Édition du
27 July 2017

Attentat kamikaze contre une gendarmerie en Kabylie : Un civil tué, dix gendarmes blessés

In DNA (Dernières nouvelles d’Algérie)
Dimanche, 25 Juillet 2010, 10:34 | Slimane Khalfa

Huit gendarmes ont été blessés, dimanche 25 juillet, dans un attentat kamikaze. Le siège de la brigade de gendarmerie de Beni Aïssi (Beni Douala), à 15 kms au sud de Tizi Ouzou, a été attaqué à la voiture piégée très tôt dans la matinée du dimanche 25 juillet. De sérieux dégâts ont été provoqués au bâtiment ainsi qu’à ceux qui abritent le siège de la garde communale et la mairie de Beni Aïssi, a appris le correspondant de DNA sur place.


Le bilan de l’attaque à la voiture piégée du siège de la brigade de gendarmerie de Ben Aïssi, au sud de la ville des Genêts s’est alourdit. L’attaque a fait en effet 10 blessés parmi les gendarmes et un civil, un agent de sécurité » de la commune de Beni Aïssi tué sur place. Deux gendarmes grièvement blessés auraient succombé à leurs blessures, selon des informations recoupées. Les blessés ont été transférés au CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou, puis à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja à Alger. Le nouveau siège de la mairie de Beni Aïssi a été sérieusement touché. Plusieurs bureaux ont été endommagés, alors que le parc communal a vu plusieurs véhicules soufflés par l’explosion. Idem pour le siège de la garde communale qui a subi des dégâts importants. Le chemin de wilaya n° 100 reliant Beni Douala à Tizi Ouzou a été fermé à la circulation automobile durant la matinée. Les usagers étaient alors obligés de faire un détour par le village Ighil Bouzrou, nous a-t-on expliqué.

C’est le premier attentat kamikaze perpétré depuis au moins deux ans dans la wilaya de Tizi Ouzou. L’étau des services de sécurité n’avait pas permis aux islamistes armés d’atteindre leurs cibles à l’aide de la voiture piégée. Le dernier attentat au camion piégé remonte à août 2008 lorsque le siège des Renseignements généraux de la police de Tizi Ouzou avait été attaqué détruisant ainsi complètement la bâtisse.

Quatre militaires ont été tués et treize autres blessés mercredi 14 juillet lors de l’explosion de quatre bombes au passage de la patrouille sur la route menant de Tadmait à Larbâa, à 18 km à l’ouest du centre ville de Tizi Ouzou. Les quatre engins explosifs ont sans doute été actionnés à distance. La région montagneuse allant de Boumerdes à Jijel, en passant par les maquis de Tizi Ouzou et de Béjaia est réputée pour être un fief des groupes armés affiliés à Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Outre les attaques et embuscades contre les services de sécurité, ces groupes seraient également responsables de nombreux kidnappings opérés dans la région contre des entrepreneurs, des commerçants et des enfants de familles riches.


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15 Commentaires sur cet article

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  • bledperdu
    25 juillet 2010 at 17 h 09 min - Reply

    Juste à coté de l’édifice attaqué,une épave d’un véhicule est stationnée à longueur de journées et de nuits.Elle sert de point de ravitaillement en alcool et drogue aux jeunes de la commune.Et on a toujours laissé faire.Les vols sont légion dans cette commune malgré ce renforcement par la garde communale et les gendarmes.Et on a toujours laissé faire.
    L’ancien siège de la garde communale a été rasé par une bombe il y a quelques années de cela,on n’a pas retenu la leçon.
    Deux barrages filtrants permaments existent chacun situé à 3 km au nord et au sud de cette commune.Et ils n’ont rien filtré du tout,les explosifs sont passés comme des mails par internet.Il faut dire que la poste de cette localité ,dévalisée à plusieurs reprises,ne joue plus son rôle concernant le courrier.
    La responsabilité de l’islamisme dans tout ce qui a trait au meutre barbare par explosif est avérée.Il faut les condamner énergéquement et zigouiller sans pitié tout élément en possession de ces éléments de carnage.Les diables ce sont eux,ils n’ont rien à voir avec Dieu.
    Quant aux barrages filtrants qui empoisonnent uniquement la vie aux populations pacifiques il ne sert plus à rien de les maintenir en service.Ce n’est qu’une dilapidation des deniers publics qui s’ajoute aux énormes sommes détournées un peu partout.
    Nous avons marre d’être les dindons d’une politique qui mème ce pays droit vers le précipice.Que les incompétents foutent les camp et que ces imbéciles d’islmamistes arrêtent de s’attaquer aux localités paisibles et sans défense.
    Cette commune a beaucoup fourni pour la libération de ce bled qu’on piétine maintenant chacun à sa guise.Allez voir les monuments érigés au niveau des 3 villages constituant la commune et faites la comptabilité du nombre de chouhada,c’est sans commentaires.Un de ces villages a même donné l’un des premiers guillotinés ,demeuré inconnu,au niveau d’Alger.C’est ces maquis environnant ayant servi à combattre le colonialisme qui sont actuellement utilisés comme refuge par ces imbéciles de combattants de dieu.Et personne n’ose s’approcher pour les déloger,c’est la terreur voulue et entretenue.Il y en a marre.




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  • citoyen
    25 juillet 2010 at 20 h 53 min - Reply

    mon pays est demembré completement en 10 ans de gestion.




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  • radjef said
    25 juillet 2010 at 21 h 06 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. C’est la police qui conteste le général Hamel ou c’est Al qaeda Nationale Populaie qui frappe a nouveau en Kabylie? En tous les cas, les populations locales ont rarement commenté cet attentat qui a couté la vie a un civil et fait plus d’une dizaine de blessés(graves) parmi les rangs de la gendarmerie. De plus en plus, les populations du Djurdjura designent du doigt les forces de securité. Et a ce titre, cet apres midi, sur les places publiques, on a lié l’attentat de Beni Aissi a la nomination d’un gendarme a la tete de la police. C’est dire que la these du qui tue qui ainsi que celle des reglements de comptes entre les clans du serail sont plus que jamais favorisées par les habitants du Djurdjura. Mais ce qui frappe l’esprit lors de ces rares commentaires qui ont suivi cet attentat, c’est l’idée que se font les populations locales des corps constitués. Selon de nombreux citoyens, la police est le corps le moins corrompu contrairement au DRS, à la gendarmerie, les douanes , les impots ou les banques. Toujours selon nos interlocuteurs, la police est un corps qui n’a pas d’identité et sans prerogatives réelles.




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  • Rédaction
    26 juillet 2010 at 10 h 41 min - Reply

    L’attaque a eu lieu hier matin à beni Aïssi (Tizi Ouzou) : Les kamikazes frappent à nouveau
    El Watan, 26 juillet 2010
    Le chef-lieu de commune de Beni Aïssi, à 15 km au sud de la ville de Tizi Ouzou, a été ébranlé, hier matin, par un attentat kamikaze. Un véhicule bourré d’explosifs conduit par le kamikaze a foncé droit sur la brigade de gendarmerie mitoyenne au siège de l’APC. L’explosion a fait un mort, un gardien à la mairie, Ch. Slimane, âgé de 39 ans, et huit blessés parmi les gendarmes. La déflagration a également provoqué d’énormes dégâts matériels dans la localité. La brigade du Darak et le siège de l’APC ont été sérieusement endommagés sous l’effet de l’explosion. Selon des témoignages recueillis sur les lieux, l’attentat s’est produit à 3h45, hier matin. « J’habite à 500 mètres d’ici, mais le plafond de ma maison a été endommagé lors de l’explosion. Cela démontre la force de la déflagration », nous dit un citoyen d’Azrou, un village situé à quelques encablures seulement du lieu de l’attentat.

    A 9h, les habitants de la localité étaient toujours sous le choc. Il était difficile de leur soustraire la moindre information. « Le terrorisme n’est pas fini. Voilà, il s’attaque encore une fois à notre région. Des locaux commerciaux et des habitations ont été détruits par le souffle de la bombe », ajoute un habitant de la région. En face de la brigade de gendarmerie, sur la route principale, une boucherie, une librairie et un salon de coiffure ont été pratiquement dévastés par l’attentat. Les débris causés par la déflagration de la voiture piégée ont également provoqué des dommages aux véhicules stationnés à proximité. Les vitres ont volé en éclats. L’on a constaté de visu des trous causés par des bouts de fer sur la tôle des rideaux métalliques des magasins. Des détritus jonchent le pavé.

    Un important dispositif des forces combinées a été dépêché sur les lieux avant que les éléments de la Protection civile et les travailleurs de la mairie ne procèdent au nettoyage de la route et des endroits touchés par l’explosion. Des renforts de l’ANP et de la gendarmerie ont défini un périmètre de sécurité pour permettre à la police scientifique de recueillir tout élément susceptible de servir de piste pour l’identification du terroriste. La circulation était bloquée durant toute la matinée. Les automobilistes ont dû contourner le chef-lieu de la commune de Beni Aïssi en passant par l’ancienne route de Beni Douala.

    « La cité EPLF, les commerces et plusieurs maisons ont été sérieusement touchés. On n’a pas encore évalué les dégâts mais, voyez de vos propres yeux, le siège de l’APC est carrément en ruines », a relevé le président de l’APC de Beni Aïssi. Les huit gendarmes blessés ont été évacués vers l’hôpital militaire de Aïn Naâdja, à Alger. Le kamikaze était à bord d’une camionnette de marque Mazda bourrée d’explosifs, selon nos interlocuteurs. Elle aurait explosée avant son arrivée devant le portail de la brigade de gendarmerie. « On a entendu des coups de feu avant l’explosion. Peut-être que ce sont les gendarmes qui ont tiré sur le véhicule pour l’immobiliser avant l’explosion », ajoute un autre citoyen. Cet attentat kamikaze intervient deux semaines après l’attaque terroriste contre un convoi militaire en opération de ratissage dans les monts de Sidi Ali Bounab, sur les hauteurs de Tadmaït, à l’ouest de Tizi Ouzou, où quatre éléments de l’ANP ont été tués. Dans la même commune, un attentat kamikaze a été perpétré en mars 2009. Un terroriste s’était fait exploser devant le siège de la garde communale. Deux morts avaient été dénombrés lors de cet attentat, qui s’est produit quelques mois après l’attaque à la voiture piégée d’un commissariat de police dans la ville de Tizi Ouzou, en août 2008.

    Par Hafid Azzouzi




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  • Rédaction
    26 juillet 2010 at 10 h 47 min - Reply

    Un civil tué, huit gendarmes et deux gardes communaux grièvement blessés
    Attentat kamikaze à Béni Douala
    Par : Samir LESLOUS, Liberté, 26 juillet 2010

    Horrible, lâche, ignoble, catastrophique… Les mots reviennent sur toutes les lèvres mais semblent ne plus suffire pour qualifier ce qui a frappé, hier à l’aube, le chef-lieu communal d’Aït Aïssi, à 10 kilomètres au sud de la ville de Tizi Ouzou.

    La brigade de gendarmerie, nouvellement installée dans les locaux de l’ancien siège de la mairie de cette localité relevant de la daïra de Béni Douala, a été, hier matin, à 4h40 précisément, la cible d’un attentat kamikaze à la voiture piégée qui a fait 1 mort et 10 blessés graves ainsi que d’énormes dégâts matériels. Parmi les victimes l’on dénombre un veilleur de nuit de la mairie, 39 ans, qui a été tué sur le coup alors qu’il se trouvait dans la loge de sécurité du nouveau siège de l’APC, mitoyen à la brigade de gendarmerie, 8 gendarmes et 2 gardes communaux, tous grièvement blessés par la puissante explosion qui a été d’ailleurs entendue à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. Les deux gardes communaux ont été évacués au CHU de Tizi Ouzou alors que les gendarmes ont été transférés vers l’hôpital de Bordj Menaïel puis vers celui d’Aïn Naâdja, nous a indiqué une source sécuritaire. à Aït Aïssi et ses environs, les habitants ont vécu une matinée cauchemardesque.
    Horriblement arrachés de leurs lits, dans un mouvement de panique, ils se retrouvent, une fois dehors, face à un décor chaotique. En effet, sur les lieux, les dégâts sont plus importants que l’on ne pouvait imaginer. Selon nos sources, le kamikaze qui était à bord d’une camionnette Mazda bourrée d’explosifs a percuté de plein fouet le mur séparant la brigade de gendarmerie du siège de l’APC. C’est ainsi que l’ex-siège de l’APC, transformé en brigade de gendarmerie dans le cadre du nouveau redéploiement de ce corps en 2009 dans la wilaya de Tizi Ouzou, a été presque totalement soufflé par l’explosion. à notre arrivée sur les lieux, des militaires et des gendarmes poursuivent leur fouille au milieu de ce qui reste du siège.
    à l’intérieur du parc de la brigade, plusieurs véhicules bariolés aux couleurs de la gendarmerie, dont certains couverts de gravats, se trouvaient encore en stationnement. Du nouveau siège de l’APC, que seul un mur sépare de la brigade, il ne reste que des piliers visiblement sérieusement secoués par le souffle de l’explosion. “C’est un siège qui a été inauguré en 2009”, nous expliquera le premier vice-président de l’APC, rencontré sur les lieux. Les véhicules de l’APC, dont un camion-citerne, la maison de jeunes ainsi que la bibliothèque communale inaugurée le 5 juillet dernier ont été également sérieusement touchées.
    En face de ce décor infernal, des centaines de citoyens encore sous le choc, comme en témoigne leur regards à la vue des engins qui tantôt arrachaient les murs fragilisés qui risquent de s’effondrer à tout moment, tantôt transportaient ce qui restait des affaires de l’APC et de la brigade. “C’était un véritable cauchemar ! J’étais à l’intérieur de notre siège et après l’explosion j’ai accouru dehors et là, je me suis retrouvé perdu dans une immense fumée noire qui ne m’a rien laissé voir”, raconte un garde communal encore sous le choc. Des citoyens rencontrés également sur les lieux témoignent qu’une jambe, probablement celle du kamikaze, a été retrouvée à l’intérieur de la cour du CEM, situé à quelque 150 mètres du côté bas de la brigade de gendarmerie. Devant le monument de chouhada, situé devant l’APC, un drapeau national couvert de sang traîne sur le sol. En face de la brigade, et tout au long de la route principale traversant le chef-lieu, des commerçants s’affairaient à sauver ce qui pouvait encore l’être dans leurs magasins sérieusement touchés pour la majorité. Les rideaux éventrés, les vitres soufflées et les comptoirs, tables et chaises éjectées s’offrent au regard à tous les coins de rue.
    Il suffit d’un petit tour pour constater que toutes les habitations et les magasins situés sur un rayon de 200 mètres ont été endommagés par le souffle de l’explosion. Une explosion qui n’est pas sans rappeler aux habitants de la région la nuit du 28 septembre 2000 lorsque 9 gardes communaux et 2 militaires ont été tués dans une attaque terroriste qui avait ciblé le campement de la garde communale de ce même chef-lieu d’Aït Aïssi.




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  • El Fahem bilahoudoud
    26 juillet 2010 at 18 h 16 min - Reply

    Je viens de lire cette information sur un site spécialisé dans les scoops (TSA). Il nous apprend que le cerveau de l’attentat criminel d’hier matin vient d’être identifié par nos vaillants enquêteurs, 24h après le drame. Quelle célérité. Plus que cela ce cerveau s’appelerait El Khechkhache (c’est-à-dire le cerveau)!!
    On appelle cela du journalisme d’investigation de haute voltige. Dites-nous, messieurs de TSA, pour qui prenez-vous les Algériens?

    Admirez l’article (à envoyer au Canard Enchaîné) :

    Tizi Ouzou : le cerveau de l’attentat kamikaze identifié
    Imene Brahimi

    Les services de sécurité ont identifié le cerveau de l’attentat kamikaze qui a ciblé dimanche 25 juillet les sièges de la bridage de gendarmerie et de la mairie de Aït Aïssi, 15 km au sud de Tizi Ouzou, a appris TSA de sources sûres. Il s’agit d’un certain El Khechkhache, selon nos sources.

    Originaire de Aït Aïsi, El Khechkhache, de son vrai nom Sidi Mohand Ouramdane et âgé de 25 ans, était connu des services de sécurité et habitait à quelques 500 mètres du lieu de l’attentat de dimanche. Il avait planifié l’attentat kamikaze avait été désigné « émir » de la sériat de Takhoukht, relevant de la phalange « Ennour ». Il avait ainsi succédé à l’ancien « émir » abattu début mai 2010 à Draâ El Mizan en compagnie de deux autres islamistes armés. El Khechkhache avait été, il y a quelques jours, condamné par contumace par le tribunal criminel de Tizi Ouzou.

    La victime de l’attentat kamikaze a été enterrée aujourd’hui au cimetière de son village natal Taberkoukt. L’attentat terroriste avait ciblé, dimanche à 4 heures du matin, le siège de la brigade de gendarmerie et celui de la mairie. Outre la mort de l’agent communal, 8 gendarmes et 2 gardes communaux ont été grièvement blessés. Des dégâts énormes ont été causés aux deux bâtisses mitoyennes.




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  • Zehira Houfani
    26 juillet 2010 at 19 h 45 min - Reply

    Nombre de citoyens pensent systématiquement au DRS dès que survient un attentat. Cela semble probable avec les guerres de clans et les luttes de sérail qui caractérisent le pouvoir algérien. D’où, la réponse à la question fondamentale « À qui profite le crime? » semble évidente et sûrement pas à l’Algérie ni à son peuple, et encore moins à l’Islam. Mais ce qui était valable durant le blackout de la décennie noire quand le pays était enfermé dans la psychose et la terreur, l’est-il encore aujourd’hui? Alors que malgré la censure, les gens comme l’information circulent relativement. Comment se fait-il qu’un crime qui profite au pouvoir puisse jouir de la couverture islamiste, sans que les leaders de cette mouvance ne s’en inquiètent ou s’en démarquent de façon catégorique? Peut-on professer la non-violence et couver des attentats qui tuent aveuglément les siens?
    Qu’elle soit fantoche ou réelle, El-Qaida Maghreb est en train de travailler contre les intérêts de la région au profit des grandes puissances. C’est un instrument dont elles font un excellent usage comme elles en ont le secret. Encore une zone à pacifier, quelle aubaine! Et le fait de savoir qu’il y a des Algériens dans les maquis soulève un sentiment de malaise profond vis-à-vis des leaders islamistes. Parce que d’une façon ou d’une autre, ceux des leurs qui s’y trouvent ne servent en fin de compte que d’alibi à la violence combinée du pouvoir et de ses alliés étrangers.




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  • Rédaction
    26 juillet 2010 at 23 h 06 min - Reply

    In DNA (Dernières Nouvelles d’Algérie)

    Beni Aïssi, le lendemain de l’attentat kamikaze : « Je ne sais pas comment je me suis retrouvé dehors… » REPORTAGE
    Lundi, 26 Juillet 2010, 19:45 | Slimane Khalfa, envoyé spécial à Beni Aissi

    Décor apocalyptique. Témoignage vivant de Beni Aïssi, lendemain d’un attentat meurtrier. Les bâtiments touchés et fortement dégradés témoignent de l’intensité de l’explosion qui avait ciblé la veille, dimanche 25 juillet, le siège de la brigade de gendarmerie et celui de la municipalité de Beni Aïssi, 15 km au sud de Tizi Ouzou. Un attentat kamikaze à la voiture piégée qui a fait un mort, agent de sécurité et dix blessés graves parmi les gendarmes. Lire également : Attentat kamikaze contre une gendarmerie en Kabylie : Un civil tué, dix gendarmes blessés

    Sur la chaussée, des débris et autres gravats jonchent encore le parterre. Les travailleurs communaux et les éléments de la Protection civile ont entrepris de nettoyer durant la journée d’hier, mais le travail n’est pas fini. En cette matinée du lundi, le faubourg des Beni Aïssi offre l’image d’une ville dévastée. La bâtisse abritant le siège de la mairie, mitoyenne du siège de la brigade de gendarmerie, renvoie aux images de guerre. Les habitants sont encore sous le choc et les langues ont du mal à se délier. Omar a vécu un cauchemar en cette matinée du dimanche. Originaire du village voisin Aguemoun, il a été arraché de son lit par la forte déflagration entendue à des kilomètres à la ronde. « Je ne sais pas comment je me suis retrouvé dehors, après un tel bruit assourdissant qui m’a tiré de mon sommeil pourtant profond habituellement », raconte-t-il.

    Le siège de la mairie, un immeuble flambant neuf, est réduit en un champ de ruines

    Les magasins situés sur l’axe routier qui longe les deux sièges ciblés par l’attentat kamikaze ont été sérieusement touchés eux aussi. Les rideaux des commerces ont été éventrés, alors que les vitres ont volé en éclats. Même les meubles ont été fracassés par le souffle de la forte explosion. Devant le siège de la mairie en ruine, des badauds contemplent, le visage crispé, les stigmates de l’attentat. « Jusqu’à quand ? », rage un homme d’un certain âge, écartant ses mains en guise d’impuissance devant une telle manifestation de violence. Sa maison a subi de gros dégâts. Plafond effondré, vitres cassées et tuiles arrachées, sa demeure est presque totalement détruite. « Jusqu’à quand », dit-il. Une grappe d’enfants accourt pour voir de plus prêt les dégâts. Le siège de la mairie, un immeuble flambant neuf, est réduit en un champ de ruines avec des murs éventrés, des portes arrachées, du mobilier détruit presque complément. Inauguré en 2009 par l’administration municipale, qui a cédé ses anciens bureaux à la brigade de gendarmerie, il faudrait certainement le démolir pour le reconstruire. La brigade qui a été la cible de l’attaque suicide a été ouverte il y a peu de temps dans le cadre du plan de redéploiement de la gendarmerie en Kabylie.

    Lambeaux de chair retrouvés à dizaines de mètres du lieu de l’explosion

    Le personnel de la mairie est parti assister à l’enterrement de la victime, agent de sécurité à la même municipalité, avons-nous appris sur place. Cherik Slimane, âgé de 38 ans, a été tué lors de l’explosion de la voiture piégée qui a foncé droit sur le siège de la brigade de gendarmerie. L’enterrement a eu lieu au cimetière de son village natal Taberkoukt en présence d’une foule nombreuse et des autorités locales. Ses collègues sont inconsolables, partis la veille présenter leurs condoléances à la famille de la victime, sont inconsolables : « Qu’avait-il fait pour mériter un tel sort ? », s’interroge un employé de la mairie. Notre interlocuteur étouffé par des sanglots tente de raconter le cauchemar qu’il a vécu. « Je n’ai jamais vécu cela de ma vie ; c’est la première fois que je suis arraché au sommeil par l’effet d’une déflagration. Notre maison a subi des dégâts, certes moins importants. Pourtant, elle est située à plus de 200 mètres », observe-t-il. Celui-ci révèle également que des lambeaux de chair du kamikaze qui s’est fait explosé avec son véhicule de marque Mazda bourré d’explosifs ont été retrouvés à des dizaines de mètres du lieu de l’attentat. « Les éléments de la police scientifique ont ramassé son pied dans la cour du collège, loin derrière les deux sièges ciblés », dit-il, avant de préciser que le kamikaze a été complètement déchiqueté. Dans le village, le nom d’un terroriste notoirement connu revient sur toutes les lèvres. On dit que c’est un islamiste armé, du nom de guerre Kechkache, originaire de Beni Douala, qui a planifié cet attentat meurtrier.

    Le chef-lieu communal est moins animé en ce début d’après-midi du lundi 26 juillet. Et ce n’est pas seulement à cause de la canicule de cette fin de juillet. Devant le siège de la mairie, des gravats sont amassés, signe que ce terrorisme islamiste est loin d’être résiduel. Sur la route du retour, nous croisons des passagers visiblement perplexes et qui sont pressés de rentrer. Au cas où…




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  • Mohamed YAHIAOUI
    27 juillet 2010 at 9 h 40 min - Reply

    Assalamo Aleikoum

    Ces attentats criminels qui ensanglantes l’algérie épisodiquement, ne servent aucune cause politique ,et encore moins le Peuple Algerien qui a grandement besoin de paix .
    Personnellement je pense que ce terrorisme na rien a voir avec l’Islam, au contraire cela ne peux que renforcer les pro-Americains et pro-Sionistes ,qui ne veulent à aucun prix voir notre pays s’engager dans la voie de la paix et du developpement




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  • radjef said
    27 juillet 2010 at 10 h 34 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Y a t-il une recrudescence du terrorisme en Algerie au cours de ces dernieres semaines? Oui.Pourquoi? La reponse nous vient des debats qui animent ces jours ci les places publiques au Djurdjura. En depit de la propagande de la presse privée, les dernieres violences( incursions, rapts, enlevements, executions et attentats kamikazes) qui ont secoué la Kabylie, ont rarement suscité de reactions ou des débats…Les rares fois qu’on evoque ces violences, c’est pour les cadrer avec le sujet qui anime toutes les conversations, a savoir la guerre des clans et Bouteflika qui souhaiterait remettre le tablier de president. Fini le temps ou des kabyles credules sont prets a donner leur vie pour sauver la republique de la menace islamiste. Le terrorisme est un complot des généraux qui ne veulent pas lacher le pouvoir, disent les populations locales. Ici, on s’acoquine avec le gendarme, le militaire, non pas pour chercher une quelconque assurance ou protection, mais juste pour monter une affaire qui rapporterait gros…Tout le monde sait que l’armée est derriere toutes les affaires de corruption. Tout le monde sait que l’argument du terrorisme est un alibi qui permet aux regimes arabes de se maintenir…




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  • tahar
    28 juillet 2010 at 9 h 33 min - Reply

    @radjef said,
    je suis du Djurjura tout comme vous, et les places publiques la bas semblent plutot designer ces hordes terroristes qui ont pris les maquis. Pourquoi cette tendence de votre part a les deculpabiliser quand tout le monde les designe du doigt, je suis d’accord, ce qui ne constitue pas une preuve formelle en elle meme. Comme l’a note Zehira Houfani, a qui profite le crime? Surement pas aux musulmans, mais qui a dit que ce qui ont rejoint les maquis sont des musulmans? Malheureusement, ils tuent au nom de l’islam. Une bombe explose au Pakistant, des musulmans. Un kamize se fait sauter en Irak, des musulmans contre des musulmans. Ou sont les intectuels, les savants de ‘islam pour condamner, prendre position. Motus cosus, mais qui ne dit rien est d’accord , dit on. A mediter.
    tahar




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  • radjef said
    28 juillet 2010 at 10 h 19 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Tahar, bonjour. Dans ce cas que les medias algeriens ouvrent un debat et laissent les populations s’exprimer librement…Il n’y a pas de raisons qu’ailleurs la disparition d’un enfant suscite des reactions nationales et la mobilisation personnelle du president de la republique et qu’ici en Algerie ou les violences ne cessent d’allonger chaque jour leurs listes macabres, le silence des medias est de rigueur…Je vis au Djurdjura. Chaque jour je fais une balade. Je suis pret a vous accueillir et nous allons demander ensemble aux citoyens ce qu’ils pensent de ces violences et qui en est responsable. Laisser entendre que la population est outrée a la suite d’un attentat et qu’elle est aux cotés des forces de securité, est une insulte a l’intelligence des kabyles. A ce jour, on demande le depart des gendarmes et on vit tres mal la presence des militaires dans les villages a telle enseigne qu’un drame sans nom peut survenir a tout instant…Par ailleurs, la Kabylie n’a pas besoin de tuteur politique pour guider ses pas ou lui tenir la main. La Kabylie n’est pas l’Afghanistan ou l’Irak. Elle ne peut pas etre une zone de choc pour servir d’alibi au maintien de ces caporaux incultes…Le Djurdjura a de longues traditions politiques et constitue de ce fait une pepiniere de militants de race…Les militaires algériens risquent de l’apprendre a leurs depends




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  • tahar
    28 juillet 2010 at 16 h 34 min - Reply

    Bonjour Said, la population est comme vous ou moi, elle ne sait pas ce qui se passe ou elle l’interprete a sa facon. Elle n’est pas homogene et ne parle pas d’une seule voie. Votre probleme a vous, a moins que vous que deteniez des informations claires (dans ce cas publiez les, et on verra), est de vouloir designer une piste plutot q’une autre. Je n’ai jamais dit que la population est du cote des forces de securite, elle ne l’est pas. Elle n’est certainement pas aussi du cote des insurges. La population est mefiante, et en generale elle n’en sait rien et elle est livree a des interpretations et a la rumeur.
    tahar




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  • radjef said
    29 juillet 2010 at 10 h 35 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Tahar, bonjour. Vous ne repondez pas a ma question, celle relative à l’ouverture d’un debat sur le terrorisme… Les habitants de Bouhamou, de Beggas, de Boumahni, de Takhoukht…ont des choses a dire. Les jeunes appelés egalement. Par ailleurs la Kabylie est un petit village ou tout le monde connait tout le monde.Quelle est cette republique au monde ou les autorités interdisent aux victimes(une centaine d’enlevements durant l’année en cours)de s’exprimer sur les conditions de leurs enlevements…On n’a pas a choisir entre le cordonier Benari et le caporal Touati.




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  • tahar
    30 juillet 2010 at 0 h 46 min - Reply

    Bonsoir Said, bien sur je suis pour tout ce qui peut faire eclater la verite comme un debat general, ou une enquete independante sous l’egide internationale ou tout ce que l’on veut. Je sais que pour le moment nous naviguons dans des eaux troubles ou tout est possible, la mafia , le pouvoir, les integristes, la criminalite locale, tout est melange. Il est difficile de faire la part des choses. La seule difference avec toi Said, est que tu donnes l’impression de privilegier tout piste qui n’impliquerait pas les islamistes, chacun ses sympathies dirait on. Mais est ce la verite? Il est dangereux de prendre la rumeur pour autre chose qu’elle ne l’est. Il est facile de propager n’importe quoi. Le tout est de s’unir comme nous l’om si bien montre ces villageois qui ont reussi a faire echec aux criminels.Pour ce qui est de choisir entre le cordonnier Benari et le colonel Touati, que fait on pour qu’il est un autre choix? Nous avons besoin d’un autre octobre 88, mais franchement Said, il y’a de quoi etre pessimiste. Octobre 88 s’est fait avec les jeunes, nos jeunes d’aujoud’hui pourraient ils renouveler l’exploit de leurs aines, j’en doute. Je souhaite que je me trompe




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