Édition du
26 July 2017

Conséquence de la politique ruineuse de Chakib Khelil L’Algérie cessera d’exporter du gaz en 2017 !

Par : Khaled R., Liberté, 26 juillet 2010

Le gisement de Hassi R’mel, l’une des mamelles de l’Algérie, est malade. Avec l’explosion des besoins domestiques, Sonatrach risque de ne pas honorer ses engagements contractuels.

La lecture du rapport de la commission de régulation du gaz et de l’électricité (CREG) sur les besoins en gaz aboutit à une conclusion étonnante. “L’Algérie cessera d’exporter du gaz à partir de 2017-2018. Les principaux gisements de gaz, Hassi R’mel, Alrar, Stah, ont été malmenés”, souligne un expert national spécialiste en hydrocarbures. Différentes sources concordantes font état d’une production de gaz en voie d’essoufflement en raison de l’intensification de l’extraction de gaz poursuivie par Chakib Khelil depuis 2000, non compensée par des découvertes majeures d’hydrocarbures. Quelques mois avant son incarcération en janvier dernier, Belkacem Boumediène, alors vice-président de Sonatrach, nous confiait : “Hassi R’mel est essoufflé. Il va connaître une chute de sa production.” Quant on sait l’importance de ce gisement, parmi les plus riches au monde, considéré comme l’un des fleurons de l’Algérie dans la production algérienne de gaz, on ne peut que s’en inquiéter, d’autant que les besoins domestiques sont en train d’exploser.
En effet, dans le rapport du CREG, intitulé programme indicatif d’approvisionnement du marché national en gaz, on peut lire que les besoins domestiques vont passer de 26 milliards de mètres cubes en 2008, 28 milliards de mètres cubes en 2009 (estimation) à 62 milliards de mètres cubes en 2018 dans un scénario fort (61 milliards de mètres cubes en 2017), 54 milliards de mètres de cubes dans le scénario moyen (52 milliards en 2017) et 52 (49 milliards de mètres cubes en 2017) dans le scénario faible, soit une croissance de plus de 200% pour la première hypothèse et environ 200% pour les autres.
Le premier scénario tient compte des besoins en gaz du programme pétrochimique ambitieux de Sonatrach dont les projets d’ammoniac d’Orascom et de SuhaIl Bahwan à Arzew ainsi que le projet de complexe d’aluminium à Beni Saf. “La consommation des clients industriels servis par Sonatrach connaîtra l’évolution la plus importante avec un taux de croissance annuel de 13%. La répartition de la consommation globale sur toute la période dans un scénario moyen montre que près de 52% sont consommés par les clients industriels, 31% par les centrales électriques et seulement 18% par la distribution publique.”

En matière de découvertes et d’accumulations de gaz, les résultats sont modestes
“On n’a découvert que de petits et moyens gisements (pendant la décennie 2000)”, déclarait dans un entretien à la Tribune l’ex-président aval, Belkacem Boumediène. En d’autres termes, le rythme des découvertes ne compense pas l’épuisement des réserves. En 2009, l’Algérie disposait de 4 500 milliards de mètres cubes de réserves, indiquent les statistiques de BP. Les nouvelles découvertes de gaz ne pourront faire face à l’essoufflement des principaux gisements de gaz algérien. “Il faudra revoir à la baisse les ambitions d’exportation de gaz. Maintenir l’objectif des 60 milliards de mètres cubes d’exportation, voire des 85 milliards de mètres cubes/an pour honorer ses engagements contractuels. Pas plus tant qu’on n’aura pas mis au jour d’importantes réserves de gaz”, observe un expert spécialiste des questions gazières Le hic, c’est qu’avec le programme ambitieux de développement de la pétrochimie, les besoins importants en gaz pour les nouvelles centrales électriques, les projets de dessalement d’eau de mer, on ne pourra plus exporter du gaz.

Un simple calcul
arithmétique le démontre
On exporte ces dernières années pour 60 milliards de mètres cubes. Les besoins locaux sont autour de 20 milliards de mètres cubes. On a produit en 2009 81,4 milliards de mètres cubes de gaz, indique BP.
En 2017-2018, on ne pourra produire autant de gaz, au regard de la chute du niveau d’extraction du principal gisement de Hassi R’mel. “Pour maintenir la pression et ainsi assurer un niveau acceptable de production du champ, il faudra injecter d’énormes quantités de gaz.” Un défi très difficile, voire insoutenable. Une bonne partie de la production ira à l’injection de quantités de gaz dans les gisements. La nouvelle production issue des champs, notamment de Touat, Timimoun, Ahnet et Gassi Touil, ne pourra pas compenser la chute de production des principaux gisements précités, observent nos sources.
Sonatrach ne pourra donc pas honorer ses engagements contractuels. En d’autres termes, elle ne pourra plus livrer du gaz à ses clients étrangers. À moins d’une révision de la politique énergétique du pays. L’ancienne, menée par Chakib Khelil, par une intensification de la production sans tenir compte des règles de conservation des gisements, le lancement de projets pétrochimiques sans grande valeur ajoutée pour le pays, comme ceux de l’ammoniac, auront des retombées catastrophiques à moyen terme, détériorant l’image de l’Algérie à l’extérieur et compromettant des revenus en devises pour l’Algérie.
Avec la poursuite d’une telle politique, la réalisation du gazoduc Galsi reliant l’Algérie à l’Italie est compromise. Le gaz, ne l’oublions pas, c’est environ 40% des recettes en devises engrangées des exportations d’hydrocarbures. C’est l’équivalent d’environ 80% du £budget d’investissement de
l’État. C’est aussi une importante carte aux mains de l’Algérie dans ses aspirations de puissance régionale.
Une telle ponction sur les revenus d’hydrocarbures du pays auraient des conséquences sociales et économiques graves : un gel des salaires, une baisse des transferts sociaux et une probable dégradation des équilibres extérieurs.
Il faudra donc inverser la tendance rapidement. En révisant à la baisse le programme pétrochimique de Sonatrach, par l’annulation de certains projets, l’intensification des investissements d’exploration en vue de renouveler les réserves, en menant une politique beaucoup plus ambitieuse d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables. L’acquisition de réserves d’hydrocarbures à l’étranger devrait constituer également une priorité. Encore faut-il que le politique accompagne ce mouvement. Pour l’instant, nos gouvernants sont restés passifs face à cet épuisement rapide des réserves.



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7 Commentaires sur cet article

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  • karim
    26 juillet 2010 at 11 h 42 min - Reply

    à lire l article on dirait que les gens ont profité
    de l argent du gaz et du pétrole
    sans pétrole ni gaz il faudra juste recevoir des touristes comme les marocains et les tunisiens
    oui de gros allemands bedonnants des anglais qui viendront se saouler à sidi fredj
    il faudra ouvrir des bordels comme à Marrakech
    bon vu le nombre de chomeuses il y aura surement des candidates
    l algérie est une usine à gaz
    les gens sont dans leur immense majorité si pauvres et malheureux que s ils descendent plus bas ils vont trouver du pétrole(je sais elle est facile)
    à moins de se révolter …




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  • Redouane
    26 juillet 2010 at 12 h 42 min - Reply

    Le plus effarant,c’est que cet homme ait sévi pendant près de dix ans sans que personne ne vienne mettre un terme à ses agissements pernicieux.L’équilibre précaire entre différents clans du pouvoir étant plus important que les intérêts à long terme de l’Algérie en tant que nation et Etat.
    S’il y a une preuve que ce régime est au bout du rouleau et qu’il n’y a rien à espérer de positif pour l’Algérie de sa part,c’est bien celle-là.




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  • adel133
    26 juillet 2010 at 14 h 02 min - Reply

    Ouallah c’est la meilleure nouvelle qu’on annonce au peuple depuis si longtemps.
    pas de gaz,pas de rente,pas d’exportation pas de commissions,pas de corruption.
    donc la fin du monde pour la junte et ses sous fifres est pour 2017 inchallah.Qu’Allah me prète vie d’ici là pour vivre ce grandiose evenement annonciateur de la vraie indépendance de mon pays meurtri.




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  • Alilou
    26 juillet 2010 at 14 h 23 min - Reply

    C’est la meilleure nouvelle sur LQA depuis un bail,

    Enfin on n’aura plus ni gaz ni petrol, c’est une malediction divine, ehhh ne montez pas tous sur vos grands chevaux, Dieu a dit ( AASSA AN TAKRAHOU CHAY’ENE WAHOUWA KHAYROUN LAKOUM  » Regardez ici ce verset il commence par TAKRAHOU, le suivant dit WA AASSA AN TOUHIBOU CHAYEN WAHOUWA CHAROUNE LAKOUM, alors le petrol qu’on aime est une malediction car ca a fait des millions de fou rien et des millions de voleurs, des millions de corompus et j’en passe, alors comme conclusion, on se portera certainement mieu sans petrol et gaz, peut etre a ce moment la, l’echelle des valeurs reviendra au meriteux et pas aux passe-droit.

    salutations




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  • khaled
    26 juillet 2010 at 14 h 35 min - Reply

    La malédiction n’est ni dans la terre et ses richesses, ni dans le peuple et son potentiel mais dans l’esprit de ceux qui se prétendent éclairés et qui n’arrivent a concevoir un modèle de société en dehors de ce que leurs maîtres d’ailleurs leur dictent.

    Khaled




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  • nomade
    26 juillet 2010 at 19 h 54 min - Reply

    … et il est parti sans rendre de comptes a personne…
    il est rentre pres de ses maitres couler des journees douces a la brise du fleuve de la corruption.

    rizk oua matou maalih, une fortune dont les propritaires sont mort , sans heritiers , dont personne ne revendique la propriete.
    le premier arrive , le premier venu prend s`en sert et s`en va.




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  • fate
    27 juillet 2010 at 18 h 33 min - Reply

    @frere Alilou…

    votre interpretation de ce verset est totalement erronee.
    SOUBHAN ALLAH depuis quand est-ce que ALLAH TABARAKA OUA TAALLA a gratifie l’homme pour le punir….Ce don d’ALLAH est une RAHMA de sa part pour nous, mais malheureusement nous n’avons pas su faire bon usage…
    Faire heriter ses enfants de richesse ne peut etre synonyme de punition, mais si ceux ci n’ont pas ete a la hauteur pour fructifier cette richesse ils n’ont qu’a s’en prendre a eux meme.??????????
    OUALAK ASSALAM OUAL HANNA YA AKHI




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