Édition du
26 July 2017

L’opposition politique doit serrer les rangs …

Mohand Tahar Mohammedi
La politique n’est pas une morale mais une dynamique qui s’appuie sur un certain art de la flexibilité. Dans la pratique politique la vérité nous exige de jeter un regard froid en posant toutes les questions qui fâchent pour comprendre les nombreuses raisons qui n’ont jamais permis la consécration de la démocratie dans notre pays, à défaut d’un pouvoir légitime qui doit prendre l’intérêt supérieur de la nation et du peuple au premier plan.  L’opposition a le devoir national et historique de construire une réelle dynamique unitaire citoyenne et républicaine pour espérer transcender nos égoïsmes qui sont surdimensionnés.

Il est aussi nécessaire d’inclure la donnée historique qui se traduit par la conscience et la constance de l’opposition pour déterminer un choix juste et surtout distinguer le vrai du faux opposant pour concrétiser des actions communes et tracer une voie qui va permettre d’assurer la continuité des objectifs du combat démocratique de nos valeureux martyrs.

Le tri est fait, maintenant il reste qu’à travailler ensemble en harmonie et en toute transparence dans le respect des intérêts de tout un chacun afin de rechercher ensemble l’enjeu commun qui nous lie les uns aux autres.

L’enjeu connu, il faut agir en conséquence dans l’unité organique et d’action pour espérer lutter efficacement contre ces ennemis de la liberté et de la démocratie pour rendre le pouvoir au peuple qui a pourtant assumé la révolution pour la libération du pays et la consécration d’un système libre et démocratique.


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8 Commentaires sur cet article

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  • Mohamed Jabara
    30 juillet 2010 at 16 h 06 min - Reply

    @Mohand Tahar Mohammedi

    Bonjour.

    Votre définition de la politique me semble très juste, du moins sur le plan logique car je n’ai pas de vision profonde de ce domaine, mais cette définition suppose des traditions bien ancrées dans la société. Or justement ces pratiques, que doivent générer ces traditions malheureusement absentes, sont dévoyées et les principes directeurs en politique tels que nationalisme, la vois des anciens, l’islam, l’intêrêt du pays etc…, galvaudés durant des années et servi sur des plats avec des psychotropes au peuple on fini par éveiller en lui un rejet total de tout ce qui est politique. Nos héros nationaux sont actuellement sujets à remise en cause, l’unicité de notre territoire et seule une révolution ou une guerre pourrait remettre les pendules à l’heure et encore… La magouille, qui a commencé en haut des échelons politiques est descendue aux plus bas échelons et est devenue LA politique et tout le monde fait de la « politique » et pas seulement les politiciens, il n’ y a qu’a faire un saut aux réunions informelles des quartiers ou dans les cafés pour s’en convaincre. Dans aucun pays au monde l’homme de la rue ne parle « politique » comme chez nous pour tout remettre en cause et c’est ce qui donne l’illusion que la société est politisée, alors qu’en réalité c’est l’inverse qui s’est produit, le sens des responsabilités est partout absent et sans le sens des responsabilités rien ne peut se faire .

    Dans ce contexte l’opposition n’existe pas mais reste à créer. Il n’y a qu’a voir les partis (pour où ?) « politiques » et ce qui se passe en leur sein pour s’en convaincre. La dernière info à ce titre concerne le FFS et a été vite démentie. Il n’y a pas de fumée sans feu.

    Il y a certes des tendances fortes dans la société, l’une orientée vers le recouvrement de nos valeurs musulmanes mises sur le marché de la « politique » et de ce fait ébréchées sous l’action combinée des pressions internes et internationales et l’autre tendant à proscrire toute forme de religion dans les rapports sociaux, pour ne citer que les extrêmes avec toute une palette de nuances au milieu.

    Définir un enjeu susceptible de rallier toutes ces tendances est un défi, un défi que la mentalité de l’Algérien aux égoismes sur-dimensionnés comme vous dites et que tout le monde je pense reconnaît et admet, ne doit pas pouvoir ni vouloir en faciliter l’acceptation.

    Il est vrai que dans notre pays rien ne peut se faire sans actions concertées entre courants réellement représentatifs aux vues divergentes mais qui s’accorderaient sur un minimum mais, désolé d’être aussi pessimiste , je ne vois vois pas les étiquettes collées à un parti ou à un autre, une étiquette collée à telle ou telle personnalité disparaître aisément, l’incrédulité et la suspicion sont devenues la règle. Un consensus entre formations rendrait les choses encore plus compliquées à mon avis, les doctrines partisanes chez nous sont aigües et chauvines et ne permettent pas d’accords « contre nature » sans risque d’éclatement de la base surtout avec les manoeuvres de courants hostiles à cette union et qui ne lésineront pas sur les moyens à mettre en oeuvre.

    Salutations.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    30 juillet 2010 at 21 h 47 min - Reply

    @Mohamed Jabara
    Je serais d’accord avec vous pour dire qu’il faut qu’on soit matures pour intégrer dans notre conscient et subconscient que l’Algérie est l’ensemble de ces entités reliées entre elles par le nationalisme et la citoyenneté mais que chacun de nous fasse une évaluation de son équation personnelle, de son image réelle et accepte de jouer le rôle qui lui correspond dans la société , dans tous les cas le rassemblement de l’Opposition que commande le bon sens est la décision sage qui servira de catalyse pour cette consultation majeure pour le changement de politique en Algérie, mais je reste aussi convaincu que c’est le pouvoir qui ne laisse pas les véritables forces politiques de s’exprimer et en plus que peut faire la force de pensée politique face à un pouvoir qui s’exprime par la violence et la manipulation ? L’opposition elle existe mais elle ne possède pas de moyens pour mettre en échec cette stratégie dévastatrice d’un régime dogmatique et préhistorique, est c’est pour cette raison qu’il faut étudier les moyens de lutte pour contribuer à une compréhension de ce problème et par-là apporter une solution politique , car la politique est un élément indispensable dans la société dont la société ne peut fonctionner sans élément, tous comme tous pouvoir (légitime bien sûr) ne peut fonctionner sans l’opposition.




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  • samir
    31 juillet 2010 at 0 h 56 min - Reply

    @Mohand Tahar Mohammedi
    Désolé de vous dire que vous êtes vraiment credule.vous faites parti de ceux qui croient encore à un possible changement de régime par les voix pacifiques.la question que l’algerien de la rue se pose aujourd’hui ce n’est pas de savoir s’il y a une opposition politique en algerie,elle n’existe pas,mais l’algerien se demande qu’est ce qui serait succeptible de declencher l’etincelle qui mettra le feu aux poudres pour en decoudre avec ce régime.si j’ai un conseil à donner à cette pseudo opposition c’est de rejoindre au plus vite les aspirations du peuple car la vindicte populaire est impitoyable.cette pseudo opposition est en train de cautionner ce régime en acceptant de jouer un rôle qui risque de se retourner contre elle.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    31 juillet 2010 at 14 h 15 min - Reply

    @samir
    Seule la démocratie peut permettre d’éradiquer ce régime à sa racine et notre intérêt se trouve dans le changement POLITIQUE et pacifique du système, l’extrémisme c’est dont ils se nourrissent ces tyrans, car ces ressentiments de rejet du régime sont un véritable stock d’énergie populaire que l’on peut mettre au service de la démocratie et du bien de notre pays.




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  • samir
    31 juillet 2010 at 15 h 56 min - Reply

    la maniére forte n’a jamais été de l’extremisme:cela porte un nom:la révolution.Aprés 50 ans d’un régne sans partage,aprés une tentative d’ouverture démocratique qui a prouvé que la voie des urnes pouvaient mettre fin à ce régime,vous pensez vraiment que cette clique de voyous va accepter de refaire les mêmes erreurs qu’en 90?c’est vraiment mal connaitre le régime sous lequel vous vivez.si vous croyez que le peuple va se mettre un beau matin à manifester pour la démocratie c’est mal connaitre l’algerien.On doit opposer la force à la force et non pas donner la joue gauche aprés avoir reçu une gifle sur la droite.Pour ce qui est de cette opposition et de ces élites,il apparait aujourd’hui qu’ils sont trés loin des aspirations du peuple.Ils sont incapable de s’unir sur une même demarche à adopter.Alors que les utopistes continuent à dormir de leur sommeil salvateur.




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  • smail
    1 août 2010 at 22 h 28 min - Reply

    Moahd Tahar Mohammedi, nous propose un texte qui vaut la peine d’être lu et relu et d’en faire une analyse objective.En effet, l’auteur, sans se montrer très optimiste quant au rassemblement des forces démocratiques présentes sur le terrain politique, aimerait offrir une opportunité pour un combat pacifique susceptible d’aller vers le changement tant souhaité et espéré par nos populations jusque là assoiffées de justice sociale.Pour ma part, je me range volontiers sur cette thèse développée par notre ami mais de l’autre coté,je trouve très difficile cette union en raison particulièrement de l’attitude et l’opportunisme de certains leaders de l’opposition.Notre ami, omet de souligner que des partis dits démocratiques ont par le passé, apporté allégeance au régime et participé,peut-être par naïveté politique ou accointances avec le régime ,à la consolidation tyrannique des tenants du pouvoir. Comment, aujourd’hui pouvoir s’allier avec ces forces aux habitudes opportunistes .A mon avis, le changement auquel nous aspirons ne pourrait être construit que par le réveil de nos consciences patriotiques.Nos universitaires et nos masses populaires doivent se confondre pour former un front pour le changement sans leadership.Ce qui relève d’une volonté populaire remarquable décidée à vivre autrement. Les partis politiques algériens sont totalement tétanisés et n’arrivent plus à bousculer le régime en place.Il va falloir s’évaluer et provoquer le déclic salvateur susceptible de permettre , cette Fois-ci une vraie ouverture démocratique.A partir de là, les partis politiques se formeront d’eux-mêmes avec leur obédiences idéologiques particulières!




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  • benmostefa allemagne
    4 août 2010 at 14 h 12 min - Reply

    (wach men moarada) comment serrer les rangs avec certains partis politique fascistes. racistes et assoiffés de pouvoir.et puis il s´agrippaient qu´a leur privilége. (hata yatnadmou lehzeb 3nta el boulitique) allah ydjib elkheir. merci




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  • balak
    16 août 2010 at 2 h 01 min - Reply

    je vais encore m’attirer les foudres de notre frère Salah eddine Sidhoum ,Pardon salah eddine, mais comme le reconnait pertinemment Radjef ET d’ autres camarades, vous faites dans le romantisme ,dans l’ utopie.c’ est bien beau d ‘enumerer et de nous ressasser regulièrement toutes les atrocites commises par le pouvoir et de faire des tonnes et des tonnes d ‘analyses,commentaires,revelations , cela ne mene à rien.vous faites ainsi le jeu du pouvoir en dissertant sans cesse.On se plait ainsi à repeter toujours les memes choses, les meme revelations,pour ainsi dire ,nous endormir .c’ est de l’ action qu’ il faille entreprendre ,passer à une autre etape, et non se contenter toujours de bla bla bla sterile et demobilisateur , quelque chose de concret qui, apporterait des resultats concrets et de………. l’ espoir.




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