’otage des hégémonies idéologiques ou intellectuelles qui la mutilent aujourd’hui encore et si les universitaires ne s’affranchiront pas de chapelles politiques auxquelles ils offrent une soumission d’autant plus pernicieuse qu’elle ne s’avoue pas. Notre mémoire collective est toujours traumatisée par l’omerta imposée à ceux qui savent et qui pourraient dire la vérité. Le processus de construction de la conscience nationale et de la société civile naissante exige, dans la phase tumultueuse de notre vécu national actuel, que toute la lumière soit faite sur cette étape matricielle, comme sur celles qui l’ont suivie, marquées entre autres par la trahison des colonels Amirouche et Haouès et les assassinats de Abane, de Chabani, de Chabou, de Khider, de Krim et, plus tard, de Boudiaf. C’est probablement en cela que l’œuvre de Saïd Sadi, qui s’inscrit en droite ligne de cet impératif, dérange. Mais, venons-en aux propos de l’auteur de ce qui aurait pu apparaître, s’il n’y avait récidive, comme un simple dérapage et/ou malentendu sémantique provoqué par la panique : «La régression féconde». M. Addi Lahouari déclare péremptoire : «J’ai cherché à donner mon point de vue à Tizi Ouzou parce que j’étais gêné par la tournure pro et anti-kabyle que prenait la polémique dans les journaux. Il fallait « dékabyliser » le débat et le centrer dans son cadre politique et théorique (…). Il ne faut pas ethniciser les divergences et oppositions (…).» «Dékabyliser» le débat, le mot est lâché. A l’évidence, toute référence à l’un des plus grands tabous de l’Algérie indépendante dérange et effraie notre universitaire. Il ne faut dénoncer ni l’antikabylisme qui s’institutionnalise chaque jour davantage, ni l’ostracisme identitaire et socioculturel qui frappe toute une région depuis l’indépendance ni même et surtout la tribalisation de l’Etat où pas moins de treize ministres issus d’une même localité occupent au sein du gouvernement la plupart des sièges de souveraineté. Nous sommes sentencieusement sommés de détourner le regard d’un sujet où, en principe, l’expertise de la sociologie aurait dû éclairer la nation et la prévenir des dangers d’explosion qui la guettent. Les intervenants qui m’ont précédé ont signalé le blocage d’un projet Pnud au seul motif qu’il était partiellement destiné à la Kabylie. On vient d’apprendre que le gouvernement a refusé l’ouverture du centre culturel français à Tizi-Ouzou alors qu’il a accepté le fonctionnement de ceux des autres régions pour ne parler que des dernières décisions et M. Addi nie toujours les tendances régionalistes qui ont pesé sur tout le mouvement national. On accepte volontiers que l’idéologie arabo-islamique règne en maître absolu sur l’aréopage institutionnel national et l’on fait fi du fait que l’arabisme, à l’instar de l’islamisme (qui n’est pas l’islam M. Addi, vous le savez bien ), est exogène à la société algérienne et qu’il a été cloné sur le corps social national par de médiocres « coopérants » importés du Moyen-Orient dès l’indépendance avec la bénédiction et les moyens du pouvoir algérien dominé, cela aussi vous le savez M. Addi, par un clan d’Oujda hégémonique de 1962 à ce jour. Le sociologue averti semble ignorer que c’est par l’école, la mosquée et les médias publics que la jeunesse algérienne a été livrée, poings et pieds liés, à la théocratie naissante et à l’improvisation populiste. Le délabrement du niveau de l’enseignement, la perte des repères identitaires et la minorisation progressive de la femme sont, entre autres, les leviers sur lesquels se sont appuyées les forces conservatrices à l’intérieur et à la périphérie du système avant de dériver, sous la bannière islamiste, vers une insurrection qui s’exprime aujourd’hui par la violence.
    De la démission morale au fourvoiement intellectuel
    Oui, M. Addi, l’impasse actuelle a ses origines, ses mécanismes et son expression. Des patriotes, dont vous occultez l’existence, luttent pour une alternative qui libère la nation et du système militaire et de son clone intégriste. Ils affirment sans ambages que le sevrage identitaire et la césure de la mémoire, conjugués au délit de parole, ont généré le terreau qui est à l’origine du drame qui ensanglante l’Algérie depuis deux décennies : la jeunesse étant, quelle que soit la faction qui l’a captée — pouvoir ou terrorisme – la première victime d’une politique qu’elle n’a ni élaborée ni choisie. Du point de vue de ces patriotes, cette violence n’est ni fortuite ni fatale. Produit direct du système, son dépassement suppose nécessairement la rupture avec le pouvoir actuel, «formel ou réel», et une réorganisation de l’Etat qui appelle de nouvelles règles de fonctionnement et de régulation. Toujours tendancieux, M. Addi persiste et nage dans les eaux troubles du confusionnisme lié à sa théorie de «régression féconde». En effet, il reproche à Saïd Sadi, vingt ans après, de s’être opposé à une aventure dont le pays a, depuis, mesuré et éprouvé les affres, et d’avoir été parmi les initiateurs de l’interruption d’un processus électoral qui hypothéquait le devenir algérien. Notre universitaire nous explique que l’extrémisme islamiste n’était qu’une simple manifestation de la foi musulmane que des mécréants, intolérants, incultes et sans ancrage populaire n’ont pas su comprendre. Et de nous inviter à regarder ce qui se passe dans les pays qui ont apprivoisé les segments conservateurs de leur société à travers les mouvements sociaux et chrétiens démocrates. Si le sociologue n’avait pas été asservi par le militant honteux, M. Addi aurait noté que dans ces mouvements, il y a un mot qui les définit et que ses alliés ont eu le courage de renier publiquement : c’est le mot démocrate. On n’a pas encore entendu des formations politiques belges, allemandes ou italiennes déclarer que la démocratie est une hérésie «dimoqratiya kofr». Pourquoi un universitaire se perd-il dans de tels méandres au risque d’y perdre son âme ? Mystère et misère de certaines élites algériennes ! Bien sûr, lorsqu’on a choisi de quitter le pays, précisément au début de l’année 1992, et que l’on a mis sa progéniture à l’abri des risques et de tout péril, on peut se permettre d’avancer mille et une théories et de faire de son pays un champ d’expérimentation, voire un laboratoire à ciel ouvert, nonobstant le coût humain qui en découle. Mais lorsque l’on n’a pas de pays de rechange – dixit Saïd Sadi – et que l’on a l’Algérie dans le cœur, avouez M. Addi, que l’on n’a pas d’autres choix que de s’opposer simultanément à l’hydre intégriste et à son géniteur, le régime en place. Les atermoiements et les reniements ne sont que des fuites en avant. Au fond de vous-même, vous admettez ce qu’a dit Saïd Sadi : «L’intégrisme, c’est comme la mort ; on n’en fait l’expérience qu’une fois.» La différence avec vous c’est que lui l’a dit et assumé. Méditez la sentence, vous qui demandiez de la cohérence aux hommes publics. La finalité du mouvement intégriste est, au demeurant, d’une totale clarté : imposer la Charia au niveau politique et civil et la bazarisation sur le plan économique. On est loin de l’Etat de droit où force reviendrait à la loi et de la régulation économique par le marché. M. Addi, qui cultive, sans y croire, la dissolution de l’idéologie islamiste dans la démocratie, sait, plus que quiconque, que ce mouvement est d’essence totalitaire, qu’il dispose de relais extranationaux et connaît le sort réservé aux opposants partout où cette doctrine a pris le pouvoir. Il n’a pas, également, l’excuse d’ignorer les déclarations antérieures à décembre 1991 des dirigeants de cette nébuleuse. On se croyait définitivement délivré d’un certain jargon politique qui apparaît aujourd’hui bien désuet. Mais puisque M. Addi nous ressert sa marotte, rafraichissons-lui la mémoire. Le vice-président de l’ex-FIS déclarait, entre autres : «Il n’y a pas de démocratie, car la seule source de pouvoir, c’est Allah et le Coran et non le peuple. Si le peuple vote contre la loi de Dieu cela n’est rien d’autre qu’un blasphème ; dans ce cas, il faut tuer ces mécréants.» ( Horizons du 23 février 1989), ou encore, «sachez que la démocratie est étrangère dans la maison de Dieu. Prenez garde à celui qui vient vous dire que la notion de démocratie existe en Islam. Il n’y a pas de démocratie en Islam. La démocratie est kofr.» ( Le Maghreb du 20 octobre 1989). Si l’on voulait être rigoriste, on pourrait convenir que l’auteur de ces paroles est plus respectable que M. Addi car il croit à ce qu’il avance et il a payé pour ses idées. M. Addi aiguillonne la radicalité islamiste sans y croire et en prenant soin de se protéger et de ses implications et des éventuelles rétorsions auxquelles pourrait l’exposer son adhésion. Au cœur de ce rejet de la démocratie, il y a le refus du libre arbitre. Le citoyen n’a pas à choisir, il n’a qu’à subir. M. Addi, qui fut le chantre du Contrat de Rome ou de ce qui en reste, connaît plus que tout autre l’énoncé de la disposition 2–6 dudit contrat qui consacre explicitement «la primauté de la loi légitime» ; littéralement la Charia dans le document arabe et non, comme l’insinuent M. Addi et ses acolytes dans la traduction française, la loi légitime ou la volonté populaire. Est-il utile de rappeler que cet accord a été paraphé par ceux-là mêmes qui se sont réjouis de l’assassinat de Tahar Djaout et qui ont légitimé le carnage du boulevard Amirouche ? Le but de cette réunion, qui a voulu blanchir et sanctifier le crime de l’élite et des patriotes algériens, visait la légitimation du terrorisme sur le plan international au moment où il était disqualifié politiquement dans le pays et mis à mal militairement grâce à la résistance des citoyens républicains.
    Devoir de vérité sur la décennie rouge
    Il ne s’agit ni d’appeler à la vengeance ni de se voiler la face. De ce point de vue, les acteurs politiques d’obédience différente, voire diamétralement opposée doivent conjuguer leurs efforts pour que la vérité vive et que la justice passe. Le terrorisme intégriste disposa, pendant toute la décennie rouge, de théoriciens qui ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Il bénéficia, à l’évidence, d’atouts qui expliquent sa longévité : son discours fut homologué et eut sa place dans les médias assurée ; ses guerriers furent immunisés contre la justice et ses complicités intellectuelles et politiques multiples. On comprend dès lors qu’il perdure et qu’il adapte son action au gré des circonstances politiques au grand bonheur des tuteurs de la nation. Exit les enterrements qui ont longtemps et continuent hélas – de rythmer la vie des familles de patriotes. Quant aux jeunes qui meurent dans les maquis, il se trouvera toujours un Addi résiduel pour expliquer que leur mort était nécessaire ou, en tout cas, justifiée. Militant de terrain et intellectuel engagé, Saïd Sadi écrivait en janvier 1995 dans Algérie : l’alternative que «les démocrates ont eu aussi à expliquer, et ce fut long et difficile, que le ‘‘dialogue’’ pour les intégristes signifie, comme au demeurant ils se plaisent à le rappeler, renoncement. Mise à mal par un déficit en communication et des thèses inspirées et, en tout cas, largement relayées à l’extérieur du pays, l’Algérie républicaine a dû se battre pour que la disqualification d’un régime corrompu ne s’accompagne pas de la valorisation de l’intégrisme et que la lutte contre cette nouvelle forme de fascisme ne signifie pas soutien au régime, loin s’en faut, puisque le premier n’est que le produit du second.» Il fallait surtout répondre aux commentateurs dont faisait partie Addi Lahouari qui réduisirent la crise algérienne à un affrontement duel entre «éradicateurs» (l’armée) et «réconciliateurs» (alliés du FIS), comme si la solution se résumait à la gestion de l’affrontement en soi et comme si en dehors de ces deux facettes d’une même médaille, il n’y avait pas d’autres forces, pas d’autres perspectives pour l’Algérie. On n’a pas encore pris toute la mesure du coût payé par la nation algérienne à la pollution des concepts et à la perversion des mots. Dans le texte cité plus haut, Saïd Sadi écrivait à ce propos : «En y regardant de plus près, on se rend compte que ces deux options sont beaucoup plus proches qu’il n’y paraît». Les «éradicateurs» souhaitent résorber le terrorisme sans renier l’intégrisme. C’est la démarche d’une bonne partie du régime actuel, l’essentiel étant d’en être le tuteur. Les «réconciliateurs» recherchent un compromis avec l’intégrisme. Par définition, ils ne s’en détachent pas. Du reste, ces deux positions trouvent leur convergence sur le champ de bataille . Il ajouta qu’à «ce jour pas un notable du régime ou de l’intégrisme n’a été touché. Qu’ils soient policiers, militaires, étudiants ou chômeurs, les jeunes qui tombent quotidiennement sont tous d’extraction sociale modeste». Pour avoir fait mon service national en 1995/1997, je n’ai pas souvenir d’avoir rencontré les enfants de la nomenklatura, ces patriotes sonores ou ceux se réclamant de la «famille révolutionnaire» parmi les troupes exposées en première ligne dans cette boucherie. Cela étant, je ne savais pas que Djaout, Yefsah, Boucebci, Alloula ou ses ex-collègues universitaires, tels Liabes, Boukhobza, Fardedhab, avaient torturé, décapité, tué qui que ce soit ou commis un quelconque crime. Ces victimes par anticipation de la «régression féconde » sont stigmatisées pendant que leurs bourreaux se voient réhabilités et, à l’occasion, rémunérés. Suivant cette logique, Amirouche, Haouès, Ben M’hidi Zighoud, Didouche seraient responsables de leur propre mort et de celle de milliers de chouhada qui ont libéré le pays. M. Addi sait pertinemment que ce n’est pas l’Armée seule, loin s’en faut, qui a évité le naufrage de l’Algérie. C’est la société dans ses segments patriotiques ; ce sont les femmes et les hommes épris de justice et d’amour pour leur pays qu’on ne cesse d’invectiver et de dénigrer qui l’ont sauvé. Que M. Addi ne veuille pas se battre, on peut le comprendre. Qu’il s’égare un instant, il en a le droit – l’erreur est humaine –, mais qu’il persiste dans la mauvaise foi et l’irresponsabilité politique, sa crédibilité intellectuelle en prend nécessairement un sérieux coup. En préfaçant le livre de Souadia, dont il a été établi qu’il est truffé de contre-vérités et dont tout le monde sait aujourd’hui qu’il a été commandité et écrit par des gauchistes revanchards, M. Addi s’est transformé en agent actif de la désinformation. Aujourd’hui, après les décantations opérées durant ces deux décennies, la majorité des Algériens comprend – ou ressent intuitivement sans pouvoir la conceptualiser – la confusion qui est faite entre l’Islam comme religion et l’intégrisme islamique comme projet politique. Cette évolution dans la société fait que ni les «élites urbaines» ni même les «masses populaires» ne voudraient donner à l’intégrisme la base sociale qui lui permettra de prendre le pouvoir par la voie insurrectionnelle ni, d’ailleurs, par la démocratie formelle puisque nous sommes avertis que la compétition électorale est unique et qu’elle n’a pour seul objectif que de porter au pouvoir «la volonté de Dieu».
    Un livre qui réveille la vigilance citoyenne
    L’engouement populaire suscité autour du livre de Saïd Sadi, qui invite les Algériens à une lecture libre de notre histoire, illustre de façon éclatante que la société est toujours porteuse de fortes énergies et que lorsque l’on va sur le terrain, et c’est ce que fait le RCD, ne vous en déplaise M. Addi, il est possible de mobiliser. La mise à nu du détournement de l’histoire de la guerre de libération prémunit des tentations de charlatans qui voudraient mystifier la nation sur les origines et les responsabilités de la crise qui ensanglante encore l’Algérie. L’intérêt et les échanges suscités par l’ouvrage de Saïd Sadi créent un climat de vigilance citoyenne qui ne favorise pas la décongélation du contrat de Rome à laquelle s’essaie M. Addi. S’érigeant en apôtre de la bonne parole, M. Addi décrète : Saïd Sadi «a été plutôt brutal, souvent méchant, personnalisant et régionalisant le débat. En parlant de Ben Bella, Mahsas, Kafi… il est irrespectueux.» Car ce sont, ditil, des «symboles» qu’on ne doit pas «traiter comme des moins que rien.» A l’inverse, lui, peut s’autoriser tous les jugements. Quand il écrit que A. Boussouf est «un militant des années 1940 élevé dans le culte de la violence contre le système colonial », ce que ne nie pas d’ailleurs Saïd Sadi, et, que pour Boussouf, «une divergence politique doit se résoudre par la disparition physique», ou encore «Si Ferhat Abbas avait la force de caractère de Abane, il l’aurait tué», M. Addi n’est ni sévère ni brutal : l’aristocrate national analyse pendant que ses adversaires, nécessairement régionalistes, invectivent. On aurait aimé entendre l’universitaire Addi déplorer la méchanceté et la brutalité le jour où le même Kafi traita Abane de traitre ou, plus près de nous, quand M. Benachenhou annonça qu’Amirouche était «un criminel de guerre». Ces propos n’étant pas entérinés par le maître de la bienséance, ne doivent pas figurer dans le lexique politique défini par M. Addi. Il y a deux ou trois années, ces manipulations et les attaques malgaches et assimilées lancées contre Saïd Sadi seraient probablement restées sans réponses. Des anciens maquisards, des journalistes, des militants jusque-là résignés, fatigués ou complexés se sont levés et ont enfin réagi ; c’est là une autre victoire de Saïd Sadi. En définitive, la sortie de Addi Lahouari est un prolongement de la polémique orchestrée autour du livre sur le colonel Amirouche pour brouiller le débat politique qu’attend le pays depuis 1962. En dopant l’islamisme, en le dédouanant de ses crimes, en soutenant qu’il n’y a pas d’autre alternative aux militaires ou à l’intégrisme, M. Addi et ses semblables ont incontestablement réussi une chose : donner un sursis au régime. Et quitte à le suivre sur la parabole footballistique, lui qui invitait M. Aït Hamouda à jouer le ballon et non l’homme, autant lui rappeler que l’on ne peut pas prétendre participer au match si on joue en dehors du terrain.
    H. S.
    (*) Avocat et député RCD

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/07/27/article.php?sid=103625&cid=48




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  • alimestouri
    27 juillet 2010 at 22 h 18 min - Reply

    oui monsieur saheb ,il ya 2 pole les éradicateurs et les integristes et saadi,lounaouci,khalida messaoudi entre autres ont fait le choix des éradicateurs beaucoup plus par opportunisme politique que par conviction idéologique.Aujourd’hui soit 20ans aprés ,vous tenez a repeter le slogan d’ait-ahmed jadis « ni etat integriste,ni etat policier »
    vous dites ont a sauvé la république grace ades algeriens patriotes ,lesquels patriotes ceux du général garcia??? Le RCD est le dindon de la farce monter de toute piece par les DAF ,et vous les avez servi généreusement dans les média occidentaux notament en france qui d’ailleur vous n’aviez aucune difficulté de visa pour aller déverser votre fiel.
    VOUS AVEZ SAUVER LA REPUBLIQUE,,mais quelle republique ?A vous lire je croiyais que c’etais de la guerre d’espagne que vous nous raconter!!!
    un conseille monsieur saheb le republicain ,remettez votre salaire de dipiti a un zawali qui ne peut subvenir a ses besoins dans ce pays riche en pétrole et pauvre en esprit.




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  • Dudesert
    28 juillet 2010 at 8 h 42 min - Reply

    L’intelligence, les compétences, l’indépendance d’esprit et l’humilité sont généralement visibles sur les visages des personnes.
    Mettre les deux photos cote a cote, il sera facile de distinguer l’universitaire du dipiti.
    Bonne journée




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  • houda
    28 juillet 2010 at 12 h 07 min - Reply

    bonjour
    j’ai pensé qu’en lisant la réponse du député-avocat avoir une idée plus clair sur le RCD, mais ce n’était que du verbiage rien que du verbiage. Que voulait-il dire ou argumenter au juste ?
    par contre moi j’ai deux questions à poser : qu’a apporté le RCD pour la démocratie en Algérie ?
    Said Sadi a dit en direct à Abassi : on vous laissera pas accéder au pouvoir, l’a -t-il fait démocratiquement ? tout le monde connait la réponse
    le sieur Sadi a aussi reconnu s’être trompé de société, que lui restait-il alors à faire ? il aurait pu se retirer du paysage politique par pudeur mais non il a préféré par f… la pagaille au pays, après moi le déluge.
    il ne faut jamais oublier que l’histoire rattrappera ses acteurs tôt ou tard.
     » you can fool some people sometimes, but you can fool all the people all the time »




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  • bouyilès
    28 juillet 2010 at 14 h 58 min - Reply

    @houda
    voilà des positions claires.
    je pense que vous parlez du Fis en évoquant la pagaille ,le déluge et l’histoire.




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  • houda
    28 juillet 2010 at 16 h 10 min - Reply

    non désolée c’est le RCD qui a appelé à la pagaille plutôt que de voir le fis élu par le peuple.




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  • liberté
    28 juillet 2010 at 17 h 49 min - Reply

    Salam,

    La réponse du député du RCDRS confirme bien que les Saadi,Ait Hamouda et le député H S sont bel et bien les hommes du général major criminel Tewfik Mediene.

    Cordialement




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  • khaled
    28 juillet 2010 at 17 h 55 min - Reply

    @Houda

    » you can fool some people sometimes, but you can NOT fool all the people all the time » 🙂




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  • khaled
    28 juillet 2010 at 18 h 29 min - Reply

    Said Saadi doit s’auto-analyser pour les déclarations qu’il a fait dans les années 90.

    La pagaille, le déluge et l’Histoire c’est la responsabilités de ceux qui ont arrêté le processus démocratique et leurs laquais.




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  • houda
    28 juillet 2010 at 22 h 06 min - Reply

    @ khaled, oui une petite erreur, chacun aurait corrigé de lui même. On vous ferait perdre même votre propre langue !




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  • radjef said
    29 juillet 2010 at 10 h 16 min - Reply

    Bonjour tout le monde. En Algérie, il n’y a jamais eu de dictature du parti unique. Au fait, depuis le 1er novembre a ce jour, il n’y a eu qu’un seul et même pouvoir: celui de l’armée. A aucun moment le FLN n’a existé a travers le pays. De même, il n’y jamais eu de pouvoirs successifs dans l’histoire de l’Algérie independante. L’armée seule tient avec mepris et arrogance le gouvernail et compte le garder a tout prix, quite a marcher sur le cadavre de 40 millions d’algeriennes et d’algeriens. Celles et ceux qui affirment le contraire, font preuve d’ignorance et de naiveté ou bien sont tout simplement des mercenaires à la solde de l’armée. Le FIS et le FFS n’ont jamais fait partie du pouvoir, ni de pret ni de loin. Toutes les decisions qui ont engagé le destin de la nation ont été l’oeuvre des militaires et seuleument des militaires.Tous les dirigeants sans exception aucune des partis politiques encore aujourd’hui sur le terrain, connaissent cette réalité. Comme ils connaissent egalement les origines de cette crise qui risque d’emporter le pays en tant qu’Etat et Nation. Les généraux algeriens gérent seuls les affaires du pays. Certains parmi ces généraux, ont agi publiquement et ouvertement contre les interêts du peuple algérien et des institutions de la republique sous couvert de la lutte contre le terrorisme et l’integrisme religieux. Ceux qui ont soutenu l’armée, ont soutenu la dictature contre la democratie.
    Certains camarades doivent savoir qu’être militant necessite un engagement sincere, du talent et de la noblesse intellectuelle.Certains camarades doivent cesser d’être des torchons et des chiffons entre les mains d’aventuriers , de mercenaires et des seigneurs de la guerre. Certains camarades doivent s’interroger et se demander pourquoi leurs partis qui devaient faire la promotion de la liberté, de l’art, du talent et de la democratie, sont devenus aujourd’hui des tombeaux ou l’on a enterré les valeurs sures, c’est a dire la competence et l’aptitude, de la nation algérienne. Il n’y a point d’equivoques dans les propos de Addi Lahouari. Ce dernier est en train de sauver l’honneur des élites algeriennes…




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    29 juillet 2010 at 10 h 40 min - Reply

    Considérant que la lettre de l’avocat « député du RCD », pose un vrai problème de démocratie, mais à l’envers, je vous tiens un article que j’avais écrit sous mon ancien pseudo ithviriw, en son temps, sans rien y changer… en citant la lettre que Said Sadi, s’était permis d’adresser à la fondation Newman, allemande, qui avait remis protocolairement cet intrus à sa véritable place, celle de « dindon »…

    Assalamou ‘Alaïkoum Wa Rahmatou Allahi wa Barakatouhou;
    Allahouma Salli wa Salem wa Barek ‘ala Sayidina wa Koudwatouna Sayidina Mouhamad, wa Aalihi Ettayibin Attahirin;

    Bonne fête de l’Aïd à tous, et qu’Allah Bénisse les croyants et Guide ceux qui se sont écartés de Sa Voie….

    Quiconque Allah Guide est Guidé, et nul ne peut l’humilier, Quiconque est HUMILIE par ALLAH, sera TOUJOURS HUMILIE.
    mbibany a écrit:

    سعيد سعدي يهان في ألمانيا
    كان مبرمجا أن يلقي محاضرة عن « الإسلام والديمقراطية »

    Le journal EL-BILAD du 24/10/2006——————————————-

    LETTRE OUVERTE A LA FONDATION NEUMANN
    Auteur: Said SADI
    16/10/2006
    Monsieur le Président,
    Quand, à la mi-septembre, votre représentante à Alger est venue me voir, lors de notre université d’été à laquelle nous l’avions invitée, pour me demander d’intervenir dans votre colloque international de Bonn, je m’étais engagé à me déplacer personnellement pour représenter la formation politique que je préside. Le sujet était, en effet, d’actualité et pertinent puisque le thème retenu était : « Islam et démocratie »

    Le jeu de mots est flagrant, la représentante a « été invitée » par le RCD, et elle a constaté que ce parti n’est représentatif que d’une frange de marginaux et elle en a conclu que ce parti, n’est qu’une structure sans prise sur la réalité du Peuple Algérien, d’une part, et sans expérience « démocratique » à même d’intéresser la fondation Newman, et se membres.

    Sadi a écrit:
    J’ai donc aménagé mon programme à la veille d’un congrès décisif pour notre parti et important pour le combat démocratique en Algérie afin de me rendre disponible. Après confirmation par écrit et transmission des date et heure de mon arrivée, j’atterris, comme convenu, à Cologne le 9 octobre où j’étais supposé être attendu.

    S’imposer et tenter de se faire inviter, ne veut point dire, être retenu parmi les conférenciers.
    Les Allemands ne sont pas les Français, ils sont trop organisés pour se faire imposer une présence non sollicitée, et sans intérêt pour la démocratie authentique.
    Tenter de les manipuler est un risque que les conseillers de Sadi n’ont pas bien pesé.
    Ils ont donné par leur comportement à l’égard du fasciste Sadi, « démocrate de salon et des médias », sa première leçon de « démocratie militante » !

    Sadi a écrit:
    Une fois devant vos collaborateurs, je leur demandai de déprogrammer mon intervention et d’annuler les interviews prévues dans la presse allemande avant de les prier de me raccompagner à l’aéroport pour prendre le chemin du retour.

    Pourquoi, parce que tout simplement le média phage Sadi, n’était tout simplement pas programmé en réalité ?

    Sadi a écrit:
    Cet incident, comme l’ont qualifié les membres de votre institution qui ont longuement essayé de me dissuader de repartir avant la fin des travaux, n’a malheureusement pas la même signification pour vous et pour moi. Et c’est cette différence d’interprétation qui pose le plus problème pour les relations actuelles et futures entre le Nord et le Sud.

    Ah, les vilains mots !!!
    Déjà qu’ils ont toléré ta présence devrait suffire !

    Sadi a écrit:
    Comment une institution, allemande qui plus est, rompue à l’organisation et la gestion de toutes sortes de rencontres, peut-elle manquer l’accueil d’un président de parti politique qu’elle a invité à s’exprimer sur un thème d’une telle importance?

    C’est justement là, le HIC, l’institution a toujours combattu les fascistes comme le RCD et SADI, et c’est là tout le sens de cet « oubli » diplomatique.
    Quant à la qualification de « Président de parti politique », je crois que pour cette fondation humanitaire, elle a un tout autre sens que celui d’un chef de groupuscule à la recherche d’une notoriété internationale, lors même que dans sa propre région, il n’est même pas reconnu, représentatif, malgré sa nomination au poste par la grâce des services « occultes ».

    Sadi a écrit:
    une indélicatesse protocolaire; elle est, j’en suis persuadé, dans l’analyse de l’évènement et des considérations objectives et implicites qui l’ont provoquée.

    Doit-on dérouler le tapis rouge, devant Karadzic, Mladic, Pol Pot, Antar Zouabri, Abou Mossad Zerqaoui, et leurs émules ?!!!

    Sadi a écrit:
    … ma réaction un acte disproportionné face à un préjudice somme toute anodin, …. J’ai dû leur dire qu’un président de parti venant de Londres, de Paris, de Bruxelles ou d’Amsterdam n’aurait pas connu pareil désagrément. Mieux, étant le seul président invité au colloque,… Le statut conféré par ma fonction, moi homme du Sud, ne s’imposait pas de soi, il a fallu l’étalonner à ceux des «blancs» pour le valider et amener enfin mes interlocuteurs à réaliser la mesure de l’outrage.

    Il n’y a guère eu d’outrage, bien au contraire, les démocrates allemands, ne peuvent pas s’en laisser conter, eux qui ont combattu justement les modèles nazis de SADI…
    Le RCD ne représente même pas Tizi Ouzou, si l’on doit se baser sur les seules élections libres, et pourtant manipulées à son profit en 1991, alors que dire de l’expression saugrenue et déplacée « moi, homme du Sud », sauf à y voir la connotation de « maffia sicilienne », plus proche de la mouvance et des idées nauséabondes soutenues par sa formation militaro-politique.

    Sadi a écrit:
    il faut bien plus de dévouement, de courage et de savoir faire pour construire un parti démocratique dans nos contrées que dans l’environnement européen.

    Hélas, et c’est à tel point que ne se croient obligés de se choisir dans le nom le qualificatif « démocratie », que ceux qui évidemment en sont démunis dans la pratique politique, comme le RCD, qui a soutenu le PUTSH, les massacres, l’éradication du Peuple Algérien, l’atteinte aux valeurs civilisationnelles du Peuple Algérien, et ont été intolérants à l’égard des partis consensuellement plébiscités par le Peuple !

    Sadi a écrit:
    … nous, démocrates humanistes, proclamons vouloir instaurer. Tant que ces équivalences et les automatismes qui les structurent ne sont pas imprimés dans les mentalités du Nord, toute initiative de rapprochement est vouée à l’échec
    .
    Depuis 1990, le RCD et les discours de SADI et de ses collaborateurs, disent tout le contraire de la démocratie et du respect des consciences, et des raisons et droits de  » l’Autre « .
    Le Nord, n’a pas de problème avec des groupuscules comme celui de SADI, mais avec les Partis représentatifs du Sud, justement, qui lui tiennent tête et refusent de se voir asservis et manipulés.
    Les groupuscules comme celui de Sadi, dépendent au mieux d’un simple « officier traitant », ou d’un « diplomate rompu à la lutte idéologique ».

    Sadi a écrit:
    …chez vous, à certaines catégories qui vivent dans le malaise une prospérité assise sur des traités spoliant la vie de milliards d’innocents.

    C’est justement parce qu’il y a trop de Sadi que l’Occident restera impénitent et croira en sa bonne étoile, et comptera sur ses « agents » en quête de « participations à des Congrès d’un niveau trop élevé pour eux ».

    Sadi a écrit:
    …conception nouvelle des rapports devant mener à la reconfiguration d’un monde menacé par toutes sortes de fléaux: des plus patents comme le terrorisme ou la dégradation de notre environnement aux plus sournois comme cette sourde dichotomie qui fait que la compétence ou la crédibilité de l’homme du Sud sont toujours sujettes à caution quand il s’agit de les éprouver devant celles du Nord.

    La compétence et la crédibilité de l’homme du Sud, seront toujours sujettes à caution tant que demeureront dans ce même Sud, des politiciens avides de reconnaissance internationale et qui tentent de vivre la tête en Europe et les pieds dans le Sud, où ils pensent avoir assez de qualifications pour représenter les maîtres du Nord.

    Sadi a écrit:
    Ma correspondance peut vous paraître inhabituelle voire excessivement alarmiste et je le comprendrais.

    En effet, et c’est bien que SADI le reconnaisse, mais qu’a-t-il fait pour s’amender, d’abord dans sa propre commune ou éventuellement région, à défaut d’avoir une audience nationale impossible, et internationale absolument irréaliste ?
    On ne prend pas l’ascenseur en politique, mais on commence par apprendre à monter les escaliers, pour apprendre à grimper au 2ième étage, et ensuite seulement, on tentera de grimper aux étages supérieurs.
    Or, à ma connaissance, Sadi, N’A JAMAIS été ELU dans aucune élection « LIBRE », à quelque poste que ce soit, sinon au sein de son conclave du RCD, contrôlé par ceux-là mêmes qui lui ont octroyé l’agrément, avant même le Vote sur la Constitution autorisant la pluralité des Partis.

    Sadi a écrit:
    Un de vos assistants, incrédule devant ma détermination à quitter l’Allemagne, s’est ingénument interrogé sur le bénéfice pratique que je comptais tirer de ma décision.

    C’est en effet, RIDICULE et péter plus haut que….

    INSENSE, voila ce que je peux dire de cette lettre, qui HUMILIE encore plus les Algériens DIGNES.

    Depuis quand un joueur du club d’Ighriven ou de Ibeskrien, en 5ième division inter-communale, s’offusque-t-il de n’avoir pas été invité et accueilli à sa descente d’avion, lors du Mondial 2006, à participer aux entraînements qualificatifs du München Gladbach ?




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  • khaled
    29 juillet 2010 at 13 h 07 min - Reply

    @radjef said

    Merci pour votre franchise. Si Mr. Addi est entrain de sauver l’honneur des élites intellectuelles algériennes, il pourrait faire un pas de plus et de formuler une proposition concrète.

    Je veux dire on peut lui demander de nous conseiller sur approche réelle pour fédérer les différents sensibilités intellectuelles autour d’un projet et de se doter des moyens pour le réaliser.

    J’ai proposé une déclaration conjointe d’un leader de la mouvance islamistes et de Mr. Ait Ahmed, comme catalyseur et thérapie de choc qui peut enclencher d’autre initiatives salutaires.

    A l’évidence, les vieux réflexes sont toujours existants, en lisant les commentaires et réponses concernant cette idée.

    Au plaisir de vous lire.




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  • le croissant
    29 juillet 2010 at 18 h 34 min - Reply

    Mr Ait Saadi , libre à vous de vous attaquer à SADI le fossoyeur de la kabylie ( c est d ailleurs sa mission premiere et il a reussi à clochardiser cette region qui a tant donné à ce bled miki)mais là où je ne vous suis pas c est d’avoir ignoré la remarque de ce deputé lorsque il rappelle que l on a pas entendu la voix de Mr Addi lorsque kafi insulte un vrai monument de la politique Abane en le traitant justement de harki.
    Nous savons tres bien que les harkis sont au pouvoir et ne sont jamais inquietés .ils sont presidents , generaux , ministres , ambassadeurs walis ….depuis 1962 à ce jour .ILs ont pris le pouvoir bien avant 1962.
    En ce qui concerne les acteurs de l independance , il est exact que ce sont d abord des hommes avec leurs defauts mais il ne faut pas confondre ceux de ces acteurs qui ont donné leurs vies pour ce pays tués par les français ou par des algeriens ou pour les plus chanceux exiles. Pendant qu un petit nombre limité de patriotes luttaient pour liberer le pays un grand nombre d algriens travaillaient pour les français particulierement aux frontieres en donnant les militants quand on les assassinait pas.




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  • Zineb Azouz
    30 juillet 2010 at 17 h 59 min - Reply

    Quand Monsieur ADDI fait des déclarations sur un parti politique, il faut bien rappeler que c’est l’académique qui s’exprime, non pas sur les dérives du politique ou du RCD, mais surtout et avant tout sur la nature même de ce que les tacherons de l’armée et du drs ont encore outrecuidance d’appeler « activité politique ».

    Si les députés de l’assemblée la plus ridicule au monde ainsi que les démocrates au service des chars et de l’éradication des libertés s’en prennent à ce point aux critiques et aux remarques d’un professeur relatives au dernier livre de Saadi, c’est tout simplement parce que pour la première fois cette aile du pouvoir est abordée et très facilement déstabilisée par autre chose que des opposants « politiques » comme eux « made in drs ».

    Saadi patauge dans les contradictions, il découvre les coups d’Etats et le MALG en 2010, puisqu’il n’a pas hésité, lui qui a été incapable de récolter le minimum de voix que la décence démocratique impose, à courir geindre chez ces mêmes dictateurs (ses maîtres en réalité) et applaudir les chars et les escadrons de la mort pour sauver un pays qu’il ne parcourt plus qu’en 4×4 blindé.

    Il vient nous dire aujourd’hui que ce pouvoir est l’héritier de ceux qui ont assassiné Amirouche et Si Elhoues, mais qu’en 1991, comme par enchantement, ces mêmes criminels s’étaient convertis en garçons de chœurs pour sauver le pays.

    Tout le monde sait maintenant qu’en voulant sauver le pays à la mode de Saadi, on a dépassé de loin, en morts, en crimes et en génocides Pinochet lui même et qu’en parallèle nous avons par contre sauvegardé et décuplé les priviléges de tous les tortionnaires et les traîtres et créé des milliardaires à profusion.
    Nous avons sauvé en effet le pays de sa jeunesse, de ses élites et des libertés démocratiques

    Monsieur ADDI et d’autres, je l’espère vont continuer à analyser nos « hommes politiques », tels des entités ethnopsychologiques à part, dénudant chaque jour un peu plus leurs contradictions béantes, leurs soumissions épidémiques et leurs circuits obscurs mais pas pour longtemps.

    Cordialement,
    ZA




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  • le kabyle
    30 juillet 2010 at 20 h 31 min - Reply

    Vous avez parfaitement raison Mme. Zineb AZOUZ. Votre écrit ainsi que celui de Mr. Lahouari ADDI scanent véritablement la situation dans laquelle se meurt et se morfond notre société sur le plan politique. En fait, les partis dits « politiques » affiliés au DRS, dont le RCD, avaient pour mission de phagocyter notre société civile en la vidant de son substrat naturel pour en faire une coquille vide et totalement dévitalisée qu’ils ont remis pieds et poings liés à leurs maîtres… les généraux ! Je suis absolument sûr que si des élections se déroulaient dans l’immédiat dans notre pays, le SEUL et VRAI parti du peuple qui remporterait lesdites élections se serait… DEVINEZ QUI ?

    L’EQUIPE NATIONALE !!! A n’en point douter… Car c’est le seul parti qui a su réunir et UNIR absolument TOUS LES ALGERIENS !!! De l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud.

    Thanmirth massa Z.A.




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  • Ammisaid
    30 juillet 2010 at 23 h 51 min - Reply

    Certains s’opposent au pouvoir, ensuite composent avec le pouvoir, ensuite deviennent aliens du pouvoir tout en s’opposant à ceux qui s’opposent au pouvoir. Ainsi font ceux qui veulent accéder au pouvoir pour voir d’en haut le peuple souffrir en pataugeant dans la misère.
    La politique doit consister à construire et à améliorer le sort des élus et à faire prospérer le pays. Non, à montrer que l’on est meilleur, plus intelligent et à chercher la gloire pendant que le pays et le peuple s’enfoncent dans les flammes de l’enfer. L’humilité est seul remède à notre orgueil légendaire et destructeur. Pesant, d’abord, le poids de nos torts et ensuite mettant nous à crier: nous avons raison, nous avons raison, nous avons raison et nous n’avions jamais eu tort.
    Fraternellement




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  • radjef said
    31 juillet 2010 at 21 h 59 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Ammisaid, Zineb Azouz, bonsoir. Ce n’est pas la premiere fois- c’est devenue même une tradition-que les penseurs algériens subissent les agressions et les vexations de petits imbeciles et de la presse de leur pays. Du reste, la presse algerienne n’a t-elle pas proscrit Med Dib, Assia Djebar, Mouloud Mammeri, Med Arkoun et bien d’autres penseurs d’une probité intellectuelle inegalable? N’est ce pas vrai que c’est à cette même presse que K Yacine a lancé cette reponse: « On a donné du miel aux cochons »? Le Soir d’Algerie qui est à deux doigts de l’APN connait le niveau des auteurs incultes qui se sont attaqué a Addi Lahouari. Des chiffons pretes noms incapables d’aligner correctement une phrase avec sujet, verbe et complement. Mais peut-il en être autrement dans un pays ou la presse est gérée par les sponsors du terrorisme et des trabendistes accessoirement editeurs et généralement maquignons qui ont clochardisé la culture et le savoir? Fumons du thé…




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  • DOUANE Laïd
    27 août 2010 at 22 h 53 min - Reply

    C’est l’histoire du feu qui a laissé de la cendre ; je ne répondrais jamais à cet homme qui ne sait même pas ce qu’il veut. J’ai assisté à l’une de ses conférences, je me sens gêné de l’appeler ainsi, et il m’est arrivé d’applaudir mais à la fin, j’ai découvert combien est-il dangereux de se vêtir de notoriété quand on manque de lucidité. C’est un homme dangereusement zélé, raciste et de surcroit, faible de personnalité. A l’écouter, il n’y a personne qui pourrait égaler son Said Sadi ! Comme vous le dites monsieur Addi, « il est permis, selon lui, de critiquer Boussouf, Ben Bella, Aït Ahmed, Mahsas, et même le président de la République Bouteflika ou les généraux, mais pas Saïd Sadi ».
    Vous vous étonnez que ça vienne « de la part d’un député qui se réclame de l’opposition démocratique » ! Un démocrate qui se permet de dire publiquement à l’encontre de Madame Boumédienne qui l’aurait menacé de l’ester en justice: « Nous le Kabyles, nous ne répondons pas aux femmes.. ». Quant au fait d’être député, vous êtes mieux placé pour savoir qu’être député en Algérie ne veut pas toujours dire être respectable et mériter respect.
    Je crois qu’en tant qu’universitaire, vous avez accordé trop d’importance aux propos d’un illettré hors du contexte d’une étude sociologique. Pensez-vous que cet homme a les capacités de comprendre quand vous dites : « Il y a des problèmes politiques liés à l’autoritarisme, aux limites idéologiques du nationalisme algérien et à l’absence de démocratie, et il ne faut pas ethniciser les divergences et oppositions » ? Peine perdue, il dira même que vous ne savez pas vous exprimer et que vous dites n’importe quoi ! Oui, je confirme, il l’a bien dit en réagissant à votre conférence de Tizi Ouzou quand vous avez dit que la démarche de Sadi « n’est pas cohérente dans la mesure où, d’un côté, il critique le MALG – et en cela il a tout à fait raison – et d’un autre côté, il a soutenu le néo- MALG, le pouvoir réel, quand il a annulé les élections de janvier 1992. Il a condamné le coup d’Etat de 1962 mais a soutenu celui de janvier 1992 » ! Pourtant vous avez été un peu trop « agréable » avec lui car il n’a seulement été incohérent mais d’une contradiction infantile. A mon avis il ferait mieux de s’occuper des malades mentaux !
    Pour le reste, il n’y a rien à dire sauf quand vous écrivez : « J’invite Nordine Aït Hamouda à les consulter (vos articles) pour comprendre la portée et les limites du phénomène islamiste » mais apparemment vous connaissez mal ce monsieur ; il n’est pas en mesure de vous comprendre.
    Enfin, merci pour cette analyse complète et bonne continuation !
    Laïd DOUANE




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  • Congrès du Changement Démocratique