Édition du
24 July 2017

La révolte gronde !

Boumerdès : Des chômeurs bloquent la RN12 à Naciria
El Watan, 26 juillet 2010
Des jeunes de Naciria, une commune située à 40 km à l’est de Boumerdès, sont sortis exprimer leur mécontentement dans la rue, hier, suite au retard mis dans le versement de leurs indemnités de résorption du chômage.

Trois heures durant, ils ont occupé la voie publique, ne la libérant qu’après l’intervention des élus locaux et des officiers de police qui ont engagé des discussions avec eux. Ils ont eu le loisir d’empêcher l’usage de la route, pénalisant les usagers. C’est la quatrième fois en l’espace de six mois que ces jeunes, employés dans le cadre des contrats de formation et de l’insertion (CFI), bloquent cet axe routier reliant Tizi Ouzou à Alger. Et ils ne sont pas les seuls. Leurs concitoyens de Si Mustapha l’ont aussi fait la semaine dernière. L’Etat, qui lance un dispositif d’aide aux chômeurs – lequel dispositif provoque autant de colère quelques mois seulement après sa mise en œuvre – n’est-il pas doublement responsable de tout le mal que cela produit ? Responsable parce qu’il ne garantit pas l’usage libre des espaces publics et la sécurité des citoyens et par le fait qu’il pousse, par des retards mis dans le paiement, à la manifestation. « Il faut toujours que nous sortions dans la rue pour qu’on nous verse les quelques sous qu’on nous donne », disaient hier les manifestants.

En outre, ce dispositif est décrié par tout le monde, mis à part ceux qui sont payés 11 000 DA par mois. Car il s’agit d’un dispositif destiné à des jeunes sans formation et qui paie mieux que les formules de pré-emploi destinées aux universitaires. Un responsable local nous dira qu’il est même pratiquement impossible de vérifier la présence des bénéficiaires de cette formule sur les lieux de travail. Le plus grand mal demeure ce recours abusif, qui semble toléré par l’Etat, à l’occupation des voies de circulation. Des citoyens sont lésés parce que l’Etat crée des problèmes ou ne sait pas trouver de solution aux difficultés soulevées par le citoyen. Des enfants, des personnes âgées, des malades sont souvent coincés dans cette autre catégorie de barrages routiers. Que l’Etat, qui embauche des jeunes « pour les soustraire à la délinquance » sans penser à injecter l’argent qu’il faut dans des circuits qui pourraient être autrement plus bénéfiques, paye dans les délais ces citoyens qu’il « fait travailler ». Et qu’il assure le droit de chacun de circuler librement sur tout le territoire national. Pour que cesse l’immobilisation d’ambulances transportant des malades, sirènes hurlantes, à tous les « barrages ».

Par Kamel Omar

Sit-in devant le siège de la wilaya

Une quinzaine de citoyens habitant au site des chalets de S’ghirat, une localité côtière relevant de la commune de Thénia, à l’est de Boumerdès, ont organisé, dans la matinée d’hier, un rassemblement devant le siège de la wilaya pour protester contre « la dégradation de leur cadre de vie ».

Les protestataires réclament, entre autres, « la réfection du réseau d’assainissement dont les travaux ont été suspendus par l’entreprise chargée du projet depuis plusieurs mois, ainsi qu’une alimentation régulière en eau potable en cette période estivale ». Ils se plaignent également de « l’impraticabilité des artères du site et le défaut d’éclairage public ». Au bout de plus de deux heures de rassemblement, les manifestants se sont dispersés dans le calme, après qu’une délégation les représentant eut transmis leurs doléances aux responsables de la wilaya. Selon un protestataire, ces derniers leur ont promis de dépêcher dimanche prochain une commission sur le site afin de s’enquérir de la situation y prévalant.

Par Y. O.

M’chedallah (Bouira) : Des citoyens ferment l’APC et la daïra

Des habitants de la localité d’Ath Yakhlaf ont fermé, hier, les sièges de l’APC et de la daïra de M’chedallah pour protester contre la pénurie d’eau dans leurs villages.

Des dizaines de personnes ont pris part à ce mouvement de protestation. « Cela fait près d’une quinzaine d’années qu’on nous promet de résoudre ce problème », a déclaré un habitant de la localité d’Ath Yakhlef, joint par téléphone. Notre interlocuteur a affirmé qu’aucun responsable de l’APC ou de la daïra n’était là pour les recevoir. Toutefois, « ils veulent que nous désignions une délégation avec laquelle ils se réuniront », a-t-il indiqué. Mais les protestataires ont carrément refusé de négocier.

« On n’a rien à négocier avec eux, on veut seulement une solution définitive à cette pénurie d’eau qui affecte notre village », a-t-il ajouté. Les protestataires ne comptent pas relâcher la pression tant que leurs doléances ne sont pas prises en charge par les autorités locales. Pour sa part, l’APC de M’chedallah est restée injoignable durant toute la matinée d’hier.

Par Ali Cherarak


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6 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction
    26 juillet 2010 at 11 h 09 min - Reply

    BOUIRA : APRÈS UNE SOIF QUI A DURÉ 15 JOURS
    Les habitants des villages Ath-Yekhlef et Assif-Assemadh ferment l’APC et la daïra de M’chedallah
    Le Soir d’Algérie, 26 juillet 2010
    Plusieurs dizaines de citoyens des villages Ath- Yekhlef et Assif-Assemadh, situés dans la commune de M’chedallah à 40 km à l’est de Bouira, ont décidé, hier matin, de fermer les sièges de l’APC et de la daïra, en réaction à la pénurie d’eau potable qui persiste depuis quinze jours.
    Les membres du comité de village qui nous ont contactés ont indiqué que le problème dure en réalité depuis des années mais que cette fois-ci, les villageois en ont ras-le-bol des promesses des responsables locaux.Ces derniers ont été à maintes reprises avisés que le problème était dû à la détérioration, au niveau de la localité d’Akkach dans la commune de Saharidj, du réseau d’AEP qui alimente la population des villages Ath- Yekhlef et Assif-Assemadh à partir de la source Aïnsar-Aberkane. Mais à ce jour, le problème persiste. «A chaque fois que l’on vient ici faire des réclamations, on en repart avec des promesses que les responsables ne respectent finalement pas», nous a déclaré un villageois. Et d’ajouter que «le problème se pose même en hiver et sans qu’aucune solution ne soit apportée aux 11 000 âmes qui peuplent ces deux villages ». Face à cette situation, les protestataires affirment que «nous ne quitterons pas les lieux jusqu’à ce que l’eau coule dans nos robinets», et ce sachant que les autorités leur ont demandé de prendre langue avec le chef de daïra de Bechloul qui assure l’intérim du chef de daïra de M’chedallah, actuellement en congé. Alors qu’au niveau de la commune, le vice-président de l’APC qui remplace le maire, également en congé, a déclaré aux villageois en colère que le problème le dépassait.
    Amine Han




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  • Rédaction
    26 juillet 2010 at 11 h 10 min - Reply

    RECALÉS DE L’OPÉRATION RELOGEMENT
    La situation n’est point rassurante à Diar-El-Kef
    Le Soir d’Algérie, 26 juillet 2010
    Le problème des recalés de l’opération relogement de Diar-El-Kef, dans la commune d’Oued-Koriche, ne trouve apparemment toujours pas de solution et risque de perdurer encore.
    Mehdi Mehenni – Alger (Le Soir) -Dimanche 25 juillet. Il est 10h. Pas moins de 10 véhicules de police anti-émeutes sont stationnés en contrebas de l’énorme bidonville éradiqué d’Oued-Koriche, plus exactement au niveau de l’intersection de Trioley. Les agents de maintien de l’ordre public sont sur le qui-vive, le moindre mouvement ou regroupement est suspect. C’est dans ce même endroit que de violentes émeutes et des affrontements entre les recalés de l’opération relogement et la police ont éclaté, il y a quelques jours. Un peu plus bas, des barrières et un fourgon de police anti-émeutes avaient été mis en place pour bloquer l’accès au siège de la daïra de Bab- El-Oued, où des dizaines de familles étaient déjà regroupées depuis 8h du matin. Jeudi dernier, le wali délégué leur avait promis, affirment des nonbénéficiaires interrogés sur les lieux, que leur problème serait réglé au plus tard dimanche (hier). Elles sont donc venues rappeler au premier responsable de la daïra ses engagements. A mesure que le temps passait (il était 11h), la pression montait chez ces familles à qui les policiers avaient clairement signifié qu’elles ne seraient pas reçues par le wali délégué. Les automobilistes ralentissaient pour questionner les concernés ou tout simplement regarder la scène. Ce qui a provoqué un énorme embouteillage que ni les agents de l’ordre, ni les coups de klaxon des véhicules n’ont pu débloquer. En effet, des dizaines de vieilles dames et de femmes accompagnées de leurs enfants étaient assises à même le sol, au moment où leurs frères, beaux-frères et maris vaquaient dans les ruelles traversant la daïra de Bab-El-Oued. Quelques instants après, le nombre de personnes qui occupaient les lieux doublera pratiquement. Plus de curieux que de concernés ! Ce qui a suscité chez les policiers se trouvant sur les lieux une vive inquiétude. Ça risque de déborder d’un moment à l’autre, lancera un policer à son collègue qui hésitait entre faire appel à des renforts ou attendre encore quelque temps. Finalement, les protestataires ont fini par quitter les lieux en début d’aprèsmidi, les uns menaçant de reprendre les émeutes en début de soirée, d’autres appelant plutôt au calme et à plus de sagesse.
    En attendant l’espace vert, un camp d’entraînement…
    Sur le site éradiqué, l’atmosphère et le décor ne sont point rassurants. Les services de la Wilaya d’Alger ont fait les choses à moitié. Les restes des baraques rasées et les gravats n’ont pas été évacués. Du parpaing, des roches et des briques cassées sont éparpillés çà et là, formant de véritables «points de tir», si jamais une autre émeute venait à se déclencher. «En abandonnant tous ces débris sur les lieux, la Wilaya a laissé aux émeutiers de quoi riposter et tenir à distance les agents de l’ordre public, des jours durant. Cette fois-ci, si les affrontements reprennent, il faudra s’attendre à des dégâts énormes», dira un citoyen rencontré sur les lieux. Mais en attendant, cette énorme décharge qu’est devenu l’ex-bidonville d’Oued-Koriche semble faire le bonheur des enfants du quartier, qui ont aussitôt inventé de petits jeux. Celui qu’ils apprécient apparemment le plus, c’est d’essayer d’atteindre à l’aide d’une pierre une porte dont le cadre demeure toujours debout. C’est-à-dire marquer un but dans le cadre d’une porte que les services de la Wilaya d’Alger ont oublié d’éradiquer. «Vous voyez, au lieu de raser le site comme il se doit, de dégager les gravats et d’entamer tout de suite des travaux pour réaménager les lieux en espaces verts, ils ont préféré le laisser tel quel pour le voir ensuite se transformer en un camp d’entraînement où les enfants s’essayent à cibler des objets à l’aide de pierres. Je crois que la mission des policiers antiémeutes ne sera pas facile si jamais les affrontements reprennent», a-t-il ajouté. D’autres gosses, plus attirés par le business que par les jeux, ramassaient sur les lieux tout ce qui pouvait être récupérable (barres de fer, madriers, zinc…), pour les revendre à des marchands ambulants qui attendaient à la sortie du quartier. Pour rappel, les habitants du site illicite d’Oued-Koriche avaient été transportés dimanche dernier avec leurs bagages au parking du stade du 5- Juillet où ils avaient passé la nuit. Dans le même temps, leur baraquement avait été entièrement rasé pour éviter tout retour des familles. Le lendemain, les responsables chargés du suivi de l’opération ont distribué les clés des logements à une partie des familles, l’autre partie ayant été exclue. Selon les explications de la Wilaya d’Alger, les familles n’ayant pas bénéficié de logement soit elles qui ne figurent pas dans le dernier recensement de 2007, soit elles possèdent déjà des biens immobiliers. Ce qui, légalement, n’ouvre pas droit à un logement social. Suite à quoi, les familles non bénéficiaires ont regagné leur ancien quartier, où elles demeurent jusqu’à l’heure actuelle. Durant la journée, les recalés de l’opération relogement se regroupent dans un terrain vague à l’entrée du bidonville éradiqué. Le soir, ils sont accueillis dans l’école primaire du quartier pour y passer la nuit.
    M. M.




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  • khaled
    26 juillet 2010 at 15 h 37 min - Reply

    Le peuple manifeste son désir chaque jour et aux quatre coins du pays pour un changement conséquent de sa situation.

    Pour ceux qui a longueur de journée, critique l’inertie de ce peuple, la preuve est la…Le peuple est toujours vivant.

    Le mal est dans cette classe d’intellectuels qui n’arrivent pas a dépasser les clivages circonstanciels pour être a cote de ce peuple qui a tant besoin d’un projet dans lequel il peut s’identifier.

    Si tu n’es pas sur le champ de bataille, peu importe que tu sois à la mosquée ou au bar




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  • fateh
    26 juillet 2010 at 17 h 08 min - Reply

    Le gouvernement bouteflika va importer 10.000 batons ANTI-EMEUTES pour que les brigades speciales de gendarmerie et de la police puissent faire face a la revolte citoyenne…
    En somme la matraque pour la POPULACE qui nuit a la reputation de l’Algerie…
    LONG LIVE BOUTEF ET CONSORT
    ALLAH YANTAKIM MINKOUM
    AMIN




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  • jila
    26 juillet 2010 at 19 h 43 min - Reply

    in tsa-algerie
    La police nationale renforce ses moyens de lutte contre les émeutes
    Riyad Hamadi

    La police continue de renforcer ses moyens matériels de lutte antiémeutes. La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a lancé, dimanche 25 juillet, un appel d’offres national et international pour l’acquisition de 10.000 bâtons de type Tonfa pour équiper ses forces spécialisées dans la lutte contre les émeutiers. Une quantité de 5.000 bâtons sera destinée aux entraînants, le reste équipera les forces antiémeutes, selon la DGSN.

    Le Tonfa est une arme de protection en polymère utilisée par les forces de police pour affronter les émeutiers lors des mouvements de foule. Il se compose d’une matraque à laquelle une poignée latérale perpendiculaire a été ajoutée, environ à son tiers. La police veut également acquérir 1.400 gilets par coup modulable avec manchettes et 5.000 paires de protège tibia.

    L’Algérie est confrontée ces dernières années à des émeutes quasi-quotidiennes. Les citoyens ont de plus en plus recours à la violence pour exprimer leur mécontentement au sujet des problèmes nationaux. Ces émeutes sont devenues au fil des années un moyen efficace entre les mains de la population pour transmettre ses doléances aux autorités. Ces dernières ne disposent pas de relais efficaces avec les populations pour prévenir des mouvements de protestation et surtout résoudre dans les délais les problèmes auxquels font face quotidiennement les citoyens.
    25/07/2010 | 21:09 | réactions 12




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  • le kabyle
    26 juillet 2010 at 20 h 17 min - Reply

    C’est invraisemblable ! Au lieu d’attaquer, en premier lieu, le mal à la racine afin de combattre les CAUSES nos  »gouvernants » font exactement l’inverse de ce qu’il faut faire en s’attaquant malheureusement aux EFFETS !!!

    Ainsi donc, nos apprentis sorciers s’entêtent à vouloir, coûte que coûte, se maintenir au pouvoir par la force des matraques… et autres assassinats !

    Si j’ai bonne souvenance encore, il y a un peu moins de six mois, YAZ avait commandé l’achat de 400 (!!!) 4X4 pour ses policiers… Ce n’est sûrement pas pour faire le Paris – Dakar, n’est-ce pas !

    Nous sommes bien entrés de plain-pieds dans un état policier au sens plein du terme… Et ceci démontre, si besoin est, que cet état en pleine déliquescence s’est radicalement coupé, et de manière définitive, du Peuple Algérien. Mais que ces mauvais élèves, rejetons du colonialisme français, se souviennent d’une chose :

    Le Peuple Algérien, qui a battu de plate couture les soldats français durant la guerre de libération nationale, saura battre une fois encore cet ennemi intérieur qu’est l’état algérien mafieux dont les hommes sont les servils serviteurs et défenseurs de l’état français en Algérie ! Car le Peuple Algérien à ne s’y méprendre est un PEUPLE INDOMPTABLE !!! Et saura mâter à son tour ces pauvres marionnettes, ces laissés pour compte de l’Histoire qui essayent de se venger sur ce peuple pour laver l’affront subit en 62 par leur mère patrie la France…

    Mais, OU HAQ EJMAA LIMANE qu’ils n’y parviendront JAMAIS !!! Promis…




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  • Congrès du Changement Démocratique